Lyon : Des poubelles plus riches que nos assiettes

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal et la grande distribution se sont mis d’accord fin août pour renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire. Mais certains redistribuent déjà invendus et déchets.

Récupe.net : Donner au lieu de jeter

De nombreux vieux objets, cassés, usagés ou inutilisés finissent à la poubelle, malgré l’intérêt qu’ils pourraient représenter pour quelqu’un, faute de savoir à qui donner. Le site RECUPE est un site de dons, de récupération, de brocante gratuite où chacun peut proposer et donner sur internet, plutôt que jeter ce dont il veut se débarrasser.

Recupe.net n’est pas un site d’aide à la vente ou d’échange (de tels sites existent déjà), mais un site de don : il doit rester un lieu de partage où chacun peut trouver des objets de récupération gratuits.


Les dessous de la récup

Pour pallier un pouvoir d’achat en forte baisse, des millions de Français ont recours à la «récup». L’engouement pour cette alternative n’est plus à prouver, avec les 50.000 vide-greniers qui voient le jour chaque année dans toutes les régions de l’hexagone.

Les braderies couvrent maintenant des secteurs très divers, de l’automobile à la construction, en passant par l’équipement de la maison et les vêtements. Un marché juteux, dont les belles initiatives sont parfois gâchées par des abus. Ce documentaire s’intéresse à une facette peu connue de la récupération, à travers le portrait d’une jeune société et d’une association de dons de voiture.

Scandale : Sur le cadavre encore chaud de Charlie Hebdo, les affaires vont bon train (Màj vidéo)

Addendum du 14/01/2015 : Dernier numéro de Charlie Hebdo, les prix s’envolent sur E Bay

Comment eBay réagit face à la vente des numéros

Sur le site de eBay, les anciennes unes de “Charlie Hebdo” atteignent des enchères considérables. L’entreprise de courtage en ligne promet de verser au journal toute commission perçue.

RTL

Quelques heures après l’attentat qui a fait 12 morts dans les bureaux de Charlie Hebdo, plusieurs exemplaires du dernier numéro sont mis en vente sur ebay à des prix astronomiques. Record détenu pour un exemplaire à… 20.000 euros. Enchères en cours…

Numéro du 07/01/15 proposé à 20.000 euros :

Le numéro avec les caricatures de Mahomet proposé à 13.500 euros :

D’autres numéros du 07/01/15 :
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Ghana : Turtle, la voiture 100 % récup’ Made in Africa

Fabriquée par des artisans près de Kumasi, au Ghana, la Turtle est la première automobile conçue entièrement à partir de pièces de récupération.

La “Smati Turtle 1″ est le fruit des recherches de l’artiste Melle Smets et du sociologue Joost van Onna. Ces deux Hollandais ont suivi la piste de déchets de pièces automobiles occidentales des villes du Nord vers la zone industrielle de Suame Magazine à une dizaine de kilomètres de la ville de Kumasi, au sud du Ghana, où ils sont traités et commercialisés par environ 200.000 artisans dans 12.000 ateliers informels.

Créé en collaboration avec les artisans de Suame Magazine et monté en trois mois, cet engin emprunte d’ailleurs son nom au Suame Magazine Automatics Technical Institute (Smati), un centre local de formation en ingénierie. C’est la première auto entièrement conçue à partir de pièces de récupération.

Robuste, dépourvue d’électronique et pouvant se déplier en stand de vente sur les marchés, la Turtle pourrait devenir une solution intelligente pour recycler les véhicules en fin de vie.

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La seconde vie des déchets

Alors que quatre milliards de tonnes de déchets polluent la Terre chaque année, certains les recyclent pour leur redonner vie. Bouteilles vides, rebuts alimentaires, vieux vêtements, de plus en plus de déchets ont une seconde vie.

Chez Stefan De Doncker, en Normandie, rien ne se perd, tout se recycle. Ici, les fondations de sa maison sont construites en pneus remplis de terre. Les murs ont été réalisés avec des bouteilles de verre, récupérées dans des décharges. Par ailleurs, grâce à des panneaux solaires et à un système de récupération d’eau, le bâtiment est autonome en énergie. À la clé : une économie de 2.000 euros par an, par rapport à son ancienne maison, en Belgique.

Pourtant, ces maisons en matériaux de récupération ne sont pas assez généralisées. Pour l’architecte Julien Choppin, “le principal frein au réemploi des matériaux c’est la réglementation du monde du bâtiment où il y a des normes extrêmement précises. Ensuite, c’est l’approvisionnement en matériaux : c’est plus difficile de trouver des matériaux de seconde main que des matériaux neufs“.

Indonésie : La pollution d’un fleuve est une aubaine pour ses habitants (Addendum vidéo)

Addendum du 13/10/2014 : Le fleuve poubelle

En Indonésie, le Citarum est un fleuve long de 300 kilomètres. Aussi connu sous le nom de “rivière indigo” et autrefois réputé pour sa pureté, il est aujourd’hui recouvert d’un tapis d’ordures en putréfaction. Pourtant certains villageois semblent en tirer parti, mais le commerce des déchets laisse peu de place à l’écologie.
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Le fabuleux voyage des choses inutiles

Où l’on voit comment les choses que nous mettons au rebut prennent une autre valeur à mesure qu’elles s’éloignent de notre société de consommation.

Un vieux canapé sur le bord du trottoir, un tricycle rouillé, une tapisserie aux couleurs passées. Une camionnette poussive tourne au coin de la rue. La cinquième en un quart d’heure, immatriculée en Pologne. Et pourtant nous sommes dans le sud-ouest de l’Allemagne, loin de la frontière polonaise. Au volant, le chauffeur détaille les objets mis au rebut.

Quelques minutes plus tard, ils sont chargés à l’arrière de la fourgonnette de Piotr Liszcz et Jan Mysliwiec. Rejoint depuis par nombre de ses compatriotes, Piotr a été l’un des premiers à venir en Allemagne récupérer dans les dépôts d’ordures des choses devenues ici inutiles mais qui peuvent se revendre dans son pays.

Réalisé par Katja Schupp et Hartmut Seifert (Allemagne 2010)

Des maisons en déchets

Imaginez un instant que nos déchets servent de matériaux de construction. Il y a aujourd’hui, dans différents pays, une nouvelle génération d’architectes qui réfléchit à utiliser nos déchets pour en faire des maisons.

L’architecte américain Mike Reynolds habite avec sa femme, depuis 20 ans, une maison construite à base de matériaux de récupération comme des pneus usagés, des bouteilles en verre, du plastique, … C’est étonnant, elle tient toujours !

Encore faut-il savoir qu’elle a été construite dans le désert de Taos au Nouveau Mexique, USA, avec des températures extérieures allant de moins 3°C à plus 50°C ! La maison, elle, reste à température constante. Il faut la chauffer au bois durant le mois de décembre c’est tout, pas besoin d’autre chauffage ni de climatisation.

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La France de la récup (Docu)

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Il y a ceux pour qui cette pratique est une action politique qui permet de lutter contre l’hyperconsommation. Pour d’autres, c’est simplement un bon moyen pour remplacer son vieux mobilier malgré un pouvoir d’achat en baisse.

Réalisé par Corinne Savoyen (France – 2012)

Comparer, négocier, «couponner» comment payer moins cher

Minés par la crise, des millions de Français se lancent chaque jour dans une quête effrénée de la bonne affaire. Dans l’espoir d’améliorer un pouvoir d’achat en berne, ils évaluent les prix, négocient et compilent les bons de réduction.

Internet a fait sauter les derniers tabous. Des sites spécialisés permettent de se renseigner sur les prix, de comparer les offres des enseignes en quelques clics. La pratique, autrefois réservée aux radins, touche désormais le grand public : 40% des consommateurs français déclarent discuter les prix régulièrement. Mais le chemin de la ristourne est souvent semé d’embûches et d’arnaques en tous genres.

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Québec : La pou-belle province (Docu)

Ce documentaire déterre un scandale auquel tous les Québécois et tout payeur de taxes devrait s’intéresser: le modèle québécois de gestion des matières résiduelles est un désastre écologique doublé d’un échec économique.


Le Québec se classe parmi les plus grands producteurs de matières résiduelles de la planète, devançant honteusement les États-Unis et le reste du Canada. En dépit des efforts des citoyens,  l’industrie de la récupération et du recyclage bat de l’aile et la moitié des centres de tri sont menacés de fermeture.

Pendant ce temps, les propriétaires des plus grands dépotoirs du Québec font des affaires d’or et nous continuons d’enfouir des tonnes de matières, dont 80 % sont pourtant recyclables ou compostables.

Des États et des provinces qui ont mis en place une gestion durable de leurs matières résiduelles ont généré des économies. Certains en tirent même des revenus. Qu’attendons-nous pour prendre ce virage qui profiterait à tous?

Argentine : De l’art de recycler la débrouille

Alors que la récupération des déchets fait aujourd’hui l’objet d’un business « vert » orchestré par le gouverneur Macri, plusieurs circuits de recyclage cohabitent à Buenos Aires. Figures emblématiques de la crise économique de 2001, les « cartoneros » ne sont plus seuls à se ruer sur les ordures de la capitale. Les entreprises privées et les coopératives de recycleurs traquent désormais le même butin.

« Ta poubelle est mon trésor », clame un graffiti sur un mur longeant la Plaza Congreso. De l’autre côté du parc, une immense affiche de promotion municipale lui donne la réplique, étalant en toutes lettres son slogan au goût rance : « Zéro déchet ». En guise d’éradication, la métropole argentine a en réalité produit 38 % d’ordures supplémentaires ces quatre dernières années.

Des milliers de tonnes de détritus, parmi lesquels sommeillent d’insoupçonnables pépites. Carton, métal, verre ou papier blanc: la revente de ces matières premières aux usines de recyclage, pour peu qu’elles soient livrées en grande quantité, s’avère lucrative.

Les premiers à l’avoir compris sont les cartoneros. Ces recycleurs de fortune, dont la présence diffuse hante la plupart des métropoles sud-américaines, fouillent dans les ordures des riches en quête de nourriture ou de déchets susceptibles de se convertir en espèces sonnantes et trébuchantes.

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Europe : Ils naviguent dans des maisons flottantes faites de déchets

A mi-chemin entre l’exploration pure et le projet artistique, un collectif s’est fabriqué des radeaux sophistiqués naviguant sur les fleuves et mers d’Europe pour vivre une folle aventure au milieu de l’eau. Découvrez cette colocation flottante originale.

Ces radeaux pas comme les autres ont été fabriqués à partir de débris d’objets retrouvés sur terre ou au fond des mers et des rivières: des carcasses de voiture, des meubles vétustes, etc. La croisière a été considérée surtout comme une expérience et un projet artistique plutôt que comme un acte de prise de conscience politique et écologique par son équipage, une vingtaine de personnes.

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Déchets : Comment nous en débarrasser?

Zoom sur un secteur économique méconnu mais qui possède un réel avenir: celui du recyclage. Comment favoriser son développement à l’heure où nous croulons sous les déchets?


1-Les poubelles au quotidien

Une rue étroite à sens unique, un lundi matin tôt, à Marseille, je roule derrière un camion d’éboueurs. Il s’arrête devant une résidence d’une cinquantaine de logements. Il va y rester une petite dizaine de minutes. Les trois gros conteneurs sont plein à craquer. Des sacs poubelles recouvrent le sol. Il faut vider les conteneurs puis les re-remplir. Au milieu des sacs, on trouve une glacière en bon état en apparence, des emballages cartons, des déchets verts, des pièces métalliques, … L’ensemble est impitoyablement broyé et mélangé dans le camion-benne. Un vrai gâchis !

Chaque Français produit plus de 500 kilogrammes de déchets par an. 30% sont recyclés, alors que les Allemands, les Néerlandais ou les Belges en recyclent plus de 60%!

Pour régler ce problème, le Grenelle de l’environnement a prévu une augmentation progressive de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), -une des plus faibles d’Europe-, et l’affectation de ces augmentations aux investissements nécessaires pour les filières de recyclage.
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La Société Générale et son boulet à 1,1 milliard

Grâce à un dispositif fiscal, la banque a récupéré une partie des pertes liées à l’affaire Kerviel, à hauteur de 1,1 milliard d’euros. Mais le fisc pourrait être fondé à demander la récupération de cette somme. Explications.

La Société Générale a-t-elle joué avec le feu ? La banque a déduit fiscalement une partie de la perte qu’avait engendrée le comportement frauduleux de son ex-trader Jérôme Kerviel. Ce qui lui a permis de récupérer 1,1 milliard d’euros selon Le Monde, 1,7 selon Europe 1.

Un crédit d’impôt à la hauteur des sommes gigantesques en jeu dans cette affaire, puisque les pertes du trader s’étaient élevées à 4,9 milliards, une somme égale aux dommages et intérêts qu’elle a obtenus de la Justice le 5 octobre dernier.

Le problème, c’est que la Société Générale n’avait peut-être pas le droit d’opérer cette déduction. Elle a beau dire que le « traitement fiscal des pertes liées aux agissements frauduleux de Jérôme Kerviel a été fait en toute transparence, en conformité avec la réglementation fiscale », la jurisprudence n’est pas si claire.

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Ils survivent grâce aux poubelles : les glaneurs

Glaneurs des villes, glaneurs des champs. Au XIXe siècle, les glaneuses, c’était ces paysannes immortalisées par le tableau de Millet qui ramassaient dans les champs les épis ayant échappé aux moissonneurs. Cette pratique date du Moyen Âge.

Les glaneurs (peinture à l’huile, 1883) – Georges Laugée

Une ordonnance de 1550 permet aux « personnes infirmes ou âgées, les enfants et les indigents qui ne peuvent pas travailler, de ramasser les épis de blé dans les champs après que le laboureur aura enlevé les gerbes », pendant trois jours, après le lever du soleil. À cette époque, il s’agissait d’un « droit d’usage sur la production agricole, réservé aux plus pauvres et aux nécessiteux ».

À l’heure du chômage de masse et de la précarité accrue, cette pratique qui s’inscrit dans le cadre d’un système de débrouille revêt une dimension essentiellement urbaine. Sur les fins de marchés ou autour des poubelles des rues commerçantes, on parle dorénavant de « glanage alimentaire » ou de « glanage urbain ».

Étudiants, mères de famille, chômeurs, retraités… pour survivre il n’ont qu’une solution : glaner les fruits et légumes à la fin des marchés ou faire les poubelles des commerçants. Karine, Joseph, Emilio et Fatima ont accepté que nous les suivions dans leur quête. Le phénomène n’est pas nouveau. Mais comme le montre une étude récente, il prend de l’ampleur. Crise oblige.

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Les “magasins sociaux” se multiplient en Allemagne

Cela ressemble à n’importe quelle brocante : des canapés usés alignés devant des buffets massifs, des vitrines remplies de verres et d’objets en tout genre, des livres à perte de vue et plusieurs lampadaires années 1950. Sauf que, au Sozialkaufhaus, un magasin social implanté dans un quartier populaire de Neukölln, à Berlin, les tarifs pratiqués s’adressent d’abord à une population particulière : chômeurs de longue durée, retraités, mais aussi des salariés aux revenus modestes, peuvent acquérir ici un lit complet avec matelas et sommier pour 50 euros, un verre pour 20 centimes d’euro, un buffet pour 50 euros, un livre pour 1 euro.

Les vêtements peuvent même être gratuitement emportés dans la limite de cinq pièces. Ce matin froid d’automne, il n’y a pas foule dans le magasin.

Cette image est trompeuse. Car, depuis que Michael Maskolus a créé l’association Die Teller Gottes (“les assiettes de Dieu”) et ouvert son premier centre en 2004, la demande ne cesse de croître.

Jusqu’à 150 personnes par jour, vivant parfois très loin, viennent se procurer des objets ou des meubles à des prix défiant toute concurrence.

“De plus en plus de gens ont besoin de ce type d’offre” en Allemagne, raconte cet ancien chômeur de 47 ans. La preuve : il a ouvert deux autres magasins et une petite cantine où sont servis, chaque midi, des repas chauds au tarif unique de 1 euro.

Son concept est simple : il récupère tout ce que les gens veulent jeter, répare si nécessaire et revend le tout à des prix très bas. “C’est incroyable tout ce qui peut atterrir dans la poubelle”, s’exclame-t-il en montrant des radiocassettes et chaînes hi-fi encore en bon état.

Le bouche-à-oreille a bien fonctionné et, aujourd’hui, il reçoit plus de dons qu’il ne lui en faut. Ainsi, faute de place, les vêtements s’entassent dans des sacs-poubelle bleus. Les gains de la vente servent à payer le loyer et les salaires des dix employés. “Nous ne faisons aucun profit et s’il devait à l’avenir rester de l’argent en trop, je le reverserai à une association”, assure M. Maskolus, qui se targue, à la différence d’autres associations, de ne percevoir aucune subvention publique.

Dans tout le pays, ces commerces caritatifs connaissent un véritable essor. On estime leur nombre à 350 et, chaque mois, de nouveaux magasins ouvrent leurs portes.

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