Dans son micro-jardin, Joseph produit 300 kilos de légumes

Pour rentabiliser chaque mètre carré de son petit jardin, Joseph a multiplié les astuces. Il a réussi à y caser un potager, un verger, une mare, une serre et à y faire pousser une centaine de fruits et légumes différents.

(Légumes récoltés dans le jardin de Joseph en 2014)

Un coin de gazon, quelques rangs de légumes, une petite serre. Vu de la rue, on pourrait croire qu’on passe devant un jardin comme un autre, cultivé depuis quelques décennies par un gentil papi consciencieux. On aurait tout faux.

Joseph Chauffrey et sa compagne ont emménagé à Sotteville-lès-Rouen – à quelques minutes en métro du centre-ville de Rouen (Seine-Maritime) – il y a quatre ans. A l’époque, ils étaient presque néophytes et une bonne partie du jardin actuel était bitumée.

Depuis, cet espace de 150 m² est devenu un micro-jardin hyper-productif.

On y trouve un potager de 25 m2, un verger de 10 m2 mais aussi une mare et une serre minuscules.

En 2014, 252 kilos de plus d’une centaine de fruits et légumes différents ont été récoltés ici.
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Parlons du sol

Ce film d’animation raconte la réalité des ressources en sols du monde entier, couvrant les questions de la dégradation, l’urbanisation, l’accaparement des terres et la surexploitation, le film offre des options pour faire de la façon dont nous gérons nos sols plus durable.

Une couche de sol fertile de 10 cm met 2.000 ans à se constituer…

Les moissons de la faim

Depuis 2 ans, le pouls du monde agricole vit au rythme des cours de la bourse. Pour mettre en lumière les mécanismes reliant argent et nourriture, le film est axé sur une céréale, le blé et leurs producteurs en Belgique. Le temps d’une moisson, ce documentaire essaie de comprendre, ce qui se passe, en Belgique, pour les agriculteurs, soumis désormais aux lois du libre marché tout en devant faire face eux aussi au dérèglement climatique.

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Madagascar : Invasion de criquets et crise alimentaire en vue

Madagascar est confronté à une invasion massive et non maîtrisée de criquets qui pourrait mettre sérieusement en péril sa sécurité alimentaire. La FAO estime que, d’ici septembre, les deux tiers du pays seront infestés par les acridiens.

Une campagne de lutte de grande envergure nécessite la mobilisation d’urgence d’un minimum de 22 millions de dollars pour pouvoir démarrer à temps au moment des prochains semis de septembre. Or, à ce jour, les fonds alloués en réponse aux appels de la FAO sont nettement insuffisants.

La sécurité alimentaire et les moyens d’existence de quelque 13 millions d’habitants sont concernés. Cela représente près de 60 pour cent de la population totale de l’île, dont 9 millions sont directement tributaires de l’agriculture pour se nourrir et vivre.

Depuis août 2012, la FAO a émis plusieurs alertes accompagnées d’appels de fonds. Le programme de la FAO, d’une durée de trois ans, vise le retour à une situation de rémission et requiert plus de 41,5 millions de dollars.
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Troisième Guerre de l’opium

Certains critiques, particulièrement sarcastiques, affirment que la guerre en Afghani­stan est certes sans espoir, mais qu’elle protège pour le moins la culture du pavot [sur] l’Hindou Kouch. C’est ne voir cette culture que comme une conséquence de la guerre, alors qu’il apparaît clairement qu’il s’agit d’un des objectifs de guerre des Etats-Unis.

Carte par provinces, combinant risques pour la sécurité (plus la couleur est foncée, plus le risque est élevé) et culture du pavot à opium (en hectares). Source : ONU

93% de l’opium cultivé dans le monde, servant à la production de morphine et d’héroïne, viennent d’Afghanistan.

En 2007, il s’agissait de 8.200 tonnes, l’année suivante on en était à 8.300 ; la récolte de l’année dernière fut moindre, du fait d’une mauvaise récolte, il n’existe pas encore de données chiffrées.

Selon les Nations Unies, 95% de l’opium afghan sont transformés en héroïne, donnant ainsi 80 tonnes d’héroïne pure. Près de la moitié, soit plus de 35 tonnes, fut introduite en 2009 en Russie (selon des sources convergentes de l’ONU et de la police des stupéfiants russe). On peut supposer – car il n’existe pas de données concrètes – qu’une bonne partie est transportée plus loin, notamment dans les centres urbains de la Répu­blique populaire de Chine.

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A Montpellier, manifestation de viticulteurs “ruinés et désespérés”

Endettement, chute des revenus, récoltes historiquement faibles sans effet sur les cours: les viticulteurs ont manifesté mercredi à Montpellier à l’appel du Syndicat des vignerons du Midi, pour réclamer des mesures destinées à sortir leur secteur d’une crise qui dure depuis plusieurs années.

Nous sommes ruinés,” affirme tout de go le président du Syndicat, Philippe Vergnes, selon lequel les viticulteurs perdent aujourd’hui 1.000 euros à l’hectare. La crise n’a cessé d’empirer depuis 5 ans avec notamment une baisse cumulée des cours du vin, la baisse des volumes récoltés et celle des volumes commercialisés, et en parallèle une hausse des charges.

Logiquement, avec les niveaux de vendanges faibles de 2007 (14 millions d’hectolitres) et de 2008 (12,5 Mhl), – celles de 2009 n’atteindront même pas les 12 Mhl – les cours des vins auraient dû remonter. Mais “il n’y a pas eu la hausse des cours qu’on aurait pu espérer,” commente M. Vergnes.

Résultat, les revenus nets des viticulteurs ont chuté, de façon même spectaculaire entre 2007 et 2008: -88% dans l’Aude, -76% dans le Gard, -85% dans l’Hérault, selon M. Vergnes, statistiques confirmées par Agreste, site du ministère de l’Agriculture. Selon cette étude, en Languedoc-Roussillon, l’évolution des revenus nets des entreprises agricoles est négative entre 2007 et 1991 (-3,3%).

On ne vit plus de notre métier,” déplore le syndicaliste. “Tous les vignerons doivent des sous à la Mutualité sociale agricole, à la banque ou à leurs fournisseurs.
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