L’Allemagne va rapatrier son or

Le stock d’or de l’Allemagne, le deuxième du monde, était jusqu’à présent détenu pour les deux tiers à l’étranger. La Bundesbank souhaite le récupérer pour plaire à la Cour des comptes… et à l’opinion publique.

Après le Venezuela, l’Allemagne ? Suite au débat lancé en octobre dernier sur l’état réel des réserves d’or allemandes à l’étranger, la Bundesbank s’apprête ce mercredi [à demander ?] le rapatriement d’une partie de celles-ci, avance la Handelsblatt. Contactée, la Bundesbank n’a pas voulu commenter l’information en précisant qu’une conférence de presse sur le sujet était toutefois prévue ce mercredi en fin de matinée. Aujourd’hui, l’Allemagne détient le deuxième stock d’or au monde, derrière les Etats-Unis, pour une valeur de 130 milliards d’euros. Pour des raisons de sécurité liées à la guerre froide et suite à ses excédents commerciaux dans de nombreux pays, 45% du stock d’or allemand est gardé à New-York, 13% à Londres, 11% à Paris et seulement 31% à Francfort. A priori, une partie du stock américain et l’intégralité des lingots gardés à la Banque de France devraient être rapatriés dans les mois qui viennent.

La Tribune

Des entreprises commencent à rapatrier leur production… en France

De la délocalisation vers la relocalisation… Certaines entreprises relocalisent : elles rapatrient leur production en France. Encore peu nombreuses et dans des conditions qui ne favorisent pas beaucoup l’emploi. Mais peut-être est-ce un signe que les délocalisations commencent à atteindre leurs limites. Y compris dans l’esprit des chefs d’entreprise. Ci-dessous un sujet diffusé [le] 1er janvier 2011, au journal de 20 heures de France 2.

Novopress

Rapatriement de la dette ou dé-mondialisation ?

Par Jean-Claude Werrebrouck

Parmi les nombreuses propositions à effet de juguler les dangers d’une dette publique jugée insupportable, on notera l’intéressant article signé de Rodolphe A. Müller et Pierre-Alain Schieb dans Le Monde du 8 juin.

Constatant une corrélation positive entre la quiétude des marchés et le pourcentage de la dette domestique dans la dette publique totale, les deux auteurs en viennent à proposer un plan de compensation inter-Etats et inter-créanciers, aboutissant à la renationalisation de la dette.

Aucun détail concernant la procédure suivie n’est indiqué. Simplement, il s’agirait d’une gigantesque compensation. Et, sans doute, compensation elle-même fort complexe, puisque les dettes publiques nombreuses, en théorie égales au nombre d’Etats, sont appropriées par des agents nationaux fort nombreux et fort divers : banques centrales, banques nationales et étrangères, compagnies d’assurances, fonds de pension, ménages.

Plus complexe encore – à supposer qu’il existe un accord politique international, regroupant un nombre significatif d’Etats concernés et volontaires – serait le taux de change entre les dettes compensées. Problème qui reste entier, dans une compensation entre Etats n’appartenant pas à un même zone monétaire. Mais, problème qui demeure, même à l’intérieur d’une zone, les nouvelles créances ne jouissant plus des rendements antérieurs. A titre d’exemple, les créanciers français de dette publique grecque verraient s’affaisser, au terme de la compensation, la rentabilité de leur investissement.

Mais il y a beaucoup plus grave. La compensation généralisée aboutirait à la mise sur le devant de la scène, et donc sa mise à l’index, de l’Etat le plus internationalement endetté. Le processus envisagé de rapatriement favorise peu les Etats dont l’endettement est faible ou repose sur une base domestique.

Ainsi, le Japon qui, certes dispose d’un Etat très endetté, serait peu favorisé par la procédure de rapatriement. Il n’y a quasiment rien à rapatrier et seulement 5,8% de la dette publique sont détenus par des étrangers.

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