Chine : Ralentissement inattendu du commerce extérieur en juin

« Pour la première fois depuis 17 mois, les exportations chinoises ont subi un net recul en juin et les importations ont également enregistré une baisse inattendue. Les exportations ont reculé de 3,1% en juin sur un an, un recul sans précédent depuis janvier 2012, alors que les économistes s’attendaient à une progression de 4%. Quant aux importations, elles ont reculé de 0,7% alors que le marché attendait une hausse de 8%. »

Australie : le ralentissement chinois sonne-t-il la fin du “boom minier” ?

L’Australie craint la fin du “boom minier” après l’effondrement des bénéfices de ses champions, BHP Billiton et Rio Tinto, et le gel d’importants projets, imputés au coup de frein de l’économie chinoise qui mine la demande et les cours des matières premières.

Mine de Rio Tinto, dans l’ouest de l’Australie

Les analystes prédisaient depuis longtemps le crépuscule du miracle minier en Australie, au moins provisoire, sous l’effet d’une indigestion de l’ogre chinois.

La Chine est le premier partenaire commercial de l’Australie, un investisseur de premier ordre et un consommateur avide de charbon, de minerai de fer et de gaz naturel australiens.

Or le tassement de sa croissance, actuellement à son rythme le plus faible depuis le premier timestre 2009, a fait descendre les cours du minerai de fer sous la barre des 100 dollars la tonne pour la première fois depuis deux ans et demi et ceux du charbon thermique à la moitié de leur niveau de 2008.
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Hier la crise, demain la guerre ?

Pierre Pascallon et Pascal Hortefeux, « Hier la crise, demain la guerre ? La crise va-t-elle amener le monde au bord du gouffre ? » Éditions L’Harmattan, 292 pages, 28 euros

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La crise financière 2007-2008 a été une crise sans précédent par son intensité et sa globalité.

Mais elle n’est pas seulement à lire comme le révélateur des dysfonctionnements et des vices de l’hyper-capitalisme financier mondialisé des années 2000.

Elle est, en effet – comme en persuade une analyse en termes de cycle, de cycle long Kondratieff, en particulier -, lourde de conséquences géoéconomiques et géopolitiques, en ouvrant la voie à une longue et difficile période de transition (2010-2030) marquée par le ralentissement économique, l’accroissement de la rivalité des États, la périlleuse redéfinition de la hiérarchie des Nations.

Il est sûr que la puissance américaine s’érode et se rétracte tandis que s’accélère la  montée en force du monde émergent, de l’Asie notamment. Ce n’est rien moins, en effet, que le renversement de l’ordre mondial régenté par l’hyperpuissance des États-Unis au tournant du XXIème siècle qui se joue et va continuer à se jouer, sous nos yeux, avec l’avènement, on peut le penser, dans les années 2030, d’un nouveau pôle hégémonique autour de la Chine.

Reste que, dans l’Histoire, jusqu’ici, il semble bien que chaque crise, chaque modification de domination, aient charrié avec elles guerres et conflits.

Pourrons-nous, cette fois-ci, échapper à ces dangers ? Rien ne permet malheureusement de l’assurer comme entend en convaincre cet ouvrage.

Theatrum Belli

(Merci à Pakc & à Léonidas)