L’Europe et Tchernobyl

Recueillis notamment dans les pays les plus contaminés – la Biélorussie, la Norvège et la Grèce – des témoignages et des analyses scientifiques parfois contradictoires sur les retombées du nuage radioactif rouvrent un débat occulté.

En avril 1986, le réacteur détruit brûle pendant plus de dix jours. Après être montés à près de 2.000 mètres d’altitude, les gaz radioactifs forment trois nuages qui, poussés par les vents, se dirigent vers la Scandinavie, l’Europe centrale et les Balkans.

Même si 70 % des retombées radioactives ont touché la Biélorussie, au nord de Tchernobyl, d’autres régions d’Europe, en Norvège, en Grèce, en Autriche et en France, ont été durablement contaminées. Des images de synthèse reconstituent l’explosion et la propagation de la radioactivité vers le nord et l’ouest dans les jours qui suivirent l’explosion.

Construit comme un voyage transeuropéen sur les traces de ce triple nuage, le film recueille des points de vue parfois divergents quant à ses conséquences. Avec la participation d’associations et d’experts de l’Union européenne, mais aussi de simples citoyens, ce voyage nous conduit aussi dans une zone interdite en Biélorussie, tout près de la centrale (qui se situe, elle, en Ukraine).

Le nuage : Tchernobyl et ses conséquences

Le 26 avril 1986 explosait un des réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. Le nuage radioactif qui en résulta contamina 40% du territoire européen. Comment les gouvernements, les hommes politiques, les experts, les industriels des pays touchés par ce nuage ont-ils réagi ?

Ce documentaire tente de lever le voile sur les zones d’ombre de la gestion politique de l’accident de Tchernobyl.

Uranium : Si puissant et si dangereux

On découvrit l’uranium au XIXe siècle, à partir de la pechblende, résidu de l’exploitation des mines d’argent tchèques. Ce n’est qu’au moment où Adolf Hitler incita des physiciens allemands comme Otto Hahn à se pencher sur la construction d’un réacteur expérimental, et sur la fabrication d’un matériau pouvant servir à l’armement nucléaire, que l’uranium se révéla dangereux.

Face à la menace d’une bombe atomique, Albert Einstein alerta le président Roosevelt, poussant ainsi le gouvernement américain à mettre sur pied un projet de recherche secret. Les 6 et 9 août 1945, des avions de chasse américains larguèrent deux bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, faisant 155.000 victimes. La contamination radioactive causa la mort de 110.000 autres personnes dans les semaines qui suivirent.

Avec la crise pétrolière, l’énergie atomique s’est imposée rapidement comme une solution énergétique «propre». Cette euphorie a pris brutalement fin en 1986, avec l’accident de Tchernobyl. La moitié de l’Europe a été touchée par ses retombées radioactives.

Il y a quelques années, nul ne pouvait imaginer qu’une catastrophe semblable puisse à nouveau survenir, jusqu’au désastre de Fukushima, en 2011. A l’heure où l’Allemagne organise sa transition énergétique, la France mise toujours sur le nucléaire.

Partie 1:

Partie 2:
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La criminalistique nucléaire au service de la sécurité atomique

Le terrorisme nucléaire constitue une menace grandissante, car de plus en plus d’organisations extrémistes tentent de mettre la main sur des substances radioactives. Comment y remédier ? Des détectives atomiques mènent l’enquête.

Océans poubelles

Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4.500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution.

Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ?

L’océan sert de poubelle à l’industrie atomique depuis des dizaines d’années. Alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.

Arctique, cimetière atomique

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Au Japon, la zone morte autour de Fukushima

Trois ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’avenir reste sombre pour les habitants de la région. Leur situation est différente selon qu’ils vivaient dans une zone située à moins de 30 kilomètres des réacteurs – auquel cas l’accès en est totalement interdit – ou au-delà.

À Yamakiya, les habitants ont le droit de revenir dans leur maison deux fois par mois pour soixante heures maximum. À Godomahita, les habitants ont pu rester, mais n’ont pas le droit de boire l’eau de leur puits. Parallèlement, nombre de citoyens doivent continuer à vivre dans des cités de conteneurs. Du provisoire qui dure. Le désespoir s’installe chez ces hommes et ces femmes qui ont tout perdu et ne croient plus guère aux promesses des autorités qui prétendent gérer les suites de la catastrophe.

Réalisé par Tilman Jens (Villes en déclin – Arte 16/04/2015)

Aliments irradiés, mauvaises ondes dans nos assiettes ?

L’industrie agro-alimentaire garde jalousement ses secrets, surtout quand ils peuvent susciter l’inquiétude des consommateurs. Parmi ceux-ci, l’irradiation que subissent certains aliments, officiellement pour favoriser leur conservation.

La radioactivité permettrait en effet de tuer les bactéries des nuggets, des crevettes, des épices, entre autres. Mais certains murmurent que cette technologie, étiquetée sans danger pour la santé humaine, aurait des effets secondaires.

Lequels ? Et comment en savoir plus sur le sujet ? Cette enquête tente de s’immiscer au coeur de l’une des pratiques les plus opaques de l’industrie agro-alimentaire.

Réalisé par Aude Rouaux (Mars 2015)

Pollution des sols, le scandale caché

Le territoire français présente l’une des plus fortes densités de sites pollués au monde. Durant deux siècles, les industriels ont enfoui une grande variété de produits chimiques sur leurs terrains ou en pleine nature.

On compte ainsi près de 300 000 sites pollués en France. Une grande partie de cette surface est déjà occupée par des habitations, des établissements scolaires, ou encore des terrains de sport.

Les produits toxiques, invisibles à l’oeil nu, sont capables de remonter à l’air libre, sous forme de gaz toxiques, ou de se répandre dans les nappes phréatiques.

Réalisé par Sarah Oultaf

L’or noir de l’Amérique

En 2009, la découverte d’un gigantesque gisement de pétrole de schiste dans le Dakota du Nord sonne comme une bonne nouvelle pour l’Amérique en crise. Plus de 16 000 puits pompent aujourd’hui le sol du Dakota du Nord.


Mais alors que l’argent et le pétrole coulent à flots, d’autres voix se font entendre : celles des fermiers de la région dont le bétail dépérit à vue d’œil, celles des habitants des petites villes dont l’eau potable s’irise soudain.

Le réalisateur est parti enquêter sur ce nouveau Far West et ses acteurs, avec en toile de fond les enjeux économiques gigantesques des hydrocarbures de schiste, mais aussi les enjeux de santé publique.

Réalisé par Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac (2014)

Inde : Mines d’uranium, les populations sacrifiées de Jadugoda

En Inde, dans l’État du Jarkand, les déchets radioactifs de plusieurs mines d’extraction d’uranium mettent en danger la population locale. Selon les activistes locaux, les conséquences sanitaires sont immenses : cancers, problèmes respiratoires, infertilité, fausses couches…

Certains riverains osent exprimer leur colère, mais la plupart se taisent, car la compagnie qui exploite ses mines est aussi l’employeur principal.

(Merci à Tilak)

Océans poubelles et cimetières atomiques

Près des côtes d’Europe reposent plus de 100.000 tonnes de déchets radioactifs oubliés. Des fûts remplis de ces déchets ont longtemps été jetés par-dessus bord. Le déversement en mer de déchets radioactifs est une pratique qui a été interdite mondialement en 1993.

Cependant après cela, l’industrie nucléaire a fait construire des canalisations sous-marines pour évacuer ces mêmes déchets, toujours au large mais cette fois à l’abri des regards, ou presque. L’arctique quant à lui abrite en son fond nombre d’épaves abandonnées (issues de l’activité militaire) qui pourraient bien libérer de fortes doses de radioactivité.

« Des milliers de caissons métalliques, dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, quatorze réacteurs, et, surtout, trois sous-marins nucléaires… : tous reposent au fond de l’océan Arctique – première zone de pêche au cabillaud du globe. Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. »

Europe : Les cimetières radioactifs sont-ils sans risque ?

Que faire des déchets nucléaires? Les enterrer sous le sel, le granit ou l’argile? Comment la France et la Finlande gèrent-elles ce problème? Les centres de stockage radioactifs seront-ils vraiment sans risque?

A Bure, dans l’est de la France, est installé le laboratoire de recherche souterrain ultra-sécurisé de l’ANDRA, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. La France projette d’enfouir ses 80.000 mètres cubes de déchets radioactifs dans une épaisse couche d’argile qui n’a pas bougé depuis 160 millions d’années, au grand dam des militants anti-nucléaires.

La Finlande a une autre approche: l’enfouissement des déchets radioactifs dans la roche mère. A l’ouest du pays, un immense complexe nucléaire est basé sur la presqu’île d’Olkiluoto Une cavité de 450 mètres de profondeur, parcouru par cinq kilomètres de route est en train d‘être construite.

Selon le plan établi, à partir de 2020, l’industrie nucléaire finlandaise y stockera tous les déchets produits par ses centrales depuis 1996. L’opération est prévue pour durer 100 ans. Puis les cavités seront rebouchées pour rester fermées pendant 100.000 ans.

Gaz cancérigène : votre département est-il concerné ?

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle. L’Agence de sûreté nucléaire alerte sur l’augmentation des concentrations dans les habitations.

L’Agence de sûreté nucléaire (ASN) a souligné la présence de plus en plus importante d’un gaz radioactif, le radon, décelée dans des habitations. Des doses élevées de ce gaz ont ainsi été enregistrées dans 31 départements français.

Dans son rapport annuel sur l’état de la sûreté nucléaire et de la ­radioprotection  en France publié mardi 15 avril, l’ASN délivre une carte des communes les plus exposées.

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Thorium : L’atome vert ?

« L’atome vert » est un livre consacré à une technologie peu connue du grand public mais beaucoup plus avancée et prometteuse qu’on ne pourrait le penser : les réacteurs nucléaires au Thorium.

Les avantages seraient très nombreux

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Japon : Le gouvernement veut renvoyer les réfugiés dans les zones contaminées de Fukushima

Par Sophie Chapelle

Ils sont plus de 160 000 à avoir fui les territoires irradiés par la catastrophe de Fukushima. Et ne disposent d’aucune aide financière pour recommencer leur vie ailleurs. Pour le gouvernement japonais, la priorité est au retour dans les zones contaminées. Gratuité des logements publics vacants, suivi sanitaire et allocation mensuelle réservés aux résidents, mesures de décontamination des sols…

Tout est mis en œuvre pour générer un élan au retour. Sur place, des citoyens, chercheurs et juristes se mobilisent pour la reconnaissance légale du « droit au refuge »: le droit à vivre ailleurs, dans un environnement non contaminé.

C’est une promesse scandée par le gouvernement japonais depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima. Les 160.000 personnes évacuées de leurs maisons irradiées pourront, un jour, revenir chez elles. Mi-novembre, un rapport [1] rendu public est allé à l’encontre de la doctrine officielle.

Les auteurs, des membres du Parti libéral-démocrate – qui détient la majorité absolue à la Chambre des représentants – exhortent le gouvernement à abandonner cette promesse de retour et à soutenir financièrement les déplacés pour qu’ils puissent vivre ailleurs.

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Japon : Après Fukushima, des mères de famille à la pointe du combat contre le nucléaire

Par Audrey Guiller 

Alors que des tonnes d’eau radioactive continuent à s’écouler de la centrale de Fukushima, les mouvements antinucléaires japonais se battent pour que les 52 réacteurs actuellement à l’arrêt le restent. En pointe de ce mouvement : les femmes du collectif Mama Gen. Face à un gouvernement pro-nucléaire, à une population qui pense tourner la page en jouant l’autruche, et à des médias qui les ignorent, la tâche est ardue.

60% de la population se déclare hostile à la politique pro-nucléaire du gouvernement, selon un sondage de juin 2013 [1]. Le mouvement peut-il s’appuyer sur cette opinion publique ? « Malheureusement, deux ans après l’accident, les Japonais ne veulent plus parler de Fukushima, ils veulent oublier », soupire Hajime Matsukubo. Subtilité d’un peuple à la culture singulière.

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Finlande : Stockage des déchets nucléaires… “pour l’éternité” ?

Le chantier d’un sanctuaire conçu pour durer cent mille ans, 500 mètres sous terre. Creusée dans le nord de la Finlande, à Onkalo (la grotte en finnois), cette gigantesque grotte abritera des déchets nucléaires, impliquant une responsabilité millénaire.

C’est dans cette cachette que pénètre la caméra du Danois Michael Madsen, pour un objet presque hybride entre documentaire et science-fiction. Into Eternity s’intéresse à un projet aussi pensé qu’insensé, concret que vertigineux, avec la construction d’un sanctuaire où seraient déposés des déchets nucléaires, un souterrain qui serait scellé pour les 100.000 ans à venir, soit la durée de vie des particules radioactives contenues dans ces résidus.

Au-delà des questions immédiates sur le nucléaire, sur la meilleure façon de stocker les déchets, c’est l’utopie du projet qui fascine. La mise en place d’un coffre-fort qui ne devrait pas être rouvert avant 100.000 ans, un laps de temps inimaginable et qui pose des dilemmes improbables. Faut-il indiquer le danger que représente cette grotte? Faut-il au contraire l’enfouir et l’oublier, espérer qu’elle soit oubliée? Comment communiquer avec une population à 100.000 ans de distance?

Into Eternity confronte jusqu’à en donner le tournis l’idée de permanence, d’éternité scientifiquement testée, de dessein pour un futur invisible, et d’impermanence, de bouteille à la mer, de secret mythologique en marche, d’évaporation envisagée de l’homme.

Évaporation dont rend compte la mise en scène de Madsen, avec ses ouvriers transparents dans le cadre, jusqu’à disparaître, et ces plans impressionnants de machines creusant leur trou, fondation d’un monde sans homme, fait de galeries hantées et de robots que la caméra observe en de lents travellings, alors que la neige semble avoir déjà figé le temps à la surface de la Terre. Comme une hésitation irréelle qui trouble les habitudes du documentaire dit écologique, volontiers pontifiant et didactique.

Les loups radioactifs de Tchernobyl

Après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986, la vie humaine a disparu aux alentours du réacteur. 340 000 personnes ont été déplacées et plus de 150 villages ont été évacués. La vie sauvage semble pourtant s’épanouir dans la zone d’exclusion. Des scientifiques s’interrogent sur l’évolution étonnante du nombre de loups sur le territoire.

«L’effet de la radio-activité, au-lieu de diminuer, s’accumule année après année. Après une quinzaine de générations on se rend compte qu’il y a de plus en plus d’effets délétères, de malformations, d’avortements spontanés, d’effets directs sur l’ADN et d’apparitions de cancers.»

Le jardin extraordinaire (RTBF le 05/05/2013)

Attali : “Fukushima, sont-ils tous fous ?”

Depuis le terrible accident du 11 mars 2011, (un tremblement de terre de magnitude 9 et un tsunami d’une hauteur de 15 mètres), la centrale dévastée de Fukushima n’a, semble-t-il, causé aucun problème de santé hors du Japon. Et même au Japon, on n’a trouvé dans aucune boutique, dans aucune nourriture, des radiations au-dessus des niveaux autorisés.

Mais, à en croire certaines données japonaises, dont certaines ne sont pas encore traduites, la situation de Fukushima n’est plus sous contrôle.

D’abord, 400 tonnes d’eau y entrent chaque jour, venant de la mer, y sont contaminées, et viennent s’ajouter aux 280.000 tonnes d’eau contaminées qui s’y trouvent déjà. De plus, il y a dans la centrale des centaines de tonnes de matériaux très contaminés.

Selon certaines informations, (obtenues de travailleurs sur le site, qu’il convient de confirmer, ou, j’espère, d’infirmer), le niveau de radioactivité dans les trois premiers réacteurs (dont les cœurs sont entrés en fusion) serait de 800 millisieverts (unité d’évaluation de l’impact des rayonnements sur l’homme) dans le réacteur 1 ; de 880 millisieverts dans le réacteur 2; de 1510 millisieverts dans le réacteur 3.
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Le monde après Fukushima

Dans la région de Fukushima, deux ans après, la vie ou du moins “l’existence” des habitants continue, en intégrant au quotidien la pollution radioactive. Au-delà du séisme et du tsunami, la catastrophe nucléaire a révélé les lézardes d’un système et sa criminelle arrogance. Et tous se souviennent avec effroi de la série d’erreurs et d’atermoiements qui a scellé leur destin, les politiques préférant “minimiser la situation au lieu de réduire les risques”.

(NB : le documentaire se termine à 1h17)

(Arte – 5 mars 2013)

Japon : Fukushima, la stratégie de l’oubli

Un livre vient de sortir, « Oublier Fukushima » (Éditions du bout de la ville), faisant un bilan saisissant, décryptant les manœuvres subtiles de communication de Tepco et de l’État Japonais, qui tentent de faire oublier la catastrophe toujours en cours.

Les auteurs ont dressé, dans l’émission, « Terre à Terre » du 20 octobre 2012, un bilan méticuleux destiné à nous éclairer sur la stratégie mise en place par le gouvernement japonais destinée à faire oublier la catastrophe, démontrant que tout avait mis en œuvre pour tenter de rayer de la mémoire collective ce qui s’était passé.

Les autorités japonaises ont mis en place un scénario en 5 temps : après la catastrophe, la liquidation (en réalité la non-liquidation), l’évacuation, (en fait la non-évacuation), la réhabilitation, fictive elle aussi, pour aboutir enfin à une tentative de banalisation de l’accident.

Cette stratégie d’oubli semble fonctionner relativement bien auprès des médias, lesquels reprennent sans complexes les infos proposées par les gestionnaires de la catastrophe, avec comme but ultime de le proposer comme modèle pour la prochaine fois.
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Fukushima : Excroissances anormales de la thyroïde chez 1/3 des enfants

D’après une étude du “Fukushima Prefecture Health Management Survey” 36 pour cent des enfants de Fukushima présentent des excroissances anormales de la thyroïde, vraisemblablement en raison de la radioactivité. Le Dr. Helen Caldicott, pédiatre australien, donne son avis et insiste sur la nécessité d’impliquer au plus vite la communauté médicale internationale.

Après avoir confirmé la validité de l’étude, le Dr Caldicott confirme la nature alarmante des découvertes chez les enfants de Fukushima. Le médecin s’inquiète de ces excroissances anormales parce que bien que les nodules thyroïdiens soient relativement courants, ils ne sont pas autant présents chez les enfants et certains évolueront en cancers.

En outre, cette très haute fréquence des excroissances est également anormale du fait qu’il faut habituellement compter entre 5 et 70 ans pour constater ce que sont les implications médicales de la radioactivité.

Sur la question de savoir pourquoi ces résultats sont aussi peu largement divulgués, le Dr Calidcott note que les responsables japonais ne partagent pas les résultats des examens aux ultrasons avec les plus grands experts des nodules thyroïdiens chez l’enfant et accuse les médias de “faire de l’anesthésie psychique”, disant qu’elle ne comprend pas pourquoi les publications des médias préfèrent ignorer les retombées radioactives.
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Nucléaire : La dangereuse imposture

L’information commence à émerger : dans la centrale nucléaire de Fukushima, la piscine du réacteur 4, remplie de centaines de tonnes de combustible très radioactif, perchée à 30 mètres, au-dessus d’un bâtiment en ruine, munie d’un circuit de refroidissement de fortune, menace l’humanité d’une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl. Une catastrophe qui s’ajoute à celle de mars 2011 à Fukushima : 3 réacteurs percés qui déversent leur contenu mortel dans l’air, dans l’océan et dans la terre.

Les ingénieurs du nucléaire ne savent pas quoi faire face à tous ces problèmes. Ils ont déclamé que la sécurité, dans le nucléaire, était, est et sera totale, que, lorsqu’une catastrophe majeure a lieu, personne n’a de solution à proposer. Telle est l’effroyable vérité que révèle Fukushima. Tchernobyl avait été mis au compte de l’incompétence technique des Soviétiques. Impossible de resservir la même fable politique.

Si l’on fait usage de sa raison, il ne reste qu’une seule conclusion : l’incompétence des ingénieurs du nucléaire. En cas de panne du circuit de refroidissement, si l’échauffement du réacteur atteint un seuil de non-retour, il échappe au contrôle et devient un magma en fusion de radionucléides, de métal fondu et de béton désagrégé, très toxique et incontrôlable (le curium).

La vérité, posée par Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, est que, une fois ce seuil franchi, les ingénieurs sont impuissants : ils n’ont pas de solution. Ils ont conçu et fabriqué une machine nucléaire mais ils ignorent quoi faire en cas d’accident grave, c’est-à-dire “hors limite”.
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Japon : Fukushima, et si le pire était à venir ?

Personne ou presque ne le dit : au cœur de la centrale japonaise dort une “bombe” dont les effets, en cas de nouveau séisme, seraient dévastateurs.

A cause de la piscine du réacteur 4 (sur le toit), un nouvel accident peut se produire n'importe quand. (SIPA)

A cause de la piscine du réacteur 4 (sur le toit), un nouvel accident peut se produire n’importe quand.

C’est une petite piscine – et un désastre planétaire en puissance. Un cube en béton de onze mètres de profondeur, rempli d’eau et bourré de combustibles nucléaires usagés : 264 tonnes de barres très radioactives !

Depuis un an et demi, ce bassin dit de “désactivation” repose à trente mètres du sol sur le bâtiment ébranlé du réacteur numéro 4 de la centrale de Fukushima-Daiichi. Il n’est plus protégé ni par un toit solide ni par des murs, mais par une simple bâche de plastique blanche.

Ce scénario d’apocalypse obsède la plupart des chercheurs 
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Ukraine : La nature aujourd’hui à Tchernobyl

Des scientifiques étudient les conséquences de l’accident de Tchernobyl sur la faune et la flore dans le périmètre interdit.

Conséquences : après la mort de tous les animaux après la catastrophe, des animaux se sont installés dans la zone. Certains paraissent en parfaite santé, d’autres souffrent beaucoup des radiations, peu de mutations, apparemment. Pour les végétaux c’est un peu la même chose : les pins sont morts et les peupliers prolifèrent, il y a des mutations. Une sorte d’équilibre écologique semble s’être crée entre les végétaux, les herbivores et les prédateurs.

Comment vieillit la cuve d’un réacteur nucléaire ?

La vie et le vieillissement d’une cuve de réacteur nucléaire : une longue suite de chocs thermiques et d’agression neutronique

L’acier des cuves de réacteurs de puissance est prévu pour résister aux températures élevées atteintes dans le « chaudron » nucléaire : environ 300° C en production dans les réacteurs à eau légère, mais qu’en est-il de son vieillissement ? Rappelons quelques caractéristiques des cuves utilisées dans les REP 900 MWe français :

Cuve de REP (EPR ?) (AREVA)

- Hauteur totale : 13 m

- Diamètre : 4 m

- Épaisseur moyenne : 200 mm

- Poids : environ 300 tonnes

- Pression de service : 15 MPa (150 bar)

- Température de service : 280° C environ (300° pour les REB)

Les cycles de chargement / déchargement (environ 1 par an) soumettent les cuves à des chocs thermiques importants car la température passe alors de 280° à la température ambiante (arrêt à froid) en l’espace de quelques semaines.
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Du poison dans l’eau du robinet (rediff.)

Sans le savoir, des millions de Français boivent une eau trop chargée en aluminium, nitrates, pesticides, médicaments et en radioactivité. Dans certains cas, l’eau est même non-conforme aux normes de précautions sanitaires.

Alors l’eau du robinet est-elle vraiment potable ? Réponse avec le documentaire ” Du poison dans l’eau du robinet ” de Sophie Le Gall.

Une vie volée : une femme de Fukushima témoigne au sujet de la vie paisible qu’elle a perdue à cause de la crise nucléaire

16 ans durant, avant le déclenchement de la crise nucléaire à la Centrale N°1 de Fukushima, Ruiko Muto, 58 ans, a mené une vie simple, paisible, au sein de la belle et riche nature de sa ville rurale. Aujourd’hui, 15 mois après le désastre, elle a tout perdu de ce qui comblait sa vie, nourrissant un sentiment grandissant de ressentiment et de désespoir.

Ce sont les murmures de la nature qui rappelaient à Muto le déroulement des saisons. Les étés s’annonçaient par les cris des oiseaux et la réapparition des paradisiaques gobe-mouches migrateurs. Les jeunes feuilles vertes poussaient, vigoureuses, et cessaient de grandir subitement, juste avant que ne s’installe l’automne. En hiver, la séniore se détendait dans sa maison chauffée par un poêle à bois. Au printemps, elle adorait humer le parfum des violettes, des Véroniques hivernales, des plantains de lis, et de bien d’autres fleurs ou plantes.

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Fukushima : Le début de la catastrophe, c’est maintenant

La crise économique européenne, les présidentielles en France, il n’en faut pas plus pour que nous en oubliions la catastrophe de Fukushima de mars 2011. Pourtant, la crise est loin d’être terminée, c’est même tout le contraire. TEPCO ajoute à la malchance ses boulettes et le risque d’assister à une catastrophe sanitaire majeure, loin d’être écarté, devient petit à petit une effrayante réalité.

Comme il est de coutume dans ce genre de crise, ce n’est pas sur le gouvernement que la population peut compter. Il y à peine 4 jours, le 24 avril dernier, la chaîne d’information japonaise ANN News diffusait un très inquiétant reportage sur la situation de la piscine à combustibles usés du réacteur 4 de la centrale de Fukushima.

Cette information n’a tout simplement pas du tout été relayée par les média français, et très peu de média européens. Voici le reportage en question (en japonais).

La situation est très critique attendu que cette piscine à combustibles usés, des matériaux très hautement radioactifs dont un contact de seulement 10 minutes suffirait à tuer une personne, est pleine.

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Du colza pour dépolluer Tchernobyl

Pour réduire la contamination radioactive des sols, de nouvelles méthodes scientifiques sont expérimentées avec le soutien salutaire d’experts japonais.

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Près de vingt-cinq ans après la catastrophe [qui a eu lieu le 26 avril 1986], les habitants qui, en dépit des lois et des interdictions, sont restés vivre dans les environs de Tchernobyl ont peut-être enfin de quoi espérer.

Dans le cadre du CRDP, le Chernobyl Recovery and Development Programme [Programme de réhabilitation et de développement de Tchernobyl], développé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la région peut s’attendre à de véritables changements. La communauté internationale met l’accent sur la nécessité d’une transition vers une vie stable dans ces territoires où la contamination radioactive a diminué de façon significative depuis 1986.

Mais la situation reste peu réjouissante dans le domaine de la santé. Car des gens vivent encore sur les terres polluées par les radiations, y compris dans des villages d’où ils auraient dû être évacués depuis longtemps.

Contamination des cultures

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