La Crise nous fait un vrai festival…

par Philippe Béchade

Je ne sais pas si le palmarès du Festival de Cannes peut constituer aux yeux du monde entier un « avis de grand frais » sur la désintégration sociale qui affecte la France mais également beaucoup de pays aux alentours… il n’empêche que le couronnement de films qui traitent de « la crise » (chômage, déclassement, déracinement) et d’acteurs qui incarnent des victimes de « la crise » télescope le discours officiel qui ne cesse de marteler « le pire est derrière nous, la croissance repart », alors que c’est tout l’inverse qui est perçu par 70% de la population, et bon nombre de réalisateurs présents sur la Croisette.

La nuit tombe sur le festival de Cannes…

La nette percée de Podemos (gauche antilibérale) aux municipales le weekend dernier témoigne de cette même incrédulité populaire en Espagne face aux discours triomphalistes de l’équipe dirigeante qui revendique la paternité d’un pseudo renouveau économique, lequel tient essentiellement au franc succès des mesures d’incitation à l’achat d’un nouveau véhicule.

Les effets positifs sur les immatriculations sont spectaculaires, mais comme pour tout cadeau fiscal, le principe reste: c’est « l’état qui paye ».

Et l’état, c’est au bout du compte chaque espagnol -y compris ceux qui n’achètent pas de voiture- qui pourrait à terme supporter le coût de l’opération… à moins bien sûr que les futures recettes fiscales ne viennent compenser le déficit budgétaire qui se creuse aujourd’hui.

Pour en revenir à Cannes, jamais depuis sa création en 1939 (et son premier déroulement « normal » en 1946), le palmarès n’avait été aussi marqué par « la crise », alors que jamais les festivaliers n’ont été aussi riches (il n’y avait qu’à compter les yachts de plus de 30 mètre amarrés au large de la croisette ou à Monaco: plus aucun « anneau » disponible dans un rayon de 50Km autour du « Rocher »)… et rarement les fêtes n’ont été aussi somptueusement démesurées.

Voilà un nouvel exemple saisissant de télescopage de l’ultra richesse et du vaste monde exclu du miracle des « quantitative easing ».

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L’hypertrophie monétaire conduira-t-elle à un effondrement économique?

En dépit des réserves de l’Allemagne et contre toutes les bonnes pratiques des banques centrales, la Banque centrale européenne (BCE) a finalement décidé d’appliquer un programme massif de rachat de dettes souveraines. Abandonnons un peu les chiffres et intéressons-nous aux principes et aux conséquences de long terme de cette décision.

Il n’y a aucune raison de penser que les pays, qui pour la grande majorité ne parviennent déjà pas à contrôler l’expansion de leur dette, y parviendront davantage demain. La question est maintenant la suivante : que se passera-t-il lorsque ces États seront en défaut de paiement ?

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Max Keiser : Contrôle des capitaux en France, crise financière et marché de l’or physique

Max Keiser a interviewé Egon von Greyerz, fondateur de Goldswitzerland.com au sujet des contrôles des capitaux en France, de la crise financière en Europe et aux États-unis, du Quantitative Easing, et du marché de l’or.

Terra incognita : La reprise mondiale, à quel prix ?

Emboîtant le pas aux Etats-Unis, la croissance en Europe accélère enfin. Mais le poids de l’endettement et le risque accru de guerre des changes fragilisent l’embelli.

Les faits – Une économie américaine qui reste encore très dynamique, une Europe qui repart et des pays émergents qui résistent : le paysage conjoncturel mondial, porté par un effondrement du prix du pétrole, a rarement été aussi positif. Salué par les marchés boursiers, ces faits dissimulent pourtant la montée de phénomènes incontrôlés et imprévisibles rendant l’avenir toujours aussi incertain.

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Europe : La fin de la prodigalité

Par

L’euro a créé une crise de la balance des paiements en Europe, comme l’a fait le système monétaire des années 1920 fondé sur l’étalon-or. En fait, une seule chose distingue ces deux épisodes : les pays actuellement en crise peuvent faire appel à de vastes programmes internationaux de renflouement.

Ces programmes ont soulagé les tensions financières dans la zone, mais à quel prix? Non seulement ils ont permis aux investisseurs de ne pas avoir à payer le coût de leurs mauvaises décisions ; ils ont également donné l’occasion aux pays du sud de l’Europe dont les prix sont trop élevés de retarder ce qui revient à une dévaluation sous la forme d’une réduction des prix relatifs des marchandises. Cette dévaluation de la monnaie est généralement nécessaire pour restaurer la compétitivité érodée par les débuts de l’euro, qui avait gonflé l’inflation.

En réalité, pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, il faudrait pour qu’ils redeviennent concurrentiels qu’ils baissent les prix d’environ 30 % de leurs propres produits par rapport à ceux du reste de la zone euro au début de la crise. L’Italie a probablement besoin de réduire ses prix relatifs de 10 à 15 %. Mais le Portugal et l’Italie n’ont pu jusqu’ici effectuer une telle « dépréciation effective », tandis que les prix relatifs en Grèce et en Espagne n’ont diminué que de 8 % et 6 %, respectivement.

Fait plutôt révélateur, de tous les pays en crise, seule l’Irlande est parvenue à passer le point critique. La raison en est évidente : la bulle spéculative avait déjà éclaté en Irlande dès la fin de 2006, à l’époque où les fonds de sauvetage n’existaient pas.
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Zone euro : 2017 sera une année catastrophique (Natixis)

Dans une étude publiée le 17 mars dernier, le groupe bancaire, né de la fusion des groupes Caisse d’Épargne et Banque populaire, fait part de son pessimisme à moyen terme. Le pôle de recherche économique de Natixis craint en effet que plusieurs facteurs qui se cumulent conduisent à ce que 2017 soit une très mauvaise année pour la zone euro.

• Le rééquilibrage du marché du pétrole après la baisse du prix du pétrole en 2014 devrait conduire à une remontée de ce prix, d’où une perte de demande et de croissance, et le retour de l’inflation à un niveau voisin de l’objectif de la BCE

• La BCE devrait donc arrêter le Quantitative Easing, d’où remontée des taux d’intérêt à long terme, normalisation des primes de risque, ré-appréciation de l’euro; en conséquence des difficultés pour les investisseurs (qui ont accumulé des actifs avec des rendements et des primes de risque faibles); des difficultés pour les emprunteurs publics et privés, un recul de la demande;

• Dans certains pays (France, Espagne, Italie), la nécessité de réaliser un ajustement budgétaire important dans un environnement plus défavorable: croissance plus faible, taux d’intérêt plus élevés.
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États-Unis : La Fed sous le feu des critiques

La Réserve fédérale fait actuellement l’objet des plus vives attaques. Il est probable que les deux chambres du Congrès promulguent bientôt plusieurs lois consistant à soumettre la Banque centrale américaine à un « audit » de la part du Bureau de responsabilité gouvernementale des États-Unis. Une législation destinée à encadrer la fixation des taux d’intérêt de la Fed selon une formule prédéterminée est également envisagée.

Quiconque n’entreverrait pas ce feu imminent n’a qu’à songer à l’accueil récemment réservé à la présidente de la Fed Janet Yellen au Capitol Hill, qui a consisté pour les membres du Congrès à reprocher à Yellen d’avoir rencontré en privé le président et le Secrétaire du Trésor, ainsi qu’à l’accuser de s’être ingérée dans des questions étrangères à la politique monétaire.

D’autres encore, comme Richard Fisher, président sortant de la Fed de Dallas, l’ont invectivée autour du rôle particulier de la banque de la Réserve fédérale de New York. Aspect illustratif des lourdes responsabilités réglementaires de la Fed de New York, et lié à la proximité de celle-ci auprès du plus haut lieu de la finance mondiale, son président dispose d’un siège permanent au sein du Comité fédéral du marché ouvert, organe fixant le taux d’intérêt de référence de la Fed.

Les détracteurs de Yellen font valoir que cette situation reviendrait à privilégier Wall Street dans le fonctionnement du système de la Réserve fédérale. Enfin, certains s’opposent au fait que des banquiers dominent les conseils d’administration des banques régionales de la Réserve fédérale, faisant valoir que ceci reviendrait à charger les renards de surveiller le poulailler.

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Zone euro : Mario Draghi voit la vie en rose

Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu aussi optimiste. Au moment de dévoiler ses perspectives de croissance pour la zone euro, Mario Draghi a dévoilé des chiffres bien meilleurs que prévus. la France reste à la traîne, malgré plusieurs signes encourageants.

Qu’est-ce que l’assouplissement quantitatif ?

L’assouplissement quantitatif (ou “Quantitative Easing”) est une mesure exceptionnelle qui marque une rupture historique dans la politique monétaire européenne. Mais de quoi s’agit-il ? Quel pari est pris par la BCE ?

La BCE va racheter 1000 milliards d’euros de dette

La Banque centrale européenne a annoncé jeudi qu’elle rachèterait massivement de la dette publique et privée afin de relancer l’économie européenne.

Pour contrer la baisse générale des prix, la BCE va acheter plus de 1000 milliards d’euros de dette avec de la monnaie qu’elle va créer spécialement pour l’occasion.

“Les achats combinés de titres de secteurs publics et privés vont atteindre 60 milliards d’euros par mois. Ils devraient se poursuivre jusqu’à fin sept 2016 “, a annoncé Mario Draghi, président de la BCE.

Cette mesure inédite devrait entraîner une hausse des prix dès cette année puis en 2016.

Olivier Delamarche invité de Radio Courtoisie : 2015 sera-t-elle une année de crise financière ?

Dans son Libre journal de la crise du 14/01/2015, Laurent Artur du Plessis, assisté de Bernard de Fabrègue, recevait Olivier Delamarche, président-fondateur de la société de gestion de portefeuille Platinium gestion, fondateur des Econoclastes, sur le thème : « 2015 sera-t-elle une année de crise financière ? »

Radio Courtoisie (14/01/15)

Faut-il craindre l’effondrement du système bancaire mondial ?

Depuis la crise des subprimes en 2008 et le renflouement des larges banques par la réserve fédérale (FED), rien ne permet d’affirmer que la situation économique mondiale a été assainie. Tout au contraire, un ensemble d’indicateurs laissent penser que le monde bancaire est au bord de l’abîme, « the edge of chaos» selon l’expression du spécialiste des systèmes Christopher Langton[1].

Certains se veulent rassurants, cependant que la chute des cours du brut fait craindre un choc pétrolier à l’envers qui mettrait en faillite une section importante du secteur énergétique, celle du « fracking » ainsi que les états américains dépendant de ses revenus[2]. D’autres, Steve Forbes et Elizabeth Ames en tête, mettent en garde contre l’effondrement du système économique mondial et suggèrent un retour au Gold Standard[3]. Y’a-t-il des raisons de faire confiance aux uns plutôt qu’aux autres ?

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La BCE prépare le terrain pour des rachats d’actifs en 2015

Peter Praet, chef économiste de la Banque centrale européenne explique dans un entretien au Börsen-Zeitung, qu’il ne faut pas être « paralysé » à l’idée du rachat d’obligations souveraines. Il alerte aussi contre la montée du populisme dans la zone euro.

Peter Praet, chef économiste de la Banque centrale européenne


Fin janvier ou début mars ? Pour les marchés financiers, pas trop de doute, la Banque centrale européenne devrait se lancer en début d’année dans un « QE » (quantitative easing), un vaste plan de rachat d’actifs, suivant ainsi les traces de la Fed américaine et de la Banque du Japon. Sous quelle forme ? C’est encore assez flou, mais l’option d’un rachat de dettes souveraines prend de plus en plus d’ampleur.

La BCE continue de préparer le terrain pour de nouvelles mesures non conventionnelles. Peter Praet, son chef économiste a reconnu dans un entretien au journal allemand Börsen Zeitung que les dernières mesures monétaires prises (achat d’actifs titrisés, prêts préférentiels aux banques…) pourraient ne pas suffire, d’autant que la chute des prix du pétrole risque d’entraîner l’inflation en territoire négatif « pendant une bonne partie de 2015 ». Et le conseil des gouverneurs de la BCE « ne peut simplement se contenter de le constater ». Il rappelle en effet que les anticipations d’inflation sont « extrêmement fragiles et que les effets indirects sont plus importants qu’en temps normal». La baisse des cours du pétrole se fait déjà sentir, comme en Espagne où les prix à la consommation ont reculé de 1,1 % au mois de décembre, la plus forte baisse depuis juillet 2009. La baisse des prix du pétrole qui gomme en grande partie l’intérêt « inflationniste » de la hausse du dollar. L’euro reste proche de ses plus bas depuis août 2012 à 1,2150 dollar.

L’option du rachat de dettes souveraines
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Les « hedge funds » impatients d’en finir avec l’assouplissement quantitatif

Critiques à l’égard de la politique de la Réserve fédérale, les fonds ont pourtant largement profité de ses largesses.

Image extraite de l’album d’Hergé : “Les aventures de Tintin” – “L’ILE NOIRE”

L’assouplissement quantitatif ou « QE » fait progresser les performances des actifs de manière uniforme, d’après une logique binaire, selon que le fameux interrupteur des risques (« risk on/risk off ») est allumé ou non. Tous les marchés montent indifféremment quand il est enclenché, et inversement. Dans le cadre de ses opérations de soutien, quand la Fed achetait des obligations d’Etat, ce sont notamment les « hedge funds » qui les lui vendaient, d’après une étude (1) Avec cet argent, les fonds ont acheté des obligations d’entreprises ou municipales, des prêts… En clair, c’est la Fed qui a financé la prise de risque des fonds alternatifs pour la bonne cause…

Pourtant les fonds alternatifs sont loin de lui être reconnaissants, comme en témoigne la levée de boucliers qui n’a cessé d’accompagner ses différentes opérations de soutien. Les « hedge funds » reprochent à la Fed d’avoir annihilé la volatilité des marchés. Ils n’ont d’ailleurs cessé de parier sur son déclin jusqu’à aujourd’hui, le signe qu’ils voient enfin poindre la fin de la politique non conventionnelle de l’institution. De quoi, espèrent-ils, retrouver les « marchés d’antan », plus volatils et moins corrélés entre eux que durant la mainmise de la Fed sur la liquidité mondiale.

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Peter Schiff : « Une économie qui vit par le QE meurt par le QE »

Juste avant la décision du FOMC (Federal Open Market Committee), qui est un organe de la Fed (banque centrale des Etats-Unis), de mettre fin au Quantitative Easing (comprenez impression monétaire ou assouplissement monétaire), Peter Schiff était invité sur CNBC pour parler de l’économie, de la Fed et de l’or…

Investiror (via Olivier Demeulenaure)

Et si la BCE avait déjà échoué ?

La Banque centrale européenne se démène pour éviter la déflation. Mais son action risque d’être peu efficace. Par Marc Berry, consultant

Il y avait dans l’étalage de mesures annoncées par la BCE le 4 septembre, quelque chose de précipité, de l’ordre de l’urgence. Face aux questions des journalistes, le discours de Mario Draghi manque de cohérence, fuit les précisions et paraît même parfois gêné. La multiplication – pour ne pas dire l’amoncellement – des outils de refinancement semble trahir un certain désarroi de la part de la BCE.

Toutes les options sont désormais sur la table. Et même si le banquier central continue de brandir la menace d’un ” fantomatique ” QE (de dettes souveraines), on peut s’interroger sur la pertinence des mesures voulues par la BCE. En apparence, la banque centrale est dans son rôle : active, volontaire, impassible et sûre d’elle. Mais passé les premiers effets d’annonce, on comprend vite que ses actions n’auront qu’une portée limitée. Explications.

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Le moment de Minsky : Le film d’horreur financière que personne ne veut voir

Les économistes et les financiers aiment utiliser des mots mystérieux pour noyer le poisson. Ils sont comme les médecins de Molière. Le “moment de Minsky” fait partie de leurs expressions. Ce moment est celui où les investisseurs surendettés sont contraints de vendre massivement pour payer les intérêts de leur dette.

Mais plus ils vendent, plus les prix baissent — et la course au cash pour payer les intérêts entraîne un krach. A ce moment, les prêteurs réalisent que leur débiteur est mort. Il ne paiera jamais : ni les intérêts, ni le principal, foi de cigale.

Cela peut-il se produire aujourd’hui ? Non, pensent les professionnels des marchés. C’est le syndrome du “trop gros pour faire faillite”. Le niveau d’endettement est tel qu’un moment de Minsky entraînerait la GAF, Grande Apocalypse Financière.

Lorsque le moment de Minsky s’annonce, une banque centrale intervient pour éviter la spirale baissière mortelle. C’est ce qui s’est produit en 2008 et en 2011 en Europe en freinant le désendettement.
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Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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Pétrole : Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle crise ?

Selon le nouveau rapport « World Investment Outlook » de l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA) il faut trouver 48.000 milliards de dollars jusqu’en 2035 pour maintenir la production pétrolière au niveau actuel.

Pour rentabiliser les nouvelles techniques de forages, il est nécessaire de mettre le curseur du prix du baril au-delà de 120 dollars. Mais à ce niveau, c’est l’économie qui s’écroule! C’est un vrai casse-tête et un cercle vicieux insoluble.

Le peak oil d’or noir conventionnel a été atteint en 2007 et le pétrole de schiste, off-shore, sable bitumineux ou dans les glaces de l’Arctique devaient prendre le relais pour assurer la stabilité et la croissance mondiale des économies.

Tous les signaux d’alarmes sont au rouge vif

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Olivier Delamarche : « Quand on paie en yen, on paie avec des billets de Monopoly »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion le 22 avril 2014 sur BFM Business dans l’émission “L’œil du stratège“.

« Au Japon, le dernier QE est équivalent à celui des États-Unis, avec une économie qui représente le tiers de l’économie américaine. Aujourd’hui quand on paie en yen, on paie avec des billets de Monopoly. Le peuple japonais est vieillissant, il ne fait plus d’épargne et consomme son épargne pour manger. La fin est proche. »

Olivier Delamarche interrogé par “Devenons citoyens”, janvier-février 2014 (Màj avril)

Voici, dans l’ordre inverse de leur parution, les sept premiers épisodes d’une série de douze courts reportages didactiques consacrés à l’économie contemporaine et à l’impact qu’elle a sur chacun d’entre nous. Les cinq reportages suivants restent à venir.

Les cinq vidéos ajoutées le 08/04/14 :

Sommes nous proches d’une insurrection générale ?


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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic, avec Olivier Delamarche (Février 2014)

Dans cette 1ère partie de la Revue de Presse (février 2014), Pierre Jovanovic et Olivier Delamarche présentent les actualités économiques et financières du moment : nouvelles mesures de quantitative easing aux États-Unis et au Japon, débats sur l’avenir de l’Euro, situation économique en Europe et aux États-Unis, état du système bancaire mondial.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Dans la seconde partie, Pierre Jovanovic demande à Olivier Delamarche quelles solutions économiques devraient être mises en oeuvre : réformes bancaires, remboursement des dettes publiques. Ils analysent ensuite la conjoncture actuelle mondiale et dressent enfin une liste de plans sociaux annoncés dans les dernières semaines.
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Probabilité et mode de gestion d’une prochaine crise financière

Une prochaine crise financière peut connaitre son épicentre en dehors de la zone euro, mais sa force dévastatrice aura pour théâtre principal la zone euro. La raison en est qu’il s’agit de la zone la plus fragile du globe. Ses conséquences seront évidemment planétaires.

Face à la crise potentielle, des outils insuffisants ou improbables.

Les instruments mis en place pour protéger la zone euro aggravent la situation (politiques budgétaires)[1], ou ne permettent pas le réaménagement institutionnel, par ailleurs souhaité (MES, LTRO, OMT, Union bancaire, etc..).

Les transformations imaginées sont elles-mêmes irréalistes (émission de titres publics à l’échelle de la zone) ou fondées sur des hypothèses insuffisamment robustes.

Parmi ces dernières, on pourra citer celle imaginée par des proches des milieux bancaires[2] lesquels proposent des transferts vers le sud par des fonds d’épargne souscrits par des investisseurs du nord, essentiellement allemands, avec garantie du gouvernement allemand. Il s’agit d’un moyen d’échapper à des transferts directement publics et donc inacceptables du point de vue allemand[3].

Ce schéma est peu convaincant. Il suppose qu’effectivement les dettes soient converties en capital productif permettant l’alignement progressif de la productivité du sud sur celle du nord (privatisations dans de meilleures conditions que celles prévues par les structures de cantonnement).

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Philippe Béchade sur Radio Courtoisie : Les perspectives économiques mondiales pour 2014

Sur Radio Courtoisie, le 15 janvier, Laurent Artur du Plessis, assisté de Bernard de Fabrègue, recevait Philippe Béchade, journaliste, pour une émission consacrée à une analyse économique hétérodoxe de la crise mondiale et du rôle de la production de monnaie dans son déclenchement.

Les 5 risques économiques mondiaux de 2014

L’équipe recherche économique de la banque Natixis identifie 5 risques majeurs pour 2014.

- Une croissance nettement inférieure aux attentes en France et en Italie;

- le retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro avec la dynamique divergente des taux d’endettement publics dans plusieurs pays;

- s’il y a retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro, la contagion de cette crise sur les marchés des pays émergents, d’autant plus que beaucoup de pays émergents ont une fragilité accrue (déficits extérieurs, croissance plus faible, perception du risque plus forte);

- la rechute de l’économie japonaise si la hausse de 3 points de la TVA le 1er avril 2014 est prélevée sur la consommation et non sur l’épargne et si les salaires n’augmentent pas plus vite;

- une pentification forte des courbes des taux d’intérêt due à la politique monétaire plus restrictive aux États-Unis, même si la Réserve Fédérale veut essayer de l’empêcher.

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Olivier Delamarche : « Il n’y a aucune reprise en Europe »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, et Cyrille Collet, directeur de la gestion actions de CPR AM, le 23 décembre 2013 sur BFM Business, mettent les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer.

« Vous aurez très probablement un fort ralentissement en 2014. Vous ne pouvez pas vous substituer sans cesse à des revenus en baisse ou à des manques de crédit. Le QE a augmenté le patrimoine des 1% d’Américains les plus riches, le reste de la population crève la gueule ouverte. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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États-Unis : Réflexion sur une pseudo croissance non créatrice d’emplois

Hervé de Carmoy, Philippe Béchade, Olivier Delamarche, Olivier Berruyer proposent une analyse très intéressante sur la situation économique actuelle suivie d’une analyse approfondie du système politique et économique, en croisant leurs expériences.

Olivier Delamarche : « Le Père Noël n’existe pas »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, et Pierre Sabatier du cabinet Primeview, le 16 décembre 2013 sur BFM Business, mettent les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

« Le quantitative easing est la bonne solution pour acheter du temps et gonfler la bulle financière. Le QE n’a jamais été fait pour relancer l’économie dans l’esprit de Bernanke ni de Yellen. Aux Etats-Unis il y a une fausse reprise de l’immobilier. Pour que la croissance reparte, il faudrait que les revenus augmentent et que le chômage baisse, ce n’est le cas ni dans l’un ni dans l’autre. »

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Olivier Delamarche : « On a totalement oublié notre problème de dette »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 27 août 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer.

« La Chine est assise entre deux chaises, d’un côté elle doit monter les taux pour maîtriser la bulle immobilière, de l’autre si elle monte les taux elle ralentit son économie. En Espagne, il n’y a que Mr Rajoy qui voit une amélioration, le coût de la crise immobilière sera probablement de 400 milliards d’euros.  Mr Bernanke  ne ralentira pas son quantitative easing. Les taux sont maintenus artificiellement bas. »

Radio Courtoisie : Olivier Delamarche invité du Libre Journal de la crise

Le 31 juillet, Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, était l’invité de Laurent Artur du Plessis dans le cadre de son Libre Journal de la Crise sur Radio Courtoisie. Thème de l’émission : “La situation mondiale se redresse-t-elle ?”

(Merci à jadoremonpseudo)

Plus d’émissions téléchargeables (Radio Courtoisie) ici

A mettre en correspondance avec la grille de programme
Pour ceux qui souhaitent commenter des émissions de la radio il suffit de créer un compte twitter et de se logguer sur Branch avec son user twitter (ce sont les mêmes créateurs – propriétaires) sauf que Branch permet de mettre beaucoup plus que 140 caractères :

Olivier Delamarche : « Il faut qu’Hollande change de métier, qu’il fasse comique ! »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 16 juillet 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« Les sociétés américaines vont avoir du mal à défendre leurs marges avec un recul du chiffre d’affaires, elles ont déjà viré tout le monde. Il faut qu’Hollande change de métier, qu’il fasse comique. La crise en Europe n’est absolument pas terminée. Aujourd’hui la vraie question est : comment peut-on vivre avec 0.5% de croissance ? Mais personne n’ose la poser. »

Philippe Béchade : Les crises en Europe, c’est comme le paludisme…

Le 4 juillet, Philippe Béchade, rédacteur en chef à la chronique Agora s’est intéressé aux crises européennes et aux prix de l’immobilier en France, dans l’émission Intégrale Placements, présentée Cédric Decoeur, sur BFM Business.

Krach obligataire : la Fed n’est pas seule en cause

Les écarts de taux obligataires, les “spreads“, entre les pays périphériques de la zone euro et l’Allemagne se creusent. Certes, les tensions autour de la Fed jouent un rôle, mais les inquiétudes ont d’autres excellentes raisons de poindre à l’horizon.

Et si la crise de la dette souveraine revenait en Europe ? En dépit des incantations de François Hollande qui, voici deux semaines, avait décrété que la crise de la zone euro était terminée, en dépit également de la satisfaction de Mario Draghi qui, lors de sa dernière conférence de presse, a insisté sur l’effet apaisant de l’annonce de son programme OMT, les spreads sont de nouveau à la hausse.

Hausse des taux et des spreads

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Ben Bernanke, le pompier qui pourrait se révéler pyromane

Par Marc Vignaud

Sur le départ, le président de la banque centrale américaine s’apprête à fermer les vannes de l’argent pas cher. Non sans risque de krach obligataire.

Les marchés du monde entier étaient suspendus à ses lèvres mercredi. Quand et à quel rythme Ben Bernanke allait-il commencer à resserrer sa politique monétaire ? La question hante les investisseurs depuis des semaines, voire des mois. Et pour cause, la simple évocation, le 22 mai, d’un scénario de sortie de cette politique de planche à billets par le président de la banque centrale américaine avait fait s’évaporer en quelques jours 3 000 milliards de dollars sur les places financières.

Un républicain admirateur de Friedman

C’est donc celui qui anticipera le mieux les décisions de l’ancien professeur d’université à Stanford et Princeton qui s’en sortira dans des marchés rendus volatils par les torrents de liquidités déversés par la Réserve fédérale américaine (Fed) pour affronter la pire crise économique depuis la Seconde Guerre mondiale.

Qu’un resserrement monétaire intervienne trop rapidement et c’est le risque d’un krach obligataire, comme en 1994. À l’époque, les taux d’intérêt sur la dette américaine avaient brutalement bondi de 2,25 points en moins d’un an et la valeur des obligations en circulation, qui varient en sens contraire, s’était écroulée… Un bain de sang pour les plus imprévoyants.

Mais pour de nombreux analystes, ces craintes d’une sortie rapide de la politique monétaire très accommodante de la Fed sont exagérées. Ce ne sera sans doute pas Ben Bernanke, dont le second mandat à la tête de la puissante institution américaine s’achève théoriquement au 1er janvier 2014, qui aura à gérer ce lourd héritage. Barack Obama n’a en effet pas caché sa volonté de voir partir ce républicain nommé par George Bush en 2005.

“Helicopter Ben”…
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Jean Borjeix : ” Krach boursier sur les marchés asiatiques “

Jean Borjeix, du groupe Platinium Gestion, le 13 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« La Banque mondiale va encore réviser à la baisse ses prévisions – Les marchés sont très manipulés par les banques centrales – La vitesse de circulation de la monnaie aux États-Unis prouve que les ‘Quantitative Easing‘ ne fonctionne pas. »

Cela va très mal finir ! Et la “fin de la partie” est pour bientôt !

« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents ».

Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques en 1988.

Nous pensons que les banques centrales sont en train de perdre le contrôle des Systèmes bancaire et monétaire dans la mesure où leurs politiques ultra laxistes ont abouti (comme tout économiste “autrichien” pouvait d’ailleurs le prévoir) au contraire de ce qu’elles voulaient obtenir puisque les taux d’intérêt à long terme ont commencé une forte hausse de nature à provoquer l’effondrement des prix des obligations et que les actions très surévaluées ont commencé leur retournement à la baisse dont tout indique qu’il va se transformer en krach (mini ou maxi impossible à savoir), sans que les économies se soient durablement redressées ni que le chômage ait suffisamment baissé.

Cette fois-ci, la chute des obligations ne permettra pas aux actions de monter plus haut, les deux actifs chutant ensemble comme cela a commencé au Japon. Ce qui entrainera de nouvelles faillites de banques et autres institutions financières dont l’exposition aux deux actifs précités est à un niveau record. Sans parler des épargnants qui se feront à nouveau rincer…

La seule action que les banques centrales ont réussi c’est de créer des bulles dont l’éclatement est inévitable, étant donné que leur création monétaire artificielle massive n’est pas entrée dans l’économie réelle mais s’est investie dans les actifs financiers dont la hausse ne favorise que les mécanismes de spéculation sans liens avec la réalité de l’offre et de la demande effectives au seul bénéfice de quelques “oligarques” de la finance (grands spéculateurs et/ou dirigeants des banques supposées “too big to fail”).

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