Au Koweït, les financiers du djihad en Syrie perdent la foi

La pancarte est plantée à l’entrée de la villa de Jamaan Herbash, un ancien député islamiste, qui habite un quartier résidentiel de Koweït City. Sur fond de photo d’Alep, elle appelle à soutenir la Liwa Al-Tawhid, l’une des principales brigades rebelles de la métropole du nord syrien. La collecte de fonds est parrainée par une dizaine de dignitaires religieux et d’hommes politiques dont le visage, invariablement barbu, apparaît en médaillons. En bas de la pancarte, des adresses et des numéros WhatsApp – une application de messagerie par Internet – sont mentionnés à l’intention des donateurs. Montant réclamé : 7 millions de dinars (18 millions d’euros).

Des civils manifestent avec des membres de l’Armée Syrienne Libre, contre EIIL (l’Etat islamique en Irak et au Levant – Da’ech, en arabe), à Alep, le 7 janvier 2014

« On a lancé cette campagne au début de l’année, quand l’armée resserrait son emprise sur Alep et que les combats ont éclaté entre les rebelles et Da’ech, raconte Jamaan Herbash, en référence au plus violent des groupes djihadistes opérant en Syrie. Mais pour l’heure, nous n’avons même pas reçu 500.000 dinars. Les gens sont fatigués par cette guerre qui n’en finit pas. Ils ne veulent pas financer des tueries fratricides. »
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Paris : Dans les coulisses d’un prince du Qatar

Avec ce portrait, c’est un document exceptionnel que propose Capital. Pendant plusieurs mois, nous avons suivi l’un des hommes les influents du Qatar, ce pays qui fascine et inquiète les Français. Le prince Abdallah Al Thani est l’oncle de l’émir actuel. C’est un éminent personnage, ancien premier ministre.

À Paris, il a racheté l’un des plus beaux hôtels particuliers de la capitale: l’hôtel Lambert. Un palais dont la rénovation à grands frais a suscité des polémiques et où des caméras pénètrent pour la première fois avec Capital. Abdallah Al Thani est l’un des artisans du Qatar moderne, qui investit avec l’argent du gaz aux quatre coins de la planète et notamment en France.

Il a en partie inspiré les investissements dans le PSG, plusieurs palaces parisiens et quelques grandes entreprises du CAC 40. Avec ce portrait, Capital pénètre dans le quotidien d’un des hommes les plus riches du monde et décrypte les réelles intentions du Qatar dans notre pays.

Roumanie : Ruée sur les terres agricoles avec la bénédiction de l’Union européenne

Paradis agricole, la Roumanie est de plus en plus convoitée par les investisseurs étrangers, au risque de voir ses terres arables lui échapper. Attirés par des terres grassement subventionnées par les aides européennes et une main d’œuvre bon marché, de nombreux Européens, mais aussi des Libanais ou des Qataris, s’y sont installés ces dernières années.

Bruxelles nie tout accaparement des terres: la venue des investisseurs étrangers ne serait que la suite logique de l’intégration européenne. C’est bien pourtant une nouvelle forme de spoliation qui s’est mise en place, avec la complicité, au moins tacite, du gouvernement roumain.

Avec 10 millions d’hectares de terres arables à bas prix – l’équivalent de la superficie du Portugal ou de la Hongrie – la Roumanie, cinquième surface agricole de l’Union européenne, attire forcément. Notamment les entreprises agro-alimentaires, comme les groupes français Limagrain, Guyomarc’h, Bonduelle, Roquette, Bongrain et Invivo. Ou les fonds d’investissement Agro-Chirnogi (Liban) ou Velcourt SRL (Grande-Bretagne).

En Roumanie, l’agriculture est faite de paradoxes. La terre roumaine est à la fois la plus riche et la moins chère d’Europe. Elle est noire, grasse, fertile, riche en humus. En 2012, elle s’achetait encore autour de 2.500 euros l’hectare, contre 5.400 en moyenne en France, ou dix fois plus au Danemark. A l’Ouest du continent, les terres disponibles manquent pour s’installer comme agriculteur ou agrandir les exploitations.
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Un parc immobilier de 6 milliards d’euros pour le Qatar en France, à la faveur d’un régime fiscal dérogatoire

Le Qatar s’est constitué un parc immobilier de plus de 6 milliards d’euros sur les dix dernières années en France dans le résidentiel très haut de gamme et les sites commerciaux ou touristiques de prestige à la faveur d’un régime fiscal dérogatoire, montrent des documents administratifs et juridiques consultés par Reuters.

Une quarantaine d’actifs immobiliers acquis par l’émirat du Qatar en France soit en direct, soit au travers de son fonds souverain ou encore par le biais d’investissements réalisés en propre par des membres de la famille régnante al Thani ont ainsi été identifiés.

L’émirat et son fonds souverain contrôlent une dizaine de ses biens immobiliers pour une valeur totale de près de 3 milliards d’euros, selon les données compilées par Reuters.

Un fond créé par l’ex-émir, cheikh Hamad ben Khalifa al Thani, qui a abdiqué en juin en faveur de son fils cheikh Tamin, en détient neuf et ses enfants, dont le nouvel émir, six.

Les autres sont contrôlés soit par d’autres membres de la famille soit par des hommes d’affaires qui entretiennent des liens étroits avec la famille régnante comme Ghanim bin Saad al-Saad.

L’ancien émir du Qatar s’est ainsi porté acquéreur du célèbre showroom Citroën des Champs-Elysées mis en vente par PSA, qui confronté à d’importantes difficultés financières, a cédé pour deux milliards d’actifs en 2012.

Les Qataris bénéficient en France d’un régime fiscal dérogatoire controversé en vertu d’un accord bilatéral dont la dernière mouture remonte à 2008 et qui exempte d’imposition sous certaines conditions les plus values immobilières.

Il s’agissait notamment pour Paris de proposer des conditions au moins aussi attractives que Londres à un moment où la crise financière avait exacerbé la concurrence pour attirer les investissements des pays exportateurs de pétrole et de gaz, enrichis par l’envolée des cours, soulignent plusieurs experts.

C’est grâce aux avantages fiscaux que les Qataris sont actuellement les seuls acheteurs sur le marché parisien“, relève Pour sa part Philippe Chevalier, directeur chez Emile Garcin, l’un des spécialistes de l’immobilier de luxe.

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Mondial 2022 au Qatar : près de 400 Népalais morts sur les chantiers

En 2013, 185 Népalais auraient trouvé la mort sur les chantiers de la Coupe du monde de football qui doit se dérouler au Qatar en 2022. Selon un bilan établi par le Guardian, cela porte le total de travailleurs népalais ayant péri sur les chantiers des infrastructures à 382 en deux ans.

Les journalistes du quotidien britannique s’appuient sur des documents « officiels » auxquels ils ont eu accès. « Ces informations accentuent la pression sur la FIFA [Fédération internationale de football] qui doit exiger des changements rapides », écrivent les journalistes.

Selon le Guardian, le nombre d’ouvriers morts sur les chantiers pourrait être beaucoup plus important puisque le Népal n’est « qu’un des nombreux pays » à fournir de la main-d’œuvre au Qatar, qui emploierait au total 2 millions de travailleurs immigrés.

Le quotidien britannique, informé par les services de l’ambassade népalaise à Doha, avait déjà dénoncé les conditions de travail des ouvriers immigrés au Qatar. En septembre, les journalistes du Guardian avaient révélé que 44 travailleurs népalais étaient morts sur les chantiers entre le 4 juin et le 8 août. « Au moins 36 ouvriers ont trouvé la mort la semaine qui avait suivi nos révélations », expliquent les journalistes. Une façon de dénoncer l’inertie des autorités qataries.

Un dossier brûlant pour la FIFA
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Qatar : La puissance et la gloire

Le Qatar est un cas unique. Grand comme la Corse, il est dirigé par un émir qui se prend pour Napoléon. Mais un Napoléon moderne, qui gagne sa puissance sans invasions ni batailles rangées…

L’entrée du Qatar dans la cour des grands s’est faite soudainement, en 1995. Cette année-là, un jeune homme inconnu renversait son père, un émir discret assis sur les plus grandes réserves de gaz du monde, dont il avait décidé de ne rien faire pour ne pas gêner ses encombrants voisins saoudiens et iraniens.

Partie 1/2 : La puissance et la gloire (1995-2008)

Partie 2/2 : Trahisons et double jeu (2008-2013)
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La crise a favorisé les fonds souverains du Golfe

Entre 2007 et 2013, les fonds souverains des pétromonarchies du Golfe persique ont bondi de 60% pour atteindre 1.600 milliards de dollars. La crise économique a par contre poussé certains fonds vers une diversification des investissements.

Riyad, Arabie Saoudite

Avec un cours du pétrole autour des 100 dollars depuis 2011, les pays disposant de réserves d’or noir peuvent avoir le sourire. Si certains pays cherchent à trouver la parade en explorant la piste des hydrocarbures alternatifs (gaz de schistes aux USA, pétrole bitumineux au Canada), la majorité des grandes puissances importent en masse. Et à ce jeu-là, les pays du Golfe persique tirent leur épingle du jeu.
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Strasbourg : La ministre de l’Intérieur adoubée par les autorités musulmanes (dystopie)

NB: Ce texte correspond à une série d’anticipation et/ou de politique-fiction…

Strasbourg, 1er octobre 2022 – La ministre française de l’Intérieur, Cécile Dufloch, intervenait ce mardi à la Mosquée cathédrale de Strasbourg afin d’obtenir l’aval des autorités islamiques de France concernant sa nomination, dans un premier discours très attendu suite au partage du pouvoir de 2022.

J’affirme, ici même, que jamais je n’outrepasserai les droits et compétences de l’État français, qui en aucun cas ne doit interférer avec le domaine de compétence des autorités musulmanes“, a martelé le ministre, une main sur le Coran, l’autre sur la Constitution, face à un parterre de dignitaires musulmans venus de l’ensemble du monde arabe.

“Je remercie les délégués ici présents de leur confiance, et m’engage, dans le cadre de mes fonctions, à respecter le Partage du pouvoir de 2022 entre la Constitution française, d’une part, et le Coran, d’autre part.”

Je rappelle que j’ai été l’artisane de l’unification des autorités musulmanes de France. Visionnaire, j’appelai dès 2010 l’islam de France à “prendre ses responsabilités et à s’organiser”. Ma mission a, il me semble, réussi“, a poursuivi le ministre.

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Congo : Total finalise son alliance avec le Qatar

Total a finalisé aujourd’hui l’entrée de Qatar Petroleum International (QPI) au capital de Total E&P Congo à hauteur de 15%. Cette prise de participation, qui se fait via une augmentation de capital de Total E&P Congo de 1,6 milliard de dollars, va permettre au géant français de financer son grand investissement de 10 milliards de dollars pour développer le gisement Moho Nord.

Le principe de cette arrivée de QPI au capital de Total E&P Congo avait été annoncé en mai dernier.

Créée en 2006, QPI est une filiale à 100% de Qatar Petroleum, la société pétrolière nationale de l’Etat du Qatar

Le Figaro

Memorandum d’anciens du renseignement à Obama : ” La Syrie est-elle un piège ?”

MEMORANDUM FOR: Le Président – Sept. 2013

FROM: Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS)

SUBJECT: La Syrie est-elle un piège ? (Is Syria a Trap?)

Priorité : IMMÉDIATE

Nous sommes au regret de vous informer que certains anciens collègues nous disent avec certitude que, contrairement aux déclarations de votre administration, les sources les plus fiables attestent que Bashar al-Assad n’est pas responsable de l’incident chimique du 21 août qui a tué et blessé des civils syriens, et les services secrets Britanniques le savent également. En écrivant ce bref rapport, nous préférons penser que vous n’avez pas été totalement informé car vos conseillers ont préféré vous ménager la possibilité future de nier – couramment désignée comme “le déni plausible”.

Nous avons déjà connu cette situation – avec le Président George W; Bush, à qui nous avions adressé notre premier memo VIPS juste après la déclaration de Colin Powell le 5 février 2003 dans son discours aux Nations Unies, dans lequel il avait colporté de faux renseignements pour justifier l’attaque contre l’Irak. Par la suite, aussi, nous avons préféré accorder au Président Bush le bénéfice du doute, pensant qu’il avait été trompé ou à tout le moins très mal conseillé.

La nature frauduleuse du discours de Powell était évidente. C’est pourquoi, l’après-midi même, nous avions fortement recommandé à votre prédécesseur “d’élargir la discussion au-delà [...] du cercle des conseillers clairement partisans d’une guerre dont nous ne voyions pas de raisons valables, et dont les conséquences seraient, d’après nous, catastrophiques.” Nous donnons le même conseil aujourd’hui.

Nos sources confirment qu’un incident d’origine chimique a fait des victimes, morts et blessés, le 21 août, dans la banlieue de Damas.

Nos sources insistent, cependant, sur le fait que cet incident n’était pas le résultat d’une attaque de la part de l’armée syrienne utilisant des armes chimiques de classe militaire provenant de son arsenal. C’est le fait le plus marquant, d’après un officier de la CIA qui travaille sur le dossier syrien. Elles nous expliquent que le directeur de la CIA John Brennan est en train de tromper les membres du Congrès, les médias, le public, et peut-être même vous, avec une supercherie du même type que celle qui a été utilisée avant la guerre en Irak.

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Syrie : Le gaz dans la bataille

En sous-main du conflit syrien, la rivalité entre le Qatar et l’Iran autour du champ gazier le plus important du monde.

David Rigoulet-Roze à propos de la “guerre du gaz” qui s’opère dans l’ombre entre le gouvernement de Bachar el-Assad et le Qatar.

Via Theatrum Belli

Intervention en Syrie : La recherche d’un prétexte à tout prix [1]

La coalition réunissant les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar vient de franchir un nouveau pas dans sa volonté d’intervenir en Syrie afin de renverser le régime de Bachar El-Assad. Utilisant ses énormes moyens de communication, elle vient de lancer une vaste campagne d’intoxication de l’opinion internationale afin de la convaincre que Damas a utilisé l’arme chimique contre son peuple, commettant ainsi un véritable crime contre l’humanité et méritant  « d’être puni ».

Par Eric Denécé

Aucune preuve sérieuse n’a été présentée à l’appui de ces affirmations. Au contraire, de nombreux éléments conduisent à penser que ce sont les rebelles qui ont utilisé ces armes. Ces mensonges médiatiques et politiques ne sont que des prétextes. Ils rappellent les tristes souvenirs du Kosovo (1999), d’Irak (2003) et de Libye (2010) et ont pour but de justifier une  intervention militaire afin de renverser un régime laïque, jugé hostile par les Etats-Unis  - car allié de l’Iran et ennemi d’Israël – et impie par les monarchies wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar. Il est particulièrement affligeant de voir la France participer à une telle mascarade.

  • [1] Ce texte reprend, pour partie, des analyses produites par Alain Chouet, Alain Corvez et Alain Rodier, tous trois anciens officiers du renseignement français.

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Liban : Une participation de Paris à une opération en Syrie exposerait les militaires français

Malgré les difficultés diplomatiques, en particulier au Conseil de sécurité des Nations unies, et la mise hors-jeu des Britanniques, le président Hollande a indiqué, ce 30 août, au quotidien Le Monde, ne pas exclure une intervention militaire en Syrie avant le 4 septembre prochain, jour où le Parlement sera convoqué en session extraordinaire pour débattre de la situation syrienne.

Soldat français de la Finul (Force intérimaire des Nations Unies au Liban)

Cette opération, a précisé le chef de l’Etat, ne viserait pas “à libérer la Syrie ou à renverser le dictateur (ndlr, Bachar el Assad)” mais à porter un “coup d’arrêt” à “un régime qui commet l’irréparable sur sa population”.

Pour les partisans d’une intervention, il s’agit, en “punissant” le régime de Bachar el-Assad pour sa responsabilité encore présumée dans l’attaque chimique du 21 août dernier dans les faubourgs de Damas, d’éviter que lui ou d’autres aient à nouveau recours à ce type d’armes. D’autres espèrent qu’elle permettra de renverser le rapport de forces sur le terrain en faveur de la rébellion, elle-même divisée. Cela étant, il n’est nullement question, selon les déclarations des présidents Hollande et Obama, d’en arriver là.

Seulement, l’équation syrienne est extrêmement compliquée. Et pour les opposants à cette intervention – qui ne sont pas forcément de farouches admirateurs de Bachar el-Assad ou même encore de Vladimir Poutine – lancer des frappes, même pendant un temps limité, ne servirait à rien, si ce n’est à obtenir une situation pire qu’avant. En clair, ce serait mettre un coup de pied dans un nid de frelons et ce n’est pas la meilleure chose à faire.

Le temps où l’ancien président Sarkozy évoquait “l’harmonie insoupçonnée” entre les différentes communautés qui se côtoyaient à Damas grâce à la “spécificité  d’un régime autoritaire laïque” (Libre, Robert Laffont/ XO Editions, 2001) est désormais révolu. Car le conflit syrien est une guerre civile impliquant Kurdes, arabes sunnites, chrétiens, alaouites et druzes.

Mais il tend aussi à s’internationaliser, avec l’engagement du Hezbollah chiite, allié de Bachar el-Assad, de combattants iraniens (probablement) et de jihadistes venus de l’extérieur prêter main forte à leurs homologues syriens (ndlr, pour rappel, ces derniers n’ont pas effrayé plus que ça le régime syrien quand il les laissait passer en Irak, à l’époque où les Américains y étaient encore présents… Mais passons).

En outre, des puissances étrangères se font ainsi une guerre par procuration, l’Arabie Saoudite et le Qatar tentant de damer le pion à l’axe chiite (donc Téhéran) qu’ils redoutent sans doute plus que tout, en soutenant telle ou telle faction rebelle. Qui plus est, il y a des intérêts dont on ne parle que très peu. Comme par exemple ce projet de Doha de faire passer un gazoduc via la Syrie et la Turquie afin d’exporter son gaz vers l’Europe sans passer par le détroit d’Ormuz, à la merci d’un coup de sang iranien. Seulement, Bachar el-Assad s’y était opposé…
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Zbigniew Brzezinski sur la Syrie : « Les États-Unis s’engagent dans une propagande de masse »

Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter, s’exprimait le 14 juin 2013 sur MSNBC à propos de la guerre en Syrie. La veille de cet entretien entre 100 et 150 personnes auraient été tuées en Syrie par des armes chimiques. Barack Obama déclarait alors qu’une “ligne rouge inacceptable avait été franchie” par le régime syrien de Bachar el-Assad.

Les États-Unis s’engagent dans une propagande de masse en parlant de guerre pour la démocratie. Qui se bat pour la démocratie là -bas ? Le Qatar ? L’Arabie Saoudite ? Nous sommes face à une tragédie et notre manière d’agir est désordonnée.

Vidéo disponible également ici.

Radio Courtoisie : « Le renseignement face aux menaces d’aujourd’hui »

Sur Radio Courtoisie, le 28 août, Laurent Artur du Plessis recevait Alain Rodier, directeur de recherche au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), ancien officier supérieur des services de renseignement français, pour une émission consacrée au renseignement.

Plus d’émissions téléchargeables (Radio Courtoisie) ici
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Le monde vit “à crédit” dès mardi, met en garde le WWF

Le monde vit “à crédit” dès ce mardi, met en garde le WWF. La population mondiale a consommé la totalité des ressources naturelles que la Terre est capable de renouveler en l’espace d’une année.

Les humains ont atteint ce plafond pour la première fois le 19 décembre 1987. Ce “[Earth] Overshoot Day” n’a fait que se rapprocher du début de l’année depuis.

Actuellement, le WWF estime que plus d’une planète et demie serait nécessaire pour combler les besoins de l’humanité. Il en faudrait même deux d’ici 2050. La croissance démographique et une consommation par personne en hausse sont les principales raisons de cette augmentation.

Qatar en tête
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«Une triple crise couve dans les pays du Golfe»

Après les pays occidentaux, le Golfe piquerait-il sa crise ? C’est ce que semblent montrer plusieurs indicateurs économiques alarmants. Un rapport du Fonds monétaire international publié en début d’été dresse de bien mornes perspectives pour les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En 2011, leur croissance affichait un insolent 7,5%. La projection pour cette année annonce, elle, 3,7%. Un fort ralentissement dû à une crise multifactorielle, frappant tout à la fois l’emploi et le puissant secteur de l’énergie. «Pour ces pays, le défi à moyen terme est celui de la diversification et de l’intégration d’une population jeune en croissance rapide», souligne le FMI. Spécialiste du Moyen-Orient, diplômé du King’s College de Londres et de Sciences-Po Aix-en-Provence, Hugo Micheron livre son analyse.

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Libération : Vu de France, les économies des pays du Golfe semblent florissantes. Or selon vous, ils commencent à connaître de sérieuses difficultés à travers une triple crise…

Hugo Micheron : Une précision, tout d’abord : les pays du Golfe – Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis (EAU), Koweït, Qatar et Oman – regroupés au sein du Conseil de coopération du Golfe sont souvent perçus à travers le prisme uniformisant du Qatar. Or ces pays sont très hétérogènes d’un point de vue démographique, des richesses, et des réserves d’hydrocarbures. Ils disposent toutefois de nombreuses spécificités communes : structure économique rentière – les hydrocarbures représentent de 60% des revenus au Qatar à 90% en Arabie Saoudite -, dépendance aux travailleurs expatriés (plus de la moitié de la population régionale), autoritarisme politique et conservatisme religieux.

Et depuis quelque temps, en effet, une triple crise couve dans ces pays. Une crise énergétique, d’abord : les pays du Golfe sont devenus en moins de dix ans les plus grands consommateurs d’énergie par habitant au monde, et sont aujourd’hui incapables de répondre à la croissance de la demande. Crise de l’emploi, ensuite : les pays du CCG ne créent pas assez de postes pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail. Crise budgétaire, enfin : Bahreïn et Oman doivent déjà puiser dans leurs réserves financières pour payer une partie de leurs dépenses structurelles, tandis qu’en Arabie Saoudite, au rythme où croissent les dépenses publiques, le royaume pourrait avoir écoulé ses réserves placées à l’étranger à la fin de la décennie.

Comment ces pays font-ils face à l’explosion de leur consommation d’énergie ?
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Le Qatar, un ami qui nous veut du mal

Par Camille Galic

La France, un paradis fiscal pour un géant financier : Camille Galic a lu les deux dernières monographies du Qatar.

Hamad Ben Jassem Al-Thani, le premier ministre qatarien, et François Hollande, dans la cour de l’Elysée

Peuplé de 1.903.447 habitants dont les deux tiers d’étrangers répartis sur 11.586 km2 seulement, soit un peu moins que la région Ile-de-France, le Qatar intrigue, le Qatar inquiète. Il est vrai que son avidité capitalistique et ses ambitions géopolitiques sont inversement proportionnelles à sa population et à sa superficie. Sur les cinq livres qui viennent de lui être consacrés, nous en avons retenu deux : Qatar/ Les secrets du coffre-fort et Le Vilain Petit Qatar. Le premier, plus informatif, le second, plus polémique.

Bons spécialistes du Moyen-Orient, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, qui furent enlevés le 20 août 2004 par l’Armée islamique en Irak qui ne les relâcha que quatre mois plus tard en échange, selon The Times, d’une rançon de 11,8 millions d’euros en partie réglée, dit-on, par… le Qatar, disent avoir enquêté un an sur « ce confetti qui rêve d’être un empire ». Ils énumèrent ses atouts, en particulier ses fabuleuses réserves de gaz naturel et son « trio magique » constitué par le cheik Hamal al-Hani, « un émir despote mais éclairé » (après avoir pris soin de débarquer son père et de neutraliser une kyrielle de frères), son ambitieuse et élégante épouse la cheika Moza et son premier ministre et cousin Hamad bin Jassem Bin Jabor, dit HBJ, wahhabite conservateur très proche des Etats-Unis et « grand manitou du rapprochement avec la France de Nicolas Sarkozy ».

La France paradis fiscal… pour les Qataris

En fait, le rapprochement avait initialement eu lieu sous De Gaulle, qui avait tenté de faire la pige aux Anglo-Saxons dans le Golfe, et s’était accentué sous Chirac, mais l’idylle menée tambour battant par Sarkozy favorisa de la part des Qataris un véritable prurit d’acquisitions et d’investissements. Palaces, hôtels particuliers, immeubles de rapport et de bureaux, entreprises du luxe, participations dans les firmes du CAC 40, terres arables, œuvres d’art (c’est le Qatar qui imposa la grotesque exposition Murakami au château de Versailles), sport avec le rachat du PSG, rien n’échappe à leur fringale.
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Qatar : Au royaume de l’esclavage moderne

Domestique, ouvrier qualifié ou homme d’affaires : il n’est pas facile d’être un immigré au Qatar où les conditions de travail sont souvent inhumaines.

En 2012, Theresa M. Dantes a signé un contrat avec une agence de recrutement des Philippines pour venir travailler au Qatar comme domestique. Elle devait être logée, nourrie et payée 400 dollars [305 euros] par mois. Pourtant, lorsqu’elle est arrivée, son employeur l’a informée qu’il ne lui verserait que 250 dollars [190 euros]. Elle a accepté car sa famille, restée à Quezon City, comptait sur ce salaire.

Cependant, la jeune femme n’était pas au bout de ses surprises. Theresa Dantes, 29 ans, affirme qu’elle ne prenait qu’un repas par jour, composé des restes du déjeuner familial. “S’il ne restait rien, alors je ne mangeais pas.” Elle travaillait sept jours par semaine. Une fois son labeur terminé dans la maison de son employeur, on la forçait à nettoyer celle de sa belle-mère puis celle de sa sœur. Huit mois après son arrivée, Theresa Dantes a voulu partir. Son patron lui a ri au nez : “Tu ne peux pas démissionner !”

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Moyen-Orientaux, Russes, Chinois… Ils s’offrent un morceau de France

Ils sont nombreux à être attirés par nos palaces, nos ­vignobles, nos griffes de luxe. Quand la France n’a plus les moyens d’entretenir et de développer ses ­richesses, ce sont les pays émergents, du Moyen-Orient à l’Asie, qui prennent le relais. Un processus inéluctable.

[...] On peut jouer les Cassandre et s’effrayer de voir filer nos labels entre des mains étrangères. On peut aussi y voir, comme Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, « une opportunité pour l’économie du pays », au même titre que les investissements venus des quatre coins du monde. En pleine crise, comment refuser ces mannes financières qui dopent la croissance ?

Décidé par Bercy, un clip publicitaire « Say oui to France » est diffusé actuellement dans le monde pour attirer les investisseurs dans notre pays. Seulement voilà, il y a des symboles de notre patrimoine auxquels il ne faut pas toucher.

« Le Qatar rachète la France » ont titré récemment les journaux télévisés. Dans « Le Journal du dimanche », Jaham Al-Kuwari, l’ambassadeur du Qatar en France, s’est aussitôt fendu d’une tribune intitulée « Pourquoi ce “Qatar bashing” ? ». L’émotion est forte, les mots sont durs : « Le conspirationnisme bat son plein, assorti d’une xénophobie à peine voilée. Qu’on le veuille ou non, cela a des airs de “délit de faciès”. »
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