L’obsession de la chasse aux promotions

Dépenser le moins possible, grappiller quelques centimes. Pour certains comme Laure Hostier, c’est une activité qui vire à l’obsession. Sont-ils malins ou radins?

Cette nouvelle manière de consommer est pour Patrick Avrane, psychanalyste et d’auteur de “Petite psychanalyse de l’argent“, une manière de prendre le contrôle. “Ils ont un sentiment de pouvoir sur les choses, car c’est eux qui savent. C’est eux qui savent utiliser la façon de gagner de l’argent sur les choses. Ils ont l’impression que tous les autres se font berner sauf eux qui savent comment faire et sont à ce moment-là tout puissants“, analyse le psychanalyste.

Big data : Serez-vous bientôt recruté par des algorithmes?

L’utilisation des mégadonnées pour départager les candidats à l’embauche est encore embryonnaire, mais l’idée fait son chemin dans les entreprises. Non sans poser de questions.

Qui de l’homme et de la machine est le mieux à même de choisir un futur salarié, celui qui brillera autant par ses performances que par sa capacité à s’intégrer parmi ses collègues? Une étude de la Harvard Business Review publiée en avril 2014 a semé le doute. Deux psychologues de l’université du Minnesota ont jugé “qu’en matière de recrutement, les algorithmes font mieux que l’intuition“.

Bien paramétré, un modèle informatique capable de brasser des informations sur les candidats – depuis un CV, les réseaux sociaux, des tests de personnalité, etc. – aurait plus de chance de sélectionner les meilleures recrues que les employeurs.

Très doués pour définir les besoins d’un poste et extraire des informations à partir des profils des candidats“, les humains seraient “mauvais pour en pondérer les résultats“. Aveuglés par leur subjectivité, ils se laisseraient distraire par des éléments parasites sans lien avec la mission, contrairement aux algorithmes.
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La psychologie économique

La psychologie économique étudie le comportement réel de l’individu. Elle regroupe tous les chercheurs, économistes, psychologues, psychologues sociaux, qui s’interrogent sur la façon dont le processus de décision s’opère. Pour la plupart des économistes, le cerveau est une « boîte noire » inaccessible.

La théorie contemporaine s’est ainsi limitée à l’étude des comportements observables des individus, qui sont censés correspondre à leurs préférences. La réalité est cependant bien différente…

John Nash est mort, la théorie des jeux est encore bien vivante

Le mathématicien américain John Forbes Nash et son épouse sont morts samedi 23 mai à l’âge de 86 ans dans un accident de taxi. Vous connaissez sans doute son histoire grâce au film “un homme d’exception” (A beautiful mind) dans lequel son rôle était joué par Russel Crowe.

John Nash venait de recevoir le prix Abel de mathématiques. Mathématicien de génie, Nash a sombré dans la schizophrénie à trente ans, pour n’en sortir qu’à l’âge de 60 ans. Il s’était vu décerner le prix Nobel d’économie en 1994 pour sa contribution à la théorie des jeux . Celle-ci est devenue un puissant outil dans de nombreuses disciplines où l’on cherche à définir des choix rationnels optimaux – en psychologie, science politique, géostratégie, écologie…

La théorie des jeux a connu son essor dans les années 1940, avec les travaux de John von Neumann et Oskar Morgenstern, qui s’intéressèrent d’abord à des situations à deux joueurs, à somme nulle – où le gain de l’un est la perte de l’autre. Mais au-delà, « c’était un résultat très intéressant en économie, qui allait à l’encontre de la Main invisible d’Adam Smith, supposée bénéfique à tous », souligne le mathématicien Ivar Ekeland (université Paris-Dauphine).

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Histoire de la pauvreté errante

Des mendiants et vagabonds du Moyen Âge aux « SDF » du début du XXIe siècle en passant par la figure intermédiaire du clochard, l’historien André Gueslin traque au fil des siècles et au ras du sol les continuités sociologiques du monde de l’errance.

En proposant une histoire de la pauvreté errante dans la France du Moyen Âge à nos jours, André Gueslin creuse un peu plus le sillon qu’il a déjà emprunté dans nombre de ses ouvrages précédents [1].

En centrant cette fois-ci son attention sur la figure historique du vagabond, l’auteur retrace dans un langage clair et une démarche rigoureuse l’histoire totale d’une pauvreté singulière et pluriséculaire : la pauvreté errante.

Comme à son accoutumée, André Gueslin mobilise une palette extrêmement riche et diversifiée de matériaux historiques, juridiques, ethnologiques, littéraires, cinématographiques, etc., pour multiplier les entrées descriptives et analytiques de ce monde qui, très justement, laisse peu de traces.
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Jean du Chazaud : « Ces glandes qui nous gouvernent »

Jean du Chazaud, fondateur de l’institut d’endrocrino-psychologie nous explique le rôle méconnu et primordial de nos glandes endocrines. Il s’appuie sur les travaux du Dr Jean Gautier, qui a démontré l’influence et le rôle de la glande thyroïde dans notre santé mentale et physique.

Partie 1:

Ils s’opposent aux neurologues et la médecine traditionnelle. Selon la croyance populaire et l’enseignement traditionnel de la médecine le centre de nos décisions serait piloté par notre conscience par l’intermédiaire du cerveau.

Ces glandes indispensables à notre fonctionnement physiologique constituerait le point de liaison entre le corps et l’esprit avec un grand pouvoir d’interaction sur nos capacités physiques intellectuelles et sexuelles.

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La psychologie économique

La psychologie économique étudie le comportement réel de l’individu. Elle regroupe tous les chercheurs, économistes, psychologues, psychologues sociaux, qui s’interrogent sur la façon dont le processus de décision s’opère. Pour la plupart des économistes, le cerveau est une « boîte noire » inaccessible.

La théorie contemporaine s’est ainsi limitée à l’étude des comportements observables des individus, qui sont censés correspondre à leurs préférences. La réalité est cependant bien différente…

Un psychiatre plaide pour une “médecine préventive des chômeurs”

Le psychiatre Michel Debout, auteur du livre Le Traumatisme du chômage, a plaidé lundi pour la mise en place d’une “médecine préventive des chômeurs“, sur le modèle de la médecine du travail.

Il faut qu’il y ait une médecine préventive des chômeurs, comme il y a une médecine préventive du travail“, a déclaré M. Debout, lors d’une conférence de presse de présentation de son ouvrage, qui sort jeudi aux éditions de l’Atelier.

Dans son livre, il préconise une première consultation médicale “dans les deux à trois mois qui suivent la perte d’emploi”, puis un deuxième rendez-vous “à six mois” pour les chômeurs dont l’état risque de se dégrader ou “après un an de chômage” pour les autres. Enfin, un “dernier examen de prévention sera prévu deux ans après la perte d’emploi” pour orienter le chômeur, si besoin, “vers des soins au long cours”.

La médecine préventive des chômeurs “peut être le fait du médecin du travail ou d’un autre médecin, y compris généraliste, dès lors que cette intervention est pensée comme s’inscrivant dans ce moment de la perte d’emploi”, a précisé Michel Debout.
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Synchronicités : ces heureuses coïncidences qui nous connectent à notre intuition

On a tous vécu un jour de ces coïncidences qui « tombent vraiment bien » et que le psychiatre suisse Carl Gustav Jung appelle des « synchronicités ».  Etre réceptifs à ces événements hasardeux, liés par le sens et non par la cause, nous permet d’affiner notre intuition.

Mystérieuses heureuses coïncidences… Elles se manifestent juste au bon moment, nous permettant « comme par magie » de débloquer une situation ou d’accéder à nos désirs. C’est l’histoire d’untel, qui, dans un journal laissé dans un bus, tombe pile sur l’annonce du logement idéal,  ou d’un autre qui rencontre sur un chemin pris au hasard LA personne qu’il fallait pour faire avancer son projet, ou encore celle d’un dernier, qui, en plein questionnement intérieur rentre dans une librairie et tombe, dans un livre ouvert machinalement, exactement sur l’information dont il avait besoin pour avancer.

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Pierre Lascoumes : « Les élites se donnent de bonnes raisons pour frauder »

Pierre Lascoumes est directeur de recherche CNRS au Centre d’études européennes (CEE) de Sciences Po. Auteur notamment, avec Carla Nagels, de « Sociologie des élites délinquantes. De la criminalité en col blanc à la corruption politique », ed. Armand Colin, septembre 2014.

Les riches fraudent tout autant que les pauvres. Mais ils se donnent de bonnes raisons de le faire. Entretien avec Pierre Lascoumes, directeur de recherche CNRS au Centre d’études européennes (CEE) de Sciences Po.

Pourquoi les riches fraudent-ils ?

Pourquoi ne frauderaient-ils pas ! Le sociologue Émile Durkheim (1858-1917) expliquait déjà que chaque groupe social, les riches comme les autres, entretient un rapport particulier aux normes. Et le Hollandais Willem Adriaan Bonger (1876-1940) ajoutait que les transgressions s’expliquent par la compétition entre catégories sociales et le besoin de reconnaissance.

Même les mieux dotés se sentent dans un climat de concurrence qui incite certains d’entre eux à recourir à tous les moyens pour assurer leur place. Le besoin de puissance est sans fin.

Les élites économiques qui fraudent développent tout un ensemble de « techniques de neutralisation », dites-vous, pour justifier leurs actes. De quoi s’agit-il ?
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Claudia Senik : « La croissance harmonise le bonheur de tous »

A rebours des théories décroissantes, la chercheuse Claudia Senik affirme que le bien-être est aussi affaire de développement économique. Une thèse qu’elle défend avec chiffres et enquêtes de satisfaction.

Pourcentage de la population notant entre 7 et 10 sa satisfaction de vivre (sur une échelle de 0 à 10), par pays, en 2014 – Source : The Economist

La croissance rend-elle les gens plus heureux ? Question hautement polémique au moment où la France s’enlise dans la récession, où la menace écologique est une urgence et où une partie des citoyens et des chercheurs militent pour un modèle décroissant.

En interrogeant les ressorts de la croissance au regard du bien-être dans son nouveau livre “l’Économie du bonheur”, Claudia Senik, professeure à l’université Paris-Sorbonne et à l’École d’économie de Paris, relance le débat. Cette chercheuse travaille sur un matériau assez nouveau, le bonheur, qui aussi subjectif et insaisissable soit-il, affine la compréhension des comportements humains dans une économie de marché. Ainsi se développe une approche psychologique de la crise, basée sur de grandes enquêtes de satisfaction auprès de la population.

A côté du taux de chômage ou du PIB, le bonheur peut-il devenir un nouvel indicateur économique fiable au point de dessiner l’avenir d’un pays ? Si la croissance n’assure pas le bien-être à long terme, elle a au moins, l’avantage, affirme Claudia Senik, de réduire les inégalités dans ce domaine. Un plaidoyer pour une «valeur d’avenir» qui devrait susciter la controverse.
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Récompenser ses enfants avec de l’argent de poche, une fausse bonne idée ?

Apprendre à être autonome et à gérer un budget est une des vertus de l’argent de poche. Mais il sert aussi parfois à punir et récompenser les enfants. Pour 72% des parents, cet argent rétribue en effet des travaux domestiques ou de bons résultats scolaires. Comment faut-il donner cet argent ? A partir de quel âge et jusqu’à quand ?

Christine Brunet, psychologue et psychothérapeute, explique qu’une relation de confiance doit être instaurée entre les parents et leurs enfants sur l’argent de poche, une somme qui, selon elle, ne doit surtout pas se transformer en récompense. En France, les parents distribuent en moyenne 12 euros par mois à leurs enfants entre 7 et 11 ans, et 47 euros entre 14 et 17 ans. La plupart des parents arrêtent de donner lorsque leur enfant accède à son premier emploi.

Claude Halmos: “La crise a enfanté une crise psychologique”

Dans son dernier livre, Est-ce ainsi que les hommes vivent? la psychanalyste Claude Halmos soutient que la crise économique provoque des ravages psychologiques dans de nombreuses couches de la population. Interview.

par

Certains malaises sont si difficiles à nommer que l’on s’abrite volontiers derrière des expressions passe-partout pour contourner l’obstacle.

Ainsi de la fameuse “déprime” ou “sinistrose” hexagonale, censée renvoyer au piteux moral des Français frappés par la dégradation économique.

L’heure n’est pourtant plus aux euphémismes commodes, s’emporte la psychanalyste Claude Halmos dans son dernier livre, Est-ce ainsi que les hommes vivent? (Fayard).

Celle que de nombreux lecteurs et auditeurs connaissent pour ses interventions affûtées sur les questions d’éducation pousse, cette fois, un cri d’alarme et de révolte aux accents politiques :

oui, la crise économique provoque, bien au-delà du seul cercle emblématique des chômeurs, des ravages psychologiques dans de nombreuses couches de la population.

Aux dirigeants d’en prendre la mesure, sous peine de se couper encore davantage de leurs électeurs. Une interpellation douloureuse, mais salutaire.

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Le sacrifice des classes populaires

Émission “Les Matins” diffusée le 16 septembre 2014 sur France Culture, sur le thème: “Des statistiques aux réalités territoriales : une nouvelle carte sociale se redessine-t-elle?“ 

Invités: Christophe Guilluy, géographe, consultant, Béatrice Giblin, professeur des Universités et directrice de l’Institut Français de Géopolitique Université Paris VIII. Jean Lassalle, député Modem.

Franck Lepage : Atelier de désintoxication de la langue de bois

L’atelier de désintoxication de la langue de bois se déroule généralement sur trois heures. L’idée est de vérifier collectivement que nous ne sommes pas dupes individuellement. Il en ressort une jubilation et un effet de libération. Nous ne sommes pas dingues quand nous trouvons que de monter des « projets » du matin au soir n’est pas la définition du bonheur. Encore faut-il se le dire ensemble.

1) Les catégories de la langue de bois
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Deux fondements psychologiques de l’abrutissement des masses

Description de deux des fondements psychologiques qui conduisent à l’abrutissement des masses, c’est à dire à leur capacité à être conduites ici ou là comme on conduit un troupeau de moutons. Ces deux exemples psychologiques ne sont pas exhaustifs.

Sommes-nous manipulés ?

Conférence donnée le 12 décembre 2006 par le professeur Robert-Vincent Joule, chercheur en psychologie sociale, directeur de laboratoire à l’Université de Provence.

Comment faire évoluer les comportements et les mentalités? Peut-on manipuler –honnêtement cela va sans dire- ses amis, ses voisins, et même des inconnus ? Pour Robert Vincent Joule, un chercheur en psychologie sociale reconnu, la manipulation est à la portée de tous… à condition d’en connaitre les fondamentaux. Et les fondamentaux sont scientifiques.

A travers les multiples expériences qui sont menées en psychologie sociale dans le monde entier, on sait qu’il y a des façons d’obtenir plus facilement ce que l’on souhaite d’autrui. En connaissant les techniques, on évite aussi les pièges tendus par les vendeurs qui réussissent à nous faire acheter des choses épouvantables

Les professionnels du marketing bien sûr se passionnent pour cette discipline, qui fournit des armes aux manipulateurs, et qui nous fait comprendre pourquoi nos actes ne sont pas toujours en accord avec nos idées. Mais la psychologie sociale a aussi des applications directes dans le domaine de l’enseignement, de l’éducation, de l’entreprise, de la santé.

Robert Vincent Joule, chercheur en psychologie sociale à l’université de Provence à Aix, est le co-auteur d’un ouvrage qui a été traduit dans une douzaine de langues, et qui s’est vendu à ce jour à plus de 500.000 exemplaires. Du rarement vu pour un ouvrage universitaire.

Bernard Stiegler : « Infantilisation des adultes, puérilisation des enfants »

L’infantilisation des adultes, la puérilisation des enfants, la destruction des rapports de générations, tout cela revient à réfléchir au pouvoir immense du marketing sur une société devenue un troupeau de consommateurs. Permettez-moi un détour…

« Pavillon de la publicité » – Exposition Universelle de Paris, 1937

Le capitalisme a muté au début du vingtième siècle, avec le fordisme. Nous sommes alors sortis de l’époque productiviste du capitalisme, celle de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle qui a transformé nos vies – des chemins de fer à l’électricité alimentant l’usine et les nouvelles concentrations urbaines.

Ce capitalisme a transformé les ouvriers, les artisans, les paysans en prolétaires. Grâce aux avancées techniques, aux nouvelles machines, la productivité s’est trouvée multipliée par dix, cent, parfois par mille… Ces énormes gains de production ont assuré la prospérité de la la petite bourgeoisie intellectuelle, de la moyenne bourgeoisie des entrepreneurs et des commerçants, et de la grande bourgeoisie industrielle, de la finance et du capital.

Henri Ford invente la voiture bon marché et le consommateur Au début du siècle, de nouvelles méthodes de travail vont être expérimentées pour accroître encore la productivité. C’est d’abord le taylorisme, imaginée par l’ingénieur américain Frederick Winslow Taylor (1856-1915).

On cherche à organiser scientifiquement le travail, « The One Best Way », la meilleure façon de produire, le rendement maximum grâce à l’analyse des techniques de production (gestes, cadences). C’est aussi le passage du salaire à la tâche au salaire à l’heure. La méthode de Taylor prouvera son efficacité dans la sidérurgie, qu’il formalisa en 1911 dans « Les principes du management scientifique ».

C’est alors que Henri Ford, fondateur de la Ford Motor Company, apparaît. Pour produire la fameuse Ford T, il va encore perfectionner le travail à la chaîne – que Charlot met en scène dans les « Temps modernes ». En même temps, il se dit : On peut encore augmenter considérablement la productivité. Pour cela, il faut inventer une nouvelle logique de distribution et de vente.
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Quels impacts aura la science du futur sur notre corps ?

L’émission « la science du futur », présentée par le célèbre Stephen Hawking, va nous faire aborder les thèmes de la biomécatronique et du transhumanisme. En effet, avec le développement des biotechnologies, il semble probable que notre corps viendra à être de plus en plus impacté par ces dernières, comme nous allons le voir au travers de 5 innovations.

Stimuler le cerveau afin d’améliorer les performances intellectuelles

Des chercheurs travaillant au département de psychologie expérimentale de l’université d’Oxford ont eu l’idée d’utiliser un faible courant électrique pour stimuler les performances cérébrales et notamment l’aptitude aux mathématiques.

Bien que ce type de technologies implique bon nombre de questions éthiques, notamment vis-à-vis des inégalités qu’elles pourraient engendrer, il est probable que nous constations leur émergence aux environs de 2020.

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Allemagne : Soigner l’esprit avec la réalité virtuelle

Depuis quelques années, la technologie de la réalité virtuelle est considérée comme un outil prometteur en médecine. En agissant sur les zones du cerveau où se cachent nos peurs, elle peut soulager phobies, douleurs ou traumatismes…

Nous partons en Allemagne à la rencontre de Paul Pauli, chercheur en biopsychologie. Il a développé des innovations thérapeutiques qui utilisent la réalité virtuelle pour guérir les phobies.

« Sommes- nous encore capables d’évaluer la souffrance au travail ? »

Bénédicte Litzler (avocate au barreau de Paris, spécialiste en droit social) présente son ouvrage “Harcèlement moral au travail, comprendre et se défendre” qu’elle a écrit avec la psychologue Anne-Françoise Chaperon et la journaliste Marie-Édith Alouf aux Éditions Odile Jacob.

Votre “zone de confort” vous empêche-t-elle d’atteindre vos rêves ?

Quelle est votre zone de confort et quelles en sont les limites ? Éléments de réponse à travers cette vidéo qui nous permet d’observer avec recul tout ce qui nous entoure au quotidien.

(Une fois que vous avez lancé la vidéo, si les sous-titres français n’apparaissent pas par défaut, cliquez sur l’icône rectangulaire à droite de l’horloge.)

Suicide des patrons : Un tabou français

En France, le tribunal de commerce de Saintes vient de créer une cellule psychologique destinée à aider les patrons à faire face aux moments difficiles de la vie d’une entreprise. Derrière cette initiative, se cache une réalité encore taboue en France : de plus en plus de patrons de PME se suicident..

De nombreuses d’études se penchent sur les risques et les désagréments que vivent les salariés au travail, mais très peu évoquent ceux des patrons. Dans l’opinion publique française, le patron est souvent vu comme le responsable de ces souffrances, et jamais comme la victime.

« Lorsqu’un salarié se donne la mort, cela est traité dans les journaux comme un fait de société alors que le suicide d’un patron est généralement considéré comme un fait divers », commente Olivier Torres, professeur à l’Université de Montpellier et à l’EM Lyon, et qui s’est spécialisé dans la santé des dirigeants d’entreprise.

Il affirme que le nombre de chefs d’entreprise qui se donnent la mort n’a jamais été aussi grand. Selon l’Observatoire de la santé des dirigeants de PME, un ou deux chefs d’entreprises français se suicident chaque jour.

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Mène-t-on une vie «riche de sens» dans les pays les plus pauvres?

«Là-bas, ils n’ont rien, mais ils sont heureux.» Nous avons tous entendu au moins une fois cette remarque formulée au retour d’un voyage dans un pays pauvre. L’idée selon laquelle le bien-être matériel nous éloignerait du vrai sens de la vie est bien ancrée chez ceux qui vivent dans des pays aisés.

Mais à défaut d’avoir des logements de bonne qualité, des restaurants élaborés et un nouveau Smartphone chaque année, les pauvres mènent-ils vraiment une vie riche de sens? En tout cas, plus riche que la nôtre?

C’est à cette question que tentent de répondre les psychologues Shigehiro Oishi (université de Virginie) et Ed Diener (université de l’Illinois) dans un article publié en décembre 2103 dans Psychological Science. Le New Yorker, qui en livre les conclusions, précise que les données sont issues d’un sondage annuel de l’institut Gallup, réalisé dans 132 pays.

On ne sera pas très surpris de vérifier – une nouvelle fois – que les répondants des pays riches sont plus nombreux à se déclarer heureux. De nombreuses études associent le niveau de richesse d’un pays au bonheur et au bien-être de ses habitants. Ces résultats se vérifient au niveau national, dans les moyennes des réponses des habitants, mais aussi au niveau individuel: les plus aisés des pays aisés sont les plus heureux.

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Radio Courtoisie : A la découverte de l’endocrino-psychologie

Le 17 juillet dernier, dans le “Libre Journal de la résistance française” Martial Bild, assisté de Guillaume Dameron, Charles-Henri d’Elloy et Pierre de Laubier recevaient sur Radio Courtoisie, le médecin Jean du Chazaud.

Jean du Chazaud est le fondateur de l’endocrino-psychologie, une discipline élaborée d’après les travaux du Docteur Jean Gautier. Le Docteur Gautier a montré que l’unité psychologique et morale d’un individu est fonction de la qualité et de l’équilibre de son fonctionnement glandulaire endocrinien. Il a démontré la prédominance absolue des glandes sur le système nerveux et le cerveau : les substances hormonales, prodigieusement énergétiques, sont à la base même du fonctionnement de l’homme : le système endocrinien permet la liaison, l’information, l’exécution des mécanismes de l’organisme humain.

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En complément : Jean du Chazaud, disciple et héritier du docteur Jean Gautier et spécialiste en endocrino-psychologie propose une conférence intitulée “La sexualité, cette inconnue” le dimanche 23 octobre 2011 sur le Libre Teamspeak.

Le Parthénon et Beaubourg

Par Boreas

A force de parler des droitards libéraux, auxquels s’applique strictement le qualificatif de « réactionnaires », je m’aperçois que je les ai rarement décrits, tant leur morphotype me paraît facile à repérer et à brocarder.

Chef-d'oeuvre libéral

Chef-d'oeuvre « socialiste »

Il s’agit de ces super-génies qui, tout en admettant que le « Système » est pourri, qu’il enrichit aux dépens de la collectivité des élites improductives et parasitaires, qu’il engraisse des oligopoles et des conglomérats multionationaux (produits logiques d’une concurrence débridée entre squales de concours, dans le cadre d’un libre-échange mondial gangrené de lobbies et d’instances arbitrales noyautées), qu’il appauvrit et déracine les peuples en nourrissant l’immigration et les délocalisations, qu’il entretient et accroît le chômage, nous prient néanmoins de croire que dans cette compétition truquée que leur superstition libérale nomme un darwinisme social, tout le monde a encore sa chance, à condition de s’en donner les moyens, de libérer les énergies, d’amoindrir l’emprise de l’État, blablabla…

Ce discours religieux sans nuance est, le plus souvent, une illustration du comportement de larbin du « Système », car il est en général tenu par des gens qui n’ont rien de grands capitalistes, qui ne rêvent que d’imiter les idoles économiques et financières que leur présentent des médias complaisants (Steve Jobs, Bill Gates, Bernard Arnault…) et, surtout, de devenir aussi riches qu’elles.

Rien d’étonnant à l’échec de la pseudo-contestation « d’extrême-droite libérale » (autre nom de la droite d’argent, dont le domicile français est à l’UMP mais dont certains membres trouvent qu’on n’y tape pas assez fort sur le soviétisme qui, comme chacun sait, est seul à l’origine de tous nos maux, vingt ans après la chute de l’URSS…). Quand on ne comprend rien en-dehors de sa grille de lecture idéologique, on se condamne à ne rien pouvoir changer.

Au fond, d’ailleurs, on ne veut rien changer.

On veut juste nettoyer le lieu où l’on se sent si sûr de son bon droit : le nettoyer des immigrés délinquants ou trop voyants, des chômeurs nécessairement paresseux, des forcément ignares critiques du divin libéralisme…

Mais pas changer de « Système ».

C’est cela qui nous différencie et nous différenciera toujours, Messieurs les super-génies.

Les vrais patriotes ne sont pas préoccupés en priorité par leur confort, ni par le contenu de leur porte-monnaie.

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Nicolas Sarkozy, le président des riches

Spécialiste de la haute bourgeoisie, Michel Pinçon, aidé par sa femme, Monique Pinçon-Charlot, a rédigé une « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » [Editions Zones, septembre 2010].

Il est difficile de résumer cet ouvrage, collection d’anecdotes révélatrices. Forcément, la note de lecture ci-dessous ne peut que transcrire les très grandes lignes, exprimer la sensation générale du lecteur. Mais ne serait-ce que pour donner envie de lire ce livre, cela vaut la peine de le commenter.

C’est un sujet d’actualité, ô combien. Non que Nicolas Sarkozy en lui-même soit important. Mais parce qu’il représente quelque chose, sa présence à l’Elysée signifie quelque chose : elle veut dire que les « élites » de notre pays sont devenues les ennemies de leur propre peuple.

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La «tension psychologique insurrectionnelle»

Par Philippe Grasset

Honoré Daumier, "L'insurrection" (1860)

(…) Dans Notes sur l’impossible “révolution” du 24 septembre 2009, sur dedefensa.org, était exprimée la conviction que les mouvements d’insurrection et de révolte auxquels nous avons l’habitude de nous référer sont définitivement dépassés parce que totalement inefficaces, voire contreproductifs.

Pour diverses raisons exposées dans l’analyse, de tels mouvements sont condamnés par avance s’ils prétendent obtenir directement un résultat décisif correspondant au but d’insurrection de ceux qui l’initient. Pour moi, c’est un fait indiscutable, même si le mouvement parvient à un résultat tangible.

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LEAP – 1er trimestre 2011 : franchissement du seuil critique de la dislocation géopolitique mondiale

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 novembre 2010

Comme l’avait anticipé le LEAP dans sa lettre ouverte aux leaders du G20 publiée dans l’édition mondiale du Financial Times le 24 Mars 2009, à la veille du sommet de Londres, la question d’une réforme fondamentale du système monétaire international est bien au cœur de toute tentative de maîtrise de la crise actuelle.

Mais hélas, ainsi que vient de le démontrer à nouveau l’échec du sommet du G20 de Séoul, la fenêtre d’opportunité pour réussir pacifiquement une telle réforme s’est bien refermée après l’été 2009 et elle ne se rouvrira plus avant 2012/2013 (1).

Le monde est en effet bien engagé dans la phase de dislocation géopolitique mondiale dont nous avions annoncé le début pour la fin 2009 et qui se traduit, moins d’un an plus tard, par la multiplication rapide des mouvements, des difficultés économiques, des défaillances budgétaires, des conflits monétaires… prémices de chocs géopolitiques majeurs.

Avec le sommet du G20 de Séoul, qui marque la prise de conscience planétaire de la fin de la domination américaine sur l’agenda international et de son remplacement par un « chacun pour soi » généralisé, une nouvelle étape de la crise vient de s’ouvrir qui incite l’équipe du LEAP à lancer une nouvelle alerte.

En effet, le monde est en train de franchir un seuil critique de la phase de dislocation géopolitique globale. Comme tout franchissement de seuil critique dans un système complexe, cela va générer dès le premier trimestre 2011 un cortège de phénomènes non-linéaires, c’est-à-dire, d’évolutions échappant aux « règles habituelles » et aux « projections traditionnelles » tant en terme économiques que monétaires, financiers, sociaux et politiques.

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« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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Notes sur la crise de la raison humaine

Par Philippe Grasset

Le chemin vers l'Enfer (Alfred Kubin, 1904)

(…) Dans ce numéro du 10 juillet 2010 [de la revue DDE Crisis], nous abordons le thème qui pourrait être résumé sous l’expression de “crise de la raison humaine”, qui caractérise, à notre sens, le fondement de la crise générale de notre civilisation. (…)

La raison humaine en accusée principale

Si nous acceptons l’observation, de plus en plus partagée, que nous nous trouvons dans une crise générale de civilisation, alors la raison humaine s’y trouve en accusée centrale incontestable. C’est elle qui a conçu et conceptualisé, dirigé, orienté, ce qu’on entend d’une façon générale aujourd’hui par “Progrès”, c’est-à-dire les sciences, les systèmes politiques et sociaux, les orientations morales et les mœurs, cela depuis plusieurs siècles.

Selon notre schéma propre (voir La grâce de l’Histoire), l’actuelle dynamique a pris son essor décisif à la fin du XVIIIème siècle, lorsque la prépondérance de la raison fut assurée, dans une période si nouvelle que nous la désignons comme la “deuxième civilisation occidentale”. Au constat du résultat auquel cette dynamique aboutit aujourd’hui, à l’heure de sa grande crise, nous pourrions aussi bien nommer la période “contre-civilisation”. Lire la suite

« Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie », par Edward Bernays

Qui a dit : « L’ingénierie du consentement est l’essence même de la démocratie, la liberté de persuader et de suggérer » ?

Non, la propagande politique au XXème siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires, mais au cœur même de la démocratie libérale américaine ; elle est née d’Edward Bernays, l’auteur de cette phrase.

Le père de la propagande

Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l’industrie des relations publiques, dont il met au point les méthodes pour des firmes comme Lucky Strike. Son œuvre aborde des thèmes communs à celle de Walter Lippmann, notamment celui de la manipulation de l’opinion publique. Il fit à ce titre partie du Committee on Public Information créé par Woodrow Wilson [président des Etats-Unis - NDLR] pour gagner l’opinion publique américaine à l’entrée en guerre des États-Unis en 1917.

Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.

Il a inventé cette technique moderne qui consiste à plier nos esprits aux projets de certains, technique que l’on nomme communément « propagande ».

Pour Bernays, la démocratie doit être pilotée par la minorité intelligente, c’est-à-dire, par l’élite…

Les méthodes de Bernays : de la théorie à la pratique.

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L’imagination assiège le pouvoir

Par Philippe Grasset

Les exemples se succèdent et il est parfois bon de s’arrêter à l’un et l’autre, pour faire un bilan et mesurer l’évolution de la chose. Il s’agit de la “colère populaire”, voire de la “révolte populaire” contre le pouvoir du système anthropotechnique, ou système du technologisme et son allié incertain, le système de la communication ; tout cela, politiquement étiqueté “système occidentaliste-américaniste”, cette ampleur de l’étiquette justifiée par la diffusion et la généralisation du chaos qu’il engendre. En première ligne de ce système, les élites politiques, complètement soumises à lui, qui sont chargées à la fois de le gérer et de lui assurer une bonne réputation avec l’étiquette convenue (démocratie, droits de l’homme, bla bla bla).

Trois affaires en cours, en même temps que l’évolution générale de la “colère populaire“ aux USA, justifient notre commentaire à ce point. Il s’agit d’une part de l’affaire britannique, d’autre part de l’affaire japonaise. Ces deux affaires montrent l’imagination instinctive dont peut faire montre cette “colère populaire” contre le pouvoir politique assujeti au système. Dans un autre sens, exactement contraire, nous citons la question grecque, notamment avec les troubles (trois morts) qui ont eu lieu la semaine dernière, alors que le Parlement votait les mesures d’austérité.

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