Qui paie encore l’impôt sur le revenu en France ?

Plusieurs voix politiques proposent que tous les Français paient l’impôt sur le revenu. En France en 2015, moins de la moitié des foyers fiscaux l’auront acquitté. Pourquoi ? Qui sont-ils ? Combien rapportent-t-il encore à l’État ? Le point sur cet impôt vieux de 100 ans.

Le débat sur «l’impôt sur le revenu pour tous» refait surface. L’idée de faire contribuer tous les Français au paiement de l’impôt sur le revenu (IR) n’est pas nouvelle, et partagée à gauche comme à droite. De Jean-Luc Mélenchon à Bruno le Maire, en passant par François Bayrou.

Cette fois-ci, l’amendement que vient de déposer le député (socialiste) Razzy Hammadi – qui vise à mettre en place une «cotisation civique minimum obligatoire» de 30 à 50 euros pour les foyers fiscaux qui ne paient pas d’impôt sur le revenu -, est assorti d’un argument nouveau: «Avec la déclaration d’impôt en ligne qui devient obligatoire, le coût pour prélever cet impôt citoyen ne sera plus un frein à la justice fiscale et sociale», estime le député de Seine-Saint-Denis.

L’impôt sur le revenu est au cœur des débats depuis qu’il a été créé, le 15 juillet 1914. Si le principe de la progressivité reste incontesté, l’impôt sur le revenu représente une part de plus en plus faible dans les recettes fiscales de l’État et touche désormais moins de la moitié des foyers fiscaux français. Une faiblesse qui a d’ailleurs été compensée par la création de la CSG, une sorte de deuxième impôt sur le revenu… mais pas progressif. Qui paie encore l’impôt sur le revenu? Combien rapporte-t-il? Les classes moyennes sont-elles les plus gros contributeurs? Le point.
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Légaliser le cannabis pourrait rapporter 2 milliards d’euros à l’Etat

La lutte contre le cannabis coûte 568 millions d’euros et pourtant, il y a 550.000 fumeurs quotidiens en France. Une répression inefficace? C’est le constat de base d’une étude inédite, qui pour la première fois, mesure en chiffre l’impact de la légalisation du cannabis sur l’économie et la consommation des Français. Selon le think tank Terra Nova, libéral et proche du PS, légaliser rapporterait près de 2 milliards.

Loin de faire la promotion de la marijuana, ces chiffres pourraient relancer le débat, d’autant qu’une proposition de loi allant dans ce sens sera examinée à l’Assemblée début 2015.

Quand le gouvernement voulait supprimer les “petites taxes”

En avril dernier au Sénat, le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, formulait une promesse chiffrée pour remettre un peu d’ordre dans tout les prélèvements : un milliard d’euros de prélèvements en moins. Six mois plus tard, et alors que les parlementaires discutent toujours du budget, la promesse est-elle tenue?

L’indécent chassé-croisé entre Bank of America et le pouvoir socialiste

La polémique autour de Laurence Boone, l’ex-chef économiste pour l’Europe de Bank of America Merrill Lynch, n’est pas même close qu’une autre risque de naître, à cause du probable départ de l’actuel directeur de l’Agence des participations de l’État (APE), David Azéma, vers… le même établissement , pour en devenir le directeur général pour la France!

Si l’information se confirme, elle risque de faire grand bruit. D’abord parce que la régularité de ce pantouflage pourrait poser problème. Ensuite parce que ce jeu de chaises musicales autour de la même banque vient confirmer la porosité entre les milieux bancaires et le pouvoir socialiste.

La Commission de déontologie de la fonction publique s’est réunie jeudi 12 juin et, dans le lot des avis qu’elle a rendus, l’un d’eux concerne David Azéma, l’actuel directeur de l’APE, la très puissante administration de Bercy qui gère les plus grosses participations détenues par l’État (les 84,5 % dans le capital d’EDF ; les 36,7 % dans GDF-Suez ; les 11 % dans Airbus ; les 14,1 % dans PSA ; etc.).

Une fois qu’ils sont rendus, les avis sont publiés mais avec beaucoup de retard, et les noms des personnes concernées sont « anonymisés ». Pour l’heure, il n’est donc pas possible de savoir par les voies officielles quel a été l’avis dans le cas de David Azéma. Selon nos sources, il aurait toutefois été positif, mais la commission de déontologie l’aurait assorti de réserves, comme elle le fait souvent.
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France : forte hausse du chômage en février et nouveau record (Màj : affluence record aux Restos du cœur)

Addendum du 27/03/14 : Plus d’un million de personnes ont bénéficié des Restos du cœur cet hiver, un record

«C’est pas bientôt fini?» se demandent les Restos du coeur dans leur bilan de cette 29e campagne hivernale. Olivier Berthe, président de l’association, a peu d’espoir quant à une baisse de la précarité. Au micro de RTL, il estimait ce matin que «tant que la courbe du chômage ne sera pas inversée, nous ne pouvons pas avoir l’espoir que la situation de nos associations s’améliore avant deux ans». 31.500 chômeurs de plus en février, «ce sont probablement 31.500 personnes qui dans dix-huit ou vingt-quatre mois risquent de fréquenter les centres des Restos du cœur quand ils seront en fin de droits».

Mais les effets néfastes de la précarité pourraient être visibles bien plus tôt. En effet, le taux de chômage n’est pas le seul à avoir explosé en février. Les radiations ont elles aussi bondi de 28,2% sur un mois, privant un nombre grandissant de chômeurs d’indemnisation et les plongeant donc un peu plus dans la précarité.

Conséquence directe d’un emploi en berne, la précarité s’aggrave en France à chaque campagne de l’association de soutien aux plus démunis depuis cinq ans. Cet hiver, c’est plus d’un million de personnes qui ont été accueillies par les antennes locales. Un triste record.

Le Figaro


Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a bondi en février, avec 31.500 nouveaux inscrits en métropole (+0,9%), pour atteindre le niveau record de 3,34 millions, a annoncé mercredi le ministère du Travail.

Au total, depuis l’élection de François Hollande en mai 2012, plus de 420.000 chômeurs sans activité supplémentaires ont poussé la porte de Pôle emploi.

La Libre

A la recherche du peuple disparu : La France des « invisibles », majoritaire et délaissée

Il y a peu de livres qui renouvellent notre vision de la politique, des territoires, des catégories populaires. Fractures françaises de Christophe Guilluy en fait partie. Géographe, l’auteur a redessiné la carte des fragilités sociales à rebours des représentations toutes faites. C’est la France des « invisibles », majoritaire et délaissée. A la recherche du peuple disparu.

François Bousquet : Vous avez mis à jour une nouvelle géographie du territoire, deux France qui se font vis-à-vis : une France métropolitaine et une France périphérique. Qu’est-ce qui les caractérise ?

Pour comprendre la société française, il faut s’affranchir de la carte de l’Insee, qui est celle des aires urbaines : 80 % d’urbains et 20 % de ruraux. Cette carte impose l’idée que la société française se structure autour des grandes métropoles mondialisées sans rien nous dire de la recomposition sociale des territoires. On voit par là combien sont déterminantes les représentations dans la conception que l’on se fait de la réalité. Une mauvaise représentation, c’est une mauvaise politique derrière. Or, les représentations territoriales et sociologiques des élites sont obsolètes et nous interdisent de penser le social.

Je préfère parler de « France métropolitaine » et de « France périphérique ». La France métropolitaine, c’est celle des grandes villes, soit 40 % de la population, pas plus. C’est une France totalement intégrée dans les nouvelles logiques économiques, dans la mondialisation et le multiculturalisme. Elle produit l’essentiel du PIB français. C’est ce qui me fait dire que la mondialisation fonctionne, mais seulement dans les grandes villes.

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La fumisterie du million d’emplois promis par le Medef

L’offre est alléchante. En échange de nouvelles exonérations et autres petites gâteries accordées aux patrons, le Medef promet de créer 1 million d’emplois nets en 5 ans. Le pactole !

Pour inciter les entreprises françaises à créer 1 million d’emplois nets, le gouvernement social-démocrate devra consentir quelques efforts. En matière de cadeaux au patronat, il n’en est plus à ça près, nous direz-vous.

Les recettes pour remporter le jackpot sont prévisibles : baisse des charges (qui dans la terminologie du Medef signifie cotisations sociales), simplifications administratives, flexibilité, le tout adossé à quelques dizaines de milliards d’économies budgétaires. Une paille !

Pour un million d’emplois nets, le jeu en vaut vraiment la chandelle, même si le perfide Bayrou se plaît à rappeler que 3,3 millions de chômeurs de catégorie A, moins un million d’emplois créés = 2,3 millions de demandeurs restants. La logique arithmétique est implacable !

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Vers un Mediapartgate : Edwy Plenel tombera-t-il pour fraude fiscale ? (Màj)

Addendum du 05/02/2014: L’Assemblée Nationale a voté le 04/02/2014, à une large majorité, “l’harmonisation des taux de TVA applicables à la presse“, appliquée jusqu’à présent unilatéralement par Médiapart, de façon illégale mais “légitime” comme l’ont souligné certains députés.

Quand Edwy Plenel dénonçait les “vieilles combines de l’État et l’argent qui corrompt” dans l’émission d’Olivier Galzi sur iTélé le 18 décembre 2013.

« La presse est au cœur du pluralisme des opinions – Ce qui est fait contre Mediapart est discriminatoire – Je suis un entrepreneur indépendant, sans subvention, sans aide publique je ne vis que de mes lecteurs – L’État est fainéant, incompétent, inconséquent – Un amendement parlementaire a effacé 4 millions de dettes du quotidien l’Humanité, ce sont de vieilles combines. »

Addendum : “Réponse” d’Edwy Plenel sur Tweeter le 03/02/2014 à 16:07:

Edwy Plenel, président de Mediapart est l’invité de l’université d’Orléans ce lundi 3 février 2014, pour un débat consacré aux mutations de la fabrique de l’information.

Fiscalité d’exception, manipulations comptables, entorse à une directive européenne, connivence gouvernementale et parlementaire pour effacer un redressement fiscal et ainsi, sous prétexte du vote d’une loi aux motivations complaisantes, mettre en place une mesure rétroactive au bénéfice d’un ami politique… Qu’en est-il de la prétendue indépendance et de la probité de Mediapart ? Fortune vous dévoile les secrets d’un scandale qui sera désormais public.

Le 17 janvier 2014, le gouvernement a annoncé vouloir modifier la loi relative aux abonnements de la presse numérique, en abaissant la TVA de 20% à 2,10%, afin d’en aligner le taux applicable à la presse en ligne sur celui des journaux papier.

Une loi rétroactive votée dans l’urgence

Une proposition de loi en ce sens a depuis lors été déposée par le groupe socialiste et adoptée à l’unanimité en commission. Elle prévoit une entrée en vigueur rétroactive au 1er février. Le gouvernement a engagé la procédure accélérée pour ce texte, qui passera en séance (une seule lecture par chambre) le mardi 4 février.

Détail intéressant : ce véritable « cadeau fiscal » ne devrait pas profiter de la même manière à l’ensemble des organes de la presse numérique. A priori, trois médias en bénéficieront particulièrement, parce qu’ils font l’objet de contrôles et/ou de redressements fiscaux et que ceux-ci seront très probablement annulés par la même occasion (même si, pour le moment, seul le troisième est officiellement concerné, on voit mal, en considération de l’équité fiscale, pourquoi les deux premiers ne suivraient pas) : Indigo (éditeur de « La Lettre A », et de « Presse News »), Terra Eco et… Mediapart.

Dans une période de crise marquée par la rigueur et des augmentations d’impôts généralisées pour le commun des mortels, une telle générosité a de quoi surprendre ; d’autant qu’en prenant cette décision unilatéralement, la France agit en contradiction flagrante avec le droit communautaire européen.

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Subventions et aides : Tulle, la ville si chère à Hollande

Le chef de l’Etat reste très attentif à la Corrèze et en particulier à Tulle, dont il fut maire et qui, au cours de l’année, a été bien dotée en subventions et en aides.

La lettre du Père Noël est arrivée il y a à peine une dizaine de jours. Elle est signée de la main de Jean-Marc Ayrault : en ces périodes de fêtes, le Premier ministre a le plaisir d’accorder « une subvention de 200.000 € » pour l’aménagement du parvis du futur cinéma de la ville de Tulle. Un cadeau de plus pour la préfecture de Corrèze, sur laquelle François Hollande, son ancien maire, garde un œil plus que bienveillant depuis son élection à l’Elysée.
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Mediator : l’ex-ministre Henri Nallet mis en cause

Accusé de trafic d’influence, l’ancien garde des Sceaux de François Mitterrand a été entendu comme témoin assisté.

C’est la deuxième personnalité politique à avoir des soucis avec la justice dans l’affaire Mediator. En avril dernier, Marie-Thérèse Hermange, l’ex-sénatrice UMP avait été mise en examen pour trafic d’influence. C’est elle qui avait fait relire le rapport du Sénat à un « ami » du laboratoire. À présent, c’est au tour d’Henri Nallet, 74 ans, ministre de la Justice de François Mitterrand de 1990 à 1992 d’être inquiété.

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Christophe Guilluy : “La bipolarisation droite-gauche n’existe plus en milieu populaire”

Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec le géographe et sociologue Christophe Guilluy, publié le 19 juillet 2013 dans le quotidien Le Figaro. Christophe Guilluy est l’auteur d’un essai intitulé Fractures françaises (Bourin, 2010) qui a suscité de nombreux commentaires lors de sa publication. Cet essai, devenu introuvable, sera réédité début octobre chez Flammarion, dans la collection de poche Champs.

LE FIGARO. – Vous êtes classé à gauche mais vous êtes adulé par la droite. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

Christophe GUILLUY.- Je ne suis pas un chercheur classique. Ma ligne de conduite depuis quinze ans a toujours été de penser la société par le bas et de prendre au sérieux ce que font, disent et pensent les catégories populaires. Je ne juge pas. Je ne crois pas non plus à la posture de l’intellectuel qui influence l’opinion publique. Je ne crois pas non plus à l’influence du discours politique sur l’opinion. C’est même l’inverse qui se passe. Ce que j’appelle la nouvelle géographie sociale a pour ambition de décrire l’émergence de nouvelles catégories sociales sur l’ensemble des territoires.

Selon vous, la mondialisation joue un rôle fondamental dans les fractures françaises. Pourquoi ?

La mondialisation a un impact énorme sur la recomposition des classes sociales en restructurant socialement et économiquement les territoires. Les politiques, les intellectuels et les chercheurs ont la vue faussée. Ils chaussent les lunettes des années 1980 pour analyser une situation qui n’a aujourd’hui plus rien à voir. Par exemple, beaucoup sont encore dans la mythologie des classes moyennes façon Trente Glorieuses. Mais à partir des années 1980, un élément semble dysfonctionner : les banlieues. Dans les années 1970, on avait assisté à l’émergence d’une classe moyenne, c’est la France pavillonnaire.

Vous avez théorisé la coexistence de deux France avec, d’une part, la France des métropoles et de l’autre la France périphérique.

On peut en effet diviser schématiquement la France en deux : la France périphérique, que certains ont dénommée mal à propos France périurbaine, est cette zone qui regroupe aussi bien des petites villes que des campagnes. De l’autre côté, il y a les métropoles, complètement branchées sur la mondialisation, sur les secteurs économiques de pointe avec de l’emploi très qualifié.
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Le PS veut contrer le FN sur le terrain économique

Sortie de l’euro, chômage, 35 heures… Pour enrayer la montée du FN dans l’opinion, le PS tente de décrédibiliser le programme de Marine Le Pen.

La sortie de l’euro ? “D’une extrême gravité.” Laisser penser qu’on pourrait faire du protectionnisme ? “D’une extrême gravité.” Les critiques adressées par le président de la République au Front national lors de son allocution du 14 Juillet n’ont pas porté sur la dangerosité d’un parti “antidémocratique”, comme Jacques Chirac et François Mitterrand avaient l’habitude de le désigner, mais bien sûr la crédibilité du programme économique de la formation de Marine Le Pen qui tente pourtant de s’imposer comme un parti ayant vocation à gouverner.

Ce changement de refrain présidentiel, déjà entamé en fin de mandature par Nicolas Sarkozy, qui avait mis en avant la folie de la sortie de l’euro est aujourd’hui assumé par le Parti socialiste comme une nouvelle stratégie pour enrayer la montée du Front national dans l’opinion.

Il y a une prise en compte d’une réalité nouvelle du FN“, constate le député de l’Essonne et porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale Thierry Mandon, faisant allusion à la progression du parti dans les sondages.
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Moralisation générale ! Tous suspects ?

Pour évoquer le thème de la «moralisation de la vie publique», Frédéric Taddeï reçoit notamment Percy Kemp, auteur du livre «Le Prince : conseils adressés à nos gouvernants…» (Seuil), Dominique Jamet, auteur du «Mal du pays» (La Différence), Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, membre du Bureau national du PS, Monique Pinçon-Charlot, qui a publié «L’Argent sans foi ni loi» (Textuel), et Charles Gave, auteur de «L’État est mort, vive l’État !» (Bourin).

Le RSA va t-il remplacer le SMIC ?

Nous allons commencer cette nouvelle année par une mauvaise nouvelle. Non, vous ne rêvez pas. Il ne s’agit pas d’une blague ou d’une grosse fatigue après les fêtes. Ce que vous allez lire ci-dessous est une réalité. Le gouvernement envisage sérieusement de supprimer le smic. De ce fait, le RSA deviendra de facto le seul “salaire” de référence.

Cette montée en puissance programmée du RSA au détriment du SMIC est un projet fou qui va modifier radicalement toute la politique sociale française.

Tout commence en 2011, le PS a préparé un programme politique qui a consigné noir sur blanc l’impérieuse nécessité de revaloriser très sérieusement le SMIC dès l’élection du candidat socialiste. Il se trouve que le même candidat socialiste, durant toute la campagne n’a cessé de prendre ses distances avec une grande partie du programme. Mais le plus marquant fut le refus de François Hollande de prendre à son compte l’augmentation importante du SMIC prônée par son parti.
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PS : Le parti politique le plus riche de France,

Avec 59,8 millions d’euros de recettes en 2011, le Parti Socialiste remporte la palme du parti politique le plus riche de France, selon les chiffres publiés la semaine passée par la Commission nationale des comptes de campagnes et de financements politiques (CNCCFP). L’UMP le suit d’assez près avec une somme tout aussi astronomique: 53,1 millions de recettes.

L’Express

(Merci à Francique)

Les salariés qui vont voter pour l’oligarchie aiment souffrir ? Ils vont être servis !

Tribune libre de Paysan Savoyard

Les Français savent que, pour la plupart d’entre eux, ils verront à brève échéance leur situation se dégrader. Ils y sont résignés. Ils se disent que c’est là une conséquence inévitable de « la crise », qui impose une cure d’austérité à tous les européens. Ces Français, ce faisant, manifestent une fois de plus leur incroyable naïveté.

Les difficultés économiques et sociales ne datent pas en effet de la crise financière de 2008 : elles ont quarante ans. Depuis le milieu des années soixante-dix, le chômage est massif (officiellement autour de 10 % de la population active ; bien plus en réalité) ; les finances publiques sont chaque année en déficit ; la dette publique ne cesse de croître. La dégradation il est vrai s’est fortement accélérée sous le mandat de M. Sarkozy : chômage supérieur à ce qu’il était il y a 5 ans ; augmentation de la dette de 500 milliards ; et désormais un déficit des échanges extérieurs permanent et qui ne cesse de se creuser. Il n’en reste pas moins que les difficultés économiques et sociales sont apparues bien avant ce quinquennat catastrophique.

Or il n’y a normalement aucune raison pour que la France soit en difficulté : le niveau de formation de sa population est bon ; les progrès de la science et de la technique sont permanents ; les infrastructures et les services publics sont de qualité ; les matières premières s’acquièrent à l’étranger à des conditions qui ne sont pas radicalement différentes de ce qu’elles étaient il y a quarante ans.

Les difficultés économiques et sociales sont exclusivement liées aux décisions prises par la classe dirigeante depuis quatre décennies, et en particulier à trois d’entre elles :

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«La précarité dans le travail s’est imposée comme une norme»

La valeur travail, une notion que la droite en campagne ne cesse de ressasser. Tous deux membres du PS, Nelly Morisot, professeur d’économie, et Simon Jolles, ingénieur, décryptent cette « escroquerie intellectuelle ». Le travail selon l’UMP ? Une « dialectique du maître et de l’esclave revisitée par le libéralisme ».

La valeur travail est de retour. Le thème de campagne de la droite libérale, défendue par des gens qui ne savent pas ce que peut être l’aliénation par le travail, et reprise en cœur par des éditorialistes, consultants boursiers, et autres « spécialistes » économiques autoproclamées, aussi étrangers au monde du travail que Madame Parisot aux « trois huit ».

Les défenseurs de la dérégulation à tous crins jouent habilement sur l’ambiguïté entre la valeur travail (vous devez travailler, à n’importe quel prix, car « cela est juste et bon ») et la valeur du travail (votre labeur vaut quelque chose et doit être reconnu). Quand leurs panglosseries vous promettent la seconde, leurs juristes font en sorte de mettre en place par la loi les conditions pour que vous acceptiez la première.

L’escroquerie intellectuelle pourra d’autant plus facilement se poursuivre qu’elle ne trouve pas de contradicteur cohérent. L’offensive vient de loin, et dure depuis quelques décennies, plus précisément de la période Reagan-Thatcher, et de la course à la flexibilité. Elle a pourtant été bien documentée, de Loïc Wacquant (Les prisons de la misère) à Richard Sennett (Le travail sans qualités).

« Mérite »

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Enquête sur l’argent des campagnes

Les trésoriers sont des gens discrets. Dans les partis politiques, où les hauts fonctionnaires, les médecins et les avocats sont légion, ils sont parmi les rares à venir souvent de l’entreprise. Ils savent lire un compte d’exploitation et tiennent le nerf de la guerre, mais quand leur nom apparaît dans les journaux, c’est généralement mauvais signe. “C’est bien la seule élection, dans ma vie politique, où je n’ai eu aucun rival”, constate Dominique Dord, le trésorier de l’UMP. Il a remplacé Eric Woerth quand celui-ci se débattait dans les affaires Bettencourt et le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, qui lui valent encore aujourd’hui d’être entendu par la justice.

Dans une campagne présidentielle, ils connaissent tout du candidat. Ses frais de coiffeur et ses amis conseillers en communication. Les entreprises qui le courtisent et le nom de ses plus gros donateurs. L’officiel et l’officieux. Ce sont des gens de confiance. Dominique Dord, qui devrait devenir le trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy quand celui-ci sera déclaré, a été adoubé à l’unanimité du bureau politique de l’UMP.

Jean-Jacques Augier et Bernard Cottin, président et vice-président de l’association de financement de la campagne de François Hollande sont tous deux d’anciens condisciples du candidat socialiste, dans la fameuse promotion Voltaire à l’ENA. Ils sont aussi chefs d’entreprise. Jean-Jacques Augier est un “business angel” (investisseur individuel), habitué des financements de sociétés biomédicales et principal actionnaire de la revue littéraire Books. Bernard Cottin, ancien patron de Numéricâble, est le nouveau PDG de la maison d’enchères Piasa qui compte parmi ses actionnaires le groupe Artémis de François Pinault, l’avocat d’affaire Jean-Michel Darrois et Laurent Fabius.

En 2007, l’équipe de Ségolène Royal s’était parfois laissé surprendre par les devis léonins de certaines entreprises et n’avait pas glané plus de 100 000 euros de dons en faveur de la candidate. “Cette fois, nous faisons intervenir des cost-killers pour négocier chaque devis”, sourit Jean-Jacques Augier. L’équipe de François Hollande a surtout entrepris de rompre avec la tradition socialiste qui rechignait jusque-là à recruter des donateurs.

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Le «grand chelem» pour la gauche en 2012 ?

Depuis que le Sénat a basculé, la gauche se prend à rêver au «grand chelem» si elle gagne présidentielle et législatives en 2012.

Si, par malheur, la gauche avait tous les leviers de pouvoir, on aurait alors un sacré travail de renaissance idéologique à faire. (Hervé Mariton, UMP)

Une France rose en 2012: c’est le scénario catastrophe pour la majorité. Même durant les deux septennats de François Mitterrand, le Sénat était resté la forteresse de la droite. Mais si la gauche remporte en 2012 la présidentielle puis, dans la foulée, les élections législatives, elle aura tout: l’Élysée, Matignon, les deux assemblées parlementaires, 21 régions sur 22, 61 départements sur 101 (dont 56 en métropole), et 27 des 39 villes de plus de 100.000 habitants.

Le scénario est bien sûr «espéré» au PS, comme le précise Jean-Jack Queyranne. […]«Si la gauche gagne tous les pouvoirs, elle aura le pays à dos six mois après», veut croire Jacques Myard (Yvelines). […]

Le Figaro

La machine de propagande tourne à plein…

Par Patrick Reymond

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Un article de blog intéressant, paru aussi chez Jorion, « La fausse baisse du chômage américain ».

Que démontre-t-il ? Que la machine n’est pas repartie, simplement, on a atteint le bas du « L », en attendant un autre « L » qui suivra.

Les félicitations dont on se gargarise ne concerne que le taux de chômage officiel, un « taux Potemkine » de la plus belle espèce.

En effet, on ne cherche qu’un effet d’annonce.

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Emmanuel Todd : « Je serais très étonné que l’euro survive à 2011 »

Que nous est-il permis d’espérer et que doit-on craindre en 2011 ? Le politologue, démographe et essayiste français Emmanuel Todd a accepté de se livrer, pour nous, à un « bilan et perspectives » étayé, plus spécifiquement centré sur la crise économique et financière qui secoue l’Europe.

Que retiendrez-vous de l’année 2010, qui vient de s’achever ?

Je dirais que ce fut une année charnière. C’est l’année où les croyances, économiques et politiques dominantes de l’Occident sont arrivées au bout de quelque chose.

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L’euro peut-il survivre à la crise ?

Par Jacques Sapir

Peut-on encore sauver l’euro ? La question hante désormais les responsables, en dépit des déclarations fracassantes et des rodomontades des uns et des autres. Le sommet européen, que l’on a officiellement salué pour la mise en place d’un dispositif de solidarité après 2013, a été incapable de prévoir des mécanismes permettant de lutter contre la spéculation et la crise de l’euro en 2011 et 2012. Les gouvernements vont partout répétant que les mesures déjà prises suffiront. Il est évident que c’est faux.

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Partis politiques : 198 millions en 2009 pour… faire votre bonheur ?

En 2009, les partis et formations politiques français ont dépensé 181.404.321 euros, pour 198.568.775 euros de recettes, dont 39% d’aides de l’État. Pas mal en pleine crise économique !

Il est bien loin, le temps où une estrade improvisée, sur une place de village, permettait aux candidats des partis politiques de faire leurs campagnes électorales…

Aujourd’hui, tous les médias possibles et imaginables sont mis à contribution afin de permettre aux partis majoritaires de nous expliquer la qualité de l’action du gouvernement qu’il soutient et l’opposition, de nous démontrer le contraire ! Et pour cela, il faut de l’argent, beaucoup d’argent !

Seul organisme habilité à contrôler les ressources des partis ou formations politiques, la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements des Partis Politiques (CNCCFP) vient de publier le 29 décembre, son rapport sur les comptes de chaque partis politiques français pour l’année 2009.

Au-delà du montant colossal que les partis politiques définissent comme le «prix de la démocratie», il est intéressant d’apprendre l’origine des fonds des deux principaux partis politiques français (le PS et l’UMP). Libération, Les Échos et Le Monde se sont livrés à un décryptage de ce rapport, disponible en ligne.
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Nicolas Sarkozy, le président des riches

Spécialiste de la haute bourgeoisie, Michel Pinçon, aidé par sa femme, Monique Pinçon-Charlot, a rédigé une « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » [Editions Zones, septembre 2010].

Il est difficile de résumer cet ouvrage, collection d’anecdotes révélatrices. Forcément, la note de lecture ci-dessous ne peut que transcrire les très grandes lignes, exprimer la sensation générale du lecteur. Mais ne serait-ce que pour donner envie de lire ce livre, cela vaut la peine de le commenter.

C’est un sujet d’actualité, ô combien. Non que Nicolas Sarkozy en lui-même soit important. Mais parce qu’il représente quelque chose, sa présence à l’Elysée signifie quelque chose : elle veut dire que les « élites » de notre pays sont devenues les ennemies de leur propre peuple.

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Dix-huit mois décisifs

Par Jacques Sapir

La suspension, probablement temporaire, du mouvement social qui s’est manifesté à travers l’opposition au projet de réforme des retraites du gouvernement, ouvre ce que l’on peut appeler la « grande » année électorale. Désormais, il est clair que tous les acteurs vont avoir les yeux rivés sur les échéances de 2012.

Cela ne signifie pas que tout se réduise à cette forme de lutte politique. Cependant, pour tenter de prolonger le mouvement social dans ce nouveau contexte, il faut tirer les leçons de ce que nous venons de vivre depuis septembre, et se projeter au-delà.

Une victoire tactique et une défaite stratégique

La première leçon est, incontestablement, que si le gouvernement a remporté une victoire tactique contre le mouvement social, il l’a payée d’un prix exorbitant. Cette victoire pourrait se transformer en une défaite stratégique.

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Pour ou contre le « juste échange » du PS ?

C’est un tabou idéologique qui saute : en adoptant le principe du « juste échange » le 9 octobre dernier, les socialistes envisagent en effet d’imposer des droits de douanes aux pays à bas coûts. Deux économistes s’affrontent sur le sujet.

Réunis le 9 octobre dernier en Convention nationale, le PS a adopté à l’unanimité le principe du « juste-échange », traduction du « fair-trade » revendiqué par les démocrates américains. Concrètement, les socialistes veulent instaurer des taxes sociales et environnementales aux portes de l’Union Européenne sur les importations en provenance de pays peu respectueux des droits salariaux et des normes écologiques. Ces droits de douanes « vertueux » iraient alimenter un Fonds destiné à soutenir les salariés des pays pauvres.

Selon le PS, cette voix médiane entre « le libre-échange destructeur d’emploi » et le “protectionnisme facteur de crispations nationalistes » protègeraient autant l’industrie européenne que la couche d’ozone. Trop beau pour être vrai ? Deux économistes répondent. Et comme d’habitude, ils ne sont pas d’accord.

Jean-Luc Gréau, essayiste favorable au protectionnisme, soutient la proposition socialiste même s’il la trouve un peu tiède ; Jean-François Jamet, professeur à l’IEP Paris et économiste à la fondation Robert Schuman, la rejette fermement invoquant les risques qu’une guerre commerciale à l’échelle mondiale pourrait faire peser sur nos entreprises exportatrices.

Les droits de douane au nom du « juste-échange » peuvent-ils protéger les emplois et l’industrie en Europe ?

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Vers la fin du clivage gauche-droite

Par Laurent Pinsolle

C’est un sondage passionnant que le Cevipof a fait réaliser par la Sofres. Il mesure l’opinion des Français à l’égard des institutions politiques et économiques. Il recèle de nombreuses pépites qui montrent que les ingrédients pour un big bang politique semblent se rassembler.

Un rejet très fort des élites

En effet, si 69% des Français font confiance à leur conseil municipal et 65% à leur conseil général ou régional, 55% ne font pas confiance à l’Union Européenne, 64% à l’Assemblée Nationale, 65% à la présidence de la République et 68% à l’égard du gouvernement.

En clair, deux tiers des Français ne font plus confiance aux hommes politiques nationaux. Il faut dire que 78% de la population pense que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce qu’ils pensent.

La défiance à l’égard des institutions se retrouve partout. Les Français ne font plus confiance aux banques, ni aux grandes entreprises, qui ne pensent qu’à leur profit.

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Déjouer le piège de la rigueur et le verrou de l’Euro

Par Jacques Sapir

Sommes-nous donc en 1931 ? Alors que les annonces de plans dits «de rigueur» ou «d’austérité» se multiplient à travers l’Europe, il est aujourd’hui évident que l’ordre du jour des divers gouvernements est dominé par la réduction des déficits publics. Se répètent ainsi les erreurs commises lors de la « Grande Dépression » [1]. Ceci n’est pas – seulement – dû à un oubli de l’Histoire. La crise que connaît la zone euro, et qui n’en est qu’à son commencement, a joué dans ce tournant un rôle à la fois décisif et pernicieux. C’est elle qui a lourdement pesé dans la conversion actuelle des principaux gouvernements à la «rigueur».

Ils sacrifient ainsi la substance – à savoir la dynamique économique qui fonde en réalité la possibilité réelle de la zone euro à se maintenir – à l’apparence : les conditions immédiates de son maintien face à la spéculation des marchés. Il est donc à craindre que l’Europe et la France n’entrent dans une période prolongée de récession sous l’impact cumulé de ces politiques restrictives. Des mesures radicales s’imposent, mais, pour les évaluer, il faut d’abord procéder à un bilan de la situation.

Le piège de la rigueur ne se comprend pas hors du verrou de l’euro. Pour autant, l’adhésion à ce dernier n’a pas reposé que sur des considérants idéologiques. Il y a bien eu des facteurs réels qui ont convaincu les gouvernements d’accepter cette solution de la monnaie unique dont les inconvénients étaient pourtant connus dès l’origine. Le délitement de ces facteurs pose la question de la possibilité de la survie de la zone euro et, au-delà, des solutions alternatives qui s’offrent à nous.

Vers la récession

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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L’éolien prend un coup dans l’aile

La mission d’information sur l’énergie éolienne de l’Assemblée nationale devait rendre son rapport mardi. Les conclusions, très négatives, suscitent déjà la polémique. Explications.

La mission parlementaire sur l’éolien devait établir un cadre juridique pour l’installation d’éoliennes en France et formuler des propositions d’amendements au projet de loi Grenelle 2. Ses conclusions ne manqueront pas de provoquer la frustration des écologistes.

Etat des lieux

A fin 2009, quelque 3.500 éoliennes étaient installées en France, selon le Syndicat des énergies renouvelables, produisant environ 4.500 gigawatts d’électricité. La France occupe ainsi la 7ème place mondiale, loin derrière l’Allemagne (25,8 GW), mais devant la Grande-Bretagne (4 GW). Elle s’est engagée à ce que l’éolien représente 10% de sa production d’électricité d’ici à 2020. Aujourd’hui, on est à 2%.

La rentabilité de l’éolien en question

Une version provisoire du rapport piloté par Patrick Ollier, le président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée, dénonce les “dispendieux effets d’aubaine” de l’énergie éolienne. Car le gouvernement oblige EDF à acheter pendant 15 ans l’électricité éolienne à 86 euros par mégaWh. Même si ce tarif est l’un des plus bas d’Europe, il reste supérieur au prix du marché. Surcoût qui sera inévitablement répercuté sur la facture du consommateur, rappellent les anti-éoliens.

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Le livre Noir des subventions de la Région Alsace

De l’UMP au PS, des Centristes aux Verts,….. de nombreux exemples sur le gaspillage de l’argent par les élus locaux. Ce dossier n’est d’ailleurs que la face immergée de l’iceberg, j”aurai pu rajouter les gaspillages des 2 Conseils Généraux, des municipalités comme Mulhouse et Strasbourg,…..

http://www.dailymotion.com/video/xc1jr2