Fausses promos et belles arnaques : Les supermarchés mis à l’index

Faire ses courses dans un grand magasin demande de bien vérifier les prix depuis toujours, mais bien plus récemment avec les promotions qui s’affichent dans les rayons et les publicités distribuées dans les boites aux lettres. Test en caméra caché dans deux supermarchés.

Les produits vendus par lots se révèlent, d’après le test, plus chers que si l’on achetait le même produit à l’unité, pour le même nombre d’articles. Le consommateur qui achète la promotion en lot perd alors de l’argent. Les explications données par les vendeurs sont souvent hasardeuses : certains plaident la bonne foi, mais d’autres parlent d’erreur d’étiquettes.

La guerre des prix que se livrent les magasins peut rendre les promotions inintéressantes pour le client selon un expert de la grande distribution, cette démarche commerciale ne servant qu’à développer les ventes.

Comment les puissants sont réellement devenus puissants – Du protectionnisme au libre-échangisme, une conversion opportuniste

Par Ha-Joon Chang, professeur à la faculté d’économie et de politique de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) ; auteur de « Kicking Away the Ladder. Development Strategy in Historical Perspective », Anthem Press, Londres, 2002 (Prix Gunnar Myrdal 2003)

Les libre-échangistes ont remporté des victoires significatives au cours des deux dernières décennies. Depuis le début de la crise de la dette de 1982 et de l’imposition des programmes d’ajustement structurel par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, de nombreux pays en voie de développement ont radicalement libéralisé leur commerce.

L’effondrement du communisme, en 1991, a ouvert de nouveaux et vastes espaces au libre-échange. Pendant les années 1990, d’importants accords régionaux ont été signés, dont l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) qui regroupe le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Pour couronner le tout, les négociations du cycle de l’Uruguay de l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), conclues à Marrakech en 1994, ont débouché sur la naissance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995.

Si importants que soient ces succès, les libre-échangistes ne s’en satisfont pas. Au sein de l’OMC, représentants des Etats développés en tête, ils continuent à faire pression pour des baisses des tarifs douaniers encore plus fortes et plus rapides, et un élargissement de la compétence de cette organisation à des domaines ne figurant pas dans son mandat initial, par exemple l’investissement à l’étranger et la concurrence.

Les partisans du libre-échange croient agir dans le sens de l’Histoire. Selon eux, cette politique est à l’origine de la richesse des pays développés ; d’où leur critique des pays en voie de développement qui refusent d’adopter une recette aussi éprouvée. Rien n’est pourtant plus éloigné de la réalité.

Les faits historiques sont sans appel : quand les pays actuellement développés étaient encore en développement, ils n’ont mené pratiquement aucune des politiques qu’ils préconisent. Et nulle part l’écart entre le mythe et la réalité historique n’est aussi flagrant que dans les cas de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

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Les salariés désabusés sur leur avenir et leurs conditions de travail

Ce n’est pas à proprement parler une surprise : l’âge légal de la retraite va passer à 62 ans. Cette décision aura, nous en sommes certains, un impact négatif sur le moral des salariés qui n’est déjà pas très bon, comme l’indique, le dernier : “Indicateur du moral des salariés Juritravail 2ème Trimestre 2010“.

En effet, les résultats montrent que ceux-ci sont, dans bien des domaines … désabusés !

Même si les syndicats promettent la foudre au gouvernement et que les partis de gauche s’apprêtent à faire “donner la garde” à l’Assemblée et au Sénat, “Note AAA” oblige, le Président et sa majorité feront en définitive passer leur “réforme” des retraites.

En fin de compte, les agences de notation et les marchés auront eu raison de la retraite à 60 ans et pourront sabrer (ou sabler) le champagne avec ceux qui n’avaient de cesse que de vouloir faire tomber ce symbole de la dernière présidence socialiste.

Dans cette période où il existe certaines personnes pour affirmer qu’il nous faut : “travailler plus et plus longtemps, redevenir compétitifs, … ” Il y a fort à parier que beaucoup de salariés las ou désabusés ne se disent que : “de toute façon, entre le manque de considération et le salaire, qui, lorsqu’il ne diminue pas, reste figé, à quoi bon en donner plus. Et puis de toute façon comme on parle de diminuer les effectifs, on verra bien ce qui arrivera … /… “

En fin de compte tout le contraire de ce que souhaitent les économistes ultra libéraux, les organisations d’employeurs et les élus qui les soutiennent !

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Combien coûtent les campagnes de pub du gouvernement ?

Entre la promotion des causes nationales et celle des réformes, l’État dépense plus de 100 millions d’euros par an.

Comme toute entreprise, l’État a son plan de com, et ses budgets afférents. Cette semaine, la presse quotidienne a vu fleurir de pleines pages de pub dont le message est : « Nous devons trouver des solutions pour sauver nos retraites. » Une campagne à 5 millions d’euros, justifiée, selon le Service d’information du gouvernement (SIG), par l’enjeu de la réforme.

Il y aura deux autres messages dans les semaines qui viennent, un sur le rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités, le dernier sur l’espérance de vie en France. Et des déclinaisons pour la télé et la radio. Suivra une seconde vague de pub une fois la réforme votée, « car il faudra bien l’expliquer. »

Cette double campagne « sans équivalent » depuis le début du quinquennat Sarkozy, s’insère dans un plan de communication dont le montant, qui n’est pas public, se situe entre 100 et 145 millions d’euros nets en 2009, pour 105 campagnes (contre une soixantaine l’année précédente).

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La déchéance du management des grandes entreprises

Alors que les sociétés du CAC 40 devraient surperformer, elles stagnent, voire régressent parfois, ou font tout simplement moins bien que ce qu’elles pourraient faire. Pourquoi ?

Les raisons de ces contre-performances sont en fait découvertes depuis les années 50. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’aussi vieux soient-ils, ces principes sont toujours et encore d’actualité.

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Persistance du malaise social chez France Télécom

Technologia, le cabinet mandaté par la direction de l’opérateur pour étudier les moyens de sortir de la crise sociale a rendu son rapport d’étape hier matin, ainsi que 107 préconisations. Il estime qu’il faut « réformer profondément la fonction ressources humaines et revoir le système de management ».

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Ce rapport compile les 500 entretiens individuels menés avec des salariés de l’entreprise, à la suite de la vague de suicides de l’automne dernier qui avait frappé l’opérateur historique. Il s’agit en fait d’une étude qualitative après le dépouillement du questionnaire envoyé en octobre aux 102.000 salariés français. Le rapport contient aussi 107 recommandations précises faites à la direction de France Télécom. Interrogé, l’opérateur indiquait ce week-end qu’il ne s’agit là que d’un rapport intermédiaire.

Pour Technologia, la crise sociale est loin d’être terminée. « Il y a eu en effet plusieurs suicides depuis janvier 2010 », note le cabinet en préambule, tout en mettant en avant « la persistance de difficultés ». Selon nos informations, neuf salariés de l’opérateur historique se seraient donné la mort au cours des deux premiers mois de l’année.

« Les salariés attendent aujourd’hui des signes, des symboles et des actes forts » mais « l’obstacle principal à l’efficacité de toutes mesure préventive est le manque de confiance des salariés dans les ressources humaines et la médecine du travail », souligne Technologia. Le cabinet estime donc qu’il faut « renforcer le sentiment d’appartenance des collaborateurs de France Télécom ».
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Vers une crise immobilière en Algérie ?

Certes, ce n’est pas Dubaï, mais tout de même … La crise financière mondiale a sérieusement impacté le marché immobilier en Algérie.

Les transactions immobilières ont ainsi chuté de 80% en 2009. Les prix à la vente et à la location ont baissé respectivement de 40 et 30%.

Certes, si les prix affichés en vitrine mentionnent toujours des prix très élevés, la vente se conclut bien souvent à des tarifs inférieurs de 30 à 40%. La rançon du succès passé, assortie des conséquences de la crise mondiale. Rappelons en effet que l’Algérie se trouvait jusqu’en 2008 en pleine bulle immobilière, les prix ayant triplé de 2003 à 2008.

Selon la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), la tendance devrait se poursuivre, mais sans que le marché se stabilise sur la valeur réelle des biens, exagérément surévalués jusqu’alors, la spéculation règnant en maître. Les experts prévoient la poursuite de la tendance baissière jusqu’à 2011, au moins.

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Moussa, a annoncé quant à lui, devant les membres du Conseil, que son département prépare actuellement un nouveau projet de loi. Le texte, qui sera présenté au parlement, portera essentiellement sur la réorganisation de l’activité de promotion immobilière, régie par le décret 03-93.

La fédération du BTPH, affiliée à la Confédération algérienne du patronat (CAP), a récemment dénoncé, quant à elle, ce qu’elle considère comme étant «des procédures abusives» de toutes sortes, qui se multiplient actuellement en matière de vente de logements sur plans.

Rappelons, par ailleurs, qu’en juillet 2009, Emaar, le géant immobilier des Emirats arabes unis, avait annoncé avoir fermé son bureau à Alger. Raisons invoquées : les difficultés rencontrées dans le pays pour pouvoir concrétiser ses projets. A moins que cela ne soit déjà les prémices de la crise de Dubaï ?

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