Paris : Le krach immobilier est pour demain !

Hausse des taux de crédit, baisse des prix, multiplication excessives des constructions de bureaux, aujourd’hui plus que jamais le krach menace l’immobilier parisien.

Faire de la capitale et sa région une immense métropole à l’échelle mondiale, voilà en quelques mots l’objectif affiché du « Grand Paris ». Si le projet se veut ambitieux, en ce qui concerne l’immobilier le revers de la médaille sera sans doute d’une ampleur toute aussi significative.

En effet, face à la perspective d’un rattachement à la capitale, bon nombre de communes franciliennes mettent en branle d’importants chantiers de construction afin de développer leur offre de bureaux et d’attirer de nouvelles entreprises dans leur giron. Or, en matière d’immobilier tertiaire, l’offre est déjà plus que conséquente en Ile-de-France.

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Supermarchés : Du poison dans nos caddies (Màj vidéo)

28/09/2015

Matières fécales et raclures d’os dans les steaks hachés, thé vert aux pesticides, confiture de fraise sans fraises: Christophe Brusset, ex-cadre de l’agroalimentaire dénonce dans son livre “Vous êtes fous d’avaler ça” aux éditions Flammarion les dérives de ce qu’il a vu pendant 20 ans. Que trouve t-on exactement dans les rayons? Faut-il fuir les supermarchés?

14/09/2015

Des produits toujours moins chers dans les rayons. C’est la tendance de ces dernières années. Christophe Brusset a été acheteur dans l’agroalimentaire pendant 20 ans aujourd’hui il dénonce cette tendance. “Baisser les prix, ça veut dire commencer par baisser la qualité. Trouver l’astuce qui vous fera gagner quelques centimes“.
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Auteur d’un livre intitulé, “Vous êtes fous d’avaler ça !“, Christophe Brusset évoque l’exemple des tranches de jambon vendues en grande surface. “Vous avez un joli jambon, une belle tranche avec une couche très régulière de gras, une couenne par dessus, mais enfin il faut savoir que ce jambon est complètement artificiel. C’est-à-dire que vous avez une mixture de jambon qui a été coulée dans un moule et ensuite le gras et la couenne ont été rajoutés par dessus“, commente Christophe Brusset.

Autre exemple, le poivre en poudre. “Vous avez une poudre qui est grise qui sent le poivre, par contre la composition est complètement inconnue“, souligne aussi le professionnel.

Le low-cost : La vie à prix cassés

Lancé il y a une quinzaine d’années, essentiellement par les compagnies aériennes, le low-cost a envahi presque tous les secteurs. Fleuristes, pharmaciens et gérants de salles de sport, ils taillent les prix sur mesure pour convenir à une population moins argentée. De bonnes affaires qui ravissent tout ce petit monde.

Japon : Les signaux toujours très mitigés de l’économie

Prix et chômage en légère hausse, consommation en baisse, l’économie japonaise continue de présenter un bilan mitigé. Les réactions des marchés confirment cette impression. Dépassant les 124 yens pour un dollar, la devise nippone a progressé, vendredi 31 juillet, signe de confiance dans la monnaie de l’archipel. L’indice Nikkei est resté stable, terminant la séance sur une très légère hausse de 0,3 %, à 20.585,24 points.

Ces évolutions interviennent après l’annonce par le gouvernement du taux d’inflation en juin. Sur un an, les prix ont augmenté de 0,1 %. La hausse reste limitée et loin de l’objectif de la Banque du Japon qui, en tablant sur une politique monétaire particulièrement agressive, reste déterminée à atteindre les 2 % d’inflation. Mais elle dépasse les attentes des observateurs et permet aux prix d’enregistrer leur vingt-cinquième hausse mensuelle consécutive.

En juin, les principales augmentations concernaient les nuits d’hôtel, les denrées périssables et les biens durables comme les téléviseurs et les climatiseurs. Les prix restent cependant sous pression des tarifs de l’énergie, en repli de 7 % sur un an. Conséquence de la chute des prix du pétrole, l’essence a baissé de 14,2 % en douze mois.

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Énergie : Pourquoi les prix continuent-ils d’augmenter ?

Les chiffres donnent le tournis. Les tarifs de l’énergie continuent d’augmenter selon rapport du Médiateur de l’énergie. En sept ans, un foyer moyen a vu sa facture d’électricité grimper de 49% tandis que sa facture de gaz a augmenté de 36%.

Pourtant en 2007, l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie devait enrayer cette hausse des prix. Mais le pari est loin d’être gagné. “Un consommateur sur dix seulement a changé de fournisseur d’énergie”.

Si les fournisseurs alternatifs tentent d’attirer de nouveaux clients avec des prix plus intéressants, le Médiateur de l’énergie pointe toutefois une recrudescence des litiges. “La satisfaction des clients n’est pas au rendez-vous”. “Les nouveaux acteurs de l’énergie ont en particulier du mal concernant l’émission des factures, la résiliation des anciens contrats et le remboursement des trop perçus”.

Encore moins cher que le discount : qui sont les nouveaux casseurs de prix ? (Rediff)

Avec la baisse du pouvoir d’achat, des commerces ont trouvé des solutions pour casser les prix. Ainsi des «déstockeurs» récupèrent des produits alimentaires dont la date de péremption approche pour les revendre à des tarifs défiant toute concurrence. D’autres proposent des produits high-tech, comme des tablettes et des smartphones, jusqu’à moitié prix. Enfin, les grandes surfaces comme les petits commerçants distribuent des cartes de fidélité, qui permettent aux consommateurs d’obtenir des cadeaux et des réductions… mais cachent aussi de nouvelles méthodes de vente plus efficaces.

TVA collectée, TVA déductible : qui paye réellement ?

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt sur la consommation, inventé en France en 1954. Avant ce système, toutes les entreprises qui concouraient à la production et à la distribution d’un produit ou d’un service étaient taxées. Ainsi, le prix de vente final dépendait du nombre d’intermédiaires, car ces derniers répercutaient la taxe qu’ils payaient sur leur prix de vente : donc plus il y avait d’intermédiaires, plus le prix de vente final était élevé.

Avec la TVA, peu importe le nombre d’intermédiaires, le consommateur final paie la même taxe soit en général 20% du prix de vente HT d’un produit. Celui-ci ne la paie pas directement à l’État, mais à l’entreprise à laquelle il achète un produit. Ce sont ensuite chacune des entreprises qui ont participé à l’élaboration du produit qui reversent à l’état une partie de cette taxe mais cela ne leur coûte rien.

Cette taxe s’appelle taxe sur la valeur ajoutée car la valeur ajoutée est la valeur économique apportée par l’activité de l’entreprise. Par exemple, le fabricant qui a acheté 10€HT de fils pour en faire une chemise qu’il a vendue 70€HT a apporté à ces fils une valeur ajoutée de 60€. 20% de cette valeur ajoutée correspondent bien aux 12€ de TVA reversés à l’Etat par le fabricant.

Europe : La fin de la prodigalité

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L’euro a créé une crise de la balance des paiements en Europe, comme l’a fait le système monétaire des années 1920 fondé sur l’étalon-or. En fait, une seule chose distingue ces deux épisodes : les pays actuellement en crise peuvent faire appel à de vastes programmes internationaux de renflouement.

Ces programmes ont soulagé les tensions financières dans la zone, mais à quel prix? Non seulement ils ont permis aux investisseurs de ne pas avoir à payer le coût de leurs mauvaises décisions ; ils ont également donné l’occasion aux pays du sud de l’Europe dont les prix sont trop élevés de retarder ce qui revient à une dévaluation sous la forme d’une réduction des prix relatifs des marchandises. Cette dévaluation de la monnaie est généralement nécessaire pour restaurer la compétitivité érodée par les débuts de l’euro, qui avait gonflé l’inflation.

En réalité, pour des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, il faudrait pour qu’ils redeviennent concurrentiels qu’ils baissent les prix d’environ 30 % de leurs propres produits par rapport à ceux du reste de la zone euro au début de la crise. L’Italie a probablement besoin de réduire ses prix relatifs de 10 à 15 %. Mais le Portugal et l’Italie n’ont pu jusqu’ici effectuer une telle « dépréciation effective », tandis que les prix relatifs en Grèce et en Espagne n’ont diminué que de 8 % et 6 %, respectivement.

Fait plutôt révélateur, de tous les pays en crise, seule l’Irlande est parvenue à passer le point critique. La raison en est évidente : la bulle spéculative avait déjà éclaté en Irlande dès la fin de 2006, à l’époque où les fonds de sauvetage n’existaient pas.
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Et si la déflation était une bonne nouvelle ?

Charles Wyplosz est professeur d’économie internationale à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève et directeur du Centre international d’études monétaires et bancaires. Ses principaux domaines de recherche sont les crises financières, l’intégration monétaire européenne, les politiques monétaires et budgétaires ainsi que l’intégration monétaire régionale. Il intervient fréquemment comme expert auprès d’organisations internationales.

Alors que l’Insee révèle que les prix à la consommation ont baissé de 0,2% en novembre, Charles Wyplosz explique pourquoi la déflation, loin d’être une mauvaise nouvelle, pourrait permettre d’augmenter le pouvoir d’achat des Français.

À voir la BCE se tordre les mains de désespoir et les commentateurs prédire le pire, on ne se pose plus la question: la déflation est le pire des dangers qui nous menacent. Peut-être, mais peut-être pas.

La déflation a mauvaise réputation parce qu’elle est la conséquence de longues périodes de récession ou de non-croissance. Lorsque le chômage augmente goutte à goutte de manière inexorable, les salaires cessent d’augmenter. La consommation stagne, ou baisse. Face à un marché atone, les entreprises réduisent leurs dépenses d’équipements, n’embauchent plus ou même débauchent, ce qui renforce le climat récessionniste et, encouragées par des coûts du travail en déclin, commencent à casser les prix. Les prix des matières premières suivent la même logique. La spirale déflationniste se met en place. Un réflexe pavlovien nous amène à associer déflation et récession.

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Comparateurs : Le meilleur prix à portée de clic ?

Pour un grand nombre de consommateurs, le comparateur de prix est devenu le moyen de faire des bonnes affaires sur internet. Grâce à ces sites qui pullulent sur la toile nous pouvons faire le tri entre des milliers de e-commerces pour trouver « le juste prix ».

Gain de temps et d’argent, voilà la promesse faite par ces comparateurs 2.0. Mais la méthode de référencement de ces derniers est-elle objective ? Les comparateurs de prix sont-ils des sites indépendants? Et surtout, recensent-ils tous les produits disponibles sur le marché?

Plusieurs sites qui se présentent comme une aide à l’achat sont en fait rémunérés pour afficher en tête de liste certains produits plutôt que d’autres. Et ces derniers ne sont pas systématiquement les moins chers. Si on ajoute à cela les frais de livraison et des garanties parfois plus courtes qu’en magasin, faisons-nous vraiment de bonnes affaires?

Radio Courtoisie : « Faut-il avoir peur de la déflation ? » (Audio)

Le lundi 03 novembre 2014, dans son “Libre journal” sur Radio Courtoisie, Henry de Lesquen recevait et Pascal Salin, professeur émérite à l’Université de Paris IX Dauphine, spécialiste de la théorie monétaire et de la finance publique et ancien président de la Société du Mont-Pèlerin

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Le marché de la viande : La vérité sur les prix

Les Français raffolent de la viande de bœuf qui est vendue à 80% en supermarché, le plus souvent en barquette. Les prix de la viande ont flambé ces dernières années : 20% de hausse en dix ans.

Mais quand le prix de la viande augmente, le prix pour l’éleveur évolue peu. Au niveau des négociants, leur pouvoir est également faible. A l’abattoir, les prix doublent car les besoins des supermarchés rendent le coût de la main d’oeuvre incompressible.

Pouvoir d’achat : les Français ont perdu 1.500 euros depuis 2009

Selon une étude du magazine 60 millions de consommateurs, les français auraient perdu en moyenne 1.500 euros de pouvoir d’achat sur les cinq dernières années. Ce calcul, basé sur les moyennes d’inflation et le revenu annuel moyen, cache cependant de fortes disparités et doit être remis en perspective.

En effet, selon les chiffres de l’observatoire des inégalités, la baisse du pouvoir d’achat ne concerne pas tous les foyers. Depuis 2008, les 10% les plus riches ont par exemple vu leur revenus augmenter en moyenne de 1.800 euros !

En l’espace de cinq ans, les Français auraient perdu 1 500 euros de pouvoir d’achat, soit une baisse de 4% depuis 2009. Selon le magazine 60 millions de consommateurs, le revenu annuel moyen (incluant salaires, patrimoine et prestations sociales, et déduisant impôts et cotisations sociales) a augmenté de 2,9%, passant de 37 517 euros à 38 591 euros sur cette période.

Dans le même temps, les prix ont augmenté de 6,9%… Donc, le compte n’y est pas.
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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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La zone euro au bord du gouffre déflationniste

La hausse des prix a encore ralentie en mars en zone euro à seulement 0,5 % contre 0,7 % en mars. Un ralentissement préoccupant qui somme la BCE d’agir jeudi.

Par Romaric Godin

C’est sans aucun doute un choc. Eurostat a rendu public ce lundi sa première estimation d’inflation pour la zone euro en mars. Les prix y ont augmenté de 0,5 % sur un an. C’est une nouvelle décélération de la hausse des prix après la hausse de 0,7 % de février. On s’y attendait certes après les chiffres de l’inflation de mars en Espagne (-0,2 %), en Allemagne (1 %) et en Belgique (0,9 %) publiés vendredi. Il n’empêche.

C’est une nouvelle fois le constat d’échec que la politique monétaire menée par la BCE n’est pas en mesure de freiner les forces déflationniste.

Ce chiffre est tout simplement le plus faible depuis novembre 2009. Mais alors, la zone euro sortait d’une période d’inflation négative. Elle pourrait y revenir cette fois.

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Comparer, négocier, «couponner» comment payer moins cher

Minés par la crise, des millions de Français se lancent chaque jour dans une quête effrénée de la bonne affaire. Dans l’espoir d’améliorer un pouvoir d’achat en berne, ils évaluent les prix, négocient et compilent les bons de réduction.

Internet a fait sauter les derniers tabous. Des sites spécialisés permettent de se renseigner sur les prix, de comparer les offres des enseignes en quelques clics. La pratique, autrefois réservée aux radins, touche désormais le grand public : 40% des consommateurs français déclarent discuter les prix régulièrement. Mais le chemin de la ristourne est souvent semé d’embûches et d’arnaques en tous genres.

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Guerre des prix : Les hypermarchés contre-attaquent !

Dans un contexte où le niveau de vie des français ne cesse de baisser, les hypermarchés doivent faire face à des consommateurs toujours plus avides de bonnes affaires.

Or, aujourd’hui, les opportunités ne manquent pas de payer moins cher, dans les magasins de hard discount, les destockeurs et surtout sur Internet, où il est désormais possible de faire les courses de chez soi à moindre coût.

Face à une telle concurrence, les hypermarchés ont décidé de contre-attaquer avec un seul objectif : massacrer les prix ! Pour y parvenir, les «hypers» utilisent des méthodes secrètes et insoupçonnées.

Partie 1:

Partie 2:
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La face cachée de la déco à petits prix

Depuis quelques années, les Français sont mordus de décoration. Tout le monde parle couleur, mobilier, design, des émissions de télévision aux magazines grand public. Et toutes les marques s’affrontent pour gagner des parts de ce marché en pleine expansion. En période de crise, la bataille se livre principalement sur le terrain des prix.

Délocalisation, optimisation des chaînes de production, sourcing mondial, tout est bon pour baisser les coûts de revient. Comment les fabricants français survivent-ils dans cet environnement ? Quelles sont les stratégies des marques pour inciter les consommateurs à acheter toujours plus ? Qu’en est-il de la qualité des produits ?

De la France au Vietnam, des cabinets de tendances aux petits ateliers asiatiques, des usines aux entrepôts, ce document lève le voile sur les coulisses de la déco à petit prix.


Faire les courses à Paris, jusqu’à 40% plus cher que dans l’ouest

L’UFC-Que Choisir présente ce mardi les résultats de son enquête annuelle sur les prix des produits dans les supermarchés et les hypermarchés. L’association de consommateurs pointe du doigt les différences de prix non seulement d’une enseigne à l’autre, mais aussi entre les départements. La Vendée est le département le moins cher pour faire ses courses.

Pour un même panier de 78 produits, il y a 121€ de différence entre la grande surface la plus chère de France et la moins chère : c’est l’édifiant constat établi par l’UFC-Que Choisir dans son enquête annuelle sur les prix de la grande distribution. Le panier-type coûte 273€ dans le Leclerc de Lanester (Morbihan), contre 394€ au Monoprix de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine.

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Ecotaxe, OGM, crise sanitaire… Un salon de l’agriculture sous tension

Le salon de l’agriculture se tient du 22 février au 2 mars à Paris. Un “moment politiquement délicat” pour le gouvernement, attendu au tournant.

S’adapter aux caprices des marchés, exporter, moderniser, pousser l’agroécologie, renforcer les “démarches de filière” et mieux coordonner les actions Etat-régions-filières : telles sont les six priorités annoncées par le gouvernement en matière d’agriculture à l’horizon 2025. Un plan d’action sera établi d’ici mi-mai, avec feuilles de route détaillée, filière par filière.

A trois jours de l’ouverture du salon de l’agriculture  - et à deux jours des Etats généraux du secteur organisés par la puissante FNSEA – le ministre Stéphane Le Foll a mis les petits plats dans les grands. Il faut dire que le grand rendez-vous de l’agriculture française est, de l’aveu même du ministre, “un moment politiquement délicat, surtout pour la gauche“, confrontée à “un monde professionnel pas très acquis à notre cause au départ”. Tour d’horizon des sujets qui fâchent.

1 – L’écotaxe : “On n’en veut pas”
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Les groupes d’achats alimentaires, un “truc” de bobos ?

Depuis quelques années, les groupes d’achats alimentaires (GAA) poussent comme des champignons. Leurs membres apprécient les produits qu’ils y trouvent, la convivialité qui y règne et le modèle de société qui s’y façonne. Mais, en y regardant de plus près, difficile de faire abstraction d’une chose : la plupart des participants semblent avoir la même origine sociale. Le projet, intrinsèquement porteur de changement, est-il réservé à quelques privilégiés ? Dans ces circonstances, a-t-il des chances d’aboutir ?

Distribution de paniers dans le cadre d’une AMAP en Vendée

Les GAA se déclinent selon plusieurs appellations. Un GAC (Groupe d’achats communs) rassemble des voisins pour s’approvisionner chez des producteurs locaux. Un Gasap (Groupe d’achats solidaires de l’agriculture paysanne) associe directement un groupe de consommateurs avec un producteur paysan. Même démarche pour une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) dont les membres s’engagent encore davantage : ils partagent les coûts de production.

De plus, les Gasap et les Amap se distinguent des Gac par leur engagement sur une période convenue (3, 6 ou 12 mois) qui permet au paysan de maintenir son activité agricole, et aux consommateurs de remplir leurs assiettes d’aliments frais, de saison, souvent biologiques et produits à partir de variétés du terroir ou anciennes à un prix équitable pour les deux parties.
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La consommation des ménages de plus en plus financée par l’épargne

Un vague air de chant du cygne ? Cela y ressemble …. alors que la foule ne faiblit pas dans les magasins en vue des derniers achats de Noël.

Comme si quelque part, les gens se jetaient sur leurs achats avec boulimie, dans un dernier élan de consommation effrénée avant de se serrer la ceinture pour de nombreux mois. Pas le calme avant la tempête … mais bien la tempête avant le calme le plus absolu.

Si l’Insee a certes annoncé mardi une hausse de 1,4 % de la consommation de biens par les ménages français en novembre – après avoir enregistré un léger recul de 0,1 % en octobre dernier, la supposée bonne nouvelle est à prendre doublement avec des pincettes.

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La bulle immobilière va-t-elle éclater ?

Xerfi Canal présente l’analyse d’Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi.

Il ne faut pas se raconter d’histoire : le marché immobilier français présente tous les symptômes d’une bulle. Les prix sont historiquement élevés. Ils sont déconnectés de l’évolution des revenus des accédants et des loyers. L’emballement a été très rapide ces dernières années. Ces hausses se sont accompagnées d’un gonflement du crédit. Et pourtant, malgré une crise à rechute depuis 2008, un pouvoir d’achat attaqué, un taux de chômage record, un moral en berne et un durcissement de la fiscalité immobilière, le marché de l’ancien tient.

L’économie est-elle une science exacte ? [Archive]

Par Oskar Morgenstern (avril 2000)

L’économie jouit d’une situation particulière parmi les sciences: ses résultats sont quotidiennement utilisés dans l’action politique. Cette situation ne favorise pas toujours l’examen critique des mesures et des théories. Plutôt que d’examiner s’il est possible de donner un contenu expérimental et mesurable aux concepts de la science économique, les économistes – en France tout spécialement- se sont longtemps enfermés dans des débats entre « littéraires » et « scientifiques ».

Ces querelles reflètent des conflits entre personnalités de formation différente. Elles n’apportent aucun élément de solution à la question : “L’économie est-elle une science expérimentale ?” Oskar Morgenstern, fondateur avec Von Neumann de la théorie des jeux, tente ici de répondre avec impartialité. S’il critique les économètres, ce n’est pas faute de connaitre leurs thèses; s’il juge les faits sociaux difficilement mesurables, ce n’est, pas faute de s’être penché sur le problème. L’économie est une science, mais l’incertitude y joue un rôle fondamental, qu’il est vain de dissimuler.

Lorsqu’on entreprit pour la première fois de recenser la population de la France, Laplace se rendit compte aussitôt qu’on n’arriverait jamais à dénombrer sans aucune erreur la totalité des habitants. Il demanda par conséquent que l’on calcule l’erreur probable et qu’on la fasse figurer dans le recensement publié. L’éminent mathématicien, qui apporta une contribution si décisive à la théorie de la probabilité, trouvait donc naturel, et même indispensable, pareille exigence de précision.

Mais rien ne fut fait en ce sens, et même de nos jours, il n’y a pratiquement aucun pays au monde où la publication de données sociales et économiques s’accompagne de considérations sur l’erreur probable. On se contente, d’une façon ou d’une autre, de -présumer qu’il n’y a pas d’erreur, bien qu’il soit facile à n’importe qui de constater que les erreurs abondent partout et qu’elles différent énormément d’une statistique à l’autre; pourtant, il serait éminemment désirable de connaître exactement, l’importance de ces erreurs.

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“L’effet Joseph” ou l’application des fractales à la finance

Vous avez peut-être entendu parler de Benoît Mandelbrot comme étant l’inventeur des fractales. Mais il s’est aussi intéressé à la finance, introduisant les concepts d’un “effet Joseph”, qu’illustre aujourd’hui fort bien le cours de l’or et également d’un “effet Noé” qui a plus tard été repris sous l’appellation de “black swann” ou “cygne noir” en français. Mais les gens n’inventent rien. Tout ça était déjà connu dans les années 70. Le Collège de France avait même invité Mandelbrot à lui présenter ces choses dans une série de trois exposés d’une clarté admirable, dont le texte est malheureusement devenu introuvable aujourd’hui, même sur l’internet.

LA RECHERCHE • Que sont les fractales?

BENOIT MANDELBROT • Les fractales sont des objets géométriques qui ont la propriété que voici: ils peuvent être décomposés en fragments dont chacun a la même forme que le tout. Dans le cas de la Bourse, l’objet géométrique est une de ces courbes très irrégulières qui donnent, par exemple, le prix d’une action en fonction du temps.

Les journaux reproduisent ces courbes selon un format “paysage” de largeur et hauteur données. Mais supposez qu’on ne prenne en considération qu’une partie d’une telle courbe; par exemple, au lieu de suivre un prix sur cinq ans, on peut décider de le suivre, mais avec une précision croissante, sur une année, quelques mois, voire quelques jours.

La courbe partielle sera, elle aussi, imprimée selon le format “paysage.” C’est là qu’interviennent les fractales. Une fractale auto-affine est un objet géométrique pour lequel les parties ainsi réduites suivent les mêmes règles que le tout. Que l’on considère un cours boursier sur une longue période, ou sur une courte période, les détails seront tout à fait différents, mais l’allure générale, les règles générales, seront très semblables.

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Avoir une voiture à Moscou : plus cher qu’à Paris, moins qu’à Berlin

Le cabinet d’analyse Economist Intelligence Unit (EIU) a publié un classement des villes les plus chères du monde en termes de coût de possession d’une automobile. Moscou s’y classe en huitième position. Selon cette étude, acheter et entretenir une voiture dans la capitale russe revient plus cher qu’à Paris, Londres, Tokyo, New York et Zurich. Mais moins cher qu’à Shanghai, Sao Paulo, Dehli.

Pour leur enquête, les chercheurs de l’EIU se sont basés sur le prix moyen d’achat d’une nouvelle voiture familiale (avec un volume moteur de 1,8l à 2,5l), ainsi que sur les coûts d’usage et d’entretien et les dépenses en combustible. Il s’avère que l’acquisition d’une nouvelle automobile familiale coûte environ 34 000 dollars à Moscou contre, à Londres par exemple, à peu près 30 000 dollars. Quant à l’entretien d’une voiture sur trois ans, les économistes britanniques en ont estimé le coût total à une moyenne de 17 000 dollars à Moscou, pour, à New York disons, près de 11 000 dollars.

Parallèlement, les chercheurs britanniques se sont penchés sur la dynamique d’évolution des coûts liés à l’automobile dans plusieurs grandes villes du monde. Pour Moscou, le mouvement semble encourageant : au cours des trois dernières années, l’indice a baissé de 18 % (il n’a baissé que d’1,5 % à Londres, et, à Paris et Tokyo par exemple, il a même augmenté de, respectivement, 13 et 3 %).

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L’austérité consacre le pouvoir des rentiers

Par Roberto Fiorini

L’austérité est une erreur économique qui conduit à des catastrophes sociales. Elle n’arrange rien et aggravera tout. En Espagne, le taux de chômage des jeunes est à 55 %, mais l’Espagne devra quand même trouver 100 milliards € d’économies sur 3 ans. Cela passera par des hausses de TVA (qui freineront la consommation), des hausses de prix sur le tabac et l’électricité, une fiscalité accrue sur les hydrocarbures (comme celle qui se prépare en France), avec l’inéluctable cortège de rabotage des services publics (toutes ces mesures impactant le pouvoir d’achat).


Illustration issue de la “Monographie du rentier” d’Honoré de Balzac

Pour ceux qui sont licenciés, ou le seront sous peu, on envisage la baisse des indemnités chômages, la réduction des indemnités de licenciements, et la facilitation des procédures de licenciements… En Grèce, des cortèges de mesures identiques ont empiré la situation: la dette sur PIB est passée de 112 % en 2008 à 180 % en 2012, le chômage a été doublé, tout comme les suicides!

L’économie s’enlise dans la récession, avec un PIB qui recule de 7 %. Beau bilan pour les élites qui voulaient faire baisser l’endettement du pays ! Une situation qui pourrait aboutir à des conséquences similaires se met en place en France (voir l’article intitulé «Le PS fera baisser les salaires à la rentrée»).

Derrière les pourcentages d’économies, des gens meurent
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Foire d’empoigne à venir sur les matières premières agricoles et industrielles

En dépit du ralentissement économique, les prix mondiaux restent à des niveaux historiquement élevés.

Chères matières premières ! En dépit du ralentissement économique, les prix mondiaux restent à des niveaux historiquement élevés, constate le bilan annuel Cyclope. Pour l’expliquer, c’est moins du côté de la demande qui reste tirée par les pays émergents que du côté de l’offre qui peine à suivre qu’il faut regarder. C’est que le temps de l’investissement est si long dans les mines, les terres agricoles ou les champs pétoroliers – jusqu’à vingt ans – qu’il dissuade les investisseurs. Il faudrait des signaux encore plus forts en provenance des marchés – et sans doute de la spéculation ! – pour encourager ces derniers.

En attendant, une lutte inévitable pour la sécurité des approvisionnements va s’engager. Les premières escarmouches de ce combat sont déjà visibles, annonciateurs de la foire d’empoigne à venir.

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La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital

Comment augmenter la productivité, la compétitivité de la France ? D’aucuns répondront qu’il faut “baisser les coûts du travail”. Pourtant, l’économiste Michel Santi note que si la réduction du coût du travail a permis à l’Allemagne de baisser ses prix à l’exportation, elle a créé une société de travailleurs précaires. Et observe qu’étonnamment, les revenus nets distribués aux propriétaires de capital, eux, continuent de grimper…

Une vieille histoire…

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

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Le vrai poids de nos aliments

Pour accroître leurs marges sans faire fuir leurs clients, les commerçants misent désormais sur la balance : en jouant sur le poids des articles vendus, nombre d’entre eux parviennent à alourdir la facture sans que la différence soit réellement perceptible pour le consommateur. C’est ce qu’on appelle l’inflation masquée. Plusieurs techniques ont aujourd’hui cours. Certains fabricants allègent le contenu de leurs produits sans modifier le prix, d’autres utilisent des additifs controversés pour retenir l’eau contenue dans les aliments, ou bien en modifient la composition. Face à ce phénomène, les services de l’Etat veillent au grain. Enquête.

Chine : Entre accident de croissance et visée hégémonique

Vont-ils y arriver ? C’est la question qui devrait aujourd’hui obséder les grands dirigeants internationaux au sujet du nouveau président chinois Xi Jinping et de son équipe. Car le paquebot dont ils ont récemment pris la tête semble se diriger vers des eaux de plus en plus troubles, que ce soient en termes économiques, sociétaux, environnementaux mais aussi, chose nouvelle, géopolitiques.

Dans La Chine, une bombe à retardement (Eyrolles, 2012), nous décrivions les mécanismes à l’œuvre poussant l’Empire du Milieu vers un accident de croissance inévitable dans les trois ans à venir.

Notre dernier voyage au cœur du pays n’a fait que renforcer le constat dressé l’année dernière. La Chine semble avoir délaissé sa base industrielle, inspirée du modèle allemand, au profit du modèle espagnol, reposant quasi exclusivement sur la dette, l’immobilier et le secteur de la construction.

Mais à cette donnée purement économique traduisant la grande cyclicité du modèle de développement chinois est venue s’ajouter une dimension jusque-là difficilement palpable : une croyance quasi religieuse dans leur supériorité intrinsèque, une arrogance nouvelle traduisant une visée hégémonique à peine dissimulée.

Au regard de ces nouveaux éléments, la France et l’Europe en général doivent perdre de toute urgence leur angélisme dans leur vision des relations internationales et adopter des comportements adaptés à un monde dans lequel les tensions ne cessent de croître.

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États-Unis : La nouvelle bulle immobilière

L’immobilier aux Etats-Unis s’emballe. Sur un an, le glissement des prix est supérieur à 10%. C’est la meilleure «performance» depuis 7 ans. 47 Etats sur 50 bénéficient de l’envolée. La palme revient au Nevada en hausse de 20% suivie de l’Arizona en hausse de 19% puis la Californie en hausse de 15%.

Depuis 2008, la politique monétaire vise à reflater. Pour cela, on a soufflé une bulle des emprunts d’Etat, celle-ci semble avoir atteint ses limites. On a soufflé une bulle des marchés d’actions; malgré des records marginaux récents, les bourses ont du mal à aller plus loin. Une troisième bulle est en train d’être soufflée, c’est celle de l’immobilier. On notera que les bulles ne se succèdent plus, elles sont maintenant simultanées.

Notre analyse est que le phénomène auquel on assiste est délibérément voulu. Bernanke et le système financier tentent une nouvelle expérience.

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Un recul du pouvoir d’achat inédit en France depuis 30 ans

Le pouvoir d’achat a reculé de 0,4% en 2012. Et l’année 2013 ne s’annonce pas meilleure.

Comment calcule-t-on le pouvoir d’achat ? Pourquoi le ressenti des français est-il parfois différent des données proposées par l’INSEE ?

Une fois n’est pas coutume, le sentiment de paupérisation des Français est confirmé par les statistiques. Le pouvoir d’achat a reculé de 0,4 % en moyenne l’an dernier, a annoncé l’Insee. Il s’agit du « premier recul depuis 1984  (-1,1 %)», précise l’institut statistique. A l’époque, le pouvoir d’achat signait sa deuxième année consécutive de repli, suite au « tournant de la rigueur » pris par la gauche.

La publication des comptes nationaux détaillés montre que le pouvoir d’achat a même chuté de 0,8 % sur les trois derniers mois de 2012. Jamais depuis le début de la crise, les Français n’avait subit un tel choc sur leur revenu. Mesurée par « unité de consommation », ce qui permet de le ramener au niveau individuel en le corrigeant de la croissance démographique, le pouvoir d’achat a reculé de 1 % en 2012. En cinq années de crise, il a donc reculé, avec ce mode de calcul, à trois reprises  (-0,3 % en 2008 et -0,1 % en 2011).

Au lendemain de l’annonce d’une nouvelle hausse marquée du chômage en février, ce mauvais chiffre de plus ne va pas simplifier la tâche de François Hollande, ce soir sur France 2. « La forte hausse des impôts est le principal facteur de cette baisse », explique l’Insee. Les impôts sur le revenu et le patrimoine ont bondi de 10 % l’an dernier, du fait des mesures de rigueur prises pour réduire le déficit (désindexation du barème de l’impôt sur le revenu, contribution exceptionnelle pour les redevables de l’ISF…). S’est ajoutée la nette dégradation du marché du travail, qui a pesé sur les revenus d’activités.

Handicaps majeurs
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De quels traitements sommes-nous les proies ?

Le Wall Street Journal publiait il y a peu une intéressante enquête sur la tarification algorithmique des sites de commerce en ligne. Les journalistes Jennifer Valentino-Devries, Jeremy Singer-Vine et Ashkan Soltani ont cherché à comprendre comment les prix des produits d’un magasin en ligne tel que Staples, un site de fournitures de bureau américain, variaient pour les utilisateurs.

Visiblement, plusieurs paramètres entrent en compte pour déterminer le prix d’un produit expliquent-ils. La localisation attribuée à votre IP (qui n’est pas forcément très fiable, notamment si vous vous connectez depuis une ligne téléphonique fixe), mais également la distance à laquelle vous êtes situé d’un magasin physique d’un concurrent ! Parmi les facteurs qui vont faire varier le prix du produit que vous consultez, le revenu moyen de la zone où vous habitez semble également entrer en ligne de compte, comme l’explique clairement l’infographie associée à l’article. Au final, la différence sur le prix d’un article peut atteindre 10 %, ce qui n’est pas bien grave sur une agrafeuse à 14 $, mais peut-être plus conséquent sur un produit plus cher.

De plus en plus de sites personnalisent les résultats et notamment les prix des produits qu’ils affichent à l’internaute selon un ensemble de paramètres dont l’utilisateur n’est pas conscient.

Plus qu’une simple tarification dynamique, qui consiste seulement à faire varier les prix selon la demande (moins un produit est demandé, moins il est cher), nous assistons là à une démocratisation de ce qu’on appelle le yield management, en faisant varier les prix d’un produit ou d’un service selon les différents segments de marchés en fonction de données et de traitements de plus en plus accessibles. Les progrès de l’analyse de données permettent désormais à de plus en plus de sites de commerce en ligne de faire varier les prix de leurs produits via des outils de plus en plus accessibles à de plus en plus d’acteurs. Les conséquences sont que l’obscurité si souvent dénoncée des tarifs des voyages en train ou en avion risque de se répandre partout.

L’essor de la tarification algorithmique

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Allemagne : Le “mix électrique”, un tournant énergétique

Nos voisins Allemands souhaitent produire et utiliser une électricité verte, c’est à dire sans carbone ni nucléaire. C’est l’Energiewende (le tournant énergétique en allemand).

Gouvernements, industriels et consommateurs poursuivent cet objectif. Il a pris la forme de décisions sur le nucléaire (arrêt immédiat des centrales anciennes et arrêt définitif programmé en 2022 pour les 17 réacteurs de 2010), et des programmes visant à faire monter l’éolien et le solaire dans le mix électrique.

Où en sont-ils ?

L’Allemagne avait produit en 2010 un total de 622 TWh, soit 15% de plus que la France (ne pas oublier que sa population est plus importante, 81 millions contre 65). Le charbon comptant pour 42% et le gaz pour près de 14%. La production nucléaire représentait 24% de l’électricité produite soit environ 140 TWh. Aujourd’hui, elle est de l’ordre de 18%.

Tout d’abord, quel était, avant l’accident de Fukushima, le mix électrique allemand. Le graphique ci-dessous donne les chiffres de 2010.
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