États-Unis : « Hackers en guerre »

Présenté à New York au « Village East Cinema » dans le quartier de Manhattan le 17 octobre 2014, le film de Vivien Lesnik Weisman est un documentaire qui met en lumière les mauvais traitements, la persécution et l’intimidation que subissent les Hackers et les Activistes par le gouvernement des États-Unis.

Cliquez sur l’icône “CC” en bas à droite de la vidéo pour activer les sous-titres français

Avec les analyses de deux journalistes lauréats du prix Pulitzer, Glenn Greenwald et Chris Hedges, du lanceur d’alerte Thomas Drake (NSA), « The Hacker Wars » retrace les étapes qui nous mène des coins les plus troubles de l’Internet à l’ombre pesante de la censure jusqu’au spectre d’une condamnation à plus d’un siècle de prison.

Partez à la rencontre d’Andrew Auernheimer alias « weev », troll invétéré et détesté, membre du groupe d’experts en sécurité informatique « Goatse Security. » Il est responsable de la publication d’une faille de sécurité dans le système d’information d’AT&T. « Goatse Security » avait révélé la faille à « Gawker Media » après en avoir informé AT&T et publié les données de 114.000 utilisateurs d’iPad, parmi lesquels des célébrités, le gouvernement américain et les forces armées des États-Unis. « weev » a été condamné à 41 mois de prison.

Lire la suite

La Santé : Une prison capitale

Véritable ville dans la ville, La Santé, comme on l’appelle est une vieille dame indigne: indigne de recevoir des êtres humains. Située au cœur de Paris, elle doit se refaire une santé et sa fermeture pour travaux début juillet 2014 est l’occasion de se pencher sur son passé.

Petite coloscopie des derniers attentats de Paris

Ils sont donc passés, finalement, après toutes ces années de tentatives parfois brouillonnes et ces sauvetages parfois in extremis. Ils sont donc passés, et la France découvre que ses services de contre-terrorisme ne sont pas infaillibles, que la cuirasse a cédé et nous a cruellement exposés.

Par Abou Djaffar

Le drame est terrible, le choc frontal, et nombre de commentaires lus ou entendus ont manifestement été proférés sous le coup de l’émotion.

Laissons donc Michel Onfray, l’homme qui a tout lu sans rien comprendre, délirer sur son blog. Il n’est, après tout, pas le seul à se tromper avec assurance. M. Kepel n’annonçait-il pas, au mois de juin 2001, le déclin de l’islamisme ?

D’autres invoquaient, à tort, le jihad syrien, et d’autres encore, faisant peu de cas des faits, en sont encore à accabler la pauvreté ou des pathologies mentales.

Laissons-les, car il n’y a plus rien à attendre de commentateurs qui ne font que se commenter eux-mêmes sans plus jamais observer le monde.

Lire la suite

Islande : Comment le pays parvient-il à jeter en prison ses banquiers indélicats

L’ancien directeur général de la deuxième banque islandaise jusqu’à l’effondrement du secteur financier du pays en 2008 a été condamné à de la prison ferme. Et bien d’autres dossiers attendent.

Ce mercredi matin, l’ancien responsable de Landsbanki, la seconde banque du pays avant le krach bancaire en 2008 (qui a entrainé l’effondrement complet du pays) a été condamné à 12 mois de prison, dont trois ferme, par un tribunal de Reykjavik.

Pourquoi l’Islande arrive à envoyer les patrons de banque en prison, et pas les autres pays ? Il y a une explication locale ?“, se demande-t-on sur Twitter.

Sigurjon Arnason, 48 ans, était accusé de manipulation du cours des actions de la banque. Pour soutenir ceux-ci, Landsbanki prêtait de l’argent à des investisseurs, à condition qu’ils achètent en retour des actions… Deux autres anciens cadres-dirigeants de la banque ont été condamnés par le même tribunal à neuf mois dont trois ferme, pour avoir participé à la combine.
Lire la suite

Brésil : Des prisonniers pédalent pour éclairer leur région

Les détenus de la ville de Santa Rita do Sapucaí au Brésil ont la possibilité de réduire leurs peines tout en participant à une activité durable. Ils pédalent pour générer de l’énergie électrique et peuvent ainsi participer à l’éclairage de la région.

Les détenus pédalent pendant toute la journée. Ils peuvent ainsi produire une énergie suffisante pour allumer six lampes et éclairer une des places de la ville.

Les détenus ne s’en plaignent pas. Au contraire. « Avant on passait toute la journée enfermés dans nos cellules et nous ne voyions le soleil que deux heures par jour, se souvient Silva, un détenu de 38 ans, interrogé par sdpnoticias. Maintenant on est à l’air libre et on produit de l’électricité pour la ville toute en faisant quelque chose d’utile pour recouvrer notre liberté ».

Pour l’instant, les vélos se trouvent dans le patio. Un appareil situé sur le guidon indique la fin de l’exercice. L’idée du projet est d’arriver à dix vélos minimum dans la prison et de générer suffisamment d’énergie pour éclairer toute une avenue.
Lire la suite

État-Unis : New-York en voie de privatisation intégrale

La ville de New York est le théâtre d’une expérience inédite. Elle bénéficie en effet d’un prêt de 10 millions de dollars consenti par Goldman Sachs qui investit dans un programme de réinsertion destiné à éviter la récidive chez les jeunes détenus à Rikers Island. 

Les deniers de Goldman Sachs arrangent donc bien les affaires d’une ville n’ayant plus trop les moyens financiers à consacrer pour lutter contre une récidive, qui touche tout de même près de la moitié de ses jeunes.

Loin de représenter un cas isolé, cette expérience de Rikers Island fait en réalité partie d’une nouvelle tendance – voire d’une mode? – d’investissement affublée de l’appellation philanthropique de “social impact bonds”, en français « obligations sociales ».

Si ce n’est que l’évolution du taux de récidive (dans ce cas précis) conditionne les profits de la banque, du secteur privé, bref des investisseurs, qui doivent être contractuellement rémunérés si celui-ci s’améliore et qui, à l’inverse, perdent leurs placements en cas d’échec.

Lire la suite

Islande : Finalement, les banquiers ne seront pas punis

A Reykjavik, en Islande, une cour de justice a acquitté jeudi quatre banquiers qui avaient été mis en cause pour le rôle qu’ils avaient joué dans la crise bancaire qui a plongé le pays dans une très grave crise économique en 2008. L’un d’eux est Jon Asgeir Johannesson, à la fois l’un des hommes d’affaires islandais les plus influents et l’ancien CEO de la société d’investissement islandaise Baugur Group.

Il avait été accusé d’avoir détourné un prêt de 2 milliards de dollars de la banque Glitnir, alors qu’elle se trouvait au bord du dépôt de bilan. Larus Welding, l’ex-CEO de Glitnir, et deux autres dirigeants, ont été également acquittés dans le cadre de cette affaire. Glitnir était la 3èmeplus grande banque du pays et elle a fait faillite en octobre 2008. En décembre 2012, Welding avait également écopé de 9 mois d’emprisonnement pour fraude concernant une autre affaire.

Lire la suite

Chine : Le nouveau visage des camps de travail

Pékin a annoncé en décembre 2013 l’abolition du camp de travail, un dispositif très critiqué hérité de l’époque maoïste. Il permettait d’enfermer quelqu’un sans procès, à une durée de détention allant jusqu’à quatre années, sur une simple décision administrative.

La Chine a officiellement fermé ses camps mais ils sont remplacés par d’autres systèmes de rééducation, tout aussi arbitraires, et dans lesquels, trop souvent, le travail forcé continue.

Islande : Comment jeter les banquiers voyous en prison, en 10 leçons

Par Agnès Rousseaux

Faire condamner les responsables de la crise financière : telle est l’ambition de l’Islande depuis quatre ans. Nomination d’un procureur spécial, investigations sur les crimes économiques, levée du secret bancaire… Si tout n’est pas rose sur l’île, une chose est sûre: face à la pire crise bancaire de l’histoire, l’Islande fait passer les intérêts des citoyens avant ceux des banquiers. Et a décidé de mettre fin à l’impunité des délinquants de la finance. Mode d’emploi d’une sortie de crise pas comme les autres.

Imaginez en France 20.000 agents de l’État chargés d’enquêter sur les crimes économiques, cherchant des preuves, interrogeant des témoins, fouillant dans les moindres recoins des archives des banques, plaçant en détention provisoire PDG, dirigeants ou traders. Plus de secret bancaire, accès illimité à toutes les informations. Un seul objectif: faire condamner les responsables de la crise financière. Science-fiction ?

C’est pourtant la voie choisie depuis quatre ans par l’Islande, avec des moyens à la mesure de ce petit pays de 320.000 habitants.

Octobre 2008. L’onde de choc de la crise des subprimes qui secoue les États-Unis arrive en Islande. Le tsunami financier submerge l’île. En 48 heures, les trois principales banques du pays (Glitnir, Kaupthing et Landsbanki) se déclarent en faillite. Elles détiennent des actifs d’un montant dix fois supérieur au PIB islandais ! Et sont incapables de faire face.
Lire la suite

Emmanuel Todd : « Je serais très étonné que l’euro survive à 2011 »

Que nous est-il permis d’espérer et que doit-on craindre en 2011 ? Le politologue, démographe et essayiste français Emmanuel Todd a accepté de se livrer, pour nous, à un « bilan et perspectives » étayé, plus spécifiquement centré sur la crise économique et financière qui secoue l’Europe.

Que retiendrez-vous de l’année 2010, qui vient de s’achever ?

Je dirais que ce fut une année charnière. C’est l’année où les croyances, économiques et politiques dominantes de l’Occident sont arrivées au bout de quelque chose.

Lire la suite

En prison, Jérôme Kerviel devra rembourser près de 5 milliards

Addendum vidéo

En direct: verdict pour Jérôme Kerviel. C’est probablement la plus lourde peine jamais donnée en France. Jérôme Kerviel vient d’être condamnée à cinq ans de prison, dont trois années ferme. Surtout, le TGI de Paris lui demande de rembourser les 4,9 milliards d’euros, l’intégralité des pertes déplorées par la Société Générale, son ancien employeur.

Soit 166 000 ans pour rembourser la somme, avec son salaire actuel de consultant informatique, qui s’élève à 2 500 euros par mois.

Lire la suite

L’élite économique contre le peuple des Etats-Unis d’Amérique

Le texte présenté ci-après constitue la première des six parties d’un rapport publié sur le site américain Amped Status, entre le 15 février 2010 et le 27 février 2010.

La "tea party" de Boston, 16 décembre 1773

« L’oligarchie américaine ne ménage pas ses efforts pour arriver à convaincre qu’elle n’existe pas, mais le succès de sa dissimulation dépend des efforts tout aussi intenses d’un public américain désireux de croire à des fictions égalitaires et refusant de voir ce qui est caché à la vue. » – Michael Lind, To have and to have not

Il est temps que 99% des Américains se mobilisent et s’attaquent à des réformes politiques de bon sens.

Oui, bien sûr, nous avons tous des idées très différentes sur beaucoup de questions. Mais, comme nos Pères Fondateurs l’ont fait avant nous, nous devons mettre de côté nos différences et nous unir pour combattre l’ennemi commun.

Il est de plus en plus clair, aux yeux de beaucoup de gens, que le parti républicain et le parti démocrate, ainsi que les trois branches de notre gouvernement [ces trois branches sont le pouvoir exécutif qui comprend le président, le pouvoir législatif avec le Congrès et le pouvoir judiciaire avec la Cour suprême, NDT] ont été achetés par une élite économique bien organisée qui, tactiquement, détruit notre mode de vie. La dure vérité est que 99% de la population américaine n’a plus de représentation politique. Il est flagrant que l’économie américaine, le gouvernement et le système fiscal sont aujourd’hui manipulés contre nous.

Lire la suite

La croisade de Marc Fiévet, dealer « au service de l’État »

Après onze ans de prison, l’ex-aviseur des douanes, « lâché » par la France, fait le tour du pays pour réclamer réparation.

Fievet à côté de Tournus, fin novembre (DR)

Quand il en parle, il compte en jours : 3888 passés derrière les barreaux, pour avoir « servi l’État, » dit-il. Trafiquant de drogues international, ont répondu les justices canadienne et française. Après onze ans de prison, beaucoup auraient tourné la page. Lui pas. Depuis quelques mois, Marc Fiévet fait un « Narcotour. » Seul dans un camping-car aménagé par son gendre, l’ancien aviseur des douanes fait un tour de France et mène campagne sur le Net. Contre les « stups ,» contre Michel Charasse et contre tous ceux qui l’ont « lâché. »

Lire la suite

Procès UBS : «J’ai dénoncé 19 000 criminels et j’irai en prison»

Le témoin clé du procès UBS s’est exprimé dimanche soir sur la chaîne américaine CBS. De toute l’affaire, l’Américain sera le seul à aller en prison. Lui et «pas un seul banquier suisse», tonne-t-il.

«Je leur ai donné la plus grosse affaire de fraude fiscale au monde. J’ai dénoncé 19000 criminels internationaux et je serai le seul à aller en prison pour cela ? Et pas un seul banquier suisse ?» Bradley Birkenfeld a dénoncé le sort que lui ont réservé les autorités américaines, dimanche soir, s’exprimant pour la première fois dans l’émission 60 Minutes sur la chaîne américaine CBS.

Les confessions de l’ancien gérant basé à Genève ont abouti au versement d’une amende de 780 millions de dollars par UBS, en février 2009. Après un bras de fer juridique de six mois devant un tribunal de Floride, la Confédération s’est engagée à dénoncer 4450 clients, ouvrant une brèche dans le secret bancaire. Près de 10 000 fraudeurs se sont volontairement dénoncés au fisc des Etats-Unis, de crainte d’être poursuivis sur la base de ces informations.

«Bradley Birkenfled a fait gagner des milliards de dollars au contribuable américain et amené des milliers de personnes à se dénoncer», ce qui devrait lui valoir la reconnaissance du gouvernement, note son avocat Stephen Kohn devant les caméras de 60 Minutes.

Au lieu de cela, l’Américain a été condamné à 40 mois de prison par une Cour de Floride, en août dernier. Après un an d’arrêt à domicile avec un bracelet électronique à la cheville, il devra purger sa peine dès le 8 janvier, soit ce vendredi. Lire la suite

Pour Noël, l’administration pénitentiaire est sur la paille

L’administration pénitentiaire décide de priver les 2500 surveillants de la direction inter-régionale des services pénitentiaires de Lille (DISP) d’une partie de leur salaire de décembre. À quinze jours des fêtes de fin d’années, dans un contexte de surpopulation carcérale éprouvant, les « matons » sont mis au pied du mur. Ils devront faire une croix sur le paiement, en décembre, de leurs heures supplémentaires, des primes de nuit, des dimanches et des jours fériés.

Dans un mail que nous nous sommes procuré, Alain Jégo, directeur de la DISP, demande à ses chefs d’établissements d’annoncer au personnel qu’ils toucheront en janvier ce qu’ils n’auront pas en décembre. Et de détailler le déficit : « La source principale de ces difficultés est liée à la très forte augmentation du nombre d’heures supplémentaires à rémunérer en 2009. À la DISP de Lille, nous avons une différence de 716 224 E en plus pour 2009 par rapport à 2008 sur les heures supplémentaires. Le report de ces heures de décembre sur janvier 2010, représente la somme de 532 700 E. »

Un manque à gagner allant de 500 à 800 euros par surveillant qui fait en moyenne 20 à 40 heures supp’ par mois. Sans compter qu’ils doutent maintenant de toucher ce mois-ci leur indemnité de charge pénitentiaire (900 euros), sorte de treizième mois.

Lire la suite