Papy et Mamie vivent maintenant en Slovaquie [Rediff.]

L’Allemagne vieillit. Or, le pays manque de personnels qualifiés pour s’occuper de ses retraités, et les maisons spécialisées coûtent cher. Désormais, les familles envoient leurs aînés dans des pays où leur prise en charge est moins onéreuse.

Par Anette Dowideit

Le “dernier voyage” conduit de plus en plus d’Allemands vers une maison de soins située à l’étranger.

Dans des pays comme la Slovaquie, la République tchèque ou la Hongrie, mais aussi l’Espagne ou la Thaïlande, le nombre de structures spécialisées dans la prise en charge de clients d’Europe de l’Ouest est en augmentation, et il arrive même qu’elles soient administrées par des Allemands.

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Quatre vidéos pour comprendre le Revenu de Base

Les 4 mini-films de cette playlist sont le résultat d’un travail réalisé par Jean-Eric Hyafil, Jonathan de Mulder, Amaru Mbape, Léon Régent, Marc de Basquiat et Sébastien Calvez. La production de cette série de vidéos a été financée par 81 généreux donateurs. http://www.kisskissbankbank.com/fr/pr… et soutenu par le Mouvement Français pour un Revenu de Base : http://revenudebase.info/

Le revenu de base face aux défauts du RSA

Financer le revenu de base par l’impôt

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Fraudeurs, escrocs : Enquête sur les rois de la magouille

Chaque année, la fraude coûte des dizaines de milliards d’euros à l’État français. Dans la ligne de mire des autorités: les contribuables qui trichent sur leur déclaration de revenus et placent leurs capitaux dans des paradis fiscaux, ou encore les escroqueries aux prestations sociales.

Mais le manque à gagner ne s’arrête pas là. Certains entrepreneurs, notamment dans le secteur du bâtiment ou des petits commerces, sont pointés du doigt pour du travail dissimulé, des trafics de comptes… Pendant un an, des journalistes ont mené l’enquête.

Partie 1:

Partie 2:
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Immigration : Ce qu’elle rapporte, ce qu’elle coûte

Le dernier rapport de l’OCDE sur l’immigration est formel : l’impact fiscal et budgétaire net des populations migrantes est globalement proche de zéro. Avec de notables différences d’un pays à l’autre.

Illustration de l’hebdomadaire Hara-Kiri n°63 en date du 13/04/1970

Alors que, confrontée à la crise et au chômage, l’Europe continue de s’interroger sur le coût de l’immigration pour ses finances publiques, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) lui apporte quelques éléments de réponse dans son rapport annuel (« Perspectives des migrations internationales 2013») publié à la mi-juin.

Ledit rapport tord le cou à une idée reçue : « L’impact fiscal et budgétaire net de l’immigration, y lit-on, est proche de zéro dans l’ensemble de la zone OCDE. » Ce diagnostic se fonde sur « l’étude la plus complète jamais réalisée sur la question », explique l’un de ses auteurs, Thomas Liebig, administrateur à la division des migrations internationales de l’organisation.

L’immigration ne comblera pas les déficits budgétaires des États, mais elle peut aider à les réduire. « En général, les immigrés versent davantage sous forme d’impôts et de cotisations qu’ils ne perçoivent sous forme de prestations », constatent les experts, qui établissent ce solde positif à 3.283 euros par ménage, en moyenne, dans les trente-quatre pays membres de l’organisation.
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Le balai comme la moindre des choses

Par Frédéric Lordon

Seuls ceux qui portent sur la politique le regard scolastique des logiciens auront du mal à comprendre qu’on puisse dire d’un même événement — comme l’affaire Cahuzac — qu’il est à la fois secondaire et principal. Péripétie fait-diversière et crapoteuse, bien faite pour attraper le regard et le détourner des choses importantes (accord sur l’emploi « ANI » [1], austérité, chômage, etc.), la bouse soudainement posée n’en a pas moins le mauvais goût de tomber au plus mauvais moment — il est bien vrai que le spectacle de la cupidité déboutonnée, lors même que le corps social en bave comme jamais, donne quelques envies de coups de fourche. Elle y ajoute surtout un effet de révélation potentiellement dévastateur si l’on en vient à considérer que les « péripéties », loin d’être des exceptions locales sans signification globale, sont en fait les expressions d’un système, et qu’il n’est peut-être pas fortuit qu’on retrouve identiquement cette passion de l’argent dans tous les gouvernements qui se succèdent pour garantir sa continuité à l’austérité ainsi qu’à toutes les politiques conduites chaque jour plus visiblement d’après les intérêts du capital.

Bien sûr il restera toujours un François Chérèque pour chialer ses grands dieux, pleurer Mendès et crier Delors que c’est toute la « gauche responsable », celle qui « pense qu’il est juste de mettre fin aux dérives des finances publiques car elles créent de l’injustice » [2], qui se sent « humiliée » par le « traître » Cahuzac — puisque c’est l’évidence à crever les yeux que sabrer dans les salaires des fonctionnaires, réduire leurs effectifs (à l’école, dans les tribunaux, à l’inspection du travail, etc.) ou ratiboiser les prestations sociales sont les gestes mêmes de la justice en marche. On s’en voudrait d’ajouter au sanglot de Chérèque, mais il faut quand même lui signaler que pour d’autres que lui, dont le nombre devrait croître, l’événement Cahuzac, de secondaire, pourrait bien devenir principal, jusqu’au point de vouloir se débarrasser non seulement de la péripétie mais du système qu’elle exprime — et des formes de « justice » que Chérèque persiste à y voir.

Sans doute passablement plus embarrassant que les diversions militaires du Mali ou sociétales du mariage pour tous, l’épisode Cahuzac n’en a pas moins — à quelque chose malheur est bon — la vertu superficielle d’occuper les esprits à penser à autre chose — autre chose que le réel des politiques économiques et sociales dont les historiens du futur regarderont comme une insondable énigme qu’elles aient pu être proposées au suffrage sous le titre « le changement, c’est maintenant ».

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Mayotte : Nouveau train de mesures sociales

Hier, en conseil des ministres, ont été décidées plusieurs mesures relatives aux droits sociaux à Mayotte. Elles concernent la couverture maladie, la retraite et une revalorisation des prestations familiales.

Mayotte a dit oui à la départementalisation

Les allocations liées aux premier et second enfant «seront alignées sur les DOM en 15 ans». Cette durée qui peut paraître longue est évidemment liée à la natalité galopante dont souffre Mayotte.”

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En 2012 la rigueur en France sera pire qu’en 2011

Par Cyrille Lachèvre

30 milliards d’euros d’économie. Le chiffre a été lâché mardi sur France inter, par le ministre du Budget François Baroin : l’an prochain, il faudra faire 30 milliards d’euros d’économie pour faire passer le déficit public de 6% du PIB à 4,6%. Pour ramener, en 2011, de 7,7% à 6% du PIB le déficit public, l’effort demandé est de 40 milliards d’économie.

Apparemment donc, s’il reste encore de nombreux efforts à fournir l’an prochain, le lecteur non averti pourrait avoir la sensation que le plus dur sera à faire cette année et que la suivante sera plus tranquille.

Dans la réalité, il n’en est rien. L’effort qu’il faudra accomplir en 2012 est colossal, sans commune mesure avec celui de cette année. Pourquoi ? Parce que, grosso modo, au cours des douze prochains mois, le véritable effort sur la dépense publique ne sera pas de 40 milliards mais, dans le meilleur des cas, de 17 milliards. Comment expliquer une telle différence ? Parce que les 40 milliards mélangent les choux et les carottes.

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L’euro peut-il survivre à la crise ?

Par Jacques Sapir

Peut-on encore sauver l’euro ? La question hante désormais les responsables, en dépit des déclarations fracassantes et des rodomontades des uns et des autres. Le sommet européen, que l’on a officiellement salué pour la mise en place d’un dispositif de solidarité après 2013, a été incapable de prévoir des mécanismes permettant de lutter contre la spéculation et la crise de l’euro en 2011 et 2012. Les gouvernements vont partout répétant que les mesures déjà prises suffiront. Il est évident que c’est faux.

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Le « Tigre celte » piégé par la mondialisation… et l’immigration

D’un montant de 85 milliards d’euros débloqués par le FMI et l’Union Européenne et assorti d’une panoplie de mesures radicales (15 milliards d’euros d’austérité, dont 10 milliards de coupe dans les dépenses et 5 milliards de hausses d’impôts, baisse sensible du salaire minimum, des retraites et des prestations sociales), le nouveau plan d’aide à l’Irlande parviendra-t-il à sauver ce pays ? C’est grâce à la mondialisation que la Verte Erin avait acquis son statut partout célébré de « Tigre celte », aussi performant que les « Petits Dragons » asiatiques, mais cette mondialisation avait pour corollaire un recours massif à l’immigration, et c’est ce boulet qui risque d’entraîner par le fond le rafiot irlandais.

Musiciens africains "basés en Irlande" demandant, en novembre 2009, que le programme irlandais d'aide financière à l'étranger ne soit pas réduit (source : wedocare.ie)


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A quel prix un pays peut-il répudier sa dette ?

Par Loïc Abadie (N.B. : comme quoi, encore une fois, ne sont pas publiés que des auteurs partageant toutes les vues de fortune.fdesouche.com…)

La nouvelle poussée en cours de hausse des taux sur les pays les plus fragiles de l’Union Européenne (Grèce, Irlande et Portugal… pour l’instant) nous montre qu’à terme, il devient de plus en plus probable de voir plusieurs Etats européens incapables de faire face au remboursement de leur dette.

Quelles sont les conséquences pratiques du défaut d’un état sur l’économie d’un pays ?

La conséquence immédiate est bien entendu une forte dévaluation de la monnaie du pays touché, associée à une situation d’hyperinflation, et à une perte de confiance générale de la population conduisant à une chute de la consommation et à une récession profonde.

Mais si on va plus loin, on pourra distinguer trois grands cas de figure :

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Les trois France : France des privilégiés, France d’origine immigrée, France ostracisée

Par Michel Geoffroy

La crise sociale rampante que connaît notre pays révèle une fracture profonde qui divise de plus en plus la France en trois groupes concurrents, en trois France rivales.

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Ils survivent grâce aux poubelles : les glaneurs

Glaneurs des villes, glaneurs des champs. Au XIXe siècle, les glaneuses, c’était ces paysannes immortalisées par le tableau de Millet qui ramassaient dans les champs les épis ayant échappé aux moissonneurs. Cette pratique date du Moyen Âge.

Les glaneurs (peinture à l’huile, 1883) – Georges Laugée

Une ordonnance de 1550 permet aux « personnes infirmes ou âgées, les enfants et les indigents qui ne peuvent pas travailler, de ramasser les épis de blé dans les champs après que le laboureur aura enlevé les gerbes », pendant trois jours, après le lever du soleil. À cette époque, il s’agissait d’un « droit d’usage sur la production agricole, réservé aux plus pauvres et aux nécessiteux ».

À l’heure du chômage de masse et de la précarité accrue, cette pratique qui s’inscrit dans le cadre d’un système de débrouille revêt une dimension essentiellement urbaine. Sur les fins de marchés ou autour des poubelles des rues commerçantes, on parle dorénavant de « glanage alimentaire » ou de « glanage urbain ».

Étudiants, mères de famille, chômeurs, retraités… pour survivre il n’ont qu’une solution : glaner les fruits et légumes à la fin des marchés ou faire les poubelles des commerçants. Karine, Joseph, Emilio et Fatima ont accepté que nous les suivions dans leur quête. Le phénomène n’est pas nouveau. Mais comme le montre une étude récente, il prend de l’ampleur. Crise oblige.

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Comptes de crise

L’Insee vient de publier sa note sur les comptes des administrations publiques. Le constat est sans appel : la France a battu des records en matière de dépenses publiques en 2009.

Ces dernières ont représenté 56 % du PIB, contre 53 % l’an passé. La hausse des dépenses en valeur est de 3,8 %, soit – une fois retirée une inflation de 1 % – une hausse en volume de près de 3 %. Un rythme bien éloigné du “zéro volume” volontiers affiché, même si la norme s’applique à un périmètre plus restreint.

En 2009, le déficit public s’élève à 143,8 milliards d’euros, soit 7,5 % du PIB. Au cours de cette année marquée par la récession, il augmente de 79,1 milliards d’euros, sous l’effet de la forte baisse des recettes publiques et de la progression maintenue des dépenses publiques. Ce sont, en fait, les déficits de l’État et des administrations de sécurité sociale qui s’aggravent.

La relance budgétaire effectuée par le gouvernement pour contrer la crise économique explique largement l’augmentation. Les dépenses d’investissement (y compris les aides aux investissements) ont été très dynamiques, note l’Insee, avant de souligner la croissance forte de certaines prestations sociales.

La dette publique progresse de 10,6 points pour s’établir à 78,1 % du PIB. En 2009, le déficit public au sens de Maastricht atteint 7,5 % du PIB, après 3,3 % en 2008. Le déficit se creuse avec la récession : les recettes publiques diminuent fortement (– 4,2% en 2009 après + 2,6 % en 2008), alors que les dépenses continuent de progresser à un rythme soutenu (+ 3,8 % en valeur, comme l’année précédente).

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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De 540 M€ à 800 M€ de fraudes sur les aides sociales

Un rapport confidentiel de la Caisse nationale des allocations familiales estime que 2,15 % des bénéficiaires d’allocations sociales, soit 200 000 personnes, sont des fraudeurs.

A l’heure où l’affaire de la conductrice au niqab de Nantes relance le débat sur les fraudes aux prestations sociales, une étude inédite de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) dresse, pour la première fois en France, un état des lieux précis sur cette question sensible. Après avoir épluché 10 500 dossiers représentatifs des allocataires, les auteurs de cette étude confidentielle* en tirent deux conclusions majeures.

Des estimations à la hausse

La première tient lieu de bonne nouvelle : le taux de « bon droit » (prestations versées à bon escient) atteint 96,16 %, un score élevé. En clair : l’immense majorité des assurés ne grugent pas. La mauvaise nouvelle, ensuite : jusqu’à présent, la proportion de fraudeurs a été sous-estimée.

L’impact financier théorique de ces fraudes « serait compris entre 0,91 % et 1,36 % des prestations versées en 2009, soit entre 540 M € et 808 M € » (sur environ 60 Mds € ). Un chiffre nettement supérieur aux données connues à ce jour : en septembre 2009, la Cnaf avait estimé à 9 397 les fraudes recensées en 2008, pour 79,77 M € . Le coût réel serait donc sept à dix fois supérieur aux précédentes estimations…

Le document évoque d’ailleurs un « problème important de détection de la fraude. » Également mené par les autres caisses (maladie, vieillesse, etc.), ce travail exhaustif de recensement devrait permettre à la Cnaf de perfectionner son dispositif antifraude.

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Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Par Eberhard Hamer

Depuis huit semaines, la crise de l’Etat grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des Etats-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’Etat en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des Etats risquant la faillite.

La soi-disant solution de la crise des fi­nances privées, ressemble à la tentative de guérir un toxicomane en lui fournissant sans limite de la drogue.

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Les retraités rapportent plus que les usines

Les quatre cinquièmes des revenus des Français paraissent à l’abri de la concurrence internationale. Notamment ceux des retraités. Il peut donc sembler plus rentable pour une ville de les accueillir, au lieu de s’acharner à attirer des usines délocalisables.

«Les régions, ou plutôt les 308 “zones d’emploi,” selon le découpage de l’Insee, ne sont certes pas logées à la même enseigne. L’Ile-de-France tire 36% de ses ressources de ses “productions compétitives,” tout comme Lyon (30%).»

Nul besoin d’être grand clerc : à écouter la litanie des fermetures de sites industriels se dessine une carte économique de la France assez proche de celle de la météo. Les sinistres se situent majoritairement au nord d’une ligne Bordeaux-Lyon, ils se produisent dans des régions relativement moins ensoleillées et le plus souvent éloignées du littoral.

Le géographe économiste Laurent Davezies, professeur à Paris-XII, nous le confirme dans une étude, La crise et nos territoires, que lui ont demandée la Caisse des dépôts et l’Assemblée des communautés de France. L’impact en a été particulièrement inégal et «injuste,» mais tout à fait rationnel.
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Lutte des classes moyennes

Les inégalités se résorbent grâce à une hausse du niveau de vie des plus modestes. Mais au final, les classes moyennes se font rattraper par les plus bas revenus et distancer par les plus hauts revenus dans le partage des richesses.

La croissance doit tenir compte de l’évolution des inégalités dans une société. C’était une des critiques du rapport Stiglitz qui se proposait de réfléchir à la construction d’un indicateur dépassant le PIB (produit intérieur brut) en intégrant une mesure du bien-être dans la société.

L’Insee a voulu montrer qu’il avance sur ces domaines en présentant trois nouvelles études sur les inégalités en France dont les résultats complètent la notion de PIB qui ne tient pas compte par exemple de la répartition des revenus, du patrimoine des Français ou comptabilise les services publics seulement en termes de coût de production (sans prise en compte de la qualité ou des efforts de productivité).

Les classes moyennes voient leur niveau de vie s’élever mais sont relativement les moins bien avantagées, n’étant ni des bénéficiaires nets des transferts sociaux et ne disposant pas non plus d’un gros patrimoine les protégeant. Elles ne peuvent compter que sur les salaires qui progressent peu.

Les classes moyennes mal loties
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Fraudes aux prestations sociales : 50 millions pour la seule Haute Garonne

Alors qu’une campagne nationale dénonce les tricheurs du travail illégal, des arrêts maladie, des droits à la retraite ou des allocations familiales, le cumul des recouvrements des fraudes aux prestations sociales en Haute-Garonne frôle les cinquante millions d’euros en 2008.

Les arnaques les plus fréquentes: Caisse d’allocations familiales (CAF)

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