Trop pauvres, ils renoncent à se soigner

5,60 euros, c’est ce qui reste chaque jour pour vivre, après avoir payé loyer et autres charges, à des milliers de personnes aidées par le Secours populaire, selon une étude rendue publique jeudi 11 septembre. Rencontre avec des précaires qui peinent à payer certains soins de santé.

Au moins 17% des personnes interrogées ont déjà renoncé au moins une fois à voir un spécialiste et 9% ont déjà retardé la consultation. Quant à l’achat de prothèses, 19% ont renoncé et 13% ont retardé.

Le jobbing, entre complément de revenu et travail au noir

Pour arrondir leurs fins de mois, des milliers de particuliers passent par des sites de “jobbing”, pour proposer des services contre rémunération.

Réparer une fuite d’eau, garder un hamster, traduire un CV… Pour arrondir leurs fins de mois, des milliers de particuliers passent par des sites de « jobbing » et proposent de mettre à profit leurs compétences, moyennant rémunération. Au risque, parfois, de tomber dans le travail au noir.


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L’accès à l’eau potable, source de précarité en France

Selon le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, 140.000 sans domicile fixe n’ont pas un accès à l’eau potable et 2 millions de personnes n’ont pas un accès suffisant à l’eau et à l’assainissement en France.

L’association France Libertés rappelle que si Paris dispose de 240 fontaines publiques, de près de 400 sanitaires gratuits et de 18 bains douches municipaux, ce type d’équipements est moins présent ou quasiment absent dans d’autres villes. Ainsi, Marseille ne “possède visiblement qu’une douzaine de toilettes publiques gratuites et une petite trentaine de fontaines à boire”, indique France Libertés.

Les douches publiques en particulier ont pratiquement disparu des villes : Strasbourg et Lyon n’en compte que deux, Nantes et Nice une, Marseille et Calais aucune, ajoute l’association. Un situation qui n’est pas sans poser des problèmes d’hygiène et de santé publique comme le montre ce reportage dans la cité phocéenne.

Des embauches de plus en plus précaires

Si le CDI reste la forme la plus répandue d’emploi, et de loin, les embauches se font de plus en plus en contrats précaires, voire très précaires.

Alors que le chômage n’en finit plus de progresser, la précarité augmente-t-elle pour ceux qui trouvent un emploi ? Oui, à en croire l’explosion des embauches en contrats précaires. Selon une étude du ministère de l’Emploi publiée jeudi [24 juillet 2014], près de 92 % des intentions d’embauche étaient des CDD et des missions d’intérim en 2012 !

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La solitude s’aggrave en France

Un Français sur huit est seul : en 2014, la solitude touche désormais 5 millions de personnes, un phénomène qui s’est surtout aggravé chez les plus âgés, même s’il n’épargne plus les jeunes, révèle lundi une enquête de la Fondation de France.

Edward Hooper – Automat (1927)

Les Français sont un million de plus qu’en 2010 à ne pas avoir de relations sociales au sein des cinq réseaux de sociabilité (familial, professionnel, amical, affinitaire ou de voisinage), souligne cette étude.

Si un Français sur huit est aujourd’hui seul, un sur trois risque de le devenir, poursuit l’enquête.

De toutes les générations, les plus de 75 ans ont subi de plein fouet cette montée de la solitude depuis quatre ans: en effet, une personne âgée sur quatre est désormais seule (27% en 2014 contre 16% en 2010).

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André Gorz : « Misères du présent, richesse du possible »

Critique radical du capitalisme, philosophe du travail, de l’autonomie du sujet et des communautés, André Gorz (1923-2007) est l’un des précurseurs de l’écologie politique et du mouvement pour la décroissance. (Les phrases à la première personne du singulier sont d’André Gorz).

Ilya Repine – Les Bateliers de la Volga (1873)

Introduction : Il faut oser l’Exode. Il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. Il faut ne rien attendre des traitements symptomatiques de la «crise», car il n’y a plus de crise : un nouveau système s’est mis en place qui abolit massivement le «travail». Il restaure les pires formes de domination et d’asservissement en contraignant tous à se battre contre tous pour obtenir ce «travail» qu’il abolit.

Ce n’est pas cette abolition qu’il faut lui reprocher : c’est de prétendre perpétuer comme obligation, comme norme, comme fondement irremplaçable des droits et de la dignité de tous, ce même «travail» dont il abolit les normes, la dignité et l’accessibilité. Il faut que le «travail» perde sa centralité dans la conscience et l’imagination de tous.

Il est rare que ces «travailleurs» puissent dire : «Voici ce que j’ai fait. Voici mon ouvrage. Ceci est mon œuvre». Je hais les mystificateurs qui, au nom de la définition philosophique ou anthropologique du travail, justifient la valeur d’un «travail» qui en est la misérable négation. C’est précisément au sens de réalisation de soi, au sens de poièsis, que le travail disparaît.

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Faute d’argent, un Français sur quatre renonce à se soigner

Selon une vaste enquête, plus d’un quart des Français ont renoncé à au moins un soin en 2012 pour des raisons financières.

Au pays de la santé pour tous, ces données laissent perplexe. Selon une enquête de l’Institut de recherche et documentation en économie de la Santé (Irdes) publiée ce vendredi,

plus d’un Français sur quatre (25,7%) a renoncé à un soin dans les douze derniers mois pour des raisons financières en 2012.

Et les chiffres sont à la hausse : en octobre, le baromètre santé d’Europ Assistance dénombrait, lui, un Français sur trois dans cette même situation une année plus tard.

Soins dentaires et optiques en tête

Pour cette édition, l’enquête portrait plus précisément sur la nature des soins concernés. Parents pauvres de la santé, l’optique et le dentaire sont les plus touchés. 18% des bénéficiaires de l’assurance maladie ont ainsi renoncé à des soins dentaires en raison de leur coût et 10% à des soins d’optique.
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Belgique : 15% de la population est en risque de pauvreté

Ce mercredi sera remis le Prix fédéral de Lutte contre la Pauvreté 2014, qui récompense depuis six ans les personnes, associations et CPAS [NDLR : centre d'action sociale d'une commune] qui combattent la pauvreté. L’occasion de se poser la question : c’est quoi la pauvreté en Belgique aujourd’hui ? Petit état des lieux.

Qui est pauvre en Belgique ? Le seuil de pauvreté

En Belgique, le seuil de pauvreté (60% du revenu net médian) est fixé à 1000 euros nets par mois pour une personne isolée et 2101 euros nets par mois pour un ménage de deux adultes et deux enfants.

15,3% de la population belge a un revenu total (la possession d’une habitation n’est pas prise en compte) inférieur à ce seuil en Belgique et est donc en risque de pauvreté, selon les résultats de l’enquête EU-SILC 2011.
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À Paris, le nombre de SDF a augmenté de 84% en dix ans

L’Insee et l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) ont publié ce jeudi [19 juin 2014] le résultat de leur étude complète sur le profil des sans-domicile fixe dans l’agglomération parisienne. Si on voit que leur nombre a explosé en dix ans, on apprend également que leur profil a beaucoup changé. De plus en plus de jeunes, de femmes et de familles se retrouvent à la rue.

Illustration parfaitement aléatoire – Source

Ils dorment dans la rue, dans des hébergements provisoires, bénéficient de la soupe populaire ou font la manche dans les coins de rue.

En 2012, les sans domicile fixe (SDF)* à Paris étaient au nombre de 28.800 dans l’agglomération parisienne : une augmentation de 84% depuis 2001.

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1,4 million de salariés anglais ont un contrat sans garantie d’heures ni de salaire

Selon l’étude de l’Office national des Statistiques, 1,4 million de salariés relèvent de ce symbole de l’ultra-flexibilité britannique.

Environ 1,4 million de personnes sont employées en Grande-Bretagne au titre de contrats “zéro heure” sans aucune garantie d’heures de travail, et donc de salaire, selon de nouvelles statistiques publiées mercredi 30 avril qui font enfler la polémique sur ce symbole de l’ultra-flexibilité britannique.

Selon cette étude de l’Office national des Statistiques (ONS), “les employeurs en Grande-Bretagne utilisent environ 1,4 million de contrats ne garantissant pas un nombre minimum d’heures”.

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Jacques Attali : « Tout le monde doit s’habituer à l’idée d’avoir plusieurs emplois en même temps »

Extraits de l’entretien accordé par Jacques Attali au Bondyblog

[...] Vous dites qu’ « avec les nouvelles technologies et l’évolution des marchés, nous sommes tous en train de devenir des intermittents ». Êtes-vous en train de devenir un intermittent Mr Attali ?

J’ai toujours été un intermittent, enfin presque toujours. Un intermittent c’est quelqu’un qui fait plusieurs choses à la fois, qui n’est salarié de personne et qui a plusieurs activités. J’ai la chance à mon âge de n’être pas tellement en situation précaire, mais

je pense que tout le monde, mis à part les fonctionnaires, doit s’habituer à l’idée de se débrouiller, de créer sans cesse son propre emploi, d’avoir plusieurs emplois en même temps, de ne rien attendre de personne. C’est ça qui est l’avenir et ce n’est pas une situation négative, mais une situation positive.

[...] La création d’entreprise pour les classes populaires, c’est très dur !
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La fin du travail, la faim de travail

La vraie crise, pour Pierre-Yves Gomez, professeur à l’EM Lyon, n’est pas à chercher dans les chiffres mais dans l’intensification, au-delà du supportable, du travail des actifs. Un travail de plus en plus «productif», vidé de son sens.

C’est un titre, à vrai dire, un peu sibyllin: «Le travail invisible», enquête sur une disparition. Le livre de Pierre-Yves Gomez, professeur à l’EM Lyon, est pourtant une plongée passionnante dans les rouages de la crise. Une crise imputable aux excès de la finance, certes. Mais qui, en réalité, nous confronte surtout à nos vains espoirs et vraies contradictions.

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Visages de la pauvreté rurale : « Ils essaient de survivre par leurs propres moyens »

A Maupas et à Vic-Fezensac, les bénévoles de la Croix-Rouge sillonnent la campagne du Gers à bord d’un bus pour ceux qui n’ont rien et demandent peu. Ils croisent les visages de la pauvreté rurale, accompagnés de handicaps, de tutelles, ou de maladies mal soignées.

« Ils ne se rendent pas compte… Je ne suis pas raciste, mais faut qu’ils nous aident plus, les Français… »

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Pourquoi pauvres et riches ne développent pas les mêmes cancers (et ceux des pauvres tuent beaucoup plus)

Une étude américaine menée par le docteur Francis Boscoe révèle que les types de cancer varient selon que l’on est riche ou pauvre. La mortalité touche différemment elle aussi. Le cancer du col de l’utérus serait par exemple plus fréquent chez les précaires.

Le Dr Francis Boscoe, dans un étude publiée dans la revue Cancer, montre que la richesse ou la pauvreté de la personne aurait un lien avec le type de cancer développé.

Dans une étude précédente, menée par l’Université de Davis, en Californie et publiée en 2011, les chercheurs avaient constaté que les personnes ayant des faibles revenus avaient 50% de risque en plus de développer des problèmes cardiovasculaires. Cette fois, les chercheurs ont trouvé des liens entre le statut socio-économique et le type spécifique de cancer. Pour cela, l’équipe de chercheurs a analysé 2,9 millions de personnes a qui on avait diagnostiqué un cancer entre 2005 et 2009. Ces participants provenaient de 16 Etats des Etats-Unis.

Ils ont ensuite été divisés en cinq groupes en fonction de leur niveau de pauvreté, évaluée au moment où le diagnostic avait été fait. L’équipe n’a pas trouvé de lien entre le statut socio-économique et l’apparition d’un cancer, mais a trouvé un lien entre le statut socio-économique et le type de cancer. Sur 39 types de cancers sélectionnés, 32 ont été associés à la pauvreté, 14 sont plus fréquents dans les milieux avec un niveau de pauvreté très élevé, et 18 dans les milieux plus aisés.

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Les femmes au travail … à tout prix ?

Résumé d’une étude plus approfondie sur la difficile articulation travail/vie de famille et une analyse des solutions préconisées par le  ministre du droit des femmes : toutes les femmes au travail pendant que l’État s’occupe des enfants. (Accédez à l’article complet au format pdf en cliquant ICI).

En France, 60% des femmes de 15 à 64 ans travaillent, cela correspond exactement à l’objectif préconisé par l’Union Européenne. La France se hisse ainsi aux premiers rangs dans l’UE.  De 25 à 49 ans cette proportion s’élève à 84%. De plus, notre pays est reconnu pour être celui où se conjugue le mieux l’articulation travail/vie de famille. Celui aussi où le taux de natalité est le plus élevé.

Tout semble donc aller pour le mieux! Pas si sûr…

Le gouvernement, par la voix de Najat Vallaud-Belkacem veut atteindre, dans les dix prochaines années, les 70%  de femmes au travail. Pour commencer.

Est-ce vraiment le souci de répondre à l’attente des femmes et d’ « améliorer leur conditions » qui dicte la politique militante du « droit des femmes » inspirant nos gouvernements?

Certes, le problème est bien réel et justifie un plan d’action gouvernemental: question de la retraite future des femmes qui n’ont pas accumulé de points par leur travail, besoin d’autonomie, précarité des femmes abandonnées ou veuves avec enfants, difficile conciliation de la maternité et de l’emploi, problèmes de garde d’enfant, réinsertion aléatoire après une longue interruption de carrière liée à l’éducation des enfant…

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États-Unis : Les employés des fast-food tentent de mondialiser leur grève

Un vaste mouvement de contestation des salariés des fast-food américains serait-il en train de traverser les frontières ? Après plusieurs mouvements de grève depuis 2012, plusieurs syndicats américains organisent une nouvelle journée de mobilisation, jeudi 15 mai, visant des grandes marques de restauration rapide comme McDonald’s, Burger King ou Taco Bell, avec l’espoir que les effets atteignent une trentaine de pays.

Ils réclament le passage à un salaire de 15 dollars de l’heure, ce que les dirigeants des entreprises concernées considèrent comme irréaliste et, selon eux, nuirait à l’emploi.

En plus de la journée de grève, qui devrait avoir lieu dans 150 villes aux Etats-Unis, les leaders du mouvements assurent que les soutiens viendront de plus de 30 villes à l’étranger, de l’Irlande à l’Italie en passant par Casablanca, Séoul ou Londres. En ligne, les organisateurs veulent fédérer autour du mot-clé #fastfoodglobal.

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Cinéma : Le documentaire sur l’environnement peine à respirer

Des films récents comme «La Ligne de partage des eaux» ou «Holy Land Holy War» témoignent de la difficulté de ce genre très présent dans les salles à transformer une inquiétude légitime en œuvre de cinéma.

Mercredi 23 avril est sorti en salles La Ligne de partage des eaux, de Dominique Marchais, un documentaire consacré à plusieurs enjeux environnementaux. Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas seul –ni le seul documentaire, ni le seul à se soucier d’écologie.

Depuis une quinzaine d’années, profitant de certains dispositifs réglementaires et de l’effet d’une poignée de succès de box-office (Être et avoir, Le Cauchemar de Darwin), le nombre de documentaires sur les grands écrans ne cesse d’augmenter. En quinze ans, il est passé d’environ 40 à plus de 90 longs métrages.

Qui porte intérêt à la diversité des films et revendique la pleine appartenance de ce genre au cinéma devrait s’en réjouir. Les choses sont pourtant moins simples.

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Grande-Bretagne : la flexibilité est reine (Màj : reportage complet)

Addendum du 04/05/14 : Reportage complet Envoyé Spécial

Merci à Blueman et son remarquable blog


Article original du 03/05/14 :

Jusqu’à cinq millions de Britanniques seraient employés sous un contrat “zéro heure”. Sans horaires, ni salaire minimum garanti, ils dénoncent aujourd’hui un statut de plus en plus précaire.

Avec moins de 8% de chômeurs, le modèle britannique intrigue une Europe en pleine crise économique. Son mot d’ordre : la flexibilité.

Dans tous les secteurs, les habitants du Royaume-Uni apprennent à ne plus compter leurs heures. Ils oublient les horaires fixes et la pause pour le thé. Le magazine “Envoyé spécial” propose, jeudi 1er mai, à 20h45 sur France 2, une enquête sur une conception du travail qui semble éloignée de celle de la France.
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États-Unis : Dans 20% des foyers, plus personne ne travaille

Les chiffres de 2013 récemment publiés par le BLS (Bureau of Labor Statistics) nous ont réservé quelques perles, quelques trop tristes vérités qui nous rappellent à quel point les États-Unis vont de plus en plus mal.

Comme une réponse indirecte à ceux qui refusent d’analyser en profondeur les chiffres officiels du chômage américain, dont la véracité a déjà été rudement mise à l’épreuve, cette étude laisse transparaître un point majeur qui montre à quel point les familles américaines vivent leurs heures les plus sombres :

Dans 20 % des familles américaines, personne ne travaille.

En effet, sur les 80 millions de familles(*), 16 millions d’entre elles connaissent le « chômage total ». Il est donc assez facile d’expliquer pourquoi 1 américain sur 5 se nourrit grâce aux aides alimentaires de l’État.

C’est également le cas dans 12% des familles avec enfants, de quoi préparer un avenir serein pour les bambins, même si ici les chiffres n’ont que peu évolué (même baissé sur la dernière année).

Autre phénomène mis en avant depuis plusieurs mois sur le site, les familles se précarisent.

Ainsi, dans les familles où un des membres connaît déjà le chômage, on observe une baisse sur l’année de 10% du nombre de membre travaillant à temps plein.

(*) N.B : Une famille, selon le BLS, est un groupe de 2 personnes ou plus résidant ensemble et liées par la naissance, l’adoption ou le mariage.

News360x

La Grèce, crise et châtiments (Docu)

« Pour nous balancer des gaz lacrymogènes, s’insurge une femme, ils trouvent toujours l’argent, mais pour nourrir et loger les trois millions de pauvres en Grèce, il n’y a en jamais. » Depuis que la crise de sa dette publique a éclaté en 2008, la Grèce, mise au régime sec par la « troïka » Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne, s’enfonce dans une crise sans précédent.

Coupes budgétaires drastiques dans les services publics, salaires divisés par deux, salaire minimum fixé à 476 euros, augmentation de la TVA, baisse des retraites… la cure d’austérité, avalisée par un gouvernement libéral, devait aider le pays à regagner la confiance des marchés. Elle n’a pourtant pas permis de diminuer la dette, passée de 124 % du PIB en 2008 à 174 % aujourd’hui. Avec un taux de chômage avoisinant les 30 % de la population active, la misère s’est installée partout.

Réalisé par Angelos Abazoglou (France 5 – 22/04/2014)