Mammon ou la religion de l’argent

« L’argent s’empare des choses et les rend anonymes. On ne peut pas savoir d’où il vient, ni où il est, ni où il va. » Qu’est-ce que l’argent ? Où va-t-il quand on le place dans une banque? Qui fixe les règles? Voyage étourdissant dans les labyrinthes de l’économie et de la finance.

L’argent. Médium du pouvoir. On peut le nier, on cherche pratiquement tous à le posséder, à en avoir toujours plus, au moins assez pour vivre bien. On l’utilise chaque jour, sans même se poser la question de sa provenance, ni de la réelle valeur du billet qu’on tient entre les mains.

À l’heure où le pouvoir d’achat semble s’effriter, beaucoup cherchent à faire fructifier le peu d’argent qu’ils économisent, à rendre tout simplement leur vie plus confortable, plus sécurisée. Prêts, intérêts, taux, bourse… autant de termes que l’on pense maîtriser, mais qui sont au final tous plus abstraits les uns que les autres. Et si l’argent que nous possédons était une notion abstraite? Et si, en définitivement, c’était lui qui nous possédait?

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Le low-cost : La vie à prix cassés

Lancé il y a une quinzaine d’années, essentiellement par les compagnies aériennes, le low-cost a envahi presque tous les secteurs. Fleuristes, pharmaciens et gérants de salles de sport, ils taillent les prix sur mesure pour convenir à une population moins argentée. De bonnes affaires qui ravissent tout ce petit monde.

Encore moins cher que le discount : qui sont les nouveaux casseurs de prix ? (Rediff)

Avec la baisse du pouvoir d’achat, des commerces ont trouvé des solutions pour casser les prix. Ainsi des «déstockeurs» récupèrent des produits alimentaires dont la date de péremption approche pour les revendre à des tarifs défiant toute concurrence. D’autres proposent des produits high-tech, comme des tablettes et des smartphones, jusqu’à moitié prix. Enfin, les grandes surfaces comme les petits commerçants distribuent des cartes de fidélité, qui permettent aux consommateurs d’obtenir des cadeaux et des réductions… mais cachent aussi de nouvelles méthodes de vente plus efficaces.

Une France qui sacrifie sa jeunesse (Rediff.)

La France est pour une fois sur la première marche du podium, celui du classement des inégalités de générations. Elle a sacrifié sa jeunesse plus que n’importe quelle autre société développée, comme le démontre l’étude des niveaux de vie.

Niveau de vie selon la génération: le cas alarmant des jeunes Français – Écart de niveau de vie par rapport à la moyenne (à caractéristiques des ménages équivalentes) en %.

En sciences sociales, cet indice, construit à partir du revenu net après redistribution (donc après impôts et droits sociaux) et rapporté à la taille du ménage, est l’aune à laquelle se mesure la progression du confort dans une société.

Le niveau de vie relatif des trentenaires a perdu 17%

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Quand le partage révolutionne l’économie

Location entre particulier, covoiturage, échanges d’outils ou de maisons, avec la baisse du pouvoir d’achat, les Français se tournent massivement vers l’économie du partage, appelée aussi “économie collaborative”. Plus qu’un marché, certains y voient un nouveau modèle de société.

Baisse du prix du pétrole et hausse du pouvoir d’achat

La baisse du prix du pétrole devrait générer 10 milliards d’euros de pouvoir d’achat pour les ménages cette année, et autant pour les entreprises. Automobilistes, chauffeurs routiers, compagnies aériennes, et industries chimiques.
Tous bénéficient de la chute du prix du pétrole. Le baril coûtait 115 dollars en juin dernier, aujourd’hui, il est deux fois moins cher, à 56 dollars. Une bouffée d’oxygène pour l’économie.

Carburant : Les cours plongent, les taxes explosent

Vous ne le savez peut-être pas, mais vous payez davantage de taxes sur les carburants depuis le 1er janvier. La légère diminution actuelle de votre facture à la pompe étant liée à la baisse du cours du pétrole, les automobilistes ne sentent pas encore cette nouvelle hausse de la fiscalité… jusqu’à la prochaine augmentation du prix du baril !

35,5 milliards d’euros en 2014, puis 38 milliards en 2015 et 39 milliards en 2016, voilà ce que les taxes sur le carburant « rapportent » à l’État et donc coûtent aux contribuables ! Tous ces milliards sont autant d’argent en moins dans nos poches, un pouvoir d’achat qui, au mieux n’augmente pas, au pire diminue pour l’ensemble des Français.

De toute manière, le gouvernement ne s’en cache  pas : via le secrétaire d’État chargé du budget Christian Eckert s’exprimant devant l’Assemblée nationale, il annonce que la fiscalité des carburants, quatrième recette pour le pays après la TVA, les impôts sur le revenu et sur les sociétés, est « un élément essentiel de l’équilibre de nos comptes ». Autant dire que c’est un impôt amené à grossir aussi rapidement que notre argent est gaspillé…

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Conjoncture. Elie Cohen : « 2015 sera une année de crise politique » (Rediff)

La croissance est en panne. Que faire ? Suite de notre série d’entretiens avec des économistes. Aujourd’hui, Élie Cohen, pour qui le gouvernement prend un risque en ne respectant pas ses engagements européens.

Recueilli par Marc PENNEC.

 

Croissance qui stagne, chômage persistant… Pourquoi notre économie patine-t-elle ?

Il y a un an, on tablait sur une reprise économique mondiale pour nous entraîner. Or le premier trimestre a été calamiteux aux États-Unis où la croissance en 2014 n’excédera pas 2 %. Même tendance dans les pays émergents et au Japon. Dans la zone euro, la bonne dynamique allemande marque un certain essoufflement. Enfin, il y a les problèmes propres à la France : effondrement de la construction immobilière, faiblesse des investissements des ménages et de la demande globale, manque d’incitation des entreprises à investir.

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Et si la déflation était une bonne nouvelle ?

Charles Wyplosz est professeur d’économie internationale à l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève et directeur du Centre international d’études monétaires et bancaires. Ses principaux domaines de recherche sont les crises financières, l’intégration monétaire européenne, les politiques monétaires et budgétaires ainsi que l’intégration monétaire régionale. Il intervient fréquemment comme expert auprès d’organisations internationales.

Alors que l’Insee révèle que les prix à la consommation ont baissé de 0,2% en novembre, Charles Wyplosz explique pourquoi la déflation, loin d’être une mauvaise nouvelle, pourrait permettre d’augmenter le pouvoir d’achat des Français.

À voir la BCE se tordre les mains de désespoir et les commentateurs prédire le pire, on ne se pose plus la question: la déflation est le pire des dangers qui nous menacent. Peut-être, mais peut-être pas.

La déflation a mauvaise réputation parce qu’elle est la conséquence de longues périodes de récession ou de non-croissance. Lorsque le chômage augmente goutte à goutte de manière inexorable, les salaires cessent d’augmenter. La consommation stagne, ou baisse. Face à un marché atone, les entreprises réduisent leurs dépenses d’équipements, n’embauchent plus ou même débauchent, ce qui renforce le climat récessionniste et, encouragées par des coûts du travail en déclin, commencent à casser les prix. Les prix des matières premières suivent la même logique. La spirale déflationniste se met en place. Un réflexe pavlovien nous amène à associer déflation et récession.

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Radio Courtoisie : « Faut-il avoir peur de la déflation ? » (Audio)

Le lundi 03 novembre 2014, dans son “Libre journal” sur Radio Courtoisie, Henry de Lesquen recevait et Pascal Salin, professeur émérite à l’Université de Paris IX Dauphine, spécialiste de la théorie monétaire et de la finance publique et ancien président de la Société du Mont-Pèlerin

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La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

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Pouvoir d’achat : les Français ont perdu 1.500 euros depuis 2009

Selon une étude du magazine 60 millions de consommateurs, les français auraient perdu en moyenne 1.500 euros de pouvoir d’achat sur les cinq dernières années. Ce calcul, basé sur les moyennes d’inflation et le revenu annuel moyen, cache cependant de fortes disparités et doit être remis en perspective.

En effet, selon les chiffres de l’observatoire des inégalités, la baisse du pouvoir d’achat ne concerne pas tous les foyers. Depuis 2008, les 10% les plus riches ont par exemple vu leur revenus augmenter en moyenne de 1.800 euros !

En l’espace de cinq ans, les Français auraient perdu 1 500 euros de pouvoir d’achat, soit une baisse de 4% depuis 2009. Selon le magazine 60 millions de consommateurs, le revenu annuel moyen (incluant salaires, patrimoine et prestations sociales, et déduisant impôts et cotisations sociales) a augmenté de 2,9%, passant de 37 517 euros à 38 591 euros sur cette période.

Dans le même temps, les prix ont augmenté de 6,9%… Donc, le compte n’y est pas.
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Économie française : alarme à fond et rouge profond

La fin de l’année 2014 sera marquée par un sérieux risque d’implosion ce qui ne manquera pas de provoquer un conflit sociétal humain d’une violence extrême.

La croissance de la France est égale à zéro depuis sept ans et on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. Le discours politique admet la crise et nous promet cependant un changement, voire une inversion des courbes pour un retour prometteur à la normale.

Le Président Hollande a confirmé cette tendance le mardi 9 septembre. En quoi est-il réaliste de penser qu’une situation qui dure depuis une quinzaine d’années serait une anomalie ? N’est-ce pas plutôt une réalité ?

La vérité est que le rythme du progrès technique a ralenti entraînant un ralentissement du rythme des gains de productivité qui entraîne alors le ralentissement du potentiel de croissance de la France. Nos prévisions économiques s’appuyaient sur une prévision de croissance de 1,6 %, la vraie valeur était 0,4 % ou plus basse. Si mon raisonnement est exact, cela signifie qu’il nous faut repenser les équilibres futurs de la protection sociale, l’évolution des régimes de santé. Il nous faudra concevoir autrement les gains de pouvoir d’achat envisageables.

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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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Ils sont retraités et leurs fins de mois sont difficiles

Boucler les fins de mois devient difficile pour certains retraités, comme Joël et Marie-Josée, cadres à la retraite, qui ont vu leurs revenus dégringoler. Le couple dénonce le gel des pensions jusqu’en octobre 2015, l’une des nombreuses mesures du plan de 50 milliards d’euros d’économies annoncé par le Premier ministre.

Centres commerciaux : La folie des grandeurs !

C’est un paradoxe: alors que notre pouvoir d’achat et notre consommation baissent depuis plusieurs années, les ouvertures de centres commerciaux, toujours plus imposants, se multiplient. Nous en avons 750 en France et 50 sont en construction: un record en Europe!

Même si beaucoup de Français, de plus en plus en nombreux à vivre en périphérie des villes, apprécient d’y faire leurs courses et même de s’y divertir, comment expliquer une telle expansion ? Quelles sont les méthodes de ces machines de guerre du commerce pour vous attirer ? Et, face à eux, comment les petits commerces de centre-ville s’y prennent-ils pour survivre ?

Partie 1:

Le 8 avril dernier c’était l’effervescence à Villeneuve-la-Garenne dans le nord de Paris. Un nouveau centre commercial, dénommé Qwartz, était inauguré: 140 boutiques, 25 restaurants et des aires de jeux aussi pour que les familles restent le plus longtemps possible et donc consomment !

Le propriétaire du centre, un grand groupe immobilier, a investi 300 millions d’euros. Il faut dire que ces temples du commerce, quand ils sont bien pensés et bien gérés, sont très rentables. À Villeneuve-la-Garenne, on mise sur 11 millions de visiteurs par an.

Pour les commerçants installés dans le centre commercial, c’est la promesse d’une fréquentation beaucoup plus élevée qu’en centre-ville. Mais attention, à force de se multiplier, les centres commerciaux rentrent dans une concurrence féroce et certains d’entre eux pourraient ne pas y survivre. 

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L’Union européenne contre nos salaires

Par Roberto Fiorini

L’Europe libérale qui s’est construite à Bruxelles n’avait pas de prérogatives particulières pour agir directement sur les questions salariales, qui restaient du ressort de chaque pays, et de ses partenaires sociaux. Pourtant grâce aux différentes politiques économiques dictées aux gouvernements, qui ont accepté d’abandonner leurs prérogatives économiques, elle n’a cessé d’attaquer l’emploi et les salaires pour installer le libéralisme économique et ensuite permettre à l’euro d’exister.

Le projet européen, portait, sur ses fonds baptismaux (avec le traité de Rome), l’idée d’amélioration des conditions de vie. Il est temps de faire un bilan de ces promesses, et de voir quelle a été l’action réelle de cette Europe des marchands et des financiers, qui a sacralisé le règne de la mondialisation et des systèmes économiques ouverts, au détriment de la qualité de vie des peuples.

Consciente des coups portés aux salaires et au pouvoir d’achat, l’UE n’ambitionne plus d’améliorer nos conditions de vie ; sa stratégie « UE 2020 » (* 1 p 99) envisage seulement de réduire la pauvreté ! Que de promesses trahies, que d’ambitions remisées ! Nous allons le détailler, par de nombreux moyens l’UE n’a cessé d’attaquer les salaires et de limiter leur progression.

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A la retraite… mais au travail !

Beaucoup de retraités n’osent plus partir à la pêche ou, même à voyager, avec leurs maigres pensions ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

La baisse du pouvoir d’achat, une espérance de vie qui augmente, des enfants toujours a charge, sont autant de raisons qui poussent les retraités a prendre le chemin du travail, leur nombre a triplé en dix ans.

Ils seraient près de 500.000 et des centaines de sociétés tenteraient même profiter de cette main-d’œuvre souvent plus vulnérable.

La croissance d’abord ? « C’est la plus forte des croyances économiques. »

La croissance, l’économiste Jean Gadrey, hier « productiviste », ne l’attend plus. Il lui a dit « adieu », même. Et d’après lui, c’est tant mieux.

Fakir : Je voudrais commencer par une déclaration de François Hollande, c’était au G8 : « J’avais, au nom de la France, l’objectif de mettre la croissance au cœur des débats et de faire que cette dimension de croissance puisse trouver toute sa place dans toutes les réunions. Le président Obama a voulu que la croissance soit évoquée comme une manière de donner confiance aux opinions publiques, et aussi aux marchés. Mais je dois dire que dans le G8, cette volonté de croissance, même si chacun des participants pouvait y mettre ses propres mots, a été partagée. Voilà pourquoi je considère que ce G8 a été utile, fructueux, et permet d’envoyer un double message, un message de confiance et un message de croissance. Il n’y aura pas de croissance sans confiance. Il n’y aura pas de confiance sans croissance. »
En moins d’une minute, François Hollande prononce huit fois le mot croissance et quatre fois le mot confiance. Là, on est un peu dans l’incantation, l’invocation d’une puissance céleste.

JG : C’est comme si l’on pratiquait le vaudou pour que la croissance revienne. Mais elle ne reviendra pas.

Surtout, c’est se tromper sur la crise en cours, sur ses causes. Cette crise est apparue aux États-Unis, puis elle a traversé l’Atlantique, après une période de belle croissance. C’est, d’une certaine façon, une crise de croissance.

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France : L’emploi à domicile accuse une chute historique

L’emploi à domicile a enregistré, en 2013, une chute comme il n’en avait pas connu depuis dix ans, selon les données publiées vendredi 11 avril par l’(Acoss).

Tous les indicateurs sont au rouge :

- Le nombre de particuliers déclarant un emploi à domicile (hors assistantes maternelles) diminue de 3,2 % en un an. Il est repassé sous la barre symbolique des millions (1,99 million d’employeurs).

- Le nombre d’heures déclarées chute : en un an, le volume horaire déclaré a baissé de 6,1 % pour s’établir légèrement en dessous de 130 millions d’heures.

- Par ailleurs, l’activité des assistantes maternelles, qui jusqu’à présent résistait plutôt bien, retombe sous son niveau de la fin 2011. Le volume horaire déclaré recule de 1,9 % au dernier trimestre et de 1 % sur un an.

Au total, si l’on additionne l’emploi à domicile et les assistantes maternelles, ce sont plus de 70 000 particuliers employeurs qui se sont évaporés et de l’ordre de 11,6 millions d’heures déclarées en moins : l’équivalent d’un « plan social » de 7 200 emplois à plein temps.
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Comparer, négocier, «couponner» comment payer moins cher

Minés par la crise, des millions de Français se lancent chaque jour dans une quête effrénée de la bonne affaire. Dans l’espoir d’améliorer un pouvoir d’achat en berne, ils évaluent les prix, négocient et compilent les bons de réduction.

Internet a fait sauter les derniers tabous. Des sites spécialisés permettent de se renseigner sur les prix, de comparer les offres des enseignes en quelques clics. La pratique, autrefois réservée aux radins, touche désormais le grand public : 40% des consommateurs français déclarent discuter les prix régulièrement. Mais le chemin de la ristourne est souvent semé d’embûches et d’arnaques en tous genres.

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Guerre des prix : Les hypermarchés contre-attaquent !

Dans un contexte où le niveau de vie des français ne cesse de baisser, les hypermarchés doivent faire face à des consommateurs toujours plus avides de bonnes affaires.

Or, aujourd’hui, les opportunités ne manquent pas de payer moins cher, dans les magasins de hard discount, les destockeurs et surtout sur Internet, où il est désormais possible de faire les courses de chez soi à moindre coût.

Face à une telle concurrence, les hypermarchés ont décidé de contre-attaquer avec un seul objectif : massacrer les prix ! Pour y parvenir, les «hypers» utilisent des méthodes secrètes et insoupçonnées.

Partie 1:

Partie 2:
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La fumisterie du million d’emplois promis par le Medef

L’offre est alléchante. En échange de nouvelles exonérations et autres petites gâteries accordées aux patrons, le Medef promet de créer 1 million d’emplois nets en 5 ans. Le pactole !

Pour inciter les entreprises françaises à créer 1 million d’emplois nets, le gouvernement social-démocrate devra consentir quelques efforts. En matière de cadeaux au patronat, il n’en est plus à ça près, nous direz-vous.

Les recettes pour remporter le jackpot sont prévisibles : baisse des charges (qui dans la terminologie du Medef signifie cotisations sociales), simplifications administratives, flexibilité, le tout adossé à quelques dizaines de milliards d’économies budgétaires. Une paille !

Pour un million d’emplois nets, le jeu en vaut vraiment la chandelle, même si le perfide Bayrou se plaît à rappeler que 3,3 millions de chômeurs de catégorie A, moins un million d’emplois créés = 2,3 millions de demandeurs restants. La logique arithmétique est implacable !

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Pourquoi les centres commerciaux géants recouvrent la France

En période de recul du pouvoir d’achat et de baisse de leur fréquentation, pourquoi ces temples de la consommation se multiplient-ils, malgré tout ? Quels profits en retirent leurs promoteurs ? Quels intérêts y trouvent les élus ? Enquête sur une nouvelle bulle spéculative.

Plus de 50 centres commerciaux sont actuellement en construction en France ! Le pays en compte déjà pourtant plus de 740. Et leur fréquentation est en baisse depuis 2008, tout comme leur chiffre d’affaires [1]. Qu’importe !

Il en pousse partout de nouveaux: Aéroville, l’Atoll, Europa City, So Ouest, My Place, Rives de l’Orne, Confluence… Les centres commerciaux ne connaissent pas la crise. La France est le pays d’Europe de l’Ouest où s’ouvrent le plus de ces mini-villes faites d’escalators et de galeries marchandes.

En région parisienne, des centaines de milliers de mètres carrés de surfaces commerciales sont sorties de terre en quelques années. S’y ajoutent une vingtaine de rénovations ou d’extensions en cours sur tout le territoire [2]. Le rythme de création des implantations commerciales ne cesse de s’accélérer depuis dix ans.

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Hausse de la TVA : Quel impact au quotidien pour une famille ?

Les taux de TVA augmentent ce mercredi 1er janvier. Le taux normal passera notamment de 19,6% à 20%. La mesure décidée, il y a un an au nom de la compétitivité des entreprises, est contestée en période de baisse du pouvoir d’achat. Elle doit permettre de renflouer les caisses de l’État à hauteur de 10 milliards d’euros.

La consommation des ménages de plus en plus financée par l’épargne

Un vague air de chant du cygne ? Cela y ressemble …. alors que la foule ne faiblit pas dans les magasins en vue des derniers achats de Noël.

Comme si quelque part, les gens se jetaient sur leurs achats avec boulimie, dans un dernier élan de consommation effrénée avant de se serrer la ceinture pour de nombreux mois. Pas le calme avant la tempête … mais bien la tempête avant le calme le plus absolu.

Si l’Insee a certes annoncé mardi une hausse de 1,4 % de la consommation de biens par les ménages français en novembre – après avoir enregistré un léger recul de 0,1 % en octobre dernier, la supposée bonne nouvelle est à prendre doublement avec des pincettes.

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Né après 1960? Pour bénéficier d’une retraite confortable, vous devrez compter… sur votre héritage

Pour bénéficier d’une bonne retraite, les personnes nées après 1960 devront compter essentiellement… sur leur héritage. C’est la conclusion troublante d’un récent rapport publié par l’Institut britannique des Etudes Fiscales (Institute for Fiscal Studies, IFS).

Bien qu’il ait été élaboré sur la base de données provenant du Royaume Uni, ses conclusions s’appliquent à d’autres pays du monde occidental. Une croissance économique molle chronique et une épargne faiblissante hypothèquent les perspectives d’avenir des jeunes générations.

On savait déjà que les perspectives d’avenir n’étaient pas roses pour la génération qui se trouve dans sa vingtaine aujourd’hui, qui aura du mal à accumuler un patrimoine similaire à celui de ses parents. Mais ce qu’indique ce rapport, c’est que ceux qui sont âgés de la cinquantaine et de la quarantaine se trouvent en réalité dans la même situation… Mais sans le savoir.

« Par rapport à ceux qui sont nés une décennie plus tôt, au même âge, ces cohortes n’ont pas un revenu plus élevé, elles n’ont pas épargné plus de revenu, elles sont moins susceptibles de posséder leur logement, elles sont susceptibles d’avoir des pensions privées plus faibles. Elles auront tendance à constater que la pension de l’Etat ne remplacera qu’une petite fraction de leurs revenus antérieurs », affirme le rapport.

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L’influence américaine dans la société française de consommation

L’inauguration en grande pompe du nouveau centre commercial d’Aéroville, situé au Nord de Paris, le 16 octobre dernier et la présentation de ce projet amènent quand même quelques interrogations sur la confrontation entre l’intérêt général de notre démocratie et les intérêts particuliers.

Il y a 16 ans, une étude de l’économiste Thomas Piketty (1997, Les créations d’emplois en France et aux États-Unis « services de proximité» contre « petits boulots ») avait marqué les esprits. Une comparaison des emplois entre la France et les États-Unis révélait que la différence de taux d’emploi relevait non pas du poids des nouveaux secteurs porteurs mais de celui des services les plus traditionnels.

Il concluait que « si la France avait autant d’emplois par habitant dans le commerce et l’hôtellerie-restauration que les États-Unis et que les effectifs de tous les autres secteurs restaient inchangés, alors il y aurait plus de 2,8 millions d’emplois supplémentaires en France : 1,8 million dans le commerce et 1 million dans l’hôtellerie-restauration ».

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Grèce : Il faudra 20 ans pour recréer le million d’emplois détruits pendant la crise

Lors d’une émission de télévision, le directeur de l’institut Travail de la Confédération Générale du Travail Grec (GSEE), Savvas Rombolis, a expliqué qu’il faudrait 20 ans pour que le taux de chômage repasse sous la barre des 10% en Grèce. Il prévoit que le chômage devrait poursuivre sa hausse pour atteindre 29 à 30% cette année, et même 31,5% en 2014. Pire: l’institut prédit que le chômage des jeunes devrait grimper à 64% cette année.

Alexandre Cabanel – La nymphe Écho (1874)

Selon l’institut, les employés et les travailleurs indépendants ont perdu 41 milliards d’euros de revenus depuis 2009. Au cours de la même période, les salariés ont perdu un quart de leur pouvoir d’achat.

Le message a suscité la colère du gouvernement. Le ministre du Travail Yiannis Vroutsis a évoqué « les Cassandre qui  utilisent les scénarios du pire de leurs modèles mathématiques pour prédire la destruction et voler la vedette ».
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France, où en est la croissance ?

par Jacques Sapir

La presse, essentiellement celle qui soutient le gouvernement, se remplit d’optimisme et de commentaires flatteurs pour notre Président à la vue des derniers chiffres de l’INSEE qui ont été publiés le 14 août. Ainsi, au second semestre 2013 la France aurait connu une croissance de 0,5%, Alléluia ! La croissance revient donc et semble donner raison au Président comme au gouvernement. Pourtant, les commentateurs feraient mieux d’être plus prudents et de lire plus attentivement le document de l’INSEE, qui est loin d’être aussi affirmatif qu’ils ne le disent .

En réalité, le chiffre de 0,5% obtenu au second trimestre 2013 est dû à deux facteurs : une hausse de la consommation de 0,3% et un accroissement des stocks de 0,2%. Or, les stocks des entreprises avaient baissé de -0,8% en 2012. Une correction était attendue et se situe dans la normale des choses. On mesure par ailleurs qu’elle reste inférieure à la baisse précédente. Une comparaison des deux premiers trimestres de 2013 avec 2011 et 2012 montre que cet accroissement ne sera pas durable.

Le PIB et ses composantes

On peut lire sur ce graphique, et c’est pourquoi on le publie, la permanence des facteurs qui font stagner le PNB de la France, et en particulier l’évolution de l’investissement et du solde commercial. On voit parfaitement que l’ensemble des facteurs susceptibles de contribuer à la croissance de l’économie française sont en panne depuis la fin de 2011.

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Philippe Béchade: États-Unis, les mobil-home poussent comme du gazon

Le 21 août, Philippe Béchade, rédacteur en chef à la chronique Agora s’est intéressé à l’économie américaine: l’emploi, l’immobilier, le pouvoir d’achat… dans l’émission Intégrale Placements, présentée par Guillaume Sommerer, sur BFM Business.

Les Français en vacances se serrent la ceinture

Ce week-end a eu lieu l’un des traditionnels chassés-croisés de l’été entre juilletistes et aoûtiens. Mais la crise économique que vit la France depuis 2008 a sensiblement changé les habitudes des uns et des autres.

La météo n’est pas la seule à blâmer pour ce début de saison touristique morose. Après la pluie et les températures automnales, le soleil s’est bien rattrapé mais la saison a encore eu du mal à se lancer. Pour les professionnels du tourisme, c’est la preuve que l’entrain n’est pas là.

Selon une étude du cabinet Protourisme, les Français ont réservé 4% moins de séjours en juillet que l’année dernière à la même époque. Au mois d’août aussi, les réservations sont en baisse de 3%. Le pic de la saison est concentré sur deux semaines au mois d’août, du 10 au 24. Pour ces deux semaines, 90% des locations de vacances sont réservées, contre moins de 75% pour les autres semaines.

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Le piège du low cost

Une logique absurde s’est emparée du capitalisme financier. Le low cost en est un exemple. Comment des innovations, qui sont initialement susceptibles de faciliter la vie des plus pauvres, peuvent devenir des pièges inexorables au bénéfice des plus riches ?

Le piège fonctionne en deux temps. D’abord, sous le couvert de prix bas, il améliore le pouvoir d’achat d’une clientèle à moindre revenu. Ensuite, étendant son emprise sur la société, de manière insidieuse, il entraîne une dégradation des salaires et une explosion des inégalités à l’échelle mondiale. Tout cela est connu, mais il n’est pas inutile de résumer les faits pour les avoir clairement à l’esprit.

Il ne s’agit ni d’un complot ni d’un scandale de plus, mais bien d’une conséquence “rationnelle” d’un capitalisme financier qui s’est dévoyé.

Le low cost : une bonne idée au départ

A priori, l’idée paraît bonne, voire démocratique: permettre aux classes les plus modestes d’augmenter leur pouvoir d’achat grâce à des prix tirés vers le bas. C’est avec la fin des années 1970 et avec les années 80 que les enseignes de hard-discount commencent à populariser le modèle low cost auprès des classes défavorisées. Avec les années 2000, le modèle se généralise et l’on voit le low cost s’étendre progressivement à toute la sphère de consommation : de l’alimentation au textile, de l’automobile au transport aérien, de l’ameublement à l’hôtellerie, de la téléphonie à l’informatique, des assurances aux services à la personne.
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Cet été, les Français se serrent la ceinture

La France se trouve dans une situation économique difficile en 2013 et l’INSEE ne prévoit pas d’embellie de la conjoncture cette année. Comment les ménages font-ils face en période de crise ? Leur budget vacances est-il revu à la baisse ? La rentrée s’annonce-t-elle déjà compliquée ?

En janvier, l’agence de conseil spécialiste de la distribution CA Com et BFM Business décidaient de lancer un baromètre pour décortiquer les anticipations et les comportements des Français en matière de pouvoir d’achat. Aujourd’hui, la deuxième vague de ce sondage, effectué en juin par LH2 auprès de plus 1.000 personnes et dévoilé ce 8 juillet, révèle les craintes des Français en l’avenir.

Première conclusion:

La crainte de basculer dans la précarité gagne du terrain. 62% des Français expriment cette peur, contre 59% en janvier 2013. Et un quart des Français sont dorénavant « très inquiets » alors qu’ils étaient 18% en janvier. Une peur largement ancrée dans toutes les couches de la population. Néanmoins, comparé à janvier, davantage de Français se disent « ne pas du tout être inquiets » (19% contre 14%).

Deuxième conclusion:
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L’austérité consacre le pouvoir des rentiers

Par Roberto Fiorini

L’austérité est une erreur économique qui conduit à des catastrophes sociales. Elle n’arrange rien et aggravera tout. En Espagne, le taux de chômage des jeunes est à 55 %, mais l’Espagne devra quand même trouver 100 milliards € d’économies sur 3 ans. Cela passera par des hausses de TVA (qui freineront la consommation), des hausses de prix sur le tabac et l’électricité, une fiscalité accrue sur les hydrocarbures (comme celle qui se prépare en France), avec l’inéluctable cortège de rabotage des services publics (toutes ces mesures impactant le pouvoir d’achat).


Illustration issue de la “Monographie du rentier” d’Honoré de Balzac

Pour ceux qui sont licenciés, ou le seront sous peu, on envisage la baisse des indemnités chômages, la réduction des indemnités de licenciements, et la facilitation des procédures de licenciements… En Grèce, des cortèges de mesures identiques ont empiré la situation: la dette sur PIB est passée de 112 % en 2008 à 180 % en 2012, le chômage a été doublé, tout comme les suicides!

L’économie s’enlise dans la récession, avec un PIB qui recule de 7 %. Beau bilan pour les élites qui voulaient faire baisser l’endettement du pays ! Une situation qui pourrait aboutir à des conséquences similaires se met en place en France (voir l’article intitulé «Le PS fera baisser les salaires à la rentrée»).

Derrière les pourcentages d’économies, des gens meurent
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Jacques Attali: “Alors la révolution pourra commencer en France…”

En primeur, L’Express publie des extraits du prochain livre de son éditorialiste, Jacques Attali, intitulé Urgences françaises. Ou ce qui pourrait arriver à la France si elle choisit la politique du pire.

“Nul besoin d’être grand clerc pour percevoir qu’aujourd’hui le pays se trouve, à nouveau, au bord de grandes secousses. D’innombrables frustrations, des peurs diverses, des colères multiples et contradictoires, des réformes manquées, des besoins non satisfaits, des frustrations se font partout sentir. Les Français remâchent leur mécontentement. Pour l’instant, chacun dans son coin, chacun à sa manière. Les uns n’en pouvant plus de n’avoir ni emploi valorisant ni logement décent, voire ni logement ni emploi. Les autres, furieux, de risquer de perdre petits ou grands privilèges. Beaucoup s’estiment victimes de la mondialisation et certains sont désormais prêts à se battre, jugeant qu’ils n’ont plus rien à perdre. Tous sont angoissés à l’idée de n’avoir peut-être plus, un jour, les moyens de financer leur santé, leur retraite, leur logement, leur nourriture ou la scolarité de leurs enfants. [...]

Parmi ceux qui ont le plus de raisons d’être déçus et en colère, il y a les jeunes: ils commencent à comprendre qu’ils auront à payer la triple dette que leur laisse la génération triomphante des baby-boomers: la dette publique qu’il faudra rembourser; leurs retraites qu’il faudra financer; et le dérèglement climatique qu’il faudra supporter. Quand ils prendront vraiment conscience que les hommes politiques de tous les partis ont servi, et servent encore, avant tout, les intérêts de ces générations bénies des cieux, quand ils réaliseront que les syndicats servent d’abord les intérêts de ceux qui ont un emploi, les jeunes ne se contenteront pas d’un vote de protestation: ils quitteront le pays ou descendront dans la rue. La révolution commencera. [...]

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Allemagne : Les grèves se multiplient face à l’austérité

Après les salariés de l’industrie, c’est au tour de ceux du secteur bancaire de se mettre en grève pour obtenir des augmentations de salaire.

Après quinze années d’austérité, les conflits salariaux se multiplient en Allemagne. Le syndicat Ver.di a annoncé vendredi 4 mai des mouvements de grève dans le secteur bancaire pour obtenir des hausses de salaire, à l’instar des salariés de l’industrie qui ont lancé un large mouvement cette semaine.

Ver.di, qui négocie des hausses de salaire pour 220 000 salariés des banques publiques et privées d’Allemagne, n’a pas réussi dans la nuit de jeudi à vendredi à se mettre d’accord avec le patronat. Après de premiers appels à la grève le mois dernier, le syndicat compte les “amplifier” et décidera des modalités “dans les jours à venir”

Ver.di a rejeté une offre du patronat, qui proposait une augmentation en trois étapes (+2%, puis deux fois +1,1%) pendant les deux prochaines années. Selon le syndicat, une telle proposition aurait fait augmenter les salaires de 1,3% par an, moins que la hausse des prix. Cette offre “était totalement inacceptable”, a expliqué Beate Mensch, responsable de Ver.di.

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Le vrai poids de nos aliments

Pour accroître leurs marges sans faire fuir leurs clients, les commerçants misent désormais sur la balance : en jouant sur le poids des articles vendus, nombre d’entre eux parviennent à alourdir la facture sans que la différence soit réellement perceptible pour le consommateur. C’est ce qu’on appelle l’inflation masquée. Plusieurs techniques ont aujourd’hui cours. Certains fabricants allègent le contenu de leurs produits sans modifier le prix, d’autres utilisent des additifs controversés pour retenir l’eau contenue dans les aliments, ou bien en modifient la composition. Face à ce phénomène, les services de l’Etat veillent au grain. Enquête.