Lyon : Des poubelles plus riches que nos assiettes

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal et la grande distribution se sont mis d’accord fin août pour renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire. Mais certains redistribuent déjà invendus et déchets.

Belle-Île-en-Mer (56) : Les déchets sont devenus un problème

Derrière la carte postale, les poubelles. À Belle-Île-en-Mer, la gestion des déchets est difficile. En été, les touristes sont nombreux, la population est multipliée par huit. Un tiers des déchets annuels de l’île sont produits sur cette seule période. Les ordures recyclables partent sur le continent par bateaux. Le reste est enfoui sur place.

Recylage : Quand les designers font les poubelles

De plus en plus de designers s’intéressent aux déchets. Ils inventent de nouveaux matériaux qui deviendront peut-être la norme de demain. Pour leur prototype haut de gamme, les designers de Peugeot ont utilisé un produit qui ressemble à du bois précieux, mais il s’agit en réalité d’une nouvelle matière, issue de papier recyclé.

Des feuilles de journaux encollées, assemblées, puis pressées autour d’un cylindre comme les cernes d’un arbre. Les designers veulent changer le regard de leurs clients. Les produits recyclés peuvent prétendre à l’excellence.

Dénicher de nouveaux matériaux, certains en ont fait leur métier. Dans leurs rayons, de plus en plus de produits sont issus de recyclage. Les filières se mettent en place pour concevoir autrement, pour limiter les déchets, préserver les forêts et les ressources.

Italie : Découverte de la plus grande déchetterie clandestine d’Europe

À Calvi Risorta, au nord de Naples, les gardes forestiers italiens ont découvert ce qui pourrait être la plus importante déchetterie clandestine d’Europe. Sur une esplanade de près 30 hectares, à 9 mètres de profondeur sont enterrés près de deux millions de mètres cubes des déchets toxiques accumulés ces 40 dernières années.

Pourquoi nos poubelles regorgent-elles d’aliments ?

Les produits alimentaires sont censés atterrir dans nos assiettes, pas dans nos poubelles. Naguère, pour nos grands-mères, jeter un aliment était un véritable péché. Aujourd’hui, c’est monnaie courante. A peine 50 % de la production alimentaire arrivent dans nos assiettes. Le reste termine à la poubelle !

Dans cette longue chaîne reliant l’agriculteur au consommateur, à quel moment les produits virent-ils au déchet ? Et pour quelles raisons ? X:enius cherche à comprendre quelle catégorie de personnes jette quels produits.

Caro Matzko et Gunnar Mergner rendent visite à un chef cuisinier respectueux des aliments. Ce que Rudolf Feeß achète, il le cuisine. Il ne jette rien, et parvient toujours à préparer de délicieux mets, même à partir de vieux fromages et de tiges de brocoli.

Xenius Arte 22/05/2015

Palestine : Les ordures de la survie

Des familles palestiniennes du village de Yatta, en Cisjordanie, doivent écumer les ordures provenant des villages israéliens voisins pour en tirer les métaux, le plastique et les vêtements qu’ils peuvent revaloriser pour survivre.

Réalisé par (Les Grands reportages – mars 2015)

Les glaneurs des villes (Màj vidéo)

Addendum vidéo:

Reportage et photos Delphine Roucaute, Le Monde

Il est 23 heures, un samedi soir à Lyon. Dans une petite voiture, Maceo, Amaléa et Lou* discutent des derniers détails de leur expédition nocturne. « J’aime bien le Simply Market, on y trouve toujours plein de choses », avance Amaléa, emmitouflée dans sa grande doudoune. « Non, on va plutôt aller là où il y a le grand mur à escalader, on sera plus tranquilles », répond Maceo, les deux mains sur le volant.

Ils enfilent des gants de jardinage, fourrent des sacs de course dans leurs poches, et se préparent à se faufiler dans la nuit lyonnaise. Leur objectif : dénicher des aliments encore comestibles jetés dans des poubelles de supermarchés.

Les trois comparses sont membres des Gars’pilleurs, un mouvement créé il y a tout juste deux ans et dernier né de la sphère des antigaspi français. Aux côtés d’autres mouvements tels que la médiatique Disco Soupe, la start-up Zéro gâchis ou le réseau de glaneurs agricoles Re-Bon, Les Gars’pilleurs se donnent pour mission de lutter contre le gaspillage alimentaire et de sensibiliser le grand public à cette question de plus en plus saillante dans les sociétés contemporaines.

Leur outil de contestation est le glanage – pour certains dans les champs après la récolte, pour d’autres dans les poubelles de la grande distribution. Ils récupèrent les invendus, fruits et légumes mal calibrés et denrées fraîchement périmées pour ensuite aller les redistribuer dans la rue.
Lire la suite

États-Unis : Zéro déchets à San Francisco

Zéro déchets en 2020 ! C’est le pari ambitieux de la ville de San Francisco, en Californie, qui a décidé de faire de l’élimination des déchets une de ses mesures phares.

Tri obligatoire depuis 2009, puces intégrées au fond des poubelles, taxes sur les débris non-recyclables, interdiction des sacs plastiques: à San Francisco, la guerre aux déchets est déclarée !

Plongée dans les plus grands cimetières d’ordures de la planète

La croissance des pays émergents, en ouvrant la consommation de masse à des populations nombreuses, remet la problématique de la gestion des déchets au centre des préoccupations environnementales. Des centaines de décharges géantes apparaissent dans le monde, et les normes internationales peinent à faire consensus chez les politiques.Quelle diversité de décharges, ressemblant parfois à des cimetières de déchets, peut-on trouver dans le monde ?

Stéphane Arditi : Les décharges du monde peuvent se singulariser de plusieurs manières. On peut en établir de deux grandes catégories que sont les décharges légales des décharges illégales. Les décharges légales répondent à des standards, des normes qui les obligent à de fortes contraintes.
Lire la suite

États-Unis : Portraits d’un pays couvert de déchets

L’Américain Gregg Segal est l’auteur de la série de photos 7 Days of Garbage, qui met en scène des gens ordinaires allongés dans les déchets qu’ils produisent pendant une semaine. Il entend ainsi montrer l’impact des ordures ménagères sur la planète.

« Le problème est trop abstrait », explique Gregg Segal, qui tente justement de le rendre plus concret et de montrer en images la masse de déchets que produit un Américain moyen.

Art : Portraits de personnes au milieu de leurs poubelles de 7 jours

Gregg Segal est un photographe qui dénonce la douloureuse réalité de la surconsommation des pays développés à travers une série de clichés troublante. Très sensible au sujet environnemental, l’artiste a souhaité mettre en lumière le problème des déchets…

Histoire de nous éveiller sur la quantité de déchets ménagers que nous jetons en 7 jours dans nos poubelles, Gregg cherche à attirer l’attention sur la situation actuelle.

Ainsi, il a décidé de faire poser différentes personnes issues de différentes classes sociales dans leurs déchets quotidiens accumulés tout au long d’une semaine. Chacun des clichés montre une masse de déchets incroyable, qu’il s’agisse aussi bien d’une famille ou d’une personne vivant seule.

Alfie, Kirsten, Miles, and Elly

7-days-of-garbage-environmental-photography-gregg-segal-12

Milt

Lire la suite

Paris : Le mouvement Freegan ouvre son premier restaurant

Récupérer les invendus de Rungis, le « plus grand marché du monde » et en tirer des repas cuisinés le jour même? C’est ce que propose depuis quelques semaines le Freegan Pony, un « resto-squatt ».

Il faut pénétrer dans une cour sombre du Marais et prendre l’ascenseur pour découvrir le premier restaurant freegan végétarien de France. Une adresse végétarienne de plus dans le très bourgeois-bohème troisième arrondissement de Paris ?

Détrompez-vous. Le credo du Freegan Pony, qui a ouvert ses portes le 21 mars, est de servir des plats préparés à partir de fruits et légumes qui devaient légalement finir à la poubelle, mais sont encore comestibles.

Anti-gâchis

Lire la suite

Tri sélectif : A quoi bon ?

Les Allemands sont les champions du monde du tri sélectif. Mais cela sert-il vraiment à quelque chose? Qu’arrive-t-il au journal une fois lu, à la bouteille de vin ou au pot de yaourt une fois vidés? Visite d’une centrale d’incinération des déchets. Ce procédé ne serait-il pas une alternative valable au recyclage?

La corvée du tri sélectif peut susciter des réserves. Surtout quand il faut traîner son verre usé jusqu’à un conteneur. Nombreux sont ceux qui se demandent si, au final, tous les déchets minutieusement triés ne finissent pas brûlés dans le même incinérateur!

A priori non, mais pour en avoir le cœur net, ” X:enius ” a suivi les divers circuits qu’empruntent nos déchets et constaté que le taux d’efficacité du recyclage peut être très variable.

Le Peuple des ordures

Tour du Monde inédit à la rencontre de ces hommes et ces femmes vivant sur les décharges du monde entier. Ils creusent des montagnes de déchets en espérant trouver quelque chose à vendre ou à récupérer.

Le film nous emmène en France mais aussi en Inde avec Ali, un jeune glaneur qui vit au pied d’une montagne d’ordures. Au Ghana, nous rencontrons Idrissou qui malgré les risques pour sa santé récupère le cuivre sur une décharge de déchets électroniques. Et puis en Colombie, nous faisons la connaissance de Nohra, elle se bat au quotidien pour sauver le métier de recycleur, qui fait vivre des milliers de familles dans ce pays.

Ce film démontre à quel point la récupération des déchets est devenue un véritable enjeu économique pour des millions de personnes à travers le monde et un business de plus en plus florissant pour des entreprises privées.

Partie 1:

Partie 2:
Lire la suite

Québec : La pou-belle province (Docu)

Ce documentaire déterre un scandale auquel tous les Québécois et tout payeur de taxes devrait s’intéresser: le modèle québécois de gestion des matières résiduelles est un désastre écologique doublé d’un échec économique.


Le Québec se classe parmi les plus grands producteurs de matières résiduelles de la planète, devançant honteusement les États-Unis et le reste du Canada. En dépit des efforts des citoyens,  l’industrie de la récupération et du recyclage bat de l’aile et la moitié des centres de tri sont menacés de fermeture.

Pendant ce temps, les propriétaires des plus grands dépotoirs du Québec font des affaires d’or et nous continuons d’enfouir des tonnes de matières, dont 80 % sont pourtant recyclables ou compostables.

Des États et des provinces qui ont mis en place une gestion durable de leurs matières résiduelles ont généré des économies. Certains en tirent même des revenus. Qu’attendons-nous pour prendre ce virage qui profiterait à tous?

Argentine : De l’art de recycler la débrouille

Alors que la récupération des déchets fait aujourd’hui l’objet d’un business « vert » orchestré par le gouverneur Macri, plusieurs circuits de recyclage cohabitent à Buenos Aires. Figures emblématiques de la crise économique de 2001, les « cartoneros » ne sont plus seuls à se ruer sur les ordures de la capitale. Les entreprises privées et les coopératives de recycleurs traquent désormais le même butin.

« Ta poubelle est mon trésor », clame un graffiti sur un mur longeant la Plaza Congreso. De l’autre côté du parc, une immense affiche de promotion municipale lui donne la réplique, étalant en toutes lettres son slogan au goût rance : « Zéro déchet ». En guise d’éradication, la métropole argentine a en réalité produit 38 % d’ordures supplémentaires ces quatre dernières années.

Des milliers de tonnes de détritus, parmi lesquels sommeillent d’insoupçonnables pépites. Carton, métal, verre ou papier blanc: la revente de ces matières premières aux usines de recyclage, pour peu qu’elles soient livrées en grande quantité, s’avère lucrative.

Les premiers à l’avoir compris sont les cartoneros. Ces recycleurs de fortune, dont la présence diffuse hante la plupart des métropoles sud-américaines, fouillent dans les ordures des riches en quête de nourriture ou de déchets susceptibles de se convertir en espèces sonnantes et trébuchantes.

Lire la suite

Nos poubelles passent à table

La moitié de la nourriture part dans les poubelles. Que ce soit chez les producteurs, au sein des réseaux de distribution ou directement chez le consommateur, les déchets de nourriture représentent aujourd’hui des enjeux environnementaux, économiques et de solidarité majeurs.

Pourquoi les boulangers produisent-ils systématiquement 10 à 20 % de plus que ce qu’ils vont vendre ? Pourquoi une orange fait-elle 2000 km pour atterrir à la poubelle ? Pourquoi les poubelles créent-elles de la faim dans le monde ?

Face à toutes ces questions dérangeantes, des individus, dans le monde entier, expérimentent des solutions variées, de New York au Cameroun, en passant par l’Autriche, l’Allemagne ou la France.

Pêche : Le scandale du gaspillage alimentaire

Des poubelles qui regorgent de produits comestibles, des hypermarchés qui jettent des produits frais dont la date limite de vente permet la consommation pendant encore quatre jours, des tonnes de poisson ou de fruits et légumes qui finissent dans les broyeurs…

Les Français jettent en moyenne 21% des aliments qu’ils achètent, ce qui représente presque 6 millions de tonnes de déchets alimentaires, soit 20 kg par an et par habitant. Un scandale, à l’heure où huit millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Qui est responsable d’une telle aberration ? Comment est-on passé d’une culture du respect de la nourriture, à celle de l’hyperconsommation ? Aujourd’hui, le gaspillage semble une fatalité, voire une norme.

Si le constat reste effrayant, des solutions se dessinent aujourd’hui : des collectifs œuvrent de sorte que la lutte anti-gaspillage vienne des industriels et de chaque foyer…


(Merci à EasterEgg)

La Réserve Fédérale des USA s’est-elle muée en décharge financière ?

La crise a-t-elle transformé la Réserve fédérale américaine (Fed) en grosse poubelle financière ? En dévoilant sur 161 pages, mercredi 31 mars, la liste détaillée de ses actifs toxiques, la banque centrale américaine s’est attirée autant de moqueries qu’elle a suscité d’inquiétudes. “Dire que le portefeuille de la Fed est un amas d’ordures n’est pas très gentil à l’égard des ordures”, ironise, dans une note, David Zervos, analyste chez Jefferies. “La Fed n’a pas à aller bien loin pour comprendre les malheurs d’une banque ou d’investisseurs pris au piège de créances pourries”, commente de son côté le Wall Street Journal.

Tout a commencé au printemps 2008. Pour venir en aide à des établissements financiers en déroute, tels la banque d’affaires Bear Stearns, et l’assureur AIG, la Fed de New York, une branche de la Réserve fédérale américaine, a accepté de prendre en dépôt certains de leurs actifs toxiques. L’objectif ? Les sortir du système financier, au moins pendant quelque temps, afin de rassurer des marchés au bord de l’implosion.

Au total, la Fed aurait ainsi pris à son compte quelque 80 milliards de dollars de créances pourries (59 milliards d’euros). Mais au fil des mois, leur valeur a fondu. Fin décembre 2009, elle n’était plus “que” de 65 milliards de dollars. Répartis dans trois entités ad hoc – Maiden, Maiden II et Maiden III, du nom d’une rue adjacente au bâtiment de la Fed de New York -, ces titres seraient en grande majorité des produits dérivés, tels que des actifs adossés à des prêts immobiliers. Autrement dit, l’équivalent des maudits subprimes. “Ces actifs n’ont pas toujours été pourris. Mais quand la Fed en a pris possession, c’était vraiment le fond du panier”, commente l’économiste Paul Jorion, ancien professeur invité à l’université de Californie de Los Angeles.

Lire la suite