Douleur en dos majeur

Lumbago, hernie discale, arthrose lombaire: 80% des Français souffriront au moins une fois dans leur vie du dos. Première cause d’invalidité chez les moins de 45 ans, les douleurs dorsales représentent 8% des consultations chez les généralistes et 50% de l’activité des kinésithérapeutes.

Fléau pour les patients, fardeau pour la société, la lombalgie a augmenté de manière exponentielle depuis un demi-siècle. En cause, la sédentarité. Certaines entreprises forment les salariés aux bonnes postures, mais la France souffre encore d’un manque de prévention et d’un déficit d’investissement dans la recherche.

Quand on souffre du dos, à qui s’adresser? Et comment lutter contre l’errance diagnostique de nombreux malades? Des antidouleurs à la chirurgie ou l’activité physique, quelles sont les solutions les plus efficaces pour vaincre le mal de dos? Enquête.

Santé : « Rester assis tue plus que le tabac »

Pour le professeur François Carré, cofondateur de l’Observatoire de la sédentarité, « la sédentarité croissante est liée à la mauvaise utilisation que l’on fait du progrès. (…) Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l’espérance de vie. » Le cardiologue et médecin du sport est également l’auteur de Danger sédentarité. Vivre en bougeant plus (Ed. du Cherche Midi, novembre 2013).

Cette posture, prolongée, provoque des maux « de la tête aux pieds », explique les experts. Pourquoi cette sédentarité ? Aujourd’hui, on reste assis (ce qui définit la sédentarité, du latin sedere, être assis) tous les jours de plus en plus longtemps (voiture, transports en communs, bureau, temps de loisir…).

La sédentarité tue plus que le tabac. C’est prouvé. Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l’espérance de vie. La sédentarité favorise le développement de facteurs de risque cardiovasculaire comme l’hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol trop élevé, l’obésité, avec toutes les complications que cela implique…

Les scientifiques se sont rendu compte que bien que le temps passé à faire de l’activité physique ait augmenté significativement ces vingt dernières années, il n’y avait pas eu d’effet net sur la baisse de l’obésité.

Lire la suite

Le précieux ridicule

Bernard-Henri Lévy est revenu tout ébahi de la soirée de gala donnée par l’ambassadeur de France à Copenhague début février. Le « pays de Kierkegaard », comme il nomme prosaïquement le Danemark, est aussi le « pays du roi Christian », qui refusa de faire porter l’étoile jaune aux Juifs pendant la seconde guerre mondiale, mais également celui « des aviateurs de la guerre de Libye » venus prêter main forte aux troupes de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en 2011. Un Etat symbole de la « réconciliation de la liberté et de l’égalité ».

par Benoît Bréville.

Hélas, un nuage assombrit le ciel de cette merveilleuse contrée : depuis le mois de novembre,

les Danois s’opposent à ce que la banque américaine Goldman Sachs, l’une des principales responsables de la crise des subprime en 2008, entre au capital de la compagnie nationale d’énergie, Dong Energy.

Malgré une pétition ayant recueilli plus de deux cent mille signatures (soit un habitant sur trente) et de multiples rassemblements, le projet a été approuvé par le Parlement le 30 janvier, entraînant la démission des six ministres socialistes qui formaient l’aile gauche de la coalition gouvernementale.

L’établissement new-yorkais contrôlera donc 19 % des parts de la société d’Etat et disposera d’un droit de veto sur des décisions stratégiques.

Lire la suite

Le bourgeois picrocole

BHL contre Poutine. Alors que les bruits de bottes de l’armée russe retentissent en Crimée, l’écrivain et philosophe français a pris la parole, dimanche 2 mars, sur la place Maïdan de Kiev, épicentre de la crise politique qui secoue l’Ukraine depuis des mois. (Commentaire France TV info).

 ”Nous pouvons dire à Poutine : nous avons besoin de ton gaz, mais tu as besoin de nos euros !

Alors bas les pattes en Crimée!”

(…) ou bien tu sors d’Ukraine, ou bien tu sors du G8…

(…) Tout cela nous pouvons et nous devons le dire à Poutine !

No passaran ! (…)

c’est ce que nous dirons aux tanks et aux soldats de Poutine !