Puissante et incontrôlée : La Troïka

Une enquête édifiante sur la fameuse Troïka FMI-CE-BCE qui dicte sa politique à l’Union Européenne. Cinq ans déjà que les États en crise de la zone euro vivent les affres du surendettement.

Pour obtenir les prêts dont ils ont besoin d urgence, il leur faut se soumettre aux exigences les fameux mémorandums de trois institutions phares qui forment la troïka: le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne (CE) et la Banque centrale européenne (BCE).

Les mesures d’austérité qu’elles ont imposées n’ont jusqu’à ce jour pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire. Ce sont des hauts fonctionnaires, agissant sans aucun contrôle parlementaire, qui prennent les décisions, que les gouvernements doivent ensuite exécuter.

Pour mieux comprendre ce processus, le journaliste économique allemand Harald Schumann (auteur de “Quand l’Europe sauve ses banques, qui paye ?” diffusé par ARTE en 2013) s est rendu en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre, à Bruxelles et aux États-Unis.

Au cours de ce passionnant travail d’investigation, il a interrogé des ministres, des économistes, des avocats, des banquiers, des victimes de la crise, ainsi que le Prix Nobel d’économie 2008, Paul Krugman, qui explique pourquoi cette politique de restriction ne fonctionne pas.

La dette, une spirale infernale ?

L’explosion de la dette publique hante l’Europe depuis la crise financière de 2007. Le risque d’une faillite de la Grèce et d’une contagion à d’autres pays de la zone euro a été mal géré par les gouvernements, trop hésitants et rarement d’accord sur la politique à suivre.

Ce soutien tardif a déclenché la méfiance des marchés. Les politiques d’austérité ont stoppé l’hémorragie des déficits publics mais ont mis à genoux les économies du sud de l’Europe. La Grèce, le Portugal et l’Espagne se sont enfoncées plus profondément dans la crise. Mais comment est-on arrivé là ?

Réalisé par Laure Delesalle (Arte – Janvier 2015)

Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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Kidzania : « Soyez prêts pour un monde meilleur ! »

Kidzania, le parc d’attractions où les enfants travaillent. Cette chaîne de parcs à thème s’apprête à ouvrir à Londres en 2015 et pourrait s’implanter à Paris. Elle permet aux 5-15 ans de découvrir le monde du travail, de l’entreprise et celui des marques. Certains parents ne semblent pas du totalement séduits…

Travailler comme les grands pour gagner des sous. Les attractions proposées par Kidzania sont bien loin du petit train de Disneyland Paris. Cette entreprise mexicaine a déjà attiré 31 millions de visiteurs depuis 1999 dans ses seize parcs à thème implantés dans une douzaine de pays. Et elle s’apprête à ouvrir à Londres et pourrait même s’implanter en France.

Le parc londonien sera situé au-dessus d’un magasin Marks & Spencer, dans l’ouest de la capitale britannique. Soit une mini-ville de 7.000 mètres carrés dans laquelle les enfants de 4 à 14 ans pourront travailler comme les adultes et gagner des kidzos, une monnaie virtuelle. Ils exerceront le métier de leur choix parmi une soixantaine, par session de 25 minutes à chaque fois, pendant que leurs parents feront leurs courses.

Les grandes marques omniprésentes dans le parc
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Budget de la France : Pourquoi les autres pays-membres de l’UE sont-ils à bout de patience ?

La Commission Européenne a accordé un nouveau délai à la France pour rééquilibrer son budget. L’exécutif européen a donné jusqu’à mars à la France pour faire de nouveaux efforts budgétaires et accélérer leur programme de réformes.

Pour autant, les autres États-membres de l’UE semblent perdre leur patience, attendant de la France qu’elle mette en place les mesures d’austérité nécessaires. Georges Laederich nous en dit plus.

Les avoirs des clients Espirito Santo noyés en Suisse

La crise du groupe bancaire portugais Espirito Santo pourrait déboucher sur une perte total des capitaux placés par certains clients dans la filiale suisse basée à Pully, selon Bloomberg.

Après la perte du secret bancaire, la Suisse va-t-elle aussi perdre son statut de refuge pour les capitaux? C’est en tout cas la sensation que pourraient avoir un certain nombre de clients du groupe portugais Banco Espirito Santo (BES), qui, au plus fort de la crise de la dette européenne, avaient placé des avoirs dans la filiale suisse de la banque. Or, selon une information publiée par Bloomberg, ces clients pourraient perdre l’intégralité des capitaux placés là.

Selon Anabela Reis, correspondante de Bloomberg à Lisbonne, plus d’une centaine de petits investisseurs portugais auraient choisi de placer leurs avoirs au sein d’Espirito Santo Financial Group SA, filiale basée à Pully (VD), et plus précisément dans l’entité Banque Privée Espirito Santo SA. «A partir de 2010 et 2011, certains clients ont reçu le conseil, face à la crise en Europe et à la situation du pays (le Portugal, NdlR), de placer leur argent en Suisse, où il serait mieux protégé. Cela restait Espirito Santo: pour les clients il n’y avait pas de différence», explique Luis Vieira, président de l’association Abesd, qui défend les clients du groupe bancaire.

Les inquiétudes de la FINMA

Mais ça, c’était avant les déboires du groupe bancaire. Depuis, la société a plongé et été déclarée en faillite. Mais les millions d’épargnants portugais n’entendent pas voir leurs avoirs se volatiliser. La banque centrale du pays est donc intervenue et la nouvelle entité, Novo Banco SA, née sur les ruines de BES, s’active pour que les clients puissent retrouver tout ou partie de leurs dépôts.

Or, les clients ayant fait appel aux services de type banque privée, proposés par BES via sa filiale suisse, demandent le même traitement que les autres épargnants. Leurs avocats assurent qu’ils ont été convaincus par les collaborateurs de la défunte banque que les sommes concernées étaient en fait des investissements et placements. Cependant, Banque Privée Espirito Santo SA n’était pas détenue directement par BES, mais par sa holding Espirito Santo Financial Group. Et c’est là que se corsent les affaires de ces clients.
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Portugal : Vers un système d’alerte aux tsunamis sur les côtes européennes

L’océan est parfois imprévisible et sans pitié. Les tsunamis se déclenchent tout d’un coup, emportant des milliers de vies. Comment les repérer pour pouvoir évacuer les populations à temps?

C’est à cette question que tentent de répondre des scientifiques travaillant près de Setúbal au Portugal et participant à un projet de recherche européen: ils testent à quelques kilomètres de la côte, un appareil qui détecte automatiquement la présence d’une vague en train de croître.

Grèce : 77 milliards d’euros de créances impayées dans le privé

La hausse des créances impayées est un phénomène qui frappe les économies du sud de l’Europe. Dans le secteur privé, en Italie, la dette des entreprises et des particuliers se montait à plus de 170 milliards d’euros en juillet 2014. Elle était de 140 milliards un an plus tôt.

Au Portugal, les impayés se montent à 18 milliards d’euros.
En Espagne la dette privée est de 185 milliards d’euros actuellement, soit 13% du total des crédits accordés.

En Grèce, “le profil type [du mauvais payeur], c’est tous les gens qui appartiennent à la classe moyenne, explique Eleni Charalabidou, consultante auprès des syndicats de salariés en Grèce. C’est à dire les gens qui ont perdu leur travail et les employés qui voient leurs revenus se réduire et qui ne peuvent plus rembourser. Et c’est un coup dur pour la classe moyenne grecque”.

35 heures : Non les Français ne sont pas des feignants !

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le  temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la  sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Ces 35 heures françaises sont regardées il est vrai avec un mélange d’incrédulité, d’envie ou de circonspection par nos voisins européens.

Le nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron a relancé l’interminable débat sur les 35 heures en s’affirmant prêt à autoriser « les entreprises et les branches à déroger » à cette durée légale du temps de travail.
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Ouvrons les yeux, l’Espagne ne va pas mieux !

Depuis le début de l’année, médias et économistes répètent à l’envi que l’économie espagnole est repartie, que la page “bulle immobilière” se tourne enfin. Un doux rêve, presque un mensonge. Mais surtout à quel prix ce supposé redressement se fait-il ?

Le ministre de l’Economie espagnol Luis de Guindos en conversation avec le président de la Banque Centrale Européenne Mario Draghi (avril 2014)

Aujourd’hui un Espagnol a presque trois fois plus de “chances” de se retrouver au chômage qu’un Français, et ce, pour une durée deux fois plus longue…

Janvier 2014. Le Figaro titre : « L’Espagne, l’Italie et le Portugal ont inversé, eux, la courbe du chômage ». L’Espagne affiche alors 25,8% des chômeurs et pourtant nos voisins ibériques ont réussit à « inverser la courbe », les trois mots magiques, laquelle culminait un an plus tôt à 26,94%.

Quelque temps plus tard, en juillet 2014, le FMI annonce une hausse du PIB sur un an de 1,2%, alors que les dernières prévisions, qui dataient du mois d’avril, prévoyaient 0,9%. Et, cerise sur le gâteau, le FMI voit pour l’Espagne une hausse de 1,6% en 2015 ! Tant d’années de sacrifices, de soumission structurelle totale et d’amputation du coût du travail ont donc enfin porté leur fruit. Alléluia ! Cette fois, toujours pour nos confrères du Figaro, l’Espagne est la « bonne surprise de la zone euro » qui « remonte la pente ». Quand on sait que ce fameux PIB a baissé de 6 % entre 2008 et 2013, c’est sûr qu’il y a de quoi souffler un peu.

La Banque d’Espagne, qui elle, comme le gouvernement de Mariano Rajoy, fantasme sur des chiffres du PIB à 1,3 % et 2 % pour l’année prochaine, lance : « Les composantes privées – consommation et investissement des entreprises – ont été les principaux soutiens du PIB au deuxième trimestre ». En effet, la bonne santé du secteur touristique (28 millions de visiteurs au premier semestre) et des exportations (qui progressent plus vite qu’en Allemagne) ont de quoi faire envie. Seulement, fin août, plusieurs rapports ont sifflé la fin de la récré. Comme les chiffres de l’Ine (L’Insee espagnol), qui ne voit en Espagne qu’une hausse du PIB de 0,6% au second semestre (comparé au premier) et, surtout, une baisse des prix à la consommation qui vient faire planer le spectre de la déflation. Surprenant ça aussi ?

Le cancre de l’OCDE
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Portugal : La poste vendue au secteur privé

Le gouvernement portugais s’est défait des 31,5% qu’il détenait encore dans le capital de la poste. Les 70% déjà privatisés en décembre dernier avaient rapporté 579 millions d’euros aux caisses de l’Etat. Le gouvernement a recueilli cette fois 343 millions d’euros supplémentaires.

La privatisation de la poste, institution vieille de 500 ans, était l’une des contreparties à l’aide accordée au Portugal par l’Union européenne et le FMI en 2011 et qui a pris fin en mai dernier. La poste a été introduite en Bourse en décembre 2013 et l’opération s’est avérée un succès. Le désengagement total de l’État portugais constitue aussi un apport financier pour le gouvernement qui s’est vu retoquer par la Cour constitutionnelle certaines mesures d’austérité.

Par ailleurs, une amélioration de la situation de l’emploi a permis au gouvernement de réduire les indemnités chômage à verser et d’augmenter parallèlement les recettes fiscales et les rentrées de cotisations sociales. Un surplus de recettes inespéré de plus d’ 1,6 milliard d’euros qui vient équilibrer le budget rectificatif pour 2014.

Cette loi de finances prévoit d’atteindre l’objectif d’un déficit de 4% du PIB dès cette année et ce sans avoir à augmenter les impôts des Portugais déjà lourdement mis à contribution depuis la crise de 2008.

RFi

(Merci à Pierre)

Europe à vendre

En 2011, en Autriche, des montagnes du Tyrol oriental suscitaient la convoitise de sociétés prêtes à les racheter à condition que les deux sommets portent leur nom. C’est en découvrant cette aberration que le réalisateur entreprend un tour d’Europe pour évaluer la privatisation en cours des biens publics.

“[...] Cette notion de peuple révèle un lien profond à une certaine idée de l’Europe, elle est à l’opposé d’une société européenne guidée par le marché.”

“Je n’aimerais pas qu’un Arabe achète l’Acropole.”

“La politique de cession de biens engagée à partir de 2005 a rapporté 5,4 milliards d’euros à la France. Mais seulement 15% ont été consacrés au désendettement de l’État.”

Réalisé par : Andreas Pichler (2014)

Merci à NOP

États-Unis : Le business florissant des ventres à louer

Autorisée dans plusieurs États américains, la gestation pour autrui attire une clientèle étrangère aisée de plus en plus nombreuse. Outre les États-Unis, seuls quelques pays – l’Inde, la Thaïlande, l’Ukraine et le Mexique – autorisent la rémunération des mères porteuses.

Résultat, de plus en plus de candidats fortunés, homosexuels, hétérosexuels, mariés ou célibataires, font le voyage d’Asie, d’Australie et d’Europe vers les États-Unis, représentant désormais l’essentiel de la clientèle des agences de mères porteuses américaines.

De nombreux pays estiment que la maternité partagée entre la mère biologique et la mère porteuse va à l’encontre des intérêts de l’enfant. A fortiori lorsque trois femmes sont impliquées: la mère biologique, qui a donné son ovule, la mère porteuse et la “mère d’intention”, qui élèvera l’enfant.

Cette année, plus de 2.000 bébés destinés à des couples américains ou étrangers seront nés de mères porteuses aux États-Unis, soit trois fois plus qu’il y a dix ans. Une pléthore d’annonces publicitaires s’adressent aux donneuses d’ovules, aux parents d’intention et aux mères porteuses.

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Portugal : Le bon sens du “Marché anti-gaspi”

Le Portugal, frappé par la crise, doit faire face un plan d’austérité qui plonge la classe moyenne dans la pauvreté. Dans ce contexte difficile, de jeunes Portugais ont décidé de lutter contre un certain gaspillage alimentaire. Leur objectif: valoriser les fruits et légumes invendables sur le marché traditionnel en raison de leurs défauts visuels.

Pour lutter contre l’austérité et la baisse du niveau de vie de nombreux portugais, de nouvelles idées émergent sur le marché des fruits et légumes. Des pommes à la couleur jaune, des tomates à la forme irrégulière ou encore des épinards qui fleurissent. Une partie importante de la production alimentaire passe à la trappe, considérée comme invendable par la grande distribution.

Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Au Portugal, cela représente 89 millions de tonnes de produits perdus chaque année. Un gaspillage qui passe mal en temps de crise, alors que le nombre de personnes ne mangeant pas à leur faim ne cesse d’augmenter. La “Coopérative fruits moches” de Lisbonne récupère et revalorise cette part de la production. Elle travaille avec 40 producteurs de la région.

Les fruits et légumes mis à l’index sont achetés et revendus par paniers à des prix très concurrentiels, de 30 à 40% moins cher que dans la grande distribution. A Lisbonne, on compte déjà 420 adhérents. Et la liste d’attente s’allonge.

Autre démarche: le potager “virtuel”!

D’autres ont opté pour le potager familial. C’est l’idée d’un agriculteur qui propose à ses clients de décider la composition leur potager directement sur le web. L’internaute choisit la surface qu’il souhaite et remplit les zones quadrillées de son petit jardin avec les produits qu’il souhaite. Un jardinier s’occupe ensuite de planter et d’entretenir les fruits et légumes que l’internaute vient chercher une fois la récolte faite.

Marché anti-gaspi : le bon sens portugais

Le Portugal, frappé par la crise, doit faire face un plan d’austérité qui plonge la classe moyenne dans la pauvreté. Dans ce contexte difficile, des jeunes Portugais -et Portugaises- ont décidé de lutter contre un certain gaspillage alimentaire. Leur objectif: valoriser les fruits et légumes invendables sur le marché traditionnel en raison de leurs défauts visuels.

“Dans un pays où la classe moyenne a dégringolé au rang de nouveaux pauvres, des Portugais ne mangent plus à leur faim.”

“Avec la crise, les Portugais ont bien compris qu’ils devraient faire preuve d’imagination pour remplir leurs assiettes. En revenant à la terre et en évitant les pièges de la consommation de masse, ces initiatives portugaises pourraient bientôt s’inviter chez nous.”

RTS – A bon entendeur – 15/07/14

Portugal : Toujours plus de fermeture d’écoles en raison de la crise

Le regroupement scolaire du primaire au secondaire signe-t-il la mort des villages portugais ? Le gouvernement vient d’annoncer la suppression de 311 écoles supplémentaires pour l’année prochaine. Au grand dam des Portugais vivant en zone rurale…

Les écoles portugaises ferment leurs portes. Pas uniquement pour l’été. Près de 311 écoles primaires disparaîtront dès septembre prochain pour cause d’austérité budgétaire, annonce le ministère de l’Éducation.

Le pays entame pourtant depuis peu un début de sortie de crise et le gouvernement a refusé la troisième tranche d’aide européenne destinée à soutenir son économie. Mais selon Nuno Crato, ministre de l’Éducation, le pays souhaite volontairement poursuivre la « rationalisation du réseau scolaire » en fermant les écoles rurales où les élèves sont peu nombreux.

En 2010, le ministère révélait que sur 3200 établissements du premier cycle, 600 ont moins de vingt élèves et 400 moins de dix. Depuis les maternelles sont progressivement regroupées avec les classes primaires et secondaires.

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Europe : L’austérité aurait détruit 10 millions d’emplois

L’Institut des Syndicats Européens (ETUI) a publié une étude sur l’emploi en Europe. Les mesures d’austérité y sont décriées: près de 10 millions d’emplois à temps plein auraient été détruits. Le taux d’emploi serait passé de 65,8% en 2008 à 64,1% en 2013. Mais dans son livre publié fin avril, Herman Van Rompuy, le Président du Conseil européen, y défend les mesures, prises pour sauver l’emploi.

A l’approche des élections européennes, l’étude de l’Institut des Syndicats Européens (ETUI) n’est pas anodine. Teintée d’une note négative, celle-ci estime que l’Europe est à mi-chemin vers une décennie perdue et appelle au changement. Les résultats de l’étude indiquent que le taux de chômage européen, très élevé, met à mal la stratégie « Europe 2020″, lancée en 2010, et qui avait comme objectif de renouer avec une croissance durable et intelligente.

Dans son infographie vidéo, L’ETUI affirme que « les mesures d’austérité n’ont pas permis d’obtenir les résultats escomptés. Elles ont au contraire prolongé la récession au lieu de booster la croissance économique. (…) Avec la crise, les mesures politiques n’ont pas réussi à empêcher les destructions d’emploi. Plus de 9,9 millions d’emplois ont été détruits. »

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Olivier Delamarche : « La hausse de l’euro est un problème franco-français »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion et Marc Riez, directeur général de Vega Investments, le 05 mai 2014 sur BFM Business, mettent les points sur les i dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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Portugal : L’exode

Par Cristina Semblano enseignante en économie portugaise à l’université de Paris–IV Sorbonne.

On était loin d’imaginer qu’une saignée équivalente à celle de la décennie 60, qui a vu le grand exode des Portugais vers l’Europe, pourrait se reproduire. Les chiffres forcément approximatifs pointent des flux semblables, voire supérieurs, à ceux de cette époque. C’est le cas de l’année 2012 où les sorties au rythme moyen de 10.000 par mois pour une population d’environ 10,5 millions d’habitants ont dépassé celles de l’année 1966.

Dans les années 60, les Portugais fuyaient la misère, la dictature et la guerre coloniale. Aujourd’hui, à cinquante années de distance et une révolution étant passée par là, que fuient-ils ces Portugais de tous âges, de toutes qualifications, qui partent seuls ou en famille, par milliers |1| ? Ils fuient le chômage, l’absence de perspectives, la promesse de misère ou de non-vie d’un pays soumis à la dictature de la troïka.

On sait que des flux importants atteignent d’autres pays sous l’empire direct ou indirect de la troïka, mais le Portugal est à coup sûr le seul où un gouvernement appelle de façon éhontée ses concitoyens à émigrer. Et qui se réjouit de la baisse toute relative du chômage que la débandade de cette population est en train de provoquer, la mettant sur le compte de la réussite d’une politique qui met le pays à sac et paupérise encore davantage la population de l’un des États les plus pauvres et les plus inégalitaires de l’UE.

L’émigration portugaise n’est pas un phénomène nouveau et elle était difficilement évitable dans un pays que l’entrée dans la zone euro a condamné à une quasi-stagnation économique. Mais elle est devenue plus importante après la crise, à la faveur d’un taux de chômage qui n’a cessé d’augmenter et se situe, pour les jeunes, sur la trajectoire des 40%.

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Économie de l’ombre : Le trou noir de l’Union Européenne

Sur le fond des derniers évènements en Ukraine, où la population est en train de défendre de manière peu civilisée sa volonté de devenir « un pays européen civilisé », je me suis intéressé à « l’économie de l’ombre » en Union Européenne. Les experts de Bruxelles ne cachent pas que l’économie de l’ombre est stable dans l’UE et son volume est estimé aujourd’hui à [2.200 milliards] d’euros.

vivre sans argent

L’économie informelle est très prospère en Bulgarie, en Roumanie et dans les pays méditerranéens. La Grèce et l’Italie sont les leaders dans ce secteur. Les experts plaisantent en disant que si à Rome, les acteurs de l’économie de l’ombre étaient obligés de payer les impôts dont ils sont redevables, le problème de la dette d’Italie serait résolu. Ce secteur représente entre 21% et 30% en Italie, selon les estimations diverses.

L’économie de l’ombre est surtout répandue dans le bâtiment, les services, l’agriculture et la pêche. Personne n’a jamais essayé de comprendre ce qu’il en est dans le secteur du spectacle et du divertissement. A l’exception des vedettes du show-biz qui paient régulièrement leurs impôts, la situation fiscale du reste du secteur reste floue.

L’« économie de l’ombre » dans l’Union Européenne – c’est un espace vaste, dans lequel l’essentiel de la fraude, ce ne sont pas des infractions pénales graves. On n’y vend pas de la drogue, on ne s’y occupe pas de proxénétisme, on n’y effectue pas des braquages des banques.
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Les 5 risques économiques mondiaux de 2014

L’équipe recherche économique de la banque Natixis identifie 5 risques majeurs pour 2014.

- Une croissance nettement inférieure aux attentes en France et en Italie;

- le retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro avec la dynamique divergente des taux d’endettement publics dans plusieurs pays;

- s’il y a retour de la crise des dettes souveraines dans la zone euro, la contagion de cette crise sur les marchés des pays émergents, d’autant plus que beaucoup de pays émergents ont une fragilité accrue (déficits extérieurs, croissance plus faible, perception du risque plus forte);

- la rechute de l’économie japonaise si la hausse de 3 points de la TVA le 1er avril 2014 est prélevée sur la consommation et non sur l’épargne et si les salaires n’augmentent pas plus vite;

- une pentification forte des courbes des taux d’intérêt due à la politique monétaire plus restrictive aux États-Unis, même si la Réserve Fédérale veut essayer de l’empêcher.

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Mexique : L’eau solide, une révolution pour l’agriculture mondiale

Sergio Rico, ingénieur polytechnicien mexicain, est l’inventeur de la pluie solide, une potion magique très simple qui pourrait révolutionner l’agriculture mondiale.

Depuis une dizaine d’années, le Mexique subit des sécheresses terribles dans le nord du pays. Sergio Rico, sensible aux problèmes de pauvreté, de famine et de migration, a cherché comment mieux utiliser les faibles pluies qui tombent malgré tout sur ces zones arides.

“En travaillant sur la récupération de l’eau de pluie, déclare Sergio Rico, nous avons trouvé le moyen de la solidifier pour lui donner une autre valeur. Je me suis inspiré des couches pour bébés qui permettent d’absorber un liquide dans un minimum d’espace, et c’est à partir de là que j’ai eu l’idée de transformer l’eau de pluie en la gardant sous forme moléculaire dans un acrylate très absorbant dont la caractéristique est d’emmagasiner jusqu’à 500 fois son poids en eau sans en modifier la structure chimique.”

L’eau de pluie, captée des toits, est canalisée vers un réservoir dans lequel il suffit de verser une dose de 1,5 gramme de polyacrylate de potassium pour 1 litre d’eau. En 15 minutes, on assiste au processus de solidification de l’eau. Se produisent alors une ionisation et une précipitation qui permettent aux molécules d’eau de se coller aux polymères, ce qui donne de l’eau en grains, à l’état solide.

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Portugal : Un pays qui va à vau-l’eau

Par Sejo Vieira

Actuellement, des 5.800.000 actifs, presque 3 millions sont des précaires ou travaillent irrégulièrement pour des salaires qui peuvent descendre à 2 euros de l’heure. Des 900.000 chômeurs, 750.000 ne reçoivent aucune allocation de chômage. On répertorie plus de 3 millions de personnes dont les revenus se situent entre 7 euros et 15 euros par jour.

La corruption du monde avant le déluge, par Cornelis Cornelisz van Haarlem

Depuis fort longtemps, les alertes et les critiques prédisaient la mort de la nation. La stagnation de l’économie portugaise commença longtemps avant l’éclatement de la crise actuelle. Ayant été un des pays où la CEE injecta plus d’argent per capita, le Portugal est celui qui profita le moins de cette manne. Pendant les vingt-six années d’« aides » reçues afin de le préparer et adapter aux exigences de la communauté européenne, les fonds furent entièrement dilapidés au fur et mesure qu’ils entraient dans les coffres de l’État. Ils servirent, essentiellement à créer une classe de parasites qui firent main basse, en toute impunité, sur des sommes colossales.

Les fonds structurels d’aide au développement eurent comme contrepartie l’endettement des gouvernements portugais auprès des banques du centre de l’Europe (Allemagne, Benelux et Autriche). En effet, le financement des fameux projets, élaborés par Bruxelles obligeait le Portugal à participer avec des fonds propres (entre 15 et 25% de la totalité) obtenus, évidemment, à des taux usuraires. Une manière très astucieuse d’amener le pays à s’endetter auprès des banques. À peu près 121 milliards d’euros (41% de la dette actuelle portugaise) proviennent de ces emprunts.

Avec un des PIB le plus bas de l’Europe et une dette souveraine très préoccupante, la crise mondiale ne pouvait qu’aggraver la situation économique et sociale du Portugal.

Faute d’élites compétentes et honnêtes, tout le long de ces années de « démocratie », les Portugais ne purent forger les armes nécessaires pour affronter, efficacement, les économies avancées de l’Europe. Et, du fait de son entrée dans l’Union Européenne, en 1986, le Portugal dut abandonner un grand nombre de secteurs productifs essentiels, modestes mais capables néanmoins de relancer sa capacité exportatrice et d’assurer à son peuple un minimum d’autosuffisance. Presque tout l’essentiel à la survie de ses populations est, depuis lors, importé des autres membres de l’Union Européenne.

Après le coup d’État du 25 Avril, la fameuse « révolution des œillets », les politiciens « démocrates » se limitèrent à remplacer une aberration politique par une autre aberration politique. Au lieu du parti unique du salazarisme, les portugais découvrirent le « bloc central unique », l’alternance entre deux forces politiques, les socialiste du PS, d’un côté et les néolibéraux du PSD et son allié le CDS (droite traditionnelle), de l’autre. Ce front composé par des politiciens opportunistes, incompétents et corrompus montra, au fil des années, un inconcevable mépris envers le peuple. Ce sont les appareils de ces partis, un dangereux conglomérat de gens prêts aux pires combines, à l’escroquerie et au vol des richesses nationales qui conduisirent le pays à la banqueroute.

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La Chine a ses villes fantômes, le Portugal, ses autoroutes fantômes

La Chine a ses villes fantômes, et le Portugal, ses autoroutes fantômes. Le Financial Times rapporte qu’au Portugal, de très longues portions d’autoroutes sont désertées par les automobilistes.

Depuis les deux dernières années, le trafic routier s’est effondré, en raison des coûts trop élevés des péages des autoroutes, que les automobilistes ne peuvent se permettre. Selon Inrix, une société d’information sur la circulation au Portugal, le trafic global des routes portugaises a chuté de 50% en 2012, et de 68% au cours du premier trimestre de cette année. En 2012, les ventes de voitures avaient baissé de 27%.

Pour respecter les conditions du plan de sauvetage du pays, le gouvernement a dû rendre payants plus de 900 km de routes qui étaient auparavant gratuits. Le trajet Lisbonne/Porto coûte 22 euros de péage, et 36 euros de carburant ; celui de Lisbonne à l’Algarve coûte le même montant de péage, pour 34 euros de carburant. Les sociétés de transport routier, qui payent le double, sont particulièrement pénalisées par ces tarifs de péage.

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Exclusivité Fortune – Kai A. Konrad : “L’Allemagne ne peut pas sauver la zone euro”

Article transmis et traduit par notre lecteur JoeLeTaxi, merci à lui.

Kai A. Konrad, conseiller en chef du ministre allemand des Finances, s’attend à l’effondrement de la zone euro. Il propose que l’Allemagne quitte l’union monétaire – c’est l’Europe, non l’euro, qu’il faudrait sauver selon lui.

L’économiste du Max-Planck-Institut et conseiller scientifique en chef du Ministère des Finances, Kai A. Konrad, craint que le ralentissement de la dynamique économique constaté dans l’ensemble de l’Europe n’en vienne à s’accélérer notablement. Il affirme qu’en cas de crise grave l’Allemagne devrait abandonner l’euro. La crainte que cette sortie ne provoque une catastrophe pour l’économie allemande est selon M. Konrad largement exagérée. Tout au contraire, les entreprises du pays pourraient en sortir renforcées.

Die Welt: Monsieur Konrad, le gouvernement a reporté toutes les décisions importantes concernant la crise de l’euro à l’après-élections. Tente-t-on de tromper les électeurs ?

Kai A. Konrad: Je crois plutôt à un statu quo après les élections. Depuis l’apparition de la crise, la classe politique a toujours tenté de remettre au lendemain les décisions et de procrastiner.
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Europe : Les contrats précaires font florès

«Contrat zéro heure» au Royaume-Uni, «mini-job» en Allemagne, «contrat intermittent» en Italie, travail temporaire très développé en Espagne ou au Portugal : les Européens rencontrent de plus en plus de difficultés à trouver un emploi stable et à temps plein.

En Angleterre, ils seraient plus d’un million, selon un sondage réalisé par une organisation de professionnels des ressources humaines, à être employés dans le cadre d’un «contrat zéro heure». La particularité de ce type de contrat de travail britannique: il ne garantit ni temps de travail ni salaire minimum, et le salarié peut être prévenu la veille de sa journée de travail du lendemain . «C’est très sporadique et imprévisible, ce qui rend pratiquement impossible d’établir un budget ou un programme», témoigne pour l’AFP un jeune magasinier de 26 ans. Le marché de l’emploi britannique se caractérise par une flexibilité extrême, mais les contrats de travail dit atypiques ont proliféré dans toute l’Europe.

Les Européens sont en effet de plus en plus souvent contraints de passer par un emploi précaire pour rejoindre le marché du travail. Une étude allemande publiée l’année dernière souligne que la probabilité pour une personne en recherche d’emploi de trouver un contrat à durée indéterminée (CDI) en Europe a chuté de 7,7% entre 1998 et 2008. «La qualité de l’emploi s’est détériorée», note l’étude. C’est particulièrement vrai en Italie (+14%), en République Tchèque (+27%) et en Allemagne (+7%). De nombreux pays d’Europe ont en effet développé de multiples formes de contrats atypiques depuis les années 2000.

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La restructuration de la dette européenne n’est plus un tabou. Les ennuis commencent…

Par Romaric Godin

Jadis considérée comme « populiste », l’option de la restructuration de la dette des pays européens dits périphériques devient « acceptable. » Mais passer à l’acte s’annonce délicat.

Les temps changent, et avec eux les convictions. Souvenez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps, à peine quatre mois… C’était le temps où l’austérité, la réduction rapide des dépenses publiques et la dévaluation interne étaient les « seules alternatives » à la crise que traversaient les pays d’Europe du sud. Tous ceux qui osaient sortir de ce discours étaient considérés comme « populistes » et, en tant que tels bannis de la communauté des gens sérieux.

Au temps où toute alternative était du populisme

Proposer une annulation de la dette souveraine, par exemple, ne pouvait que flatter les bas instincts des peuples en faisant payer aux malheureux créanciers les erreurs des populations. Populisme, donc. Qui se hasardait à proposer la réduction de l’austérité, ne tendait-il pas à faire croire que les États pouvaient encore vivre à crédit et donc à flatter les envies de dépenses publiques des électeurs ? Populisme, encore ! Tout ce que l’Europe comptait de « gens honnêtes » ne pouvait donc que rejeter ces options « faciles. » C’était le temps où le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, pouvait avec mépris dénoncer la « sottise » du débat entre austérité et croissance, puisque des finances publiques assainies sont les conditions sine qua non de la croissance.

L’échec patent de la stratégie européenne

Ce temps est désormais révolu. La stratégie européenne a montré plus que ses limites : elle a créé les conditions de la récession, elle a inquiété les marchés au lieu de les apaiser (et c’est pourquoi la BCE a dû intervenir par l’OMT puis par la fixation d’une politique de taux « durablement bas. »), elle a enfin crée un environnement politique européen très préoccupant.
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Portugal : L’État s’empare de la caisse de retraite pour soulager son service de la dette

La semaine dernière, le gouvernement portugais a donné son feu vert pour permettre aux fonds de pension de pouvoir investir davantage dans les obligations d’État portugaises.

Désormais, les fonds de pension pourront investir jusqu’à 90% de leurs actifs en obligations souveraines, alors qu’ils étaient limités à 55% jusqu’à présent. L’écart représente environ 4 milliards d’euros, une bénédiction pour le gouvernement qui veut réduire ses coûts de financement. Le Portugal n’a pas besoin de financement supplémentaire pour 2013, mais cette nouvelle mesure devrait lui permettre de couvrir un quart de ses besoins de financement pour 2014.

La technique employée par le Portugal n’est pas nouvelle, et les économistes lui ont même trouvé un nom, parlant de «répression financière». En poussant les investisseurs captifs à placer leurs avoirs dans les obligations gouvernementales, elle permet de réduire les coûts de service de la dette publique. Lorsque les taux d’intérêt passent en dessous du taux de croissance nominal (taux de croissance majoré de l’inflation), la dette exprimée en pourcentage du PIB  tend à baisser.

« Pourquoi voudriez-vous restructurer la dette alors que la répression financière est si élégante? », demande Joseph Di Censo, un ancien fonctionnaire du FMI devenu gérant de portefeuille chez BlackRock.

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Olivier Delamarche : « La crise est loin d’être finie »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 02 juillet 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« Il n’y a que François Hollande qui a cru que la crise était finie. On est en pleine crise et on accueille la Croatie qui en est à sa cinquième année de récession. Je ne vois pas comment on pourrait récupérer de la croissance aujourd’hui. La croissance américaine a été révisée à 1,8%, loin des 2,5% de départ, on est loin du compte. 12% des prêts étudiants ne sont pas remboursés dans les temps aux États-Unis. »

A saisir ! Esclaves européens en solde

Ils viennent trimer sur les chantiers, dans les transports ou les abattoirs, pour 3 à 6 € l’heure, au mépris de toutes les règles de sécurité. Et le plus légalement du monde. Car ces travailleurs “low cost” sont tous européens.

Augusto de Azevedo Monteiro voulait gagner sa vie. Il l’a perdue. Maçon détaché en France par EYP, une boîte portugaise,
cet ouvrier usinait sur l’air très en vogue de la sous-traitance à bas coût

dans la gadoue d’un chantier de Spie Batignolles, à Villeneuve-la-Garenne. Le 6 décembre, il est mort écrasé par une dalle qu’un coffrage hâtif à force de cadences infernales n’a pas su contenir.

Enfant d’Esposende, ville voisine de Braga irriguée par la crise et ses misérables affluents, Augusto de Azevedo Monteiro avait 35 ans, une famille et plus un euro rouillé en poche. Les 565 € brut de son dernier Smic flambés, ses allocations chômage taries, il avait opté pour une mission en France.

« Notre pays agonise et nous constituons une main-d’œuvre bon marché, confie une salariée francophone d’EYP. On sait que Spie fait appel à nous parce que nous coûtons moins que nos concurrents français. »

Krach obligataire : la Fed n’est pas seule en cause

Les écarts de taux obligataires, les “spreads“, entre les pays périphériques de la zone euro et l’Allemagne se creusent. Certes, les tensions autour de la Fed jouent un rôle, mais les inquiétudes ont d’autres excellentes raisons de poindre à l’horizon.

Et si la crise de la dette souveraine revenait en Europe ? En dépit des incantations de François Hollande qui, voici deux semaines, avait décrété que la crise de la zone euro était terminée, en dépit également de la satisfaction de Mario Draghi qui, lors de sa dernière conférence de presse, a insisté sur l’effet apaisant de l’annonce de son programme OMT, les spreads sont de nouveau à la hausse.

Hausse des taux et des spreads

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Portugal : Quitter l’euro pour sortir de la crise

“Tôt ou tard, le Portugal sera confronté à sa sortie de l’euro. C’est inévitable!”, affirme un économiste portugais dans un livre à succès qui répond de manière iconoclaste aux craintes de ses compatriotes que leur pays, sous assistance financière, ne puisse jamais sortir de la crise.

Joao Ferreira do Amaral en est persuadé : pour sortir de la crise il suffit de sortir de l’euro comme il l’expose dans “Pourquoi devons nous quitter l’euro” (Porque devemos sair do Euro), paru en avril et qui, vendu en un mois à 8.000 exemplaires, figure parmi les meilleures ventes au Portugal.

“Cette sortie devra se faire quand la zone euro sera stabilisée, dans deux ou trois ans” et de “manière ordonnée”, a-t-il expliqué dans un entretien à l’Afp.

Le retour à l’escudo, la monnaie nationale, doit être annoncée, selon lui, en concertation “avec les gouvernements européens, Bruxelles et la Banque centrale européenne qui continuerait dans un premier temps à financer les banques portugaises”.

Au Portugal, la notoriété de Joao Ferreira do Amaral est déjà ancienne. Elle remonte aux années 90 quand l’économiste, ex-conseiller du président socialiste Mario Soares, s’était opposé à l’entrée du pays dans la zone euro, réalisée début 1999 après son intégration à l’UE en 1986.

“Je voyais déjà que l’économie portugaise serait inévitablement affectée par l’adhésion à cette monnaie”, assure cet ancien professeur d’économie de 65 ans, aujourd’hui à la retraite, après avoir enseigné dans plusieurs universités portugaises.
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Portugal : Des milliers de manifestants réclament la démission du gouvernement (Vidéo)

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Lisbonne, près du palais présidentiel, pour réclamer la démission du gouvernement dont la politique d’austérité, exigée par les créanciers du pays, a considérablement aggravé la récession et le chômage.

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Portugal : Coupes sévères dans les dépenses publiques

Au moment où les politiques d’austérité suscitent mécontentements et doutes à travers l’Europe, le Portugal se met à son tour à la diète. Le Premier ministre portugais a annoncé vendredi une série de coupes sévères dans les dépenses publiques pour permettre au pays, sous assistance financière, de respecter ses engagements budgétaires.

Grâce à ces mesures, une douzaine au total, le Premier ministre espère parvenir à respecter les objectifs, déjà allégés deux fois, que la “troïka” (UE-FMI-BCE) des bailleurs de fonds lui a fixés: un déficit public à 5,5% du PIB cette année, à 4% en 2014 et à 2,5% en 2015 pour revenir en dessous de la limite des 3% définie par Bruxelles.

Dans un discours à la nation, Pedro Passos Coelho a annoncé le report de l’âge du départ à la retraite à taux plein à 66 ans et l’allongement du temps de travail de 35 à 40 heures pour les fonctionnaires. Leur nombre devrait être réduit de 30.000 sur un total d’environ 700.000 par le biais de départs volontaires.

L’approbation de ces mesures par la “troïka” est la clé pour que le Portugal obtienne une nouvelle tranche d’aide de 2 milliards d’euros dans le cadre du plan de sauvetage de 78 milliards d’euros accordé par l’UE et le FMI en mai 2011. Elles doivent également permettre au Portugal d’obtenir un allongement des délais de remboursement des prêts qui lui ont été accordés, ce qui devrait faciliter son retour sur les marchés financiers avant la fin du plan d’aide jusqu’à l’été 2014.
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Islande : Comment jeter les banquiers voyous en prison, en 10 leçons

Par Agnès Rousseaux

Faire condamner les responsables de la crise financière : telle est l’ambition de l’Islande depuis quatre ans. Nomination d’un procureur spécial, investigations sur les crimes économiques, levée du secret bancaire… Si tout n’est pas rose sur l’île, une chose est sûre: face à la pire crise bancaire de l’histoire, l’Islande fait passer les intérêts des citoyens avant ceux des banquiers. Et a décidé de mettre fin à l’impunité des délinquants de la finance. Mode d’emploi d’une sortie de crise pas comme les autres.

Imaginez en France 20.000 agents de l’État chargés d’enquêter sur les crimes économiques, cherchant des preuves, interrogeant des témoins, fouillant dans les moindres recoins des archives des banques, plaçant en détention provisoire PDG, dirigeants ou traders. Plus de secret bancaire, accès illimité à toutes les informations. Un seul objectif: faire condamner les responsables de la crise financière. Science-fiction ?

C’est pourtant la voie choisie depuis quatre ans par l’Islande, avec des moyens à la mesure de ce petit pays de 320.000 habitants.

Octobre 2008. L’onde de choc de la crise des subprimes qui secoue les États-Unis arrive en Islande. Le tsunami financier submerge l’île. En 48 heures, les trois principales banques du pays (Glitnir, Kaupthing et Landsbanki) se déclarent en faillite. Elles détiennent des actifs d’un montant dix fois supérieur au PIB islandais ! Et sont incapables de faire face.
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Après Chypre, la Slovénie inquiète l’Europe

En visite à Bruxelles la (sic) premier ministre slovène s’est voulue rassurante sur l’état de son pays. Les marchés redoutent un nouveau plan de sauvetage à 8 milliards d’euros.

La Slovénie ne sera pas la prochaine Chypre. C’est le message qu’ont martelé mardi la premier ministre slovène et le patron de la Commission européenne alors que les marchés financiers sont braqués sur le petit pays alpin. Nombre d’experts désignent en ­effet Ljubljana, plongée dans une nouvelle récession doublée d’une crise bancaire, comme la pro­chaine capitale à sauver de la faillite.

La Slovénie deviendrait, alors le sixième État membre de la zone euro à bénéficier d’une aide internationale après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et Chypre.

Europe : La pauvreté, un problème bien réel

Un quart de la population européenne est menacée de pauvreté, selon la Croix-Rouge internationale. Comme dans les années 80, des Portugais prennent le chemin de l’exil dans l’espoir de trouver du travail en Suisse. Quand Monsieur et Madame Tout-le-monde répondent à des questions existentielles.