Chine : “Under the Dome”, le documentaire interdit sur la pollution

Under the Dome est un film sur la pollution atmosphérique en Chine qui a connu un énorme succès avec plus de 155 millions de vues (environ un Chinois sur neuf). Il a été retiré par les autorités des principaux sites chinois.

Ce documentaire réalisé par Chai Jing (ancienne présentatrice vedette de la télévision d’État) détaille les causes et conséquences de l’épais smog (nuage de pollution) brunâtre qui embrume les métropoles chinoises, et dénonce l’attitude négligente des autorités locales.

Huffington Post

Pétrole et sacs plastiques

Résistants et bon marché, les sacs plastiques sont bien pratiques pour faire des achats. Mais une fois les emplettes terminées, ils peuvent vite se transformer en danger pour l’environnement. Car au lieu de finir à la décharge, ils atterrissent bien souvent dans la nature où ils s’invitent dans la chaîne alimentaire des animaux, et finalement des humains.

Par ailleurs, la plupart des sacs plastiques sont obtenus à partir du pétrole, une matière première non renouvelable. L’Union européenne entend bien endiguer ce déluge de sacs plastiques : d’ici 2025, elle espère que chaque citoyen ne consommera plus que 40 sacs par an. A l’heure qu’il est, leur consommation annuelle par habitant est de 70 en Allemagne et de 80 en France.

L’Hexagone est bien placé pour atteindre l’objectif fixé puisqu’à partir de 2016, les sacs plastiques à usage unique y seront interdits. A Berlin, les présentateurs de « X:enius » découvrent qu’il est parfaitement possible de faire ses courses sans sachets. Il existe même un supermarché qui a renoncé à toutes les formes de plastiques, sacs ou emballages.

Afrique : Les fabuleux bénéfices du Système D (Màj)

Dans les bidonvilles du Nigeria et du Burkina Faso, l’Américain Robert Neuwirth a étudié durant quatre années, non pas la pauvreté et la détresse des populations, mais leur aptitude à créer des richesses et des emplois. Le secteur informel est même un formidable facteur d’innovation, car il met à profit la débrouillardise (système D), l’inventivité, les compétences et les réseaux de relations.

Il assure aussi la transmission des savoirs et la formation des jeunes. Sur les traces de Neuwirth, le film montre que, sous des dehors apparemment anarchiques, des structures bien organisées ont vu le jour. Et que cela marche.

Sur l’immense décharge d’ordures de Lagos (2 500 tonnes déversées par jour) opèrent par exemple 1.000 “cueilleurs”, spécialisés par type de matériau à récupérer. L’exploitation de ce site nauséabond rapporterait 30.000 dollars par jour. Le tri est précis, distinguant par exemple les plastiques selon leur nature. Revente et recyclage font vivre ensuite une myriade de familles.

Toujours à Lagos, les éventaires d’Alaba, le marché noir de l’électronique, abritent 6 000 vendeurs proposant 3 000 articles et pièces de rechange, ce qui génère des sommes considérables. Au Burkina Faso, le développement du microcrédit permet la création d’ateliers de confection, de mécanique, de menuiserie ou de réparation. Récemment mis en place, un système d’assurance-maladie pour les travailleurs du secteur informel pourrait le rapprocher de l’économie officielle.

Nature à vendre

Monétarisées et financiarisées, d’immenses zones naturelles sont transformées en produits boursiers ou fonds spéculatifs. En investissant dans des actions d’espèces en voie d’extinction, de “mouches des sables amoureuses des fleurs”, d’”orangs outans” ou encore des infatigables “saumons”, tous “empêcheurs de tourner en rond”; les entreprises polluantes et peu scrupuleuses obtiennent des “certificats de bonne conduite” qui les dispensent de suspendre leurs activités les plus néfastes… ou pire, de les exercer en toute bonne conscience. Ainsi est apparue la notion d’”actions vertes” (marécages, cactus, chiens de prairie ou encore lézards), de “capital naturel” et de financiarisation de la nature, selon le précepte que la nature serait en danger parce qu’elle est gratuite.

Le prix des produits de consommation courante ou manufacturés; c’est ce que qu’ils coûtent réellement ou ce qu’on est prêt à payer pour se les procurer. La nature est elle une valeur échangeable et faut-il donc y mettre un prix comme sur toute chose pour ne pas la voir se déprécier?

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Biodiversité, état des sols, pollution : l’environnement se dégrade en Europe

Biodiversité en déclin, écosystèmes dégradés, sols et ressources naturelles sous pression, milieux aquatiques souillés, pollution atmosphérique alarmante, déchets mal recyclés… C’est un tableau plus noir que vert que dresse le rapport 2015 de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), rendu public mardi 3 mars. « Notre analyse montre que les politiques européennes ont relevé avec succès beaucoup de défis environnementaux au fil des années. Mais elle montre aussi que nous continuons à malmener les systèmes naturels dont dépend notre prospérité », commente Hans Bruyninckx, directeur général de l’agence de l’Union européenne (UE).

Cette synthèse de quelque 200 pages couvre une zone géographique de trente-neuf pays, aux vingt-huit membres de l’UE s’ajoutant l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’Islande, le Kosovo, le Liechtenstein, la Macédoine, le Monténégro, la Norvège, la Serbie, la Suisse et la Turquie. Les cinq années écoulées depuis la publication du dernier rapport, en 2010, permettent de mesurer les progrès accomplis dans certains domaines, comme la qualité de l’air et de l’eau ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. « La mise en œuvre des politiques environnementales et climatiques a été dans l’ensemble bénéfique au fonctionnement des écosystèmes en Europe ainsi qu’à la qualité de vie et la santé de ses citoyens », souligne le document.

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Jean-Claude Lévy : « L’économie circulaire »

Jean-Claude Lévy est historien, géographe, journaliste. Il a occupé différentes fonctions dans plusieurs ministères et notamment collaboré à Révolution (hebdomadaire du Parti communiste français) dans les années 1980, à Libération, à la revue Passages.

Il est actuellement chargé d’une mission de réflexion sur la Chine, le développement durable et la coopération décentralisée au ministère des Affaires étrangères et européennes.

Scandale autour du gaz de schiste californien

Le gouverneur de Californie Jerry Brown va-t-il se montrer à la hauteur de ses prétentions à diriger l’Etat le plus « vert » de l’Union américaine ? Un mois après avoir fixé des objectifs ambitieux lors de la cérémonie d’investiture pour son second mandat, il est sous le feu des critiques non seulement des écologistes pour son refus d’interdire la fracturation hydraulique – seule technique d’exploitation du gaz de schiste – mais aussi de l’agence fédérale de l’environnement (EPA) pour avoir autorisé les compagnies pétrolières à rejeter des eaux contaminées dans les nappes phréatiques de Californie.

Samedi 7 février, une manifestation de près de 10 000 personnes, baptisée « Marche pour un vrai leadership sur le climat », est venue réclamer dans le fief même du gouverneur, à Oakland, l’interdiction de la fracturation hydraulique dans l’Etat, le troisième producteur de gaz et de pétrole du pays. C’était la manifestation la plus importante jamais enregistrée aux Etats-Unis contre la fracturation.

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Chaque seconde 412 kilos de déchets sont jetés à la mer

Une étude américaine montre que nous jetons chaque seconde plus de 400 kilos de déchets à la mer. Cela représente 5 sacs remplis de déchets tous les 30 centimètres sur l’ensemble de la surface du globe.

C’est le double des estimations déjà alarmantes faites précédemment : 412 kg de déchets plastiques sont jetés dans les océans chaque seconde, selon une étude américaine. En 2010, 8 millions de déchets plastiques ont été déversés. Cela représente l’équivalent de 5 sacs remplis de déchets placés tous les 30 centimètres sur l’ensemble de la surface du globe, à l’heure ou le retrait des sacs plastique dans l’usage quotidien fait encore débat.

Outre la pollution visuelle engendrée, les conséquences s’avèrent dramatiques pour la faune marine : environ 1 million d’oiseaux et 100.000 mammifères marins meurent chaque année par occlusion ou par empoisonnement.

Les images des fonds marins de la vidéo ci-dessus sont tirées d’un documentaire de l’association Expédition Septième Continent. Les chercheurs français se penchent depuis plusieurs années sur ce phénomène des ravages des déchets plastiques sur les océans.

MYTF1 NEWS

États-Unis : La première ville qui fonctionne entièrement avec des énergies renouvelables

La ville de Burlington, dans l’état du Vermont, est la première ville des États-Unis à fonctionner entièrement avec des énergies renouvelables. Une petite révolution locale dans un pays au bilan carbone particulièrement élevé. Un paradoxe démocratique.

C’est le grand paradoxe des États-Unis, pays autant critiqué qu’admiré, les états et les villes conservent une marge décisionnelle importante dans les choix politiques. Résultat, on observe des politiques locales diamétralement opposées en fonction des régions. Pas d’exception en matière d’écologie.

Alors que le pays dans son ensemble est responsable d’un impact important sur le bilan écologique global, certaines villes prennent la tangente et deviennent des symboles de changement. C’est ainsi le cas de Burlington, la plus grande ville de son état (+-40.000 habitants) qui se distingue depuis 2015 par une alimentation énergétique 100% verte.

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Pérou : A la Pampa, les chercheurs d’or ont remplacé la forêt

Forêts rasées, terres contaminées… Dans ce numéro d’Élément terre, nous partons au Pérou, à la Pampa. Cette zone, qui abritait autrefois des milliers d’hectares de forêts, est désormais occupée par les chercheurs d’or illégaux.

Au Pérou depuis deux ans, la police et l’armée multiplient les raids dans la jungle amazonienne. Dans leur collimateur : les mineurs. Depuis 2012, l’extraction d’or sans permis est un crime. Pour extraire le métal précieux du fond du fleuve, les chercheurs utilisent du mercure, une technique ancienne et interdite, car dangereuse pour l’environnement.

A Madre de Dios, la plupart des habitants vivent de l’extraction illégale d’or. Les mines représentent encore aujourd’hui 70% du PIB de la région. Pour inverser la tendance, la communauté de Tres Islas tente de diversifier ses activités. Parmi elles, le commerce des noix d’Amazonie et l’éco-tourisme. Les touristes sont prêts à payer cher pour découvrir la forêt amazonienne.

Aux États-Unis, les scientifiques planchent aussi sur la question. A l’université de Standford, leurs cobayes se transforment en coupeurs d’arbres au travers d’un jeu vidéo. Objectif : créer de l’empathie et analyser l’évolution des comportements.

États-Unis : Les Appalaches décapitées par les marchands de charbon

Aux États-Unis, Malgré le boom du pétrole et du gaz de schiste, le charbon demeure la principale source d’énergie aux États-Unis. Pour en accroître la production, les compagnies minières privilégient désormais l’exploitation à ciel ouvert en arasant les sommets à l’explosif. Ce procédé, très utilisé dans les Appalaches, a des conséquences environnementales désastreuses. L’extraction de cette source d’énergie ravage la nature… mais fournit des emplois.

L’après-midi du 5 avril 2010, une puissante boule de feu se propage dans les galeries de l’Upper Big Branch, une mine de charbon de la Coal River Valley, en Virginie-Occidentale. Des dizaines d’hom- mes sont pris au piège. Tandis que les camions-satellites de Cable News Network (CNN) sont dépêchés, le président Barack Obama intervient à la télévision.

Cette vallée encaissée, jalonnée de villages quasi fantômes, où l’eau du robinet a l’odeur du diesel, devient le cœur du cyclone média- tique américain. Le macabre suspense prend fin au bout de quelques jours : le bilan définitif s’établit à vingt-neuf morts.

Deux stèles ont été construites à la mémoire des disparus. L’une, taillée dans le granit, représente vingt-neuf silhouettes se donnant l’accolade. Financée par l’industrie, elle est dédiée à « tous les mineurs blessés, malades, ou morts au travail». L’autre mémorial, moins ostentatoire, est visible sur le lieu même du drame : vingt-neuf casques et autant de couronnes de fleurs. Sur le sol, un message tracé à la craie par un habitant, comme un cri : « Dieu bénisse le charbon. »
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TTIP : Peurs et espoirs du partenariat commercial UE-USA

Alimentaire, automobile, énergétique, chimique, financier, tels sont les secteurs affectés par le TTIP, les négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis.

Un partenariat controversé, que le Comité des Régions de l’UE avait mis à l’agenda de sa session plénière.

La croissance, un modèle qui arrive à ses limites

La croissance économique vigoureuse est chose du passé dans les pays industrialisés. Les sociétés devront apprendre à vivre avec des taux de croissance anémiques qui les forceront à faire des choix. La croissance du PIB à tout prix a-t-elle fait son temps? Et si la décroissance était une voie d’avenir ?

C’est fou tout ce qu’on peut faire pour soutenir la croissance économique! On l’encourage à coups de subventions et de baisses d’impôt. On la stimule par le marketing et la publicité. Et on la dope avec le crédit facile et l’endettement. Avec bien peu de résultats, est-on forcés de constater depuis 30 ans.

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Plus on pollue l’eau, moins on est taxé

C’est un rapport sulfureux que celui rendu par la Cour des comptes ce mardi 10 février. Il pointe un déséquilibre entre les particuliers d’une part, et les agriculteurs et les industriels d’autre part. Les premiers paient 87% des taxes sur la pollution de l’eau alors que les seconds ne règlent que 13%.

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal reconnaît que le principe pollueurs/payeurs, instauré en 2006, fonctionne mal : “Il y a de gros lobbys qui sont à l’œuvre, bien évidemment (…). C’est un système du coup pervers parce que moins on paie de taxes, moins on a envie de dépolluer, et c’est le consommateur qui paie”.

Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement, s’insurge : “La redevance est totalement dévoyée parce que dans les agences de l’eau, les agriculteurs pèsent beaucoup sur les décisions. Et donc, très souvent, on a des décisions qui sont favorables aux pollueurs plutôt qu’aux pollués”. Le gouvernement plaide pour une reprise en main de la politique de l’eau.

Alerte au mercure

Le mercure se trouve partout, dans les produits d’hygiène, les jouets en plastique, les ampoules à économie d’énergie, les poissons, les amalgames dentaires. En effet, ce métal à l’état liquide est encore utilisé par les industriels en raison de ses nombreuses propriétés chimiques.

Pourtant en 2007, l’OMS l’a classé parmi les dix substances les plus toxiques. Des études font désormais le lien avec des maladies neurologiques comme Alzheimer ou la sclérose en plaques. La plupart des pays européens ont adopté des mesures pour limiter son utilisation.

Mais les autorités françaises tardent à réagir. Durant de longs mois, une équipe a enquêté dans les cabinets dentaires, les usines de recyclage d’ampoules et les poissonneries. Les résultats sont inquiétants !

Diffusé sur France 5 le dimanche 1 février 2015

Bangladesh : La marée noire oubliée

Au Bangladesh, une marée noire est en train de ravager un trésor mondial de la biodiversité, dans l’indifférence générale. La plus grande forêt de mangroves du monde inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco est se recouvre progressivement d’une couche visqueuse de pétrole.

Pollution : Principale cause de mortalité dans les pays en voie de développement

Par Richard Fuller, président de Pure Earth (anciennement Blacksmith Institute) et membre fondateur de Alliance Globale sur la Santé et la Pollution.

Une autre statistique vaut la peine d’être mentionnée: 9 millions de personnes dans le monde sont mortes à cause expositions de la pollution des sols, de l’eau et de l’air (domestique et ambiante) en 2012, dont 8,4 millions dans les pays les plus pauvres. Ce n’est donc pas un problème de “pays riche”. C’est un problème qui touche les pays en voie de développement.

Pour illustrer ces chiffres, les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé font état de 56 millions de personnes mortes en 2012 — il s’agit de toutes les personnes décédées sur la planète, que ce soit des suites d’accidents de voitures, de suicides, de vieillesse, de cancer, d’erreurs médicales, par la foudre, de maladies infectieuses, en parachute, à cause des guerres, ou pour toute autre raison. Ce qui signifie que la pollution a tué près d’1 personne sur 7.

La pollution de l’air extérieur a fait 3,7 millions de morts. 4,2 millions de personnes sont mortes des suites d’exposition à des particules, en intérieur, provenant de cuisinières. Environ 1 million de personnes sont mortes en raison de sols et d’eaux contaminées par des produits chimiques. Et 840.00 sont mortes des suites d’un manque d’hygiène.

Tous ces chiffres proviennent des sites et bases de données de l’Organisation Mondiale de la Santé, sauf les statistiques concernant les sols, qui sont plus récentes (et vraisemblablement sous-estimées) et sont données par l’Alliance Globale pour la Santé et la Pollution.
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Gouvernement et députés sacralisent l’irresponsabilité des multinationales

Les grandes entreprises françaises ne seront pas soumises à un « devoir de vigilance » vis-à-vis de leurs sous-traitants. Cette proposition de loi issue d’une poignée de députés socialistes et écologistes sera, au mieux, vidée de son contenu, au pire jetée à la poubelle. Le projet de loi Macron obligeait de son côté les entreprises à être gérées « dans le respect de l’intérêt général économique, social et environnemental ».

Volontaires bénévoles nettoyant une plage après le naufrage de l’Erika en décembre 1999

Cette définition a disparu de la loi pendant que journalistes et lanceurs d’alertes sont criminalisés au nom du « secret des affaires ». Pourtant, l’opinion publique est largement favorable à une meilleure régulation des multinationales.

La Commission des lois de l’Assemblée a rejeté la semaine dernière la proposition de loi sur le « devoir de vigilance » des multinationales porté par trois députés socialistes et écologistes. Le projet visait à combler un vide juridique en responsabilisant les sociétés-mères françaises quant aux atteintes graves aux droits humains occasionnées par leurs activités dans d’autres pays (lire notre entretien avec Dominique Potier, l’un des initiateurs du projet).

Désastre du Rana Plaza pour Auchan et Carrefour, naufrage de l’Erika ou pollutions pétrolières au Nigeria pour Total… autant d’exemples des difficultés à placer les multinationales françaises – et étrangères – face à leurs responsabilités lorsqu’un drame se produit, et à obtenir justice pour les victimes [1].
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Pollution des sols, le scandale caché

Le territoire français présente l’une des plus fortes densités de sites pollués au monde. Durant deux siècles, les industriels ont enfoui une grande variété de produits chimiques sur leurs terrains ou en pleine nature.

On compte ainsi près de 300 000 sites pollués en France. Une grande partie de cette surface est déjà occupée par des habitations, des établissements scolaires, ou encore des terrains de sport.

Les produits toxiques, invisibles à l’oeil nu, sont capables de remonter à l’air libre, sous forme de gaz toxiques, ou de se répandre dans les nappes phréatiques.

Réalisé par Sarah Oultaf

Plongée dans les plus grands cimetières d’ordures de la planète

La croissance des pays émergents, en ouvrant la consommation de masse à des populations nombreuses, remet la problématique de la gestion des déchets au centre des préoccupations environnementales. Des centaines de décharges géantes apparaissent dans le monde, et les normes internationales peinent à faire consensus chez les politiques.Quelle diversité de décharges, ressemblant parfois à des cimetières de déchets, peut-on trouver dans le monde ?

Stéphane Arditi : Les décharges du monde peuvent se singulariser de plusieurs manières. On peut en établir de deux grandes catégories que sont les décharges légales des décharges illégales. Les décharges légales répondent à des standards, des normes qui les obligent à de fortes contraintes.
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L’amiante devrait tuer au moins 70.000 personnes dans les années à venir

18 ans après son interdiction, l’amiante continue de tuer. Selon une étude, dans les 35 prochaines années, 70.000 à 100.000 personnes devraient en mourir en France. L’amiante provoque en effet 2.200 nouveaux cas de cancers chaque année et 1.700 personnes par an en meurent.

Monsanto: Sa vie, son empire en 3 minutes

Monsanto, probablement une des compagnies les plus critiquées dans la société actuelle. Pourtant, rien n’arrête ce géant américain qui ne cesse d’augmenter ses profits année après année.

Monsanto, c’est cette compagnie qui offre du maïs transgénique à la population pour se nourrir et qui demande aux agriculteurs de payer chaque année pour avoir le droit de planter les graines offertes par la firme.

Le résultat est inquiétant pour tous: les OGM sont de plus en plus utilisés un peu partout dans le monde et les petits agriculteurs ne peuvent poursuivre leurs activités, faute de fond. Et c’est ainsi que le monopole Monsanto est à nos portes.

Maladies chroniques, les enfants aussi ?

Dans les pays occidentaux, le nombre d’enfants atteints de maladies chroniques ne cesse d’augmenter. Et si les excès de la médecine et de l’industrialisation étaient responsables de l’affaiblissement croissant de notre système immunitaire ?

Allergies, troubles de l’attention, hyperactivité, asthme, eczéma, autisme, maladies auto-immunes… : en Europe, un enfant sur trois souffre de l’une de ces maladies chroniques. Aux États-Unis, ils représentent même plus de la moitié des enfants, et les chiffres sont en croissance constante.

Malgré les progrès de la médecine, nos systèmes immunitaires ne cessent de se retourner contre nous – à moins que ces progrès n’en constituent justement la cause ? Dans les pays en voie de développement, la prévalence de ces maladies reste en effet anecdotique : tout semble relier cette tendance inquiétante au mode de vie occidental.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Réalisé par Bert Ehgartner (2014)

Arctique, la conquête glaciale

Longtemps à l’abri d’une exploitation industrielle d’envergure mondiale, l’Arctique risque de devenir le dernier eldorado pour les grandes compagnies pétrolières.


C’est en 2007 que Poutine, le premier, a déclaré son intérêt pour un potentiel pétrolifère estimé à 90 milliards de barils, exploitables dans un avenir proche. À sa suite, les autres pays riverains (États-Unis, Groenland, Norvège, etc.) ont réclamé leur part du gâteau, quitte à se disputer le tracé des frontières.

 

Mais déjà, plusieurs signes alarment les défenseurs de la nature : une première plate-forme s’est mise à dériver, tandis que la direction d’une centrale nucléaire russe, construite sur du permafrost en train de fondre, a observé un black-out informatif total.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Réalisé par Tania Rakhmanova (2013)

Merci à NOP

Super Trash

Martin Esposito revient sur les lieux de son enfance. Ces lieux sont maintenant ensevelis par une gigantesque décharge à ciel ouvert, la décharge de la Glacière à Villeneuve-Loubet. Seule sa cabane est toujours là, un ancien abri pour les ouvriers agricoles de l’époque, maintenant à la lisière de la décharge.

Il décide de s’y installer et de vivre dans ce monde fait d’ordures et rythmé par le ballet, le va-et-vient incessant des camions et bulldozers qui déchargent et nivellent les déchets.

Petit à petit les employés de la décharge se familiarisent avec sa présence et lui révèlent les secrets de cette “zone“ : l’endroit de l’enfouissement des fûts d’arsenic, le trajet du lixiviat, ce jus de décharge, ce poison mortel qui s’écoule à travers une rivière sauvage et foisonnante jusqu’à la mer.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Réalisé par Martin Esposito (France – 2012)

Russie : Les sources d’eau potable en danger

Polluer lacs et rivières en toute impunité faciliterait grandement les affaires de beaucoup d’entreprises en Russie. C’est le raisonnement de quelques députés, dont un milliardaire, qui tentent de faire adopter une proposition de loi qui modifierait le Code de l’eau dans ce sens. Une manœuvre qui met en danger la qualité de l’eau du robinet, déjà dégradée par l’attitude d’industriels irresponsables.

Des députés de Russie unie, le parti au pouvoir, cherchent à instaurer un droit à polluer les rivières. Leur proposition de loi modifiant le Code de l’eau autoriserait les usines de rejeter les eaux usées dans les zones de protection sanitaire des sources d’eau potable.

L’article qui est visé (art. 44), “entrave le développement des entreprises” et “nuit aux budgets local et fédéral”, justifient-ils. Le Comité de la Douma chargé d’examiner le texte et le ministère des Ressources naturelles ont émis fin novembre un avis négatif. Peut-être ont-ils été convaincus par les arguments de Greenpeace Russie, dont la pétition a récolté plus de 17000 signatures? Mais les six auteurs du projet n’entendent pas baisser les bras pour autant.

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L’or noir de l’Amérique

En 2009, la découverte d’un gigantesque gisement de pétrole de schiste dans le Dakota du Nord sonne comme une bonne nouvelle pour l’Amérique en crise. Plus de 16 000 puits pompent aujourd’hui le sol du Dakota du Nord.


Mais alors que l’argent et le pétrole coulent à flots, d’autres voix se font entendre : celles des fermiers de la région dont le bétail dépérit à vue d’œil, celles des habitants des petites villes dont l’eau potable s’irise soudain.

Le réalisateur est parti enquêter sur ce nouveau Far West et ses acteurs, avec en toile de fond les enjeux économiques gigantesques des hydrocarbures de schiste, mais aussi les enjeux de santé publique.

Réalisé par Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac (2014)

Alexis Escudero : « La reproduction artificielle de l’humain »

L’ouvrage d’Alexis Escudero, La Reproduction artificielle de l’humain1, a suscité de vives polémiques dans les milieux politiques « radicaux » [de gauche NDLR], certains critiques allant jusqu’à le qualifier de réactionnaire et machiste2. [...] PMA et GPA ne signifient pas l’égalité des minorités et des majorités sexuelles dans leur rapport à la procréation, mais la soumission de tous et toutes à l’institution médicale, l’État, l’économie, et la tyrannie technologique. Telle est la position d’Alexis Escudero.

À rebours des positions qu’a tenue la gauche ces deux dernières années, les partisans de la liberté et de l’émancipation doivent s’opposer à la reproduction artificielle de l’humain et à ce qu’elle implique inévitablement : eugénisme, marchandisation des corps et du vivant, manipulation génétique des embryons, transhumanisme.[...]

La dernière publication de la sociologue canadienne Céline Lafontaine, Le Corps-marché3, ouvrage sur la marchandisation de la vie humaine dans la bioéconomie, pointe l’un des nœuds du désaccord : « La volonté affirmée par certaines auteures de s’affranchir des conceptions biologisantes et naturalisantes de la différence des sexes au profit d’une perspective purement constructiviste a favorisé un certain aveuglement face aux enjeux réels des biotechnologies, surtout en ce qui a trait aux technologies de la procréation assistée. »

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Des pesticides dans nos assiettes

Et si la mort mystérieuse des abeilles était un signal d’alarme ? Les études se multiplient qui mettent en cause un type d’insecticide, les néonicotinoïdes, fabriqués notamment par la firme suisse Syngenta.

Ce sont de puissants neurotoxiques, 5000 à 10000 fois plus nocifs pour les insectes que le DDT. Ils se transmettent dans la chaîne alimentaire, donc dans notre nourriture, sans que l’on connaisse leurs effets à long terme sur la santé humaine. Une chose est sûre: ils n’affectent pas que les abeilles, mais toute la biodiversité.

Temps Présent (RTS – 2014)

5 % de la population est victime des maladies environnementales émergentes

La part de responsabilité de la pollution environnementale dans l’épidémie de maladies chroniques comme le cancer ou le diabète est reconnue. Mais aujourd’hui, l’alerte porte sur l’apparition de maladies neurologiques ou immunitaires causées par l’exposition aux polluants tels que produits toxiques, champs électromagnétiques, etc. Ces “maladies environnementales émergentes” touchent 5 % de la population, selon le Réseau environnement santé. Avec des conséquences sur la santé très invalidantes, tandis que les instances de santé publique semblent les négliger.

Fibromyalgie, électrohypersensibilité (EHS), syndrome de fatigue chronique, hypersensibilité chimique multiple (MCS), myofasciite à macrophage sont quelques noms des maladies environnementales émergentes. Elles toucheraient environ 5% de la population. Une proportion qui devrait croître, selon le Réseau environnement santé qui a organisé un colloque sur le sujet le 16 octobre dernier à l’Assemblée nationale.

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Capitalisme et climat, la sonnette d’alarme de Naomi Klein

Après cinq ans de travail acharné, Naomi Klein a sorti un livre qui risque encore de faire des remous: “This changes everything: capitalism vs the climate”. La dernière publication de la célèbre journaliste et activiste canadienne fait suite à ses deux best-sellers internationaux: “La Stratégie du choc” (publié en 2007) et “No Logo” (sorti en 2000).

De passage à Amsterdam fin novembre, Naomi Klein a attiré plus de 700 personnes lors d’une soirée co-organisée par l’Institut américain John Adams. Dans son livre, l’auteure explique l’échec, jusqu’à présent, des efforts pour résoudre le problème du réchauffement climatique par la collision frontale entre la montée du néolibéralisme, depuis la fin des années 80, avec les premiers signes et avertissements de la crise climatique au même moment.

“Cette crise est survenue à un moment particulièrement mauvais”, a-t-elle relevé. En résumé, les sociétés ont eu le droit de poursuivre des bénéfices à court-terme. La privatisation et la déréglementation ont été encouragées, alors qu’il aurait au contraire fallu promouvoir la coopération et l’action collective, selon elle.

A présent, il serait temps d’agir vite: “Les délais peuvent aider, mais nous sommes à la limite ultime. Nous n’avons plus d’extension. Nous devons travailler ensemble et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre”, a-t-elle exhorté son public en prélude à la Conférence de Lima en décembre 2014 et de la Conférence de Paris en décembre 2015.
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Carte postale de Pripiat

La ville ukrainienne de Pripiat se trouve à 3 km de la centrale nucléaire de Tchernobyl et à une dizaine de kilomètres au nord de Tchernobyl. Elle est située dans la zone d’exclusion mise en place autour de la centrale après la catastrophe nucléaire de 1986.

Tout en conservant le statut de ville, elle est désormais une ville fantôme, inhabitée, tout comme les villages proches de Novochepelytchi, Kotcharivka et Kopatchi, situés à 7 km de Pripiat.

Filmé par Danny Cooke lors d’un tournage de documentaire pour CBS News sur la catastrophe de Tchernobyl.

Chine : Tianjin, une “smart city” verte qui peine à attirer des habitants

Le projet d’une éco-ville au cœur de la Chine mise sur l’écologie et le développement durable. Mais les habitants ne sont pas encore au rendez-vous.

Située au nord de la Chine, la ville de Tianjin construit depuis 2007 un éco-quartier à l’extérieur de l’agglomération. Le projet est le fruit d’un accord entre Singapour et les autorités chinoises qui ont, à eux deux, dépensé plus de 6,5 milliards de dollars. La philosophie du quartier se résume en trois “harmonies” selon les concepteurs : faire en sorte que les habitants vivent en harmonie entre eux, avec l’économie et avec l’environnement.

D’une superficie équivalente à la moitié de Manhattan le quartier semble très ambitieux. D’autant que les objectifs apparaissent contraignants puisqu’ils associent à la fois le social, l’écologie et l’économie. Mais l’accent est particulièrement mis sur le traitement des déchets et la pollution. Deux enjeux de taille dans un des pays les plus pollués du monde.

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Une idée pour nettoyer les villes (et lutter contre les rats): embaucher des fourmis

Une équipe d’entomologistes a trouvé une solution pour nettoyer les rues et freiner la prolifération des rats: faire venir des fourmis.


Selon un article publié dans la revue Global Change Biology, les fourmis peuvent fournir des services de nettoyage urbain efficaces. Et plus elles mangent, moins il restera de nourriture pour les rats.

En une année, les auteurs de l’étude estiment que les fourmis qui vivent sur un seul terre-plein en gazon au milieu d’une rue de New York peuvent consommer entre 300 et 500 hot-dogs (soit 5 kg de nourriture). L’ensemble des fourmis qui vivent sur les terre-pleins d’une rue longue de 12 km sont capables de manger l’équivalent de 60.000 hot-dogs en une année, résume le New York Times.

Pour parvenir à ces chiffres, le groupe d’entomologistes de la North Carolina State University a tout simplement laissé traîné de la nourriture dans les rues et les parcs de New York. Ils ont placé des déchets alimentaires américains typiques (chips, hot-dogs, cookies) dans deux types de récipients: l’un grillagé pour n’accueillir que les insectes, l’autre ouvert et accessible à tous les animaux urbains.
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La plupart des maladies sont liées à l’environnement

Dix ans après l’Appel de Paris, le cancérologue Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme “crime de santé publique”.

À l’origine du plan cancer sous Chirac, le professeur Dominique Belpomme*, cancérologue de renom, a été le premier à ouvrir une consultation en médecine environnementale et à alerter sur le rôle des champs électromagnétiques dans différentes maladies comme celle d’Alzheimer. En 2004, il s’était entouré de scientifiques et d’écologistes pour lancer l’Appel de Paris. Dix ans après, alors que s’ouvre, ce vendredi à la maison de l’Unesco, le colloque anniversaire, Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme “crime de santé publique”.

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