Les médicaments présents dans l’eau sont-ils dangereux ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale. L’origine de ces produits est multiple: rejet lié à la consommation, essentiellement dans les urines et les fèces, rejet accidentel ou volontaire de médicaments non utilisés, et localement et potentiellement des rejets industriels.

Même si les concentrations dans l’eau sont très faibles, il est démontré que certains de ces résidus pharmaceutiques ont des effets mesurables sur différentes espèces aquatiques (en particulier poissons et batraciens). Quelles peuvent être les conséquences pour l’homme et comment peut-on limiter ces risques ?

D’où proviennent les résidus de médicaments ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale.
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Plastique : Même la banquise arctique est gangrenée

Une étude du CNRS révélait récemment que la faune des pôles est menacée par des polluants venus des pays industriels. Une nouvelle vient de révéler que les glaces contiennent d’énormes quantités de particules de plastique !

Après le mercure, le plastique envahit les pôles

Ce sont les chercheurs du CNRS et de l’université de La Rochelle (Charente-Maritime), qui ont mesuré la pollution antarctique aux polluants, et notamment la contamination au mercure. Leur conclusion ?

Dans les terres australes, le mercure a des effets visibles sur certaines populations d’oiseaux. « Une partie du mercure issu des activités industrielles et domestiques est balayée par les vents vers l’Arctique et l’Antarctique ».
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Kenya : Des petits coins pour Kibera

Dans le bidonville de Kibera, au sud-ouest de Nairobi, près d’un million de personnes s’entassent sans électricité ni eau courante ni égouts ni ramassage des déchets.

Pollution des eaux, propagation des animaux nuisibles, mortalité infantile: les conséquences sanitaires sont dramatiques.

Du pétrole dans le chewing-gum

Savez-vous ce que vous mâchez ? L’origine du chewing-gum est végétale. Saviez-vous que le mot “chiclette” (chewing-gum) vient du nom du latex naturel, issu d’une plante ?

Ce sont les Mayas qui découvrent le chiclé (latex issu du sapotillier). Les premières chiques seront produites à partir de ce produit naturel. Mais dans un souci de rentabilité, les processus industriels vont se pencher sur les dérivés du pétrole.

Qu’en est-il maintenant ? Il y aurait du pneu dans les chewing-gum ? Pour le savoir, regardez ce petit extrait tiré d’une vidéo sur l’histoire du chewing-gum.

Maroc : Du poisson chinois radioactif dans les assiettes

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée “61″, classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type “Encornet” ou “Pota”, vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

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André Gorz : Leur écologie et la nôtre

Texte d’André Gorz de 1974

L’écologie n’a pas de sens s’il s’agit simplement de faire accepter au capitalisme les contraintes écologiques. « (…) La lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape » vers « une révolution économique, sociale et culturelle qui abolit les contraintes du capitalisme et, par là même, instaure un nouveau rapport des hommes à la collectivité, à leur environnement et à la nature (…) » Un classique d’André Gorz, à relire avant ou pendant les vacances.

« Réforme ou révolution ? »

L’écologie, c’est comme le suffrage universel et le repos du dimanche, dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement rien ne change.

La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans patronaux et capitalistes pour que son acceptation par les puissances d’argent devienne une probabilité sérieuse.

Alors mieux vaut, dés à présent, ne pas jouer à cache-cache : la lutte écologique n’est pas une fin en soi, c’est une étape. Elle peut créer des difficultés au capitalisme et l’obliger à changer ; mais quand, après avoir longtemps résisté par la force et la ruse, il cédera finalement parce que l’impasse écologique sera devenue inéluctable, il intégrera cette contrainte comme il a intégré toutes les autres.

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Océans poubelles et cimetières atomiques

Près des côtes d’Europe reposent plus de 100.000 tonnes de déchets radioactifs oubliés. Des fûts remplis de ces déchets ont longtemps été jetés par-dessus bord. Le déversement en mer de déchets radioactifs est une pratique qui a été interdite mondialement en 1993.

Cependant après cela, l’industrie nucléaire a fait construire des canalisations sous-marines pour évacuer ces mêmes déchets, toujours au large mais cette fois à l’abri des regards, ou presque. L’arctique quant à lui abrite en son fond nombre d’épaves abandonnées (issues de l’activité militaire) qui pourraient bien libérer de fortes doses de radioactivité.

« Des milliers de caissons métalliques, dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, quatorze réacteurs, et, surtout, trois sous-marins nucléaires… : tous reposent au fond de l’océan Arctique – première zone de pêche au cabillaud du globe. Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. »

Les coûts de la pollution pour la société

Si vous faites partie des Français qui consultent chaque jour le site d’AirParif pour savoir à quel point l’air est pollué avant d’aller travailler, vous savez que la qualité de l’air est identifiée comme moyenne cette semaine. Pas forcément une bonne nouvelle selon l’OCDE, l’organisation de coopération et de développement économique.

Chaque bouffée d’air que vous inhalez coûte cher à la société.

L’OCDE,  à l’occasion d’un rapport dévoilé il y a une dizaine de jours mais passé inaperçu, a fait le calcul de ce que coûte la pollution urbaine en terme de maladie: problèmes respiratoires, cancers, maladies cardiaques…

L’addition est salée : 1700 milliards de dollars dans les 34 pays membres de l’OCDE. Et si vous ajoutez entre autres la Chine (1400 milliards de dollars) et l’Inde (500 milliards de dollars), la facture de la pollution pour la majeure partie de l’humanité s’élève à 3700 milliards.

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La jeunesse n’a pas de travail mais elle a des idées pour l’Europe

Quelle sera l’Europe de demain? Près de 5.400 jeunes européens de 16 à 30 ans se sont réunis à Strasbourg en mai dernier pour en débattre et ont rendu un rapport à ce sujet il y a quelques jours. Tour d’horizon de leurs idées pour une meilleure Europe.

Chômage des jeunes par pays, dans l’Union européenne, en pourcentage des moins de 25 ans, juillet-août 2013

Pendant trois jours la moyenne d’âge du Parlement européen à Strasbourg a fortement baissé. Et pour cause, des milliers de jeunes venus de tout le Vieux Continent ont investi les lieux afin de réfléchir à l’avenir de l’Europe.

Ils ont pu donner leur avis, partager leurs craintes et leurs espoirs autour de cinq grands thèmes: le chômage des jeunes, la révolution numérique, le futur de l’Europe, le développement durable et les valeurs européennes. Ces “rencontres de la jeunesse européenne” (European Youth Event) ont permis de dégager quelques idées pour l’avenir.

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Zéro déchet : de l’utopie à la réalité !

Vivre sans produire de déchets ménagers ou presque, c’est possible. Ce concept est né en Californie dans les années 1980. C’est en tout cas le défi que Béa Johnson a relevé avec succès. Cette Américaine d’adoption, produit seulement 1 litre de déchet par an !

A Bon Entendeur – RTS (08/07/14)

En seconde partie de reportage : Quand le bœuf à des airs de cheval

En octobre 2013, A Bon Entendeur réalisait un test sur les steaks tartares. À la recherche de bactéries, l’émission avait eu une drôle de surprise. Deux établissements annonçaient des tartares de bœuf, en réalité confectionnés avec de la viande de cheval. Il faut dire que la différence de prix entre ces deux viandes est de 40 %. Une erreur qui peut donc permettre de faire de belles marges.

«La high-tech nous envoie dans le mur»

Entretien avec Philippe Bihouix, ingénieur, spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, coauteur de l’ouvrage Quel futur pour les métaux ?

Tableau de bod 2 chevaux

Face à la baisse des ressources, l’ingénieur Philippe Bihouix(*) estime que notre monde se perd en innovations énergivores et polluantes. Pour lui, une autre voix est possible : les basses technologies.

De tout temps, la technologie est venue à la rescousse des problèmes que l’humanité s’était elle-même créés. Face à la déplétion des ressources, aux changements climatiques, aux pollutions des sols, des nappes phréatiques et de l’air… seules l’innovation et les hautes technologiques apporteraient leur lot de réponses.

C’est faux, assure l’ingénieur Philippe Bihouix dans l’Age des low-tech (Seuil), un ouvrage célébrant les basses technologies. L’ère de l’ingénieur thaumaturge est révolue.

Libération : Vous prétendez que les technologies ne portent plus les solutions qu’elles promettent. Pourquoi ?

Philippe Bihouix : Il faut désormais admettre qu’on ne va pas s’en sortir avec des solutions technologiques, loin de là. Il ne s’agit pas de consommer comme on veut, de jeter la canette de soda dans la bonne poubelle et de laisser les ingénieurs se charger du reste. Ces technologies sont imparfaites. On dit qu’avec l’économie circulaire on va pouvoir tout recycler à l’infini. En réalité, c’est faux : on ne gratte pas la peinture au cuivre et à l’étain des carcasses de bateaux qui sont démantelés au Bangladesh ou en Inde.
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Les fruits et légumes du jardin sont-ils meilleurs pour la santé ?

Avoir son potager : une habitude chez les ruraux devenue tendance pour de nombreux citadins. Quand on fait pousser ses fruits et légumes, on sait ce que l’on récolte… en théorie. Sont-ils réellement meilleurs que ceux que l’on achète ?

Xenius (2013)

Quel est l’impact des produits chimiques sur notre système hormonal ?

Des aliments conditionnés dans des emballages hygiéniques, des vêtements imperméabilisés, des crèmes solaires qui protègent des coups de soleil… : tous ces objets nous facilitent la vie au quotidien. Pourtant, ils peuvent dérégler notre système hormonal. Enquête sur l’impact des produits chimiques sur notre santé.

Xenius – Allemagne 2014

Peut-on dépolluer les friches industrielles ?

Comment dépolluer les terrains laissés à l’abandon après l’arrêt d’une activité industrielle ? Visite au centre de déchets de Biebesheim, en Hesse, une des plus grandes sociétés de traitement des déchets industriels et spéciaux d’Europe.

Surpêche, plastique, pétrole offshore… Un plan de sauvetage pour l’océan mondial

Lancée en 2013, la Commission Océan Mondial co-présidée par José María Figueres, ancien Président du Costa Rica, Trevor Manuel, ancien ministre des Finances de l’Afrique du Sud, et David Miliband, ancien ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, demande aux Nations Unies d’agir pour enclencher un “cycle de restauration de l’océan”.

Des pêches illégales aux installations pétrolières offshore, de la prolifération des plastiques à leur gestion à terre, elle propose le renforcement du “système de gouvernance de la haute mer”, et appelle à une “coalition de changement”.

“Pour mettre un terme à l’exploitation exagérée et non durable des ressources naturelles et des libertés, et pour restaurer le bon état de l’océan, il faut une coalition de changement dotée d’un ordre de mission clair“.

Toute forme de vie sur Terre, y compris notre propre survie, dépend du bon état et des richesses de l’océan. La diversité biologique qu’il contient est pratiquement inestimable. De ce fait, nous sommes des milliards à en avoir besoin comme source d’aliments, d’oxygène, de stabilité climatique, de pluie et d’eau potable, de transport et d’énergie, de loisirs et de moyens de subsistance”.

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