Repentis : Un pacte avec le diable

En Italie et aux États-Unis, les “repentis” ont permis à la police de lutter plus efficacement ces dernières années contre la mafia, en dénonçant les chefs de certaines organisations criminelles comme Cosa Nostra et la Camorra. En échange, les autorités leur garantissent remises de peines, protection, nouvelle vie, et parfois même un changement d’identité.

Ce système couteux suscite des critiques au sein du système judiciaire et de la part des familles de victimes choquées par l’impunité accordée à ces anciens criminels. Les journalistes ont enquêté sur ce système que la France s’apprête à mettre en place pour lutter contre les réseaux terroristes.

Statactivisme : Des chiffres en lutte

Deux ouvrages font ressortir l’importance de la quantification dans les technologies de pouvoir contemporaines et les formes de résistance à celle-ci. Pourtant, l’activisme en faveur d’un usage émancipateur et non asservissant des chiffres est-il une réalité ou un horizon souhaitable?

L’utilisation de nombres pour définir les contours de l’action publique n’est pas chose nouvelle: l’étymologie même du mot « statistique » en est une illustration notoire [1]. De même, leur invocation dans le cadre de débats publics n’est pas chose récente, Theodore M. Porter fait ainsi remonter aux années 1830 « la déferlante de chiffres qui a englouti tant d’aspects de la vie sociale, gouvernementale et scientifique » (S, p. 249).

Depuis maintenant plusieurs années, les travaux de sociologie de la quantification se sont multipliés pour étudier les principes et les effets de cette mise en nombres du monde social qui accompagne bien souvent sa mise en ordre.

Parus à une année d’intervalle dans la même collection et initiés par les deux mêmes auteurs (I. Bruno et E. Didier) qui cosignent le premier et codirigent (avec J. Prévieux) le second, Benchmarking. L’État sous pression statistique (B) et Statactivisme. Comment lutter avec des nombres forment un diptyque (S) qui entend à la fois présenter une série d’études empiriques et fournir des outils à des mouvements militants [2], en les familiarisant avec certaines démarches de sciences sociales, en particulier celles initiées par A. Desrosières et L. Boltanski [3], qui tous deux contribuent au second des deux ouvrages.
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Corse : Les énigmes du trésor romain

En 1985, trois pêcheurs d’oursins découvrent des pièces d’or romaines alors qu’ils nagent dans les eaux d’un golfe corse. Rapidement, des pillards, parmi lesquels des numismates, des voyous et même quelques nationalistes corses, grappillent leur part du butin… Une enquête haletante où se croisent archéologues, policiers et trafiquants.

Terrorisme : Quand Interpol suggérait d’armer les citoyens (2013)

Le secrétaire général d’Interpol Ronald Noble a déclaré que les États-Unis et le reste du monde démocratique étaient à la croisée des chemins en matière de sécurité à la suite de l’attaque mortelle d’Al Shabab le mois dernier contre un centre commercial de Nairobi, Kenya – suggérant que l’armement des citoyens pourrait constituer une réponse.

By (traduction libre par Fortune).

Au cours d’un entretien exclusif avec ABC News, Noble a affirmé qu’il n’y avait réellement que deux options pour protéger les sociétés ouvertes des attaques frappant les cibles vulnérables comme le Westagte mall :

Créer des périmètres sécurisés autour de ces cibles, ou autoriser les citoyens à porter leur propres armes afin de se protéger.

Selon Noble, “nos sociétés doivent réfléchir à la manière dont elles doivent aborder le problème. L’une consiste à dire que nous voulons une population armée, et vous pouvez en comprendre la raison. Une autre est de dire que la protection des cibles vulnérables est telle que pour y pénétrer, vous devez franchir un dispositif de sécurité extraordinaire“.

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Sécurité routière : Les nouvelles armes anti-chauffards

L’année dernière, 3.388 personnes ont péri dans des accidents de la circulation. La première hausse depuis plus de dix ans. Pour enrayer cette tendance, les policiers ont reçu une consigne du ministère de l’Intérieur: sévir de plus en plus, surtout avec les conducteurs qui ne respectent pas les limitations de vitesse et qui ont trop bu (causes de la moitié des décès).

Reportage avec les gendarmes de l’un des nœuds autoroutiers les plus dangereux d’Europe, situé au sud de Dijon.

Partie 1:

Partie 2:
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DCRI : Dans l’ombre du renseignement (Archive)

Après le choc des attaques au siège de Charlie Hebdo et à l’épicerie Hyper Cacher, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé de nombreuses mesures, mercredi 21 janvier, pour contrer la menace terroriste islamiste. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) se verra ainsi dotée de 500 postes supplémentaires et bénéficiera des 425 millions d’euros de crédits d’investissement et de fonctionnement dédiés à la lutte antiterroriste.

Du siège de la DCRI (la DGSI s’est substitué à la DCRI le 12 mai 2014) jusqu’aux centres d’écoute satellitaire, notre caméra a pu pénétrer, pour la première fois, dans les coulisses de l’espionnage français. Nous avons suivi la filature de dix agents secrets chargés de repérer un homme suspecté de planifier un attentat. À l’aéroport, où ils attendent son arrivée, rien ne les distingue des autres passagers. “Le filocheur, c’est monsieur Tout le monde”, confie un espion.

Ces nouveaux moyens s’ajoutent à la création, mardi 13 janvier, d’un fichier répertoriant les personnes suspectées de terrorisme. Enfin, le Premier ministre a présenté un projet de loi sur le renseignement à l’Assemblée nationale le lundi 13 mai dernier.

Asie du Sud-Est : Les cyclos, un fléau de santé publique

En Asie du Sud-Est, le coût social et économique des accidents de deux-roues motorisés est considérable. Pourtant, les autorités ne s’en préoccupent guère. C’est une journée comme une autre, chaude et humide, à Phnom Penh. Chhay Hour, un ingénieur de 26 ans qui travaille chez Cambrew, la première brasserie du Cambodge, est en train de négocier ferme une Honda d’occasion dans le district de Prampir Makara, réputé pour ses centaines de boutiques de deux-roues d’occasion.

Ce sera son premier cyclo. Avant, le jeune homme vivait à Sihanoukville [dans le sud du pays] et se rendait à pied de son logement de fonction à l’usine. Mais il vient d’être muté la capitale et devra désormais parcourir 6 kilomètres et demi par jour. D’où la nécessité d’un deux-roues.

Je demande à Hour s’il a le permis. “Qui a besoin d’un permis ? répond-il en riant. Je n’ai pas l’intention de le passer. Ce n’est qu’un bout de papier. Si la police t’arrête, même si tu as le permis, ils trouveront un moyen de te piquer de l’argent. Si la police t’arrête, tu paies, c’est tout.” Cette attitude et cette forme de corruption légère sont généralisées dans toute l’Asie du Sud-Est. Si la police ne prend pas le code de la route au sérieux, pourquoi les citoyens le feraient-ils ?

Seul un quart environ des conducteurs du Cambodge prennent la peine de passer le permis, et 70 % des motocyclistes ignorent le sens du panneau “stop”, selon une étude récente. Cela explique peut-être que le pays soit l’un des plus touchés par le fléau de santé publique le plus ignoré au monde : la montée en flèche du nombre d’accidents mortels qui a accompagné le boom des deux-roues dans les pays en développement.
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États-Unis : Les robots policiers patrouillent dans la Silicon Valley

A la croisée entre un Robocop et R2D2, la startup américaine Knightscope a commencé à mettre en circulation plusieurs de ses robots patrouilleurs Knightscope K5, chargés d’aider les forces de l’ordre à assurer la sécurité.

Robocop existe. La jeune société de robotique Knightscope a commencé à déployer au moins cinq de ses robots patrouilleurs Knightscope K5 dans la Silicon Valley, dans l’objectif d’aider à assurer la sécurité des lieux. Équipés d’un grand nombre de capteurs en tous genres, les robots K5 peuvent « voir », « entendre », « ressentir » et « sentir », et amassent ainsi des tonnes de données en temps réel, qui sont traitées au travers d’un moteur d’analyse prédictive.

S’il détecte une activité suspecte, un bruit tel qu’un bris de verre, ou même une odeur anormale par rapport à ce qu’il sait de la zone surveillée et de ce qui s’y déroule, le robot peut déclencher une alerte et mettre tous ses capteurs en éveil pour enregistrer le maximum d’informations.

En cas d’alerte, tous les internautes peuvent ainsi consulter les données ou regarder les flux vidéo transmis en temps réel, pour confirmer le problème de façon collaborative, enrichissant au passage les algorithmes prédictifs utilisés (la société affirme avoir des processus pour préserver le droit à la vie privée, mais il ne dit pas lesquels).
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Algérie : 5 leçons à tirer du soulèvement policier

Au-delà de la gravité du précédent et des images-chocs de policiers assiégeant un Palais présidentiel abandonné par son locataire, les manifestations des policiers antiémeute marqueront durablement le pays, la politique, les institutions et la société et mettent à nu la fragilité d’un Etat otage de luttes de clans.

Par Adlène Meddi

1-L’appareil répressif s’est enrayé

«La gestion démocratique des foules», concept cher au général-major Abdelghani Hamel, vient de se casser les dents sur les pavés d’Alger, Ghardaïa, Khenchela et Oran. La projection massive de troupes antiémeute pour contenir la foule avec installation durable des policiers de l’URS sur place avait un coût exorbitant, selon les témoignages des policiers frondeurs : l’épuisement et les conditions d’hébergement. Aussi en cause : les règles d’engagement. La police a reçu l’ordre de ne pas employer la force ou les balles réelles, même en cas d’agression, comme ce fut le cas à Ghardaïa. D’un point de vue technique, la logique militaire de Hamel, qui s’appuie sur une endurance spartiate des forces de police, a vite épuisé ses ressources.

D’un point de vue politique, l’engagement systématique des forces antiémeute pour pallier le déficit de gouvernance est décrié par les policiers eux-mêmes.

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États-Unis : Ferguson, exemple de la militarisation de la police américaine

La mort d’un jeune noir, abattu par un policier il y a quelques jours à Ferguson, au Missouri, provoque de vives tensions. Les rues de cette banlieue de Saint Louis, ressemblent à celles de Bagdad sillonnés par des troupes américaines.

(Merci à Steph)

Dubaï : Pour traquer les chauffards, les policiers sont équipés de Google Glass

La police de Dubaï emploie les grands moyens pour sanctionner les chauffards qui violent le code de la route. Ils sont désormais équipés de la technologie Google Glass pour identifier et traquer les véhicules qui prennent trop de libertés. Explications sur cette brigade du futur.


Un officier de la police des Émirats a confirmé au magazine Gulf News que les agents chargés de surveiller le trafic routier sont actuellement en train de tester des Google Glass pour améliorer leurs performances. Ils essaient aujourd’hui deux usages différents: un pour capturer et télécharger la photographie d’un chauffard, l’autre pour identifier les voitures recherchées en se basant sur leurs numéros de plaque.

Pour le moment, rien n’a été confirmé sur le fait que la police utilise cette technologie de manière plus large. Le colonel Khalid Nasser Al Razooqi, directeur d’un département de la police de Dubaï, a déclaré que si les tests se déroulaient bien, les agents adopteraient ce matériel dès que les Google Glass deviendront disponibles.

« Si cela passe nos critères et que nous voyons que c’est un appareil utile, nous pourrions en acheter un nombre conséquent. » En utilisant les applications développées par son unité, la police peut envoyer les photos directement dans la base de données du commissariat simplement en tapotant du doigt sur le côté des lunettes. Le simple fait de regarder la plaque d’une voiture enregistre le numéro et sera immédiatement vérifié pour savoir si c’est un véhicule recherché ou non.

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Chine : Le nouveau visage des camps de travail

Pékin a annoncé en décembre 2013 l’abolition du camp de travail, un dispositif très critiqué hérité de l’époque maoïste. Il permettait d’enfermer quelqu’un sans procès, à une durée de détention allant jusqu’à quatre années, sur une simple décision administrative.

La Chine a officiellement fermé ses camps mais ils sont remplacés par d’autres systèmes de rééducation, tout aussi arbitraires, et dans lesquels, trop souvent, le travail forcé continue.

Dubaï : La police renouvelle son parc automobile

La flotte automobile de la Police de Dubaï est déjà bien garnie avec notamment une Ferrari FF, une Lamborghini Aventador, une McLaren 12C, une Audi R8 ou encore une Aston Martin One-77, mais il manquait vraisemblablement une supercar à ce prestigieux garage.

En effet, la Police de Dubaï vient de faire l’acquisition d’une Bugatti Veyron, redécorée bien sûr aux couleurs locales. Alors que la France s’est contentée de Subaru Impreza WRX STi et aujourd’hui de Renault Mégane R.S., Dubaï tient dans ses rangs les plus célèbres sportives automobiles.

Maintenant un hypercar !

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Cannabis : Et si la France le légalisait ?

Fumer du cannabis ne serait pas plus dangereux que boire de l’alcool…” C’est en tout cas ce qu’a déclaré le Président américain dans un entretien au magazine The New-Yorker en janvier dernier.

Alors que le Colorado a légalisé le cannabis en novembre, et ce pour un usage récréatif, la porte est désormais ouverte pour un usage thérapeutique en France avec l’autorisation de mise sur le marché du Sativex, fabriqué à base de cannabis.

Enfin, alors que des voix se lèvent en faveur de la légalisation, à l’instar de celle de Luc Ferry, le député UMP Eric Ciotti souhaite lui, rendre obligatoire des tests de dépistage dans les lycées.

États-Unis : Après la faillite, le retour au Far West

Quel rôle l’État doit-il jouer, peut-on vivre avec le moins d’État possible ? Cette thématique était au centre de la dernière élection présidentielle américaine. Reportage dans deux villes qui partagent un même sort: elles sont au bord de la faillite. Mais c’est leur seul point commun.

Trenton, capitale du New Jersey, à majorité noire et hispanique, est complètement dévastée – et vit désormais avec une force de police amputée d’un tiers. Résultat : les crimes ont augmenté de façon spectaculaire. Une insécurité qui la fait glisser un peu plus dans l’abîme.

A une heure à peine de New York c ’est l’une des villes les plus dangereuses des États-Unis, un terrain de jeu pour les gangs et les dealers, et pourtant Trenton a dû licencier plus de 100 policiers, soit un tiers de ses effectifs. A l’image de nombreuses cités américaines au bord de la faillite, elle n’a même plus les moyens de payer pour la sécurité publique.

Colorado Springs, elle, vit aussi au régime sec, mais ici c’est un choix délibéré. Dans cette ville au pied des Rocheuses, le «moins d’État», c’est presque une religion.

Quand la crise a frappé, la ville de Colorado Springs a sauvé ses policiers, mais elle a sabordé d’autres services publics. Lampadaires éteints, parcs laissés à l’abandon, piscines fermées : les citoyens se sont réveillés du jour au lendemain dans un tout nouvel environnement. Ce qui est vraiment surprenant, c’est le programme d’adoption qui a été lancé par la ville: ainsi les plus riches ont pu se payer leur lampadaire ou leur parc… Et les businessmen les plus importants en ont profité pour prendre les rênes.

Cinéma : Diaz – Un crime d’État

Le G8 de Gênes [en 2001] a fait un mort, un jeune de 22 ans, Carlo Giuliano, tué d’une balle, mais aussi écrasé à deux reprises par un véhicule de la police. Ceci a marqué les esprits ; mais qui se souvient de la suite ? C’est de cette suite que traite le film.

[...] Après la mort de Giuliano, les autorités italiennes, voulant en finir avec les jeunes qui continuaient à tenir tête à la police, multipliaient les provocations, cherchant un prétexte: cette bouteille leur permet de se présenter comme menacées et d’utiliser un certain article de loi pour justifier une vaste opération, l’assaut de l’École Diaz. Des centaines de policiers, de Gênes, mais aussi des renforts venus de plusieurs autres villes, attaquent pendant la nuit moins d’une centaine de jeunes anti-système qui dormaient dans le gymnase.

La démocratie apparaît donc bien comme ce “monstre doux” dont parlait déjà Tocqueville, mais un monstre toujours prêt à mordre. Dans ces corps fermés, séparés de la société et destinés à des actions violentes que sont la police et l’armée, on ne peut pas parler de dérives ni de bavures : des événements comme ceux de l’école Diaz dévoilent leur vrai visage, comme, récemment, “la plus grande démocratie du monde” a dû jeter le masque et montrer son vrai visage de Big Brother.

La caméra, très mobile, nous plonge dans la violence, la confusion et la panique de cette nuit: elle suit l’irruption des hordes de policiers, les coups de matraques qui s’abattent sur garçons et filles indifféremment, mais aussi sur des médecins et des journalistes, la chasse à l’homme dans les étages de l’école, où on débusque de petits groupes de leurs précaires cachettes, et les mares de sang qui s’élargissent (d’où le sous-titre italien : Don’t clean up this blood) et tout cela est scrupuleusement exact, il suffit de comparer le film aux vidéos tournées sur le vif. [...]
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Législation : Le cas des ordres illégaux

Lorsqu’un ordre donné à un agent public a pour effet de commettre une infraction, l’agent se retrouve in fine seul juge de ses actes dont il doit personnellement rendre compte. Il ne peut pas se dégager de sa responsabilité devant les conséquences des actes exécutés en objectant qu’il avait « seulement » obéi aux ordres.

Puis-je refuser de commettre un ordre illégal ?

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Brésil: “Le gouvernement s’est moqué de nous avec l’organisation du Mondial”

Le mouvement de contestation continue de s’étendre au Brésil, malgré les concessions faites sur le prix des transports. Notre correspondante a recueilli des témoignages de manifestants à Rio de Janeiro.

Par Anne Vigna

Le mouvement de contestation sociale continue de prendre de l’ampleur jeudi au Brésil avec des manifestations dans 100 villes du pays. Depuis Manaus en Amazonie jusqu’à Porto Alegre au sud, les Brésiliens ont continué les protestations, malgré l’annonce, par 12 grandes capitales que les prix des transports publics allaient baisser de 0,20 reals; une des revendications originales du mouvement. Paroles de manifestants, à Rio, devant le stade Maracana.

Monica, 22 ans, étudiante en médecine:

“Les transports ne sont qu’une des revendications. Nous luttons également contre le gaspillage de l’argent public, la corruption et pour que l’éducation et la santé reçoivent une vraie attention. Le Brésil est un grand pays, un pays riche mais nos services publics sont misérables, c’est pour cela que nous sommes dans la rue”. 

Monica comme beaucoup de jeunes, vit ses premières manifestations. A ses côtés, Antonio, jeune professeur de 34 ans explique pourquoi le mouvement est né au moment de la Coupe des confédérations:

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Point sur la situation en Turquie / #occupygezi

mercredi 5 juin 2013
BILAN – Nous vous proposons un condensé des informations que nous compilons grâce à nos contacts sur place, en Turquie, dans différentes villes où des manifestations et/ou des heurts avec la police ont eu lieu.

Par #occupygezi


Zapping Turquie: Violences et répression… par 20Minutes

- Environ 240 manifestations enregistrées dans 67 villes.

- Plus de 1000 blessés à Istanbul, 700 blessés à Ankara (selon l’Association des Docteurs turcs).

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Russie : La mortalité liée aux drogues en recul

En Russie, le taux de mortalité lié à la consommation de drogues a reculé, et le nombre de toxicomanes a cessé de croître. Le pays rejette le discours laxiste sur la légalisation des drogues dites “douces”.

Vu sur Fdesouche : opérations anti-dealers en Russie

« On nous martèle ces derniers temps l’idée de la légalisation, en spéculant sur l’inefficacité des politiques antidrogue, mais ce n’est qu’une illusion », a déclaré le directeur du Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov. Selon lui, même la légalisation de la marijuana provoquera des dommages, sa consommation entraînant des maladies mentales : schizophrénie, processus maniaques et dépression profonde.

2013 : Comment l’Union européenne espionnera ses citoyens

Biométrie, vidéosurveillance, drones, détection des comportements anormaux, modèles mathématiques pour identifier des suspects… L’Union européenne finance plus de 190 programmes de recherche sur la sécurité et la surveillance. Au grand bénéfice des industriels, qui recyclent les technologies militaires pour surveiller les populations. Alors qu’un nouveau programme de recherche est en cours de discussion à Bruxelles, l’Europe continuera-t-elle à céder aux lobbys industriels et à investir des milliards dans le marché de la sécurité ?

Ils portent des noms étranges : Tiramisu, Pandora, Lotus, Emphasis, Fidelity, Virtuoso… En apparence, ce sont d’inoffensifs acronymes. En réalité, ils cachent 195 projets européens de recherche dans le domaine de la sécurité et de la surveillance. Des projets relativement inquiétants pour nos libertés. Et financés par l’Europe dans le cadre de partenariats public-privé.

Tout est bon pour combattre « le terrorisme et d’autres activités criminelles comme le trafic d’êtres humains ou la pornographie pédophile ». Et assurer la sécurité des citoyens… Sauf qu’il s’agit aussi avec Indect de détecter « automatiquement » (sic) les comportements suspects, à partir d’images de vidéosurveillance, de données audio ou échangées sur le net. Bienvenue dans Minority Report !

Exemple le plus emblématique : le projet Indect (« Système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain »), lancé il y a quatre ans, dénoncé fin octobre par des manifestations dans toute l’Europe. Indect vise à permettre une « détection automatique » des menaces et des situations dangereuses – comme les cambriolages – ou « l’usage d’objets dangereux » – couteaux ou armes à feu.

Détecter les comportements « anormaux »
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Espagne : Les policiers manifestent contre le gouvernement (Màj vidéo)

Casquette bleue sur le crâne, des centaines de policiers se sont rassemblés samedi devant le ministère de l’Intérieur à Madrid, dans le hurlement des pétards et des sifflets, pour crier leur colère contre les coupes budgétaires et la suppression d’avantages sociaux.


Policiers et Indignés devant le Parlement espagnol

«Les policiers n’en peuvent plus», peut-on lire sur une grande banderole déployée sur le Paseo de la Castellana, la grande avenue du centre de la capitale espagnole, bloquée par cette manifestation qui répond à l’appel des syndicats de policiers.

Comme tous les fonctionnaires espagnols, les policiers subissent de plein fouet la politique de rigueur mise en place par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, pour redresser les comptes du pays. En 2012, ils sont ainsi privés de la prime de Noël, ce qui équivaut en réalité à une perte de salaire de 7% sur l’année, les salariés espagnols étant payés sur 14 mois.

«Nous sommes venus exprimer notre indignation sur la façon dont nous traite le gouvernement, pas seulement parce qu’ils nous enlèvent la prime de Noël, mais aussi parce qu’ils nous suppriment des droits», lance Fran Estacio, un policier de 33 ans venu de Valence, dans l’est de l’Espagne.
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Suisse : Les Roms maîtres des collecteurs d’habits

En deux ans, le phénomène n’a fait que s’amplifier. Aujourd’hui, les Roms se sont proclamés patrons des 286 boîtes à habits réparties à travers le canton. Ils n’hésitent plus à scier les bennes à la disqueuse ou à poser leurs propres cadenas en lieu et place de ceux d’Emmaüs. Sans considération pour les autres personnes dans le besoin, en Suisse ou à l’étranger.

Pire, certains indélicats osent faire le guet devant les collecteurs et exigent que les fringues leur soient remises directement­. Pour un usage personnel et, surtout, pour revendre les fripes en bon état, estiment les organismes.

«Des gens nous appellent pour dire qu’ils n’osent plus se rendre aux bennes, indique-t-on à Emmaüs. Nous leur répondons, de même qu’à nos employés, de ne pas prendre de risques».

Porte-parole de la police, Jean-Philippe Brandt préconise d’amener directement les vêtements dans les centres d’aide.

Lire la suite de l’article sur le site de 20 minutes (Suisse)

Espagne : Les Indignés ferment leurs comptes en banque pour dénoncer les saisies immobilières

Non loin de la Puerta del Sol, célèbre place madrilène qui a vu naître le mouvement des Indignés il y a tout juste un an, une file d’attente s’allonge à l’entrée d’une banque. Des dizaines de personnes ont décidé de retirer leur argent pour protester contre Bankia, une banque coutumière des saisies immobilières que l’État a décidé de renflouer.

Policiers contrôlant l'identité des clients venus clôturer leur compte.

Lundi 14 mai, des clients de Bankia ont protesté devant le siège de leur banque contre l’entrée de l’État dans son capital. Le gouvernement l’a décidé la semaine dernière dans le but d’assainir les actifs toxiques du groupe, par ailleurs noté BBB par l’agence de notation Standart & Poor’s. Ecœurés, des clients ont découpé leur carte de crédit et leurs papiers de banque devant le bâtiment.

Cette nationalisation fait partie d’une vaste réforme du secteur bancaire annoncée par le gouvernement vendredi 11 mai. Elle impose aux banques d’augmenter leurs provisions pour se protéger des pertes sur leurs prêts toxiques dans l’immobilier. (…)

Lola Fernandez fait partie du mouvement des Indignés. Elle est membre d’un groupe de travail sur le logement et a participé à l’organisation de la manifestation devant Bankia.
Quand nous sommes arrivés devant Bankia, la police nous attendait. Après deux heures de négociations, les policiers ont fini par accepter de laisser entrer les clients, deux par deux. Ils leur ont demandé leurs papiers d’identité et ont noté leur nom, ce qui n’a pas manqué d’en effrayer certains. En fait, beaucoup d’Indignés ont eu à payer des amendes pour avoir pris part à des manifestations non autorisées.
Nous nous sommes organisés de telle manière qu’à chaque fois qu’un client entrait pour demander une remise de dette sur sa créance immobilière, un deuxième arrivait pour menacer de fermer son compte. La banque a noté toutes les réclamations des clients et nous attendons maintenant de voir ce qu’il va se passer. Avec un peu de chance, elle acceptera de négocier individuellement avec chaque client endetté.

Grande-Bretagne : Les policemen obèses gagneront moins

Alors qu’un rapport constate que trois quarts des policiers londoniens sont en surpoids, un projet de réforme demande des tests d’aptitude physique réguliers, avec sanctions salariales en cas d’échec.

Par Cyrille Vanlerberghe

52% des 11.500 policiers de Scotland Yard, la célèbre police métropolitaine de Londres, sont en surpoids et 22% sont même obèses, a constaté un rapport officiel britannique qui recommande des mesures drastiques pour remédier au problème.

Les femmes s’en sortent un peu mieux que les hommes, elles ne sont que 32% à être en surpoids, mais 16% d’entre elles sont tout de même obèses.

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Émeutes sociales en Tunisie et en Algérie

Flambée de colère

Si le phénomène n’est pas nouveau en Algérie où les manifestations de rue ont depuis longtemps remplacé toute forme de dialogue, les émeutes qui secouent la Tunisie contre la cherté de la vie ont remis en cause l’autoritarisme du régime de Zine El Abidine Ben Ali, et surtout dévoilé la face soigneusement cachée du “miracle économique tunisien”.

Réputée pour être étroitement quadrillée par les services de police, la rue tunisienne est en ébullition depuis le 17 décembre, date à laquelle un diplômé chômeur, devenu revendeur de légumes à la sauvette, s’était immolé par le feu en protestation contre le chômage et la cherté de la vie.

Depuis, des manifestations de rue, sur fond de chômage et de mal vie, ont été réprimées. Hier encore [mercredi 05 janvier 2011], le Conseil national de l’Ordre des avocats, qui a appelé à une grève des avocats en solidarité avec la population de Sidi Bouzid point de départ de la contestation, ont dénoncé “un usage sans précédent” de la force pour “faire taire les avocats”.

La fin du mythe économique tunisien ?

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L’ombre de la faillite plane sur plusieurs Etats américains

Après la Californie, le New Jersey et l’Illinois sont étranglés par leurs dettes. Certains estiment que Washington viendra à leur aide, d’autres évoquent la solution de la banqueroute.

San Diego sera-t-elle la première ? Dans la grande ville du sud de la Californie, le débat fait rage depuis quelque temps : pour s’en sortir, la municipalité doit-elle se déclarer en faillite ? L’ancien procureur de cette ville de près de 1,5 million d’habitants s’est déclaré favorable à l’idée, comme les principaux entrepreneurs, lassés disent-ils des «semi-vérités» assénées par des élus qui cacheraient la gravité de la situation.

Plus de 2 milliards de dollars de déficit dans le régime des retraites ; 1,4 milliard manquant pour financer le système de santé… Alors que les autorités de San Diego refusent d’augmenter les impôts, certains s’interrogent sur la pertinence de cette solution radicale, qui permettrait notamment à la ville de renégocier en bloc les salaires et le montant des retraites.

Panique à l’européenne

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La puanteur du déclin économique des USA augmente. Quand les Américains opprimés vont-ils descendre dans la rue ?

Par Paul Craig Roberts

Nécrophores américains sur une charogne

La veille de Thanksgiving, le China Daily en Anglais et le site People’s Daily Online rapportaient que la Chine et la Russie s’étaient mis d’accord pour utiliser leurs monnaies respectives au lieu du dollar dans leurs transactions commerciales bilatérales. Les Russes et les Chinois ont dit qu’ils avaient pris cette décision pour protéger leur économie des problèmes qui ont ébranlé leur confiance dans le dollar comme monnaie de réserve mondiale.

C’est une nouvelle importante spécialement pendant la période des congés de Thanksgiving où il n’y a pas beaucoup de nouvelles, mais on n’en a pas parlé sur Bloomberg, CNN, [le] New York Times, ni nulle part dans les médias, presse ou TV, étasuniens. L’autruche ne sort pas sa tête du sable.

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Les banlieues masquent les vraies fractures françaises

Addendum vidéo (Merci à Waza80)

Marc Voinchet reçoit Christophe Guilluy, géographe, auteur de « Fractures françaises ». France Culture – Les Matins – 27.10.2010

Quinze ans après le fameux slogan de campagne de Jacques Chirac sur la « fracture sociale », où en sont les inégalités ? Le constat du géographe Christophe Guilluy dénonce l’incapacité de nos dirigeants à pallier les inégalités territoriales.

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Il y a 15 ans maintenant, Jacques Chirac emportait l’élection présidentielle grâce à une intuition que résumait non pas son indigeste premier slogan « manger des pommes » mais le second, ô combien plus politique, dénonçant la « fracture sociale ».

Pour Christophe Guilluy, rien n’a vraiment changé en 15 ans. Au contraire, d’évitement en évitement, les cassures se sont approfondies, diffusées, multipliées, comme un cancer mal soigné se métastase.

Avec « Fractures françaises », son dernier essai, dont on peut lire quelques extraits ci-dessous, le géographe dresse un constat alarmiste sur la situation des couches populaires après 20 ans de mondialisation à marche forcée. Cette fois-ci, ce sera sans cartes, mais avec en appui un sérieux paquet de statistiques.

Car il s’agit ni plus ni moins pour ce chercheur que de dénoncer l’incroyable cécité des politiques publiques, à comprendre, apprécier, mesurer les inégalités territoriales qui se sont maintenant enkystées dans ce «vieux pays». Derrière ces territoires, ce sont évidemment des populations.

Alors que les dynamiques de mondialisation, de « métropolisation », et d’émergence du multiculturalisme à l’œuvre depuis deux voire trois décennies ont ébranlé le « principe d’égalité sociale ». Les réponses apportées ont à chaque fois tapé à coté de l’objectif, mainte fois répété, rarement atteint, de maintien des principes républicains.

La banlieue occulte tous les autres territoires

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Afrique du Sud : le gâchis des terres restituées aux Noirs

Le gouvernement ANC s’est rendu à l’évidence : la réforme agraire est un échec. Il a ainsi renoncé à son objectif de redistribuer un tiers des surfaces arables aux Noirs d’ici à 2014. Reportage dans la province du Limpopo.

"L'AWB (Mouvement de résistance afrikaner, d'Eugène Terreblanche) était meilleur que l'ANC - Nous votons pour une vie meilleure, pas pour une pire. Nous vivons comme des cochons." (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Etienne Cannaerts, un Belge de 61 ans installé depuis six ans à Lephalale (province du Limpopo, nord de l’Afrique du Sud), avait-il été séduit par la beauté du paysage ? On ne le saura jamais. Le 26 janvier, il a été kidnappé sur sa ferme, ligoté et égorgé.

Depuis le début de l’année, trois fermiers blancs sont tués chaque semaine en Afrique du Sud. «Depuis la fin de l’apartheid, cela fait 3367 morts», affirme Théo De Jager, le vice-président du syndicat Agri SA. Proies faciles en raison de leur isolement, les fermiers sont, après les policiers, les premières victimes de l’effroyable criminalité dans le pays.

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Les effectifs de la police ramenés au niveau de 2002

Longtemps préservées, la Police nationale et la gendarmerie sont affectées, alors que leurs missions vont croissant.

Plus de missions, moins d’effectifs. C’est le lot d’une grande partie des services de l’État, mais la police est dans une situation particulière tant les questions de sécurité sont un enjeu politique majeur pour le président de la République. Depuis le début de la révision générale de politiques publiques (RGPP), près de 5.000 équivalents temps plein ont été supprimés dans la police nationale, ce qui ramène à 144.000 le nombre de fonctionnaires de police sur le territoire, soit le niveau de 2002.

La deuxième vague de RGPP, pour la période 2011-2013, devrait fixer une fourchette de 3.000 à 5.000 suppressions de postes supplémentaires. A ce rythme, les effectifs fin 2013 pourraient être ramenés au niveau de 1997.

Or la charge des missions nouvelles confiées à la police n’a cessé de s’alourdir depuis trois ans.

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La crise va aggraver la délinquance

La politique d’austérité liée à la crise économique entraînera une hausse quasi automatique de la délinquance en France et le gouvernement aurait tort de réduire les moyens et les effectifs des forces de l’ordre: tel est le message de Nicolas Comte, réélu mardi à la tête du premier syndicat de police de France, Unité/SGP/Police.

Les plans de rigueur auront pour conséquence une hausse irrémédiable de la délinquance, il ne faut pas baisser la garde,” a-t-il dit mercredi. “Quand vous avez des taux de chômage extrêmement élevés, notamment dans des classes d’âge, chez les jeunes, cela a des conséquences sur le front de la sécurité,” ajoute-t-il.

Les policiers s’inquiètent à la fois du gel des dépenses annoncé par le Premier ministre François Fillon face à la crise de l’euro et de la poursuite de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Celle-ci doit entraîner la suppression d’environ 10.000 postes entre 2007 et 2012 en prenant en compte les recrutements prévus qui n’ont pas été réalisés, selon le syndicat. La police emploie environ 120.000 fonctionnaires.

Pour Nicolas Comte, il est clair que le métier de policier “va traverser une zone de tempête liée à la crise économique. On nous dit: ‘Nous ne pouvons pas toucher à la RGPP’. Mais la crise impose que l’ordre règne en France,” explique-t-il.

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