Les vrais chiffres du chômage de mars 2013

On compte pour le mois de mars 2013 : 29.400 chômeurs de plus, malgré 28.2300 radiés 160.000 emplois (souvent précaires) pour 9.500.000 privés d’emplois et travailleurs pauvres occasionnels.

[...]Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, Mars 2013 :
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France : 100.000 emplois détruits en 2012

Selon des données définitives, bien plus sombres que les provisoires, publiées mercredi 13 mars par l’Insee, 44.600 emplois été rayés de la carte au 4e trimestre 2012 dans les secteurs marchands, portant officiellement le nombre de postes disparus à 99.500 pour l’année, contre 66.800 selon l’estimation publiée mi-février.

Sur un an, l’industrie est aussi durement touchée, avec 29.400 emplois supprimés (soit -0,9% par rapport à fin 2011). Du côté de la construction, le solde est aussi négatif pour 2012 (-13.800 postes, soit -1%). Le nombre total d’emplois salariés dans le secteur marchand atteignait ainsi 15,96 millions fin 2012.

L’intérim, réputé précurseur des évolutions du marché de l’emploi, est le plus touché puisqu’il a perdu à lui seul 61.000 postes en 2012 soit 10,7% de ses effectifs.

Pour espérer stabiliser le chômage, il faudrait que l’économie crée 30.000 à 40.000 postes chaque trimestre, selon les économistes.
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“Besoin en Main d’Oeuvre” : Comment Pôle-Emploi réalise “ses” enquêtes

EXCLUSIVITÉ FORTUNE – Les enquêtes BMO (“Besoin en Main d’Oeuvre”) sont effectuées chaque année par Pôle-Emploi. Pascal, l’un de nos lecteurs, nous relate la manière dont les informations sont collectées, formatées et redistribuées. Son récit, tout à la fois amusant, cynique et grave, présente la façon dont on donne des “lignes d’action” aux citoyens particulièrement en détresse. Son récit illustre, par l’exemple, l’aberration de la hiérarchie, de la sous-traitance et de la “culture du résultat”. Cette combinaison donne un cocktail qui devrait ôter tout espoir de parvenir à la “terre promise de l’Emploi” en France, dans ce climat socio-économique. A la veille de la publication des nouveaux chiffres du chômage, il est cependant de bon ton d’espérer ; c’est une question de santé mentale.

Il y a deux semaines j’ai lu un article qui traitait de l’enquête BMO (Besoin en Main d’Oeuvre) effectuée annuellement par Pôle-Emploi auprès des entreprises, institutions et professions libérales de toutes tailles, secteurs d’activité confondus ou presque.

Le journaliste exposait que ”85% des 1,6 million d’entreprises sondées ne répondent pas au questionnaire. Les résultats de cette enquête sont relayés par la presse au grand public”. Ayant participé à une enquête BMO, du 15 novembre au 15 décembre 2011, je souhaite raconter cette courte expérience car cela peut intéresser d’autres personnes.
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Pôle Emploi du Cher (18) recherche “magicien pour transformer du bouleau en boulot”

Un conseiller d’une agence Pôle Emploi du Cher, dans un élan d’ironie ou de lassitude, s’est amusé à poster, vendredi, douze fausses annonces, totalement absurdes, sur le site de son agence. La direction n’ayant peut-être pas le même sens de l’humour, l’agent a “été placé” en arrêt maladie.

Cherche agent de sécurité incendie pour intervenir sur départ de feu, prévenir les risques d’embrasement. Poste réservé aux non-fumeurs“. Certains y voient de l’humour noir quand d’autres trouvent cela déplacé alors que quelques jours avant, un chômeur en fin de droits s’est immolé devant une agence Pôle Emploi de Nantes.

On ne connaît toujours pas les motivations de cet agent

Florilège. “Cherche magicien capable de transformer du bouleau en boulot. Débutants acceptés. Savoir avaler des couleuvres est un plus” ; ou encore “cherche consultant en intelligence économique capable de résoudre la solution suivante : il n’y a pas de solution, que des problèmes” ; ou “cherche psychiatre ou magnétiseur pour aider les conseillers de Pôle Emploi, public difficile, pathologies lourdes. Durée du poste : CDD de deux mois“.

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L’épreuve du licenciement

Ils ne représentent que 5 % des inscriptions au Pôle Emploi et sont 
emblématiques des temps de crise : les licenciements économiques symbolisent les « galères » personnelles, familiales et sociales de tous les chômeurs.

La récession actuelle a replacé sur le devant de la scène les fermetures de sites industriels, les vagues de licenciements économiques et les plans sociaux. Certains cas ont été fortement médiatisés, dans les dernières années : par exemple Peugeot à Aulnay-sous-Bois, Continental à Clairvoix, Molex à Villemur-sur-Tarn… Mais ce sont les avatars récents d’une longue chronique de plans de licenciements, parmi lesquels : Metaleurop dans le Pas-de-Calais en 2003, Moulinex en Normandie 2001, Cellatex à Givet en 2000, Daewoo en Lorraine en 1999, Pechiney sur divers sites en 1996, Chausson à Creil en 1993-1995, Chantiers navals de Dunkerque en 1987, Thyssen à Hagondange en 1979, etc.

Dans les années 1950, déjà, les reconversions industrielles ont été récurrentes. On ne parlait pas alors de la crise, comme on le fait aujourd’hui, mais de crises sectorielles, ayant affecté tout à tour les charbonnages et l’extraction minière, la sidérurgie et la métallurgie, le textile et la confection. Le glissement de vocabulaire (la crise) suggère un changement, mais de quelle nature ?

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Pôle emploi : Mission impossible

Une journaliste des «Infiltrés» a réussi à intégrer une agence importante d’une grande ville française : une embauche sans vraie sélection et avec une formation sur le tas.

Jour après jour, cette infiltrée a découvert la réalité du quotidien des conseillers de Pôle emploi, en sous-effectifs chroniques, écrasés par la bureaucratie et des directives inapplicables, parfois à la violence, et scandalisés par la politique du chiffre.

(France 2 – Les Infiltrés – 01 février 2013)

Emploi : les prévisions noires de l’Unedic

Le gestionnaire de l’Assurance chômage anticipe une nette hausse du nombre de demandeurs d’emploi en 2013, ainsi que de son déficit.

Après la satisfaction (pas tout à fait) générale provoquée par le succès des négociations sur l’emploi, vendredi, le retour à la réalité. L’Unedic, qui gère les finances de l’Assurance chômage, a livré ce lundi des prévisions pessimistes pour 2013 : ses finances devraient être au diapason de l’emploi en 2013, c’est-à-dire franchement dans le rouge, en raison de la croissance quasi-nulle à laquelle s’attendent les économistes.

Pour faire ses comptes, en effet, l’Unedic ne s’est pas appuyée sur la prévision du gouvernement, un 0,8% de moins en moins crédible, mais sur le chiffre de 0,1% retenu notamment par l’Insee. Autant dire que l’activité restera stable en 2013, ce qui ne permettra pas de résorber un chômage en hausse depuis dix-neuf mois consécutifs.

L’institution s’attend donc à 185.500 inscriptions supplémentaires à Pôle Emploi en catégorie A (aucune activité), après 295.000 en 2012. Un ralentissement, donc, mais pas une baisse : le nombre total de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élèverait ainsi à 3.300.000 environ. Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés, lui, augmenterait de 180.000 environ, ce qui entraînerait une augmentation de 8% des dépenses de l’Assurance chômage.

Dans le même temps, cette dernière verrait la situation se dégrader côté recettes, en raison des destructions d’emploi, mais aussi de la faible progression de la masse salariale, sur laquelle sont appuyés ses revenus. L’endettement de l’Assurance chômage augmenterait donc de près de 34%, atteignant 18,6 milliards d’euros en fin d’année, un niveau record.

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Pôle emploi : Au coeur de la crise

Ce documentaire propose une plongée au cœur du Pôle emploi de Chaumont, préfecture de la Haute-Marne où, en un an, le taux de chômage est passé de 6 à 10 pour cent. Né de la fusion entre ANPE et Assedic, le pôle emploi saura-t-il répondre à la détresse sociale qui s’empare du pays ?


(Merci à alex1737)

France : Les chômeurs seraient près de 9 millions

Il n’y aura pas de miracle de Noël. Publiés aujourd’hui [27 décembre 2012], les chiffres du chômage de Pôle emploi de novembre devraient être, encore une fois, mauvais et en hausse pour le 19e mois consécutif. Le gouvernement met donc la pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils parviennent au fameux « compromis historique », qui doit réformer le marché du travail.

Pour l’instant, les négociations patinent. Hier Michel Sapin, le ministre du Travail, a fait le point sur le dossier avec François Hollande à l’Elysée. A l’issue de cet entretien, il a averti : « Chacun (doit) prendre ses responsabilités », et d’insister sur l’importance que les syndicats « aboutissent à un accord les 10 et 11 janvier prochain ». C’est que l’état du marché du travail devient de plus en plus alarmant, avec le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs (catégorie A) franchi en septembre. Michel Sapin a promis hier « une mobilisation maximale de tous les outils en faveur de l’emploi ». L’arsenal du gouvernement est déjà connu : contrats d’avenir et contrats de génération. Mais suffira-t-il vraiment pour atteindre l’objectif d’inversion de la courbe du chômage à la fin de l’année 2013 ? Pas si sûr.

Sur le terrain, les associations de chômeurs sont sceptiques. Elles pointent du doigt un phénomène qui monte : les décrocheurs de Pôle emploi, ces non-inscrits ou désinscrits qui viennent nourrir la masse des chômeurs dits « invisibles ».

Si, toutes catégories confondues, on recense officiellement 5 millions de chômeurs, ils seraient en fait près de 9 millions en comptant les sans-emploi « fantômes » et les victimes de temps partiels subis qui souhaiteraient travailler plus sans pouvoir le faire.

« Les gens qui disparaissent de nos radars sont en augmentation », confirme Sylvette Uzan-Chomat, conseillère et membre de SNU Pôle emploi. « Savoir qu’on ne sera pas indemnisé ne motive pas, en plus de l’offre d’emploi limitée. Le manque de personnel ne permet pas non plus d’encourager les chômeurs », ajoute-t-elle. « Les chômeurs invisibles ne croient pas en Pôle emploi, où les conseillers ont un trop grand nombre de cas à gérer », souligne Alain Marcu, d’Agir contre le chômage (AC !). Parmi eux, les jeunes et les femmes sont surreprésentés. C’est « un vrai enjeu », admet-on au ministère du Travail.
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Théâtre : Pôle emploi à la dérive – Un autre regard sur les politiques d’emploi

Quatre conseillers de pôle emploi, et deux « demandeurs d’emploi » dans le cadre syndical du SNU Pôle emploi, décomposent la machine infernale de la fusion ANPE/ASSEDIC. Ou comment dans l’histoire du combat entre l’éléphant et le caïman, ce n’est pas l’éléphant qui gagne…

Quand la logique gestionnaire prend le pas sur l’accompagnement des chômeurs, la politique publique d’emploi est défaite et privatisée. Les conseillers ne sont plus là pour « aider » mais pour orienter le plus rapidement possible vers des officines privées de formation. C’est la destruction d’un métier dont on ne peut sortir que par une alliance entre conseiller et usagers.

Chez les saisonniers, chômeurs et retraités concurrencent les étudiants

Loin de l’image d’Epinal de l’étudiant qui vend des gaufres sur la plage ou ramasse des fruits pour financer ses vacances, chômeurs et retraités sont de plus en plus nombreux à rejoindre les bataillons de travailleurs saisonniers, symptôme d’une précarité grandissante.

On dénombrerait, selon les syndicats, entre 1,2 et 2 millions de saisonniers en France, majoritairement dans l’agriculture et l’hôtellerie-restauration, plus encore si on ajoute les emplois induits dans les zones touristiques (distribution, services…).

Depuis que le taux de chômage est très fort, on a vu apparaître des seniors, absents jusqu’ici, pour qui ces contrats temporaires tendent à devenir des emplois à part entière“, observe Antoine Fatigat, responsable CGT en Rhône-Alpes, première région recruteuse devant l’Aquitaine, où ce nouveau phénomène pose des problèmes en termes de logement, mais aussi de scolarisation pour les enfants de ces travailleurs itinérants.

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La lumière portée sur les plans sociaux cache la réalité des causes du chômage

Pour le douzième mois consécutif, le nombre des demandeurs d’emploi a progressé pour s’établir à 4.592.000 (catégorie A,B,C), soit une progression de 0,2% sur un mois et de 6,5% sur un an. Contrairement à un effet loupe, ce ne sont pas les plans de licenciements qui représentent la première cause d’inscription à Pôle Emploi mais bien davantage les fins de contrats à durées déterminée et des mission d’intérim.

La série en cours continue… Pour le douzième mois consécutif, le nombre des demandeurs d’empois inscrits à Pôle Emploi a progressé. Et ce dans toutes les catégories. Ainsi, le nombre des demandeurs d’emplois inscrits en catégorie A (aucune activité exercée) s’établit à la fin avril à 2.888.800 en France métropolitaine, soit une progression de 0,1% sur un mois (+4.300) mais, surtout, de 7,5% sur un an. Si on y ajoute les catégories B et C (chômeurs ayant exercé une activité réduite durant le dernier mois), ce triste constat est le même : au total, le nombre des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A,B,C s’établit à 4.318.500 en France métropolitaine (4.592.000 avec les Dom), soit une hausse de 0,2% sur un mois et de 6,5% sur un an.

Si le chômage des jeunes de moins de 25 ans a connu un semblant de répit en avril (-0,1%), sur un an leur nombre est tout de même en progression de 4,3%. De même, phénomène préoccupant, le chômage de longue durée (plus d’un an) continue d’augmenter pour la catégories A,B,C (+ 1,1% en avril et + 8% sur un an). Plus grave encore, l’ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A,B,C fin avril s’établit à 467 jours. Or, plus le chômage dure, plus il est difficile de retrouver un emploi… Enfin, dernier constat, fin mars 2012, un peu moins de la moitié des demandeurs d’emploi (49,4%) percevaient une indemnisation.

Les licenciements économiques : un motif d’inscription à Pôle Emploi très marginal Lire la suite

Pôle emploi : Programme européen favorisant les migrations en provenance du Maghreb

Alors que le chômage atteint aujourd’hui en France des taux records, Pôle emploi s’apprête à mettre en place le « projet TEAM », un programme européen visant à « améliorer et faciliter » pendant deux ans la gestion des migrations de main d’œuvre vers l’Europe – en particulier vers la France – en provenance d’Afrique du Nord. Un projet que Nicolas Sarkozy se garde bien d’évoquer.

Ancien patron de l’Inspection Générale des Finances, Jean Bassères a pris ses fonctions à la tête de Pôle emploi depuis 3 mois, où il a succédé à Christian Charpy. Quand il était le patron de Pôle emploi, ce dernier avait commencé à mettre en place, conformément aux souhaits du Medef, une politique ouvertement mondialiste favorisant la « diversité » et la discrimination positive au détriment des salariés « de souche » et ce, alors que le nombre des chômeurs français connaissait une augmentation sans précédent. Lire la suite

La peur du chômage au coeur du système français

Avec les déclarations que vient de faire le chef de l’Etat sur un possible référendum sur l’indemnisation et la formation des chômeurs, on pourrait penser que la France compte aujourd’hui plus de 4,2 millions de fainéants vivant de l’assistanat et d’incompétents notoires !

A compétences égales, une obligation de recrutement de chômeurs de longue durée !

Certes, il doit bien y avoir quelques abus et des candidats à l’embauche mal formés. Mais sincèrement, pensez-vous que les personnes en recherche d’emploi aujourd’hui soient moins compétentes que celles en poste ? N’y a-t-il pas au sein de votre organisation ou de votre entreprise, publique ou privée, des personnes que vous jugez incompétentes au regard de leur fonction ? Reconnaissez-le ! Il y en a.

On ne peut pas établir de corrélation entre la compétence d’une personne et son statut à un moment donné : en poste/au chômage. Dès lors, pourquoi vouloir à tout prix former les chômeurs et non pas systématiquement tout salarié ? Pourquoi encore grever le budget de l’Etat de formations qui pourraient s’avérer inutiles ? N’avez-vous pas dans votre entourage, proche ou lointain, des personnes très compétentes, travailleuses, jeunes ou moins jeunes, qui, en dépit d’efforts ininterrompus depuis des mois, ne trouvent pas d’emploi ? Et s’il était temps de cesser d’opposer les uns aux autres ? Et si la racine du mal était ailleurs ? Dans notre culture.

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Pôle Emploi “au bord de l’implosion”

Les agents de Pôle emploi croulent sous les dossiers. Une enquête réalisée montre que, contrairement aux chiffres officiels qui évoquent une moyenne de 115 chômeurs par conseiller, “la moyenne flirte avec les 200 chômeurs par conseiller” dans les départements de la Seine-Saint-Denis ou le Val-de-Marne. A Garges-les-Gonesses (Val-d’Oise), un conseiller est même censé suivre 516 personnes par mois et un autre à Yerres (Essonne) le chiffre record de 655 chômeurs.

Face à cette situation catastrophique, due à la crise économique, à la montée brutale du chômage et au manque de moyens de Pôle Emploi, des conseillers se sont dit “obligés de jongler” et de se concentrer sur les cas les plus urgents.

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Chômage : Le pire est à venir pour les ouvriers

Le baromètre de Marianne enregistre désormais 4,618 millions de chômeurs. Depuis trois mois, c’est le niveau auquel le chômage s’est stabilisé. Alors que le pays s’apprête à entrer dans la rigueur mise en musique par le gouvernement, que l’Europe peine à défendre sa monnaie comme son industrie, le risque de chômage s’accroît notamment pour la part la moins protégée des salariés: les ouvriers non qualifiés.

« Malgré cette augmentation sur un mois, ce chiffre témoigne de la stabilisation du nombre de demandeurs d’emplois depuis six mois. Le deuxième semestre 2010 aura en effet permis, malgré une reprise économique encore fragile, de stabiliser le nombre de demandeurs d’emplois », a indiqué Xavier Bertrand, ministre du travail.

De retour rue de Grenelle, l’ex-patron de l’UMP, retrouve cet exercice terrifiant qui consiste à commenter des chiffres du chômage en période de récession. Bonhomme, le maire de Saint Quentin a fait contre mauvaise fortune bon cœur en célébrant une « stabilisation ».

Chômage : le pire est à venir pour les ouvriers

Et de fait depuis 3 mois, le chômage semble avoir atteint un plateau. Avec 4,62 millions de personnes hors de l’emploi, notre baromètre s’installe donc à un niveau stratosphérique, qu’il n’avait encore jamais atteint avant septembre dernier.

Même si sa vitesse décroît, la dégradation, portée par la dynamique du chômage caché, est, ce mois-ci encore, au rendez-vous: + 0,4% sur un mois, et + 6,6% sur un an. Au total, le taux de chômage au sens du baromètre Marianne s’établit à 16,4 % en France métropolitaine.

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Chômage : Nouvelle dégradation en novembre

La situation s’est dégradée en novembre sur le front du chômage, avec désormais plus de 4 millions de Français en quête d’un emploi, dont plus d’un tiers de seniors, à qui le gouvernement a promis vendredi une amélioration en 2011, tandis que les économistes restent prudents.

Selon les données du ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé durant le mois de novembre a progressé de 21.300, à 2,698 millions, soit une hausse mensuelle de 0,8% et de 2% sur un an.

En incluant les personnes en activité réduite -courte ou longue- le nombre des inscrits sur les listes de Pôle emploi a progressé de 33.600, à 4,019 millions (+0,8% sur un mois et 5% sur un an). A fin novembre, avec les DOM, 4,272 millions de Français figuraient sur les listes de Pôle emploi.

Mais, en novembre la situation s’est encore dégradée pour les catégories les plus fragiles: “jeunes, salariés peu qualifiés, salariés ayant fait l’objet d’un licenciement économique et chômeurs de longue durée.” La situation est plus sombre pour les seniors (plus de 50 ans): 748.000 sont à la recherche d’un emploi, soit une hausse de 1,7% sur le mois et un bond de 16% par rapport à novembre 2009.

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Quand le travail tue

Parce qu’il y en marre de voir des gens détruits par leur travail, soumis à des logiques aberrantes, marre de voir des méthodes de management qui font perdre pied aux gens, on va aborder une question essentielle dans nos sociétés capitalistes : les suicides liés au travail, le mal être au travail, le burn out. Autant de maux sur lesquels on n’a encore aucune statistique fiable, et pour cause : l’enjeu pour les entreprises est de mettre tout cela sur le compte de « difficultés personnelles » des employés. Ca les arrangerait bien, mais c’est faux.

J’essaie de me pencher aussi souvent que possible sur la question des conditions de travail, et j’ai été amenée à interroger des médecins conseil, qui en Belgique travaillent pour les mutualités et reçoivent les salariés en souffrance. Même l’un des médecins que j’ai vu est devenu dépressif à force de voir défiler face à lui des gens au bout du rouleau, moralement et physiquement.

Des symptômes comme la fibromyalgie, qui empêchent de bouger, sont liés à un excès de stress et augmentent de manière vertigineuse. D’autres perdent leurs dents, leurs cheveux, ou carrément la vie. D’après ce médecin, ces phénomènes sont en augmentation exponentielle depuis le début des années 90. Et très peu de maladies liées au travail sont reconnues comme telles, grâce à un lobbying intensif des entreprises.

État des lieux

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