Mortin (50) : Une école numérique dans la campagne

À Mortin, aux confins de la Normandie et de la Bretagne, l’école Nové@ forme ses élèves aux métiers de la filière numérique très haut débit depuis sept ans. Les élèves sont encadrés par des professionnels qui leur enseignent du concret. Du BEP au Master 2, l’école propose cinq formations. Tous les cursus prévoient des stages en entreprise et sont financés en partie par Pôle emploi.

La filière devrait recruter d’ici 2030, 25.000 techniciens. “On a besoin de manœuvres, de ressources humaines, qui sont et qui seront non-délocalisables et qu’on retrouvera sur chaque territoire“, indique Marie-Françoise Dujarrier, directrice de Nové@.

La filière est en pleine expansion. Les élèves viennent de tout le grand-ouest et aussi de banlieue parisienne. L’école aide ses élèves à trouver des solutions d’hébergement et procure du travail à 99% d’entre eux.

Les vrais chiffres du chômage en septembre : 67.900 chômeurs de plus malgré 283.300 radiés

Toujours un inscrit sur deux qui ne perçoit aucune indemnité de Pôle emploi. Seuls 2 chômeurs sur 10 sortent des listes pour “reprise d’emploi déclarée”.

Après la fausse baisse du mois dernier, imputable aux augmentations des radiations, le rééquilibre se fait, donc, avec une moyenne hélas courante d’ environ 1000 chômeurs de plus par jour (lissée sur les 2 derniers mois).

Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, Septembre 2014 :

  • Défauts d’Actualisation : 194.800, 43,3 % des sorties des listes.

- Radiations Administratives (les punis) : 42.700, 9,5 % des sorties. +4,4 % sur 1 mois

- Autres Cas ( les morts, suicidés, emprisonnés .. ) : 45.800 et 10,2 % des sorties.

Soit 283 300 radiés des listes (63 %) pour autres motifs que :
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France: le chômage va continuer d’augmenter fin 2014 et en 2015 (Unédic)

L’Unédic, organisme qui gère l’assurance chômage, a prévu lundi une poursuite de la hausse du chômage, avec 44.000 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires d’ici à la fin de l’année et 96.000 en 2015, plus qu’annoncé en mai.

Quelque 106.000 demandeurs d’emploi sans activité ont déjà été comptabilisés depuis le début de l’année. A fin août, Pôle emploi recensait 3,413 millions de chômeurs sans activité.

Ces prévisions sont plus pessimistes que celles publiées en mai: l’Unédic prévoyait alors 103.200 inscrits supplémentaires pour 2014 et 60.000 pour 2015.

Les nouvelles projections correspondent tout de même à un léger ralentissement de la hausse du chômage par rapport à 2013, année où près de 175.000 nouveaux chômeurs avaient été recensés par Pôle emploi.
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Offres d’emploi non pourvues : la machine à fantasme

350 000 offres d’emploi ne trouveraient pas preneurs selon le ministre du Travail. Un chiffre qui alimente le discours sur la fraude bien qu’il ne repose sur aucune étude rigoureuse. 

Fernand Léger : “Les constructeurs”

« En France, 350 000 emplois ne trouvent pas preneurs ». François Rebsamen, ministre du Travail, a repris à son compte une vieille polémique. Il y aurait donc en France  un vivier d’emplois délaissés par des chômeurs plus prompts à vivre de l’assistanat qu’à rechercher activement un travail.

350 000 pour la rue de Grenelle, 400 000 pour le Medef, 500 000 pour Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle 2012, et même 600 000 pour certains journalistes : les emplois non pourvus suscitent fantasmes et envolées peu rigoureuses. Le chiffre avancé par François Rebsamen est d’autant plus surprenant que François Hollande lui-même reconnaissait l’an dernier que « personne n’a la véritable statistique ». Comment l’expliquer ?

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Chômage : les reprises d’emploi au plus bas depuis 2009

La publication, chaque trimestre par le ministère du Travail, des résultats de son enquête récurrente sur « les sortants des listes de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi » est l’occasion de constater que ses statistiques mensuelles minorent systématiquement l’ampleur des retours à l’emploi.

La « faute » en grande partie aux nombreux chômeurs qui se contentent de ne pas pointer lorsqu’ils retrouvent du travail plutôt que de prévenir. De quoi souffler, habituellement, un semblant d’optimisme quand le chômage augmente.

Mais c’est malheureusement loin d’être l’enseignement essentiel de la dernière édition de cette enquête qui porte sur ce que deviennent les ex-chômeurs sortis du décompte de Pôle emploi en septembre 2013. Ce mois-là, le ministère a dénombré seulement 195.118 chômeurs désinscrits parce qu’ils avaient retrouvé un poste. C’est une mauvaise nouvelle : depuis le début de l’enquête trimestrielle, en juin 2002, c’est seulement la cinquième fois que ce chiffre passe sous les 200.000. La précédente, c’était en décembre 2010, soit près de trois ans avant. Et jusqu’à présent, le plancher des 200.000 n’avait jamais été enfoncé un mois de septembre.

L’étude accumule les nouvelles inquiétantes sur les difficultés de réinsertion des chômeurs sur le marché du travail.

Si l’on s’intéresse non pas au nombre absolu mais à la proportion de personnes ayant été désinscrites de Pôle emploi, le constat est encore plus sombre.

Sur les 451.000 sorties enregistrées, 43,3 % seulement ont repris un emploi. Il n’y a qu’en mars 2009 qu’une plus mauvaise performance avait été enregistrée.

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Chômage : Les mauvaises raisons de la baisse

Le taux de chômage a légèrement baissé au dernier trimestre 2013, d’après l’Insee. Hélas ce n’est pas lié à une dynamique retrouvée de l’emploi mais surtout à la baisse du taux d’activité, c’est-à-dire la part des 15-64 ans qui occupe ou recherche un emploi.

L’Insee vient de publier les résultats de l’enquête emploi menée auprès des ménages au quatrième trimestre 2013. Cette enquête fait notamment apparaître une baisse de 0,1 point du taux de chômage officiel au cours de ce trimestre qui passe ainsi de 10,3 à 10,2 % en France (dont les DOM). Alors que le nombre des inscrits à Pôle emploi avait, lui, continué à croître à la fin de l’année dernière.

Au final, François Hollande aurait donc bien réussi son pari d’inverser la courbe du chômage en 2013. Certes, mais c’est surtout pour de mauvaises raisons : le recul du taux d’activité des Français.

Cela fait longtemps déjà que les écarts notables entre les résultats de l’enquête emploi d’une part et les inscriptions à Pôle emploi d’autre part posent problème et suscitent des débats.

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France : Les tribulations d’une chômeuse qui ne chôme pas

Sous forme de lettre adressée à ses confrères « chômeurs ou chômeurs en activité réduite», la journaliste Ariane Dollfus explique, à travers son expérience, comment Pôle Emploi est une machine à dissuader de travailler.

Cher confrère «chômeur en activité réduite»,

Je t’écris parce que même si je ne te connais pas, je sais ce que tu vis. Je suis dans ton cas. Comme moi, tu as été licencié économique, parce que ton entreprise a connu la crise, et a dû se résoudre à un plan social. Mais comme moi, tu ne t’es pas laissé abattre. Tu as droit à 24 mois d’indemnisation chômage (ce qui va très vite) parce que tu as suffisamment cotisé, mais tu ne «chômes» pas en attendant le virement mensuel de Pôle Emploi. Car tu continues à trouver du travail. Coûte que coûte. A enchaîner les contrats courts, les piges, les commandes d’écriture qui ne font pas l’objet d’un CDI, spécimen désormais en voie d’extinction. Tu fais donc partie des 1,594 million de «chômeurs en activité réduite» en décembre 2013 (catégories B et C), et tu as sûrement découvert comme moi à quel point Pôle Emploi est une machine à dissuader le travail. Ce n’est la faute de personne, si ce n’est celle du système, archaïque, complexe, contre-productif malgré lui, et nécessitant une réforme urgente, à l’épreuve ces jours-ci.

La langue française dénigre la personne qui a perdu son emploi. Elle devient « chômeuse ». Du bas latin, « caumare », « se reposer pendant la chaleur ».
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France : Le chômage atteint un niveau record

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a continué à grimper en janvier en France, portant le nombre de chômeurs au niveau record de 3,31 millions (+0,3%), a annoncé mercredi le ministère du Travail.

En incluant les chômeurs ayant eu une activité réduite (+0,5%), 4,92 millions de demandeurs d’emploi étaient recensés à la fin du mois dernier, du jamais vu.

Après l’échec de l’inversion de la courbe du chômage fin 2013, promise par le président François Hollande, le ministre du Travail Michel Sapin s’est fixé mercredi une nouvelle échéance, en disant “souhaiter” qu’il y ait “moins de chômeurs” fin 2014.

“Toute la politique gouvernementale est axée sur un objectif simple et compréhensible pour tous, à la fin de l’année il faudra qu’il y ait moins de chômeurs”, a-t-il dit. Le ministre a aussi relevé qu’il y avait aujourd’hui “moins de jeunes au chômage qu’il n’y en avait l’année dernière”, attribuant ce résultat à la politique gouvernementale d’emplois aidés.
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Agences de l’État : Un discret puits sans fond

Elles sont discrètes, ne font pas tellement parler d’elles mais engloutissent à elles-seules 20% du budget de l’État. Les agences de l’État, ce sont quelques grandes institutions comme Pôle Emploi ou Météo France mais ces dernières années elles se sont démultipliées.

Connaissez-vous par exemple le FNPCA ou Fonds National de Promotion et de Communication de l’Artisanat, ou bien encore le CNDS, le Centre National de Développement du Sport ? Ces organismes, dont on peut parfois douter de l’utilité, s’additionnent et dépensent toujours plus. Enquête sur des institutions peu connues mais très voraces.

La fumisterie du million d’emplois promis par le Medef

L’offre est alléchante. En échange de nouvelles exonérations et autres petites gâteries accordées aux patrons, le Medef promet de créer 1 million d’emplois nets en 5 ans. Le pactole !

Pour inciter les entreprises françaises à créer 1 million d’emplois nets, le gouvernement social-démocrate devra consentir quelques efforts. En matière de cadeaux au patronat, il n’en est plus à ça près, nous direz-vous.

Les recettes pour remporter le jackpot sont prévisibles : baisse des charges (qui dans la terminologie du Medef signifie cotisations sociales), simplifications administratives, flexibilité, le tout adossé à quelques dizaines de milliards d’économies budgétaires. Une paille !

Pour un million d’emplois nets, le jeu en vaut vraiment la chandelle, même si le perfide Bayrou se plaît à rappeler que 3,3 millions de chômeurs de catégorie A, moins un million d’emplois créés = 2,3 millions de demandeurs restants. La logique arithmétique est implacable !

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Nouvelle hausse du chômage en juin: 14.900 sans-emploi supplémentaires

Après une légère pause en mai, le chômage est bel et bien reparti à la hausse. Fin juin, 3.279.400 demandeurs d’emploi pour la seule catégorie A (sans activité) étaient inscrits à Pôle emploi, en France métropolitaine. Soit 14.900 chômeurs de plus qu’en mai (+0,5%) et 11,2% de plus qu’il y a un an. [...]

Le Parisien

(Merci à Garath)

On ne connaît pas le nombre de chômeurs en France…

On sait juste qu’il va augmenter en 2013 !

Les calculs du chômage, qu’il s’agisse du nombre des demandeurs d’emploi et plus encore du taux de chômage en pourcentage de la population active, ne sont pas simples. Actuellement, les économistes sont un peu perdus et n’ont qu’une certitude: l’inversion de la courbe du chômage, si ardemment voulue par le Président de la République, n’est pas pour la fin de cette année.

L’exercice le plus compliqué consiste à déterminer le taux de chômage, puisqu’il s’agit de déterminer un rapport entre deux variables, le nombre des demandeurs d’emploi  et l’ensemble de la population active ayant un emploi ou non; on multiplie donc les risques d’erreur. Pour le mesurer au sens du BIT –Bureau international du Travail— qui définit des normes internationales, l’Insee réalise en continu une enquête emploi menée auprès d’un échantillon représentatif de la population française.

Comme toute enquête menée par sondage, celle-ci est sujette à ce qu’on appelle des «aléas statistiques». Ce problème, les spécialistes savent le gérer. Mais, depuis le début de l’année, la situation est plus compliquée: du fait, comme le dit pudiquement l’Insee, de «la mise en place de nouvelles conditions d’emploi», le nombre d’enquêteurs disponibles n’a pas permis de couvrir l’ensemble du territoire de façon uniforme.

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Chômage : 40.000 nouveaux inscrits à Pôle emploi en avril (Màj)

Addendum du 31/05/2013 – Zone euro : Nouveau record du taux de chômage, à 12,2% en avril

Quelque 19,37 millions de personnes étaient au chômage en avril dans les 17 pays de la zone euro, précise Eurostat dans un communiqué. En un mois, 95.000 personnes sont venues grossir les rangs des chômeurs au sein de l’Union monétaire et environ 1,64 million en un an.

Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage était à 11% en avril, comme le mois précédent. Au total, 26,58 millions de personnes étaient au chômage dans l’UE en avril. En comparaison, le taux de chômage était de 7,5% en avril aux États-Unis.

Un retournement de situation n’est pas en vue“, estime Martin Van Vliet, analyste pour la banque ING. “Même si la zone euro sort de récession plus tard cette année, le marché du travail risque lui de rester en dépression jusqu’à l’année prochaine“.

Boursorama
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Les vrais chiffres du chômage de mars 2013

On compte pour le mois de mars 2013 : 29.400 chômeurs de plus, malgré 28.2300 radiés 160.000 emplois (souvent précaires) pour 9.500.000 privés d’emplois et travailleurs pauvres occasionnels.

[...]Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, Mars 2013 :
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France : 100.000 emplois détruits en 2012

Selon des données définitives, bien plus sombres que les provisoires, publiées mercredi 13 mars par l’Insee, 44.600 emplois été rayés de la carte au 4e trimestre 2012 dans les secteurs marchands, portant officiellement le nombre de postes disparus à 99.500 pour l’année, contre 66.800 selon l’estimation publiée mi-février.

Sur un an, l’industrie est aussi durement touchée, avec 29.400 emplois supprimés (soit -0,9% par rapport à fin 2011). Du côté de la construction, le solde est aussi négatif pour 2012 (-13.800 postes, soit -1%). Le nombre total d’emplois salariés dans le secteur marchand atteignait ainsi 15,96 millions fin 2012.

L’intérim, réputé précurseur des évolutions du marché de l’emploi, est le plus touché puisqu’il a perdu à lui seul 61.000 postes en 2012 soit 10,7% de ses effectifs.

Pour espérer stabiliser le chômage, il faudrait que l’économie crée 30.000 à 40.000 postes chaque trimestre, selon les économistes.
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“Besoin en Main d’Oeuvre” : Comment Pôle-Emploi réalise “ses” enquêtes

EXCLUSIVITÉ FORTUNE – Les enquêtes BMO (“Besoin en Main d’Oeuvre”) sont effectuées chaque année par Pôle-Emploi. Pascal, l’un de nos lecteurs, nous relate la manière dont les informations sont collectées, formatées et redistribuées. Son récit, tout à la fois amusant, cynique et grave, présente la façon dont on donne des “lignes d’action” aux citoyens particulièrement en détresse. Son récit illustre, par l’exemple, l’aberration de la hiérarchie, de la sous-traitance et de la “culture du résultat”. Cette combinaison donne un cocktail qui devrait ôter tout espoir de parvenir à la “terre promise de l’Emploi” en France, dans ce climat socio-économique. A la veille de la publication des nouveaux chiffres du chômage, il est cependant de bon ton d’espérer ; c’est une question de santé mentale.

Il y a deux semaines j’ai lu un article qui traitait de l’enquête BMO (Besoin en Main d’Oeuvre) effectuée annuellement par Pôle-Emploi auprès des entreprises, institutions et professions libérales de toutes tailles, secteurs d’activité confondus ou presque.

Le journaliste exposait que ”85% des 1,6 million d’entreprises sondées ne répondent pas au questionnaire. Les résultats de cette enquête sont relayés par la presse au grand public”. Ayant participé à une enquête BMO, du 15 novembre au 15 décembre 2011, je souhaite raconter cette courte expérience car cela peut intéresser d’autres personnes.
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Pôle Emploi du Cher (18) recherche “magicien pour transformer du bouleau en boulot”

Un conseiller d’une agence Pôle Emploi du Cher, dans un élan d’ironie ou de lassitude, s’est amusé à poster, vendredi, douze fausses annonces, totalement absurdes, sur le site de son agence. La direction n’ayant peut-être pas le même sens de l’humour, l’agent a “été placé” en arrêt maladie.

Cherche agent de sécurité incendie pour intervenir sur départ de feu, prévenir les risques d’embrasement. Poste réservé aux non-fumeurs“. Certains y voient de l’humour noir quand d’autres trouvent cela déplacé alors que quelques jours avant, un chômeur en fin de droits s’est immolé devant une agence Pôle Emploi de Nantes.

On ne connaît toujours pas les motivations de cet agent

Florilège. “Cherche magicien capable de transformer du bouleau en boulot. Débutants acceptés. Savoir avaler des couleuvres est un plus” ; ou encore “cherche consultant en intelligence économique capable de résoudre la solution suivante : il n’y a pas de solution, que des problèmes” ; ou “cherche psychiatre ou magnétiseur pour aider les conseillers de Pôle Emploi, public difficile, pathologies lourdes. Durée du poste : CDD de deux mois“.

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L’épreuve du licenciement

Ils ne représentent que 5 % des inscriptions au Pôle Emploi et sont 
emblématiques des temps de crise : les licenciements économiques symbolisent les « galères » personnelles, familiales et sociales de tous les chômeurs.

La récession actuelle a replacé sur le devant de la scène les fermetures de sites industriels, les vagues de licenciements économiques et les plans sociaux. Certains cas ont été fortement médiatisés, dans les dernières années : par exemple Peugeot à Aulnay-sous-Bois, Continental à Clairvoix, Molex à Villemur-sur-Tarn… Mais ce sont les avatars récents d’une longue chronique de plans de licenciements, parmi lesquels : Metaleurop dans le Pas-de-Calais en 2003, Moulinex en Normandie 2001, Cellatex à Givet en 2000, Daewoo en Lorraine en 1999, Pechiney sur divers sites en 1996, Chausson à Creil en 1993-1995, Chantiers navals de Dunkerque en 1987, Thyssen à Hagondange en 1979, etc.

Dans les années 1950, déjà, les reconversions industrielles ont été récurrentes. On ne parlait pas alors de la crise, comme on le fait aujourd’hui, mais de crises sectorielles, ayant affecté tout à tour les charbonnages et l’extraction minière, la sidérurgie et la métallurgie, le textile et la confection. Le glissement de vocabulaire (la crise) suggère un changement, mais de quelle nature ?

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