Inde : Pour soigner l’asthme, ils avalent des poissons vivants

A Hyderabad en Inde, des personnes souffrant d’asthme se sont rassemblées pour avaler des poissons vivants, un traitement traditionnel administré chaque année dans le sud de l’Inde.

Ce “médicament” utilisé comme remède aux problèmes respiratoires, consiste à placer un petit poisson vivant ainsi qu’une formule secrète d’herbes médicinales au fond de la bouche. Tous les ans, le rituel se déroule au début de la mousson au mois de juin, et attire des milliers de personnes à travers le pays.

(Merci à Tilak)

Polynésie : Le mystère mérou

Derrière la gueule peu avenante du mérou se cache une énigme. Un mystère bien moins limpide que les eaux de Polynésie où il batifole. Ce qui intrigue les chercheurs, c’est le curieux ballet de sa reproduction, cet énorme speed-dating qui, chaque année, à la pleine lune de juin ou de juillet, voit converger dix-huit mille poissons dans l’atoll de Fakarava, mais aussi des centaines de ­requins affamés venus profiter de l’orgie.

Pour cerner la logique de ce rassemblement unique, le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta, habitué des plongées extrêmes — on se souvient de son odyssée sur les traces du cœlacanthe —, s’est lancé un nouveau défi : s’immerger vingt-quatre heures à 20 mètres de profondeur pour une observation in situ. Cette performance humaine inédite est ­l’acmé de l’expédition dont ce film brosse le récit, entre périple high-tech et enjeux scientifiques.

Dotés d’un matériel vidéo pointu, Ballesta et son équipe cartographient les lieux en 3D, filment les attaques de requins au ralenti grâce à une caméra qui offre une précision de mille images par seconde, et jouent les limiers en eaux troubles, observateurs pointilleux d’un biotope aux beautés hypnotiques.

Inde : Le Gange, fleuve à la dérive

Le Gange est un fleuve sacré pour des centaines de millions d’Indiens. Depuis plusieurs décennies, tous les gouvernements ont eu la rude tâche d’essayer de le rendre «propre». Une mission quasi impossible. Le Premier ministre Narendra Modi pourra-t-il à son tour relever ce défi?

Avec Bénarès, Kanpur est l’un des endroits les plus sales du Gange. Là se concentre la plus grande partie de l’industrie du cuir (activité principale de la ville depuis plus d’un siècle). Des millions de litres de déchets industriels sont déversés dans l’eau et sur les rives.

Selon l’ONG Eco Friends, les 400 tanneries rejettent 50 millions de litres d’eau souillée dans le fleuve. Seuls 9 millions sont traités. La majorité des ateliers sont tenus par des musulmans. Le nettoyage instamment demandé par des nationalistes hindous prend une connotation religieuse et politique.

Narendra Modi, est issu des cercles nationalistes hindous et leader du Barhatiya Janata Party (Parti du Peuple indien). Élu Premier ministre de l’Inde le 17 mai 2014, il fête sa victoire sur les bords du Gange. Lors de sa campagne, il a promis aux Indiens de dépolluer le Gange, véritable égout à ciel ouvert.
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Alerte au mercure

Le mercure se trouve partout, dans les produits d’hygiène, les jouets en plastique, les ampoules à économie d’énergie, les poissons, les amalgames dentaires. En effet, ce métal à l’état liquide est encore utilisé par les industriels en raison de ses nombreuses propriétés chimiques.

Pourtant en 2007, l’OMS l’a classé parmi les dix substances les plus toxiques. Des études font désormais le lien avec des maladies neurologiques comme Alzheimer ou la sclérose en plaques. La plupart des pays européens ont adopté des mesures pour limiter son utilisation.

Mais les autorités françaises tardent à réagir. Durant de longs mois, une équipe a enquêté dans les cabinets dentaires, les usines de recyclage d’ampoules et les poissonneries. Les résultats sont inquiétants !

Diffusé sur France 5 le dimanche 1 février 2015

Peut-on encore manger du poisson ?

Dans un monde où les eaux recouvrent plus de 72% de la surface de la planète, l’Homme a toujours cru les ressources marines inépuisables. Début des années 70, le signal d’alarme est tiré par des scientifiques et ONG du monde entier. Si nous ne faisons rien, dans moins de 30 ans, il risque de ne plus rien rester de comestible dans les océans.

Aujourd’hui, la vie maritime est gravement menacée car de nombreuses espèces sont en voie de disparation. Le magazine Kaizen se demande comment a-t’on pu en arriver là ? Comment du mercure peut-il se retrouver dans notre alimentation sans que le consommateur en soit averti ? Comment devrions-nous « mieux pêcher » dorénavant ? Comment agir à notre échelle en tant que citoyen ?

Chine : Le plus grand aquarium du monde

55.000 poissons de 1000 espèces différentes, un bassin gigantesque pour accueillir des requins baleines de plus de 20 mètres de long. A Hengqin, près de Hong Kong, le plus grand aquarium du monde a ouvert au printemps dernier. Quand la Chine se lance dans les parcs aquatiques, c’est avec démesure!

Les médicaments présents dans l’eau sont-ils dangereux ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale. L’origine de ces produits est multiple: rejet lié à la consommation, essentiellement dans les urines et les fèces, rejet accidentel ou volontaire de médicaments non utilisés, et localement et potentiellement des rejets industriels.

Même si les concentrations dans l’eau sont très faibles, il est démontré que certains de ces résidus pharmaceutiques ont des effets mesurables sur différentes espèces aquatiques (en particulier poissons et batraciens). Quelles peuvent être les conséquences pour l’homme et comment peut-on limiter ces risques ?

D’où proviennent les résidus de médicaments ?

On retrouve dans les milieux aquatiques des concentrations très faibles de résidus pharmaceutiques provenant de médicaments destinés à la consommation humaine ou animale.
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Norvège : La chasse à la baleine bat des records

Les chasseurs de baleine norvégiens ont harponné 729 cétacés cette année – un chiffre record depuis la reprise en Norvège de cette pratique controversée, en 1993. Cette année-là, le pays scandinave avait repris la chasse à la baleine malgré un moratoire international en place depuis 1986, à l’égard duquel Oslo a émis des réserves officielles.

En 2013, le nombre de petits rorquals (ou baleines de Minke) harponnés s’était élevé à 590, déjà en forte hausse par rapport à l’année précédente. Les captures restent toutefois très inférieures au quota national de 1.286 baleines par an.

En Norvège, où la viande de baleine était autrefois le plat du pauvre, les chasseurs peinent depuis plusieurs années à remplir les quotas. Les organisations de défense des animaux y voient un signe de désaveu des consommateurs, tandis que les pêcheurs évoquent l’engorgement des usines de conditionnement à terre, le coût élevé du carburant ou des zones de chasse trop éloignées.

Manque de demande
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La Merveille des fonds marins

Les récifs coralliens occupent moins de 1% de la surface des océans, mais hébergent plus du tiers des espèces marines connues. Grouillant d’espèces comestibles, ils jouent un rôle essentiel pour l’alimentation des populations. Ils protègent aussi les côtes contre l’érosion et leur attrait touristique est un atout pour le développement économique des régions tropicales.

Surpêche : La fin du poisson à foison

La surpêche est un problème écologique majeur. La fin des pêcheries commerciales mondiales ne cesse d’être annoncée de plus en plus tôt. Les écologistes parlent d’océans et de mers vides d’ici à une cinquantaine d’années (voire beaucoup moins) si rien n’est fait, et pourtant les poissons continuent d’être pêchés massivement, répondant à une demande exponentielle.

Le chalutage profond est toujours pratiqué, et les filets dérivants qui ne font pas de détails sont toujours utilisés. L’Union Européenne propose d’ailleurs l’interdiction totale des filets maillants dérivants d’ici début 2015.

La surpêche pratiquée toujours plus loin pour satisfaire les supermarchés occidentaux, privent les pays en développement de ressources alimentaires.

La pêche n’est d’ailleurs soumise à aucun contrôle en ce qui concerne les règles d’abattage, ainsi les poissons sont souvent « travaillés » vivants alors que de récentes études scientifiques reconnaissent qu’ils ressentent la douleur. Le monde de la pêche industrielle génère également un esclavage moderne d’êtres humains, que l’on ne soupçonne pas.

Maroc : Du poisson chinois radioactif dans les assiettes

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée “61″, classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type “Encornet” ou “Pota”, vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

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Produits à base de poisson : Savez-vous vraiment ce que vous mangez ?

Une enquête menée par l’association de consommateurs CLCV montre que pour une majorité de produits de la mer, les informations mentionnées sur les étiquettes sont très imprécises.

L’association a étudié les étiquettes de 70 produits à base de poisson (parmentiers, brandades, panés, croquettes, nuggets, rillettes, surimis, soupes et plats cuisinés), issus de grandes marques et de marques distributeurs.

L’enquête montre que pour une majorité de produits, les informations mentionnées sur les étiquettes restent très imprécises, avec un flou savamment entretenu sur les espèces utilisées ou le pourcentage exact de poisson contenu dans chaque préparation.

Aquaexcel : Les poissons d’élevage du futur

À Sizun, en Bretagne, nous découvrons le centre de recherche baptisé Pisciculture expérimentale des Monts d’Arrée appartenant à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).

Cette station expérimentale – parmi les plus importantes en Europe pour l’élevage de salmonidés – participe à un projet européen appelé Aquaexcel qui vise à coordonner différentes structures de ce type dans l’Union européenne.

L’aquaculture est une activité en très forte croissance,” souligne le coordinateur du projet, Marc Vandeputte, “elle progresse de plus de 8 % par an depuis une vingtaine d’années au niveau mondial et l’an dernier, elle a dépassé en tonnage, la production de bœuf.

Thaïlande : Piège en haute mer

Des esclaves enfermés dans des soutes insalubres dont on a confisqué les papiers et qui travaillent pour quelques euros afin de rembourser une dette virtuelle, le tout afin d’exporter du poisson de plus en plus rare pour votre magasin du coin ? Bienvenue en 2014 !

L’esclavagisme moderne est une réalité. Et le consommateur est complice sans même le savoir. Les grandes surfaces s’en lavent les mains. Les États regardent ailleurs. Le marché pourrait-il être plus libre encore ?

Vosges : Un pêcheur mordu par un piranha

A Saint-Dié-des-Vosges, la pêche, ça mord. Dans tous les sens du terme. Vendredi 23 mai, un pêcheur a pris un piranha dans un étang des Vosges. Et quand il a saisi l’animal de 17cm de long, le poisson l’a mordu au doigt.

L’expérimenté pêcheur a tout de suite pensé à un piranha, bien que le poisson carnivore vive d’ordinaire dans des eaux tropicales à une température d’une vingtaine de degrés, ce qui est loin d’être le cas des étangs vosgiens.

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Allemagne : Une start-up berlinoise fait pousser des tomates à l’aide de poissons

Les poissons sont en bas, qui font de l’engrais, les plantations sont en haut, qui font des tomates: bienvenue à la “ferme-container“, prototype d’une agriculture urbaine qui allie pisciculture et cultures maraîchères, et cœur de métier d’une start-up berlinoise.

Dans la cour pavée d’une ancienne brasserie de la capitale allemande se dresse la mini-ferme de la société ECF: un container qui abrite l’élevage de poissons, coiffé d’une serre où poussent tomates, blettes et poivrons. Le principe est simple: des bactéries transforment l’ammonium des déjections des poissons en nitrates, qui servent d’engrais pour les cultures un étage au-dessus.

Les Aztèques utilisaient déjà cette méthode, connue sous le nom d’aquaponie, une contraction d’aquaculture et hydroponie. Ce dernier vocable désigne un procédé agricole où les plantes ne poussent pas dans la terre mais sur un substrat neutre (sable ou roches par exemple) régulièrement irrigué.

Cette technologie permet à l’agriculture de se libérer de la contrainte d’un sol fertile et donc de quitter la campagne… Un atout important dans un contexte d’urbanisation croissante au niveau mondial.

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Amérique du Nord : L’invasion de la carpe volante

Espèce invasive, la carpe asiatique menace l’écosystème de la plus grande ressource mondiale d’eau douce : les Grands Lacs nord-américains.

Introduite par accident dans le Mississippi il y a 30 ans, la très destructrice carpe volante n’est plus qu’à cent kilomètres au sud du lac Michigan. Chercheurs et défenseurs de la nature tente de l’arrêter.

Océans en danger ?

En compagnie du grand naturaliste David Attenborough, une exploration de la biodiversité sous-marine menacée.

Démarrée en 2003, une vaste étude internationale a pour objectif d’étudier et de détailler la biodiversité des fonds marins du globe. Les premiers résultats révèlent la richesse et la fragilité du milieu marin, qui abrite plus d’un million d’espèces.

Tilapia : Le nouveau poisson miracle ?

Il a un drôle de nom mais son prix est presque imbattable : entre 6 et 8 euros le kilo au rayon surgelé des grandes surfaces. Ce poisson au goût neutre et quasiment sans arrêtes est adoré par les enfants. Mais d’où vient le tilapia ?

Au départ, on le pêchait dans les fleuves d’Afrique mais aujourd’hui, il est élevé de manière industrielle en Chine. Herbivore, il a le gros avantage d’être nourri au maïs et au soja et non pas avec des farines de poissons comme le saumon.

Cependant, pour en produire toujours plus, des éleveurs abusent des antibiotiques et des hormones. Parfois même, ils fertilisent les bassins avec des excréments de cochon ou de poulet. Alors avec le tilapia, le poisson reste-t-il toujours un bienfait pour la santé ?

Du poisson pas si bon, enquête sur une filière opaque (Docu)

Comme la filière industrielle de la viande, secouée par de nombreux scandales, celle du poisson entre à son tour dans des zones de turbulences et de soupçon. Selon l’enquête d’une ONG américaine, un poisson sur trois vendus sur les étals aux Etats-Unis n’est pas conforme à son étiquette. En France, une récente enquête de «60 Millions de consommateurs» révèle que dans un cas sur trois, les étiquettes seraient aussi mensongères.

Réalisé par Lamia Belhacene (2014)

(Merci à NOP)

Chine : Le fleuve Yangtsé a perdu 99,7% de ses poissons

L’excès d’activités humaines, la surpêche, et les nombreux barrages hydroélectriques tout le long du fleuve Yangtsé a eu pour conséquence immédiate de faire s’effondrer totalement l’ensemble des écosystèmes aquatiques du fleuve : 99,7% de ses poissons ont aujourd’hui disparu.

«Le nombre de poissons des quatre grandes espèces endémiques s’est totalement effondré, passant d’une estimation de 30 milliards dans les années 1950 à moins de 100 millions aujourd’hui. Quant au nombre d’espèces observées, la réduction constatée est totalement effrayante, passant de 143 à 17 aujourd’hui, selon un rapport publié dernièrement par le Comité des ressources halieutiques du fleuve Yangtsé dans le cadre d’une étude d’impacts des activités humaines commandée par le ministère de l’Agriculture et le Fond mondial pour la nature ».

Le bassin du fleuve Yangtsé arrose à lui seul 19 provinces, ce qui représente tout de même 18,8 % de la superficie des terres chinoises.

En plus d’une baisse spectaculaire du nombre de poissons, plusieurs autres espèces, notamment les marsouins aptère, ont aujourd’hui totalement disparu, rapporte Zhao Yimin, responsable des ressources halieutiques du fleuve.
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Global shushi : Demain, nos enfants mangeront des méduses !

En moins de vingt ans, le sushi est sorti des frontières du Japon pour devenir l’un des emblèmes de la «world food». Pourtant, sa consommation en particulier et celle du poisson en général n’est pas sans conséquences sur la biodiversité marine.

En remontant la filière du sushi, Jean-Pierre Canet, Damien Vercaemer et Jean-Marie Michel expliquent en quoi la pêche intensive et destructrice malmène les océans.

La plupart des scientifiques considèrent en effet que, d’ici à 2050, 75 % des espèces de poissons auront disparu. Ils estiment en outre que la flotte mondiale de bateaux de pêche a une capacité de capture deux à trois fois supérieure à ce que la mer peut fournir chaque année à l’espèce humaine.

Surpêche : Les poissons pourraient disparaître d’ici 2035

Par Nolwenn Weiler

Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois.

La consommation moyenne par habitant atteint aujourd’hui 18 kilos dans le monde. 22 kilos en Europe. Et la France caracole en tête, avec 34 kilos de poissons avalés chaque année par habitant ! Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans.

Pour satisfaire cet appétit, les bateaux doivent naviguer au-delà des eaux européennes, d’où ils rapportent 50% du poisson consommé sur le vieux continent. Ils croisent notamment au large de l’Afrique noire, où ils pillent les ressources des professionnels locaux.

[...] « Nos bateaux mesurent moins de 12 mètres, nous n’allons pas à plus de 12 milles des côtes (c’est à dire une vingtaine de kilomètres, ndlr), et nous ne sortons pas plus de 12 heures d’affilée en mer », explique Gwen Pennarun, pêcheur du Finistère et membre fondateur de la plate-forme de la petite pêche artisanale française.

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Norvège : Le saumon d’élevage, ruine écologique du pays

(Article du 24/12/2011)

Critiquer l’industrie du saumon est de très mauvais goût en Norvège. L’association Green Warriors a vu se déployer une puissante contre-attaque lorsqu’elle a publié l’an dernier son rapport sur l’impact environnemental de l’élevage du saumon.

L’aquaculture norvégienne n’a rien à envier aux élevages de porc intensifs bretons : entassement des animaux, traitements aux antibiotiques, épandages nocifs pour l’environnement…

En livrant sa version française (la version anglaise est aussi mise en ligne), les Green Warriors poursuivent leur combat dans un domaine hautement sensible – la pêche y est le troisième secteur d’exportation après le pétrole et le gaz.

Et la France est le plus gros importateur de saumon norvégien, l’essentiel de ce que nous consommons (dont 30% pendant les fêtes de fin d’année) vient des fjords de ce pays. Un marché multiplié par trois en vingt ans, qui pèse 416 millions d’euros annuels.

« Le poisson gras renforce la santé mentale »

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Donnez votre avis sur nos poissons d’avril

Ainsi que certains de nos lecteurs ont pu le remarquer, notre équipe s’est mobilisée tout au long du lundi de Pâques afin de vous offrir quelques sourires poissonniers, en ces temps de crise.

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Pour mémoire, nos poissons d’avril étaient :
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La pêche en France : Un potentiel économique mondial sans égal

Tribune Libre de notre lecteur (mal sur-nommé) Abrutix que nous remercions chaleureusement. Nous profitons de l’occasion pour rappeler que les colonnes de Fortune sont ouvertes à tous ceux d’entre vous qui souhaitent faire partager leurs connaissances sur des thèmes en rapport avec l’économie ou l’environnement.

Les activités vivrières ne sont plus destinées à faire partie du socle économique des pays développés: main d’œuvre coûteuse et niveau scolaire élevé limitent les vocations pour les métiers de la pêche, réputés durs, peu rémunérateurs et socialement déconsidérés.


“Les pêcheurs” – Charles Napier Hemy, 1888

Cette vision typique des « trente glorieuses » est désormais obsolète : jusqu’à ces dernières années, la hausse de la demande aquacole fut gérée par l’industrialisation de la pêche.

C’est désormais insuffisant : les besoins sont supérieurs aux capacités de la nature, ce qui entraîne une inexorable diminution des stocks pouvant mener à l’extinction des formes de vie adaptées à notre alimentation.

Face à cet effet de ciseaux nous avons réagi de quatre façons :

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L’immense gaspillage de la nourriture

Au moment où l’on parle d’augmenter les productions agricoles de tous les pays, certains spécialistes ont rappelé que chaque année, 40% de l’alimentation disponible aux États-Unis sont jetés (cf. la revue PLoS One de la Public Library of Science), ce qui entraîne la dilapidation d’un quart de l’eau douce consommée pour ces productions…. et, si besoin était, confirment d’autres études plus anciennes concernant les pays développés : partout, on retrouve ces mêmes 30 ou 40% gaspillés.

La nouveauté est que le phénomène touche à présent les pays en voie de développement, où les pertes varient entre 10 et 60% des récoltes. Dans les pays riches, le gros des pertes se place « en bout de chaîne », car la distribution rejette, pour des raisons esthétiques (couleur, calibrages des fruits et des légumes par exemple) et fixe des dates de péremption de « large » sécurité.

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