Italie : Du chardon pour remplacer le plastique

À Milan comme dans toute l’Italie, le sac plastique à base de pétrole est désormais interdit. Dans le pays, les sacs sont en chardon de Sardaigne, une matière première tout à fait surprenante. Au milieu de la Méditerranée, les fermiers en cultivent 500 hectares. La récolte a lieu fin août.

Tout est ensuite stocké. Les fleurs de ces chardons recèlent un trésor, aussi précieux qu’un baril de pétrole, des graines noires. De ces graines, on peut tirer une huile qui permet de fabriquer du plastique végétal, 100% biodégradables.

Les graines prennent ensuite la direction de la bioraffinerie, un ancien site pétrolier reconverti après sa fermeture. Dans cette usine, l’huile des graines est raffinée, elle passe ensuite par des kilomètres de tuyau, des chaudières à haute pression afin d’obtenir une poudre blanche. Cette poudre blanche est la matière première des sacs en plastique végétal.

Pollution et puberté précoce

La féminisation précoce des petites filles impose un lourd suivi médical. À Montpellier, Emma consulte le professeur Sultan, pionné dans le suivi des maladies environnementales dues aux perturbateurs endocriniens.

Chaque année, près de 1.200 petites filles en France reçoivent un traitement anti-hormonal pour freiner une puberté précoce aux conséquences parfois lourdes, comme l’arrêt de la croissance, des risques accrus de diabète, d’obésité et de maladies cardiovasculaires.

Pour les deux tiers de ces petites patientes, le professeur Sultan a identifié une cause environnementale: pesticides, plastiques, hydrocarbures, détergents ou cosmétiques. Emma a, elle, la chance d’être bien prise en charge par l’hôpital et choyée par ses parents. Elle continue de jouer avec insouciance comme une petite fille de son âge.

Sardaigne : Du chardon pour la fabrication de bio-plastique

À en croire une récente étude menée par l’Université de Géorgie, 275 millions de tonnes de déchets plastiques sont produits chaque année. Sur ces 275 millions, 32 sont des déchets qui restent à terre alors que 8 millions de tonnes polluent les océans.

Un problème environnemental majeur pour la planète. Une solution à ce problème pourrait venir du chardon.

Europe : L’horreur des déchets plastiques drainés par le Danube jusqu’à la Mer Noire

Le plus puissant fleuve d’Europe, le Danube, rejette au moins 1.500 tonnes de débris plastique dans la mer Noire chaque année. C’est ce que révèle une équipe de scientifiques autrichiens après deux ans d’échantillonnage intensif.

La plupart des débris plastiques rejetés dans le fleuve, soit environ 80 %, proviennent de sources industrielles qui fabriquent une multitude d’objets de consommation courante tel que des brosses à dents ou encore des jouets pour enfants, rappelle Aaron Lechner, chercheur à l’Université de Vienne, qui a fait équipe avec d’autres scientifiques pour s’attaquer au problème. “Il serait pourtant facile pour ces producteurs de contrôler ces déchets avant leur diffusion dans le fleuve” dit Lechner.

Même si seulement 0,01 pour cent des matériaux plastiques de production s’échappent dans l’environnement, ils finissent par créé une énorme quantité de déchets plastiques qui vont persister à le polluer pendant des milliers d’années. Ces déchets seront encore présents dans la nature les 100.000 prochaines années, rappelle-t-il, plaidant pour une réglementation urgente et beaucoup plus stricte de l’activité plastique en Europe.

Les recherches de cette équipe pour cette nouvelle étude ont été soigneusement planifié et exécuté entre 2010 et 2012. Les chercheurs ont analysé plus d’un millions de gallons d’eau du fleuve Danube à travers leurs écrans d’ordinateur après les avoir filtré via des filets à mailles fines pour tenter de quantifier et de trier la pollution plastique du fleuve.
Lire la suite

Recyclage, les points noirs du business vert

Avec 870 millions de tonnes de déchets par an dans l’Hexagone, le recyclage est devenu un enjeu majeur. En donnant une seconde vie aux poubelles, le procédé doit permettre de lutter contre la pollution et de préserver les ressources naturelles du territoire.

Mais ce nouveau business, qui représentait neuf milliards d’euros en 2013, connaît ratés et scandales.

Contrairement aux bouteilles en verre ou aux boîtes de conserve, massivement recyclées, les emballages en plastique finissent pour la plupart à la décharge ou sont incinérés. Se pose également le problème des déchets électroniques, qui se multiplient et regorgent de substances toxiques.

Réalisé par Lisa Fanjeaux (France 5 28/04/2015)

Pourquoi une grève de la production ne suffirait pas !

Partons de l’exemple concret de l’histoire d’un gobelet plastique.

Première étape : extraire le pétrole

Dans le monde, 27% des émissions totales de gaz à effet de serre sont liées à l’industrie des énergies fossiles, sans compter les marées noires et autres accidents de forages qui polluent les océans et sans compter les émissions libérées par la combustion de ces énergies fossiles pour leur utilisation finale (chauffage, transport, industries..). Le dernier rapport du GIEC préconise de laisser dans le sous sol 80% des énergies fossiles déjà connues afin de limiter la hausse de température liée à l’effet de serre et éviter l’emballement des changements climatiques.

Pourtant, financées par les plus grandes banques, ces multinationales du pétrole, championnes de l’extractivisme émettent toujours plus de CO2 à mesure qu’elles se tournent vers les énergies plus extrêmes : gaz et pétrole de schistes, sables bitumineux…

La connivence entre ces grandes multinationales pétro-gazières et les états est telle que leurs positions de par le monde sont assurées (cf Total et GDF Suez en France, et la « Francafrique »), souvent même au mépris des droits des peuples (mensonges, corruption, conflits armés).

Lire la suite

Le grand méchant sac (Màj vidéo)

Addendum du 07/04/2015 : Est-ce bientôt la fin des sacs plastiques à usage unique ?

En décembre, l’Assemblée nationale a examiné un projet de loi sur la transition énergétique. Parmi les grands coupables, le sac plastique qui dépanne le consommateur lorsqu’il fait ses courses. Selon les chiffres du gouvernement, 5 milliards de sacs plastiques sont encore distribués aux caisses des magasins, ainsi que 12 milliards dits “fruits et légumes”.

Un amendement voté le 25 juin 2014 prévoit d’interdire les sacs plastiques à usage unique à partir du 1er janvier 2016. 10 mois pour se débarrasser d’un produit installé dans notre quotidien, dans nos habitudes depuis près de 60 ans.

Qu’est-ce qui va succéder à ce bon vieux sac ? Peut-on fabriquer des sacs biodégradables à base de matière organique ? Sont-ils vraiment écolos ? Enquête sur la trace des alternatives au sac plastique.

Lire la suite

Pétrole et sacs plastiques

Résistants et bon marché, les sacs plastiques sont bien pratiques pour faire des achats. Mais une fois les emplettes terminées, ils peuvent vite se transformer en danger pour l’environnement. Car au lieu de finir à la décharge, ils atterrissent bien souvent dans la nature où ils s’invitent dans la chaîne alimentaire des animaux, et finalement des humains.

Par ailleurs, la plupart des sacs plastiques sont obtenus à partir du pétrole, une matière première non renouvelable. L’Union européenne entend bien endiguer ce déluge de sacs plastiques : d’ici 2025, elle espère que chaque citoyen ne consommera plus que 40 sacs par an. A l’heure qu’il est, leur consommation annuelle par habitant est de 70 en Allemagne et de 80 en France.

L’Hexagone est bien placé pour atteindre l’objectif fixé puisqu’à partir de 2016, les sacs plastiques à usage unique y seront interdits. A Berlin, les présentateurs de « X:enius » découvrent qu’il est parfaitement possible de faire ses courses sans sachets. Il existe même un supermarché qui a renoncé à toutes les formes de plastiques, sacs ou emballages.

Nord : Le recyclage des bouteilles plastiques se développe

A Faches-Thumesnil, dans le Nord, un container permet de vider ses poubelles sur le parking d’un supermarché. Il permet surtout de récupérer les bouteilles plastiques et de les recycler. Six containers de ce type sont installés dans la région lilloise.

Il compacte et broie directement la bouteille sur place, et entame du coup le début de la chaine de recyclage. Ensuite, le tout est amené à Lesquin, où 14.000 tonnes de bouteilles sont recyclées chaque année. Elles sont lavées, décontaminées, chauffées et transformées en petites billes bleues, appelées PET recyclé, matière première de la bouteille plastique.

L’unité ouverte depuis 2010 n’est toujours pas rentable.Ensuite, ces petites billes repartent à Mérignies où elles entrent dans la chaîne de production de nouvelles bouteilles plastiques. 30% du recyclé se retrouve avec la matière vierge. Prochain objectif : s’approcher des 100%. Dans nos poubelles se trouve 46,08 kg de plastique par an et par habitant pour seulement 14% de recyclés.

La Méditerranée envahie par le plastique

Les chercheurs de Tara sonnent l’alarme : “À chaque relevé de filet, il a été prélevé des échantillons de plastique, et ce, dans toute la Méditerranée.”

Plastique dans échantillon de plancton prélevé à bord de la goélette Tara

La goélette Tara achève son expédition en Méditerranée. Son objectif était de traquer les micro-plastiques et d’étudier leurs effets sur les écosystèmes marins. Peu avant le retour du voilier d’exploration à Lorient, son port d’attache, les chercheurs n’ont pu que dresser un constat alarmant.

“Les premiers constats de l’expédition sont édifiants”, a assuré Gaby Gorsky, directeur scientifique de l’expédition qui a démarré en mai, dans une communication à l’AFP. “À chaque relevé de filet, il a été prélevé des échantillons de plastique ou de micro-plastique, et ce, dans toute la Méditerranée”, a précisé Stéphane Bruzaud, de l’université de Bretagne-Sud, soulignant des concentrations plus importantes dans les eaux de certains pays ainsi qu’à proximité des grandes villes, des ports et des zones touristiques.

Des “concentrations non négligeables” ont également été observées en haute mer, bien qu’on pourrait penser que les micro-plastiques y soient plus dispersés, a ajouté le Pr Bruzaud, interrogé par l’AFP. Dans cette vidéo, les scientifiques font une pêche “miraculeuse” au large de Bastia : un filet saturé de déchets plastiques !
Lire la suite

Indonésie : La pollution d’un fleuve est une aubaine pour ses habitants (Addendum vidéo)

Addendum du 13/10/2014 : Le fleuve poubelle

En Indonésie, le Citarum est un fleuve long de 300 kilomètres. Aussi connu sous le nom de “rivière indigo” et autrefois réputé pour sa pureté, il est aujourd’hui recouvert d’un tapis d’ordures en putréfaction. Pourtant certains villageois semblent en tirer parti, mais le commerce des déchets laisse peu de place à l’écologie.
Lire la suite

Piège de plastique (Docu)

«L’Emmerdeuse» enquête sur la consommation de plastique et ses conséquences. Près de 260 millions de tonnes de plastique sont produits chaque année dans le monde. Une production et une consommation qui deviennent problématiques, notamment lorsqu’il s’agit de s’en débarrasser.

La première victime de cette surconsommation est la mer, où le plastique représente 80% des déchets qui y sont retrouvés. Mais le plastique est partout, dans les rivières, les fleuves, et les airs. Il empoisonne les animaux et pollue l’environnement. D’où viennent ces déchets qui finissent leur voyage dans le milieu naturel ?

Réalisé par Olivia Mokiejewski – Infrarouge (07/10/14)

Plastique : Même la banquise arctique est gangrenée

Une étude du CNRS révélait récemment que la faune des pôles est menacée par des polluants venus des pays industriels. Une nouvelle vient de révéler que les glaces contiennent d’énormes quantités de particules de plastique !

Après le mercure, le plastique envahit les pôles

Ce sont les chercheurs du CNRS et de l’université de La Rochelle (Charente-Maritime), qui ont mesuré la pollution antarctique aux polluants, et notamment la contamination au mercure. Leur conclusion ?

Dans les terres australes, le mercure a des effets visibles sur certaines populations d’oiseaux. « Une partie du mercure issu des activités industrielles et domestiques est balayée par les vents vers l’Arctique et l’Antarctique ».
Lire la suite

Le plastiglomérat, une nouvelle roche composée de plastique

Des fourchettes, des brosses à dents ou simplement des morceaux de plastique mélangés à de la roche et à d’autres débris naturels, voilà ce sur quoi sont tombés la géologue Patrician Corcoran de l’université canadienne de Western Ontario et son équipe, lors d’une expédition scientifique à Hawaï. L’association durable des matières donne naissance à un nouveau type de pierre qui pourrait perdurer au fil des temps géologiques.

Du plastiglomerat (A) contenant du basalte, du plastique fondu, un bout de corde jaune et vert et un filet rouge, (B) où des morceaux de plastique noir et vert de conteneurs adhèrent à du basalte, (C) avec des pastilles de plastique et des débris ligneux, (D) composé de sable, d’un tube noir, d’un couvercle de bouteille, de pastilles, d’un filet et d’une partie de sac en plastique. © Patricia Corcoran et al., GSA Today

Surnommé « plastiglomérat » par ses rapporteurs, le matériau semi-naturel se compose d’une agrégation de roche volcanique, de sable, de débris de coquillage, de coraux et bien sûr, de matière plastique. Ce dernier peut aussi couler dans le roc et y remplir des fissures. Présent en masse dans l’environnement, le déchet industriel fondrait sous l’effet de la chaleur produite par des incendies accidentels ou par des coulées de lave, suppose la chercheuse dans un article publié sur GSA Today.

Le phénomène ne se localiserait pas qu’à la Grande Île de l’archipel, ni même qu’à la surface terrestre : des échantillons auraient été collectés sur d’autres îles hawaïennes. Pour la géologue, les plastiglomérats sont certainement présents sur d’autres littoraux du monde, mais ils n’ont simplement pas encore été repérés. Naturellement déposés sur les fonds marins, ils sont ensuite enfouis dans les sédiments où ils peuvent être conservés au cours du temps.

Lire la suite

Des milliers de milliards de microplastiques emprisonnés dans l’Arctique

«Nous avons réussi à polluer la planète entière. Il n’y a plus aucun endroit préservé.» C’est l’amer constat que dresse auprès de l’agence Bloomberg Rachel Obbard, chercheure à l’université de Darmouth (Etats-Unis), après avoir analysé la concentration de microplastiques en Arctique.

Dans une étude à lire dans Earth’s Future, elle et son équipe décrivent l’abondance de ces minuscules bouts de plastiques, au diamètre généralement pas plus gros que cinq millimètres, dans les glaces du Pôle Nord.

Souvent décrite comme une zone préservée de toute pollution, l’Arctique compte en réalité des milliards et des milliards de ces composants plastiques qui sont facilement «emprisonnés dans la glace quand l’eau gèle», explique Bloomberg, du fait de leur légéreté qui leur permet de flotter à la surface des océans.

Lire la suite

La vie sans plastique : C’est fantastique !

Tout a commencé en 2003, lorsque Jay et Chantal souffraient tous les deux de problèmes de santé non expliqués. Au bout de quelques temps, ils finissent par comprendre que leurs maux sont liés à la mauvaise qualité de l’air intérieur de leur logement, intoxiqué par des moisissures.

Après une inspection des lieux par des experts, on demande au couple de quitter l’appartement immédiatement, tant l’air qu’ils respirent est malsain.On réalise alors l’importance de regarder notre environnement de plus près” explique Jay, d’autant plus qu’à ce moment-là, Chantal est enceinte de 8 mois. Ils sont particulièrement vigilants et s’informent sur l’impact de l’exposition à différentes toxines.

C’est au cours de ces recherches qu’ils prennent conscience de la nocivité du plastique et décident de bannir ceux qui pourraient être en contact avec l’alimentation.

Les dangers du plastique pour la santé

Lire la suite

Au coeur des océans : Pollution plastique, transfusion (Vidéo)

Depuis le prestigieux musée océanographique de Monaco, Raphaël Hitier et Christian Buchet, chercheur spécialiste de la mer, explorent les innovations liées au monde sous-marin et nous en font découvrir les richesses.

Photographier les océans pour inventorier les fonds marins de la planète pour mieux les protéger : c’est le défi fou de Richard Vevers? Cet océanographe qui vit à Sydney, en Australie, a conçu une caméra capable de filmer les fonds marins à 360° et à grande vitesse, pour alimenter une gigantesque base de données universelle et gratuite.

Rémy Lucas est un ingénieur breton passionné par le potentiel des algues. Grâce à elles, il a trouvé la solution pour produire un substitut écologique et naturel au plastique, baptisé Algopack. Le premier plastique composé de 100% d’algues et totalement biodégradable. Visite de l’usine Algopack à Saint-Malo.

Du sang artificiel compatible avec tous les groupes sanguins conçu à partir de l’hémoglobine de simples vers marins… Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est le projet du docteur Franck Zal, fondateur d’Hémarina, une entreprise de biotechnique marine basée à Morlaix.

La malédiction du plastique (Docu)

Villes et campagnes, montagnes et déserts, rivières et fonds sous-marins : les déchets de plastique ont tout envahi. Alors que ce matériau n’existe que depuis un siècle, il polluera encore notre environnement dans plusieurs milliers d’années. Le constat est alarmant, mais une prise de conscience commence à se faire à l’échelle mondiale.

Comment faire face à la menace écologique que font peser les déchets plastiques ? Un tour du monde de Iann Connacher très documenté.

Réalisé par Iann Connacher (Allemagne – 2007)

Amazonie : Le champignon capable de digérer le plastique

Des étudiants américains ont découvert un incroyable champignon jusqu’alors inconnu qui est capable de digérer totalement le plastique. Le domaine de l’écologie va peut-être faire un bond en avant grâce à cette trouvaille sensationnelle.

Pour Bernard Henrissat, directeur de recherche au CNRS, au laboratoire AFMB à l’université d’Aix-Marseille, “c’est une découverte à première vue extraordinaire”.

Un groupe d’étudiants de l’université de Yale s’est rendu dans la forêt amazonienne, en Équateur, dans le but de rapporter des plantes et des champignons. Ils ont participé à la Rainforest Expedition and Laboratory avec leur professeur afin d’améliorer leurs connaissances dans le domaine de la botanique.

Ils sont revenus chargés de nombreux spécimens végétaux qu’ils ont étudiés pour découvrir une nouvelle espèce de fungus très intéressante qu’ils ont nommée Pestalotiopsis microspora.

Ce champignon pourra se révéler très utile à l’avenir, d’une part parce qu’il est capable de survivre en se nourrissant de plastique (de polyuréthane pour être précis) et d’autre part parce qu’il peut le faire dans un milieu anaérobie, autrement dit sans oxygène.

Lire la suite

L’impression 3D est dépassée, place à la MicroUsine

Les imprimantes 3D sont sur le point d’être mises à niveau. Imaginez une fusion entre l’impression tridimensionnelle et le fameux Charly Robot (ou consor) que certains ont connu au collège. Ainsi, la dernière version pourrait non seulement imprimer des objets, mais aussi les couper et les graver, rendant ainsi le tout beaucoup plus polyvalent.

L’impression 3D dépassée ? Place à la MicroUsine

Le Microfactory (micro-usine) est un appareil portable et autonome juste un peu plus grand qu’une imprimante 3D classique de bureau. En plus de son équipement d’impression, il contient une série de fraises (l’outil d’usinage, pas le fruit) et d’embouts pouvant couper et graver du plastique, des bois durs et certains métaux légers.

Son créateur, qui a créé une start-up dans le Massachusetts nommée Mebotics, le décrit comme la « première machine-atelier dans une boîte ».

« Si vous aviez une base de données de pièces pour votre Humvee, vous n’auriez qu’à connecter la machine à un hotspot Wi-Fi, télécharger la pièce qu’il vous faut à partir d’un répertoire distant et la fabriquer à la volée au milieu de nulle part », a expliqué Jeremy Fryer-Biggs, l’un des quatre co-fondateurs de Mebotics. Tout le nécessaire du techno-bricoleur est réuni dans cette unique machine qui trouvera surement écho près des personnes œuvrant pour la technologie DIY (Do It Yourself – Faites-le vous-mêmes).
Lire la suite

La grande invasion : Produits chimiques, Pesticides et DDT (Rediff)

Avec La Grande ­Invasion, la journaliste Stéphane Horel s’en prend aux bisphénol-A, phtalates et autres PBDE, présents dans nos meubles comme dans nos cosmétiques, nos ­moquettes, nos emballages ­plastique et nos amalgames dentaires. Ces substances chimiques – plus de cent mille ont été mises au point au cours du XXe siècle – ont envahi notre environnement mais imprègnent aussi notre corps. La présence de ces perturbateurs ­endocriniens favoriserait l’augmentation des cancers du sein et de la prostate, du diabète, de l’infertilité, de malformations génitales et de pathologies neurologiques.

« Dans les années 50, une femme sur 22 risquait d’avoir un cancer du sein, aujourd’hui c’est une femme sur 7. Ce n’est pas le résultat d’une modification de notre composition génétique, la période est trop brève. Cela ne peut être dû qu’à l’environnement. »

http://www.dailymotion.com/video/xl5v17

(Documentaire de Stéphane Horel – France – février 2011)

Charles Moore à propos des océans de plastique

Le capitaine Charles Moore, qui a découvert le vortex de déchets du Nord Pacifique, a estimé qu’il faudrait 79.000 années pour tout nettoyer avec les moyens conventionnels, c’est-à-dire en utilisant des bateaux équipés de filets qui pêcheraient des déchets plastiques.

Les déchets colonisent les fonds océaniques

Grâce à 18.000 heures d’enregistrements vidéo, des chercheurs ont fait le point sur la présence de déchets d’origine anthropique dans la baie de Monterey (Californie). Les sachets en plastique, canettes et autres boîtes de conserve prolifèrent jusqu’à 4.000 m de profondeur, affectant au passage les écosystèmes. Voilà un problème qui ne devrait plus être ignoré.

Il est actuellement aisé d’étudier la présence de déchets dans des eaux superficielles, puisque de simples filets suffisent pour les récolter. En revanche, faire de telles inspections dans les grands fonds océaniques, à plusieurs centaines de mètres de profondeur, est plus complexe, car les moyens techniques à mettre en œuvre sont conséquents et coûteux. Ainsi, peu d’informations existent sur la pollution dans les profondeurs océaniques.

Dans cette vidéo en anglais, le Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari) présente en image l’étude menée par Kyra Schlining, ainsi que différents objets découverts au fond de la baie de Monterey en Californie.

Interloquée par une étude, Kyra Schlining, du Monterey Bay Aquarium Research Institute (Mbari, États-Unis), a trouvé une solution abordable pour s’attaquer au problème : exploiter la base de données Video Annotation and Reference System (ou VARS) créée et alimentée par son organisme de rattachement.
Lire la suite

Midway

Ce court reportage montre comment les oiseaux prennent les divers débris pour de la nourriture qu’ils donnent aux oisillons, causant par la suite une obstruction de l’estomac, et une longue agonie.

Les images ont été prises en septembre 2009 dans les îles Midway, qui constituent un atoll d’une superficie de 6,2 km2 dans l’océan Pacifique nord. Ces îles sont situées à 3200 kilomètres des zones d’habitations humaines… et pourtant elles sont attaquées par la pollution!

L’archipel, et les eaux environnantes, font partie du refuge faunique national de l’Atoll-Midway, une des composantes du site du patrimoine mondial et monument national marin de Papahānaumokuākea. L’atoll abrite plus de 300 sortes de plantes, et les albatros, espèce menacée, sont nombreux à y nicher et à y mourir…

L’auteur, Chris Jordan, est un artiste connu pour son engagement contre la société de consommation, et notamment ce consumérisme qui se retrouve dans la Nature.

La malédiction du plastique (Rediff.)

Villes et campagnes, montagnes et déserts, rivières et fonds sous-marins : les déchets de plastique ont tout envahi. Alors que ce matériau n’existe que depuis un siècle, il polluera encore l’environnement dans plusieurs milliers d’années. Le constat est alarmant, mais une prise de conscience commence à se faire à l’échelle mondiale.

Comment faire face à la menace écologique que font peser les déchets plastiques ? Un tour du monde à la fois loufoque et très documenté.

Océan Pacifique : Une mission va explorer le “continent de plastique”

Guidée par des satellites high-tech, une goélette des années 1930 va prochainement partir à la découverte du “septième continent”, gigantesque plaque de déchets plastiques flottant sur l’océan Pacifique, grande comme six fois la France mais largement méconnue.

Choqué par les déchets rencontrés dans l’océan” lors de sa participation à la course en solitaire transatlantique à l’aviron Rames-Guyane, en 2009, l’explorateur guyanais Patrick Deixonne a décidé de monter cette expédition scientifique pour alerter sur la “catastrophe écologique” en cours dans le nord-est du Pacifique.

Cette plaque de déchets est “située dans des eaux peu concernées par la navigation marchande et le tourisme, le problème n’intéresse que les écologistes et les scientifiques. La communauté internationale ne s’en soucie guère pour l’instant”, estime-t-il. Membre de la Société des explorateurs français (SEF) qui parraine l’aventure et fondateur d’Ocean Scientific Logistic (OSL), basée à Cayenne, Patrick Deixonne explique vouloir “être les yeux des Français et des Européens sur ce phénomène“.

Plusieurs dizaines de millions de tonnes de déchets

Lire la suite

Eau polluée aux Etats-Unis : Erin Brockovich, le retour

Les Américains qui raffolent de suites de films ayant cartonné devraient se tenir prêts : Erin Brockovich pourrait bientôt pointer le bout de son nez. Une étude de l’Environmental working group (EWG), une ONG de défense de l’environnement, que publie le Washington Post, révèle en effet la présence de chrome hexavalent dans l’eau potable de 31 villes américaines, sur les 35 qui ont été passées au crible.

Ce métal lourd, probablement cancérigène, était au centre du film de Steven Soderbergh, sorti en 2000, dans lequel Julia Roberts incarnait la célèbre militante écolo.

Aujourd’hui, dix-huit ans après la condamnation de la société Pacific Gas and Electric Company (PG&E), à l’origine de la pollution, à verser 333 millions de dollars de dédommagement aux centaines de victimes de la ville d’Hinkley, en Californie, aucune seuil maximal autorisé n’a encore été fixé aux Etats-Unis en ce qui concerne le chrome hexavalent – ou chrome VI.

L’Institut national de la santé l’a toutefois jugé « probablement cancérigène » en 2008, ouvrant la voie à l’instauration d’une norme par l’Agence fédérale de protection de l’environnement. La Californie envisage aussi, depuis l’an passé, de limiter les concentrations dans l’eau potable avec pour plafond 0,06 partie par milliard.

Or, cette limite est dépassée dans une ville sur quatre examinée par EWG. Les plus fortes concentrations ont été détectées à Norman, dans l’Oklahoma, où l’eau contient plus de 200 fois les objectifs californiens. Les villes de Bethesda (Maryland) et Washington ont chacune des niveaux de 0,19 ppm, tandis que Honolulu à Hawaï et Riverside en Californie s’avèrent également touchées.

Lire la suite

Océan de plastique

Le plastique c’est dramatique. Pas seulement pour les paysages, mais pour les océans, où 6,5 millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année avant d’être ingérées par les poissons, puis par nous.

Ce ne sont pas seulement quelques otaries qui, ici ou là, se font étrangler par les filets de pêche abandonnés. Ce sont, sur chaque kilomètre carré d’océan, des dizaines de milliers de petits détritus qu’en seulement 60 ans nous avons laissés « coloniser l’eau ».

Le documentaire donne la parole au lobby du plastique qui, à entendre Michel Loubry, porte-parole du syndicat professionnel Plastics Europ, réduit d’autres risques pour l’environnement :

« Le plastique est un choix extrêmement responsable. S’il n’avait pas été inventé il n’y aurait plus de forêts, de mines de fer… »

Si ce matériau a effectivement « révolutionné nos vies », il semble qu’on n’ait pas réfléchi à toutes les conséquences de son omniprésence. Notamment sur la santé. Parmi les additifs chimiques aux effets encore méconnus, le Bisphénol A, présent dans les biberons et les boîtes de conserve, et qui pourrait favoriser certains cancers.

Partie 1:

Lire la suite

(28.10.2009)

► Baisse de 17,6% des permis de construire sur un an

Les permis de construire de logements neufs chutent en France à fin septembre de 17,6% sur un an à 405.970 unités et de 18,6% sur trois mois à 96.302, selon les données publiées par le ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables.Reuters

► Plastic Omnium : nouveau recul de 16,4 % de l’activité

La crise du secteur automobile continue de peser sur l’activité de Plastic Omnium. Le spécialiste du plastique, qui fournit notamment l’industrie automobile, publie un chiffre d’affaires consolidé de 1,742 milliard d’euros sur les neuf premiers mois de 2009, en retrait de 16,4 %. La Tribune

► Encore plus de chômeurs

Les chiffres de septembre ont été publiés et ils sont 21.600 demandeurs d’emplois de plus en catégorie A, c’est-à-dire sans emploi et tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, pour un total de 2.574.900 en France métropolitaine. Une hausse que le secrétaire d’État au chômage ne voit pas s’arrêter en 2010. Laurent Wauquiez l’a redit hier : la hausse du nombre de demandeurs d’emplois va augmenter l’année prochaine. France Info

► La surtaxe de 10% sur les banques finalement annulée

Fin du feuilleton, hier soir à L’Assemblée nationale : la taxe additionnelle sur les banques, adoptée vendredi dernier, a été annulée par un nouveau vote, exigé par le gouvernement après que le député UMP Jean-François Lamour a déclaré s’être trompé de vote. cBanque