Italie : Du chardon pour remplacer le plastique

À Milan comme dans toute l’Italie, le sac plastique à base de pétrole est désormais interdit. Dans le pays, les sacs sont en chardon de Sardaigne, une matière première tout à fait surprenante. Au milieu de la Méditerranée, les fermiers en cultivent 500 hectares. La récolte a lieu fin août.

Tout est ensuite stocké. Les fleurs de ces chardons recèlent un trésor, aussi précieux qu’un baril de pétrole, des graines noires. De ces graines, on peut tirer une huile qui permet de fabriquer du plastique végétal, 100% biodégradables.

Les graines prennent ensuite la direction de la bioraffinerie, un ancien site pétrolier reconverti après sa fermeture. Dans cette usine, l’huile des graines est raffinée, elle passe ensuite par des kilomètres de tuyau, des chaudières à haute pression afin d’obtenir une poudre blanche. Cette poudre blanche est la matière première des sacs en plastique végétal.

De la musicothérapie pour sauver les vignes

De la musicothérapie, pour soigner les vignes ? En Champagne, sept vignerons testent un système de soins des vignes, mis au point par le physicien Joël Sternheimer. Le procédé est basé sur de la diffusion de musique dans les vignes, au lever et au coucher du soleil. L’objectif ? Lutter contre les maladies.

“Certains sons sont là pour favoriser une action dans la plante, ça peut être, par exemple, activer une défense naturelle. Puis certains autres sons sont là pour inhiber la plante ou inhiber un parasite qui serait sur la vigne”, explique le vigneron Michel Loriot.

Aujourd’hui en France, plus de 300 hectares de vignes sont ainsi stimulées avec des résultats spectaculaires : “Le résultat était là au bout de deux ans”, se réjouit Martine Loriot, vigneronne. “Je ne dis pas que la maladie est complètement éradiquée mais on voit bien qu’elle est freinée et qu’elle est pour le moment stoppée”, constate aussi Michel.

Phytothérapie : Les plantes médicinales remportent un important succès

Aujourd’hui, 45 % des Français disent avoir recours à la Phytothérapie. Les consommateurs en sont de plus en plus friands. Mais attention, mal utilisées, certaines plantes peuvent être dangereuses.

Sarracenia : La plante carnivore tueuse de frelons asiatiques

Ils sont les grands prédateurs de l’été : les frelons asiatiques, plus gros et plus résistants, terrorisent les ruches d’abeilles et perturbent nos déjeuners d’été en terrasse. Mais selon le Jardin des plantes de Nantes, le règne sans partage de ces prédateurs volants pourrait toucher à sa fin.

La Sarracenia, originaire d’Amérique du Nord et qui n’a donc «jamais vu de frelons avant» a «inventé un piège très sélectif» pour attraper ces bestioles, se réjouit Romaric Perrochereau, directeur de la serre.

Un appât à base de phéromones
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Phytothérapie : Des racines et des herbes

Les plantes sont à la mode. Tisanes, huiles essentielles, compléments alimentaires, elles ont envahi les rayons des officines et des supermarchés. Pour se soigner, des millions de Français s’orientent aujourd’hui vers les remèdes naturels, et la phytothérapie a le vent en poupe.

Les spécialistes affirment que l’on peut soigner plus de 80 maux grâce aux plantes. Malheureusement, à l’heure du tout chimique, la pharmacopée traditionnelle a été délaissée, et les formations sont insuffisantes pour garantir la sécurité des consommateurs. A qui faire confiance ? Et comment être certain de ne pas risquer sa santé en se soignant avec des plantes ? Enquête.

Finlande : La forêt regorge de petits trésors

Les forêts ne nous offrent pas que du bois, mais de petits trésors naturels qui peuvent être importants pour l‘économie des régions forestières. Que peut apporter la science dans ce domaine?

Dans la région de Carélie en Finlande, les scientifiques qui participent à un projet de recherche européen baptisé StarTree ont mis au point un système pour prévoir quelle sera l’importance de la cueillette de champignons, de plantes ou de petits fruits. Un Finlandais sur deux la pratique.

Sardaigne : Du chardon pour la fabrication de bio-plastique

À en croire une récente étude menée par l’Université de Géorgie, 275 millions de tonnes de déchets plastiques sont produits chaque année. Sur ces 275 millions, 32 sont des déchets qui restent à terre alors que 8 millions de tonnes polluent les océans.

Un problème environnemental majeur pour la planète. Une solution à ce problème pourrait venir du chardon.

Racines des plantes : Le nouvel or vert ?

Les plantes et les racines sont à l’origine de nombreux médicaments. Mais il faut pour cela récupérer les principes actifs qu’elles contiennent. Des chercheurs français de l’université de Lorraine et de l’INRA ont mis au point une innovation technologique, révolutionnaire et surprenante, pour extraire des molécules de plantes. Une invention brevetée unique au monde.

Et si la traite n’était pas réservée qu’aux vaches. Imaginez que l’on puisse traire des plantes. C’est le projet un peu fou élaboré par plusieurs chercheurs. Il leur aura fallu près de quinze ans pour mettre au point cette technologie.

Parmi les plantes à traire, on trouve l’edulis, originaire du Pérou. Elle est cultivée hors-sol, c’est ce que l’on appelle l’aéroponie et sans pesticides. La culture hors-sol permet un meilleur rendement.

Lorsque la plante est prête pour la traite, les racines sont immergées pendant environ 30 minutes dans un bassin qui contient un solvant issu de la chimie verte. Il permet de faire sortir les molécules contenues à l’intérieur de la racine. Ces précieuses molécules doivent ensuite être récoltées. Grâce à un procédé d’extraction, les molécules conservent toutes leurs qualités. Une innovation qui suscite l’intérêt de laboratoires pharmaceutiques et de fabricants de cosmétiques.

La médecine médiévale a t-elle sa place dans la médecine moderne ?

Retour sur l’usage thérapeutique des plantes, mais également une idée de la manière dont pourraient coexister deux médecines qu’on oppose habituellement en France.

Conjuguer par exemple les connaissances de la médecine médiévale, dite alternative avec celles de la médecine conventionnelle, dans un seul et même but qui est celui d’améliorer la qualité de vie de chacun.

Paraguay : Maisons végétales

Au Paraguay, le “luffa” sert à la fabrication des éponges végétales. Mais pour Elsa Zaldivar, cette plante de la famille des cucurbitacées peut aussi servir à la construction des maisons. Car nombreux sont les habitants qui n’ont plus accès à des matériaux à des prix abordables.

Heureusement, Audi a désormais une solution pour eux, car la firme a récemment annoncé qu’ils ont pu créer de l’essence synthétique, et ce qui est étonnant avec cette découverte, c’est qu’elle pourrait être viable, car c’est fabriqué en partie avec des plantes. Selon Marc Delcourt, le CEO de Global Bioenergies, le partenaire de projet d’Audi, « Pour moi, c’est un moment historique. C’est la première fois qu’on a produit de l’essence à partir de plantes. »

En fait, le programme a commencé en 2014 quand Global Bioenergies a démarré un programme pour produire de l’isobutane gazeux en utilisant des sources de biomasse renouvelables telles que le glucose de maïs. Après cela, il subissait un processus de purification et il était collecté sous une forme liquide et envoyé en Allemagne où il était converti en essence indice 100 octane.

Audi et Global Bioenergies ont collaboré pour développer la technologie au point qu’ils n’ont plus besoin de biomasse renouvelable, mais juste de l’eau, de l’hydrogène et du dioxyde de carbone. Rick Brockrath, Vice Président pour l’ingénierie chimique chez Global Bioenergies a déclaré: « Nous pensons que nous apportons de la « verdure » dans un domaine qui en a désespérément besoin. En un mot, nous allons passer d’une économie basée sur le pétrole vers quelque chose de renouvelable et avec un avenir durable. »

Espagne : Rêves de jardins

Roses anciennes ou fleurs exotiques, arbres remarquables ou plantes aromatiques, entrez dans les jardins qui font rêver.

Dans l’enceinte de la vieille ville de Cordoue, un concours désigne chaque année le patio le plus agréablement fleuri. Isabel Navajas et son mari Pedro y participent et nous font partager leur passion du jardinage.

Les robots inspirés des animaux / Des plantes aux facultés dé-polluantes

Le magazine “Future” explore les promesses offertes par les dernières découvertes et inventions. Au sommaire de ce numéro très nature : une balade en compagnie de robots inspirés des animaux et un sujet sur les plantes capables de dépolluer des sols à l’agonie.

Grande-Bretagne : Une piscine-étang qui s’autonettoie avec des plantes à Londres

Pour remplacer les piscines publiques bleu azur qui sentent le chlore, la nouvelle tendance est à la baignade naturelle en milieu urbain. En mai en plein cœur de Londres ouvrira l’étang de King’s Cross, un bassin d’eau ovale aux contours irréguliers qui permet de se baigner au milieu des roseaux et des fleurs sauvages, avec vue sur les immeubles en construction des alentours.

Dans l’eau non chauffée, des plantes immergées ont été sélectionnées pour leur capacité à filtrer les impuretés, ce qui  permet de se passer de tout produit chimique.

L’étang de King’s Cross –un projet poétiquement baptisé «Of Soil and Water», de terre et d’eau– mesure environ 40 mètres sur 10, et chaque jour un nombre limité de baigneurs sera autorisé à y nager, en fonction de la capacité de nettoyage des plantes. La végétation autour de l’étang changera avec les saisons.

L’architecte Eva Pfannes résume la mission très idéaliste du projet:
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Montpellier : Il se nourrit de plantes sauvages et s’en porte bien

Depuis 15 ans, Jean se nourrit uniquement de riz et de plantes sauvages, qu’il cueille dans les interstices du bitume urbain, les jardins ou les bois. Il vante les mérites de ce réservoir naturel exceptionnel mais ignoré, et son apport pour la santé.

« Je ne mange que des plantes sauvages et du riz depuis quinze ans. » Une telle affirmation a de quoi surprendre, surtout quand elle provient d’un sexagénaire pétillant. Pourtant, dans les ruelles de Montpellier, Jean Peyre passe presque inaperçu : casquette et jeans usés, il n’a pas l’air d’un excentrique.

Seul détail intrigant, il s’arrête tous les trois mètres pour ramasser une pousse verte coincée dans le bitume. Chicorée, chardon, oseille. « Nos villes regorgent de plantes comestibles, seulement, nous ne savons plus les reconnaître. »

Un choix de vie

Lui a appris, patiemment, en autodidacte. Sa bible ? Le Guide des plantes comestibles et toxiques, de François Couplan et Eva Styner. Aujourd’hui, il sait distinguer près de deux cents végétaux, et s’applique à désigner chacun par son nom latin. Un savoir encyclopédique, que Jean Peyre cultive avec passion.

« J’en apprends des nouvelles chaque année, et j’écris beaucoup, au fur et à mesure que mes connaissances grandissent. » Il compile le tout sur des centaines de feuillets, écrits à l’ordinateur en police minuscule.

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Phytothérapie : Des racines et des herbes

Depuis toujours, l’Homme utilise des plantes pour se soigner. Les plantes médicales sont à la base de notre pharmacopée actuelle (de nombreux médicaments sont la synthèse de molécules extraites des plantes). Aujourd’hui, la phytothérapie est une médecine naturelle plébiscitée par les Français

Tisanes, huiles essentielles, compléments alimentaires, elles ont envahi les rayons des officines et des supermarchés. Pour se soigner, des millions de Français s’orientent aujourd’hui vers les remèdes naturels, et la phytothérapie a le vent en poupe.

Les spécialistes affirment que l’on peut soigner plus de 80 maux grâce aux plantes. Malheureusement, à l’heure du tout chimique, la pharmacopée traditionnelle a été délaissée, et les formations sont insuffisantes pour garantir la sécurité des consommateurs.

A qui faire confiance ? Et comment être certain de ne pas risquer sa santé en se soignant avec des plantes ? Enquête.

Mexique : L’homme qui parle avec les plantes

Des choux de 35 kilos, des oignons gros comme une tête humaine, des maïs hauts de 5 mètres , des blettes d’un mètre et demi : ce sont les plantes que fait pousser Don José Carmen Garcia, en leur parlant.

Ce sont deux cinéastes français, Yvo Perez Barreto et Marie Ange Baratier qui ont fait la découverte de ce paysan hors du commun, lors d’un tournage documentaire sur la médecine traditionnelle au Mexique. Le film, un documentaire et un livre ont raconté cette histoire incroyable.

Don José Carmen leur expliqua sa méthode : « les gens qui ne développent par leur culture sont ceux qui ne changent pas leur manière de penser. Les plantes ont une vie comme n’importe quelle personne, n’importe quel animal, n’importe quelle chose. Il faut apprendre à les connaître, les traiter avec douceur, elles le comprennent, elles savent. ».

Et il ajoutait : « je ne crois pas aux fertilisants chimiques parce qu’ils brûlent la terre. Pour moi, le meilleur fertilisant, c’est la conversation avec les plantes. La terre s’alimente avec les déchets de la dernière récolte ». Alertés, les fonctionnaires du Ministère de l’agriculture se rendirent sur place.
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Bordeaux : Un complément alimentaire pour lutter contre le burn-out

C’est le mal des salariés. L’épuisement professionnel devrait toucher un travailleur sur quatre durant sa carrière. Mais une équipe de chercheurs bordelais vient peut-être de trouver une solution. Elle vient de mettre au point un complément alimentaire qui lutterait efficacement contre ce syndrome.

Le médicament contient de l’eleuthérocoque, une plante qui aide à s’adapter au stress, et trois autres ingrédients naturels : “De la taurine, une protéine de lait et un extrait de melon, ce sont des actifs naturels qui ont démontré depuis bien longtemps leur activité sur le stress, sur la fatigue”, précise un pharmacien.

À l’université de Bordeaux, c’est le pharmacologue Alain Jacquet qui a mené l’essai clinique. “Sur le moral, il y a eu un effet visible au bout de quatre à six semaines, plus un effet sur le bien-être, sur le sommeil, sur l’appétit”, note cet expert.

Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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Gilles-Eric Séralini : « On mange à peu près 36 pesticides par jour »

Le chercheur caennais, auteur de l’étude sur la toxicité de l’herbicide Roundup et du maïs transgénique fabriqué par le groupe Monsanto, publie avec le cuisinier Jérôme Douzelet le livre “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“. 

C’est avec un cuisinier, Jérôme Douzelet, que le scientifique s’est associé pour publier chez Actes Sud un livre, “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“, dénonçant la standardisation des goûts et des textures par les produits industriels mais aussi leurs méfaits pour la santé.

Les deux auteurs vantent l’utilisation “de plantes détoxifiantes qui peuvent être ajoutées aux plats et les rendre meilleurs” ainsi que “des produits locaux les plus biologiques possibles“.

Le scientifique, estime qu’”on mange à peu prés 36 pesticides par jour” et dénonce “l’agriculture transformée, l’agriculture industrielle qui est à la base de beaucoup d’empoisonnements qui n’osent pas dire leur nom“.

 

Faux sucres, zéro calorie, mais à quel prix?

Les édulcorants dits «intenses» ont pris le pouvoir dans notre alimentation. Depuis que le poids et la consommation de sucre sont devenus des préoccupations, ces substituts affichant zéro calorie constituent des incontournables de l’industrie agroalimentaire.

Aujourd’hui, plus de 6000 produits alimentaires et médicaments contiennent de l’aspartame, l’édulcorant chimique le plus utilisé au monde. Depuis quelques années, cette molécule fait polémique, et plusieurs études pointent des risques potentiels sur la santé. Industriels et consommateurs se tournent désormais vers une plante originaire du Paraguay: la stévia.

Gérard Ducerf : Les plantes bio-indicatrices (Audio)

Gérard Ducerf, botaniste de terrain depuis 1979, ancien paysan, partage actuellement son temps entre la réalisation de diagnostics de sol, différentes expertises botaniques sur toute la France et la formation pour un large public.

(Merci à Martine)

Il était une forêt

Pour la première fois, une forêt tropicale va naître sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants, de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler sous nos yeux.

Depuis des années, Luc Jacquet filme la nature, pour émouvoir et émerveiller les spectateurs à travers des histoires uniques et passionnantes. Sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé a donné naissance à ce film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, au confluent de la transmission, de la poésie et de la magie visuelle.

Ce film offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme – du plus petit au plus grand – connecté à tous les autres, joue un rôle essentiel.

Disparition des insectes : Une catastrophe silencieuse

Pour François Ramade, professeur émérite d’écologie à l’université de Paris-Sud, les insecticides modernes, notamment les néonicotinoïdes, sont responsables d’une véritable “catastrophe écologique“. Et, selon lui, “la réponse des pouvoirs publics des pays développés et des institutions multilatérales est absente ou dérisoire“.

Les personnes de plus de 40 ans se souviennent des pare-brise, phares et calandres de voiture constellés de cadavres d’insectes. La propreté des voitures actuelles est le signe d’une disparition massive d’insectes qui doit nous alarmer.

L’agriculture moderne a permis, par l’usage massif d’« intrants », une augmentation considérable de la productivité des cultures. Elle atteint depuis quelques décennies des limites dues à l’impact environnemental de ses pratiques.

En effet, l’accroissement de productivité qu’elle a permis n’est pas dû à une révolution biologique dans le contrôle de la photosynthèse, mais à un recours sans cesse accru aux engrais chimiques et aux pesticides, dont les conséquences écologiques néfastes sont connues.
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Edelweiss et lutte des classes

Inventé par des aristocrates, l’art de gravir les montagnes demeura réservé aux classes aisées jusqu’à l’irruption de l’escalade sportive, dans les années 1980. Aux temps héroïques, les alpinistes cherchaient en premier lieu à se distinguer de la masse. Leur sensibilité à la beauté des cimes et à une nature grandiose allait de pair avec leur dédain pour les rustres vivant dans ces contrées reculées.

Les découvertes scientifiques ne suscitent pas toujours l’enthousiasme. Quand des chercheurs annoncent la mise au point d’une molécule ou d’un hybride dotés de vertus miraculeuses, ils se heurtent fréquemment au scepticisme de l’opinion publique, prompte à s’inquiéter des conséquences écologiques, sanitaires ou sociales de ces innovations.

Personne, au sein de la communauté scientifique, ne s’attendait pourtant à la tempête d’indignation qui a accueilli la grande trouvaille du centre de recherches suisse Agroscope Changins-Wädenswil (ACW). En 2006, les agronomes d’ACW annoncent avoir réussi à cultiver une souche commercialement exploitable de l’edelweiss, baptisée « Helvetia ».

L’industrie cosmétique convoite déjà la petite fleur sauvage des Alpes pour ses propriétés anti-inflammatoires, réelles ou imaginaires. La version domestiquée pourrait, selon les scientifiques, galvaniser le marché et fournir une source appréciable de revenus aux paysans de la montagne comme à la Suisse tout entière.

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OGM : Quand l’Union européenne se soumet au diktat des cartels semenciers

Par Alexandre Delacour

Les États étaient contre à 67%, les eurodéputés étaient contre à 61 %, et une majorité de la population était contre. Pourtant, un nouvel OGM a été imposé sur le sol européen. Vous vous demandez comment cela est possible ? Explications.

Pour que la mise sur le marché autorisée par la commission européenne soit invalidée, les pays membres contre doivent représenter au moins 55 % des États et regrouper au moins 62% de la population de l’Union Européenne.

Dans le cas présent, les pays qui ont voté contre constituaient bien plus de 55% des États européens (67%) mais ne représentaient que 52,64% de la population, ce qui rendait impossible le véto sur la décision de la commission européenne concernant la commercialisation du nouvel OGM TC1507.

La commission avait demandé l’avis des parlementaires sur cette question (de manière consultative) et le résultat était également sans appel puisque 61% des eurodéputés se sont déclarés contre.

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Du pétrole dans le chewing-gum

Savez-vous ce que vous mâchez ? L’origine du chewing-gum est végétale. Saviez-vous que le mot “chiclette” (chewing-gum) vient du nom du latex naturel, issu d’une plante ?

Ce sont les Mayas qui découvrent le chiclé (latex issu du sapotillier). Les premières chiques seront produites à partir de ce produit naturel. Mais dans un souci de rentabilité, les processus industriels vont se pencher sur les dérivés du pétrole.

Qu’en est-il maintenant ? Il y aurait du pneu dans les chewing-gum ? Pour le savoir, regardez ce petit extrait tiré d’une vidéo sur l’histoire du chewing-gum.

L’ortie : Vers un jardin sauvage

Comme inquiets de son succès, les pouvoirs publics décident d’encadrer l’usage du « purin d’ortie », législation à l’appui. Se déclenche alors une véritable « guerre de l’ortie », lutte emblématique contre la marchandisation du vivant.


Scientifiques, agriculteurs, paysagistes, ethnologues, nous font redécouvrir l’ortie depuis les versants pyrénéens, jusqu’aux forêts pluviales australiennes, en passant par les allées du Château de Versailles ou les laboratoires du Kew Garden de Londres.

Devenue un symbole de liberté, de défiance face aux lobbies de l’agrochimie, l’ortie interroge notre rapport à la nature sauvage, nous invite à une relation harmonieuse à la biodiversité.

Avec les interventions d’Alain Baraton, jardinier en chef du château de Versailles, Bernard Bertrand, paysan, éditeur, Claude et Lydia Bourguignon, ingénieurs agronomes, Gilles Clément, jardinier, paysagiste, François de Conti, viticulteur, François Couplan, ethnobotaniste,  Francis Hallé, botaniste,  Pr Monique Simmonds, biologiste – Kew Gardens, Londres (Royaume-Uni) et Jacques Thierry, chef cuisinier.

Six manières de changer le monde avec les champignons

Paul Stamets propose une série de six solutions mycologiques qui utilisent les champignons, et ces solutions sont fondées sur le mycélium.

Au titre des utilisations possible des champignons, on retiendra la restauration des sols et de l’humus. La fertilisation des plantes potagères. La dépollution (bien plus efficace que les traitements actuels, bactéries ou enzymes). Pesticide naturel, ne dégrade pas l’équilibre de l’écosystème. Médecine: antibiotique naturel.

Et aussi la protection virale contre par exemple: la variole, le H5N1, la grippe… avec des résultats très spectaculaires en comparaison des méthode chimiques “classiques”. L”énergie : le mycète T.reesei transforme la cellulose en sucres permettant la production du carburant “éconol” qui est de l’éthanol produit à partir par exemple de déchets agricoles ou ménager.

Biologie cellulaire : L’aube du transhumanisme ?

Voici un court documentaire de Fanny Mauve tiré des ressources de L’Institut National de l’Audiovisuel et datant de 1958 traitant en bref des découvertes en biologie cellulaire effectuées au cours de la première moitié du XXème siècle.

Alors que la génétique n’en était qu’à ses balbutiements, nous allons voir que certains scientifiques de l’époque étaient déjà expert dans les domaines de la reproduction artificielle ou de l’embryologie expérimentale.

En effet, entre vie éternelle et monstruosité de la science, ses chercheurs allaient écrire l’avenir avec des révélations sur le vivant n’ayant rien à envier au domaine de la science-fiction.

Jacques Loeb, Eugène Bataillon et Grégory Pincus : La fin du mâle ?

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Documentaire : « La Guerre des Graines » (Màj docu)

Addendum du 31 mai : Documentaire complet

Réalisé par Stenka Quillet et Clément Montfort (2014)


Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse. En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, les 3/4 de la biodiversité cultivée ont disparu. Alors que se renforce la main-mise sur les semences par une poignée de multinationales, un vaste arsenal réglementaire limite le droit des paysans à échanger et reproduire les semences. Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse

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Bouches-du-Rhône : Des fourmis pour réensemencer un terrain pollué

Le sol de la réserve naturelle de la plaine de Crau (Bouches-du-Rhône) se régénère grâce à l’implantation de 200 reines de fourmis moissonneuses fécondées, là où une pollution d’hydrocarbure avait souillé la zone protégée.

L’expérimentation, une première mondiale, se déroule dans la réserve naturelle de la plaine de Crau (Bouches-du-Rhône), là où une rupture d’oléoduc, en aout 2009, a causé une pollution d’hydrocarbure sur une grande partie de cette zone protégée.

Au total, 200 reines de fourmis moissonneuses, fécondées avaient été implantées il y a trois ans par les chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale. Objectif : leur permettre de fonder des colonies afin d’aider au retour de la végétation originelle. En déplaçant des graines pour les stocker, les fourmis permettent en effet aux plantes de germer, puis de reconquérir des territoires où elles avaient disparu.

Objectif : permettre le retour des plantes originelles

Au total, 4 700 m3 de pétrole brut se sont déversés il y a plus de quatre ans sur le terrain. Aujourd’hui, tout le sol souillé a été dégagé, de la terre est disposée à la place pour permettre aux fourmis nettoyeuses d’aider à la repousse des plantes originelles.

Belles plantes mais pas potiches

Jusqu’à quel point les animaux et les végétaux sont-ils comparables ? Ce documentaire offre une exploration inédite du monde mystérieux des plantes. Celles-ci ont un comportement que l’on pourrait presque qualifier de réfléchi tant il peut se rapprocher de celui des animaux. Elles ont une grande capacité à s’adapter à leur environnement et au contexte dans lequel elles se développent.

Pour preuve, la réaction des plantes carnivores qui attirent et attrapent des insectes. En regardant les plantes en accéléré, on découvre aussi qu’elles peuvent choisir de pousser d’une certaine façon, adapter leur floraison en fonction de l’insecte qu’elles veulent attirer ou duquel elles veulent au contraire se protéger.

Réalisé par Emma Bufie (Canada – 2012)

La biodiversité a-t-elle un coût ?

Cent trente espèces disparaissent chaque jour dans le monde. Puisqu’il est impossible de les sauver toutes, quels animaux et quelles plantes doivent l’être en priorité ? Quels critères appliquer pour en décider ? Des dilemmes sur lesquels planchent les défenseurs et les économistes de l’environnement.

Le tapir à chabraque est-il indispensable à la vie sur Terre ? Qui s’en apercevrait si cette espèce venait à disparaître ? Visite au jardin zoologique de Nuremberg. Cette institution est à la tête du programme européen d’élevage des tapirs. Grâce à de telles initiatives, il est possible de sauver une espèce de l’extinction. Mais quelles sont les espèces – faune ou flore – pour lesquelles tous ces efforts sont le plus justifiés ?

A l’heure actuelle, 130 espèces disparaissent chaque jour du globe. Il est impossible de toutes les sauver. Quels sont alors les animaux et les plantes qui méritent tous les efforts de conservation ? Quels sont en revanche ceux que l’on pourrait abandonner à leur sort ? Quels critères appliquer pour au moins parvenir à préserver les espèces les plus importantes ?

Ces dilemmes occupent non seulement les défenseurs des espèces mais aussi les économistes spécialisés dans l’environnement. Ces derniers sont d’avis qu’une évaluation de la rentabilité des espèces pourrait être une solution.

La très rare banane d’Oman ” Umq Bir ” ou la mystérieuse éponge de mer Suberites sont la preuve que certaines espèces peuvent s’avérer plus précieuses que d’autres.

Jacques Collin : « L’intelligence des plantes est démontrée par la CIA »

Dans cette vidéo, Jacques Collin, auteur à succès des livres “L’eau, le miracle oublié.“, “L’insoutenable vérité de l’eau” et “L’eau delà de l’eau” présente des aspects méconnus des plantes utilisées pour… détecter les mensonges.

(Merci à Godefroi de Javron)

Nature Invisible : Plantes superpuissantes

Comme tous les autres êtres vivants, les plantes ont développé des stratégies d’adaptation pour assurer leur pérennité. Comme tous les êtres vivants, les plantes naissent, croissent, vieillissent et meurent.

Elles sont confrontées aux problèmes de la survie, de la maladie et de “l’espérance de vie” ; elles doivent donc se nourrir, se protéger et se soigner. Elles ont développé, en fonction de leur environnement, les stratégies de survie les plus efficaces. Mais les plantes ont du intégrer une contrainte majeure : l’impossibilité de se mouvoir !

Un handicap que le monde végétal a surmonté en développant des “super-pouvoirs” qui fascinent les hommes et, en premier lieu, un impressionnant arsenal chimique…

(Merci à PasChiche)

Grèce : Le point de non-retour

Depuis quatre ans, la crise économique et financière qui la frappe a fait de la Grèce le théâtre de maintes tragédies humaines. Durement touchés par le chômage et la précarité, les Grecs sont pourtant de plus en plus nombreux à rebondir et à imaginer des initiatives inattendues pour survivre.

Exemples avec Maria Houpis, enseignante à la retraite qui a lancé une monnaie alternative à l’euro ; Dimitris Kouretas, un chercheur qui s’est associé à des agriculteurs pour exploiter 1.600 plantes endémiques aux vertus médicinales méconnues ; et Fanis Koutouvelis, jeune fondateur de la start-up i-kiosk, qui met en réseau les kiosques à journaux traditionnels du pays. Autant de pied de nez à la crise qui donnent foi en l’avenir.