Somalie : Pirates, le dernier hold-up

En Somalie, la piraterie est moins bien acceptée socialement qu’elle ne l’était il y a encore quelques années, mais elle tente toujours de nombreux pêcheurs. Mohamed, comme beaucoup de ses compatriotes, s’est tourné vers cette activité pour survivre.

Les parents de sa fiancée désapprouvent, car la vie d’un pirate en haute mer est devenue très dangereuse maintenant que les eaux au large de la Somalie sont étroitement surveillées par la communauté internationale et que des gardes armés sont présents à bord des navires commerciaux.

Même si les butins sont moins gros qu’auparavant, de nombreuses familles dépendent des revenus générés par la piraterie.

Terrorisme : alerte en Méditerranée

L’organisation État islamique ne s’arrêtera pas à la Tunisie. Les plages du sud de l’Europe et les eaux de la Corse pourraient être de prochaines cibles.

Par

Même si le sujet a été l’un des dossiers sensibles du sommet franco-italien qui s’est tenu ce samedi à Caen, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian répugnent à l’évoquer publiquement.

C’est pourtant un sujet de préoccupation majeur pour l’été à venir

: la menace des djihadistes qui opèrent en Libye et s’attaquent désormais aux pays voisins, comme on l’a vu à Tunis, au musée du Bardo, pèse sur les eaux et les côtes de la Méditerranée.

D’autant que les terroristes pourraient

profiter du drame humain que constitue l’afflux de milliers de réfugiés, de Syrie, du Yémen, d’Érythrée, qui, depuis des mois, se déversent sur les côtes sud de l’Europe,

sans que les gouvernements concernés, italiens ou grecs, ni non plus les responsables européens de l’Union européenne aient trouvé une parade suffisante à cette marée de misère et de peur.

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Somalie Toxique : L’autre piraterie

En 2005, quelques jours après le tsunami qui a ravagé les côtes thaïlandaises, les Somaliens, à l’autre extrémité de l’océan Indien, voient arriver d’étranges fûts sur leurs plages. Une organisation non gouvernementale locale donne l’alerte et signale des décès suspects et l’apparition de maladies inhabituelles parmi la population côtière dans les jours suivants.

Ces fûts toxiques, -la suite des enquêtes le prouveront-, proviennent de stocks, largués au large de la Somalie, par des navires œuvrant pour des pays occidentaux, majoritairement européens. Face au journaliste, les membres du conseil du village reprennent l’argumentaire utilisé par les pirates depuis plus d’une décennie : ce ne sont pas eux, les agresseurs, les bandits des mers, mais ce sont les étrangers, qui les ont privé de leurs ressources maritimes.

Pour Ali, membre du conseil d’Hobbyo, la « capitale de la piraterie » somalienne: « il y a deux types de pirates : ceux qui attaquent les navires et ceux qui vident nos mers du poisson et déversent des déchets toxiques ».

Profitant de la déliquescence de l’État somalien, les navires européens ont pêché en toute illégalité dans les eaux territoriales et déversé leurs poisons, les déchets toxiques industriels. Aujourd’hui, il n’y a plus que 5% de pêcheurs dans la région contre 20% auparavant.

Équateur : Les crevettes de la discorde

Autrefois aliment de luxe, la crevette s’est démocratisée pour devenir le premier produit de la mer exporté dans le monde. Mais à quel prix ?

L’équateur est le premier fournisseur français. Chaque année 25.000 tonnes de ces crustacés terminent dans nos assiettes. Des crevettes issues à 95% de l’élevage. Depuis la fin des années 70, ce petit pays d’Amérique Latine a misé sur l’aquaculture pour se développer. Il est devenu le 5ème exportateur mondial et la crevette est sa 2ème source de revenu après le pétrole.

Pour creuser les bassins des mégas fermes d’élevages, les industriels ont rasé une grande partie des forêts de mangroves qui bordent l’Océan Pacifique. En s’attaquant à cet écosystème unique, les éleveurs mettent en péril les ressources des communautés de pêcheurs artisanaux et les terres ancestrales qu’ils occupaient.

Cette industrie pourtant très lucrative, profite essentiellement à une poignée de gros éleveurs qui emploient une main d’œuvre en contrat précaire. Elle a surtout des conséquences environnementales et sociales désastreuses. Entre les industriels de la crevette et les peuples de la mangrove la tension monte. En signe de protestation ou poussés par le désespoir, certains pêcheurs se lancent dans la piraterie…

Les pirates du golfe de Guinée concurrencent leurs collègues somaliens

Les pirates ont à nouveau frappé: un pétrolier grec avec un équipage de 24 personnes (dont 23 Russes) a été capturé dans le golfe de Guinée. De toute évidence, il est question d’une tentative de “siphonner” une partie du chargement (gasoil et essence) pour le vendre ensuite sur le marché noir.


Quelles sont aujourd’hui les particularités de ce métier rendu célèbre par les romanciers? Le golfe de Guinée en Afrique de l’Ouest devient depuis quelque temps un point chaud: le nombre d’attaques contre des navires marchands augmente dans cette région.

Mais c’est loin d’être le seul endroit de la planète où la piraterie est populaire. Parmi les nids de pirates les plus chauds, on trouve le détroit de Malacca en Asie du Sud-Est et, évidemment, les régions au large de la Corne de l’Afrique, fief des pirates somaliens.

Les successeurs de Morgan pas très romantiques

Il n’y a rien de spécial dans la piraterie contemporaine. Tout est fait plus ou moins avec les moyens du bord, et ce, de façon assez ennuyeuse.

S’il est question de piraterie côtière (ou même fluviale), il suffit d’avoir des bateaux à moteur rapides pour aborder la victime directement avant de lui vider les poches.

Dans l’océan, on utilise également des bateaux rapides, mais à partir d’un navire-mère – en règle générale, il s’agit d’un vieux cargo (probablement capturé auparavant), qui traîne près des couloirs de navigation à la recherche d’une proie.

Les équipages des bateaux à moteur sont généralement armés de fusils d’assaut, les groupes les plus “aguerris” disposent de mitrailleuses. Les Somaliens, célèbres pour leurs exploits au large des côtes d’Afrique de l’Est au milieu des années 2000, à en juger par les photos et les vidéos, adorent se balader avec les lance-roquettes soviétiques RPG-7, qui sont très répandus en Afrique.

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La Corne d’Afrique et la malédiction du pétrole

Depuis la découverte d’hydrocarbures dans la Corne de l’Afrique, la région, déjà mise à mal par les conflits “internes” aiguisés par les appétits extérieurs, est devenue plus stratégique encore. Les pays occidentaux n’y règnent plus en maîtres. De nouvelles puissances mondiales, notamment la Chine, entrent dans le jeu, attirées par les ressources disponibles de la région.

http://www.dailymotion.com/video/xtdohi

(Documentaire réalisé par Alexandre Trudeau et Jonathan Pedneault – Canada – 2012)