“Les routes du miel” : Un livre pour redécouvrir l’abeille

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ». Cela fait 10 ans qu’il travaille uniquement sur les abeilles. Depuis qu’en 2004, il a appris que l’espèce était en train de mourir à cause des pesticides. Le photographe a grandi dans la campagne. “Pour moi, un monde sans abeilles, c’était un monde sans vie“, il vit actuellement en Ardèche.

Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, et rencontre d’autres cultures. Il est initié à la photographie dans l’univers des studios, où il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle.

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles et font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, il élargit ses investigations à l’international en une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale, au Népal, au Cameroun, en Russie, en Argentine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Roumanie… Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel.
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Le monde d’Instagram

Être ami avec lui, c’est en quelque sorte être ami avec le monde entier. Kevin Systrom est le créateur du réseau de partage de photos Instagram. Cette application, qui n’existait pas il y a cinq ans, compte aujourd’hui 300 millions d’utilisateurs à travers le monde, plus que Twitter.

Albanie : Le pays aux 750.000 bunkers

L’Albanie a été une dictature communiste de 1945 à 1990. Elle fut dirigée lors de cette période, pendant 40 ans, par Enver Hoxha, qui faisait une fixation sur les bunkers.

Enver Hoxha était persuadé que l’Albanie allait un jour être sur la ligne de front entre le bloc communiste et l’OTAN. Il a donc fait construire 750.000 bunkers identiques, un pour quatre habitants, dans les villes, les campagnes, les montagnes, au bord de la mer, en résumé il y en a partout.

Malheureusement pour les albanais leur construction a utilisé une bonne partie des ressources qui auraient pu être autrement utilisée pour améliorer les infrastructures du pays ou améliorer leurs conditions de vie.

Comme on s’en doute, ces bunkers n’ont jamais été utilisés et ils restent aujourd’hui en ruines dans le paysage albanais. L’année dernière le photographe David Galjaard a parcouru l’Albanie pour photographier ces bunkers abandonnés, vous pouvez voir plus de ses photos sur son site.

La Boîte Verte

Des natures mortes vivantes

Le photographe Stéphane Soulié a créé ces deux vidéos qui reprennent une composition sur le thème des natures mortes classiques photographiées respectivement pendant 148 et 119 jours pour observer leur lente décomposition ainsi qu’évoquer le temps qui passe et leur fragilité.

États-Unis : Portraits d’un pays couvert de déchets

L’Américain Gregg Segal est l’auteur de la série de photos 7 Days of Garbage, qui met en scène des gens ordinaires allongés dans les déchets qu’ils produisent pendant une semaine. Il entend ainsi montrer l’impact des ordures ménagères sur la planète.

« Le problème est trop abstrait », explique Gregg Segal, qui tente justement de le rendre plus concret et de montrer en images la masse de déchets que produit un Américain moyen.

Art : Portraits de personnes au milieu de leurs poubelles de 7 jours

Gregg Segal est un photographe qui dénonce la douloureuse réalité de la surconsommation des pays développés à travers une série de clichés troublante. Très sensible au sujet environnemental, l’artiste a souhaité mettre en lumière le problème des déchets…

Histoire de nous éveiller sur la quantité de déchets ménagers que nous jetons en 7 jours dans nos poubelles, Gregg cherche à attirer l’attention sur la situation actuelle.

Ainsi, il a décidé de faire poser différentes personnes issues de différentes classes sociales dans leurs déchets quotidiens accumulés tout au long d’une semaine. Chacun des clichés montre une masse de déchets incroyable, qu’il s’agisse aussi bien d’une famille ou d’une personne vivant seule.

Alfie, Kirsten, Miles, and Elly

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Milt

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Journal de France – Raymond Depardon 2012

Durant quatre ans, Raymond Depardon a arpenté la France en camping-car — sa « capsule orbitale » —, accompagné de sa chambre photographique sur pied. Le reporter de guerre, photographe des JO, se rend compte qu’il « connaît mieux Djibouti que la Meuse ».

Il parcourt 70.000 km en France, et depuis 2010 rassemble ses photographies en volume, filme un Journal de France, avec Claudine Nougaret.

Journal de France, c’est le carnet de voyage de cette longue expédition que Raymond Depardon a lancée à travers la France, photographiant ce qui reste du pays dans lequel il est né, mesurant le cours du temps avec la précision d’un géomètre et les regrets d’un poète.

Film documentaire français de Raymond Depardon et Claudine Nougaret (2012 – 1h40).

Les cités de la peur

A quoi ressembleraient les plus grandes villes du monde, le jour d’après ? Des villes totalement vidées de toute présence humaine et animale, sans voitures, sans mouvement, sans âme qui vive.

C’est l’objet de Silent World, cette série de photos réalisées par Lucie & Simon, deux artistes-photographes parisiens, qui ont passé à l’aspirateur à humains plusieurs clichés pris à Paris, New York, Londres ou encore Pékin, ne laissant comme repère qu’un survivant au milieu de nulle part.

La technique employée est celle d’un filtre spécial à densité neutre qui permet de très longues expositions (là je sens que les photographes professionnels vont se dépêcher de venir me corriger), ce qui élimine tous les objets en mouvement. Une technique utilisée par la NASA pour analyser les étoiles.

Le résultat : cette vidéo aussi fascinante qu’inquiétante, dont le côté dramatique est largement renforcé par le choix de l’illustration sonore signée Philip Glass et Daft Punk, où les villes sont devenues des déserts urbains.