Inde : Le secteur pharmaceutique entaché par des scandales

Cet été, 700 marques de médicaments génériques testés par la société indienne GVK Bio ont dû être retirées du marché européen, à la demande de la Commission européenne.

En cause : des “manipulations systématiques de données” lors des essais cliniques. Cette décision intervient suite à la recommandation émise par l’Agence française de sécurité du médicament, en janvier dernier.

Cette nouvelle affaire ébranle la réputation de l’Inde comme leader dans le domaine pharmaceutique.

Autrans (38) : Les fleurs influencent nos émotions

À Autrans (Isère), en immersion dans la nature, son petit laboratoire sur le dos, cette pharmacienne recherche des fleurs qui sont à maturité idéale pour élaborer des élixirs. Aujourd’hui ça sera le bouton d’or.

Chaque fleur est choisie en fonction du message qu’elle véhicule et son impact sur nos émotions. L’élixir de bouton d’or permet par exemple d’avoir confiance en soi. Du cognac bio est utilisé pour la conservation.

Dans le laboratoire artisanal de Deva, les dilutions de fleurs de Bach se font à la main. Jusqu’à 3.000 flacons sont expédiés chaque jour en Europe et jusqu’en Australie. L’efficacité des fleurs de Bach n’est pas prouvée scientifiquement, mais elles sont de plus en plus utilisées en thérapie complémentaire.

Racines des plantes : Le nouvel or vert ?

Les plantes et les racines sont à l’origine de nombreux médicaments. Mais il faut pour cela récupérer les principes actifs qu’elles contiennent. Des chercheurs français de l’université de Lorraine et de l’INRA ont mis au point une innovation technologique, révolutionnaire et surprenante, pour extraire des molécules de plantes. Une invention brevetée unique au monde.

Et si la traite n’était pas réservée qu’aux vaches. Imaginez que l’on puisse traire des plantes. C’est le projet un peu fou élaboré par plusieurs chercheurs. Il leur aura fallu près de quinze ans pour mettre au point cette technologie.

Parmi les plantes à traire, on trouve l’edulis, originaire du Pérou. Elle est cultivée hors-sol, c’est ce que l’on appelle l’aéroponie et sans pesticides. La culture hors-sol permet un meilleur rendement.

Lorsque la plante est prête pour la traite, les racines sont immergées pendant environ 30 minutes dans un bassin qui contient un solvant issu de la chimie verte. Il permet de faire sortir les molécules contenues à l’intérieur de la racine. Ces précieuses molécules doivent ensuite être récoltées. Grâce à un procédé d’extraction, les molécules conservent toutes leurs qualités. Une innovation qui suscite l’intérêt de laboratoires pharmaceutiques et de fabricants de cosmétiques.

Les dessous de l’industrie pharmaceutique

Les scandales rythment l’information sur l’industrie pharmaceutique et focalisent l’attention sur ses excès. Suivre le parcours d’un médicament sans histoire, de sa conception à sa prescription, montre pourtant que la frontière est mince entre les dysfonctionnements et les pratiques routinières.

« J’ai compris que j’étais fliquée, qu’on savait exactement ce que je prescrivais, s’indigne une médecin installée à Paris. J’étais naïve, moi, je ne savais pas. [Un jour], une visiteuse médicale m’a dit : “Vous ne prescrivez pas beaucoup !” Je me suis demandé : “Comment peut-elle savoir cela ?” »

Cette pratique de surveillance, qui choque de nombreux praticiens, est orchestrée par les services commerciaux des laboratoires. Pour augmenter ou maintenir leurs parts de marché, les grands groupes pharmaceutiques déploient des trésors d’ingéniosité. Ils n’hésitent pas, par exemple, à modifier les indications de leurs médicaments pour gagner de nouveaux clients.

Considérée par certains médecins comme « la Rolls Royce de l’antibio dans le cutané », la Pyostacine, fabriquée par Sanofi — l’un des tout premiers groupes pharmaceutiques mondiaux en chiffre d’affaires (33 milliards d’euros en 2013) —. a connu un tel destin. Longtemps dévolu à un usage dermatologique, l’antibiotique a opéré un « tournant respiratoire » : il est désormais massivement utilisé dans les cas d’infections broncho-pulmonaires et oto-rhino-laryngologiques.
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Pénurie de médecins, dentistes low-cost : Bienvenue dans la jungle médicale

En France, l’accès aux soins coûte de plus en plus cher. Les dépassements d’honoraires abusifs de certains spécialistes, notamment les dentistes, poussent de nombreux Français à se soigner seuls. Ces difficultés d’accéder aux soins entraînent d’autres dérives.

Certains patients recourent à une médecine à prix cassé, alors que d’autres n’hésitent pas à partir se faire soigner à l’étranger.

Et avec l’arrivée des sites de médicaments en ligne, Internet est devenu une pharmacie en libre-service. Quels sont les risques encourus par l’automédication ? Que vaut la médecine à prix cassé ? Quels sont les dangers de la pharmacie en ligne ?

90′ enquêtes – TMC (17/02/2015)

Radio Courtoisie : « Le danger des vaccins » (Audio)

Le vendredi 13 février 2015, dans l’émission (pré-enregistrée) du “Libre journal des sciences et des techniques” sur Radio Courtoisie, Paul Deheuvels recevait le Professeur Henri Joyeux, le professeur de biologie émérite Michel Georget et l’auteur Claire Séverac, afin de débattre sur la dangerosité des vaccins et notamment sur le cas du Gardasil.

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Le cannabis bientôt en pharmacie

Le sativex, un spray buccal à base de cannabis, sera le premier médicament du genre autorisé en France. Dans quelques semaines, il pourra être vendu dans les pharmacies. Il sera exclusivement prescrit aux malades qui souffrent de sclérose en plaques et subissent des contractions très douloureuses.

“Ce médicament s’administre en inhalation, on ne retrouve pas les effets récréatifs du cannabis, les doses n’ont rien à voir. Il n’y a pas de dépendance, on peut l’arrêter quand on veut”, détaille Olivier Heinzlef, neurologue au CHU de Poissy.

Martine Schachtel, infirmière à la retraite, a publié “Cannabis sur ordonnance. Pour garder le goût de vivre jusqu’au bout”. Elle salue l’arrivée en pharmacie du Sativex, un spray buccal à base de cannabis, premier médicament du genre autorisé en France mais se “désole qu’il soit destiné à un certain type de patients qui souffrent de sclérose en plaques”.
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Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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Mirko Beljanski : Une nouvelle approche thérapeutique du cancer

Par Henri Boiteux, Agrégé de l’Université, Ancien Administrateur de l’Institut de Recherches Scientifiques sur le Cancer (C.N.R.S).

Talentueux chercheur biochimiste français, Beljanski a mis au point des médicaments enfin efficaces et non toxiques permettant de soigner le cancer au début des années 1980. Infirmant les positions établies du dogme biologique et médical sur cette maladie, sa recherche fut frappée d’un ostracisme implacable.

Ses découvertes, pourtant parfaitement fondées scientifiquement, permirent la guérison de milliers de patients avant que les pressions de l’estabishment médical et de la justice aient raison de l’espoir de les voir mises à disposition du public.

Émission consacrée à Mirko Beljanski, diffusée sur Radio Courtoisie dans le Libre Journal de Serge de Becketch le 25/12/1996

Introduction
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Combien votre pharmacien gagne-t-il vraiment ?

Opération porte close chez neuf pharmaciens sur dix, mardi 30 septembre. Comme d’autres professions réglementées, ils protestent contre le projet de loi “pour la croissance” du ministère de l’Économie, qui remet notamment en question leur monopole sur les médicaments sans ordonnance. Leur vente pourrait être autorisée aux grandes surfaces.

Biologie de synthèse : Les multinationales veulent industrialiser la vie

Par Agnes Rousseaux

Thérapies plus efficaces, bactéries anti-pollution, carburants synthétiques… La biologie de synthèse nous réserverait un futur plein de promesses. Et attire les investissements des plus grands groupes mondiaux de biotechnologies, de l’énergie ou de l’agroalimentaire. Mais fabriquer artificiellement la vie, à partir d’ADN construit en laboratoire et d’usines à gènes brevetés, suscite de nombreuses interrogations.

Alors que les premiers organismes intégralement conçus par ordinateur commencent à prendre vie, des ingénieurs rêvent déjà de planifier l’évolution et de corriger les « imperfections » de la nature. Enquête.

« Fabriquer la vie ». Ainsi pourrait se résumer l’ambition de la biologie de synthèse. Cette branche des biotechnologies veut créer de toutes pièces des organismes vivants, inconnus à l’état naturel. Et aller plus loin encore que les OGM, qui modifient le code génétique d’un organisme pour lui donner une nouvelle fonctionnalité – croître plus vite ou résister à un pesticide.

Avec la biologie de synthèse, nous entrons dans une autre dimension: on quitte le bricolage des gènes, pour aller vers une fabrication à grande échelle d’organismes artificiels, après modélisation et simulation informatique.

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Les dessous de la recherche pharmaceutique

Les “cobayes” de l’industrie pharmaceutique occidentale sont souvent des étudiants et des chômeurs désireux de gagner de l’argent rapidement. Mais aussi des citoyens des pays d’Europe de l’Est aux réglementations plus souples… Des témoignages édifiants.

Partie 1 : Pharmatests à l’Est, cobayes en pays communistes

Dans les archives de l’Institut fédéral des médicaments et dispositifs médicaux, les journalistes ont trouvé des dossiers du ministère de la Santé est-allemand montrant que des laboratoires occidentaux pratiquaient des essais cliniques en RDA – sans le consentement éclairé des patients. Ils réalisaient ainsi des économies considérables et, en échange, délivraient à la RDA des devises très convoitées.

Après la chute du Mur, de nouvelles normes fédérales sont mises en place dans les nouveaux Länder, obligeant les laboratoires occidentaux à se déplacer vers les pays voisins. Des Polonais et des Roumains utilisés comme “cobayes humains” témoignent.

Partie 2 : Les testeurs
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La Grèce à court de médicaments

Des laboratoires pharmaceutiques ne vendraient plus de médicaments à la Grèce.

C’est une crise des médicaments qui touche désormais la Grèce. Le président de l’union des pharmacies d’Attique, Kostas Lourantos, l’assure : “Les compagnies pharmaceutiques n’ont plus intérêt à vendre en Grèce où hôpitaux et pharmacies sont endettés.

De grands groupes, comme Roche, Bayer, Novartis ou Sanofi, seraient ainsi désormais rétives à vendre leurs produits en Grèce. Les raisons : le crédit en berne et une faible rentabilité.

La pénurie a donc déjà commencé. Selon Lourantos, 160 types de médicaments sont affectés, des antibiotiques aux antidépresseurs.

Une pharmacienne du centre d’Athènes ajoute même que “des patients de maladies graves, comme le cancer ou la sclérose en plaque peinent à trouver des médicaments devenus trop chers que les hôpitaux ou les pharmacies ne peuvent acheter.”

Le prix des médicaments étaient pourtant déjà bas par rapport à d’autres pays européens.

Atlantico.fr

Substances cancérigènes dans 400 produits pharmaceutiques et cosmétiques !

Selon le journal “Le Monde”, ce ne sont pas moins de 400 produits pharmaceutiques, dont le dentifrice, qui contiendraient des parabènes (Parahydroxybenzoate de méthyle (E218) ou Parahydroxybenzoate de propyle (E216) dans la recherche par composant).

Ces conservateurs pourraient avoir des effets cancérigènes ainsi qu’une incidence sur la fertilité masculine.

Cette révélation pourrait bien semer la zizanie dans l’industrie pharmaceutique. Le Monde a dévoilé lundi la liste de 400 médicaments qui contiendraient des parabènes. Ce composé chimique, de la famille des parahydroxybenzoates, est un conservateur utilisé dans les médicaments ; la toxicité et les effets cancérigènes de ce composé font l’objet de débats scientifiques et l’Assemblée nationale en a voté l’interdiction le 3 mai.

Dentifrices, sirops contre la toux, antibiotiques… Ces conservateurs seraient présents dans de nombreux médicaments très courants.

Parmi les produits listés par Le Monde, on trouve de nombreux cosmétiques pour bébés, des crèmes comme la Biafine, des sirops contre la toux (Drill, Humex), des dentifrices (Fluocaril), des pansements gastriques (Maalox, Gaviscon), des traitements des troubles du transit intestinal (Motilium) ou des nausées et vomissements (Primpéran)… Dans la ligne de mire se trouve aussi des antibiotiques, comme le Zinnat, ou des médicament contre la douleur et la fièvre (en particulier les formes génériques d’ibuprofène et de paracétamol).

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