Iran : Un futur partenaire de choix pour l’Occident ?

Ce 1er avril, il n’y a toujours pas d’accord à Lausanne, en Suisse, sur le contrôle du nucléaire iranien, mais l’optimisme demeure. L’enjeu est capital, selon Étienne Leenhardt. Un accord avec l’Iran serait “une nouvelle donne politique“.

Dans le chaos actuel du Moyen-Orient, l’Iran a déjà su se rendre incontournable. C’est déjà notre ami en Irak parce qu’il se bat à nos côtés contre le groupe État islamique. L’Iran soutient encore le régime de Bachar al-Assad et il pourrait très bien – si nous décidons de reparler au régime de Damas – servir d’intermédiaire. Et puis, l’Iran est influent auprès des milices Hezbollah au Liban, mais également actuellement dans la crise du Yémen“, explique le journaliste.

L’Occident a les yeux rivés sur Lausanne

Et puis, ce serait une nouvelle donne économique si les sanctions qui pèsent sur l’Iran sont levées. C’est un marché de 80 millions d’habitants qui s’ouvre. C’est un pays jeune, éduqué, riche en pétrole – 4e réserve mondiale -, en gaz – 2e réserve au monde -. Toutes les entreprises occidentales (…) ont le pied sur l’accélérateur pour signer des contrats et les yeux tournés vers Lausanne

Zone euro : 2017 sera une année catastrophique (Natixis)

Dans une étude publiée le 17 mars dernier, le groupe bancaire, né de la fusion des groupes Caisse d’Épargne et Banque populaire, fait part de son pessimisme à moyen terme. Le pôle de recherche économique de Natixis craint en effet que plusieurs facteurs qui se cumulent conduisent à ce que 2017 soit une très mauvaise année pour la zone euro.

• Le rééquilibrage du marché du pétrole après la baisse du prix du pétrole en 2014 devrait conduire à une remontée de ce prix, d’où une perte de demande et de croissance, et le retour de l’inflation à un niveau voisin de l’objectif de la BCE

• La BCE devrait donc arrêter le Quantitative Easing, d’où remontée des taux d’intérêt à long terme, normalisation des primes de risque, ré-appréciation de l’euro; en conséquence des difficultés pour les investisseurs (qui ont accumulé des actifs avec des rendements et des primes de risque faibles); des difficultés pour les emprunteurs publics et privés, un recul de la demande;

• Dans certains pays (France, Espagne, Italie), la nécessité de réaliser un ajustement budgétaire important dans un environnement plus défavorable: croissance plus faible, taux d’intérêt plus élevés.
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Pétrole et sacs plastiques

Résistants et bon marché, les sacs plastiques sont bien pratiques pour faire des achats. Mais une fois les emplettes terminées, ils peuvent vite se transformer en danger pour l’environnement. Car au lieu de finir à la décharge, ils atterrissent bien souvent dans la nature où ils s’invitent dans la chaîne alimentaire des animaux, et finalement des humains.

Par ailleurs, la plupart des sacs plastiques sont obtenus à partir du pétrole, une matière première non renouvelable. L’Union européenne entend bien endiguer ce déluge de sacs plastiques : d’ici 2025, elle espère que chaque citoyen ne consommera plus que 40 sacs par an. A l’heure qu’il est, leur consommation annuelle par habitant est de 70 en Allemagne et de 80 en France.

L’Hexagone est bien placé pour atteindre l’objectif fixé puisqu’à partir de 2016, les sacs plastiques à usage unique y seront interdits. A Berlin, les présentateurs de « X:enius » découvrent qu’il est parfaitement possible de faire ses courses sans sachets. Il existe même un supermarché qui a renoncé à toutes les formes de plastiques, sacs ou emballages.

Europe : La déflation est-elle une bonne chose ?

Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui aucun prix n’a plus d’importance que celui du pétrole brut. Plus de 80 millions de barils sont produits et consommés chaque jour, dont la plus grande partie est vendue sur les marchés internationaux. Aussi la chute brutale du prix du pétrole brut (de 110 dollars le baril l’année dernière à environ 60 dollars aujourd’hui) permet-elle aux pays importateurs d’économiser des centaines de milliards de dollars. Pour l’UE et les USA, cela représente 2 à 3% de leur PIB.

Pour l’Europe, les avantages liés à cette baisse pourraient augmenter avec le temps, car les contrats à long terme de fourniture de gaz sont indexés sur le prix du pétrole. C’est un autre avantage pour le continent, car le prix du gaz naturel y était encore récemment beaucoup plus élevé qu’aux USA qui bénéficient du coût très bas du gaz de schiste.

Pourtant beaucoup d’observateurs estiment qu’un pétrole bon marché n’est pas sans inconvénient, car cela accroît les tendances déflationnistes dans les pays avancés déjà embourbés dans le piège d’une croissance faible. Selon ce point de vue, la chute du prix du pétrole va empêcher les banques centrales de ces pays d’atteindre le taux d’inflation de 2% que la plupart se sont fixées dans le cadre de leur mandat de maintien de la stabilité des prix.

C’est la première fois que les prix baissent depuis 2009 dans la zone euro qui se retrouve ainsi en première ligne. Elle devrait éviter la déflation parce que les pays débiteurs auraient alors encore plus de difficultés à rembourser, les premiers concernés étant ceux de la périphérie de la zone euro (la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portugal et l’Espagne).
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Baisse du prix du pétrole et hausse du pouvoir d’achat

La baisse du prix du pétrole devrait générer 10 milliards d’euros de pouvoir d’achat pour les ménages cette année, et autant pour les entreprises. Automobilistes, chauffeurs routiers, compagnies aériennes, et industries chimiques.
Tous bénéficient de la chute du prix du pétrole. Le baril coûtait 115 dollars en juin dernier, aujourd’hui, il est deux fois moins cher, à 56 dollars. Une bouffée d’oxygène pour l’économie.

La Norvège prépare l’après-pétrole

C’est la fin d’un âge d’or. Quatorzième producteur mondial de pétrole, la Norvège est, elle aussi, affectée par la chute des cours du brut observée depuis l’été dernier. En 2014, les recettes publiques liées au secteur pétrolier sont ainsi tombées à 297 milliards de couronnes norvégiennes (34,6 milliards d’euros), contre 347 milliards de couronnes (40,5 milliards d’euros) un an plus tôt, d’après les chiffres officiels publiés jeudi 26 février.

Un défi majeur pour ce pays de 5 millions d’habitants qui, grâce à l’exploitation des hydrocarbures de la mer du Nord, est devenu l’un des plus riches au monde en moins de quarante ans. « Nous savons depuis longtemps qu’un jour ou l’autre, les investissements dans le secteur du gaz et du pétrole atteindraient un pic. Ce moment est arrivé, explique Siv Jensen, ministre des finances norvégienne, de passage à Paris. Cette industrie restera une source majeure de revenus et d’investissements pendant des décennies encore. La grande différence est qu’elle ne sera plus le moteur de notre économie au même titre qu’autrefois. »

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États-Unis : Le nouvel or noir

Lorsque les États-Unis sont touchés de plein fouet par la crise en 2008, d’aucuns prédisent un avenir sombre à long terme pour le pays. Mais dans une économie alors balbutiante, la découverte d’une réserve de pétrole couplé aux progrès techniques afin d’extraire l’or noir va se révéler salvateur pour l’économie Américaine. 

Les États-Unis produisent aujourd’hui 8.5 millions de barils de pétrole par jour, ce qui en fait le troisième producteur au niveau mondial. Clé de la reprise économique? Certainement, et l’appétit insatiable de l’ogre aux billets verts lui fera peut-être détrôner les Russes et les Saoudiens à l’horizon 2020.

Sur fond de crise environnementale et sociale, le reportage revient sur ce qui constitue un nouvel eldorado pour les uns et le début d’une désillusion pour les autres.

L’Amérique se relève, la consommation reprend « normalement » au pays de l’Oncle Sam. Ce nouveau miracle économique vient du Nord et plus précisément de l’état du Dakota où un important gisement pétrolier fut découvert et immédiatement exploité.
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Brésil : “Petrobras”, le scandale qui secoue le pays

Le Brésil est secoué par un scandale aux proportions inédites, qui touche à la fois des grands acteurs économiques et des personnalités appartenant à la coalition de centre gauche, avec laquelle gouverne la présidente Dilma Rousseff. La lutte contre la corruption est désormais en tête de l’agenda du géant sud-américain et d’autres pays de la région.

Le scandale Petrobras est une affaire de corruption politique, révélée en mars 2014, qui touche à la fois l’entreprise pétrolière contrôlée par l’Etat, Petrobras, et les géants brésiliens du BTP (bâtiment et travaux publics). Ces deux secteurs travaillent ensemble sur des grands chantiers d’infrastructure, notamment ceux liés aux nouvelles réserves en eaux profondes découvertes au large du Brésil méridional.

Les entreprises du BTP auraient formé un cartel pour se partager ces marchés et pour les surfacturer. En contrepartie, des pots-de-vin auraient été versés aux partis de la coalition gouvernementale de centre gauche, au pouvoir depuis la prise de fonction du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

Les malversations et dessous de table auraient pour principal objectif de financer des campagnes électorales, sans exclure que certains dirigeants d’entreprise ou hommes politiques se soient servis au passage.
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Découvertes de pétrole et de gaz: les plus mauvais chiffres depuis 1952

Voilà encore des chiffres qui vont à l’encontre des interprétations trop rapides que l’on peut entendre ici ou là sur la situation énergétique mondiale. Depuis 2009 et le début de l’incroyable progression des gaz et pétrole de schiste aux Etats-Unis, de nombreux rapports et commentaires promettent une disponibilité énergétique sans précédent à l’horizon 2020. Certains articles titraient même que nous risquions d’être noyés sous le pétrole !

Pourtant, le 15 février dernier, le Financial Times titrait: “Les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz chutent à leur plus bas niveau depuis 20 ans”. En réalité, ce pourrait même être pire.

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Le dessous des cartes : L’Islam en conflit (2/2)

Quels sont les facteurs et la nature du conflit qui oppose aujourd’hui les deux communautés ? Qu’en est-il de l’État islamique – ou “Daesh” –, nouvel acteur apparu en juin dernier ?


Revoir Le dessous des cartes : L’Islam en conflit (1/2)

La croissance, un modèle qui arrive à ses limites

La croissance économique vigoureuse est chose du passé dans les pays industrialisés. Les sociétés devront apprendre à vivre avec des taux de croissance anémiques qui les forceront à faire des choix. La croissance du PIB à tout prix a-t-elle fait son temps? Et si la décroissance était une voie d’avenir ?

C’est fou tout ce qu’on peut faire pour soutenir la croissance économique! On l’encourage à coups de subventions et de baisses d’impôt. On la stimule par le marketing et la publicité. Et on la dope avec le crédit facile et l’endettement. Avec bien peu de résultats, est-on forcés de constater depuis 30 ans.

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Russie : Avis de gros temps sur l’économie

A chaque saison son choc. Après l’annexion de la Crimée au printemps, l’escalade des sanctions cet été, la chute brutale du prix des hydrocarbures cet automne, l’économie russe subit l’effondrement du rouble depuis novembre dernier. Rouvrant les cicatrices des années 1990, cette crise de change laissera des traces. Car elle expose au grand jour des faiblesses structurelles longtemps sous-estimées par le pouvoir.

Si le rattachement de la Crimée est interprété au Kremlin comme un succès militaire et politique, le bilan économique de l’année 2014, marquée par l’adoption de sanctions occidentales à l’encontre de la Russie, est loin d’être positif. L’ampleur de la chute du rouble vis-à-vis du dollar (-42% entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2015) a effacé les gains de puissance économique relative réalisés depuis 2009.

Le pays a rétrogradé du dixième au seizième rang mondial en termes de produit intérieur brut (PIB) au taux de change courant. Les autorités visaient une inflation réduite à 5 % ; elle a plus que doublé et s’établit à 11,4 %. La croissance devait se redresser à 3,5 % ; dans le meilleur des cas, elle sera nulle en 2014 et fera place à une récession en 2015 (entre -3 % et -4,5 % selon les prévisions du gouvernement).

La diversification industrielle devait être relancée ; la production d’automobiles a chuté lourdement. Le leader Avtovaz a déjà supprimé plus de dix mille postes et s’apprête de nouveau à licencier. Si la situation continue de se dégrader, nul doute que ses concurrents lui emboîteront le pas.
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Bangladesh : La marée noire oubliée

Au Bangladesh, une marée noire est en train de ravager un trésor mondial de la biodiversité, dans l’indifférence générale. La plus grande forêt de mangroves du monde inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco est se recouvre progressivement d’une couche visqueuse de pétrole.

Pétrole: surproduction, chute des prix, bulle de schiste…

L’expert américain Arthur Berman explique la chute des prix du pétrole par la conjonction d’un surplus de production et de l’arrêt à partir de juillet dernier des injections de liquidités dans l’économie américaine par la Réserve fédérale (Fed), ce qui a provoqué la hausse du dollar. A moins de 50 $ le baril, de nombreuses catégories de pétrole ont des soucis de rentabilité, notamment les hydrocarbures de schiste américains dont le boom de ces dernières années aurait résulté selon Richard Heinberg, autre expert, de la combinaison d’un prix élevé du pétrole et d’un financement facilité par la politique de la Fed. La bulle des schistes est prête à faire boum.

Choc de l’offre, choc de la demande, concurrence, machinations géopolitiques… Les spéculations vont bon train sur la chute des cours du pétrole, ce dernier ayant perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le mois de juin, passant de plus de 100 $ le baril à moins de 50 $.

Evolution du prix du pétrole entre début 2008 et octobre 2014 en comparaison des surplus et des déficits de production (moins de 50 $ le baril mi-janvier 2015). Doc. IEA/Arthur Berman

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Guerre de l’ombre au Sahara

La guerre pour contrôler les ressources du XXIe siècle a déjà commencé. Et l’Afrique, comme à l’accoutumée, est aux premières loges. Depuis des décennies, la France n’est plus la seule à avoir des vues sur le continent.

Dès les années 1960, la découverte d’immenses gisements de pétrole dans le golfe de Guinée attire un nouvel acteur aux besoins inextinguibles, les États-Unis. Peu à peu, la première puissance mondiale s’implante en Afrique. En 1992, son armée intervient en Somalie, ravagée par une guerre civile, pour une opération dite humanitaire. Six ans plus tard, les États-Unis récidivent au Soudan après des attentats contre deux ambassades américaines par une organisation alors obscure : al-Qaida.

Le 11 septembre 2001 est un tournant. Pris de vitesse par la Chine sur l’ensemble du continent, Washington met un pied au Sahara dans le cadre officiel de sa “lutte contre le terrorisme”. En 2007, l’administration Bush renforce son instrument politico-militaire à travers Africom, visant notamment à quadriller la région. Mais derrière ce combat se cachent d’autres batailles : la zone saharienne contient les plus grandes réserves pétrolières d’Afrique, mais aussi de l’uranium, du fer, de l’or… Parallèlement, la France renforce sa présence militaire sur le continent.

Réalisé par Bob Coen, Eric Nadler (France – 2013)

Il était une fois l’Arctique

L’ours polaire se meurt et la banquise est sur le point de disparaître. Sous l’effet du réchauffement climatique, les richesses de l’Océan Arctique se révèlent aux yeux du monde : du pétrole, de l’or, des ressources halieutiques et de nouvelles routes marchandes.

Alors que démarre la ruée vers le nord, deux mondes tentent désormais de se côtoyer. D’un côté, celui des pionniers et de l’or noir, de l’autre celui des autochtones et de l’ours blanc.

Quatre histoires s’entrecroisent, celles de chasseurs Inuits sur la banquise, de 130 millionnaires chinois en croisière, des Nenets et de leurs milliers de rennes, mais aussi de l’armée canadienne.

Thalassa (23/01/2015)

Gouvernement et députés sacralisent l’irresponsabilité des multinationales

Les grandes entreprises françaises ne seront pas soumises à un « devoir de vigilance » vis-à-vis de leurs sous-traitants. Cette proposition de loi issue d’une poignée de députés socialistes et écologistes sera, au mieux, vidée de son contenu, au pire jetée à la poubelle. Le projet de loi Macron obligeait de son côté les entreprises à être gérées « dans le respect de l’intérêt général économique, social et environnemental ».

Volontaires bénévoles nettoyant une plage après le naufrage de l’Erika en décembre 1999

Cette définition a disparu de la loi pendant que journalistes et lanceurs d’alertes sont criminalisés au nom du « secret des affaires ». Pourtant, l’opinion publique est largement favorable à une meilleure régulation des multinationales.

La Commission des lois de l’Assemblée a rejeté la semaine dernière la proposition de loi sur le « devoir de vigilance » des multinationales porté par trois députés socialistes et écologistes. Le projet visait à combler un vide juridique en responsabilisant les sociétés-mères françaises quant aux atteintes graves aux droits humains occasionnées par leurs activités dans d’autres pays (lire notre entretien avec Dominique Potier, l’un des initiateurs du projet).

Désastre du Rana Plaza pour Auchan et Carrefour, naufrage de l’Erika ou pollutions pétrolières au Nigeria pour Total… autant d’exemples des difficultés à placer les multinationales françaises – et étrangères – face à leurs responsabilités lorsqu’un drame se produit, et à obtenir justice pour les victimes [1].
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Russie : La bourse de Moscou et le rouble plongent à nouveau

L’effondrement du rouble s’est déjà traduit par une envolée des prix, le taux annuel d’inflation dépassant déjà 11% en Russie. Les autorités russes ont prévenu que la croissance négative de l‘économie russe pourrait atteindre 5% cette année.

Grèce : Milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations

En échange de l’aide financière internationale, la Grèce s’est vue imposer un vaste programme de privatisations. Transport, énergie, loterie nationale, gestion de l’eau, infrastructures, patrimoine culturel… C’est la braderie générale !
Investisseurs russes, chinois ou azéris, multinationales françaises ou allemandes, et surtout les oligarques grecs, se ruent sur ces bonnes affaires, sur fond d’irrégularités et de soupçons de corruption. Au détriment des simples citoyens étouffés par les plans d’austérité.

Ce dimanche 25 janvier, les Grecs se sont rendus aux urnes pour élire un nouveau gouvernement. La perspective d’une accession au pouvoir de Syriza, la coalition de la gauche radicale, seule ou avec d’autres partis, est réelle. Le mouvement de gauche saura-t-il inverser la tendance ? Et s’appuyer sur les résistances citoyennes, qui ont par exemple réussi à réinventer un service public de l’eau ?

Si cette victoire se confirme, ce sera en grande partie à cause du rejet de la politique d’austérité massive imposée au pays depuis plus de cinq ans. Celle-ci s’est traduite par une baisse sans précédent des revenus et des conditions de vie de la plupart des Grecs, jusqu’à menacer leur état de santé [1].
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Reportage : Arabie Saoudite, la maison des Saoud

Au sens strict, la dynastie saoudienne actuelle est constituée des descendants de Abdelaziz ben Abderrahmane al-Saoud dit Ibn Saoud (1880-1953), fondateur de l’État moderne du même nom, le royaume d’Arabie saoudite et qui en fut le roi de 1932 à 1954. Il a eu trente-deux épouses qui lui donnèrent cinquante-trois fils et trente-six filles, et environ 500 petits-enfants.

Chine : Pour le PDG de Schneider Electric, “7,4%, c’est un taux de croissance dont on rêverait !”

Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric et président du comité France – Chine, est l’un des dirigeants réunis au Forum Économique de Davos. Surnommé “le Chinois du CAC 40“, il est à la tête d’un groupe qui réalise une grande partie de son chiffre d’affaire dans l’Empire du Milieu. Jean-Pascal Tricoire revient sur les prévisions de croissance en Chine pour 2014, qui viennent d’être révisées à la baisse par le FMI.

Il relativise le ralentissement de la croissance chinoise, estimant que “cela correspond à l’application d’une politique qui avait été exprimée de vouloir une croissance plus modérée, plus sociale, plus inclusive, plus environnementaliste“.

Baril à 50 dollars : risque de récession majeur pour le secteur pétrolier

Il y a des courses de fond. Celle-ci est une course vers le fond. Les cours du baril dégringolent à 50 dollars cette semaine, du jamais vu depuis le lendemain de la crise de 2008. Aussi vertigineuse qu’inattendue, la chute du prix de l’or noir atteint désormais 55 % depuis le début du mois de juin.

Est-ce la preuve d’un retour durable à l’abondance pétrolière ? Pas si vite.

Conséquence à la fois du boom du pétrole “de schiste” aux Etats-Unis et de la fragilité de la croissance économique mondiale, ce contre-choc pétrolier est en passe de mettre à nu bien des rois du pétrole.

D’ouest en est et du nord au sud, tous les producteurs pétroliers du monde, grands et petits, pompent aujourd’hui le brut à tombeau ouvert afin de sauvegarder un tant soit peu leurs chiffres d’affaires, en espérant que le concurrent d’à côté calanchera le premier.

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Hydrogène : L’énergie d’avenir ?

L’hydrogène, carburant du futur ou fausse promesse? Le gaz le plus abondant de notre planète pourrait être la meilleure alternative au pétrole… À l’heure où Toyota met sur le marché la première voiture à hydrogène grand public, quel est l’avenir pour les transports à “pile à combustible”?

FIFA : les dieux du foot sont tombés sur la tête

Le 2 décembre 2010, la Fédération internationale de football (FIFA) a désigné le Qatar comme pays hôte de la 22e coupe du Monde, en 2022. Manques d’infrastructures, températures trop élevées, accusations de corruption… Ce vote fait depuis débat dans le monde du ballon rond.

État pétrolier, mais surtout troisième producteur mondial de gaz naturel, l’émirat ne possède aucune culture footballistique, et les températures peuvent atteindre jusqu’à 50° durant l’été, l’époque où se déroule traditionnellement la compétition.

De Zinedine Zidane, qui était l’ambassadeur de la candidature des Qataris, en passant par Michel Platini, qui a annoncé avoir voté pour ce pays, les journalistes sont allés à la rencontre de ceux qui ont joué un rôle important dans cette élection.

Réalisé par Sylvain Pak (Novembre 2014)

Le Venezuela au bord du défaut de paiement (Màj)

Addendum : l’économie vénézuélienne plombée par la chute des prix du pétrole


Addendum : conséquence de la grave pénurie qui touche les biens de première nécessité, des files d’attente se forment devant les supermarchés et les pharmacies

Pour Krisbell Villarroel, mère célibataire de 22 ans avec deux filles de cinq ans et un an, le quotidien se résume désormais à un réveil matinal, des heures à faire la queue, puis la revente des produits achetés auprès de ses clients, qui paient un supplément pour récompenser ses efforts.
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La crise pétrolière en 10 questions !

La baisse du prix du pétrole est un phénomène qui occupe désormais de nombreux esprits, qui interpelle les citoyens troublés par cette situation à priori paradoxale.

Pourtant, alors que la facture énergétique a dépassé le budget de l’éducation nationale en 2013, le pétrole n’apparaît même pas dans la loi nationale sur la transition énergétique. C’est dire le niveau d’ignorance ou de négligence dont politiciens et journalistes font preuve depuis des décennies.

Puisque les explications données sont souvent trop simplistes, les discussions de comptoir comblent les vides et les idées reçues deviennent la norme, y compris dans les plus hautes sphères. J’ai demandé sur un réseau social quelles étaient les questions principales sur ce sujet, afin de proposer dans cet article des éléments de réponse. Peut-être y trouverez-vous des précisions utiles.

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Faut-il craindre l’effondrement du système bancaire mondial ?

Depuis la crise des subprimes en 2008 et le renflouement des larges banques par la réserve fédérale (FED), rien ne permet d’affirmer que la situation économique mondiale a été assainie. Tout au contraire, un ensemble d’indicateurs laissent penser que le monde bancaire est au bord de l’abîme, « the edge of chaos» selon l’expression du spécialiste des systèmes Christopher Langton[1].

Certains se veulent rassurants, cependant que la chute des cours du brut fait craindre un choc pétrolier à l’envers qui mettrait en faillite une section importante du secteur énergétique, celle du « fracking » ainsi que les états américains dépendant de ses revenus[2]. D’autres, Steve Forbes et Elizabeth Ames en tête, mettent en garde contre l’effondrement du système économique mondial et suggèrent un retour au Gold Standard[3]. Y’a-t-il des raisons de faire confiance aux uns plutôt qu’aux autres ?

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Russian disease, ou la maladie du soviétisme (De la crise économique qui frappe la Russie, et de ses origines)

Dans son édition du 17 décembre, La Croix tente de prendre du recul par rapport à l’actualité russe. Qu’il s’agisse des relations entre l’Ukraine et la Russie – envenimée depuis le rattachement contesté de la Crimée (‘Complications ukrainiennes’) au printemps dernier – ou de la dégradation de la situation économique, le journal souhaite se prémunir d’une corrélation simple, si couramment utilisée dans la presse.

La diplomatie suicidaire de Poutine (comprenez : parce que nationaliste et pan-russe) isole son pays dans le concert des nations ! En réalité, reprendre tout ou partie de ce raisonnement concourt à servir celui-là même que l’on entend affaiblir. C’est prêter en outre aux sanctions occidentales un poids qu’elles n’ont probablement pas. Le journal part du constat établi par son envoyé spécial Benjamin Quénelle - la perte de valeur du rouble par rapport au dollar – pour scruter la fragilité économique russe.

Dans son dossier central intitulé ‘La crise révèle les faiblesses du modèle économique russe‘, Alain Guillemoles pose quatre questions parmi lesquelles trois appellent des réponses rapides : sur les causes de la chute du rouble (division par deux des revenus tirés de l’exportation de produits énergétiques, accélération de la conversion en monnaie étrangère des épargnants), les réponses possibles de la banque centrale russe et les inflexions souhaitables de l’exécutif. Une question demeure, bien plus complexe : “Pourquoi l’économie russe est-elle en crise ?

*

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Arctique, la conquête glaciale

Longtemps à l’abri d’une exploitation industrielle d’envergure mondiale, l’Arctique risque de devenir le dernier eldorado pour les grandes compagnies pétrolières.


C’est en 2007 que Poutine, le premier, a déclaré son intérêt pour un potentiel pétrolifère estimé à 90 milliards de barils, exploitables dans un avenir proche. À sa suite, les autres pays riverains (États-Unis, Groenland, Norvège, etc.) ont réclamé leur part du gâteau, quitte à se disputer le tracé des frontières.

 

Mais déjà, plusieurs signes alarment les défenseurs de la nature : une première plate-forme s’est mise à dériver, tandis que la direction d’une centrale nucléaire russe, construite sur du permafrost en train de fondre, a observé un black-out informatif total.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Réalisé par Tania Rakhmanova (2013)

Merci à NOP

Nicolas Doze : “La Grèce inquiète les marchés et le pétrole continue sa chute”

Nicolas Doze s’est penché sur l’inquiétude des marchés parisiens suite aux incertitudes sur l’avenir de la Grèce dans la zone euro et aux cours du pétrole qui ne cessent de plonger. Cependant, il a précisé que la chute du pétrole et la baisse de l’euro sont des bons signes pour l’économie française.

(Merci à Pierre)

États-Unis : Attention au krach pétrolier

Par Philippe Herlin

Il n’est pas dans l’intérêt des producteurs de l’OPEP de baisser leur production, quel qu’en soit le prix“, a déclaré au Financial Times Ali al-Naimi, le ministre saoudien du pétrole depuis 1995, la personnalité considérée comme la plus influente de l’industrie énergétique mondiale. Même si le prix du baril atteignait 20 dollars, précise-t-il.

Dans la revue spécialisée Middle East Economic Survey, il affirme que, selon lui, le baril de pétrole ne reviendra jamais à 100 dollars, suggérant par-là que les prix actuels perdureraient sur le long terme.

Pourquoi une telle obstination? Cette politique n’a rien de suicidaire, au contraire : si l’Arabie Saoudite se mettait à baisser sa production, “les prix repartiraient à la hausse, et les Russes, les Brésiliens et les producteurs américains de pétrole de schiste prendraient notre part“, explique-t-il.

Manifestement, les pays du Golfe veulent absolument éviter que les États-Unis deviennent énergiquement indépendant, et cherchent carrément à saborder un pan entier de leur économie. La première puissance mondiale va-elle rester les bras croisés, ou va-t-elle rappeler que leur sécurité dépend d’elle ? Nous verrons, mais la tendance écrite par les prix est très claire.
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Les pétrodollars de la banquise

C’est en été que les prospecteurs débarquent sur les côtes du Groenland. or, diamants, mais surtout du pétrole : sous les effets du réchauffement climatique, la fonte de la banquise libère de fabuleux trésors. Selon les dernières estimations, l’Arctique contiendrait 20% des hydrocarbures qui restent à découvrir dans le monde. Un pactole qui permettrait de retarder pour quelques années encore la crise énergétique annoncée. La course aux pétrodollars de l’Arctique a commencé. Pour certains, il s’agit d’une nouvelle guerre froide. Etats-Unis, Canada, Danemark, Norvège, Russie : les cinq pays du cercle polaire revendiquent leurs droits sur les richesses du Grand Nord et rivalisent de manoeuvres diplomatiques et militaires pour prendre possession de ce trésor englouti. Au Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, 57 000 habitants se prennent à rêver d’Indépendance économique et politique. Mais leur position géostratégique les propulse aux avant-postes de cette sourde bataille…

Partie 1


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L’or noir de l’Amérique

En 2009, la découverte d’un gigantesque gisement de pétrole de schiste dans le Dakota du Nord sonne comme une bonne nouvelle pour l’Amérique en crise. Plus de 16 000 puits pompent aujourd’hui le sol du Dakota du Nord.


Mais alors que l’argent et le pétrole coulent à flots, d’autres voix se font entendre : celles des fermiers de la région dont le bétail dépérit à vue d’œil, celles des habitants des petites villes dont l’eau potable s’irise soudain.

Le réalisateur est parti enquêter sur ce nouveau Far West et ses acteurs, avec en toile de fond les enjeux économiques gigantesques des hydrocarbures de schiste, mais aussi les enjeux de santé publique.

Réalisé par Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac (2014)

Prix du pétrole : vous reprendrez bien un peu de “guerre froide” ?

Pour le journaliste Sylvain Lapoix, auteur de la BD-enquête “Énergies extrêmes”, la “guerre des prix” qui voit s’affronter l’Arabie saoudite et les États-Unis offre peut-être de belles “ristournes” à la pompe, mais a déjà fait ses premières victimes : l’Iran et le Venezuela. Pour lui, cette “guerre froide” d’un nouveau genre peut en tout cas constituer “une occasion en or de prendre une importante décision : s’écarter de ce grand jeu en réduisant notre dépendance aux hydrocarbures”.

Par Sylvain Lapoix

Ça n’est pas pour vous gâcher la dinde mais la chute des prix du pétrole n’est pas une nouvelle rassurante. Certes le transport de la belle-famille coûtera moins cher à la pompe mais cette ristourne dissimule un tournant dans l’économie mondiale.

Car au delà du ralentissement économique asiatique et européen et de la surproduction,

c’est une guerre commerciale qui maintient le cours du brut si bas : celle que se livrent désormais l’Arabie saoudite et les États-Unis.

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Arabie Saoudite : Même à 20 dollars le baril de pétrole, l’Opep n’empêchera pas la dégringolade

Même si le prix du baril a baissé de 50 % depuis le mois de juin et avoisine actuellement les 60 dollars, le cartel des pays pétroliers tient bon. Quoi qu’il arrive, le brut coulera à flots, prévient le ministre du Pétrole saoudien. Voici de quoi donner des sueurs froides au secteur mondial de l’énergie : quoi qu’il arrive, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continuera à pomper autant de brut, et laissera donc la chute des cours se poursuivre.

Avec une franchise inhabituelle“, le ministre du Pétrole saoudien, Ali Al-Naimi, leader de fait de l’Opep, affiche aujourd’hui sa volonté de défendre ses parts de marché “à tout prix“, constate le Financial Times.

Nous entrons dans une période effrayante pour le marché pétrolier“, commente un analyste interrogé par le quotidien britannique. “Pendant plusieurs années, nous allons être confrontés à une forte volatilité des prix. Pratiquement tout va en être affecté.

Quel que soit le prix, il n’est pas dans l’intérêt des membres de l’Opep de réduire leur production (…). Qu’il descende à 20, 40, 50 ou 60 dollars, peu importe“, déclare ainsi le ministre, dans un entretien publié par la revue spécialisée Middle East Economic Survey.
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Le pouvoir Total

Christophe de Margerie tutoyait les plus grands et négociait les contrats directement au sommet du pouvoir. Enquête dans les coulisses d’une entreprise aussi puissante qu’un pays.

En investissant dans la plus grande centrale solaire du monde, en Californie, Total tente de se forger une image de pionnier des énergies renouvelables, respectueux de l’environnement.

Jean-Marc Jancovici : Une croissance bridée par la question énergétique ?

Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project et associé de Carbone 4, a été reçu sur Xerfi Canal dans le cadre de l’une des conférences de l’évènement “Journées de l’économie 2014 (JECO)” : “La croissance bridée par le manque d’énergie ?”.

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