L’ère du pétrole à volonté ?

Il ne s’agit pas d’un canular digne du 1er avril ou d’un délire issu d’un livre de science-fiction. C’est une information vérifiée et confirmée. Après des décennies d’expériences, des scientifiques de la marine américaine ont été capables de transformer de l’eau de mer en hydrocarbures.

L’US Navy vient ainsi d’annoncer l’ère du pétrole sans limite, le Graal de l’abondance et de l’indépendance énergétique, et personne ou presque ne s’en est aperçu. L’idée semble pourtant presque simple. Les carburants fossiles sont constitués d’hydrocarbones (hydrogène et carbone).

La marine américaine a été capable d’extraire de l’hydrogène et du carbone de l’eau de mer et de le recombiner pour en faire du carburant. Le processus pourrait aussi fonctionner en théorie avec de l’air, mais l’eau de mer contient 140 fois plus de dioxyde de carbone. Le U.S. Naval Research Laboratory a même déjà utilisé le carburant issu de l’eau de mer pour faire voler un modèle réduit d’avion.

Le prix de revient de ce nouveau carburant est aujourd’hui estimé entre 3 et 6 dollars par gallon (3,7 litres). Cela reste économiquement non rentable.

Lire la suite

L’économie russe paie “cash” la crise en Ukraine

La croissance du PIB russe devrait retomber à zéro en 2014, admet le ministre russe des Finances.

Anton Silouanov, Igor Sechin et Vladimir Poutine, le 4 avril 2012 (photo RIA Novosti)

Le spectre d’une récession se fait de plus en plus craindre en Russie, le ministre des Finances ayant lui même estimé mardi que la croissance de l’économie risquait d’être nulle en 2014 en raison des troubles “géopolitiques” liés à la crise en Ukraine. “Les conditions, dans lesquelles nous devons travailler en 2014, sont les plus difficiles depuis la crise de 2008-2009″, a lancé Anton Silouanov.

Lire la suite

L’offensive de la Russie à l’extérieur contraste avec la santé de son économie

La plus mauvaise nouvelle pour Vladimir Poutine, ces derniers jours, n’est venue ni de Kiev, ni de Washington, ni de Bruxelles. Elle est tombée de Moscou, sous la forme anodine d’une déclaration truffée de chiffres, délivrée le 8 avril, par un vice-ministre de l’économie à la barbe grise, Andreï Klepatch. M. Klepatch est aussi directeur du département de prévisions macroéconomiques. Ses prévisions, ce jour-là, ont révélé au grand jour le talon d’Achille d’un régime à l’offensive sur le front extérieur.

La Crimée est annexée, des troupes russes restent massées le long de la frontière ukrainienne et des groupes de très virils « touristes » russophones, musclés et masqués, déstabilisent les villes de l’est de l’Ukraine. Puissance nucléaire, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la Russie demeure un partenaire clé dans le jeu diplomatique sur la Syrie ou l’Iran.

Cet activisme, pourtant, contraste spectaculairement avec une économie au point mort, enfermée dans une impasse que les pays émergents connaissent bien. C’est ce que trahissait, derrière les chiffres, le message du vice-ministre Klepatch.

LE PIÈGE DU REVENU INTERMÉDIAIRE
Lire la suite

La stratégie de l’Anaconda

Pour le géopoliticien allemand Karl Haushofer les Anglo-saxons pratiquent la politique de l’Anaconda, consistant à enserrer progressivement sa proie et à l’étouffer lentement. – Article rédigé par Édouard Rix, pour la revue Réfléchir & Agir, automne 2012, n°42, pp. 45-47.

Dans “Terre et Mer“, Carl Schmitt rappelle que les cabalistes du Moyen-Age interprétaient l’histoire du monde comme un combat entre un animal marin, une puissante baleine, le Léviathan, et un animal terrien, éléphant ou taureau, le Behemoth (1). Ce dernier essaie de déchirer le Léviathan avec ses défenses ou ses cornes, tandis que la baleine s’efforce de boucher avec ses nageoires la gueule du terrien pour l’affamer ou l’étouffer.

Pour Schmitt, derrière cette allégorie mythologique se cache le blocus d’une puissance terrestre par une puissance maritime. Il ajoute : « l’histoire mondiale est l’histoire de la lutte des puissances maritimes contre les puissances continentales et des puissances continentales contre les puissances maritimes » (2), axiome que reprendront les géopoliticiens anglo-saxons.

Le Sea Power de Mahan

Lire la suite

Canada : Plaque tournante de l’industrie minière

Trois sociétés minières sur quatre ont leur siège social au Canada. Pourquoi un tel attrait ? Le Canada est un véritable paradis pour ces entreprises : elles peuvent y spéculer tranquillement sur les gisements du monde entier tout en y étant protégées en cas de crimes environnementaux et de violations de droits humains. Une réalité bien éloignée de l’image plutôt sympathique que véhicule le pays. Entretien avec Alain Deneault, coauteur du livre enquête Paradis sous terre.

75% des sociétés minières mondiales ont leur siège au Canada. Pourquoi ?

Alain Deneault : [1] Il y est plus facile de spéculer en bourse sur la valeur présumée d’un gisement minier. On peut y mettre en valeur non seulement les « réserves » qu’une mine contient, soit ce qu’il est effectivement possible d’extraire, que les « ressources », c’est-à-dire tout ce qu’une mine contient et que l’on pourrait éventuellement exploiter.

Ainsi, à la bourse de Toronto, il est possible de valoriser une richesse avérée, mais également la ressource présumée ou espérée : une richesse plus grande que ce qui a été évalué par les géologues, en fonction des évolutions des techniques ou des coûts d’exploitation. La bourse de Toronto a ainsi longtemps été très spéculative, jusqu’au scandale Bre-X, une société canadienne qui a gonflé artificiellement les réserves espérées de ses mines d’or, avant de faire faillite, faisant perdre 4,7 milliards d’euros à ses actionnaires en 1997.

Lire la suite

Olivier Delamarche interrogé par “Devenons citoyens”, janvier-février 2014 (Màj avril)

Voici, dans l’ordre inverse de leur parution, les sept premiers épisodes d’une série de douze courts reportages didactiques consacrés à l’économie contemporaine et à l’impact qu’elle a sur chacun d’entre nous. Les cinq reportages suivants restent à venir.

Les cinq vidéos ajoutées le 08/04/14 :

Sommes nous proches d’une insurrection générale ?


Lire la suite

2014 ne sera pas non plus “l’année du dollar”

Par Myret Zaki

De nombreux analystes annoncent chaque année le retour du dollar. Or, la devise américaine continue de perdre de la valeur aussi bien face au franc [suisse] ou à l’euro que par rapport à sa valeur passée.

2014, «année du dollar» ? Cette année encore, les stratèges des banques pourraient bien se tromper. Depuis 2001, le dollar a perdu la moitié de sa valeur face au franc suisse. D’importants facteurs baissiers, trop souvent ignorés, s’accumulent pour peser sur la valeur du billet vert à long terme. Analyse en vidéo.

Bilan

Nouvelle chute en 2013 de la production de brut des « majors », désormais contraintes à désinvestir

Les profits s’effritent, tandis que les coûts d’extraction continuent à grimper, inexorablement. L’ex-n°2 du pétrole saoudien réitère le pronostic d’un déclin de la production mondiale de brut avant la fin de la décennie.

Le total de la production de pétrole des cinq principales compagnies pétrolières internationales (Exxon, Shell, Chevron, BP et Total : les “majors“) a connu à nouveau un repli en 2013, pour la neuvième année depuis le pic de 2004, ai-je constaté :

Cela commence à ressembler diablement à une “tendance lourde”. Fatidique ?

Les rapports annuels des majors, publiés en février, rendent tous compte de la poursuite du fléchissement de nombreuses zones d’extraction, en dépit d’un effort d’investissement colossal et sans précédent.

La production de brut totale des cinq majors a reculé de 2,05 % en 2013, ce qui porte le déclin à 27,35 % depuis le pic de 2004. Au cours de ces neuf dernières années, pourtant, les dépenses d’investissement de capital (Capex) des grandes compagnies pétrolières internationales ont presque triplé !

Lire la suite

Pourquoi le pétrole n’a pas d’avenir (Màj version française)

Sans lendemain – “There’s no tomorrow”, est une animation retraçant l’histoire du pétrole et de son utilisation par l’espèce humaine. Elle montre comment l’humanité est devenue dépendante de cette énergie, et de l’impasse à laquelle elle conduit par l’intermédiaire du système économique en place : le capitalisme basé sur la croissance économique.

Étant sur une planète finie, ce système ne pourra plus durer longtemps et les énergies renouvelables seront loin d’être “la solution miracle” car dépendante également du pétrole. Ce documentaire propose quelques solutions pour une approche locale de l’économie et d’atteindre l’autonomie en limitant les besoins en énergies, comme nos ancêtres, pour augmenter les chances de chacun de s’en sortir à l’avenir.

Version originale sous-titrée en français

(Merci à NOP)

«Le monde peut se passer du pétrole russe»

Moscou se prépare à des sanctions économiques internationales, alors que l’annexion de la Crimée pourrait être décidée dimanche prochain. Le point sur les conséquences de la crise diplomatique actuelle sur l’économie russe avec Anton Khmelnitski, patron suisse d’Elbrus Capital, maison d’investissement établie à Kiev.

«Venons-en aux sanctions. C’est avant tout ceux qui veulent les imposer qui doivent en mesurer les conséquences», prévenait Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse du 4 mars, après l’irruption de troupes russes en Crimée. «Dans un monde interconnecté et interdépendant, causer des dommages à un pays reste [certes] possible, mais d’autres pays seront affectés par des dégâts mutuels», ajoutait alors le président russe.

Dix jours plus tard, alors que l’annexion de la Crimée se précise – un référendum est convoqué dimanche – Moscou se prépare au scénario du pire : des sanctions similaires à celles frappant l’Iran et incluant restrictions commerciales et blocage d’actifs bancaires.

Selon l’agence Bloomberg, Moscou vient d’évoquer avec des oligarques et des compagnies d’Etat les dégâts liés à un arrêt de prêts fournis par les banques étrangères ou à des appels de garantie sur les crédits en place.

Lire la suite

Démagogie sans énergie

par Jean-Marc Jancovici

Les municipales puis les européennes ne devraient pas déroger à la règle : il y en aura pour tout le monde.

Lors des élections, l’empilement de promesses tient hélas lieu de grand dessein national ou européen, et la population devient facilement une simple juxtaposition d’ouvriers, de mères de famille, d’automobilistes, de jeunes, d’instituteurs et d’homosexuels.

Ce procédé a au moins le mérite de la simplicité sur le plan économique : les promesses électorales étant toujours additionnelles à l’existant, dès que la liste de tous ceux qu’il faut séduire pour être élu est terminée, il est facile d’en déduire l’argent nécessaire, et donc le taux de croissance qui va en face.

Le taux de croissance annoncé par un candidat ne doit donc rien à un savant calcul, mais tout à la nécessité de se faire bien voir de l’électeur. Et s’il n’y a pas de croissance, ou pas assez ?

Lire la suite

Une crise des pays émergents ferait rechuter les économies développées en récession, selon Morgan Stanley

Morgan Stanley a estimé, dans une note de recherche publiée le 12 mars, qu’une crise des pays émergents se transmettrait automatiquement aux économies des pays développés.

Selon les analystes de la banque d’investissement américaine, une récession dans les pays émergents aurait des conséquences beaucoup plus importantes sur les économies avancées que lors de la précédente crise asiatique de 1997-1998. Et pour cause : les pays émergents représentent aujourd’hui 38% de l’économie mondiale, contre 20% seulement en 1997.

Dans sa note de recherche, Morgan Stanley énumère plusieurs scénarios. Il s’agit, entre autres, d’un choc soudain dans un grand pays émergent comme le Brésil, la Turquie ou l’Afrique du Sud ou encore d’un ralentissement de la croissance chinoise, un scénario jugé encore plus probable.
Lire la suite

Le Suisso-libyen qui veut conquérir Tripoli et rapatrier 70 milliards

Par Myret Zaki

Basit Igtet, homme d’affaires zurichois et figure de l’insurrection libyenne de 2011, est candidat au poste de premier ministre. Il assure pouvoir rapatrier les 70 milliards sortis par le clan Kadhafi. Rencontre exclusive.

Basit Igtet en famille, à Manhattan

Son nom, Basit Igtet. Cet entrepreneur suisso-libyen de 43 ans vivant à Zurich est candidat au poste de premier ministre en Libye. Hommes d’affaires, activiste politique aux réseaux d’influence étendus à Washington, il est l’une des figures clés de la rébellion libyenne qui a amené en 2011 le changement de régime à Tripoli. De passage à Genève, ce Zurichois d’adoption qui a bâti sa fortune dans le négoce de pétrole, l’immobilier et les infrastructures, nous a accordé une interview exclusive.
Lire la suite

Équateur : Pollution, la justice américaine donne raison à Chevron

La justice américaine a donné raison, mardi 4 mars, au groupe pétrolier Chevron, qui estimait que le jugement équatorien lui ayant infligé une amende record de 9,5 milliards de dollars pour pollution était entaché d’irrégularités. A l’issue de six semaines d’audience, le juge de district new-yorkais Lewis Kaplan estime en effet que les plaignants ont corrompu le juge équatorien chargé de l’affaire et ont falsifié certaines preuves.

Les quelque trente mille plaignants, regroupés au sein du Front de défense de l’Amazonie et soutenus par leur gouvernement, ont annoncé qu’ils faisaient appel « immédiatement ». Un de leurs avocats a dénoncé « une sentence injuste et illégitime, qui provient d’un juge incompétent, dans le cadre d’une procédure absurde ».

Lire la suite

Pourquoi les Allemands n’ont guère envie de se fâcher avec Poutine

La Russie fournit un tiers du gaz naturel et du pétrole [consommé par] l’Allemagne. Et leurs économies sont si imbriquées que l’idée même de sanctions effraient les champions de l’exportation.

Sanktionen nein danke ! S’il est un patronat qui veut éviter toute sanction économique contre Moscou, c’est bien l’allemand. Les deux économies sont tellement imbriquées que Berlin aurait énormément à perdre. Les échanges entre l’Allemagne et la Russie s’élèvent à près de 80 milliards d’euros (4 fois plus que la France).

L’hebdomadaire Wirtschaftswoche résumait cette semaine : “Plus de 6.000 entreprises, de la multinationale aux PME, sont présentes en Russie, où elles ont investi directement plus de 20 milliards. 300.000 emplois dépendent en Allemagne de ces échanges“. Berlin est le deuxième fournisseur de Moscou, après Pékin (la France, 8ème).

Lire la suite

Ukraine : l’aventure militaire est illogique sur le plan économique

Les relations économiques entre les Etats-Unis et l’Europe d’un côté, la Russie de l’autre, poussent les acteurs de la crise ukrainienne au dialogue et éloignent le spectre d’un conflit militaire.

L’économie de l’Ukraine repose sur trois secteurs, rappelle Vladimir Vakhitov, professeur assistant à l’Ecole d’Economie de Kiev : la métallurgie, l’industrie chimique et l’agriculture. Les deux derniers représentent 40 à 50% des exportations ukrainiennes”. Et il ajoute, source de revenus “substantielle” pour le pays, les transferts financiers des migrants qui ont quitté l’Ukraine pour la Russie, l’Italie, le Portugal ou la Pologne.

Sur le plan économique, l’Ukraine est donc à la fois liée aux pays de l’Union européenne (UE) et à la Russie, par le biais des échanges commerciaux et humains. “En gros, un tiers des exportations va à la Russie, un tiers à l’Europe et un tiers vers d’autres destinations, notamment en Asie“, confirme Vladimir Vakhitov.

En France, Fabrizio Coricelli, professeur d’économie à la Sorbonne, nuance : “L’Ukraine a beau exporter vers l’Europe, elle est beaucoup plus intégrée avec la Russie qu’avec l’UE“.

Lire la suite

Venezuela : la classe moyenne contre insécurité et pénurie

Elle tape sur des casseroles, défile dans les rues ou construit des barricades avec des poubelles, la classe moyenne vénézuélienne manifeste à tout âge et sous toutes ses formes depuis le 4 février son ras-le-bol contre l’inflation, les pénuries alimentaires et l’insécurité dans leur pays, une des principales puissances pétrolières de la planète. C’est la pire contestation affrontée par le président Nicolas Maduro, l’héritier d’Hugo Chavez, la figure de proue de la gauche latino-américaine décédée le 5 mars 2013, il y a presqu’un an.

Le pétrole, enjeu de l’indépendance écossaise

Le conseil des ministres britannique s’est délocalisé à titre exceptionnel en Écosse dans le port pétrolier d’Aberdeen, lundi et en a profité –sous prétexte d’un point sur l’or noir en mer du Nord– pour intensifier sa campagne contre l’indépendance de cette région.

C’est la troisième fois en un siècle que le gouvernement britannique se réunit en Écosse, territoire britannique riche en hydrocarbures.

Ce conseil se veut un symbole politique fort à sept mois du référendum sur l’indépendance, alors que la campagne électorale s’est accélérée ces dernières semaines, avec des débats enflammés sur la monnaie et l’intégration d’une Écosse indépendante dans l’Union européenne, en cas de victoire du “oui”.

Illustration du fossé qui sépare les autorités britanniques et écossaises, les deux gouvernements se réunissaient le même jour à une dizaine de kilomètres l’un de l’autre pour discuter de la manne pétrolière: le secteur a généré 7 milliards d’euros de revenus en 2012-2013, et emploie directement et indirectement 450.000 personnes.

Indépendance dopée à l’or noir
Lire la suite

Un brouillard de fraudes

Par James Howard Kunstler

L’équipe Obama a fait une belle bourde la semaine dernière en nommant Blythe Masters, responsable des ressources chez JP Morgan, au comité de la CFTC chargé de réguler les activités sur les marchés papier du maïs, des côtes de porc, du café, du cacao – et de l’or aussi, au passage, marché que JP Morgan est soupçonnée d’avoir manipulé.

Une affaire parmi celles qui ont surgi récemment, comme le fiasco de MF Global de 2011 suite auquel des milliards de dollars de comptes clients se sont comme par magie retrouvés chez JP Morgan en conséquences de mauvais paris placés sur les obligations européennes. MF Global, maison de courtage spécialisée dans le négoce de marchandises, a été liquidée en 2011. La CFTC n’a jamais émis d’ordre de poursuite au Département de la justice et, bien entendu, le PDG de la société, Jon Corzine, savoure encore à ce jour des lattés au caramel dans les Hamptons. Voici à quoi ressemblent les transactions Téflon des années Obama : rien ne colle aux basques des fraudeurs.

La nomination de Blythe Masters a causé un tel vent de scandale et tant de réactions sur Twitter qu’elle a dû se retirer des membres potentiels du comité avant la fin de la journée.

Lire la suite