Greenpeace s’en prend à Shell avec des Lego, YouTube supprime (brièvemement) la vidéo

Greenpeace s’attaque à Shell avec une vidéo montrant un merveilleux village en Lego se faire engloutir par une nappe de pétrole. Le film, qui a dépassé les 3 millions de vues sur Youtube, a été supprimé pendant quelques heures à la demande de Warner Bros. Explications.

Le pôle Nord pourrait regorger de pétrole mais sa recherche et son exploitation risquent de mettre à mal la banquise. C’est pourquoi Greenpeace a décidé de s’en prendre à Shell – qui a des projets de forage dans l’Arctique. Pour cela, l’association de défense de l’environnement a réalisé une vidéo surprenante.

Lire la suite

Le crash du MH17 déstabilise la planète finance

De Tokyo à New York en passant par Paris et Francfort, toutes les places boursières mondiales ont dévissé après le crash de l’avion de ligne malaisien en Ukraine. La tragédie s’ajoute à la crise au Proche-Orient et fait craindre le pire pour l’économie mondiale.

La peur s’installe sur les places financières mondiales. Depuis l’annonce du crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine, apparemment abattu par un missile, la tension est montée d’un cran, illustrée par la chute des principales places boursières de la planète.

Lire la suite

“Le secret des 7 soeurs” : Une autre histoire du pétrole (Rediff)

Addendum du 04/11/2011: Mise en ligne de la quatrième partie.

Les Sept Sœurs, ce sont les sept compagnies pétrolières dont les dirigeants se sont partagés le monde, au cours d’une chasse au coq de bruyère, en 1928 pour s’emparer du pétrole mondial. Une partie de chasse dont les conséquences secouent encore la planète…

C’est cette “véritable et inavouable histoire du pétrole” que raconte le réalisateur Frédéric Tonolli. Un projet très ambitieux, mêlant archives, reconstitutions, entretiens chocs et “road movie pétrolier dans un monde de brut.” Une plongée dans les arcanes de l’univers pétrolier retraçant la véritable et impitoyable histoire de l’or noir. Le documentaire de 210 minutes est découpé en quatre parties de 52 minutes de manière à ce que chaque film puisse être vu indépendamment des autres.

«Raconter à chaque fois le début de l’histoire, c’est-à-dire le fameux rendez-vous à Achnacarry, permet d’avoir des unitaires qui font partie d’un ensemble et d’entrer tout de suite dans le vif du sujet. L’idée était de retracer l’histoire du pétrole sur un siècle avec ses innombrables dérapages, ce qui, convenons-en, n’a rien de simple. Pour rendre le sujet plus compréhensible, nous avons choisi de le faire de manière chronologique, mais en nous intéressant à chaque fois à une partie différente du globe.»

Partie 1: Tempêtes et fortunes du désert, nous emmène au Moyen-Orient (Iran, Irak, Arabie saoudite…), où tout a commencé.

Image de prévisualisation YouTube
Lire la suite

En Libye, la chute sans fin du secteur pétrolier

La production libyenne de pétrole ne cesse de diminuer depuis la fin de l’ère Kadhafi, et son niveau actuel atteint péniblement le dixième de ce qu’il était en 2011. Un grave manque à gagner pour Tripoli, confronté tout à la fois à des problèmes de maintenance, des mouvements sociaux et — surtout — à la prise de contrôle des terminaux par divers groupes armés.

«  Si la sécurité ne s’améliore pas et si rien n’est fait pour régler les problèmes de distribution, les exportations libyennes de pétrole risquent de s’interrompre totalement au cours des prochaines semaines. Ce serait une première depuis 2011.  » Celui qui lance cette mise en garde n’est pas n’importe qui, Mustafa Sanallah est le nouveau patron de la National Oil Corp (NOC), la société pétrolière étatique. Début juin, il a succédé à Nouri Berruien dont la démission surprise et inexpliquée — il aurait subi des menaces physiques — a aggravé la confusion et les tensions qui entourent le secteur pétrolier.

Une statistique permet à elle seule de comprendre l’ampleur du problème. La production actuelle d’or noir atteint péniblement 200 000 barils par jour (à Londres, certains traders estiment qu’elle a chuté en réalité à 150 000 barils depuis février 2014) contre 1,4 million de barils par jour (MBJ) en juillet 2013 et un niveau de près de 2 MBJ avant le déclenchement du conflit qui devait mener, en octobre 2011, à la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

Lire la suite

Irak : que peut et que veut faire l’Europe ?

La situation irakienne inquiète les Européens. Mais ils laissent l’initiative aux Américains qui sont pourtant les premiers responsables de la situation actuelle. Analyse.

D’une extrême gravité“. C’est ainsi que Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, qualifie la situation actuelle en Irak. L’offensive du groupe djihadiste EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant) dans le Nord du pays alarme toutes les chancelleries européennes.

Cette organisation veut instaurer un Etat islamique sunnite dans la région faisant fi des frontières héritées du tracé réalisé par les Français et les Britanniques au lendemain de la chute de l’Empire Ottoman, il y a près d’un siècle.

Lire la suite

Les énergies du futur

Charbon, gaz et surtout pétrole. Qu’en est-il de notre consommation énergétique actuelle ? Et quel est le tournant qu’elle doit impérativement prendre à l’avenir ? L’homme a conscience qu’il faut modifier ses comportements, diversifier les sources d’énergie. La sauvegarde de notre planète en dépend. Un seul frein : le poids politique et économique de ces industries.

Le dollar perdrait-il sa couleur ?

Le dollar est la monnaie de référence des échanges économiques internationaux. Mais plusieurs événements pourraient amorcer un début de changement de tendance et bouleverser les échanges internationaux. Le poids pris par le yuan en fait partie. Par John Plassard, Directeur adjoint de Mirabaud Securities.

Pourquoi une telle évolution du dollar ? Quelles sont les implications pour les devises ? Les États-Unis peuvent-ils fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer ?
Lire la suite

L’Irak fait trembler les marchés

L’assaut lancé mardi par les insurgés de l’Etat Islamique en Irak et au Levant contre la raffinerie de Baïja a sorti les marchés financiers de leur léthargie vis-à-vis de ce risque.

Beige foncé, ronds noirs et rouges : régions et villes contrôlés par l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL). Ronds noirs et blancs : combats. Carrés noirs : raffineries. Taches rouges : champs pétrolifères. Pointillés : oléoducs. Source : McClatchy, 17 juin 2014

Certes, l’armée du pays affirme avoir repoussé cette attaque. Et certes, la production pétrolière irakienne est concentrée dans le sud, loin de la zone de combats et au nord dans la région sous contrôle kurde. Ce qui explique la hausse contenue du prix du pétrole ces derniers jours.

Toutefois, comme le rappelle Ole Hansen, le chef stratège ressources naturelles de la banque Saxo, «l’Irak est devenu un producteur clé de l’OPEP au cours des deux dernières années en augmentant d’un million de barils/jour sa production de brut.»
Lire la suite

Pétrole : hormis les non-conventionnels américains, la production mondiale a baissé en 2013

En dehors des nouveaux pétroles extrêmes et “non-conventionnels” d’Amérique du Nord (pétrole de schiste aux États-Unis et sables bitumineux au Canada), le reste des extractions mondiales a enregistré en 2013 un repli de 1,5 %, que ne suffisent à expliquer ni les sanctions contre l’Iran, ni la crise libyenne. Partout sauf en Arabie Saoudite, les vannes sont restées ouvertes à fond. 

Le Brésil voit sa production de brut reculer pour la troisième année consécutive, malgré le développement de ses champs offshore ultra-profonds. L’Angola menace de rejoindre une longue liste de producteurs majeurs confrontés aux limites de leurs réserves d’or noir.

“L’Opep fait face à d’énormes défis de production”, titrait le Financial Times la semaine dernière, tandis que s’ouvre aujourd’hui à Vienne une réunion du cartel des pays exportateurs de brut marquée par un très problématique renversement de conjoncture. Il y a six mois, les représentants de l’Opep envisageaient de ralentir leurs exportations face au boom du pétrole de schiste aux Etats-Unis. Entre-temps, les exportations de la Libye ont été réduites presque à néant par le chaos politique et militaire qui s’installe de plus en plus dans ce pays clé.

Mais ce n’est pas tout.

Les exportations mondiales sont également tirées vers le bas par l’Algérie, le Mexique, l’Azerbaïdjan, l’Indonésie, le Congo-Brazzaville, ou encore… le Brésil. Dans chacun de ces cas, les problèmes ne sont pas d’ordre balistique (obus de mortier autour de Tripoli, bombe nucléaire hypothétique du côté de Téhéran) : il s’agit de bêtes problèmes de robinets.

Lire la suite

J-M Jancovici : « Gérer la contrainte carbone, un jeu d’enfant ? »

Présentation de Jean-Marc Jancovici donnée au début de l’année 2012 à l’ENS devant un parterre d’ingénieurs. Le conférencier met à plat  les innombrables relations qui font dépendre le niveau de vie des sociétés développées de la disponibilité d’une énergie abondante.

L’abondance énergétique croissante a radicalement modifié notre mode de vie depuis le début de la révolution industrielle. Cette évolution, essentiellement basée sur le déploiement des énergies fossiles, se heurte désormais à deux limites croissantes: celle de la disponibilité des ressources fossiles, et celle du changement climatique.

L’énergéticien recourt notamment à l’équation de Kaya qui modélise en une simple règle de 3 les facteurs déterminants de la pérennité de notre civilisation. Il établit également de manière très claire la notion du rendement des différentes filières de production d’énergie.

Pétrole : Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle crise ?

Selon le nouveau rapport « World Investment Outlook » de l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA) il faut trouver 48.000 milliards de dollars jusqu’en 2035 pour maintenir la production pétrolière au niveau actuel.

Pour rentabiliser les nouvelles techniques de forages, il est nécessaire de mettre le curseur du prix du baril au-delà de 120 dollars. Mais à ce niveau, c’est l’économie qui s’écroule! C’est un vrai casse-tête et un cercle vicieux insoluble.

Le peak oil d’or noir conventionnel a été atteint en 2007 et le pétrole de schiste, off-shore, sable bitumineux ou dans les glaces de l’Arctique devaient prendre le relais pour assurer la stabilité et la croissance mondiale des économies.

Tous les signaux d’alarmes sont au rouge vif

Lire la suite

Gaz de schiste : Le nouveau rêve américain anéanti

Le nouveau rêve américain – redevenir les rois du pétrole – n’était bien qu’un rêve : l’EIA (Energy Information Administration) a ramené sur terre les espoirs de trouver en quantité énorme du gaz et du pétrole de schiste en Californie en diminuant les estimations de 2011 de 96%.

Au lieu de contribuer activement à l’autonomie énergétique souhaitée par les Etats-Unis, cette réserve ne devrait plus fournir que 32 jours de pétrole à l’économie américaine. Ce n’est pas sans conséquence sur le prix du pétrole et l’évolution du dollar.

Lire la suite

Faut-il faire le deuil du pic pétrolier ? (Audio)

En raison du développement exponentiel de l’exploitation du pétrole de schiste par facturation hydraulique sur leur territoire, les États-Unis se dirigent vers l’indépendance énergétique à l’horizon 2020. L’extraction du gaz de schiste à l’aide de la même technologie a déjà causé l’effondrement de son prix dans ce pays.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Débat entre deux spécialistes du secteur pétrolier et un économiste autour de la question: la théorie du pic pétrolier est-elle encore valide, et comment le “renouveau” du pétrole abondant s’inscrit-il en regard du changement climatique.

Cependant, plusieurs caractéristiques du pétrole de schiste rendent les prévisions de production incertaines: les puits exploités par fracturation produisent beaucoup la première année, puis les quantités extraites diminuent rapidement. Cela oblige les compagnies à ouvrir sans cesse de nouveaux puits pour maintenir le niveau de production.

La fracturation utilise beaucoup d’eau et de sable, éléments dont la disponibilité peut poser problème à terme. Les très nombreux produits chimiques utilisés pour fracturer la roche mère rendent les déchets produits hautement problématiques. Enfin, tant qu’une fracturation n’a pas été effectuée, il est impossible de déterminer à l’avance le potentiel d’un forage.

Lire la suite

Les compagnies pétrolières et la pollution du Delta du Niger

Découvert en 1956, le pétrole représente aujourd’hui 95% des recettes d’exportation et 80% du revenu du Nigeria. Le pays est ainsi devenu le 6e exportateur mondial (et le 5e fournisseur des Etats-Unis), avec un revenu de plus de 34 milliards d’euro en 2006. Pourtant, l’or noir n’a pas fait le bonheur de tous, loin de là. La population nigériane, dont près de 70% vit sous le seuil de pauvreté, l’emploi local est faible et les ressources autrefois importantes, comme le pêche ou la chasse, sont désormais impossibles avec l’augmentation des constructions pour la production de pétrole et la hausse du trafic de camions et de bateaux de transport. En outre, l’industrie pétrolière a engendré de nombreuses pollutions qui font du delta du Niger l’un des lieux les plus pollués de la planète.

Transition énergétique : Le chemin de l’avenir

Si la transition énergétique est au cœur du discours des « écolos », ce n’est pas la préoccupation première des Français. Il est pourtant certain que le problème se pose. Le pétrole devient de plus en plus rare et donc cher.

C’est le fameux Peak Oil: le pétrole n’existe pas en quantité infinie, et, à partir d’un moment, maintenant ou au plus tard dans quelques années, il devient de plus en plus cher à extraire et sera de toute façon rationné.

C’est le point de retournement à partir du moment où la moitié du pétrole mondial a été extrait. Déjà, le prix du baril de pétrole a été multiplié par 7 entre 2001 et 2013, et la tendance n’a aucune raison de s’inverser durablement. Cela pèse sur la balance extérieure de la France: tous les ans, nous importons quelque 70 milliards d’euros d’énergie fossile.

En second lieu, la consommation d’énergie non renouvelable augmente le CO2 et, quelles que soient les controverses sur le réchauffement climatique, augmente la part anthropique de celui-ci. Enfin, la transition énergétique peut être un gisement d’emplois.

Lire la suite

Textiles intelligents : Une nouvelle filière d’avenir en France

Le secteur textile est l’un des plus sinistrés en France. Mais certaines de ses filières, celle de la mode et du luxe, continuent de figurer parmi les meilleures au monde. Le textile pourrait aussi vivre une révolution grâce à des matériaux intelligents déjà utilisés dans l’aéronautique, l’automobile ou la médecine.

Des élèves ingénieurs ont en effet développé, depuis dix ans, des inventions qui pourraient être utilisées dans la fabrication de vêtements.

De nouvelles fibres remplaceront des fibres synthétiques

Des fibres thermoplastiques, par exemple, utilisées dans l’automobile, permettent d’alléger les matériaux et d’apporter de meilleures propriétés acoustiques. L’Ecole nationale supérieure des arts et industries textiles (Nord) travaille sur des nouvelles fibres qui remplaceront des fibres synthétiques à base de pétrole. Elle forme des jeunes qui comptent relancer les beaux jours du textile en France.

Bouches-du-Rhône : Des fourmis pour réensemencer un terrain pollué

Le sol de la réserve naturelle de la plaine de Crau (Bouches-du-Rhône) se régénère grâce à l’implantation de 200 reines de fourmis moissonneuses fécondées, là où une pollution d’hydrocarbure avait souillé la zone protégée.

L’expérimentation, une première mondiale, se déroule dans la réserve naturelle de la plaine de Crau (Bouches-du-Rhône), là où une rupture d’oléoduc, en aout 2009, a causé une pollution d’hydrocarbure sur une grande partie de cette zone protégée.

Au total, 200 reines de fourmis moissonneuses, fécondées avaient été implantées il y a trois ans par les chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale. Objectif : leur permettre de fonder des colonies afin d’aider au retour de la végétation originelle. En déplaçant des graines pour les stocker, les fourmis permettent en effet aux plantes de germer, puis de reconquérir des territoires où elles avaient disparu.

Objectif : permettre le retour des plantes originelles

Au total, 4 700 m3 de pétrole brut se sont déversés il y a plus de quatre ans sur le terrain. Aujourd’hui, tout le sol souillé a été dégagé, de la terre est disposée à la place pour permettre aux fourmis nettoyeuses d’aider à la repousse des plantes originelles.

La bioéconomie, c’est le stade ultime du capitalisme

Dans son livre “Le Corps-Marché”, la sociologue canadienne Céline Lafontaine, professeure à l’université de Montréal, dénonce la “bioéconomie”, une économie fondée sur la marchandisation du corps.

S’attachant en particulier à l’industrie biomédicale, Céline Lafontaine délivre une  enquête documentée et pragmatique sur les enjeux de la bioéconomie. Elle éclaire les règles d’un marché mondialisé du corps humain, dont les éléments (sang, ovules, cellules, tissus…) sont de plus en plus marchandisés, comme dans l’industrie de la procréation. Par-delà les clivages éthiques que tous ces débats suscitent entre les citoyens – par exemple au sujet de la gestation pour autrui –, elle consigne précisément les enjeux réels de cette bioéconomie souveraine. Un éclairage à partir duquel les positions éthiques de chacun peuvent s’ajuster en fonction de plusieurs conceptions possibles de la liberté et de l’égalité…

Lire la suite

« 2014 L’âge des Low tech »

Philippe Bihouix est ingénieur. Spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, il est coauteur de l’ouvrage “Quel futur pour les métaux ?”, paru en 2010.

Face aux signaux alarmants de la crise globale, croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.

(Éditions du Seuil, collection anthropocène, 338 pages, 19.50 euros)

Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ».

Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

On ne peut bétonner ad vitam aeternam, et le dynamisme envié de pays comme Dubaï ou Singapour n’est évidemment et heureusement pas reproductible. Il ne reste que l’option, très rationnelle, d’appuyer sur la pédale de frein : réduire, au plus vite et drastiquement, la consommation de ressources par personne.

Lire la suite

Le double jeu allemand : à la fois cheval de Troie des intérêts géopolitiques américains et géoéconomiques russes en Europe

Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale l’Allemagne est mue par une volonté de puissance économique. Cette orientation l’a conduite à faire des choix pragmatiques dans ses relations avec la Russie et les Etats-Unis.

Hebergeur d'image

Angela Merkel et Vladimir Poutine au G20 de Saint Pétersbourg, septembre 2013

Atlantico : Vladimir Poutine et l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder ont été vus en train de se faire une franche accolade lors des 70 ans de ce dernier à Saint-Pétersbourg. Il n’est pas le seul à faire preuve de cordialité à l’égard du président Poutine, l’ancien chancelier Helmut Schmidt a récemment déclaré que les opérations russes en Crimée étaient “parfaitement compréhensibles”. Globalement, comment l’Allemagne se positionne-t-elle par rapport à la Russie ? Quelle part l’énergie prend-elle dans ces relations ?

Nicolas Mazzucchi : L’Allemagne connaît actuellement un gros problème de positionnement par rapport à la Russie, du fait de son double tropisme. D’un côté sa vieille alliance avec les Etats-Unis lui a permis de renaître, et ensuite de réunifier les deux Allemagne, mais de l’autre elle est objectivement alliée avec la Russie, et ce depuis l’Ostpolitik (“Politique vers l’Est”, ndlr) de Willy Brandt dans les années 1970.

Lire la suite