Des OGM dans nos assiettes, de gré ou de force

Interdits en Suisse, sévèrement réglementés en Europe, les organismes génétiquement modifiés, OGM, ont malgré tout fait leur entrée en scène, via l’alimentation au bétail. Et les alertes se multiplient: l’usage massif d’herbicide hautement toxique pour protéger le soja transgénique a des effets effrayants.

Au Danemark, les éleveurs qui nourrissent leurs cochons au soja OGM ont vu naître des bêtes difformes ou atteintes d’une grave maladie gastrique qui tue 30% d’entre elles. En Argentine d’où provient ce soja transgénique, les enfants des villages près des plantations souffrent de malformations congénitales et les cas de cancer connaissent une augmentation dramatique.

Des cochons nés avec deux têtes, des diarrhées mortelles, un taux de mortalité de 30%, c’est de cela dont sont affectés les élevages porcins qui ont été nourris au soja transgénique au Danemark. Certains élevages consomment jusqu’à 90% de fourrage importé d’Argentine et cultivé de manière transgénique. Selon cette enquête fouillée, confirmée par plusieurs recherches médicales reconnues, la vraie raison de cette étrange épidémie, c’est l’utilisation massive de cocktails aléatoires d’herbicides dans les champs de soja transgénique, pour lutter contre la prolifération des mauvaises herbes, devenues toujours plus résistantes.

Enquête de Paul Moreira (RTS – 09/04/2015)

Pesticide et santé : l’équation sans solution

Au milieu des années 1990, des milliers de bovins meurent dans les étables. Malformations des veaux, fausses couches des vaches et problèmes de stérilité déciment les troupeaux. Les agriculteurs eux-mêmes ne sont pas épargnés et rencontrent divers graves problèmes de santé.

Un éleveur de porcs danois a comparé sur plusieurs années les taux de pesticide dans l’alimentation de ses animaux et ceux de malformation des porcelets. Des chercheurs français, eux, ont mené une étude méthodique sur le problème.

Les très longues et laborieuses analyses entreprises finissent par aboutir : les bêtes malades présentent dans leur organisme un taux très élevé de glyphosate – le désherbant le plus vendu au monde.

Or, l’immense majorité des rations servies aux bêtes dans le nord de l’Europe proviennent de céréales OGM importées d’Amérique, dont les graines contiennent de grandes quantités de cet herbicide, pour l’instant défendu bec et ongles par le puissant lobby agro-alimentaire européen.

Réalisé par Andreas Rummel (Allemagne – 2015)

Monsanto : Un lobbyiste assure que le Roundup est potable, mais refuse d’en boire

Les résultats de l’enquête du Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS révèlent que cinq pesticides, dont l’un des plus utilisés au monde, le Roundup, sont cancérigènes.

Une évaluation réfutée par le docteur Patrick Albert Moore, expert en écologie et environnementaliste canadien, qui avance que le glyphosate, un composant du désherbant Roundup de Monsanto, “n’aurait pas augmenté le taux de malades du cancer en Argentine. (…) Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne vous fera aucun mal.

Lorsque le journaliste propose à Patrick Albert Moore d’absorber du glyphosate, le scientifique a quelques hésitations. “Avec plaisir”, dit-il avant de se rétracter : “Bon, en fait, pas vraiment. Mais je sais que ça ne me ferait pas de mal.” Il finit par refuser définitivement de boire le breuvage : “Je ne suis pas stupide.”

“Ce n’est pas dangereux alors ?” demande le journaliste. ”Non, des gens tentent de se suicider régulièrement et se ratent.” “Alors vous êtes prêt à en boire un verre ?” insiste Paul Moreira. ”Non, je ne suis pas un idiot”, rétorque le docteur Moore. L’homme finit par interrompre la discussion.

La société multinationale Monsanto a déclaré que le rapport de l’OMS avait été biaisé.

Vin français : La gueule de bois

La France est le premier producteur de vins dans le monde. Dans ses campagnes de communication, la filière viticole vante la qualité de ses terroirs et présente ses vignerons comme des artisans.

La réalité est tout autre : aujourd’hui, les vins français sont fabriqués à la chaîne, plutôt qu’avec le cœur. Dans les vignes, entre avril et septembre, les traitements chimiques se succèdent à un rythme effréné pour obtenir de gros rendements. Dans les caves, les viticulteurs s’en remettent à la technologie et aux additifs pour modifier le goût de leur vin.

En bout de chaîne, les cavistes vendent des vins auxquels ils ne croient plus.

Réalisé par Donatien Lemaître (Spécial Investigation 23/03/2015)

Manger sain : info ou intox ?

Fabien Bordier, jeune agriculteur de 27 ans, a décidé de mettre en place un distributeur de légumes le long d’une départementale. Sa démarche, à l’image d’autres initiatives originales, vise à répondre à la demande croissante de produits sains exprimée par les consommateurs.

Si les bienfaits des fruits et légumes pour la santé ne sont plus à prouver, certains éléments dénaturent la qualité de ces produits, pourtant vantés par les campagnes gouvernementales. Conservateurs, additifs, pesticides, traitements chimiques ou médicamenteux : des substances nocives peuvent présenter des risques pour la santé. Quelles sont les solutions pour se protéger ?

Réalisé par Eric Wastiaux (2013)

Peut-on encore manger des pommes en toute sécurité ?

La pomme est le fruit préféré des Français, qui en croquent 19 kilos par an. Toujours plus belle, toujours plus ronde, sucrée ou acide selon les goûts… Derrière cette plastique parfaite, n’y a-t-il pas un secret ?

Envoyé spécial a enquêté sur la star de nos marchés, et découvert que ce fruit est l’un des plus gourmands en pesticides : 30 pulvérisations de produits chimiques par récolte, en moyenne. Parmi ces substances, un conservateur, appliqué après la récolte, permet de garder les pommes intactes pendant douze mois.

Dans le Limousin, berceau de la golden, des agriculteurs mais aussi des riverains s’inquiètent pour leur santé.

Envoyé Spécial (05/03/2015)

Poudres et potions de l’industrie alimentaire [Rediff.]

L’industrie va déployer une pléthore de techniques pour mieux vous conditionner dans vos choix de consommation. La réalité est moins édulcorée mais ne manque pas d’édulcorants. Pesticides, sucres et additifs, parfois nocifs pour la santé, se cachent derrière les grands sourires des personnages de publicité… Mais que mangeons-nous réellement ? Enquête.

À l’heure où la production alimentaire est devenue un processus de haute technologie visant les plus bas coûts, les aliments sont-ils aussi sains et naturels que les industries agroalimentaires voudraient le faire croire ? C’est à coup de publicités mensongères que les marques persuadent les consommateurs des prétendues vertus de leurs produits pour la santé.

Non seulement celles-ci sont rarement prouvées par des analyses sérieuses, mais quand la science s’en mêle, ses conclusions font froid dans le dos : vitamines de synthèse nocives à trop haute dose, recrudescence des réactions allergiques, addiction au sucre… Des artifices législatifs permettent également aux agriculteurs de multiplier les pesticides sans réel contrôle.

Malgré les protestations des associations de défense des consommateurs, les législateurs font souvent passer l’industrie et ses lobbies avant la sécurité alimentaire du citoyen… En nous dévoilant une réalité peu ragoûtante, ce documentaire rappelle que si le consommateur n’a qu’une seule arme, elle est de taille : lui seul est à même de faire évoluer la demande en changeant son mode de consommation.

Des pesticides dans nos assiettes

Et si la mort mystérieuse des abeilles était un signal d’alarme ? Les études se multiplient qui mettent en cause un type d’insecticide, les néonicotinoïdes, fabriqués notamment par la firme suisse Syngenta.

Ce sont de puissants neurotoxiques, 5000 à 10000 fois plus nocifs pour les insectes que le DDT. Ils se transmettent dans la chaîne alimentaire, donc dans notre nourriture, sans que l’on connaisse leurs effets à long terme sur la santé humaine. Une chose est sûre: ils n’affectent pas que les abeilles, mais toute la biodiversité.

Temps Présent (RTS – 2014)

Gilles-Eric Séralini : « On mange à peu près 36 pesticides par jour »

Le chercheur caennais, auteur de l’étude sur la toxicité de l’herbicide Roundup et du maïs transgénique fabriqué par le groupe Monsanto, publie avec le cuisinier Jérôme Douzelet le livre “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“. 

C’est avec un cuisinier, Jérôme Douzelet, que le scientifique s’est associé pour publier chez Actes Sud un livre, “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“, dénonçant la standardisation des goûts et des textures par les produits industriels mais aussi leurs méfaits pour la santé.

Les deux auteurs vantent l’utilisation “de plantes détoxifiantes qui peuvent être ajoutées aux plats et les rendre meilleurs” ainsi que “des produits locaux les plus biologiques possibles“.

Le scientifique, estime qu’”on mange à peu prés 36 pesticides par jour” et dénonce “l’agriculture transformée, l’agriculture industrielle qui est à la base de beaucoup d’empoisonnements qui n’osent pas dire leur nom“.

 

Suisse : Deux laboratoires expliquent l’hécatombe d’abeilles

Plus d’un million d’abeilles sont mortes à la fin d’avril dans le canton de Berne. Des laboratoires donnent une explication.

Les causes de la mort mystérieuse de plus d’un million d’abeilles à la fin d’avril dans la région de Zäziwil, dans le canton de Berne, sont désormais élucidées. Un insecticide, le fipronil, a été par erreur mélangé avec un fongicide chez un fabricant de produits phytosanitaires.


Du fipronil, une substance qui présente un effet insecticide, a été découvert sur les feuilles d’arbres fruitiers. Mais la façon dont ce produit s’est déposé sur les végétaux demeure un mystère. Son utilisation en Suisse pour la protection des plantes est interdite.

Ce sont deux laboratoires indépendants qui ont fait le rapprochement avec le fipronil, a annoncé lundi 10 novembre le service apicole apiservice. Une table ronde sera mise en place entre les différents acteurs pour prévenir un nouvel incident de ce type.

Tdg.ch

Pesticides : Éleveurs, fruitiers, légumiers… à chacun son cancer ?

Les agriculteurs risquent des types de cancers différents selon leur secteur d’activités, ce qui pourrait être lié à l’utilisation de pesticides, selon des résultats présentés mardi 28 octobre de l’enquête Agrican sur la santé en milieu agricole.

Le risque de cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les agriculteurs spécialisés dans la culture des pois fourragers, ainsi que dans la taille des arbres fruitiers ou la culture des légumes.

Le cancer de la prostate menace davantage les producteurs de bovin. En revanche, les éleveurs de bétail ou de chevaux pendant plus de 20 ans voient leur risque de cancer du poumon réduit, explique le chercheur Pierre Lebailly, coordinateur de l’étude Agrican.

Celui-ci s’exprimait lors d’un colloque sur l’exposition professionnelle aux pesticides, organisé mardi et mercredi à Paris par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Étudier les effets de pesticides spécifiques
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Les paysans malades des pesticides

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée.

Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

France culture

Fabrice Nicolino : « Face à l’industrie chimique, tout le monde est tétanisé » (màj audio)

Mise à jour du 04 octobre 2014

Dans l’émission de France Inter “CO2 mon amour”, le 20 septembre 2014, Denis Cheissoux recevait le journaliste Fabrice Nicolino, au sujet de son nouveau livre consacré à l’industrie chimique. Également présent, Stéphane Sarrade chef du département de physico-chimie à la Direction de l’énergie nucléaire du CEA.

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France Inter

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90 millions de substances : tel est l’héritage, non définitif, que nous lègue l’industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens… ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ?

Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules.

Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd’hui en constatant ses terribles conséquences, de l’explosion des cancers à celle la maladie d’Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

Basta ! : Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?

Fabrice Nicolino : [1] Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG.

Ils avaient fait une expérience absolument incroyable, controversée à l’époque mais confirmée depuis: ayant testé des volontaires dans neuf États américains, résidant loin de toute usine chimique, ils avaient montré que tous sans exception avaient dans le sang des douzaines et des douzaines de molécules toxiques.

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Extinction de 1.300 espèces d’oiseaux dans l’indifférence générale

Le manque de nourriture et les pesticides sont en partie responsables de la disparition des oiseaux. Entretien avec Luc Semal dont les recherches portent principalement sur la théorie politique verte (green political theory), l’écologie politique (décroissance, transition, développement durable), la sociologie des mobilisations environnementales, les politiques de biodiversité et les sciences de la conservation.

Atlantico: Depuis plusieurs années, les rapports sur la disparition des oiseaux se multiplient (lire un exemple ici). Sont-ils trop alarmistes, ou au contraire devrions-nous les prendre plus au sérieux ?

Luc Semal: Ces rapports rendent compte d’un phénomène objectivement observable, à savoir une baisse préoccupante des effectifs de nombreuses espèces d’oiseaux, dans de nombreuses parties du monde.
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Miel : Récolte 2014 en baisse de 50 à 80%

L’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) dresse un bilan catastrophique et alarmant des récoltes de miel pour 2014, après une large consultation parmi ses 20.000 apiculteurs adhérents répartis sur l’ensemble du territoire national. L’UNAF appelle le gouvernement à soutenir d’urgence les producteurs et contrer le déclin des abeilles.

En 2014, la production française de miel est la plus faible de ces dernières années. Une chute de production de 50 à 80%

Nous savons que les abeilles meurent dans toute l’Europe. La production de miel s’en fait forcément ressentir et chute depuis quelques années. Mais 2014 bat tous les records : selon l’UNAF, la production française est cette année la plus faible de notre histoire.

« A l’exception de l’Ouest et de la Bretagne qui semblent quelque peu épargnés, dans toutes les régions de France et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon… les récoltes sont en baisse de 50 à 80%. », précise le représentant des apiculteurs dans un communiqué. Et ce par rapport aux récoltes de 2013, qui étaient déjà mauvaises !
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Disparition des insectes : Une catastrophe silencieuse

Pour François Ramade, professeur émérite d’écologie à l’université de Paris-Sud, les insecticides modernes, notamment les néonicotinoïdes, sont responsables d’une véritable “catastrophe écologique“. Et, selon lui, “la réponse des pouvoirs publics des pays développés et des institutions multilatérales est absente ou dérisoire“.

Les personnes de plus de 40 ans se souviennent des pare-brise, phares et calandres de voiture constellés de cadavres d’insectes. La propreté des voitures actuelles est le signe d’une disparition massive d’insectes qui doit nous alarmer.

L’agriculture moderne a permis, par l’usage massif d’« intrants », une augmentation considérable de la productivité des cultures. Elle atteint depuis quelques décennies des limites dues à l’impact environnemental de ses pratiques.

En effet, l’accroissement de productivité qu’elle a permis n’est pas dû à une révolution biologique dans le contrôle de la photosynthèse, mais à un recours sans cesse accru aux engrais chimiques et aux pesticides, dont les conséquences écologiques néfastes sont connues.
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Les OGM « bientôt dans nos assiettes » (Màj vidéo)

Addendum vidéo du 04/09/2014 : Bientôt dans votre assiette (de gré ou de force)

« Bientôt dans vos assiettes », c’est le titre de la nouvelle enquête du reporter Paul Moreira qui diffusé le 1er septembre à 20h45 sur Canal+ pour le magazine d’investigation 90 minutes. Dans ce documentaire, le journaliste mène une enquête de terrain sur les OGM.


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Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants

La consommation de fruits, légumes et céréales bio peut fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour.

Autrement dit, choisir des aliments produits selon les normes de l’agriculture biologique peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants, bénéfiques pour la santé, sans augmentation de l’apport calorique.

Tel est le constat établi par une grande étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et comparant la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Publiée mardi 15 juillet dans la revue British Journal of Nutrition, cette méta-analyse montre que les fruits, légumes et céréales bio ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées que ceux produits en agriculture conventionnelle.

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Les Moissons du Futur (Rediff)

Après Le Monde selon Monsanto et Notre poison quotidien, voici le troisième numéro de la trilogie de Marie-Monique Robin. Les Moissons du Futur est une enquête résolument optimiste sur les remèdes possibles à la crise alimentaire qui touche la planète. Une enquête menée sur quatre continents dans laquelle elle montre que l’agroécologie peut nourrir le monde.

(Réalisé par Marie-Monique Robin – France/Belgique 2012)

Les fruits et légumes du jardin sont-ils meilleurs pour la santé ?

Avoir son potager : une habitude chez les ruraux devenue tendance pour de nombreux citadins. Quand on fait pousser ses fruits et légumes, on sait ce que l’on récolte… en théorie. Sont-ils réellement meilleurs que ceux que l’on achète ?

Xenius (2013)

Manger bio réduit votre exposition aux pesticides de 90%

Depuis quelques temps, il est de bon ton dans les médias de remettre en question l’agriculture biologique.

Par exemple, le 22 février 2013, le Figaro Magazine avait proposé un dossier peu convaincant intitulé « La vérité sur le bio » qui prétendait que le bio n’était pas meilleur pour la santé. Plus intéressante, la critique proposée par Arte sur le bio business montre que tout n’est pas merveilleux dans le monde de l’agriculture biologique et qu’il est temps que les pouvoirs publics se penchent sur la question.

Mais avant de vous en dire plus sur le sujet, j’aimerais rappeler l’essentiel : manger bio est bon pour la santé, notamment parce que cela réduit votre exposition aux pesticides.

Ce fait est connu depuis un moment : une étude de 2006 de l’Université de Washington (citée par David Servan-Schreiber dans son excellent livre Anticancer, p.155) a été menée auprès de 23 enfants à qui l’on a proposé d’adopter une alimentation biologique. Au bout de quelques jours, toute trace de pesticides avait disparu de leurs urines. Ces traces sont rapidement réapparues au niveau initial lorsqu’ils sont repassés à une alimentation classique.

Cette hypothèse est régulièrement confirmée par des études un peu partout dans le monde, la plus récente étant sur le point d’être publiée dans la revue Environmental Research :

des chercheurs australiens ont montré que le niveau de pesticides dans les urines d’une population d’enfants, très exposée, pouvait chuter en une semaine de près de 90 %. Face à ces études, la réaction a longtemps été la même : les pesticides n’étaient pas dangereux pour la santé.

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Six manières de changer le monde avec les champignons

Paul Stamets propose une série de six solutions mycologiques qui utilisent les champignons, et ces solutions sont fondées sur le mycélium.

Au titre des utilisations possible des champignons, on retiendra la restauration des sols et de l’humus. La fertilisation des plantes potagères. La dépollution (bien plus efficace que les traitements actuels, bactéries ou enzymes). Pesticide naturel, ne dégrade pas l’équilibre de l’écosystème. Médecine: antibiotique naturel.

Et aussi la protection virale contre par exemple: la variole, le H5N1, la grippe… avec des résultats très spectaculaires en comparaison des méthode chimiques “classiques”. L”énergie : le mycète T.reesei transforme la cellulose en sucres permettant la production du carburant “éconol” qui est de l’éthanol produit à partir par exemple de déchets agricoles ou ménager.

Les pesticides, principaux responsables de l’hécatombe chez les insectes ?

Un groupe international de chercheurs liste les effets dévastateurs des pesticides sur les écosystèmes. C’est une étude à paraître qui donne froid dans le dos.

Constatant un déclin des populations d’insectes un peu partout dans le monde, un groupe de chercheurs, menés par le biologiste suisse Maarten Bijleveld van Lexmond, décide, en 2009, de trouver l’origine du phénomène.

Ces derniers ont donc passé en revue toutes les causes possibles, en écumant la littérature scientifique depuis les années 1950. Intensification de l’agriculture, développement de grandes parcelles au détriment de l’habitat naturel, utilisation de pesticides et d’herbicides, développement des réseaux routiers, changement climatique, pollution lumineuse nocturne… autant de causes possibles à ce déclin que les chercheurs ont passées en revue.

Un large éventail de causes possibles

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OGM : Le professeur Séralini joue la transparence scientifique face à Monsanto

Deux ans après la vive polémique suscitée par son étude sur les OGM, le professeur Gilles-Éric Séralini en publie une seconde version ce 24 juin. Cette nouvelle publication, qui porte sur les effets à long terme du pesticide Roundup et du maïs transgénique NK603, sera diffusée dans la revue Environmental Sciences Europe, du groupe de presse allemand Springer.

Cette fois, les chercheurs mettent en ligne les données brutes de l’étude, en accès libre pour l’ensemble de la communauté scientifique. Pour l’équipe de Gilles-Éric Séralini, ce second travail confirme que le pesticide Roundup, produit par la société Monsanto, « provoque à des niveaux environnementaux faibles des déficiences hépato-rénales sévères et des perturbations hormonales comme des tumeurs mammaires ».

En septembre 2012, la publication de ces travaux a fait l’effet d’une bombe. Suite à des tests menés durant deux ans sur 200 rats, Gilles-Eric Séralini assure que la consommation de maïs OGM NK603 (résistant au Roundup), traité ou non au pesticide, entraine le développement de tumeurs mammaires chez les rats femelles, des troubles hépatiques et rénaux chez les mâles et globalement une réduction de l’espérance de vie de ces animaux.

Pour lui, ces résultats attestent de la dangerosité de ces produits et que leur consommation comporte un risque autant chez l’homme que chez l’animal.

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Le coût de l’exposition aux perturbateurs endocriniens se chiffre en milliards

L’exposition de la population aux perturbateurs endocriniens (PE) coûterait environ 4 milliards d’euros par an au système de santé français (31 milliards d’euros au niveau européen).

C’est l’une des conclusions d’un rapport préparé par deux économistes et rendu public mercredi 18 juin par l’Alliance pour la santé et l’environnement (Health and Environment Alliance, HEAL), une organisation non gouvernementale européenne qui rassemble une soixantaine d’associations de la société civile, de syndicats de soignants ou de mutuelles.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances ou mélanges de substances qui peuvent perturber une ou plusieurs fonctions du système hormonal et ainsi accroître le risque de problèmes de santé. Les plus célèbres d’entre eux sont le bisphénol A (BPA), certains phtalates, certaines dioxines, le célèbre insecticide DDT, les polychlorobiphényles (PCB), ou encore le pesticide chlordécone – utilisé dans les Antilles françaises jusque dans les années 1990.

Au total, plusieurs centaines de molécules de synthèse en circulation – dans les matériaux d’emballage, les pesticides, les cosmétiques et de nombreux produits d’usage courant – sont considérées comme perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés.

L’ONG HEAL a confié à Julia Ferguson (Cranfield School of Management à Bedford, Royaume-Uni) et Alistair Hunt (université de Bath, Royaume-Uni) le soin d’évaluer le montant des frais de santé liés à cinq grandes catégories de troubles ou de maladies liés à des déséquilibres hormonaux : infertilité; malformations de l’appareil génital des petits garçons; cancers hormono-dépendants (testicule, prostate, sein); obésité et diabète; troubles autistiques et neuro-comportementaux des enfants. Selon les deux économistes, ces pathologies pèsent en France, au total, pour 82 milliards d’euros annuels dans les dépenses de santé (sur un total de 243 milliards d’euros).

« Immensément complexe de démêler les causes des maladies »
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L’agriculture de demain : Sans pesticides, sans pétrole et créatrice de dizaines de milliers d’emplois

C’est une promesse pleine d’avenir : nourrir la France sans pesticides, sans engrais chimiques, et quasiment sans pétrole, tout en dégageant de substantielles marges et en créant des dizaines de milliers d’emplois. A la Ferme du Bec Hellouin, non loin de Rouen, on invente cette agriculture de demain.

Expérimentant des techniques qui viennent des quatre coins de la planète, cette ferme en permaculture produirait autant voir plus que le système conventionnel. L’exploitation pose les bases d’un nouveau modèle agricole : celui d’un réseau de centaines de milliers de micro-fermes rentables et capables de générer chacune un emploi à plein temps. Reportage.

Ce jour de printemps, Charles Hervé-Gruyer est accroupi au pied d’une butte de terre et repique des navets. Autour, une mare et un cours d’eau où viennent se réfléchir les rayons du soleil, de quoi augmenter légèrement la température de la butte cultivée. Nous sommes ici sur une petite île de la ferme du Bec Hellouin, à une cinquantaine de kilomètres de Rouen, dans l’Eure. Des canards barbotent et viennent, quand c’est nécessaire, happer les limaces qui menacent les cultures. Sur le côté poussent des roseaux. Une fois broyés, ils serviront de paillage aux jardins afin d’empêcher les mauvaises herbes de pousser. En jeunes pousses, ils seront vendus à un restaurant parisien !
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La fraise : Un parfum de business (Docu)

En forme de coeur, charnue et savoureuse, la fraise des jardins d’antan a un parfum de paradis perdu. Mais où est-elle passée ? S’est-elle perdue avec les fraises de Noël, championnes du gaspillage énergétique, ou égarée dans les serres hors sol, où les plants ne sont jamais en contact avec la terre et où les pesticides font office de médicaments ?

La majorité des fraises consommées aujourd’hui provient d’Andalousie, une région où se concentrent les chômeurs espagnols et les migrants des pays pauvres. Quelques puristes bio tentent de subsister à l’agrobusiness : ainsi dans le Périgord, où sont cultivées des fraises sans pesticides, dans le respect de l’équilibre naturel.

En Espagne pour récolter la fraise, le salaire minimum avoisine les 6 euros, là on nous propose seulement 3 euros au noir. “Il nous a dit que si ça ne nous convenait pas d’autres le ferait pour moitié moins, il a dit : ‘Si ça ne te convient pas, les petits Noirs le feront’.”

“Ce n’est pas le sol de France qui nourrit les Français, c’est le pétrole d’Arabie-Saoudite et du Venezuela. Nous dépendons des pétroliers. Quand il n’y aura plus de pétrole on mangera quoi ?” – Claude Bourguignon

Réalisé par Ghislaine Buffard (15/06/2014)

(Merci à Pierre)

Séralini : « L’impact des xénobiotiques sur la santé » (Audio)

Le professeur de biologie moléculaire et chercheur au CNRS Gilles-Eric Séralini explique comment les xénobiotiques, des molécules de synthèse pour la plupart dérivées du pétrole, provoquent quantité de dérèglements dans les organismes vivants en perturbant la communication inter-cellulaire. Il démontre en fin d’interview que les pesticides sont en réalité mille fois plus toxiques que ce qu’indiquent les évaluations qui servent de base à leur autorisation.

En se collant sur les récepteurs hormonaux et les terminaisons nerveuses, les molécules xénobiotiques “trouent” le réseau serré des interactions cellulaires qui constituent le tissu fondamental de l’organisation du vivant. Chez l’homme, en fonction des caractéristiques physiologiques de chaque individu, ces atteintes vont se traduire de manière différenciée, sous forme de baisse de la fertilité, de cancers, de maladies dégénératives du système nerveux, d’altérations du comportement, d’allergies ou de maladies auto-immunnes.

Les effets se produisent sur le très long terme et sont très difficiles à imputer à un agent précis. Comme l’explique le professeur, cela rend l’approche épidémiologique classique inopérante pour identifier les effets des xénobiotiques, alors que ceux-ci sont dispersés dans la biosphère en centaines de millions de tonnes depuis la seconde guerre mondiale.

France Culture via le blog Plus Conscient

Manger peut-il nuire à notre santé ? (Rediff + Màj)

Addendum du 30/05/2014 : “La consommation systématique des produits premiers prix par une population croissante pourrait avoir, à terme, des répercussions sur la santé publique” dénonce la Cour des comptes.

Au menu de ce documentaire diffusé  sur France 3 et réalisé par Éric Guéret et Isabelle Saporta, les substances dangereuses contenues dans nos produits d’alimentation courants: arsenic, plomb, mercure, dioxine, furane, PCB, pesticides…

Les aliments mis en cause

Menée par plusieurs journalistes en France et en Norvège, l’enquête cible notamment les pommes et le blé, accompagnés de leurs pesticides nocifs, en particuliers pour les enfants. Côté viande, le porc est en ligne de mire: ils consommeraient la moitié des antibiotiques de France! Enfin, le saumon de Norvège: notre pays, avec 136.200 tonnes consommées en 2010, est le plus gros marché d’exportation de ces poissons engraissés aux farines de poisson et huiles végétales.

Alors qu’avant la deuxième guerre mondiale on mangeait naturellement bio, l’industrie agro-alimentaire vend des produits avec risques d’obésité et de cancers à la clé, mais “rien n’est irrémédiable”, conclut l’enquête. Elle fournit quelques pistes : manger bio (mais tout n’est pas idéal), donner du lin (riche en omégas 3) aux animaux, réduire la consommation de viande, utiliser l’huile de colza, préférer le pain enrichi en lin… Et manger des poissons petits, moins riches en toxines.

Réalisé par Eric Guéret (2010)

(Merci à EasterEgg)

Agriculture : Des variétés anciennes de blé pour éviter la chimie

En 1997, Jean-Jacques Mathieu et sa femme se sont installés comme céréaliers sur une vingtaine d’hectares à Tréziers dans l’Aude. Contrairement aux gros céréaliers, ils ne misent pas sur les pesticides et les engrais pour faire pousser du blé, mais sur le riche potentiel génétique de leurs deux cents variétés.

Au début, les rendements étaient très faibles. « Je n’y connaissais rien, j’utilisais du blé dur commercial en bio mais ça ne poussait pas, car ils étaient sélectionnés par et pour la chimie ». Les blés inscrits au catalogue « sont testés avec deux cents unités d’azote », ajoute-t-il. Ils ne sont donc pas du tout adaptés à l’agriculture biologique.

Comme tous les blés commercialisés, ils sont issus de lignées pures, obtenues par autofécondations successives. Ce moyen de sélection rend tous les épis homogènes sur le plan génétique. Si on les compare à l’espèce humaine, on pourrait parler de consanguinité. Cette caractéristique ne leur donne pas beaucoup de chance de résister aux mauvaises conditions climatiques et aux maladies. Quand un épi est menacé, c’est tout le champ qui l’est.

Aidées par la chimie, ces variétés sont en revanche capables de s’affranchir des contraintes spécifiques liées aux milieux naturels où elles sont plantées. Pour obtenir un rendement optimisé, il suffit à l’agriculteur de mettre la bonne dose d’engrais et de passer les bons traitements. Mais ces variétés conçues dans les laboratoires ne s’adapteront jamais aux différents terroirs.
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Hécatombe des abeilles : L’UE “oublie” le rôle des pesticides

La Commission européenne vient de publier un rapport d’étude épidémiologique qui concerne les mortalités de colonies d’abeilles dans 17 États européens, dont la France. Dans ce rapport, un facteur de mortalité a été omis par Bruxelles: les pesticides. Un choix moins scientifique que politique pour Gérard Arnold, directeur de recherche au CNRS.

Des voix se sont empressées de juger les résultats de cette étude, moins mauvais qu’attendu, considérant que certains d’entre eux étaient même encourageants. Pourtant, une lecture attentive du rapport montre que la situation demeure catastrophique pour certains pays et, en particulier, pour la France et la Belgique.

Les taux annuels de mortalité des colonies constatés en France au cours de cette période étaient très importants: de 14,1 % au cours de l’hiver 2012 et 13,6 % au cours du printemps et de l’été suivants. Soit une mortalité de l’ordre de 28 % en moins d’un an (trois trimestres) !

De quoi sont donc mortes ces colonies d’abeilles? A ce stade, le rapport n’apporte pas de réponse et, d’ailleurs, le protocole de cette étude – qui va être poursuivie cette année – ne permettra pas d’obtenir une réponse scientifique définitive. Parce qu’il présente une étrange lacune.
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Nanterre (92) : Festival EcoZone pour l’agriculture urbaine

Le festival EcoZone ouvre ses portes. Du 12 au 18 mai, des animations autour de l’écologie seront proposées dans toute la ville de Nanterre. Conférences, débats, expositions, découvertes des plantes… tels seront les rendez-vous de cette 5e édition qui a pour thème l’agriculture urbaine.

Lydia et Claude Bourguignon sont deux grands biologistes français. Ils militent pour une agriculture biologique, sans pesticides. Selon eux c’est possible, notamment en cultivant des choses simples et en remplaçant les pesticides par des produits naturels. Ils donneront une conférence à l’Agora de Nanterre, lundi 12 mai à 19h, pour le lancement du festival EcoZone.

(Merci à Martine)

Cinéma : Le documentaire sur l’environnement peine à respirer

Des films récents comme «La Ligne de partage des eaux» ou «Holy Land Holy War» témoignent de la difficulté de ce genre très présent dans les salles à transformer une inquiétude légitime en œuvre de cinéma.

Mercredi 23 avril est sorti en salles La Ligne de partage des eaux, de Dominique Marchais, un documentaire consacré à plusieurs enjeux environnementaux. Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas seul –ni le seul documentaire, ni le seul à se soucier d’écologie.

Depuis une quinzaine d’années, profitant de certains dispositifs réglementaires et de l’effet d’une poignée de succès de box-office (Être et avoir, Le Cauchemar de Darwin), le nombre de documentaires sur les grands écrans ne cesse d’augmenter. En quinze ans, il est passé d’environ 40 à plus de 90 longs métrages.

Qui porte intérêt à la diversité des films et revendique la pleine appartenance de ce genre au cinéma devrait s’en réjouir. Les choses sont pourtant moins simples.

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Procès du viticulteur bio : « Je n’ai pas traité mes vignes et je l’assume » (Màj : Emmanuel Giboulot reconnu coupable)

Mise à jour du 07/04/14 : Emmanuel Giboulot, reconnu coupable, fera appel

Le viticulteur a été condamné à 1 000 euros d’amende dont 500 avec sursis par le tribunal correctionnel de Dijon. Il va faire appel.

Emmanuel Giboulot, le viticulteur beaunois poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescente dorée, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Dijon. Le jugement rendu ce lundi midi a condamné le viticulteur à payer une amende de 1.000 euros dont 500 euros avec sursis. La juge a donc suivi le réquisitoire du parquet. Emmanuel Giboulot encourait jusqu’à six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. A la sortie de la salle d’audience, Emmanuel Giboulot a estimé qu’il s’agissait « d’une peine symbolique mais pas juste». Et a assuré qu’il comptait faire appel de ce jugement.

Bienpublic


Article du 26/02/14 :

Quand il apparaît sous le grand soleil de la fin de matinée, c’est une salve d’applaudissements et de hourras qui résonne devant le tribunal correctionnel de Dijon. Emmanuel Giboulot prend la parole face à une foule de plus d’un millier de personnes venue le soutenir dans son procès.

Le viticuleur de 51 ans comparaissait, lundi 24 février, pour avoir refusé de traiter ses dix hectares de cépages, exploités en biodynamie à Beaune (Côte-d’Or), contre une maladie très contagieuse et mortelle pour la vigne, la flavescence dorée. Une infraction pénale passible de six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

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