Procès du viticulteur bio : « Je n’ai pas traité mes vignes et je l’assume » (Màj : Emmanuel Giboulot reconnu coupable)

Mise à jour du 07/04/14 : Emmanuel Giboulot, reconnu coupable, fera appel

Le viticulteur a été condamné à 1 000 euros d’amende dont 500 avec sursis par le tribunal correctionnel de Dijon. Il va faire appel.

Emmanuel Giboulot, le viticulteur beaunois poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescente dorée, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Dijon. Le jugement rendu ce lundi midi a condamné le viticulteur à payer une amende de 1.000 euros dont 500 euros avec sursis. La juge a donc suivi le réquisitoire du parquet. Emmanuel Giboulot encourait jusqu’à six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. A la sortie de la salle d’audience, Emmanuel Giboulot a estimé qu’il s’agissait « d’une peine symbolique mais pas juste». Et a assuré qu’il comptait faire appel de ce jugement.

Bienpublic


Article du 26/02/14 :

Quand il apparaît sous le grand soleil de la fin de matinée, c’est une salve d’applaudissements et de hourras qui résonne devant le tribunal correctionnel de Dijon. Emmanuel Giboulot prend la parole face à une foule de plus d’un millier de personnes venue le soutenir dans son procès.

Le viticuleur de 51 ans comparaissait, lundi 24 février, pour avoir refusé de traiter ses dix hectares de cépages, exploités en biodynamie à Beaune (Côte-d’Or), contre une maladie très contagieuse et mortelle pour la vigne, la flavescence dorée. Une infraction pénale passible de six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

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Chlordécone : Poison Durable (Docu)

L’affaire de la Chlordécone est le scandale sanitaire le plus retentissant de ces dix dernières années aux Antilles françaises. Cet insecticide a été épandu sur les bananiers pendant plus de vingt ans, jusqu’en 1993 et sûrement même après, polluant la flore et intoxicant la faune et les hommes. Classé comme cancérigène possible, cette molécule avait été interdite dès 1976 aux États-Unis.

Réalisé par Thierry Derouet et Cécile Everard (France – 2013)

Afrique du Sud : D’anciens Springboks victimes de maladies neurologiques rares

Le titre de champion du monde de rugby de l’Afrique du Sud en 1995 a été un des mythes fondateurs de la nation “arc-en-ciel” sud-africaine, tout juste sortie de l’apartheid. Mais à quel prix ? Un reportage, diffusé, dimanche 23 mars, dans l’émission “Stade 2″, met en lumière la sur-représentation de maladies neurologiques rares dans la génération de joueurs sud-africains de la première moitié des années 1990.

Un reportage pour briser un “tabou”

Venter souffre de myélite transverse, une maladie “qui touche une personne sur un million”, précise le reportage. Van der Westhuizen et Linee souffrent de sclérose latérale amyotrophique, plus connue sous le nom de maladie de Charcot, “qui touche 4 à 8 personnes sur 100.000″.

Aucune preuve scientifique n’a à ce jour mis en lumière un lien de cause à effet entre le dopage et ces maladies. “On n’a pas de réponse, on veut ouvrir le débat qui est tabou”, explique l’auteur du reportage, Nicolas Geay. Trois hypothèses sont évoquées pour expliquer cette récurrence : la répétition des chocs, les pesticides dispersés sur les pelouses et le dopage.

Des “vitamines” finalement interdites

Le capitaine emblématique des Springboks François Pienaar a raconté dans son autobiographie la prise systématique de pilules. “On était des amateurs, on s’entraînait dur. Il n’y avait rien d’illégal. C’étaient des vitamines mais plus tard, elles ont été interdites, alors on a tout arrêté”.

L’inquiétante évolution de la puberté

Les enfants et adolescents montrent des signes de puberté de plus en plus jeunes. Dans les années 1990, ces signes apparaissaient vers l’âge de 8 ans chez les jeunes filles, la puberté mettant deux ans à se mettre en place. Nos modes de consommation et notre environnement ne sont pas étrangers à l’émergence de ce phénomène.

Aujourd’hui, à quel âge apparaissent les premiers signes de puberté ?

Alain Scheimann : Il a été constaté en Europe et aux États-Unis que depuis les années 2000 la puberté survenait plus précocement qu’avant, notamment chez les filles. Aujourd’hui, il n’est plus exceptionnel qu’une fille ait ses premières règles vers l’âge de 8-9 ans alors qu’avant elles survenaient plutôt entre 10-12 ans.

Comment expliquer la précocité de la puberté ?

Les raisons de l’avancement de l’âge de la puberté ne sont pas claires en Europe ou aux USA. On évoque une croissance plus harmonieuse en raison de moins de maladies dans la petite enfance, une alimentation plus diversifiée. Des relations entre parents-enfants modifiées (moins de traditions, d’interdits) et des changements environnementaux (érotisation de la société, habillage des enfants comme les adultes) seraient également des facteurs déclenchant une puberté à un âge plus jeune en Occident. Enfin, l’environnement avec la pollution (microparticules aériennes), l’alimentation industrielle (pesticides, engrais,…) et l’emploi de nouveaux matériaux contenant de possibles perturbateurs endocriniens pourraient stimuler le système endocrinien qui déclencherait alors plus précocement la puberté.

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Les pesticides jusqu’à “mille fois plus toxiques” qu’annoncé selon une étude

Le professeur Gilles-Eric Séralini, auteur d’une étude controversée sur des effets d’un OGM et du pesticide Roundup sur des rats, persiste et signe avec un nouvelle étude montrant selon lui que les pesticides sont “deux à mille fois plus toxiques” qu’annoncés.

“Nous avons étendu les travaux que nous avons faits avec le Roundup et montré que les produits tels qu’ils étaient vendus aux jardiniers, aux agriculteurs, étaient de 2 à 1.000 fois plus toxiques que les principes actifs qui sont les seuls à être testés in vivo à moyen et long terme”, a-t-il déclaré jeudi à l’AFP.

Avant mise sur le marché, seuls les effets de la substance active sont évalués et non ceux des produits commercialisés auxquels ont été ajoutés des adjuvants.

“Il y a méprise sur la réelle toxicité des pesticides”, a insisté le professeur Séralini, précisant qu’il y a toxicité “quand les cellules commencent à se suicider” au contact du produit et “qu’elles meurent en quantités beaucoup plus significatives que les cellules contrôles”.
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Versailles (78) : Ville sans pesticides, c’est possible

La France reste le premier consommateur de pesticides en Europe. Une loi, votée jeudi 23 janvier, interdit désormais ces produits dans les espaces verts publics à partir de 2020 et dans les jardins particuliers à compter de 2022.

A Versailles (Yvelines), les engrais et les pesticides chimiques ne sont plus utilisés dans les parcs et jardins depuis six ans. Les jardiniers municipaux disposent de binettes et de désherbants thermiques. Le maire avoue que cela a coûté un plus cher au départ, mais reste confiant, car, dit-il, “les économies arrivent“.

Le jardinage bio devient aussi en vogue chez les particuliers. L’usage des produits phytosanitaires est banni par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts. Le délai, 2020 et 2022, doit leur permettre de s’adapter à de nouvelles méthodes de travail. Près de 40% des communes sont déjà au “zéro pesticide“.

Une vie de chouette

Chouette effraie, chouette hulotte, hibou des marais ou grand-duc. Autant d’espèces menacées par le recours massif aux pesticides, l’urbanisation et la disparition des petits animaux qui constituent leur nourriture. Or ces oiseaux rapaces contribuent à l’équilibre écologique.

Réalisé par Istvan Nadaskay (Arte 2013)

Inde : Les semences du désespoir

L’Inde est la nation qui abrite la plus importante communauté d’agriculteurs au monde. Avec l’arrivée des variétés de semences génétiquement modifiées, l’avenir de ces cultivateurs se joue actuellement, alors que nombre d’entre eux se suicident pour échapper à leurs dettes et au déshonneur qui s’en suit.

(Merci à Tilak)

L’adieu au steak (rediff)

L’industrie agroalimentaire tente de nous persuader que consommer de la viande est bon pour la santé et que celle-ci est nécessaire à notre équilibre alimentaire. Or de nombreuses études prouvent que trop de viande rouge peut non seulement menacer la santé, mais même raccourcir l’espérance de vie. Quant aux viandes blanches, elles contiennent trop souvent des résidus d’antibiotiques.

De manière générale, les élevages sont devenus des entreprises high-tech dans lesquelles on oublie totalement que les animaux sont des êtres vivants et non de simples produits. Sans parler des abattoirs. Et pour nourrir ces animaux qui fourniront les 40 millions de tonnes de viande produits chaque année, l’Europe doit importer du fourrage, par exemple du Paraguay, où quelques gros producteurs profitent de ces commandes tandis que la majorité de la population subit les conséquences, parfois dramatiques, de l’utilisation massive des pesticides.

Pire encore : grâce à cette exploitation des ressources mondiales, la production européenne est tellement bon marché que les pays émergents préfèrent importer la viande d’Europe plutôt que de soutenir les producteurs locaux. Si l’on ajoute à ce tableau la contribution des élevages au réchauffement climatique, la pollution de notre environnement par les herbicides, insecticides et les nitrates, il est plus que temps de reconsidérer les habitudes de consommation de cette viande des riches qui affame les pauvres.

Partie 1:

Partie 2:
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93% des cours d’eau français contaminés par les pesticides

Pour le Commissariat général au Développement durable, la contamination par les pesticides est « quasi généralisée ». Dans 35 % des cas, l’eau est même jugée « impropre à la consommation humaine ».

La contamination par les pesticides des cours d’eau en France est « quasi généralisée », les grandes régions agricoles ou viticoles du bassin parisien, du nord et du sud-ouest étant les plus touchées, indique le Commissariat général au Développement durable.

« La contamination des cours d’eau est quasi-généralisée en France, essentiellement par les herbicides en métropole et des insecticides en Outre-mer »

, écrit le Commissariat dans une note « indicateurs et indices » datée du 22 juillet et consultable sur le site du ministère de l’Ecologie.

Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles que sont le nord de la France, le Bassin parisien, le Sud-Ouest, l’amont du Rhône et la Martinique. « Seuls 7% des points en sont exempts. Ils sont majoritairement situés dans des régions peu agricoles ou à agriculture peu intensives », soit le quart sud-est de la France et l’Auvergne, écrit le Commissariat.
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Europe : La moitié des papillons des prairies ont disparu ces vingt dernières années

Les populations de papillons de prairies en Europe ont diminué de près de 50% entre 1990 et 2011, selon un rapport publié par l’Agence européenne de l’Environnement (AEE) qui considère cette évolution comme “particulièrement inquiétante”.

L’étude se base sur l’analyse des effectifs de 17 variétés de papillons dans 19 pays européens, dont la Belgique. Elle montre que huit de ces 17 espèces ont décliné entre 1990 et 2011, tandis que deux sont restées stables et une a progressé. Pour les six autres variétés, l’évolution est incertaine.

“Cette diminution dramatique des papillons de prairies devrait sonner l’alarme. Les habitats naturels de prairies diminuent en Europe”, souligne Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEE. “Si nous échouons à maintenir ces habitats, nous pourrions perdre beaucoup de ces espèces pour toujours.

Il faut reconnaître l’importance de ces papillons et autres insectes, notamment leur rôle de la pollinisation est essentielle pour les écosystèmes naturels et l’agriculture”.

Ce déclin s’explique, selon l’étude, par l’intensification de l’agriculture en Europe, laquelle entraîne une plus grande uniformisation de biotopes et le recours accru aux pesticides.

L’autre cause pointée est l’abandon de pâturages dans certaines régions montagneuses ou humides, surtout dans le sud et l’est de l’Europe, ce qui amène alors les prairies à être envahies par les broussailles, voire des arbres, modifiant ainsi le biotope nécessaire aux papillons.

7sur7.be

La grande invasion : Produits chimiques, Pesticides et DDT (Rediff)

Avec La Grande ­Invasion, la journaliste Stéphane Horel s’en prend aux bisphénol-A, phtalates et autres PBDE, présents dans nos meubles comme dans nos cosmétiques, nos ­moquettes, nos emballages ­plastique et nos amalgames dentaires. Ces substances chimiques – plus de cent mille ont été mises au point au cours du XXe siècle – ont envahi notre environnement mais imprègnent aussi notre corps. La présence de ces perturbateurs ­endocriniens favoriserait l’augmentation des cancers du sein et de la prostate, du diabète, de l’infertilité, de malformations génitales et de pathologies neurologiques.

« Dans les années 50, une femme sur 22 risquait d’avoir un cancer du sein, aujourd’hui c’est une femme sur 7. Ce n’est pas le résultat d’une modification de notre composition génétique, la période est trop brève. Cela ne peut être dû qu’à l’environnement. »

http://www.dailymotion.com/video/xl5v17

(Documentaire de Stéphane Horel – France – février 2011)

Escargots : Tués par les pesticides, les Bourguignons sont remplacés par les Polonais

Recette emblématique de la gastronomie française, les fameux escargots de Bourgogne accommodés au beurre persillé ne sont plus français. Ce sont des gastéropodes polonais qui sont servis sur les tables européennes. Ce créneau est une véritable manne pour 300 éleveurs de Pologne.

Aujourd’hui, les héliciculteurs se comptent sur les doigts d’une seule main en Bourgogne. Les pesticides ont eu raison du gastéropode dans les campagnes françaises il y a déjà plusieurs années. Les amateurs viennent donc se fournir dans les élevages, notamment en Pologne.

Les escargots de France, il n’y en a presque plus, pour la bonne raison qu’avec les pesticides ils ont crevé“, explique Jacky Pommier. A 84 ans, ce dernier organise tous les ans un festival de dégustation d’escargots à Digoin, en Saône-et-Loire. “C’est pour cela qu’ils ont trouvé en Europe de l’Est des escargots qui ressemblent exactement à l’escargot de Bourgogne. Ils ont transformé les escargots de Pologne en escargots de Bourgogne“, dit-il.

Les fermes d’escargots se développent en Pologne
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États-Unis : 1/3 des abeilles décimé cet hiver

Près d’un tiers des colonies d’abeilles aux Etats-Unis ont été décimées au cours de l’hiver 2012/2013, une surmortalité aussi préoccupante pour la pollinisation des plantes à fleurs qu’inexpliquée pour les experts.

Publiée quelques jours après un rapport du ministère américain de l’Agriculture (USDA) et de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) qui pointaient déjà la disparition croissante de la population d’abeille aux États-Unis, une étude a confirmé mardi les inquiétudes des experts.

Selon cette enquête, menée par l’USDA et des associations professionnelles, les colonies d’abeilles ont décliné de 31,1% durant l’hiver. C’est 42% de plus que l’hiver précédent, lorsque 21,9% d’entre elles avaient disparu.

Chaque année depuis 2007, les autorités américaines et les associations AIA (Apiary Inspectors of America) et Bee Informed Partnership interrogent à deux reprises un large échantillon d’apiculteurs sur leurs élevages d’abeilles.
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Le taux de pesticides dans le corps humain est plus élevé chez les Français (Màj)

(Addendum)

Les Français présentent un niveau d’imprégnation par les pesticides parmi les plus élevés, par rapport à ceux relevés dans des pays comparables. C’est ce qui ressort des résultats de la première étude du genre, publiée lundi 29 avril, et réalisée par l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Carlos Candelario, né sans bras ni jambes (maladie dite “Tetra-amelia”) le 17 décembre 2004. Ses parents, ouvriers agricoles mexicains travaillant pour l’industrie de la tomate à Immokalee en Floride (Etats-Unis), avaient été exposés à un cocktail de pesticides toxiques.

Cette enquête constitue le volet environnemental de l’étude nationale nutrition santé. Menée en 2006 et 2007, elle a porté sur un échantillon d’environ 3.100 personnes âgées de 18 à 74 ans, représentatif de la population résidant en France métropolitaine. Elle comporte deux volets. Le premier porte sur l’exposition aux pyralènes (PCB-BL ou polychlorobiphényles non dioxine-like), substances utilisées comme lubrifiants ou isolants, et aux pesticides. Le second concerne les métaux lourds.

Parmi les pesticides, les investigateurs distinguent l’exposition liée à des produits pour la plupart désormais interdits appartenant à la famille de organochlorés, et l’exposition aux organophosphorés (toujours utilisés) et aux pyréthrinoïdes.
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Agriculture sans pesticide : C’est possible !

Un fermier a décidé de travailler avec la nature, en laissant vivre la terre et sa faune, plutôt que d’utiliser de nombreux produits chimiques toxiques.

Durant des dizaines d’années, des millions de tonnes de pesticides ont été déversées sur les cultures, résultat: 96% des eaux de surface et 61% des nappes souterraines en contiennent…



Journal de 20 h France 2 dimanche 15/04/2013

Alerte à Babylone

Babylone était cette cité assiégée de l’extérieur. Ce qui menace aujourd’hui la société globale d’effondrement résulte de la mystérieuse contrainte qui s’impose à elle de poursuivre son développement sans limite. Et cette contrainte ne peut être satisfaite que par la restriction toujours plus poussée des libertés humaines. À travers une série de déplacements et rencontres au sein de la Cité moderne, ce film nous propose un constat actualisé de cette inquiétante perspective.