Des pesticides dans nos assiettes

Et si la mort mystérieuse des abeilles était un signal d’alarme ? Les études se multiplient qui mettent en cause un type d’insecticide, les néonicotinoïdes, fabriqués notamment par la firme suisse Syngenta.

Ce sont de puissants neurotoxiques, 5000 à 10000 fois plus nocifs pour les insectes que le DDT. Ils se transmettent dans la chaîne alimentaire, donc dans notre nourriture, sans que l’on connaisse leurs effets à long terme sur la santé humaine. Une chose est sûre: ils n’affectent pas que les abeilles, mais toute la biodiversité.

Temps Présent (RTS – 2014)

Gilles-Eric Séralini : « On mange à peu près 36 pesticides par jour »

Le chercheur caennais, auteur de l’étude sur la toxicité de l’herbicide Roundup et du maïs transgénique fabriqué par le groupe Monsanto, publie avec le cuisinier Jérôme Douzelet le livre “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“. 

C’est avec un cuisinier, Jérôme Douzelet, que le scientifique s’est associé pour publier chez Actes Sud un livre, “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“, dénonçant la standardisation des goûts et des textures par les produits industriels mais aussi leurs méfaits pour la santé.

Les deux auteurs vantent l’utilisation “de plantes détoxifiantes qui peuvent être ajoutées aux plats et les rendre meilleurs” ainsi que “des produits locaux les plus biologiques possibles“.

Le scientifique, estime qu’”on mange à peu prés 36 pesticides par jour” et dénonce “l’agriculture transformée, l’agriculture industrielle qui est à la base de beaucoup d’empoisonnements qui n’osent pas dire leur nom“.

 

Suisse : Deux laboratoires expliquent l’hécatombe d’abeilles

Plus d’un million d’abeilles sont mortes à la fin d’avril dans le canton de Berne. Des laboratoires donnent une explication.

Les causes de la mort mystérieuse de plus d’un million d’abeilles à la fin d’avril dans la région de Zäziwil, dans le canton de Berne, sont désormais élucidées. Un insecticide, le fipronil, a été par erreur mélangé avec un fongicide chez un fabricant de produits phytosanitaires.


Du fipronil, une substance qui présente un effet insecticide, a été découvert sur les feuilles d’arbres fruitiers. Mais la façon dont ce produit s’est déposé sur les végétaux demeure un mystère. Son utilisation en Suisse pour la protection des plantes est interdite.

Ce sont deux laboratoires indépendants qui ont fait le rapprochement avec le fipronil, a annoncé lundi 10 novembre le service apicole apiservice. Une table ronde sera mise en place entre les différents acteurs pour prévenir un nouvel incident de ce type.

Tdg.ch

Pesticides : Éleveurs, fruitiers, légumiers… à chacun son cancer ?

Les agriculteurs risquent des types de cancers différents selon leur secteur d’activités, ce qui pourrait être lié à l’utilisation de pesticides, selon des résultats présentés mardi 28 octobre de l’enquête Agrican sur la santé en milieu agricole.

Le risque de cancer du poumon est deux fois plus élevé chez les agriculteurs spécialisés dans la culture des pois fourragers, ainsi que dans la taille des arbres fruitiers ou la culture des légumes.

Le cancer de la prostate menace davantage les producteurs de bovin. En revanche, les éleveurs de bétail ou de chevaux pendant plus de 20 ans voient leur risque de cancer du poumon réduit, explique le chercheur Pierre Lebailly, coordinateur de l’étude Agrican.

Celui-ci s’exprimait lors d’un colloque sur l’exposition professionnelle aux pesticides, organisé mardi et mercredi à Paris par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Étudier les effets de pesticides spécifiques
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Les paysans malades des pesticides

Ils ont entre 45 et 55 ans, sont agriculteurs intensifs, sans aucune culture militante. Ils sont de droite, parfois très à droite. Rien ne les prédestinait à devenir contestataires de l’agriculture chimique, sur laquelle ils avaient au contraire tout misé. Mais suite à des ennuis de santé graves, liés aux produits phytosanitaires, ils vivent une évolution de leur pensée.

Malades, culpabilisés par les institutions qui leur ont pourtant souvent caché les dangers de la chimie de synthèse, ils se perçoivent à la fois comme victimes et responsables, parfois même comme empoisonnés et empoisonneurs, révélant au travers des contradictions dans lesquelles ils sont pris, aussi bien les enjeux actuels du système capitaliste, qu’une culture singulière oscillant entre fierté et hantise du regard des autres.

France culture

Fabrice Nicolino : « Face à l’industrie chimique, tout le monde est tétanisé » (màj audio)

Mise à jour du 04 octobre 2014

Dans l’émission de France Inter “CO2 mon amour”, le 20 septembre 2014, Denis Cheissoux recevait le journaliste Fabrice Nicolino, au sujet de son nouveau livre consacré à l’industrie chimique. Également présent, Stéphane Sarrade chef du département de physico-chimie à la Direction de l’énergie nucléaire du CEA.

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France Inter

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90 millions de substances : tel est l’héritage, non définitif, que nous lègue l’industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens… ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ?

Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules.

Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd’hui en constatant ses terribles conséquences, de l’explosion des cancers à celle la maladie d’Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

Basta ! : Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?

Fabrice Nicolino : [1] Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG.

Ils avaient fait une expérience absolument incroyable, controversée à l’époque mais confirmée depuis: ayant testé des volontaires dans neuf États américains, résidant loin de toute usine chimique, ils avaient montré que tous sans exception avaient dans le sang des douzaines et des douzaines de molécules toxiques.

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Extinction de 1.300 espèces d’oiseaux dans l’indifférence générale

Le manque de nourriture et les pesticides sont en partie responsables de la disparition des oiseaux. Entretien avec Luc Semal dont les recherches portent principalement sur la théorie politique verte (green political theory), l’écologie politique (décroissance, transition, développement durable), la sociologie des mobilisations environnementales, les politiques de biodiversité et les sciences de la conservation.

Atlantico: Depuis plusieurs années, les rapports sur la disparition des oiseaux se multiplient (lire un exemple ici). Sont-ils trop alarmistes, ou au contraire devrions-nous les prendre plus au sérieux ?

Luc Semal: Ces rapports rendent compte d’un phénomène objectivement observable, à savoir une baisse préoccupante des effectifs de nombreuses espèces d’oiseaux, dans de nombreuses parties du monde.
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Miel : Récolte 2014 en baisse de 50 à 80%

L’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) dresse un bilan catastrophique et alarmant des récoltes de miel pour 2014, après une large consultation parmi ses 20.000 apiculteurs adhérents répartis sur l’ensemble du territoire national. L’UNAF appelle le gouvernement à soutenir d’urgence les producteurs et contrer le déclin des abeilles.

En 2014, la production française de miel est la plus faible de ces dernières années. Une chute de production de 50 à 80%

Nous savons que les abeilles meurent dans toute l’Europe. La production de miel s’en fait forcément ressentir et chute depuis quelques années. Mais 2014 bat tous les records : selon l’UNAF, la production française est cette année la plus faible de notre histoire.

« A l’exception de l’Ouest et de la Bretagne qui semblent quelque peu épargnés, dans toutes les régions de France et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon… les récoltes sont en baisse de 50 à 80%. », précise le représentant des apiculteurs dans un communiqué. Et ce par rapport aux récoltes de 2013, qui étaient déjà mauvaises !
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Disparition des insectes : Une catastrophe silencieuse

Pour François Ramade, professeur émérite d’écologie à l’université de Paris-Sud, les insecticides modernes, notamment les néonicotinoïdes, sont responsables d’une véritable “catastrophe écologique“. Et, selon lui, “la réponse des pouvoirs publics des pays développés et des institutions multilatérales est absente ou dérisoire“.

Les personnes de plus de 40 ans se souviennent des pare-brise, phares et calandres de voiture constellés de cadavres d’insectes. La propreté des voitures actuelles est le signe d’une disparition massive d’insectes qui doit nous alarmer.

L’agriculture moderne a permis, par l’usage massif d’« intrants », une augmentation considérable de la productivité des cultures. Elle atteint depuis quelques décennies des limites dues à l’impact environnemental de ses pratiques.

En effet, l’accroissement de productivité qu’elle a permis n’est pas dû à une révolution biologique dans le contrôle de la photosynthèse, mais à un recours sans cesse accru aux engrais chimiques et aux pesticides, dont les conséquences écologiques néfastes sont connues.
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Les OGM « bientôt dans nos assiettes » (Màj vidéo)

Addendum vidéo du 04/09/2014 : Bientôt dans votre assiette (de gré ou de force)

« Bientôt dans vos assiettes », c’est le titre de la nouvelle enquête du reporter Paul Moreira qui diffusé le 1er septembre à 20h45 sur Canal+ pour le magazine d’investigation 90 minutes. Dans ce documentaire, le journaliste mène une enquête de terrain sur les OGM.


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Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants

La consommation de fruits, légumes et céréales bio peut fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour.

Autrement dit, choisir des aliments produits selon les normes de l’agriculture biologique peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants, bénéfiques pour la santé, sans augmentation de l’apport calorique.

Tel est le constat établi par une grande étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et comparant la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Publiée mardi 15 juillet dans la revue British Journal of Nutrition, cette méta-analyse montre que les fruits, légumes et céréales bio ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées que ceux produits en agriculture conventionnelle.

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Les Moissons du Futur (Rediff)

Après Le Monde selon Monsanto et Notre poison quotidien, voici le troisième numéro de la trilogie de Marie-Monique Robin. Les Moissons du Futur est une enquête résolument optimiste sur les remèdes possibles à la crise alimentaire qui touche la planète. Une enquête menée sur quatre continents dans laquelle elle montre que l’agroécologie peut nourrir le monde.

(Réalisé par Marie-Monique Robin – France/Belgique 2012)

Les fruits et légumes du jardin sont-ils meilleurs pour la santé ?

Avoir son potager : une habitude chez les ruraux devenue tendance pour de nombreux citadins. Quand on fait pousser ses fruits et légumes, on sait ce que l’on récolte… en théorie. Sont-ils réellement meilleurs que ceux que l’on achète ?

Xenius (2013)

Manger bio réduit votre exposition aux pesticides de 90%

Depuis quelques temps, il est de bon ton dans les médias de remettre en question l’agriculture biologique.

Par exemple, le 22 février 2013, le Figaro Magazine avait proposé un dossier peu convaincant intitulé « La vérité sur le bio » qui prétendait que le bio n’était pas meilleur pour la santé. Plus intéressante, la critique proposée par Arte sur le bio business montre que tout n’est pas merveilleux dans le monde de l’agriculture biologique et qu’il est temps que les pouvoirs publics se penchent sur la question.

Mais avant de vous en dire plus sur le sujet, j’aimerais rappeler l’essentiel : manger bio est bon pour la santé, notamment parce que cela réduit votre exposition aux pesticides.

Ce fait est connu depuis un moment : une étude de 2006 de l’Université de Washington (citée par David Servan-Schreiber dans son excellent livre Anticancer, p.155) a été menée auprès de 23 enfants à qui l’on a proposé d’adopter une alimentation biologique. Au bout de quelques jours, toute trace de pesticides avait disparu de leurs urines. Ces traces sont rapidement réapparues au niveau initial lorsqu’ils sont repassés à une alimentation classique.

Cette hypothèse est régulièrement confirmée par des études un peu partout dans le monde, la plus récente étant sur le point d’être publiée dans la revue Environmental Research :

des chercheurs australiens ont montré que le niveau de pesticides dans les urines d’une population d’enfants, très exposée, pouvait chuter en une semaine de près de 90 %. Face à ces études, la réaction a longtemps été la même : les pesticides n’étaient pas dangereux pour la santé.

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Six manières de changer le monde avec les champignons

Paul Stamets propose une série de six solutions mycologiques qui utilisent les champignons, et ces solutions sont fondées sur le mycélium.

Au titre des utilisations possible des champignons, on retiendra la restauration des sols et de l’humus. La fertilisation des plantes potagères. La dépollution (bien plus efficace que les traitements actuels, bactéries ou enzymes). Pesticide naturel, ne dégrade pas l’équilibre de l’écosystème. Médecine: antibiotique naturel.

Et aussi la protection virale contre par exemple: la variole, le H5N1, la grippe… avec des résultats très spectaculaires en comparaison des méthode chimiques “classiques”. L”énergie : le mycète T.reesei transforme la cellulose en sucres permettant la production du carburant “éconol” qui est de l’éthanol produit à partir par exemple de déchets agricoles ou ménager.

Les pesticides, principaux responsables de l’hécatombe chez les insectes ?

Un groupe international de chercheurs liste les effets dévastateurs des pesticides sur les écosystèmes. C’est une étude à paraître qui donne froid dans le dos.

Constatant un déclin des populations d’insectes un peu partout dans le monde, un groupe de chercheurs, menés par le biologiste suisse Maarten Bijleveld van Lexmond, décide, en 2009, de trouver l’origine du phénomène.

Ces derniers ont donc passé en revue toutes les causes possibles, en écumant la littérature scientifique depuis les années 1950. Intensification de l’agriculture, développement de grandes parcelles au détriment de l’habitat naturel, utilisation de pesticides et d’herbicides, développement des réseaux routiers, changement climatique, pollution lumineuse nocturne… autant de causes possibles à ce déclin que les chercheurs ont passées en revue.

Un large éventail de causes possibles

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