Permaculture : Une solution à la crise agricole

Vu du ciel, la ferme du Bec Hellouin en Normandie ressemble à une exploitation comme les autres, mais à y regarder de plus près, cette oasis de verdure avec ses mares, ses forêts, jardins et son potager d’inspiration mandala sortent de l’ordinaire. Derrière ce petit paradis se cache un écosystème aussi riche que complexe. Il s’agit d’un mode de culture biologique d’un nouveau genre.

Nous sommes chez des pionniers de la permaculture. La production intensive, très peu pour eux. Ils ont choisi d’imiter la nature telle qu’elle fonctionne depuis la nuit des temps. La permaculture est une technique d’origine australienne.

La règle est simple: prendre soin de la terre et des hommes à la force du poignet. Avec la permaculture, pas besoin de grandes surfaces pour un rendement maximum, et encore moins de pesticides. Ici, chaque arbre et chaque être vivant à son rôle et la nature le rend bien.

Heureux avec 800 euros par mois

Comment vivre volontairement avec moins que le smic ? La leçon d’Hervé Henri-Martin, qui a fait le choix d’une vie dépourvue de tout superflu.

« C’est devenu presque un jeu : comment m’y prendre pour dépenser moins encore » : Hervé René Martin s’amuse de ce défi tout en sirotant son café. Devant ses fenêtres, des forêts denses de châtaigniers et conifères typiques du paysage de Saint-Étienne-de-Serre (Ardèche). L’intérieur de sa maison dégage une senteur de bois et de foins fraîchement coupés, offrande des murs construits en terre et paille.

Il y a seize ans, Hervé, fort du succès de son essai La Mondialisation racontée à ceux qui la subissent (Climat, 1999), court les conférences et pérore sur la décroissance économique. Mais que sait-il, au fond, de cette réalité qu’il préconise ? À 55 ans, celui qui a emprunté avec appétit toutes les autoroutes de la société de consommation, exercé plus de vingt métiers, couru la gueuse, roulé en BMW, publié des romans érotiques, décide de changer de vie.

L’aboutissement d’un long cheminement. Déjà, à 40 ans, alors à la tête d’un cabinet d’assurances, il s’était senti pris au piège des crédits qui rognaient sa liberté. Il avait vendu et remboursé. Commence alors une vie sans revenus fixes avec une visibilité économique à six mois.
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Perrine Hervé-Gruyer : “Une autre agriculture, la permaculture, est possible”

La ferme du Bec Hellouin, modèle d’économie circulaire pour ‘guérir la planète et nourrir les hommes’

Aux antipodes des canons de l’agriculture industrielle, plus on est petit, plus on est efficace : tel est le credo de Perrine Hervé-Gruyer et de son époux Charles, adeptes de la “permaculture”, une approche qui propose une vision écosystémique de la nature combinant les savoirs des anciens et les connaissances scientifiques les plus actuelles. Un idéal de néoruraux en mal de rupture avec le système ?

Un rêve en tout cas très enraciné dans le réel, puisqu’il s’incarne en Haute-Normandie, au Bec Hellouin, dans une ferme de 20 hectares comprenant un bois, une mare, des herbages, des vergers, et un maraîchage de 4 500 mètres carrés… Autant de microsystèmes qui, en entrant en interaction les uns avec les autres, multiplient le rendement par plus de… dix. Des chiffres bientôt attestés par une étude en cours de l’INRA et d’AgroParis Tech qui démontre la viabilité de la ferme. Avec l’espoir, si cette expérience était dupliquée à grande échelle, de tenir les deux objectifs que s’assigne la permaculture : “guérir la terre” et “nourrir les hommes”.

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Changement climatique, déplétion pétrolière, crises… Ebauche d’une vision désirable du monde en 2050

“Songez à la quantité de changements qui se sont déroulés pendant les cent dernières années, qu’il soient sociaux, techniques, culturels, politiques ou environnementaux: tous ces changements ne font pas le poids face à ce dont vous serez témoin au cours des vingt prochaines années”. Ainsi a répondu le scientifique ayant modélisé les limites de la croissance, Dennis Meadows, à la question de savoir qu’elle était sa vision d’un avenir de “descente énergétique”, question qu’a pu lui poser le “cueilleur de visions” comme il se définit lui-même, Rob Hopkins, fondateur du mouvement Transition (1).

“Comment sera ma ville, mon village, mon pays, ma planète dans ces prochaines dizaines d’années ?”

Oui, à l’heure où la finance ajoute une crise à une crise (les « subprimes », les dettes des états, la Grèce…), à l’heure où le réchauffement global et les désordres dont il est capable font suffisamment peur au G7 (2) pour que celui-ci promette très officiellement la décarbonation totale de l’économie durant ce siècle, de plus en plus de personnes devraient se poser une question: “Comment sera ma ville, mon village, mon pays, ma planète dans ces prochaines dizaines d’années ?”

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Semences de transition

Documentaire franco-espagnol dont le sujet concerne une histoire du changement, des cycles humains replacés dans les cycles constants de la nature. Jean Luc Danneyrolles, agriculteur de Provence et Carlos Pons, réalisateur Espagnol, organisent un voyage vers Grenade à la rencontre du mouvement social alternatif, entre agroécologie et changement de paradigme. Ils engagent un cameraman et partent lors des grands froids de février 2012, avec pour tout moyen d’échange et seule richesse: des semences paysannes.

Dans ce voyage collectif, de nombreuses expériences personnelles ou collectives permettront d’aborder des sujets entrecroisés autour de la permaculture, la décroissance, la coopération, l’autonomisation personnelle et populaire, etc. Un nouveau monde est en germination sur notre terre et dans l’inconscient collectif des peuples, le témoignage d’un mouvement qui prend de l’ampleur.

Les semences échangées lors de ce voyage sont utilisées comme le fil conducteur des rencontres. Nous établissons à travers elles un lien entre les quelques projets alternatifs que nous avons visités, et l’ensemble des projets qui germent et se multiplient autour de la Méditerranée occidentale, et partout à travers le monde. Ce mouvement de pensée actuel est dirigé vers le changement de paradigme post-capitaliste.

Belgique : La jungle étroite

L’association mouscronnoise « Fraternités ouvrières », aujourd’hui, ce sont des ateliers gratuits de taille et de greffage, un jardin-verger édénique et un grainier aux six mille variétés de semences. Son porte-parole et sa cheville ouvrière se nomme Gilbert Cardon. Tous les permaculteurs du nord de la France et de Belgique, tous ceux et celles qui veulent lier social et jardinage passent par chez lui, pour se frotter à sa parole roborative et à son jardin luxuriant.

Ancien syndicaliste de combat, Gilbert Cardon est un des piliers de l’association « Fraternités ouvrières », située à Mouscron. Il y assure la permanence hebdomadaire, où il ne manque jamais d’envoyer les visiteurs se perdre dans son jardin-verger expérimental, sorte de dédale vivrier et luxuriant, et y dispense gratuitement des cours de jardinage, en initiation aux autres règnes du vivant. Tantôt encore il y expose les conditions de réalisation de l’immense grainier occupant la salle polyvalente, nécessairement collectives.

Des jardiniers curieux y affluent pour l’offre inouïe en semences à prix risible et pour la richesse horticole de cette jungle enclavée au cœur d’une cité post-industrielle.

Cet oasis n’en est pas un, puisque Gilbert veille à maintenir un contact polémique avec le social. Et c’est tout naturellement que Benjamin Hennot, pour son premier film, explore les différents genres de relations cultivées autour de ce verger, les mondes qui s’y côtoient au détour d’un cours de taille d’été, d’un atelier d’ensachage hivernal ou encore de la distribution annuelle d’arbres fruitiers qui envahissent l’espace public.

Russie : Projet de ferme bio à Kungur

Message reçu de l’un de nos lecteurs lecteurs installé en Russie:

Bonjour à tous!

Comme nous sommes tous ici globalement d’accord et que je suis fatigué de toujours entendre autour de moi les gens se plaindre manifester etc tout cela à mon avis dans le vide. Cela dissipe notre énergie et aide le système à s’adapter. C’est pour cette raison que, étant passé au cours de ma vie par plein de mouvements, j’ai décidé de partir en Russie.

Projet de longue date, russe première langue au collège. Donc mon but était de créer une ferme / centre écologique. Ici la terre n’est pas un problème donc il est possible de libérer des terres et de les faire migrer vers une agriculture bio plus facilement.
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Dmitry Orlov : “La population européenne est moins instable qu’en Amérique”

Traduction d’un entretien avec Dmitry Orlov réalisé le 15 décembre 2011.

Quelle différence voyez-vous entre l’avenir de l’Amérique et celui de l’Europe ?

Les pays d’Europe sont des entités historiques qui gardent encore des vestiges d’allégeance par delà le domaine monétisé, commercial, tandis que les États-Unis ont commencé comme une entité commerciale, basée sur une révolution qui était essentiellement une révolte fiscale et donc n’avait pas de position de repli. La population européenne est moins instable qu’en Amérique, avec un plus fort sens de l’appartenance régionale, et elle est plus susceptible d’avoir des relations avec ses voisins, de pouvoir trouver un langage commun et de trouver des solutions aux difficultés communes.

La plus grande différence probablement, et la plus prometteuse pour une discussion fructueuse, est dans le domaine de la politique locale. La vie politique européenne est peut-être endommagée par la politique de l’argent (1) et le libéralisme de marché, mais au contraire des États-Unis, elle ne semble pas en complète mort cérébrale. Du moins j’espère qu’elle n’est pas complètement morte ; l’air chaud sortant de Bruxelles est souvent indistinguable de la vapeur dissipée par Washington, mais de meilleures choses pourraient se produire au niveau local.

En Europe il reste quelque chose comme un spectre politique, la contestation n’est pas entièrement futile, et la révolte n’est pas entièrement suicidaire. En somme, le paysage politique européen peut offrir beaucoup plus de possibilités de relocalisation, de démonétisation des relations humaines, de dévolution à des institutions et des systèmes de subsistance plus locaux, que les États-Unis.

L’effondrement américain retardera-t-il l’effondrement européen ou l’accélérera-t-il ?
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“Pourquoi je suis redevenue paysanne”

Perrine Hervé-Gruyer vit comme elle respire, au grand air, les mains dans les champs. Elle vient nous parler d’agriculture et de jardin, de pensée systémique et de permaculture.

Après un parcours de juriste internationale, Perrine Hervé-Gruyer crée, avec son mari Charles, la Ferme biologique du Bec Hellouin (Eure), en 2003. Paysanne, spécialiste de permaculture, Perrine a largement dépassé son objectif premier qui était de nourrir leurs quatre filles avec des produits sains, issus du travail de leurs mains.

Selon elle, chacun de nous a un jardin à cultiver.

Reportage sur ‘AMAP qui diffuse les produits de “La ferme du Bec Hellouin”
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Le Camptier : Un chantier en permaculture

Les terre-pailleux de la Courdémière ont construit de façon participative une magnifique maison de Haute Qualité Enviable (pas chère, belle et efficace), en paille, terre et bien plus, le camptier se renouvelle tous les ans depuis 2011.

Apprentissage et utilisation de techniques traditionnelles : torchis, cloisons isolantes en terre-paille, briques de terre crue (adobe), dalle en béton de terre, enduits terres (et ocres), décorations, récupération (murs en bouteilles, fondations en pneus), électricité autonome.

La permaculture peut-elle nourrir les Français?

De plus en plus de paysans, y compris en ville, s’inspirent de la nature pour aménager des exploitations agricoles différentes et à taille humaine. Ils produisent en quantité plantes, fruits et légumes sans engrais, sans tracteur, sans énergie fossile. Et propagent, ainsi, l’idée de l’autosuffisance alimentaire.

La micro-ferme est adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Elle se situe à deux pas d’un potager conservatoire de la tomate, regroupant 650 variétés du fruit sur un peu moins d’un hectare. L’exploitation pilotée par Maxime de Rostolan, 33 ans, s’étend, quant à elle, sur 1,4 hectare.

Mais elle n’a rien de comparable, puisque le président de la plateforme de crowdfunding Blue Bees, s’adressant aux projets de développement durable et d’agro-écologie, y cultive, depuis un an, une cinquantaine de produits.

On trouve de tout chez cet ex-Parisien: des légumes, des plantes vivaces et comestibles, des arbres fruitiers. Des poules, des serres, du compost, aussi, ainsi que du feuillage posé sur le sol, entre des plants. D’où cette curieuse impression que la nature domine en ces lieux. Mais rien ne pousse par hasard, ici.
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Et si l’action locale pouvait changer le monde ?

A Bristol, à Fukushima, en France, des héros ordinaires se battent pour rendre la vie meilleure. Et inventer une autre ère énergétique et économique.

Ils sont français, brésiliens, allemands ou canadiens. Ils créent des monnaies locales, des jardins communautaires, des parcs éoliens citoyens, des entreprises coopératives. Ces « lanceurs d’avenir », comme les appelle Marie-Monique Robin dans son dernier documentaire, Sacrée Croissance !, s’aventurent dans de nouvelles façons de vivre, consommer ou produire, à l’heure où les promesses de l’abondance capitaliste s’évanouissent.

Ils préfèrent le « mieux » au « plus », sèment les graines de ce que pourrait être une société « post-croissance », et revitalisent les questions de l’écologie, de la démocratie et de la politique. Avec un point commun, par-delà la diversité des expériences : ces « héros » ont tous choisi l’action locale.

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Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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Les graines de la permaculture

Ce documentaire s’intéresse au développement assez important de la permaculture dans le monde, à notre époque, et particulièrement dans les pays tropicaux, comme en Thaïlande. Il montre bien l’intérêt de la permaculture en tant qu’approche globale, en tant que mode de vie, car ses principes s’applique à tous les domaines essentiels de l’activité humaine: l’agriculture, la construction, la production d’énergie…

La permaculture c’est d’abord une façon de réfléchir, de se comporter, déclinée ensuite en un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole durable, de qualité, et s’inscrivant en harmonie avec le lieu où on la pratique et ses spécificités; s’inspirant directement de la nature, des forêts, ou tout pousse sans la main de l’homme, l’agriculture permacole vise à recréer des écosystèmes autonomes de production alimentaire.

La permaculture concerne aussi le domaine des lieux de vie, avec des principes comme l’auto-construction, l’utilisation de matériaux naturels et locaux (autant que faire se peut), la conception bioclimatique, entre autres. Dans le domaine de la production énergétique la permaculture préconise l’utilisation d’énergies renouvelables, et l’utilisation de technologies appropriées pour produire notre propre électricité (éoliennes, solaire, etc.).

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« Permaculture : Ré-cultivons des réponses simples ! »

Dans l’Eure, en Normandie, rencontre avec Charles Hervé-Gruyer et son épouse, Perrine, créateurs de la Ferme biologique du Bec. Ils nous exposent les principes de la permaculture dans l’agriculture et nous donne leur vision sur des micro-fermes permaculturelles.

La permaculture consiste en une exploitation hyper intensive d’une surface de sol restreinte, sans machines ni apport chimique issu du pétrole. Il s’agit de mettre au travail l’extraordinaire réseau de relations qui existent entre tous les petits organismes – bactéries, champignons, vers, insectes – qui fabriquent l’humus et rendent possible la croissance des plantes cultivées.

Charles Hervé-Gruyer compare l’agriculture moderne avec les pratiques primitives du néolithique: à cette époque, les sols étaient défrichés par le feu, puis abandonnés après quelques décennies d’exploitation. L’agriculteur d’aujourd’hui fait bien pire: il utilise 12 calories d’énergie fossile pour produire 1 calorie de nourriture, gaspillant des ressources que la nature a mis des dizaines de millions d’années à élaborer.

A contrario, une surface de 1000 m2 exploitée en permaculture produit autant qu’une suIperficie de 1 ha en maraîchage conventionnel, des rendements qui sont actuellement objet d’étude de l’INRIA et d’AgroParis Tech.

L’expérience de Charles Hervé-Gruyer lui permet de proposer un modèle de société dans lequel un grand nombre de personnes partageraient leur activité productive pour moitié entre une profession de spécialiste – informaticien, enseignant, fonctionnaire … – et l’exploitation d’une micro surface cultivée en permaculture, satisfaisant ainsi notre premier besoin vital qui est de se nourrir.

Via Plus Conscient

Québec : Les Fermes Miracle

Il y a 20 ans, Stefan Sobkowiak se porte acquéreur d’un verger de pommiers conventionnel dans le but d’en faire un verger bio. Il se rend vite compte des limites du modèle “bio”, toujours basé sur la monoculture.

Stefan décide donc d’arracher la plupart des arbres et de replanter en s’inspirant des principes de la permaculture. Il crée ainsi un oasis d’abondance et de biodiversité qui compte plus de 100 variétés de pommes, plusieurs types de poires, prunes, cerises ainsi qu’une myriade de petits fruits, légumes et autres.

L’agriculture de demain : Sans pesticides, sans pétrole et créatrice de dizaines de milliers d’emplois

C’est une promesse pleine d’avenir : nourrir la France sans pesticides, sans engrais chimiques, et quasiment sans pétrole, tout en dégageant de substantielles marges et en créant des dizaines de milliers d’emplois. A la Ferme du Bec Hellouin, non loin de Rouen, on invente cette agriculture de demain.

Expérimentant des techniques qui viennent des quatre coins de la planète, cette ferme en permaculture produirait autant voir plus que le système conventionnel. L’exploitation pose les bases d’un nouveau modèle agricole : celui d’un réseau de centaines de milliers de micro-fermes rentables et capables de générer chacune un emploi à plein temps. Reportage.

Ce jour de printemps, Charles Hervé-Gruyer est accroupi au pied d’une butte de terre et repique des navets. Autour, une mare et un cours d’eau où viennent se réfléchir les rayons du soleil, de quoi augmenter légèrement la température de la butte cultivée. Nous sommes ici sur une petite île de la ferme du Bec Hellouin, à une cinquantaine de kilomètres de Rouen, dans l’Eure. Des canards barbotent et viennent, quand c’est nécessaire, happer les limaces qui menacent les cultures. Sur le côté poussent des roseaux. Une fois broyés, ils serviront de paillage aux jardins afin d’empêcher les mauvaises herbes de pousser. En jeunes pousses, ils seront vendus à un restaurant parisien !
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Permaculture : Concevoir un jardin pour nourrir une famille de 4 personnes

Dans ces vidéos, Christophe Köppel, de l’association Brin de paille, explique le fonctionnement d’un jardin cultivé avec les techniques de la permaculture, dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg. Il présente toutes les informations importantes permettant de couvrir les besoins alimentaires d’une famille de 4 personnes en faisant attention à votre terre.

Partie 1:

Partie 2:
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L’agriculture familiale, quel avenir en Europe ?

L’Union européenne est, derrière la Chine, le deuxième producteur agricole de la planète. Pourtant, ces dernières années, elle se trouve confrontée à des problématiques qui remettent en cause la viabilité de son modèle : la crise économique frappant de plein fouet les agriculteurs, l’urbanisation massive, mais également les problématiques environnementales obligeant le monde de l’agriculture à repenser son rapport à la terre.

Alors que l’on parle le plus souvent d’Asie ou d’Afrique lorsqu’on évoque l’agriculture familiale ; nous allons nous demander si, finalement, elle ne pourrait pas constituer une solution à la crise économique sociale et environnementale qui touche l’agriculture européenne ?

France Culture

Québec : Les Fermes Miracle, un verger commercial en permaculture

Il y a 20 ans, Stefan Sobkowiak se porte acquéreur d’un verger de pommiers conventionnel dans le but d’en faire un verger bio.

Il se rend vite compte des limites du modèle “bio”, toujours basé sur la monoculture. Stefan décide donc d’arracher la plupart des arbres et de replanter en s’inspirant des principes de la permaculture.

Il crée ainsi un oasis d’abondance et de biodiversité qui compte plus de 100 variétés de pommes, plusieurs types de poires, prunes, cerises ainsi qu’une myriade de petits fruits, légumes et autres.

La permaculture et ses principes

Présentation de la permaculture (ou agriculture permanente) par Christophe Koppel. Ce type de culture nous invite à observer la dynamique des écosystèmes naturels. On peut appliquer ensuite la connaissance acquise en construisant des écosystèmes qui servent nos besoins – humains – sans dégrader l’environnement naturel.

Les sites permaculturels intègrent les plantes, les animaux, les paysages, les structures et les humains dans des systèmes symbiotiques où les produits d’un élément satisfont les besoins des autres.

Le principe fondamental de la permaculture est de transformer les difficultés en opportunités, les problèmes en solutions, et les “déchets” en ressources.

Une fois établi, le système permaculturel peut être maintenu en utilisant un minimum de matériaux, d’énergie et de labeur. En recyclant les ressources utilisées à nouveau dans le système, la permaculture minimise aussi la pollution.

Partie 1:

Partie 2:
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Le maraîchage en Permaculture est viable économiquement

La ferme du Bec Hellouin,  en association avec une unité de recherche SADAPT de l’INRA, ont publié ce mois-ci une étude qui conclue à la viabilité du maraîchage en permaculture sur 1000 mètres carrés. “Même une année médiocre, avec des personnes sans grande expérience en maraîchage, il y a moyen de dégager un revenu de l’ordre du SMIC“. C’est assez remarquable car l’idée généralement diffusée est qu’un agriculteur a au moins besoin d’un hectare pour vivre du maraîchage bio, soit au moins 10 fois plus que dans l’expérience proposée au Bec Hellouin! Un résultat majeur pour l’avenir de l’agriculture urbaine et péri-urbaine.

Cette étude n’est qu’un rapport intermédiaire d’un projet commencé en 2011 et qui durera jusqu’en 2014 mais ses premières conclusions sont tout de même très importantes. En effet, la permaculture doit encore démontrer sa pertinence et des questions restent à éclairer : Peut-on en vivre? Quelle est son efficacité économique et technique? Ce travail de recherche veut déterminer quelle surface de culture est nécessaire pour dégager un revenu décent pour un travailleur souhaitant s’installer et avoir des conditions de travail acceptables.

Il semble que l’objectif soit atteint. La conclusion semble alors sans appel, avec un dixième d’hectare un individu qui cultive selon les principes de la permaculture peut vivre de son travail. L’étude mentionne 2100 heures de travail annuel, ce qui est tout à fait dans les clous d’autres exploitations en maraîchage bio, voir même en peu en dessous de la moyenne.

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États-Unis : Une forêt comestible de 3 hectares se développe à Seattle

L’une des plus grandes forêts comestibles au monde établies sur un espace public pousse actuellement à Seattle. Fort de quelque 100 bénévoles, le projet vise à créer selon le principe de la permaculture un agrosystème autonome de 3 hectares. La Beacon Food Forest offrira des bénéfices environnementaux, économiques et sociaux très concrets aux habitants de la ville. Première récolte attendue pour 2014.

(Sous-titrage en français activable)

Aux confins du nord-ouest américain, non loin de la frontière canadienne, la ville de Seattle voit germer une forêt qui pourrait faire un peu d’ombre au mondialement célèbre Central Park de New York. Une forêt comestible (dite aussi fruitière ou nourricière) de 3 hectares pousse depuis septembre 2012 dans la capitale de l’état de Washington. L’une des plus vastes au monde implantées sur un espace public.

Jouxtant le Jefferson Park au cœur du quartier de Beacon Hill et située à 4 km du centre ville de Seattle, la Beacon Food Forest était à l’origine en 2009 un projet de fin d’étude. 120.000 dollars de subventions municipales allouées en 2010 et 2011 lui auront permis de voir le jour.

Des fruits à tous les niveaux
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Permaculture, auto-suffisance, climat nordique et chauffage au compost dans les collines du Vermont (Rediff.)

Ben Falk est un designer en permaculture établi à Moretown, dans le Vermont. Dans cette vidéo, il nous parle de la vie relativement auto-suffisante qu’il mène, et des systèmes qu’il utilise pour s’adapter au climat hivernal. Il explique le fonctionnement de son poêle à bois, qui produit toute son eau chaude “gratuite”, et du système de chauffage au compost qui réchauffe sa serre. Il parle aussi de l’importance de la relation avec notre environnement, et des bienfaits du jardinage.

États-Unis : Auto-suffisance en climat nordique

Ben Falk est un designer en permaculture établi à Moretown, dans le Vermont. Dans cette vidéo, il nous parle de la vie relativement auto-suffisante qu’il mène, et des systèmes qu’il utilise pour s’adapter au climat hivernal.

Il explique le fonctionnement de son poêle à bois, qui produit toute son eau chaude “gratuite”, et du système de chauffage au compost qui réchauffe sa serre. Il parle aussi de l’importance de la relation avec notre environnement, et des bienfaits du jardinage.

Via l’excellent blog Au Bout de la Route

Un jardin qui bouleverse toute les règles de l’agronomie

Philippe cultive des légumes dont certains sont géants (pomme de terre de 500 grammes, brocolis de 2 mètres de haut, des choux fleurs de 40 cm de diamètre, des betteraves et radis de 5 kg, des panais de 40 cm de long).

Et tout cela : dans pratiquement 100% de résineux, sans travail du sol, sans arrosage, sans traitement, sans engrais, sans semis (pour certains légumes, tomate, pomme de terre, courge, salade).

Son secret: la combinaison de l’électro-culture et des buttes à humus avec 40 ans de tests.

La ferme artisanale du XXIe siècle

A partir de rien, Charles et Perrine ont recréé, à la main, un écosystème maraîcher capable de produire beaucoup. Le secret? «Soigner amoureusement la terre…»

«Un physicien américain a dit: “L’agriculture moderne, c’est l’utilisation du sol pour transformer du pétrole en nourriture.Ce que nous cherchons à faire ici, c’est de réduire au maximum notre consommation en énergie fossiles.» Charles Hervé-Gruyer, la cinquantaine grisonnante, reçoit en sabots dans sa ferme normande. La chaumière surplombe quelques hectares de la vallée du Bec-Hellouin, dans lesquels Charles et sa femme Perrine ont élu domicile il y a six ans. «Notre projet de vie était de développer une agriculture aussi respectueuse que possible de la nature et des êtres humains.»

Ce qui se voulait une expérimentation confidentielle, a vite été rattrapé par son succès et les observateurs se bousculent aujourd’hui au Bec-Hellouin pour y apprendre la permaculture. Comprendre: une pratique agricole respectueuse de la nature, non mécanisée, qui place l’humain au cœur de sa philosophie. La permaculture permet, en un espace très réduit, d’optimiser le rendement et la production agricoles, en recréant des écosystèmes et des équilibres naturels dans lesquels les espèces interagissent les unes avec les autres.

Mille espèces végétales

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Permaculture – Un véritable développement durable

La permaculture est une science systémique qui a pour but la conception, la planification et la réalisation de sociétés humaines écologiquement soutenables, socialement équitables et économiquement viables.

Elle se base sur une éthique, dont découlent des principes et des techniques permettant une intégration des activités humaines avec les écosystèmes.

Partie 1:


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