Et si le pétrole venait à manquer

Le pétrole est le moteur du monde actuel. Jusqu’à maintenant, nous l’avons utilisé pour nous déplacer sur terre, sur mer et dans les airs, nous chauffer et pour entrer de plein fouet dans l’industrialisation du XXIe siècle. Qu’arriverait-il si nos ressources en pétrole s’épuisaient?

Scénarios catastrophes nous présente le monde comme nous ne pouvons l’imaginer, sans pétrole. Jusqu’à quel point devrions-nous changer nos habitudes de vie pour faire face à cette pénurie?

Quelle pénurie énergétique ?

S’il était possible de capter et d’utiliser l’énergie de seulement deux minutes des rayons du soleil qui réchauffent la planète, ce serait suffisant pour fournir de l’énergie aux véhicules, pour éclairer et chauffer les bâtiments et assurer tous les besoins en électricité pendant une année entière.

En termes simples, l’humanité ne subit pas vraiment les effets d’une pénurie d’énergie, mais fait plutôt face à des difficultés techniques pour la capter et la distribuer aux usagers. Or une des meilleures façons pour régler ce problème est d’investir dans des moyens plus efficaces pour l’emmagasiner.

Bon nombre des problèmes du monde contemporain sont attribuables à l’utilisation d’énergie, que ce soit les conflits tournant autour de l’approvisionnement du pétrole, les problèmes préoccupants des émissions de gaz à effet de serre, les pertes d’efficacité et de production découlant de pénuries d’énergie et de pannes de courant.

Il y a plus de 1,3 milliard de personnes dans le monde qui n’ont pas d’électricité ; et près de 2,6 milliards qui ne disposent pas d’appareils modernes de cuisine. Plus de 95 % de ces personnes vivent en Afrique subsaharienne ou dans les pays en développement de l’Asie, et 84 % d’entre eux habitent en région rurale.

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Le jour d’après : À court de pétrole

Le pétrole est aujourd’hui le combustible sur lequel repose toute la civilisation. Que se passerait-il si, du jour au lendemain, les sources de pétrole se tarissaient ? Ce documentaire anticipe cette fin annoncée et propose de découvrir une nouvelle face du monde, contraint de s’adapter face à un changement radical.

Docu-fiction (Canada – 2010)

La Chine ne manque pas seulement de matières premières, mais aussi de terres arables

On estime à 9 % la part de la Chine dans le total des terres arables du monde. Avec quoi elle doit nourrir 20% de la population mondiale.

Vue aérienne de l’urbanisation près de Pékin

Le total des terres arables de la Chine est à peine supérieur à 120 millions d’hectares, qui est, pour les autorités chinoises, une ligne rouge à ne pas franchir. C’est ce niveau qu’elles considèrent comme la surface minimale pour subvenir aux besoins alimentaires des Chinois.

Le gouvernement chinois vient d’annoncer la mise en valeur de plus 50 millions d’hectares supplémentaires d’ici à 2020. C’est une des voies praticables pour résoudre le problème de la pénurie des terres arables.

Une autre voie, c’est un contrôle plus rigoureux de l’urbanisation.

Depuis la fin des années 1940, 600 villes sont sorties de terre, dont 90 comptent aujourd’hui plus d’un million d’habitants. L’urbanisation du pays est une tendance irrépressible. En Chine comme partout ailleurs dans le monde et en tout temps, elle accompagne le développement économique. Mais par sa puissance, le marché immobilier a souvent procédé au détriment de l’agriculture en construisant sur des terres cultivables. Et l’urbanisation progresse le plus vite dans l’est du pays, là où précisément se trouvent ces terres.

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Venezuela : la classe moyenne contre insécurité et pénurie

Elle tape sur des casseroles, défile dans les rues ou construit des barricades avec des poubelles, la classe moyenne vénézuélienne manifeste à tout âge et sous toutes ses formes depuis le 4 février son ras-le-bol contre l’inflation, les pénuries alimentaires et l’insécurité dans leur pays, une des principales puissances pétrolières de la planète. C’est la pire contestation affrontée par le président Nicolas Maduro, l’héritier d’Hugo Chavez, la figure de proue de la gauche latino-américaine décédée le 5 mars 2013, il y a presqu’un an.

« Comment vous préparer à l’effondrement économique »

Par

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Tous les jours ou presque, j’attire votre attention sur la nécessité de vous préparer à l’effondrement économique non pas à venir mais qui est en cours. Je voulais partager avec vous mes différentes réflexions à ce sujet, notamment parce que vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire pour savoir quoi faire, quand cela va se produire, etc.

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L’effondrement économique, c’est quoi ?

L’effondrement économique est un terme assez dangereux et trompeur. Pourquoi ? Parce que l’idée d’effondrement renvoi implicitement à un phénomène brutal et violent.

Pourtant en Grèce, rien n’a cessé du jour au lendemain. Vous y trouvez toujours des hôpitaux (devenus payants), des transports en commun (avec une fréquence moindre), des policiers (pour vous taper dessus avec de plus en plus de violence), des agents des impôts (qui désormais vous vident vraiment les poches), des magasins d’alimentation aux rayons remplis (mais où vous ne pouvez plus rien acheter puisque vous n’avez plus d’argent), etc. Je pourrais vous faire une liste à rallonge.

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Venezuela : Pénuries et inflation

Dans un marché de Caracas, Juan compte une liasse de billets chiffonnés pour régler une douzaine d’oeufs et de la farine de maïs. «Merde! C’est de la folie!», s’énerve-t-il, las de devoir composer avec une inflation record qui culmine à 29% depuis le début de l’année.

Nicolás Maduro, successeur d’Hugo Chavez à la présidence du Venezuela

Et dans les files d’attente, nombreux sont ceux qui perdent leur sens de l’humour. «C’est horrible! Comment un pays pétrolier peut-il tant dépendre des importations? On ne produit rien ici», s’énerve encore un septuagénaire, artiste peintre du quartier de Guarataro, dans l’ouest de la capitale.

Sa frustration, dit-il à l’AFP, «ne vient pas de nulle part». Le Venezuela accuse en effet un taux d’inflation record en Amérique latine, aggravé par des pénuries fréquentes de produits de base. Le papier toilette, le dentifrice, le savon, les couches et les serviettes hygiéniques figurent en tête des articles les plus recherchés par les Vénézuéliens.

Disposant des premières réserves de pétrole au monde, le pays importe la quasi totalité de ce qu’il consomme. Mais les dollars manquent, principalement en raison d’un contrôle rigoureux des changes instauré par les autorités il y a une décennie pour limiter la fuite de capitaux.

Ce contexte, conjugué aux strictes contraintes imposées aux importateurs, place les Vénézuéliens face à de graves problèmes d’approvisionnement.

L’indice des pénuries a été évalué à 19,4%, par la Banque centrale, alors que l’inflation avoisine les 20% depuis plusieurs années.

«On doit faire des miracles»
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Inde : La pénurie d’eau annihile le projet d’exploiter le gaz de schiste

Une étude de l’institut indien de recherche Teri douche les espoirs d’exploiter le gaz de schiste en Inde. Ce groupe d’experts a levé le drapeau rouge à la suite d’une proposition gouvernementale consistant à avancer les explorations du gaz de schiste.

Selon le think-tank indien, le projet du gouvernement de commencer les explorations de gaz de schiste dans un futur proche, est une idée fantasque à déconsidérer. Le pays, desséché par une importante pénurie d’eau, ne pourrait s’adonner à la technique de fracturation qui requiert une très grande quantité d’eau.

À moins d’un progrès technique qui permettrait de se passer d’eau, il est essentiel que l’Inde ne prenne pas davantage de risques face à l’assèchement de ses ressources.

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Et si le pétrole venait à manquer (Rediff.)

Le pétrole est le moteur du monde actuel. Jusqu’à maintenant, nous l’avons utilisé pour nous déplacer sur terre, sur mer et dans les airs, nous chauffer et pour entrer de plein fouet dans l’industrialisation du XXIe siècle. Qu’arriverait-il si nos ressources en pétrole s’épuisaient?

Scénarios catastrophes nous présente le monde comme nous ne pouvons l’imaginer, sans pétrole. Jusqu’à quel point devrions-nous changer nos habitudes de vie pour faire face à cette pénurie?

Vers une famine planétaire ?

Le phosphate, la forme minérale du phosphore, est l’ingrédient essentiel de tous les engrais. Utilisé de manière intensive depuis les années 1950, il a permis l’envolée des rendements agricoles. Mais aujourd’hui, le monde s’achemine vers un pic de consommation, comparable à celui de l’exploitation des hydrocarbures.

Si le phosphate venait à manquer, les prix alimentaires exploseraient, et avec eux le nombre d’affamés. D’ores et déjà, l’inégale répartition de cette ressource entraîne des tensions géopolitiques et sociales. Comment éviter la pénurie ?

Une problématique environnementale méconnue : la surconsommation des ressources mondiales de phosphore menace la production agricole mondiale. Que proposent les scientifiques ?

Bien qu’il ne puisse être remplacé par aucun produit de synthèse, le phosphate est gaspillé. Peu coûteux, ses dérivés sont employés comme additifs alimentaires ou dans des produits d’hygiène. Faut-il interdire cette pratique ?

Les agriculteurs le répandent souvent en trop grandes quantités, polluant les sols et les eaux, comme en témoigne la prolifération des algues vertes. Les scientifiques réfléchissent par ailleurs à des méthodes de récupération, comme le retraitement de l’urine ou des eaux usées. Des mines marocaines à l’Inra de Montpellier en passant par les usines de la Ruhr, découverte des différentes pistes pour une gestion plus durable des ressources en phosphore.

Jacques Blamont : “La machine s’est emballée” (Màj Vidéo)

Addendum du 31/01/2013 : Vidéo intégrale de l’intervention.

Jacques Blamont, membre de l’académie des sciences, est le père de la recherche spatiale française. Il est convaincu que l’humanité ne sera pas capable de relever l’ensemble des défis qui vont se poser à elle dans les prochaines décennies. Un changement de phase va se produire…

La technologie avance à une telle vitesse que toutes les structures sociales mondiales sont bouleversées.

Dans son ouvrage “Introduction au siècle des menaces” paru en 2004, il écrivait déjà:
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Hélium : Deuxième élément le plus abondant, ce gaz est menacé de pénurie

Les réserves stratégiques américaines se vident, les prix mondiaux s’envolent. Gros acheteur, le CERN doit s’adapter

Le parc Disneyland de Tokyo arrête de gonfler des baudruches depuis mardi ? Cela signifie que le monde se bat pour de l’hélium, indispensable aux postes à souder. Aux appareils d’imagerie médicale à résonance magnétique. Au CERN. «On fait face depuis cet été à de nouvelles tensions sur le marché», confirme Serge Claudet, responsable de l’exploitation cryogénique sur le LHC. «L’hélium, c’est un peu le sang de cet accélérateur de particules, et notre site dispose des plus grandes installations de re-liquéfaction et de stockage liquide au monde

Le deuxième élément le plus abondant de l’univers semble manquer. Les prix s’envolent. Aux Etats-Unis, les 1000 pieds cubes ont vu leur prix passer de 50 dollars au début de la dernière décennie à plus de 160 dollars, selon les dernières indications de l’USGS, le bureau de géologique américain. Cette situation est liée à la privatisation du secteur, aux Etats-Unis, un pays plus crucial pour les approvisionnements mondiaux d’hélium que l’Arabie saoudite pour ceux de pétrole. Aujourd’hui, les trois quarts de ce gaz y sont produits. Dont une moitié provenant de la Réserve fédérale d’hélium, constituée durant la Guerre froide. Dans le Bush Dome, formation rocheuse aux confins du Texas et du Kansas. Depuis 1996, Washington revend ces stocks stratégiques. Alerté sur les risques de dépendance future envers la Russie ou le Qatar, le Sénat pourrait cependant adopter, d’ici à la fin de l’année, une loi ralentissant le rythme de vente de ces réserves.

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Japon : Les Chinois font main basse sur l’eau

Les investisseurs étrangers, dont beaucoup sont Chinois, tentent à tout prix de mettre la main sur des terrains forestiers au Japon. Ce n’est toutefois pas le bois qui les intéresse, mais l’eau qu’on y trouve.

Dr Emoto – Les mémoires de l’eau

Dans certains territoires forestiers éloignés du Japon, le mètre carré d’espace se vend pour près de 60 cents. Un prix aussi bas n’est pas surprenant puisque le marché immobilier japonais est au  « calme plat » depuis près de vingt ans. De plus, les lois nipponnes sont assez permissives quant à la vente à des étrangers de territoires forestiers auxquels des droits d’exploitation de l’eau sont rattachés.

Pour des pays comme la Chine et l’Inde qui vont bientôt faire face à des pénuries d’eau, c’est un faible prix à payer. Le Japon se classe d’ailleurs dans le top 10 des pays qui ont le plus de ressources en eau dans le monde.

Selon un analyste d’HSBC, près de la moitié de l’économie chinoise est basée dans des régions qui n’ont pas assez de ressources d’eau. De plus, le fait d’acheter de grands territoires permettrait aux Chinois d’ouvrir de nouvelles terres à l’agriculture afin d’exporter davantage de biens alimentaires vers leur pays.

Présentement, l’embouteilleur Seven Yellow, basé à Osaka, pompe près de 500 000 litres d’eau par mois et 80 % de sa production est exportée en Chine. D’ailleurs, l’actionnaire principal de cette entreprise est un Chinois, un détail que « certains connaissent alors que d’autres ignorent », soutient le directeur général de l’entreprise, Katsuhisa Yoshida.

Sur l’île d’Hokkaido, on a répertorié un total de 57 transactions incluant des achats terriens en 2012. De ce total 21 achats ont été faits par des Chinois, neuf par des investisseurs d’Hong Kong qui ont utilisé des compagnies enregistrées aux îles Vierges et huit par des Singapouriens, selon les recherches menées par Bloomberg Businessweek.

« Les volumes que vous trouverez et à quelle profondeur vous devrez creuser pour trouver de l’eau dépendront de l’endroit où vous vous trouvez, explique Go Okazaki, fondateur de Standard & Initiative Properties à Tokyo. Mais si vous creusez, vous  trouverez de l’eau, et ce, peu importe où vous êtes au Japon. »

Bloomberg Businessweek

Grèce : les soins de santé en péril

Après la pénurie de médicaments qui touche les pharmacies grecques, c’est désormais tout le système de santé du pays qui est en péril. Depuis les dernières mesures d’austérité concernant la sécurité sociale, les non-assurés doivent payer pour accéder aux soins. (Canal Z – 23 juillet 2012)

10% de la population n’a plus le choix, pour se soigner elle doit puiser dans ses économies.

Immobilier, la bombe qui menace tous les Français

Flambée des prix et des loyers, pénurie de constructions, spéculation, relégation, exclusion… Plus de cinquante ans après l’appel de l’abbé Pierre, la crise du logement s’est de nouveau durablement enracinée en France, menaçant la cohésion sociale du pays.

Depuis des années, un spectre hante la société française : celui du mal-logement. On ne compte plus les cris d’avertissement par lesquels on s’efforce d’alerter les pouvoirs publics sur cette situation inique, odieuse, invivable. En vain. Dans notre pays, il n’y a pas une question du logement, il n’y a même pas une crise du logement, il y a un scandale du logement. Ce scandale, l’actualité nous en fournit chaque jour d’éloquentes illustrations : scandale de la spéculation immobilière, scandale des cautions et garanties toujours plus élevées tandis que la précarité de l’emploi est un handicap absolu pour devenir locataire.

Nos concitoyens consacrent, aujourd’hui, plus du quart de leur budget pour avoir un toit, et pour un nombre croissant d’entre eux ce taux atteint 50 %, voire 70 %, comme c’est le cas parfois à Paris. Bref, le scandale du logement est là. Tous nous sommes touchés ou le serons un jour. Nous, ou nos enfants…

Scandale des ventes à la découpe, scandale de l’enrichissement des uns face à l’appauvrissement grandissant des autres, scandale de la pénurie non seulement des logements sociaux mais de tous les types d’habitation, scandale des marchands de sommeil qui touchent les immigrés mais aussi les déclassés et les jeunes.

Scandale de voir se créer des territoires d’exclusion spécialisés dans l’accueil des populations fragilisées, qui sont interdites d’installation dans les villes qu’ils font pourtant vivre et qui, pour la plupart, resteront assignées dans ces quartiers en difficulté.

Les classes moyennes craquent

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Et si la pénurie de carburant servait le gouvernement ?

Les réserves stratégiques françaises de carburants représentent plusieurs semaines de consommation. Ces stocks, accessibles sous conditions, ne seront-ils ouverts par le gouvernement qu’à la dernière minute ?

Environ 98,5 jours de consommation de carburant ! Telles sont les réserves dont disposaient la France au début du mois d’octobre. L’Union Européenne et l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) imposent à leur pays membres de stocker 90 jours de réserves. Une limite que la France dépasse largement. Mais le gouvernement n’est pas encore prêt à ouvrir en grand ces stocks.

Prudence ou stratégie ? Stratégie, murmure-t-on chez des proches du milieu pétrolier. Le blocage des dépôts de carburants par les manifestants pourraient rendre le mouvement de grève impopulaire. En effet, le gouvernement alerte sur les risques économiques que la France encourrait avec une pénurie à long terme. Et, en ouvrant le plus tard possible les réserves, il se donnerait le rôle de sauveur.

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La Lloyd’s et Chatham House : une pénurie de pétrole menace le monde

Deux institutions anglaises ô combien prestigieuses viennent de rejoindre la liste déjà longue des lanceurs d’alerte sur le “peak oil” (ou “pic pétrolier”, c’est-à-dire l’instant historique à partir duquel la production mondiale de pétrole amorcera un déclin irréversible).

Dans un rapport publié le 8 juin, la Lloyd’s, l’un des leaders mondiaux de l’assurance, et Chatham House, l’institut royal des affaires internationales, s’alarment à leur tour de l’éventualité d’un choc pétrolier imminent.

Les auteurs, deux chercheurs de Chatham House, soulignent qu’un déclin de la production pétrolière est «probable à court ou moyen terme», et évoquent la nécessité d’une «troisième révolution industrielle». Ils préviennent : «Même avant que nous atteignions le pic pétrolier, nous pourrions assister à une pénurie de pétrole à cause de la hausse de la demande en Asie.»

Richard Ward, directeur général de la Lloyd’s, écrit : «Nous sommes entrés dans une période de profonde incertitude vis-à-vis de la façon dont nous nous fournirons en énergie pour produire de l’électricité, nous chauffer et nous déplacer, et sur le prix que nous devrons payer cette énergie.»

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La Chine va-t-elle nous bouffer ?

Philippe Cohen et Luc Richard livrent dans ” Le Vampire du Milieu “, une enquête saisissante sur l’envers du décor du modèle chinois. Non seulement l’économie de marché n’a pas converti la deuxième puissance mondiale à la démocratie, mais elle n’a pas amélioré la vie des Chinois…

La naïveté vis-à-vis de la Chine est-elle une tradition des élites françaises ?

Il y a quelques décennies, la fine fleur de l’intelligence revenait émerveillée de voyages très organisés dans quelques villages Potemkine du paradis maoïste. Depuis quelques années, le gratin des patrons français croyait avoir trouvé le paradis du capitalisme dans quelques mégalopoles côtières chinoises.

Alors que brille l’Exposition universelle de Shanghai et que la plupart des médias continuent de s’émerveiller de la réussite chinoise, l’enthousiasme retombe dans les milieux économiques français. Mais, comme chez nos ex-maos, le pressentiment de s’être fait piéger ne pousse pas nos entrepreneurs déçus à l’analyse publique.

Le passionnant et terrifiant livre écrit par (…) Philippe Cohen et Luc Richard, longtemps correspondant de Marianne en Chine, permet de comprendre ce qui s’est passé.

Ils nous avaient prévenus, il y a cinq ans, avec un premier ouvrage, ” La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? ” (Mille et Une Nuits), et ont, depuis, poursuivi leur enquête sur l’envers du décor de ce ” modèle chinois “, un système sans précédent : une dictature qui a misé sur la mondialisation sauvage, avec, comme atout décisif, un immense prolétariat esclave dressé par un demi-siècle de communisme.

Car là résidait le principal intérêt de la Chine aux yeux des financiers d’Europe et d’ailleurs : une main-d’oeuvre de 20 à 30 fois moins chère, leur permettant de s’affranchir d’un salariat occidental protégé.

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Au Venezuela, le marasme s’invite sur les étals

Certains aliments manquent de façon récurrente dans le pays pétrolier, aujourd’hui à la traîne de l’Amérique latine

Après avoir dressé le procès-verbal, les fonctionnaires vénézuéliens, flanqués de la police militaire, ont invité Omar Cedeño à les suivre pour assister à un «cours.»

Le boucher, qui vendait au-dessus des prix maximums fixés par le gouvernement «révolutionnaire» de Hugo Chavez, s’attendait à une admonestation. Il a passé presque deux jours en prison, comme des dizaines de ses collègues. «Ils ont fouillé mes vêtements, jusqu’au slip, puis m’ont fait passer dans une cellule,» a raconté le commerçant à l’agence AP.

La scène, vieille de deux semaines, symbolise l’impuissance de l’État pétrolier, cinquième exportateur mondial de brut, à sortir du marasme.

Frappé par la crise mondiale et la baisse des prix du baril, le PIB a chuté de 3,3% en 2009 et, cas unique sur le continent, devrait se contracter selon le FMI de 2,6% cette année.

L’alimentation est directement frappée. Après la vague d’arrestations de bouchers, les steaks ont disparu des étals pendant plusieurs jours. «Qu’ils emprisonnent les grossistes s’ils le veulent, mais nous ne pouvons plus vendre aux prix régulés,» a expliqué un commerçant qui assure travailler à perte.
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Immigration : pourquoi le patronat en veut toujours plus

Parce que l’immigration permet de payer les salariés toujours moins. C’est ce que dit un rapport du très sérieux et très officiel Conseil d’analyse économique, intitulé «Immigration, qualifications et marché du travail.»

On se souvient du président Pompidou, avouant peu avant sa mort qu’il avait ouvert les vannes de l’immigration en France, à la demande des grands patrons, désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’oeuvre nombreuse, docile et bon marché, d’une réserve quasi inépuisable, à même de réduire les ardeurs revendicatrices des travailleurs français souvent organisés.

Quarante ans plus tard, rien ne semble avoir changé. Au contraire, les appels à l’immigration viennent toujours du même côté, et toujours pour les mêmes raisons. Seule différence : les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le cercle du BTP ou de la restauration pour atteindre des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.

Ainsi, les rapports de la Commission européenne, du Medef ou du Business Europe (le Medef européen) n’ont eu de cesse, depuis plusieurs décennies, d’en appeler à toujours plus d’immigration. En 2008, le célèbre rapport Attali, commandé par Nicolas Sarkozy, dressait un tableau de plus de 300 mesures d’inspiration très libérale, parmi lesquelles une accélération de l’immigration. C’est d’ailleurs cette pente que suit le président de la République depuis son élection, à travers ce qu’il a nommé « l’immigration choisie. »
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La flambée des matières premières menace la reprise

En un an, le cours du caoutchouc a augmenté de 143 %, le propylène de 80 % ; depuis le début de l’année, le nickel a pris 32 % ; platine et palladium sont au plus haut depuis deux ans ; record de quinze ans battu pour la pâte à papier ; baril de pétrole qui se rapproche des 90 dollars, contre 33 au creux de la crise en décembre 2008 ; minerai de fer annoncé en hausse par les entreprises minières de + 100 % : les prix des matières premières explosent à nouveau, à l’exception des céréales et de l’or.

Le phénomène commence à effrayer nombre d’industriels, comme l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) qui a demandé à la Commission européenne d’utiliser “tous les moyens appropriés” pour ralentir la folle appréciation du fer. Car le bizarre est que, sauf en Asie, la reprise est hésitante et molle, et que le dollar monte, deux facteurs normalement dépressifs pour les matières premières. Plus étrange encore, les stocks de tous ces produits augmentent, ce qui devrait provoquer leur recul.

Avec un rythme annuel de croissance qui frôle les 12 %, la Chine importe à peu près de tout en quantités phénoménales et, signe des temps, elle a même importé 104 millions de tonnes de charbon pour la première fois en 2009, elle qui en produit 3,3 milliards de tonnes ! Comme elle pèse un tiers de la consommation mondiale des métaux de base, il n’est pas étonnant que les prix fusent.

L’action des investisseurs, autrement dit de spéculateurs, est l’autre facteur inflationniste. Ils sont de retour après les pertes abyssales qu’ils ont subies en 2008 et 2009, car il faut qu’ils placent leurs énormes liquidités. “On ne sent pas encore de mouvements spectaculaires”, explique Renaud de Kerpoisson, président de la société de conseil en gestion du risque prix Offre et demande agricoles. “Mais on constate la reprise de leur activité : on voit de plus en plus des achats de plus de 500 lots à la fois, alors que la norme ne dépasse pas 50.”

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LEAP : les finances des USA et du Royaume-Uni en grand danger dès 2010

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), 15 avril 2010

Comme l’avait anticipé le LEAP – Europe 2020, il y a déjà plusieurs mois, et contrairement à ce qu’ont raconté la plupart des médias et des « experts » au cours des dernières semaines, la Grèce a bien l’Eurozone pour lui apporter soutien et crédibilité (notamment en matière de future bonne gestion, seule garante d’une sortie du cycle infernal des déficits publics croissants) (1). Il n’y aura donc pas de cessation de paiement grecque, même si l’agitation autour de la situation grecque est bien l’indicateur d’une prise de conscience croissante que l’argent est de plus en plus difficile à trouver pour financer l’immense endettement public occidental : un processus désormais « insoutenable », comme le souligne un récent rapport de la Banque des Règlements Internationaux.

Le bruit fait autour de la Grèce par les médias, anglais et américains en particulier, aura tenté de cacher à la plupart des acteurs économiques, financiers et politiques, le fait que le problème grec n’était pas le signe d’une prochaine crise de la zone Euro (2) mais, en fait, un indice avancé du prochain grand choc de la crise systémique globale, à savoir la collision entre, d’une part, la virtualité des économies britannique et américaine fondées sur un endettement public et privé insoutenable et, d’autre part, le double mur de la maturité des emprunts venant à échéance à partir de 2011, cumulée à la pénurie globale de fonds disponibles pour se refinancer à bon marché.

Comme nous l’avons expliqué dès Février 2006, lors de notre anticipation sur son imminence, il ne faut pas oublier que la crise actuelle trouve son origine dans l’effondrement de l’ordre mondial créé après 1945, dont les Etats-Unis ont été le pilier, secondé par le Royaume-Uni.

Aussi, pour comprendre la portée réelle des évènements générés par la crise (comme le cas grec par exemple), il convient de rapporter leur signification aux faiblesses structurelles qui caractérisent le cœur du système mondial en pleine déliquescence : ainsi, pour notre équipe, le « doigt grec » ne montre pas tant l’Eurozone que les dangers explosifs des besoins exponentiels de financement du Royaume-Uni et des Etats-Unis (3).

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Pétrole : grave pénurie en 2015 selon un rapport de l’armée américaine

D’ici 2012, les réserves de production excédentaires disparaîtront totalement et il manquera environ 10 millions de barils/jour dès 2015 ( pour une demande mondiale de 85 millions aujourd’hui)…

Les conclusions d’une étude du « Joint Forces Command » de l’armée américaine, citée par le Guardian, sont alarmantes.

« Bien qu’il soit difficile de prévoir précisément les conséquences économiques, politiques et stratégiques de cette pénurie, elle réduirait certainement les perspectives de croissance, à la fois dans le monde développé et dans les pays émergents. Un tel ralentissement économique exacerberait d’autres tensions irrésolues, entraînerait les États fragiles et faibles sur le chemin de l’effondrement et aurait peut-être de graves conséquences économiques pour la Chine et pour l’Inde. »

L’armée américaine est le premier consommateur unique de pétrole dans le monde, l’enjeu est d’importance pour elle.

Mais comme le souligne le Guardian, cet avertissement est le dernier d’une longue série à faire du peak oil (pic pétrolier) non plus une lointaine menace, mais un risque immédiat.
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Corée du Nord : c’est la Berezina économique

La famine a fait sa réapparition dans certaines régions. Elle est la conséquence de la réforme monétaire initiée à l’automne 2009.

2007 : tentative de transformation d'un marais en terre agricole à Yomju, au nord de Pyongyang

La Corée du Nord serait victime d’une importante inflation et d’une pénurie de marchandises, conséquences inattendues des mesures prises lors de la réforme monétaire [dévaluation] de novembre 2009 qui visait à resserrer le contrôle du marché.

Les ouvriers ne seraient plus payés, et la situation serait beaucoup plus préoccupante que certains analystes le craignaient, la famine faisant même des morts.

D’après des sources nord-coréennes et chinoises installées à Dandong, ville chinoise située près de la frontière nord-coréenne, le prix du riz, fixé à 30 wons [2 centimes d’euro] le kilo par le régime de Pyongyang lors de la réforme, atteindrait 300 wons dans la ville de Sinuiju [située en face de Dandong], voire 40 000 wons dans les régions plus isolées. Un kilo de viande de porc, qui vaut officiellement 45 wons, s’achèterait 800 wons, un paquet de cigarettes à 20 wons se paierait 300 wons.

Comme les prix augmentent chaque jour, les Chinois ou les Nord-Coréens qui font du commerce entre les deux pays attendent avant de mettre leurs marchandises sur le marché, ce qui fait monter encore plus les prix et donne naissance à un véritable cercle vicieux.

“Si on attend un jour, on fait plus de bénéfices. Du coup, les gens ne veulent pas vendre. Mes confrères nord-coréens en font autant. Ils viennent acheter en Chine, mais ils ne revendent pas tout de suite chez eux”, explique un commerçant chinois.

“J’ai un parent à Sinuiju. Il voulait que je lui envoie du riz. Il disait que, même dans cette ville, il y avait des gens qui mouraient de faim. J’avais entendu parler de ce genre d’histoire pour les campagnards, mais jamais pour les habitants de Sinuiju, qui s’approvisionnent assez facilement à Dandong [les deux villes étant reliées par un pont]. Cela prouve que la situation est plus grave qu’on ne le pense”, ajoute un autre.

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La France aura-t-elle assez d’électricité cet hiver ?

Affectée par des grèves et des opérations de maintenance, la production d’électricité des réacteurs nucléaires va être à son plus bas niveau depuis dix ans. La France va devoir importer, au prix fort, de l’électricité cet hiver.


Le parc nucléaire français devrait produire environ 390 térawattheures (TWh) d’électricité en 2009, le niveau le plus faible depuis 1999, date de mise en service du dernier des 58 réacteurs français.

Une grande partie de ce déficit de production est imputable aux grèves du printemps, qui ont désorganisé le planning de maintenance des réacteurs, affirme EDF.

Mais l’impact des grèves n’explique pas tout. Ainsi, sur les seize réacteurs arrêtés – le dernier en date, le réacteur 2 de la centrale de Flamanville (Manche) a été stoppé mercredi [11 novembre] en raison d’un problème technique – seuls trois l’étaient du fait des mouvements sociaux.

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Pic pétrolier : l’Agence Internationale de l’Energie connaît les faits depuis 1998

La révélation par le Guardian des dissensions croissantes que provoquent à l’intérieur de l’agence la surévaluation des réserves pétrolières et la dissimulation de la proximité du pic pétrolier a retenu l’attention d’un lecteur très informé, en la personne de Colin Campbell, un expert du secteur, qui fut avec le français Jean Laherrère, l’un des premiers à prendre conscience de la réalité du pic.

Dans une adresse au Guardian, Campbell retrace les étapes des travaux qui l’ont amené à ses conclusions, et il indique que dès 1998, il avait été contacté par une équipe de l’AIE et leur avait communiqué les données issues de l’industrie pétrolière dont il disposait, bien plus fiables que les chiffres publiés par les gouvernements. Cette même année, l’AIE mentionnait dans son rapport annuel une source d’approvisionnement nommée de manière fort sibylline pétrole « non conventionnel, non identifié », représentant pas moins de 20% de la consommation mondiale en 2020.

Il s’agissait en fait d’un message codé, nous dit Campbell, indiquant, pour qui savait lire, que cette ressource inconnue et encore à découvrir risquait fort de ne jamais se matérialiser. Devant les vagues provoquées par cette information, pourtant passée presque inaperçue, l’AIE a fait marche arrière dès l’année suivante, en choisissant de renommer cette source d’approvisionnement fantôme en pétrole « conventionnel non-OPEP », sans fournir la moindre justification.
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