Iran : Le trésor du caviar

La mer Caspienne contient 90 % du stock mondial d’esturgeons sauvages, source de l’un des mets les plus chers du monde: le caviar. Chaque kilo de caviar rapporte aux pêcheurs l’équivalent de 300 euros. Mais les récoltes annuelles chutent dramatiquement.

Bandar Anzali, sur la côte sud-ouest de la mer Caspienne, est le port d’attache du pêcheur Akbar Tshasak. Chaque kilo de caviar lui rapporte l’équivalent de 300 euros (en comparaison, 100 grammes de vrai chaviar – littéralement “gâteau de joie” – peuvent coûter la bagatelle de 1.400 € en Occident !). Il y a dix ans, la récolte annuelle s’élevait à 123 tonnes, mais elle a chuté à moins de 10 aujourd’hui…

Dunkerque (59) : A la rencontre des derniers pêcheurs de crevettes

Il est 4h30 du matin à Dunkerque (Nord), lorsque Thierry et Jean-Luc embarquent sur le “Petit pêcheur”. Les deux marins ont commencé dans les années 80, à une époque où Dunkerque comptait encore une petite quinzaine de crevettiers. Aujourd’hui, il n’y en a plus que deux. “La jeunesse veut plus faire ce métier. [...] c’est un métier de vieux !”, plaisante Thierry.

Thierry et Jean-Luc n’ont pas de salaire fixe. Ils prennent 40% du résultat, le reste est pour le propriétaire du bateau. Après 45 minutes de chalutage, premier verdict. Contrairement à certains poissons, la crevette n’est pas soumise aux quotas de pêche. Mais certaines saisons, l’animal se fait rare.

Après sept heures de travail, un peu plus de 80 kilos de crustacés ont été ramassés et triés. C’est plutôt bon pour un début de saison. Malgré les difficultés, ces marins se battent pour conserver quelques années encore cette pêche artisanale.

Somalie : Pirates, le dernier hold-up

En Somalie, la piraterie est moins bien acceptée socialement qu’elle ne l’était il y a encore quelques années, mais elle tente toujours de nombreux pêcheurs. Mohamed, comme beaucoup de ses compatriotes, s’est tourné vers cette activité pour survivre.

Les parents de sa fiancée désapprouvent, car la vie d’un pirate en haute mer est devenue très dangereuse maintenant que les eaux au large de la Somalie sont étroitement surveillées par la communauté internationale et que des gardes armés sont présents à bord des navires commerciaux.

Même si les butins sont moins gros qu’auparavant, de nombreuses familles dépendent des revenus générés par la piraterie.

La Pologne des braconniers

La région de Suwalki, en Pologne, est l’une des rares régions d’Europe où la nature est encore intacte. Depuis des générations, les habitants vivent de la chasse et de la pêche. Les uns légalement, les autres non. Le conflit entre fermiers et braconniers fait rage depuis des années.

Dans le nord-est de la Mazurie polonaise, la nature est encore intacte : castors, cerfs et sangliers peuplent les forêts, les lacs regorgent de brochets et d’anguilles.

Ancien garde-forestier, Andrzej Falkowski a décidé de se lancer dans la pisciculture professionnelle et a loué en fermage plusieurs lacs domaniaux. Ses voisins, en revanche, continuent à braconner…

Touraine : À la découverte d’un long fleuve tranquille

La Loire n’est ponctuée d’aucun barrage ni tronçon rectifié, de sorte que ce long fleuve tranquille de 1.020 kilomètres de long se déploie dans un lit resté naturel.

Sur ses rives, les populations défendent leurs traditions: maisons en tuf, culture de la vigne et de variétés de légumes disparues ailleurs depuis longtemps. La vie du peintre Jean-Jack Martin est rythmée par le plus long cours d’eau français…

Une seule Terre, un seul océan

L’océan et l’atmosphère sont liés par des processus que nous commençons tout juste à comprendre. Comme des enfants de mêmes parents, le ciel au-dessus de nos têtes et les eaux autour ont de nombreuses caractéristiques en commun, notamment ces derniers temps le besoin d’être des zones protégées.

Nous sommes des enfants de mêmes parents collaborant à un ordre du jour partagé pour les défendre : un ordre du jour qui définira le futur de millions de frères, de sœurs, de pères, de mères, d’amis et de voisins, aussi bien que les formes de vie sur terre et dans les mers, aujourd’hui et pour les générations futures.

Par chance, les gouvernements du monde entier commencent à comprendre le défi et doivent signer deux accords importants cette année (ou du moins faire des progrès dans ce sens) : un nouveau traité international visant à protéger la vie marine dans les eaux internationales et un accord sur le changement climatique pour protéger l’atmosphère.

En même temps qu’ils font suite aux Objectifs de Développement Durable, ces accords vont servir de poteaux indicateurs indispensables pour indiquer le chemin à suivre pour les économies nationales du monde au cours des 15 années à venir et au-delà.
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Groenland : Niaquornat, un village au bout du monde

Au Groenland, à Niaqornat, village du bout du monde habité par 59 âmes, le quotidien est bouleversé par la fermeture de l’usine.

Le documentaire suit Lars, 16 ans, élevé par ses grands-parents et qui rêve de New York, le maire qui est aussi chasseur, Annie, mémoire vivante de la communauté et un étranger, Ilannguaq, Inuit venu s’installer après avoir rencontré sa femme sur Internet.

Enquête sur les lobbies de la pêche industrielle

En 2013, une grande campagne de sensibilisation avait montré les effets dévastateurs de la pêche en eau profonde. Malgré l’aberration écologique et économique de ce type de pêche, le Parlement européen a refusé son interdiction. Un documentaire dévoile les dessous de ce vote scandaleux.

Alerte aux requins

Aperçu régulièrement en Méditerranée, le requin fait à nouveau trembler. Mais en ce moment les attaques du grand prédateur se multiplient.  10 attaques de requins et 5 morts en un peu plus de deux ans à La Réunion. Ce département français est aujourd’hui le plus touché au monde par les attaques de requins bouledogues ou de requins tigres, les plus dangereux de l’espèce.

L’été dernier Sarah, une jeune fille de 15 ans, se baignait à un mètre du rivage quand un requin bouledogue a foncé sur elle. Son décès, survenu après une série d’attaques très rapprochées, a mis l’île en état de choc.

Pour éviter de nouveaux drames, la préfecture a complètement interdit baignade et sports nautiques sur pratiquement toute la côte. Mais certains réclament des mesures plus radicales: une campagne de pêche intensive.

Une enquête méthodique et passionnante sur cette troublante série noire.l’île de La Réunion, dans l’océan Indien, subit un nombre accru d’attaques de requins. Des tragédies spectaculaires qui font le tour de la planète.
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Viêt-nam : Les pêcheurs de la baie d’Along

Dans l’un des plus beaux et des plus célèbres sites du Viêt-nam, le quotidien difficile d’une famille de pêcheurs dans sa maison flottante.

Luu vient d’acheter une maisonnette flottante avec sa femme Maï et leur fils. Comme les 1.600 habitants de la baie d’Along, ils passent toute leur vie sur l’eau. Mais cette saison, la pêche est mauvaise et la dernière traite n’est pas encore payée.

Paris : Contre Alzheimer, la RATP déploie son « plan anagrammique »

Alzheimer et les maladies apparentées progressent inexorablement avec l’âge: à partir de 85 ans, une femme sur 4 et un homme sur 5 sont désormais touchés. Face au triple défi démographique, médical et économique qu’impose cette pathologie, la RATP vient de se doter d’un dispositif spécifique.

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Centré sur une modification généralisée de l’ensemble des plans de métro et de RER, l’objectif est de favoriser un diagnostic plus précoce et une meilleure prise en charge des malades qui s’ignorent. Uniquement basées sur des anagrammes, ces cartographies doivent permettre de développer une procédure d’annonce accélérée de la maladie d’Alzheimer aux usagers.

Concrètement, des agents spécialement recrutés et formés ont pour mission de détecter les voyageurs les plus déroutés face à cette nouvelle signalétique. Leur rôle sera ensuite de déterminer si le trouble est d’origine médicale ou pas (touristes non-francophones, migrants, mauvais coucheurs…)

Pour parvenir à cette prouesse technique, les créatifs de la RATP ont donc laissé libre cours à leur imagination et leurs trouvailles néologiques sont pour le moins inattendues. On notera une préférence toute particulière pour l’irrévérence, la poésie jubilatoire, le politiquement incorrect, voire… le franchement graveleux! Jugez-en plutôt à travers cette liste, non-exhaustive, des stations rebaptisées :
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Mort et espoir en haute mer

Les requins et leurs cousines, les raies, étaient présents sur cette Terre avant les dinosaures. Ils ont survécu à la catastrophique extinction de masse qui a liquidé les Tyrannosaurus Rex et tous les autres dinosaures, ainsi qu’à l’extinction Permien-Trias marquée par la disparition de 96 pour cent des espèces marines. Même les lignées plus récentes de requins, comme celle du requin marteau, existent depuis plus de 30 millions d’années.


Et pourtant, en quelques décennies seulement, la situation est devenue telle qu’un quart de tous les requins et raies est menacé d’extinction. Nous en sommes responsables – et nous avons la responsabilité d’y remédier.

Les populations de raies et de requins ne sont pas les seules en péril. Beaucoup d’autres composants de la biodiversité marine – en particulier les coraux, les mammifères marins, les oiseaux de mer et les tortues – sont en difficulté face aux pressions exercées par l’activité humaine. Les écosystèmes marins courent en conséquence le risque de se dérégler et de devenir moins stables et moins productifs.

Compte tenu du nombre de menaces qui pèsent sur la vie marine – dont la surpêche, le changement climatique, la pollution et l’urbanisation des côtes – il est facile, voire rationnel, d’être pessimiste. Cette année pourrait pourtant marquer le début d’une approche plus rigoureuse en matière de sauvegarde des écosystèmes marins, en particulier en ce qui concerne la surpêche, responsable du déclin rapide de nombreuses espèces.

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Contre l’explosion de la criminalité environnementale, la lutte s’organise

Les chiffres sont vertigineux : la criminalité environnementale représente près de 190 milliards d’euros par an. Un marché juteux, et peu risqué pour les trafiquants. Mais la situation pourrait bien changer, notamment grâce aux actions d’Interpol et aux 35 propositions faites par un groupe de juristes internationaux pour lutter contre ce genre de criminalité.

Dans le classement mondial des activités illicites, la criminalité environnementale arrive au 4ème rang, après les stupéfiants, la contrefaçon et le trafic des êtres humains, mais devant le trafic de produits pétroliers, d’œuvres d’art, ou encore le trafic d’armes.

Au total, ce type de criminalité rapporterait entre 70 et 213 milliards de dollars par an (187 milliards d’euros), selon un rapport publié par Interpol et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en 2014.

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La Mafia rouge : la mafia de la pêche

Vers la fin des années 1970, alors qu’une pénurie de viande sévit en URSS, le gouvernement décide de miser sur le poisson pour nourrir sa population. Une flotte de pêche nationale est créée et très vite, l’industrie génère des milliards de roubles, attirant inévitablement les esprits criminels. Une économie clandestine se développe au sein de l’industrie de la pêche, sous la surveillance d’un ministère des Pêches tout aussi corrompu.


La mafia rouge : "Les dessous de la mafia de la… par stranglerman

Les forçats de l’océan

Antoine, Souleymane, Dimitri, ou Thierry le capitaine. A bord, ils sont 14 hommes. Pendant un mois, ils endurent des conditions de travail dantesques. Au grand air, mais coupés du monde, ballottés par une mer souvent inhospitalière, exposés aux dangers. Embarquement avec l’équipage du “Mariette le Roch” pour une campagne de pêche en mer du Nord.

Peut-on encore manger du poisson ?

Dans un monde où les eaux recouvrent plus de 72% de la surface de la planète, l’Homme a toujours cru les ressources marines inépuisables. Début des années 70, le signal d’alarme est tiré par des scientifiques et ONG du monde entier. Si nous ne faisons rien, dans moins de 30 ans, il risque de ne plus rien rester de comestible dans les océans.

Aujourd’hui, la vie maritime est gravement menacée car de nombreuses espèces sont en voie de disparation. Le magazine Kaizen se demande comment a-t’on pu en arriver là ? Comment du mercure peut-il se retrouver dans notre alimentation sans que le consommateur en soit averti ? Comment devrions-nous « mieux pêcher » dorénavant ? Comment agir à notre échelle en tant que citoyen ?

Les poissons européens toujours sous pression

La situation des stocks de poissons des mers européennes reste très fragile. Et il faut encore appliquer des quotas de pêche prudents en 2015 afin de les reconstituer affirment les scientifiques.

Un bon graphique vaut mieux qu’un long communiqué. Adage appliqué par l’Association française d’halieutique (AFH). Le moyen qu’ont trouvé les spécialistes es stocks de poissons —c’est le sens du mot halieutes— pour s’exprimer de manière indépendante des commissions diverses où ils siègent comment experts et qui sont parfois soumises à des pressions gouvernementales.

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Indonésie : La pollution d’un fleuve est une aubaine pour ses habitants (Addendum vidéo)

Addendum du 13/10/2014 : Le fleuve poubelle

En Indonésie, le Citarum est un fleuve long de 300 kilomètres. Aussi connu sous le nom de “rivière indigo” et autrefois réputé pour sa pureté, il est aujourd’hui recouvert d’un tapis d’ordures en putréfaction. Pourtant certains villageois semblent en tirer parti, mais le commerce des déchets laisse peu de place à l’écologie.
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Norvège : La chasse à la baleine bat des records

Les chasseurs de baleine norvégiens ont harponné 729 cétacés cette année – un chiffre record depuis la reprise en Norvège de cette pratique controversée, en 1993. Cette année-là, le pays scandinave avait repris la chasse à la baleine malgré un moratoire international en place depuis 1986, à l’égard duquel Oslo a émis des réserves officielles.

En 2013, le nombre de petits rorquals (ou baleines de Minke) harponnés s’était élevé à 590, déjà en forte hausse par rapport à l’année précédente. Les captures restent toutefois très inférieures au quota national de 1.286 baleines par an.

En Norvège, où la viande de baleine était autrefois le plat du pauvre, les chasseurs peinent depuis plusieurs années à remplir les quotas. Les organisations de défense des animaux y voient un signe de désaveu des consommateurs, tandis que les pêcheurs évoquent l’engorgement des usines de conditionnement à terre, le coût élevé du carburant ou des zones de chasse trop éloignées.

Manque de demande
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Surpêche : La fin du poisson à foison

La surpêche est un problème écologique majeur. La fin des pêcheries commerciales mondiales ne cesse d’être annoncée de plus en plus tôt. Les écologistes parlent d’océans et de mers vides d’ici à une cinquantaine d’années (voire beaucoup moins) si rien n’est fait, et pourtant les poissons continuent d’être pêchés massivement, répondant à une demande exponentielle.

Le chalutage profond est toujours pratiqué, et les filets dérivants qui ne font pas de détails sont toujours utilisés. L’Union Européenne propose d’ailleurs l’interdiction totale des filets maillants dérivants d’ici début 2015.

La surpêche pratiquée toujours plus loin pour satisfaire les supermarchés occidentaux, privent les pays en développement de ressources alimentaires.

La pêche n’est d’ailleurs soumise à aucun contrôle en ce qui concerne les règles d’abattage, ainsi les poissons sont souvent « travaillés » vivants alors que de récentes études scientifiques reconnaissent qu’ils ressentent la douleur. Le monde de la pêche industrielle génère également un esclavage moderne d’êtres humains, que l’on ne soupçonne pas.

Surpêche, plastique, pétrole offshore… Un plan de sauvetage pour l’océan mondial

Lancée en 2013, la Commission Océan Mondial co-présidée par José María Figueres, ancien Président du Costa Rica, Trevor Manuel, ancien ministre des Finances de l’Afrique du Sud, et David Miliband, ancien ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, demande aux Nations Unies d’agir pour enclencher un “cycle de restauration de l’océan”.

Des pêches illégales aux installations pétrolières offshore, de la prolifération des plastiques à leur gestion à terre, elle propose le renforcement du “système de gouvernance de la haute mer”, et appelle à une “coalition de changement”.

“Pour mettre un terme à l’exploitation exagérée et non durable des ressources naturelles et des libertés, et pour restaurer le bon état de l’océan, il faut une coalition de changement dotée d’un ordre de mission clair“.

Toute forme de vie sur Terre, y compris notre propre survie, dépend du bon état et des richesses de l’océan. La diversité biologique qu’il contient est pratiquement inestimable. De ce fait, nous sommes des milliards à en avoir besoin comme source d’aliments, d’oxygène, de stabilité climatique, de pluie et d’eau potable, de transport et d’énergie, de loisirs et de moyens de subsistance”.

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Aquaexcel : Les poissons d’élevage du futur

À Sizun, en Bretagne, nous découvrons le centre de recherche baptisé Pisciculture expérimentale des Monts d’Arrée appartenant à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).

Cette station expérimentale – parmi les plus importantes en Europe pour l’élevage de salmonidés – participe à un projet européen appelé Aquaexcel qui vise à coordonner différentes structures de ce type dans l’Union européenne.

L’aquaculture est une activité en très forte croissance,” souligne le coordinateur du projet, Marc Vandeputte, “elle progresse de plus de 8 % par an depuis une vingtaine d’années au niveau mondial et l’an dernier, elle a dépassé en tonnage, la production de bœuf.

Thaïlande : Piège en haute mer

Des esclaves enfermés dans des soutes insalubres dont on a confisqué les papiers et qui travaillent pour quelques euros afin de rembourser une dette virtuelle, le tout afin d’exporter du poisson de plus en plus rare pour votre magasin du coin ? Bienvenue en 2014 !

L’esclavagisme moderne est une réalité. Et le consommateur est complice sans même le savoir. Les grandes surfaces s’en lavent les mains. Les États regardent ailleurs. Le marché pourrait-il être plus libre encore ?

Comprendre les dégâts écologiques de la pêche profonde en moins de deux minutes

Le Parlement européen vient de rejeter l’interdiction du chalutage en eaux profondes. Cette technique de pêche est pourtant accusée par les ONG de provoquer une véritable catastrophe environnementale dans les abysses. Explication en moins de deux minutes.

Portugal : Un pays qui va à vau-l’eau

Par Sejo Vieira

Actuellement, des 5.800.000 actifs, presque 3 millions sont des précaires ou travaillent irrégulièrement pour des salaires qui peuvent descendre à 2 euros de l’heure. Des 900.000 chômeurs, 750.000 ne reçoivent aucune allocation de chômage. On répertorie plus de 3 millions de personnes dont les revenus se situent entre 7 euros et 15 euros par jour.

La corruption du monde avant le déluge, par Cornelis Cornelisz van Haarlem

Depuis fort longtemps, les alertes et les critiques prédisaient la mort de la nation. La stagnation de l’économie portugaise commença longtemps avant l’éclatement de la crise actuelle. Ayant été un des pays où la CEE injecta plus d’argent per capita, le Portugal est celui qui profita le moins de cette manne. Pendant les vingt-six années d’« aides » reçues afin de le préparer et adapter aux exigences de la communauté européenne, les fonds furent entièrement dilapidés au fur et mesure qu’ils entraient dans les coffres de l’État. Ils servirent, essentiellement à créer une classe de parasites qui firent main basse, en toute impunité, sur des sommes colossales.

Les fonds structurels d’aide au développement eurent comme contrepartie l’endettement des gouvernements portugais auprès des banques du centre de l’Europe (Allemagne, Benelux et Autriche). En effet, le financement des fameux projets, élaborés par Bruxelles obligeait le Portugal à participer avec des fonds propres (entre 15 et 25% de la totalité) obtenus, évidemment, à des taux usuraires. Une manière très astucieuse d’amener le pays à s’endetter auprès des banques. À peu près 121 milliards d’euros (41% de la dette actuelle portugaise) proviennent de ces emprunts.

Avec un des PIB le plus bas de l’Europe et une dette souveraine très préoccupante, la crise mondiale ne pouvait qu’aggraver la situation économique et sociale du Portugal.

Faute d’élites compétentes et honnêtes, tout le long de ces années de « démocratie », les Portugais ne purent forger les armes nécessaires pour affronter, efficacement, les économies avancées de l’Europe. Et, du fait de son entrée dans l’Union Européenne, en 1986, le Portugal dut abandonner un grand nombre de secteurs productifs essentiels, modestes mais capables néanmoins de relancer sa capacité exportatrice et d’assurer à son peuple un minimum d’autosuffisance. Presque tout l’essentiel à la survie de ses populations est, depuis lors, importé des autres membres de l’Union Européenne.

Après le coup d’État du 25 Avril, la fameuse « révolution des œillets », les politiciens « démocrates » se limitèrent à remplacer une aberration politique par une autre aberration politique. Au lieu du parti unique du salazarisme, les portugais découvrirent le « bloc central unique », l’alternance entre deux forces politiques, les socialiste du PS, d’un côté et les néolibéraux du PSD et son allié le CDS (droite traditionnelle), de l’autre. Ce front composé par des politiciens opportunistes, incompétents et corrompus montra, au fil des années, un inconcevable mépris envers le peuple. Ce sont les appareils de ces partis, un dangereux conglomérat de gens prêts aux pires combines, à l’escroquerie et au vol des richesses nationales qui conduisirent le pays à la banqueroute.

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Chine : Le fleuve Yangtsé a perdu 99,7% de ses poissons

L’excès d’activités humaines, la surpêche, et les nombreux barrages hydroélectriques tout le long du fleuve Yangtsé a eu pour conséquence immédiate de faire s’effondrer totalement l’ensemble des écosystèmes aquatiques du fleuve : 99,7% de ses poissons ont aujourd’hui disparu.

«Le nombre de poissons des quatre grandes espèces endémiques s’est totalement effondré, passant d’une estimation de 30 milliards dans les années 1950 à moins de 100 millions aujourd’hui. Quant au nombre d’espèces observées, la réduction constatée est totalement effrayante, passant de 143 à 17 aujourd’hui, selon un rapport publié dernièrement par le Comité des ressources halieutiques du fleuve Yangtsé dans le cadre d’une étude d’impacts des activités humaines commandée par le ministère de l’Agriculture et le Fond mondial pour la nature ».

Le bassin du fleuve Yangtsé arrose à lui seul 19 provinces, ce qui représente tout de même 18,8 % de la superficie des terres chinoises.

En plus d’une baisse spectaculaire du nombre de poissons, plusieurs autres espèces, notamment les marsouins aptère, ont aujourd’hui totalement disparu, rapporte Zhao Yimin, responsable des ressources halieutiques du fleuve.
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Surpêche : Les poissons pourraient disparaître d’ici 2035

Par Nolwenn Weiler

Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois.

La consommation moyenne par habitant atteint aujourd’hui 18 kilos dans le monde. 22 kilos en Europe. Et la France caracole en tête, avec 34 kilos de poissons avalés chaque année par habitant ! Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans.

Pour satisfaire cet appétit, les bateaux doivent naviguer au-delà des eaux européennes, d’où ils rapportent 50% du poisson consommé sur le vieux continent. Ils croisent notamment au large de l’Afrique noire, où ils pillent les ressources des professionnels locaux.

[...] « Nos bateaux mesurent moins de 12 mètres, nous n’allons pas à plus de 12 milles des côtes (c’est à dire une vingtaine de kilomètres, ndlr), et nous ne sortons pas plus de 12 heures d’affilée en mer », explique Gwen Pennarun, pêcheur du Finistère et membre fondateur de la plate-forme de la petite pêche artisanale française.

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Somalie Toxique : L’autre piraterie

En 2005, quelques jours après le tsunami qui a ravagé les côtes thaïlandaises, les Somaliens, à l’autre extrémité de l’océan Indien, voient arriver d’étranges fûts sur leurs plages. Une organisation non gouvernementale locale donne l’alerte et signale des décès suspects et l’apparition de maladies inhabituelles parmi la population côtière dans les jours suivants.

Ces fûts toxiques, -la suite des enquêtes le prouveront-, proviennent de stocks, largués au large de la Somalie, par des navires œuvrant pour des pays occidentaux, majoritairement européens. Face au journaliste, les membres du conseil du village reprennent l’argumentaire utilisé par les pirates depuis plus d’une décennie : ce ne sont pas eux, les agresseurs, les bandits des mers, mais ce sont les étrangers, qui les ont privé de leurs ressources maritimes.

Pour Ali, membre du conseil d’Hobbyo, la « capitale de la piraterie » somalienne: « il y a deux types de pirates : ceux qui attaquent les navires et ceux qui vident nos mers du poisson et déversent des déchets toxiques ».

Profitant de la déliquescence de l’État somalien, les navires européens ont pêché en toute illégalité dans les eaux territoriales et déversé leurs poisons, les déchets toxiques industriels. Aujourd’hui, il n’y a plus que 5% de pêcheurs dans la région contre 20% auparavant.

France : Déjà une quinzaine de monnaies locales

Leurs noms peuvent amuser, mais elles représentent désormais, en temps de crise, un véritable pan de l’économie locale. Le sol-violette de Toulouse (Haute-Garonne), l’abeille de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), la sardine de Quimper (Finistère), l’eusko du Pays basque et, d’ici à juillet, la pêche de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ont toutes été créées avec le même objectif, développer l’économie locale.

Une quinzaine de monnaies locales sont déjà actives et au moins autant sont en projet dans tout le pays. Avec des expériences plutôt encourageantes. A Toulouse, le sol-violette, créé en mai 2011, rencontre un beau succès : près de 100 entreprises l’acceptent, contre une quarantaine lors du lancement. La mairie tablait sur 150 « solistes » lors de la création, ils sont maintenant plus de 1500.

Promouvoir une autre façon de consommer, en ces temps économiques difficiles, convainc de plus en plus.

Alors que c’est une petite commune, Villeneuve-sur-Lot, qui a lancé ce nouveau dispositif en janvier 2010, en proposant à ses habitants de convertir leurs euros en abeilles. Aujourd’hui 14000 abeilles sont utilisées par une centaine d’entreprises locales et une centaine de familles sur un territoire de 35.000 habitants.

« C’est une goutte d’eau dans la mer, reconnaît Françoise Lenoble, coprésidente de l’association Agir pour le vivant. Mais cela prend nécessairement du temps pour que les gens s’y mettent. » En tout cas, les monnaies locales séduisent même les grandes villes, et Nantes (Loire-Atlantique) en aura bientôt une.

Le Parisien

Équateur : Les crevettes de la discorde

Autrefois aliment de luxe, la crevette s’est démocratisée pour devenir le premier produit de la mer exporté dans le monde. Mais à quel prix ?

L’équateur est le premier fournisseur français. Chaque année 25.000 tonnes de ces crustacés terminent dans nos assiettes. Des crevettes issues à 95% de l’élevage. Depuis la fin des années 70, ce petit pays d’Amérique Latine a misé sur l’aquaculture pour se développer. Il est devenu le 5ème exportateur mondial et la crevette est sa 2ème source de revenu après le pétrole.

Pour creuser les bassins des mégas fermes d’élevages, les industriels ont rasé une grande partie des forêts de mangroves qui bordent l’Océan Pacifique. En s’attaquant à cet écosystème unique, les éleveurs mettent en péril les ressources des communautés de pêcheurs artisanaux et les terres ancestrales qu’ils occupaient.

Cette industrie pourtant très lucrative, profite essentiellement à une poignée de gros éleveurs qui emploient une main d’œuvre en contrat précaire. Elle a surtout des conséquences environnementales et sociales désastreuses. Entre les industriels de la crevette et les peuples de la mangrove la tension monte. En signe de protestation ou poussés par le désespoir, certains pêcheurs se lancent dans la piraterie…

Islande : 4 ans après, le pays nargue l’Europe

Le 6 octobre 2008, les trois grandes banques islandaises faisaient faillite, provoquant une grave crise dans ce petit pays. Mais à présent, l’économie va beaucoup mieux grâce à une méthode inverse de celle suivie dans la zone euro.

Voici quatre ans, le 6 octobre 2008, le premier ministre islandais d’alors, Geir Haarde, provoque une onde de choc sur ce petit pays de 320.000 habitants. Trois semaines après la faillite de Lehman Brothers, il annonce que les trois grandes banques du pays, Kaupthing, Glitnir et Landsbanki, sont désormais incapables de faire face à leurs engagements. L’île nordique entre alors dans une des crises économiques les plus sévères de son histoire.

Un pays redressé

Quatre ans plus tard, l’économie islandaise affiche de nouveau une santé des plus robustes.

Le PIB, qui avait reculé de 6,6% en 2009 et de 4% en 2010, devrait croître de 2,1% cette année, bien plus que le niveau de la plupart des pays européens. Le déficit budgétaire, de 13,5% du PIB en 2008 devrait être équilibré l’an prochain. Le chômage, qui était monté à près de 8% de la population active en 2010 devrait redescendre en 2013 à près de 5%. Enfin, le prêt d’urgence du FMI, de 2,1 milliards d’euros a été remboursé en avance.

Pas de pitié pour les banques et les créanciers
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L’océan en voie d’épuisement

Ce film de Rupert Murray est aussi connu sous le titre «The End of the Line». Cette adaptation du livre du même nom, écrit par le journaliste anglais Charles Clover, dresse un constat alarmiste de la situation dans les océans et les mers du globe…

De la Grande-Bretagne au Sénégal, en passant par la Chine, le Japon, les États-Unis, le Canada, l’Alaska ou encore les Bahamas, des images saisissantes du pillage des ressources marines ne manquent pas d’interpeller le spectateur.

Les ressources halieutiques

En 1988, les stocks de poissons ont commencé à baisser. La prise de conscience n’a eu lieu qu’en 2002. Il est fort probable que les ressources halieutiques soient épuisées en 2048. Les pêches hors quota représentent 25 milliards de dollars par an (environ 20 milliards d’euros). Sept millions de tonnes de créatures marines sont pêchées accidentellement par an dans le monde. Elles constituent ce que l’on appelle des prises accessoires. Les pêcheurs capturent 61.000 tonnes de thon rouge par an, alors qu’il ne faudrait en pêcher que 10.000 tonnes pour assurer le renouvellement de l’espèce. 50% des morues en mer du Nord sont pêchées illégalement.
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C à dire : Pêches et océans

C à dire du 15 juin 2012 avec pour invité Stéphan Beaucher, coordinateur de la coalition d’associations Océan2012.

Aujourd’hui, en France, “l’essentiel de ce que nous pêchons est consommé ailleurs, et l’essentiel de ce que nous consommons est pêché ailleurs.

C’est-à-dire que si nous devions tenir uniquement sur la production française, notre consommation devrait s’arrêter le 21 mai de l’année.

Donc, tout le restant, c’est de l’importation sur les autres producteurs européens et également de la part de l’ensemble du marché mondial.

Il ne faut pas oublier que le poisson est un bien commun qui appartient à tous. Donc, en fait, les pêcheries devraient être évaluées au regard du retour qu’elles représentent sur la société, c’est-à-dire pour les gens à qui le poisson appartient.

Si on regarde l’impact en matière d’emplois, en terme de dégagement de CO2 ou de consommation d’énergie fossile, il faut bien reconnaître que le bilan est nettement en faveur de la petite pêche côtière”, affirme Stéphan Beaucher.

Par ailleurs, “il y a aussi un autre problème lié au système de distribution, c’est-à-dire que tant que la grande distribution voudra de tout, toute l’année et pas cher, on ne sera pas sur une pêche durable.

Pêche : Le scandale du gaspillage alimentaire

Des poubelles qui regorgent de produits comestibles, des hypermarchés qui jettent des produits frais dont la date limite de vente permet la consommation pendant encore quatre jours, des tonnes de poisson ou de fruits et légumes qui finissent dans les broyeurs…

Les Français jettent en moyenne 21% des aliments qu’ils achètent, ce qui représente presque 6 millions de tonnes de déchets alimentaires, soit 20 kg par an et par habitant. Un scandale, à l’heure où huit millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

Qui est responsable d’une telle aberration ? Comment est-on passé d’une culture du respect de la nourriture, à celle de l’hyperconsommation ? Aujourd’hui, le gaspillage semble une fatalité, voire une norme.

Si le constat reste effrayant, des solutions se dessinent aujourd’hui : des collectifs œuvrent de sorte que la lutte anti-gaspillage vienne des industriels et de chaque foyer…


(Merci à EasterEgg)

La pêche en France : Un potentiel économique mondial sans égal

Tribune Libre de notre lecteur (mal sur-nommé) Abrutix que nous remercions chaleureusement. Nous profitons de l’occasion pour rappeler que les colonnes de Fortune sont ouvertes à tous ceux d’entre vous qui souhaitent faire partager leurs connaissances sur des thèmes en rapport avec l’économie ou l’environnement.

Les activités vivrières ne sont plus destinées à faire partie du socle économique des pays développés: main d’œuvre coûteuse et niveau scolaire élevé limitent les vocations pour les métiers de la pêche, réputés durs, peu rémunérateurs et socialement déconsidérés.


“Les pêcheurs” – Charles Napier Hemy, 1888

Cette vision typique des « trente glorieuses » est désormais obsolète : jusqu’à ces dernières années, la hausse de la demande aquacole fut gérée par l’industrialisation de la pêche.

C’est désormais insuffisant : les besoins sont supérieurs aux capacités de la nature, ce qui entraîne une inexorable diminution des stocks pouvant mener à l’extinction des formes de vie adaptées à notre alimentation.

Face à cet effet de ciseaux nous avons réagi de quatre façons :

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Du colza pour dépolluer Tchernobyl

Pour réduire la contamination radioactive des sols, de nouvelles méthodes scientifiques sont expérimentées avec le soutien salutaire d’experts japonais.

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Près de vingt-cinq ans après la catastrophe [qui a eu lieu le 26 avril 1986], les habitants qui, en dépit des lois et des interdictions, sont restés vivre dans les environs de Tchernobyl ont peut-être enfin de quoi espérer.

Dans le cadre du CRDP, le Chernobyl Recovery and Development Programme [Programme de réhabilitation et de développement de Tchernobyl], développé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la région peut s’attendre à de véritables changements. La communauté internationale met l’accent sur la nécessité d’une transition vers une vie stable dans ces territoires où la contamination radioactive a diminué de façon significative depuis 1986.

Mais la situation reste peu réjouissante dans le domaine de la santé. Car des gens vivent encore sur les terres polluées par les radiations, y compris dans des villages d’où ils auraient dû être évacués depuis longtemps.

Contamination des cultures

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Kindra Arnesen: Ce qui se passe dans le Golfe du Mexique

« BP ne cherche qu’à faire des économies »

Kindra Arnesen – femme au foyer sans instruction, selon ses propres mots – est l’épouse d’un pêcheur de Venise, en Louisiane, qui, comme de nombreux marins que la marée noire empêche de travailler, a été embauché par BP pour empêcher que des tonnes de brut ne se déversent sur les côtes.

Le 29 avril dernier, l’époux de Kindra a été hospitalisé suite à une grave intoxication due aux dispersants utilisés par BP pour dissoudre les nappes de pétrole dans le golfe du Mexique.

L’Agence américaine de l’environnement avait indiqué que ces produits n’étaient pas toxiques, mais une enquête du magazine New Scientist démontre que les données prélevées pour ces test étaient bidons. Pour Kindra Arnesen, BP ne cherche qu’à faire des économies en mettant en scène un plan de sauvetage qui ne serait en réalité qu’un simulacre destinés aux médias.

La vidéo que nous présentons a été réalisée le 19 juin dernier, lors du sommet d’urgence des citoyens de Louisiane (Gulf Emergency Summit) à la Nouvelle Orléans. Kindra Arnesen, s’est émue du suivi des opérations de secours de la marée noire BP dans le Golfe du Mexique. Elle eu l’occasion d’enquêter sur place en participant à de nombreuses réunions avec des instances officielles et des visites sur le site même de l’accident.

Addendum

Solution de Bill Clinton pour stopper la marée noire: « Faire exploser ».

(Merci à Virtus & Honor)