Inondations : De l’espace pour le fleuve

Résultat des bouleversements climatiques et de l’activité humaine, la fréquence des inondations ne cesse d’augmenter en Europe. Face à cette menace et en l’absence d’une stratégie commune, les États optent pour des solutions variées.

Les Pays-Bas, territoire à haut risque, ont choisi la renaturation: au lieu de renchérir dans l’artificialisation en relevant les digues, on tente de ramener les cours d’eau à leur état initial. Le projet mené sur les rives du Rhin, lui, est plus conventionnel. Du côté français comme du côté allemand, la problématique est la même: comment réparer les erreurs du passé et rendre sa place au fleuve?

De l’espace pour le fleuve

Conséquence des changements climatiques et de l’activité humaine, la fréquence des inondations ne cesse d’augmenter en Europe. En l’absence d’une stratégie commune, les États choisissent des solutions diverses face à cette menace.

Les Pays-Bas, territoire à hauts risques, ont opté pour la renaturation, méthode prônée depuis des décennies par les écologistes. Au lieu de renchérir dans l’artificialisation en relevant les digues, le pays tente de revenir à l’état initial des cours d’eau.

Une solution qui permet de ménager à leur lit un espace suffisant pour parer aux conséquences des précipitations massives, et ainsi protéger les zones environnantes.

Le saucisson acheté en France contient-il du porc français ?

Plus de cinq millions de saucissons se sont vendus l’année dernière. La grande majorité est industrielle. Certaines entreprises n’achètent que du porc français pour sa fabrication, mais c’est loin d’être la règle dans l’Hexagone. En moyenne, 35 à 40% du porc dans les saucissons vient de l’étranger: d’Espagne, d’Allemagne, des Pays-Bas ou du Danemark.

La première raison est le prix. Les pièces de porc français coûtent 20 à 30% de plus que chez nos voisins européens. Mais les industriels expliquent qu’ils ne trouvent pas suffisamment de viande en France. Parfois, le porc français et étranger sont mélangés dans un même produit. Il est difficile de s’y retrouver, car l’étiquetage de la viande transformée n’est pas obligatoire.

Réformes structurelles

Les effets persistants de la crise financière, les plans d’austérité mis en œuvre pour stabiliser la dette publique et les effets du vieillissement démographique pèsent sur les perspectives de croissance de la production à moyen terme.

De ce point de vue, il est naturel de considérer les réformes structurelles comme des mesures additionnelles pour stimuler la croissance, en l’occurrence en accroissant la productivité ou l’utilisation de la main-d’œuvre. Nous passons en revue la littérature qui s’est développée sur ce sujet.

Les réformes structurelles comprennent : (i) les réformes sur le marché du travail ; (ii) les réformes sur le marché des produits visant à accroître la concurrence ; (iii) les réformes fiscales ; (iv) les améliorations apportées à la réglementation des marchés des capitaux ; (v) les mesures visant à stimuler l’innovation (par exemple l’investissement en recherche-développement) ; et (vi) les réformes éducatives.

Au cours des dernières décennies, le calendrier et l’ampleur des réformes a fortement varié d’un pays à l’autre. Pour certains secteurs en particulier, il y a eu une certaine convergence entre les pays en ce qui concerne le cadre réglementaire. Certains réformes apparaissent par vagues entre les pays et la plupart sont mises en œuvre graduellement (FMI, 2004).
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États-Unis : Un plan Marshall pour l’Amérique

Suite à l’effondrement d’un pont autoroutier en Californie le mois dernier, l’impact observé sur toute la région sud-est des États-Unis vient souligner une fois de plus la gravité des défaillances infrastructurelles du pays. En effet, dans une certaine mesure, la plus importante économie au monde s’écroule aujourd’hui peu à peu.

L’aversion idéologique vis-à-vis de l’investissement du secteur public, de même que la prédominance d’un mode de pensée à court terme de la part de ceux qui rédigent les budgets, ont abaissé les dépenses jusqu’à des niveaux bien insuffisants en matières d’autoroutes, d’aéroports, de chemins de fer, de réseaux de télécommunications et de production d’électricité.

Seulement voilà, cette problématique ne peut plus être ignorée. Si les États-Unis n’agissent pas rapidement afin de conférer de solides fondations à leur reprise économique fragile, le pays pourrait à nouveau glisser lentement vers la stagnation.

La logique la plus évidente voudrait en principe qu’une économie développée procède judicieusement et continuellement à des investissements dans les biens publics. Or, au vu de la situation infrastructurelle des États-Unis, il semble que tous les acteurs décisionnels ne partagent pas cette conception. Lire la suite

Pays-Bas : Arjan Roskam, le roi du cannabis

Ce documentaire retrace le quotidien surprenant d’Arjan Roskam. Ce Hollandais à l’origine vendeur dans un petit coffee shop d’Amsterdam a bâti, en quelques années, un empire financier pour le moins insolite.

Celui qui se surnomme lui-même « le roi du cannabis » est à la tête de la « Green House Seed Company », la plus grosse entreprise de vente de graines de cannabis en Hollande. En renouvelant le concept du coffee shop, Arjan Roskam a su attirer les célébrités du monde entier.

Ce génie du marketing ne s’arrête pas là. Il crée en 2008 sa propre série de télé-réalité sur Internet, « Chasseurs de souches », où les téléspectateurs peuvent suivre sa quête du cannabis parfait et ses expériences les plus folles. Avec des pointes à 2 millions de vues pour certains épisodes, Arjan Roskam a su mettre en scène son incroyable parcours. Mais autour de sa fortune et de sa personnalité règne toujours un parfum de mystère absolu.

Périco Légasse : « Notre indépendance alimentaire est menacée »

La crise du porc se poursuit. La cotation est suspendue après le refus de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa de payer le prix demandé par le gouvernement. Qui sont les principaux responsables de cette crise: les éleveurs, les industriels, la grande distribution, le gouvernement?

Périco Légasse: Il faut remonter assez loin pour trouver les responsables de cette ubuesque gabegie. En tout premier lieu ceux qui ont expliqué, du principal syndicat agricole jusqu’aux pouvoirs publics, et ils furent nombreux, que surproduire dans l’intensif au détriment de la qualité, pour rester le plus compétitif, serait toujours payant. Le mensonge, en ce sens que tout le monde savait qu’il conduisait droit dans le mur, a entrainé l’agriculture française vers l’impasse.

S’il est un coupable à désigner en premier, c’est bien la Fnsea, surtout celle dirigée par Luc Guyau, un monsieur qui a fait beaucoup de mal à la France, je dis bien à la France, avec la complicité active de Jacques Chirac, à tous les échelons de ses mandats politiques, en expliquant aux éleveurs que plus ils entreraient dans une logique de production industrielle, plus ils s’enrichiraient.

S’il est un deuxième coupable, c’est la grande distribution, qui s’est évertuée à expliquer à ses fournisseurs que, s’ils souhaitaient conserver le référencement de leur marque, il fallait du bas de gamme pour proposer le prix le plus bas à la clientèle. On a fait passer à l’époque ces deux entités qui se tapaient sur l’épaule pour de grands stratèges et l’agriculture française a cru à ce mensonge.
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Pays-Bas : La ville d’Utrecht va expérimenter le « revenu de base »

Pour éradiquer la pauvreté, il suffit de payer les pauvres. L’idée peut paraître candide mais elle a déjà fait son chemin et a même un nom: revenu de base, allocation universelle ou encore revenu inconditionnel d’existence. Ce revenu régulier, attribué sans condition, permettrait à tout citoyen, au chômage ou non, de subvenir à ses besoins essentiels.

À partir de janvier 2016, la ville d’Utrecht au Pays-Bas (300.000 habitants, 4e ville du pays) a décidé de tenter l’expérience avec un groupe de 300 citoyens au chômage et bénéficiaires des minima sociaux.

Ils recevront chaque mois entre 900 euros (pour un adulte seul) et 1.300 euros (pour un couple ou une famille). Parmi eux, une cinquantaine aura le fameux «revenu inconditionnel». La somme attribuée ne changera pas, et ce, même s’ils trouvent un travail ou une source de revenu. Les autres seront soumis aux exigences habituelles de recherche d’emploi et de revenu admissible.

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Pays-Bas : Au pays du Gouda

Escapade au pays du gouda, qui doit son nom au premier polder hollandais asséché, celui-ci formant un magnifique paysage aujourd’hui protégé par l’Unesco. La célèbre pâte pressée non cuite à petits trous est affinée dans des caves situées bien en deçà du niveau de la mer.

Pays-Bas : Les maisons flottantes d’Amsterdam

Les Pays-Bas sont à court de terrains constructibles. Près de 70% des terres, sur lesquelles vit près de la moitié de la population, se situent en dessous du niveau de la mer.

Plutôt que de se battre contre les flots, les ingénieurs font de l’eau une alliée et ont créé un concept immobilier innovant…

Les villes flottantes, pas si utopiques

D’ici un siècle, la population mondiale atteindra 11 milliards d’êtres humains, qui comme aujourd’hui, vivront principalement sur les côtes. Or le niveau des mers et océans pourrait monter de près d’un mètre à cause du changement climatique. Il faudra donc loger ces individus ailleurs.

Des architectes néerlandais se penchent depuis longtemps sur ce problème. Les Pays-Bas font face à un manque d’espace constructible, et commencent déjà à construire sur l’eau. Dans le port de Rotterdam, une énorme bulle flottante, posée sur des caissons étanches, servira bientôt de hall d’exposition. Et d’autres bulles s’y ajouteront ensuite pour accueillir restaurants et cinémas.

Des cités sur l’eau, avec leurs logements, leurs entreprises, leurs espaces verts et qui naviguent librement. Cette vision du futur n’est pas si impossible à imaginer dans quelques dizaines d’années.

Pays-Bas : Un week-end à Bitcoinville

Peut-on, pendant quelques jours, ne payer qu’en bitcoins ? Un journaliste a tenté l’expérience à Arnhem, une ville néerlandaise particulièrement ouverte à la monnaie numérique.

Calé sur le canapé de ma chambre d’hôtel, à Arnhem, aux Pays-Bas, mon iPad affiche la page de Bistamp.net, une plateforme d’échange de bitcoins. La valeur de la cryptomonnaie est en chute libre. Au petit déjeuner un bitcoin valait plus de 400 dollars mais en une demi-heure il est passé à 383 dollars. L’estomac noué, je file à la réception pour payer ma note. Quand je découvre, plus tard, que le cours est remonté, j’ai l’impression de m’être fait avoir.

Ces fluctuations ne sont peut-être pas dramatiques pour la grande majorité des détenteurs de bitcoins, ni pour les milliards de gens qui n’en ont jamais entendu parler, mais pour moi le problème est bien réel : je me suis engagé à payer en bitcoins une chambre dont le prix était fixé en euros. Arnhem est l’un des endroits du monde qui présente la plus forte concentration de commerçants acceptant le bitcoin. Je m’y suis rendu pour tenter une expérience : un journaliste peut-il se payer un week-end entièrement en bitcoins ?

Mieux encore, peut-il non seulement survivre mais encore se faire plaisir ? Si cette ville de 150.000 habitants située sur le Rhin fait bon accueil aux bitcoins, c’est grâce à Patrick van der Meijde. Cet homme âgé de 36 ans a entendu parler de cette monnaie numérique il y a quelques années. Trouvant le concept intellectuellement intéressant, il a décidé d’en acheter. Il s’est toutefois aperçu que le bitcoin ne servait pas à grand-chose s’il ne pouvait rien acheter avec.
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Belgique : Un béton intelligent capable de s’auto-régénérer

Les ingénieurs d’un laboratoire de l’Université de Gand, en Belgique, travaillent sur un béton qui, à première vue, n’a rien d’extraordinaire. Et pourtant, il présente une propriété unique : c’est un béton capable de s’auto-régénérer en cas de fissure.

Selon Elke Gruyaert, ingénieur en génie civil à l’Université de Gand : “Ce béton est composé de polymères dits “superabsorbants”. Du coup, lorsqu’une fissure apparaît et que l’eau s’y infiltre, les polymères superabsorbants gonflent et colmatent ainsi la brèche.

Les polymères encapsulés sont incorporés dans le béton.Lorsque l‘échantillon est sec, les chercheurs le fissurent et attendent de voir ce qu’il se passe. Ils analysent alors ses propriétés mécaniques, son imperméabilité et sa résistance.

La faim pousse à une frénésie d’achat

Si vous avez faim, n’entrez surtout pas dans un magasin, même un magasin qui ne vend pas de nourriture. Une étude de chercheurs en marketing publiée en janvier et relayée par le New Yorker explique en effet que la faim nous pousse à acheter tout ce qui nous tombe sous la main.

Les auteurs de cette étude ont demandé à 63 étudiants de ne rien manger pendant 4 heures, avant de donner de la nourriture à la moitié d’entre eux. Les chercheurs ont ensuite proposé aux volontaires autant de pinces de bureau qu’ils voulaient en leur demandant à quel point ils les appréciaient.

Les participants qui n’avaient pas mangé n’étaient pas plus intéressés par ces objets que les autres, mais ils sont repartis avec 70% de pinces en plus que ceux qui étaient en état de satiété.

Les chercheurs ont également interrogé 81 personnes qui sortaient d’un centre commercial et ont découvert que les consommateurs les plus affamés avaient dépensé jusqu’à 60% de plus que ceux qui ne l’étaient pas. La conclusion de l’étude est que «la faim rend l’idée et le comportement d’achat plus attirant». 
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Grande Bretagne : La peste en héritage

Au cours du printemps et de l’été caniculaire 1665, la ville de Londres est la proie d’une épidémie de peste bubonique qui fait environ 75.000 morts, une hécatombe représentant 20 % de la population. A la fin du mois d’août, le nombre de victimes s‘élève à 6.000 par semaine.

Des navires en provenance des Pays-Bas auraient été le vecteur de la maladie qui se propage également en France et ne s’arrêtera qu’à l’hiver 1666. A Londres, des cas seront encore signalés jusqu’en septembre 1666.

Ironie de l’Histoire, le grand incendie qui détruit la capitale anglaise en septembre 1666 va indirectement contribuer à éradiquer l’épidémie en détruisant nombre de quartiers insalubres.

Les recherches scientifiques menées actuellement sur la Grande Peste de 1665 à Londres, peuvent s’avérer précieuses pour combattre des maladies infectieuses d’aujourd’hui.

Pays-Bas : La maison 3D d’Amsterdam

D’Amsterdam à Shanghai, les imprimantes 3D sont en train de changer la donne en matière d’architecture: gain de temps pour les maquettes, précision de la construction… mais aussi possibilité d’imprimer directement sa maison!

Direction Amsterdam en Hollande pour découvrir la première maison entièrement conçue et imprimée en 3D et en bioplastique, la 3D Print Canalhouse. Dans un élan du tout customisable, demain serons-nous tous architectes de nos propres maisons ?

Le bonheur : Nouveau moteur de la croissance européenne ?

Les indicateurs traditionnels – PIB en tête -, s’ils sont efficaces pour évaluer les hauts et les bas de l‘économie à court terme, peinent en revanche à mesurer le degré de bonheur d’une société. Le moment semble donc venu de diversifier les instruments de mesure.

En plus des indices objectifs, comme le revenu disponible, un nombre croissant d‘économistes préconise l’utilisation d’indices subjectifs comme notre niveau de satisfaction dans la vie, notre espérance de vie en bonne santé, le lien social ou encore notre faculté à pouvoir choisir librement.

Selon l’économiste Jean-Paul Fitoussi, le bonheur est vendeur, il suffit d’y croire. Prenez par exemple, l‘économie verte. Si vous investissez dans les nouvelles technologies liées à l’environnement et à l‘énergie, vous allez générer des revenus, explique-t-il. Et dans la mesure où ces revenus sont redistribués équitablement, la preuve est faite que la recherche de la croissance et les besoins du plus grand nombre ne sont pas nécessairement contradictoires.

États-Unis : La Fed a peut-être trouvé le moyen de réduire la taille des méga-banques

Par John Gapper du Financial Times

Goldman Sachs a provoqué une certaine émotion cette semaine en publiant une note d’analyse insinuant que la banque JPMorgan Chase pourrait vouloir se morceler en plusieurs entités. Je crois à l’indépendance de la recherche sur les banques d’investissement autant que n’importe qui, mais il est difficile de ne pas remarquer que le grand bénéficiaire d’une telle décision serait Goldman Sachs.

Ce qui ne veut pas dire que c’est une mauvaise idée. En fait, cela pourrait être une très bonne idée, peut-être pour les actionnaires de JPMorgan, et sans conteste pour la société au sens large. Cela signifie aussi que les régulateurs des banques dans le monde entier s’approchent irréductiblement de l’idée de démanteler les plus grosses banques avec leurs propres outils, au lieu d’attendre que les gouvernements fassent ce qu’il faut faire. Si c’est le cas, on leur souhaite vraiment bonne chance.

Les analystes de Goldman n’ont pas eu à travailler eux-mêmes sur les chiffres d’un démembrement de JPMorgan. La Réserve fédérale leur a donné un coup de main. Le mois dernier, celle-ci a dévoilé son plan pour imposer des ratios de capitaux plus élevés aux huit banques qui figurent parmi les 29 “banques d’importance systémique dans le monde”. Il s’agit des institutions financières que les régulateurs ne pourraient en aucun cas laisser sombrer dans le chaos durant n’importe quelle crise.

En tête de liste, JPMorgan, qui n’est pas seulement la banque américaine la plus importante et la plus diversifiée, avec ses 2,4 milles milliards d’actifs et d’activités dans de nombreux pays, depuis les cartes de crédit jusqu’aux crédits dérivés, mais qui est aussi, et c’est là le point embêtant, celle qui réussit le mieux. Contrairement à nombre de ses concurrentes, comme Barclays, il n’y a pas de raison pour elle de séparer ses activités d’investissement ou de maigrir par de quelconques autres moyens.
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Pays-Bas : Amsterdam, une ville plus astucieuse que les autres ?

Énergie, transports, habitat, communications… Révolutionner l’organisation urbaine grâce au numérique: l’idée fait son chemin depuis une dizaine d’années. Avant-goût à Amsterdam, métropole pionnière.

C’est un péril imperceptible, et pourtant il pourrait faire sombrer Amsterdam, ville de carte postale aux canaux quatre fois centenaires, dans un cauchemar sans issue. Ce péril a un nom : le succès.

On vient de toute l’Europe pour étudier à Amsterdam, y implanter une start-up ou le siège social de son entreprise — fiscalité incitative oblige. En 2030, c’est-à-dire demain, l’aire urbaine du Stadsregio Amsterdam comptera 600.000 habitants de plus, franchissant le cap des deux millions de citoyens — un huitième de la population des Pays-Bas.

Le drame, c’est qu’Amsterdam est déjà une cité saturée. Impossible ou presque de l’étendre davantage, sauf à investir des parties désaffectées de l’immense port industriel (processus en cours dans le secteur de Nieuw-West) ou à bâtir de nouveaux quartiers résidentiels sur l’eau.
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Les superpouvoirs de l’urine

Matière première, engrais industriel, outil de diagnostic pour les scientifiques, médicament, ressource énergétique, l’urine, fluide universel injustement méprisé, se prête aux usages les plus nobles.

En témoignent les expériences surprenantes menées par les scientifiques aux États-Unis, en Chine, aux Pays-Bas, au Danemark, en Angleterre ou en France. Ce voyage au pays de l’or liquide nous rappelle aussi que nous avons passé les premiers mois de notre vie dans l’urine.

Pays-Bas : Une piste cyclable phosphorescente en hommage à Van Gogh

L’artiste néerlandais Daan Roosegaarde s’est inspiré du tableau “La nuit étoilée” pour réaliser cette piste à Eindhoven au Pays-Bas. L’œuvre de l’artiste néerlandais a été inaugurée, jeudi 13 novembre, par la ville d’Eindhoven.

“Je voulais créer un endroit où les gens rencontreraient technique et expérience, voilà ce que signifie pour moi la techno-poésie”, a déclaré le créateur. Pour accomplir cette performance, il a utilisé des milliers de pierres phosphorescentes vertes sur un kilomètre. Daan Roosegaarde et ses collaborateurs ont voulu développer un concept qui allie lumière, énergie et signalisation routière.

L’ouverture de la piste cyclable Van Gogh-Roosegaarde marque le début de Van Gogh 2015, une année de manifestations culturelles aux Pays-Bas, en Belgique et en France pour le 125e anniversaire de la mort du peintre.

Qui travaille le plus et le moins au sein de l’OCDE ?

L’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a compilé des données provenant de l’Institute of Economic Studies (IEE) de Madrid, pour comparer le nombre d’heures de travail moyen que les employés des différents pays membres de l’Organisation ont effectué au cours de l’année 2013.
Il en ressort que l’amplitude entre ceux qui travaillent le plus et ceux qui travaillent le moins est très grande, puisque 857 heures séparent les Mexicains, les plus travailleurs avec 2.237 heures de travail en moyenne, des Hollandais, les plus « cigales » avec 1.380 heures de travail.Les résultats offrent d’autres surprises, et notamment le classement des Grecs, qui arrivent en 3ème position avec 2.037 heures, derrière les Sud-Coréens (2 8163 heures).

Autre surprise, les ex-pays du bloc soviétique qui figurent dans le classement (Pologne : 1.918, Russie : 1.980, Hongrie : 1.883, Estonie : 1.868, Tchéquie : 1.772, Slovaquie : 1.770) se classent parmi les plus travailleurs. Les Japonais, qui ont pourtant la réputation d’être des bourreaux de travail, sont en dessous de la moyenne de l’OCDE (1.735 heures alors que la moyenne est de 1.770), ils sont même devancés par les Italiens (1.752 heures).

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A propos de la taille optimale du secteur financier

Par Benoît Cœuré, « On the optimal size of the financial sector », discours prononcé à Francfort, 2 septembre 2014. Traduit par Martin Anota

La récente crise financière mondiale nous amène à reconsidérer la contribution du secteur financier à l’économie réelle. (…) Avant qu’éclate la crise financière, la littérature empirique qui explorait le lien entre finance et croissance suggérait qu’un élargissement du secteur financier était essentiel dans le processus de développement économique.

Ce constat semblait aussi bien s’appliquer aux pays en développement que pour les pays avancés. Encouragés par de telles conclusions, les responsables politiques n’ont pas douté de la capacité du secteur financier à innover et à canaliser les fonds vers leur usage le plus productif. (…)

Malheureusement, les économies dont le secteur financier est large, dynamique et complexe ne sont pas épargnées par les sévères contractions macroéconomiques. En fait, la littérature portant sur les crises bancaires fournissait plusieurs preuves empiriques suggérant un lien causal entre la croissance rapide du crédit et les turbulences bancaires de dimension systémique bien avant qu’éclate la crise financière mondiale.

De plus, les coûts en termes de production qui sont associés aux sévères crises bancaires semblent particulièrement élevés.
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En France les écoliers travaillent trop et mal

Quelles sont les faiblesses de l’Éducation nationale? La question se pose chaque année à la rentrée. Voici les vrais chiffres qui permettent de comparer l’école de la République à celle de nos voisins européens. Elle atteint tout juste la moyenne.

De la maternelle à la terminale, près de 13 millions d’élèves sont de retour à l’école. Pour Najat Vallaud-Belkacem, c’est la première rentrée. La toute nouvelle ministre de l’éducation nationale a sans nul doute déjà évalué les forces et les faiblesses du système éducatif français pour répondre aux détracteurs des réformes en cours, notamment la modification des rythmes scolaires.

Comme la ministre, nous avons évalué l’école de la République comparée à celle de nos voisins européens. Avec tout juste la moyenne, les notes de l’école de la république ne sont pas très bonnes, mais ce n’est pas le cancre européen comme que certains l’affirment.

Pour noter le plus objectivement possible l’école nous avons retenus cinq critères significatifs:
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Embargo russe : Quel coût pour l’agroalimentaire français

Moscou a décidé d’interdire “totalement” l’importation de produits agricoles en provenance de l’Union européenne. La France, l’un des premiers producteurs mondiaux, sera donc affectée, mais jusqu’à quel point?

Le Kremlin s’impatiente. Mais quel sera impact réel pour l’agriculture française de l’embargo “total” confirmé ce jeudi par Moscou? Celui-ci porte sur une liste de produits agricoles en provenance de l’Union européenne(mais aussi des États-Unis, d’Australie, du Canada et de Norvège), mesure de rétorsion contre les sanctions imposées contre le pays en raison du conflit ukrainien, sans être indolore, aura un effet relativement limité. Du moins, comparé à l’ensemble des exportations agricoles françaises.

Les chiffres exacts concernant le total des échanges de produits agricoles entre la France et la Russie diffèrent presque du simple au double selon la source.

Entre 619 millions d’euros…

Problème: selon les sources, les données diffèrent. Ainsi, selon les Douanes françaises, en 2013, la France a exporté pour 619 millions d’euros de produits agroalimentaires vers la Russie. Soit 3% de plus que l’année précédente.

A titre de comparaison, l’excédent commercial total engrangé par la France grâce au secteur agroalimentaire a atteint 11,6 milliards d’euros l’an dernier (dont 3,7% pour les seuls produits agricoles qui ne tiennent pas compte des boissons).

Et 1 milliard

En outre, les ventes de produits agroalimentaires français à la Russie ne représentent “que” 8% du total de ses exportations vers ce pays, selon des chiffres de la Direction générale du Trésor. Laquelle précise que ce chiffre est probablement sous-évalué, les douanes russes estimant à environ 1 milliard d’euros les importations du pays de produits agroalimentaires en provenance de l’Hexagone. Il est ainsi précisé:

Outre le fait que les méthodes de calcul diffèrent d’un pays à l’autre, cette divergence est également due au fait que de nombreux produits agroalimentaires, notamment les vins et spiritueux, transitent par certains pays de l’UE sans que les douanes françaises ne connaissent la destination finale des marchandises.

La France, “cave à vin ” de la Russie
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Lien confirmé entre l’utilisation des neonicotinoides et le déclin des oiseaux

Pour la première fois, une étude britannique établit un lien statistique entre l’utilisation de ces pesticides et le déclin des populations d’oiseaux des champs.

Perturbez un échelon de la chaîne alimentaire, et c’est tout un écosystème qui est ébranlé.

Des travaux publiés au­jourd’hui dans Nature montrent, chiffres à l’appui, qu’un insecticide agricole a réduit certaines populations d’oiseaux aux Pays-Bas. Ils portent une nouvelle accusation contre l’imidaclopride, une molécule de la famille des néonicotinoïdes dont l’usage a été en partie restreint dans l’Union européenne, en raison du risque qu’elle fait courir aux populations d’abeilles et de bourdons.

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Janez Potočnik : « Les subventions à l’eau et l’énergie entravent l’économie circulaire »

Janez Potocnik, le commissaire européen Slovène en charge de l’environnement, affirme que le modèle de l’économie circulaire va inévitablement s’imposer. Un des enjeux centraux sera le découplage de la croissance économique et de la consommation, pour ne pas épuiser les ressources de la planète.

L’économie circulaire est-elle juste une idée séduisante ou une évolution véritable de l’économie européenne ?

C’est en fait inévitable. Premièrement, car nous sommes dans un continent densément peuplé et nous consommons énormément de ressources. 16 tonnes de ressources par personne et par an. Dont trois tonnes terminent dans des décharges à ciel ouvert. Nous sommes enfermés dans de vieux modèles de production et de consommation industrielles.

Deuxièmement, parce que nos ressources et nos sources d’énergie deviennent de plus en plus chères. Après un siècle marqué par un recul des prix, les prix des ressources ont commencé à exploser au tournant du siècle. Le prix réel des ressources a progressé de 300 % entre 1998 et 2011. 87 % des sociétés européennes anticipent une poursuite de cette tendance ces cinq prochaines années.

Troisièmement, déjà aujourd’hui, les ressources représentent la première dépense structurelle. Par exemple, dans l’industrie allemande, 43 % du total des coûts peuvent être attribués à l’exploitation de ressources. Seulement 18 % incombent à la masse salariale.

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Agriculture : La démesure

Bastien, Christophe, Kevin et Yves-Pierre découvrent l’agriculture en Hollande, Australie, Canada et au Danemark. Durant leur formation BTS ACSE, les étudiants du CFTA de Montfort sur Meu (Bretagne – France) réalisent un stage d’une durée de 4 à 6 mois à l’étranger.

A leur retour, ils réalisent différentes vidéos afin de présenter leurs expériences. Ces vidéos sont projetées lors d’un Forum devant une assemblée d’environ 500 personnes.

(Merci à chéne)

Italie : Drogue, prostitution et contrebande vont doper la croissance

Les revenus estimés provenant du trafic de drogue et de la prostitution seront intégrés l’an prochain, en vertu de nouvelles règles européennes, dans le calcul du PIB en Italie, ce qui pourrait singulièrement doper celui-ci, selon l’institut statistique italien Istat.

Seront intégrés également dans ce calcul, selon ces mêmes règles européennes, la contrebande de tabac et d’alcool, a indiqué jeudi 22 mai l’Istat, qui relève toutefois que la procédure sera “très difficile pour la raison évidente que ces activités illégales ne sont pas déclarées”.

Le concept d’activité illégale est également sujet à différentes interprétations“, relève l’Istat dans un communiqué. En 2012, la Banque d’Italie a évalué la valeur de l’économie criminelle à 10,9% du PIB. Théoriquement, cela signifie que le PIB italien pourrait être largement supérieur au taux de croissance de 1,3% prévu par le gouvernement.

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Olivier Delamarche : « On va voir si le bluff de Draghi fonctionne »

Le 19 mai, les éléments qui pourraient pousser les marchés à développer leur potentiel de hausse, a été le thème abordé par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion et par Pierre Sabatier, président de Primeview, dans “Intégrale Placements”, face à Cédric Decoeur, sur BFM Business. Les marchés vont-ils pouvoir compter sur la BCE ?

Frédéric Lordon : « Pourquoi faut-il sortir de l’euro »

L’économiste Frédéric Lordon publie le 26 mars prochain “La Malfaçon“, réflexion sur la manière dont la monnaie unique européenne a détruit les souverainetés populaires. Le livre le plus important avant les élections européennes.

Fut un temps où il était impossible d’émettre la moindre critique sur l’euro. La pensée économique était aussi unique que la monnaie et endormait les 324 millions de citoyens peuplant ladite zone euro. La crise de 2008, la plus longue et profonde depuis 1930, il balayé les certitudes au point que l’euro bashing serait presque devenu tendance.

Raison de plus pour être sélectif dans la critique. Celle que nous propose aujourd’hui sort justement du commun. Plutôt que de nous démontrer par a + b qu’on peut sortir de la monnaie unique, que cela ne nous coûtera pas trop cher, que les problèmes économiques du pays en seraient magiquement résolus et que cela ne tirerait pas à conséquences, il affirme au contraire, à raison, Qu’il ne s’agira pas d’un dîner de gala.

« Il faut en finir avec ces imprécations mi-débiles, mi-hallucinées qui nous promettent renfermement façon forteresse en cas d’abandon de l’euro. »

Absence de démocratie
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Succès planétaire du vélo, le transport en roue libre

Économique, rapide et peu polluant, le vélo fait de plus en plus d’adeptes pour les déplacements quotidiens. En Europe, en 2013, il s’est vendu plus de vélos que de voitures. Une “vélorution” comme l’appellent ceux qui dénoncent la voiture au profit de ce moyen de transport.

C’est que le vélo cumule les avantages pour les trajets dans des zones urbaines saturées. L’objet lui-même évolue et se diversifie. L’exemple le plus frappant étant le succès grandissant du vélo électrique. Quant aux politiques, ils multiplient les mesures “pro-vélo” à l’image des vélos en libre-service que l’on trouve aujourd’hui dans de nombreuses villes d’Europe.

Comment expliquer ce succès du vélo? S’agit-il d’une mode ou est-ce le fruit d’un changement de mentalité? Geopolitis décrypte tout ce qu’il y a de moderne dans cet essor du vélo.

L’invité : Francesco Della Casa, architecte cantonal de la République et canton de Genève, spécialiste de la mobilité urbaine.

Géopolitis – RTS 23/02/2014

(Merci à René)

Pays-Bas : Les banquiers doivent obligatoirement prêter serment devant Dieu

Face à la défiance générale, les patrons de banques néerlandaises doivent désormais prêter serment.

Une variante sans allusion religieuse est aussi prévue, et elle ne sera pas de trop. A partir du second semestre de cette année, cette prestation devrait en effet s’étendre aux 90.000 employés de banque néerlandais.

«Je jure que je m’efforcerai de préserver et consolider la confiance dans l’industrie des services financiers. Que Dieu tout-puissant me vienne en aide.» C’est par cette phrase que se conclut la prestation de serment devenue obligatoire pour tous les dirigeants du secteur financier aux Pays-Bas, depuis le 1er janvier dernier­.

Exotique vue de France, cette pratique est la première de son genre en Europe. Et elle n’a pourtant rien de symbolique, puisque des sanctions sont prévues pour les contrevenants à partir du 1er janvier 2015. Le patron de l’association bancaire néerlandaise indique que les banquiers pourront alors se voir infliger des amendes, ou même temporairement suspendus.

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“Repair Café” : Réparer plutôt que jeter

Dans les “Repair Café”, un concept qui commence à voir le jour en France, bricoleurs et particuliers se retrouvent pour donner une seconde chance aux objets.

Quand un appareil ménager ne fonctionne plus, le plus simple est souvent de le jeter. Soit parce qu’on ne sait plus réparer, soit parce que c’est plus facile de passer dans un magasin pour acheter un nouveau modèle. Une solution importée des Pays-Bas et qui fait des émules en Europe a débarqué en France : le “Repair Café”.

Partager, apprendre et montrer comment réparer, une démarche militante pour lutter contre le gaspillage et l’obsolescence programmée des objets. Dans l’Hexagone, plusieurs villes l’ont déjà adoptée. On retrouve ainsi des “Repair Café” à Paris ou à Nice.

Une fois par mois, une centaine de personnes se retrouve pour faire réparer toutes sortes d’objets. Face à eux, des bricoleurs qui offrent gratuitement leurs services.

Tulipomanie : la première bulle spéculative de l’histoire

La tulipomanie est le nom donné à l’augmentation démesurée puis à l’effondrement des cours de l’oignon de tulipe dans le nord des Provinces-Unies (Pays-Bas) au milieu du XVIIe siècle.

Au plus fort de la tulipomanie, en février 1637, des promesses de vente pour un bulbe se négociaient pour un montant égal à dix fois le salaire annuel d’un artisan spécialisé. Certains historiens ont qualifié cette crise de « première bulle spéculative » de l’histoire.

Indice des prix standards des contrats de bulbes de tulipe, établi par Earl Thompson en 2007

Pays-Bas : Le patron d’une banque initie ses salariés aux pratiques des maisons closes déguisé en « drag queen »

Gerrit Zalm, le président de la banque ABN Amro et ex-ministre des Pays-Bas, a fait un show à ses salariés qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Vêtu d’une robe bleue électrique, de gants couleur or et coiffé d’une perruque rousse flamboyante, Gerrit Zalm est apparu devant 6.000 salariés déguisée en « drag queen ».

Se présentant sous le nom de Priscilla, sœur de Gerrit Zalm, l’ex-ministre explique durant douze minutes le parallèle entre le métier de banquier et celui de tenancière de maison closes.

Suivent ensuite des tirades d’un goût plus ou moins douteux, comme par exemple : « Nos deux métiers se distinguent par la bonne qualité de leur front-office », déclare-t-il en bombant la poitrine « et par l’excellente qualité de leur back-office », ajoute-t-il en se tapant les fesses.

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Pays-Bas : A Amsterdam, des embouteillages… sur les pistes cyclables

La petite reine est victime de son succès au Pays-Bas. Les pistes cyclables sont encombrées dans plusieurs grandes villes néerlandaises et cela commence à inquiéter les municipalités concernées. Les 800.000 habitants d’Amsterdam se partagent un million de vélos, qui envahissent dès lors trottoirs et ponts.

Une brigade spéciale est mise en place pour dégager les voies et enlever les vélos gênants. Pourtant, des parkings à vélos sont aménagés, mais ils sont archi plein dès 8 heures du matin. Plus de 40.000 bicyclettes sont enlevées chaque année selon le responsable de la brigade à la mairie de la ville. Une gigantesque fourrière déborde dans la banlieue.

Des places sont aménagées sur les canaux, mais aussi sur un ancien ferry flottant, et sur deux niveaux. Insuffisant pour l’association de cyclistes d’Amsterdam qui en demande 10.000 de plus.

Pays-Bas : Boycott de banques israéliennes et convocation de l’ambassadeur

Mauvaise passe pour Israël. Alors que des dizaines de milliers de demandeurs d’asile africains ont défilé la semaine dernière à Tel Aviv pour protester contre les mesures entravant leur liberté de mouvement, leur droit à travailler et de longs retards dans le traitement de leurs demandes d’asile, un des plus grands fonds de pension néerlandais – PGGM – a décidé de boycotter des banques israéliennes. Raisons invoquées : les activités exercées par ces dernières dans les colonies israéliennes implantées en territoire palestinien.

Le fonds PGGM – qui affirme gérer 153 milliards d’euros – a en effet annoncé cette semaine mettre fin à ses investissements dans les produits de cinq banques israéliennes, motivant sa décisions par le fait que ces dernières financent la construction des colonies dans les territoires occupés.

Or, ces colonies sont illégales au regard du droit international, étant en effet bâties sur des terres qui ne font pas partie de l’État israélien. « Étant donné qu’il n’y a aucune perspective de changement dans un futur proche », PGGM « a arrêté d’investir dans ces cinq banques à partir du 1er janvier 2014 » a-t-il été précisé.

En retour, l’État hébreu a demandé vendredi au gouvernement des Pays-Bas de s’opposer à cette décision, l’ambassadeur des Pays-Bas en Israël, Caspar Veldkap, étant quant à lui convoqué pour clarification au ministère israélien des Affaires étrangères.

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Germes tueurs : Le fléau de l’élevage intensif

A force de gaver les animaux d’antibiotiques, l’élevage industriel donne naissance à de redoutables bactéries que nous retrouvons dans nos assiettes et qui résistent à ces médicaments. De quoi, à terme, remettre en cause l’existence même des antibiotiques.

Si un nombre croissant d’individus subissent l’assaut de bactéries multirésistantes, la faute en revient en partie à l’utilisation excessive des antibiotiques par les êtres humains. Le phénomène est désormais bien connu et dénoncé en France par la campagne sanitaire: “Les antibiotiques, c’est pas automatique“.

Mais aussi, on le sait moins, par l’administration massive des antibiotiques aux animaux élevés industriellement. Avec le risque d’une transmission de bactéries résistantes des animaux aux hommes. L’enquête de Frank Bowinkelmann et Valentin Thur lève le voile sur un phénomène méconnu et inquiétant, qui fait froid dans le dos.

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