Arrêtons le “France bashing”

Par Philippe Askenazy

C’est le nouvel exercice à la mode : considérer que la France – ses gouvernants, son opposition, ses entreprises, ses travailleurs, ses partenaires sociaux – est nulle. Certes, les très libéraux Financial Times ou Wall Street Journal se sont félicités de l’accord national du 12 janvier entre le patronat et trois syndicats.

Peut-être vont-ils enfin prendre conscience qu’une stratégie libérale, dont l’accord n’est qu’une étape renvoyant à de futures négociations, est poursuivie depuis plusieurs années, même si les manoeuvres de Laurence Parisot pour se maintenir à la tête du Medef semblent relever d’une autre époque.

La France a un des marchés du travail les plus flexibles. La rupture conventionnelle s’est imposée comme une gestion souple des “séparations” entre employeur et salarié. Près de 1,8 million de contrats d’embauche, et autant de fins de contrats effectives, sont signés tous les mois.

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France : Les esclaves du BTP…

2013 est annoncée comme l’année noire du BTP, la plus sombre depuis l’après-guerre. Chaque mois le secteur du bâtiment compte plus de 8.000 chômeurs supplémentaires.

Certaines entreprises du secteur se lancent dans une concurrence sauvage et pour remporter les marchés, elles  baissent leur prix de 20 à 30 %. Comment y parviennent-elles ? Principalement en important de la main d’oeuvre à bas prix d’Europe de l’Est, du  Portugal ou d’Espagne.

Qui sont ces “entreprises prédatrices” ? Qui les contrôle ? Comment syndicats et patronats s’organisent-ils pour lutter contre cette concurrence déloyale ? Enquête sur cette crise du bâtiment, nouvelle fabrique à forçats made in Europe !

F2, envoyé spécial, 17 janvier 2013

Le RSA va t-il remplacer le SMIC ?

Nous allons commencer cette nouvelle année par une mauvaise nouvelle. Non, vous ne rêvez pas. Il ne s’agit pas d’une blague ou d’une grosse fatigue après les fêtes. Ce que vous allez lire ci-dessous est une réalité. Le gouvernement envisage sérieusement de supprimer le smic. De ce fait, le RSA deviendra de facto le seul “salaire” de référence.

Cette montée en puissance programmée du RSA au détriment du SMIC est un projet fou qui va modifier radicalement toute la politique sociale française.

Tout commence en 2011, le PS a préparé un programme politique qui a consigné noir sur blanc l’impérieuse nécessité de revaloriser très sérieusement le SMIC dès l’élection du candidat socialiste. Il se trouve que le même candidat socialiste, durant toute la campagne n’a cessé de prendre ses distances avec une grande partie du programme. Mais le plus marquant fut le refus de François Hollande de prendre à son compte l’augmentation importante du SMIC prônée par son parti.
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Nord : Affaires de grandes familles

Au cours de la révolution industrielle, l’agglomération de Roubaix-Tourcoing devient l’un des premiers centres textiles du monde. Le patronat prospère et contrôle l’essentiel des pouvoirs économique et politique de la région. À travers les alliances de sang et d’affaires, ces industriels fondent des familles nombreuses : Dufour, Motte, Mulliez…

Avec la crise du textile, les empires familiaux s’effondrent. La famille Mulliez réussit sa reconversion en créant en 1961 la chaîne de magasins Auchan. Petit-fils d’une de ces grandes familles du Nord, le réalisateur va à la rencontre de trois générations de descendants pour questionner cet héritage.

L’immigration, armée de réserve du capital

Par Alain de Benoist (analyse publiée le 8 avril 2011 dans le n° 139 de la revue Éléments, datée d’avril-juin 2011)

En 1973, peu de temps avant sa mort, le président Pompidou reconnaissait avoir ouvert les vannes de l’immigration à la demande d’un certain nombre de grands patrons, tel Francis Bouygues, désireux de bénéficier d’une main-d’œuvre docile, bon marché, dépourvue de conscience de classe et de toute tradition de luttes sociales, afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français, de réduire leurs ardeurs revendicatrices, et subsidiairement de briser l’unité du mouvement ouvrier. Ces grands patrons, soulignait-il, en « veulent toujours plus ».

Quarante ans plus tard, rien n’a changé. A un moment où plus aucun parti de gouvernement ne se risquerait à demander qu’on accélère encore le rythme de l’immigration, seul le patronat se prononce en ce sens, tout simplement parce que c’est toujours son intérêt. La seule différence est que les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le secteur industriel ou la restauration pour s’étendre à des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.

La France, on le sait, a fait massivement appel à l’immigration dès le XIXe siècle. La population immigrée représentait déjà 800 000 personnes en 1876, 1,2 million de personnes en 1911. D’abord centre d’attraction des émigrations italienne et belge, l’industrie française a par la suite attiré les Polonais, puis les Espagnols et les Portugais.

« Cette immigration, peu qualifiée et non syndiquée, va permettre à l’employeur de se soustraire aux contraintes croissantes du droit du travail »1. En 1924, une Société générale d’immigration (SGI) est même créée à l’initiative du Comité des houillères et des gros exploitants agricoles du Nord-Est. Elle ouvre des bureaux de placement en Europe, qui fonctionnent comme une pompe aspirante. En 1931, on comptera 2,7 millions d’étrangers en France, soit 6,6 % de la population totale. La France affiche alors le plus fort taux d’immigration du monde (515 pour 100 00 habitants).

« Un bon moyen pour toute une partie du patronat de faire pression à la baisse sur les salaires […] Dès cette époque, le capitalisme cherche à mettre en concurrence la force de travail en faisant appel à des armées de réserve salariales »2.
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Université d’été du Médef 2012 : un petit chef-d’oeuvre de politiquement correct sur l’«intégration»

Dans la torpeur de l’été, Polémia a reçu une invitation du MEDEF à son université d’été de fin août 2012. Son thème : « Intégrer ». Un petit chef d’œuvre de politiquement correct qui ne risque pas de déplaire au gouvernement socialiste et qui souligne au passage le rôle néfaste de l’oligarchie patronale dans le politiquement correct et la promotion de la Novlangue.

1er mars 2011 : signature de la Charte de la diversité en entreprise, en présence de Claude Bebéar, Yazid Sabeg et autres, par l’AFP, les Editions Amaury, Hachette Filipacchi, le Groupe Le Monde, L’Humanité, le Groupe Prisma Presse, Exécopress et l’ESJ Paris

Ce thème rappelle aussi la responsabilité des institutions patronales dans l’immigration et la « discrimination positive », avec un côté dérisoire : cela fait trente déjà qu’on débat en France de « l’intégration » et les faits montrent qu’à l’exception de quelques individualités c’est un échec manifeste. Reste qu’un thème aussi conformiste qu’« Intégrer » plaira sûrement aux médias, mais, si l’on en croit le Canard enchainé du 25 juillet qui annonce un « bide », un peu moins aux… vrais entrepreneurs.

Ci-dessous la pièce à conviction : un chef-d’œuvre de guimauve :
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Ni austérité ni croissance : l’Europe n’a d’autre espoir que la solidarité

Par James K. Galbraith

L’austérité a fait son temps. La récession à double creux qui sévit au Royaume-Uni et les 11 % de chômage européen nous montrent à quoi elle mène. Les manifestants grecs et espagnols témoignent des souffrances qu’elle suscite. La vie politique française atteste que les électeurs n’en veulent pas. Lors d’une récente conférence à Berlin, les hauts fonctionnaires de la Banque centrale européenne (BCE) n’ont trouvé à citer d’autre exemple que la Lettonie à l’appui de leur politique d’austérité. C’était lamentable.

Il est désormais de bon ton de proposer une alternative : la croissance. Augmentation des bénéfices, revalorisation des salaires, création d’emplois. Tout cela est bien beau. Le problème, c’est que la croissance est un objectif, pas une politique. N’importe quel lobbyiste, politicard ou bonimenteur a pourtant une recette à proposer. Lire la suite

Le Medef, dernier bastion de la lutte des classes

Par Éric Verhaeghe

En France, la lutte syndicale s’inscrit dans une longue tradition d’opposition entre patrons d’un côté et salariés de l’autre. Les dirigeants semblent incapables de percevoir les forces de notre pays : innovation et entrepreneuriat ; tandis que les syndicats salariés semblent ne pouvoir exister qu’au travers de l’affrontement. Une situation archaïque en comparaison d’autres pays développés.

Quelles différences séparent le patronat français et ses homologues étrangers ? J’en vois trois, qui sont essentielles.

Premièrement, le Medef ne comprend rien à l’esprit de l’entreprise contemporaine. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les sites Internet du Medef, de son homologue allemand, la BDI, et de leur équivalent américain, la NAM (National Association of Manufacturers).

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Les grands patrons prêchent le libéralisme dans un “manifeste” destiné au futur président

A deux jours du premier tour de la présidentielle, 25 grands patrons ont publié ce vendredi sous l’égide de l’Institut de l’entreprise un “manifeste », plaidoyer à tonalité libérale pour la réduction des dépenses publiques, la compétitivité et la refonte du “pacte social ». Ils ne s’engagent pas en faveur d’un candidat.

Les grands patrons veulent être entendus. Ciblés par la quasi-totalité des candidats à la présidentielle, ils ont choisi de riposter par un “manifeste ». Ce plaidoyer à tonalité libérale encourage le futur président à réduire les dépenses publiques, à encourager la productivité et la réforme du “pacte social ».

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Argent des syndicats : le rapport interdit

Le rapport Perruchot, du nom du député Nouveau Centre rapporteur de la commission d’enquête, a été enterré en novembre 2011 sans autre forme de procès. Officiellement, il ne pourra être publié que dans trente ans ! De larges extraits du rapport avaient déjà été édités dans Le Figaro Le Point.fr vous le propose aujourd’hui dans son intégralité.

Par et

Le rapport visait à faire la lumière sur les finances encore très opaques des syndicats, tant ouvriers que patronaux.

Son histoire n’est pas banale. Tout commence en 2007, lorsque Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher connu pour avoir été le “tombeur” de Jack Lang à la mairie de Blois, propose la création d’une commission d’enquête. L’accueil est froid. Mais en 2010, le Nouveau Centre utilise le “droit de tirage”, qui autorise chaque groupe parlementaire à réclamer la création d’une commission d’enquête pour rouvrir le débat.

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Les grands patrons ont gagné 34% de plus en moyenne en 2010

La rémunération moyenne des dirigeants des grandes entreprises de l’indice boursier français CAC40 a fait un bond de 34% en 2010, à 4,11 millions d’euros, après trois années consécutives de baisse, a indiqué mardi le cabinet Proxinvest.

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Mélenchon est-il fasciste ?

Ce trublion que l’on classe à la gauche de la gauche, alternant entre des alliances de circonstance avec le PC « F » de Pierre Laurent ou l’ex LCR devenue NPA d’Olivier Besancenot, sans oublier ses rapprochements tactiques avec une certaine frange écolo représentée, notamment, par José Bové (cf. la campagne pour le « non » à la constitution européenne de 2005), serait-il un authentique fasciste, au sens propre du terme… du moins dans sa dimension économique ?

Assurément populiste

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Comment les Allemands deviennent eurosceptiques

La question de l’euro et de sa survie est clairement posée en Allemagne. Hans-Olaf Henkel, ancien patron des patrons, et europhile convaincu, prêche désormais pour l’éclatement de la zone euro et l’émergence de deux euros, un pour le Nord, un pour le Sud. Ce sentiment grandit outre-Rhin et explique nombre de choix de la chancelière.

« L’ultime bataille. Comment l’Europe ruine sa monnaie »

Quand, en France, on évoque Henkel, c’est plutôt au géant Allemand de la chimie et à ses produits ménagers « vus à la TV » comme Décapfour ou Minidoux, que l’on pense. De l’autre côté du Rhin, et davantage encore dans les milieux économiques, on pense Hans-Olaf, le prénom de l’ancien patron des patrons allemands. Lequel Hans-Olaf Henkel s’est dernièrement illustré par ses propos décapants sur la monnaie unique.

Dans son dernier livre, « Sauver notre argent, l’Allemagne est bradée » – tout un programme -, il ne propose rien moins que de liquider l’euro.

Sa thèse ? La solution à la crise européenne passe par la fin de la monnaie unique. Du moins sous sa forme actuelle, puisque y est prônée la séparation la zone euro en deux devises : une pour les pays du Nord, incluant l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-bas, et la Finlande et une autre pour les pays du Sud, dont la France.

Et Hans-Olaf Henkel, à l’instar du patronat allemand, de décliner ce qui ne convient pas à l’hyper puissance continentale. Cette nouvelle Zollverein, pourrait s’étendre à ses autres voisins germaniques : non membres de l’euro, il est persuadé que le Danemark, comme la Suède adhéreraient à l’euro du Nord.

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Les petits secrets des grands patrons

Le livre «Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours» montre un visage à contre-courant de la communication habituelle. Un univers passé au crible par cinq journalistes qui s’amusent à décortiquer ce que les patrons cherchent à effacer.

http://www.dailymotion.com/video/xb3pvh
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Les convergences paradoxales de l’extrême gauche et de la superclasse mondiale

Le Club de l’Horloge a tenu son université annuelle les 17 et 18 octobre 2009 avec, pour thème général : CRISE ÉCONOMIQUE – LA RESPONSABILITÉ DE LA “SUPERCLASSE MONDIALE”. Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen, président de Polemia, y a traité un aspect socio-économique assez peu connu du public, qui reste ancré sur le clivage d’un patronat appartenant plutôt à une droite conservatrice et opposé au gauchisme, au mondialisme et à l’altermondialisme.

Il a articulé son exposé :

LES CONVERGENCES PARADOXALES DE L’EXTRÊME GAUCHE ET DE LA SUPERCLASSE MONDIALE

en neuf points annoncés ci-après, la communication en totalité pouvant être téléchargée en pdf.

1/ L’extrême gauche sert de bulldozer à la superclasse mondiale : elle procède à la déforestation du couvert culturel des nations.

2/ La superclasse mondiale veut le libréchangisme mondial. L’extrême gauche sape le sentiment national.

3/ La superclasse mondiale veut la suppression des frontières. L’extrême gauche soutient les délinquants étrangers clandestins.

4/ La superclasse mondiale veut une main-d’œuvre interchangeable. L’extrême gauche prône la table rase.

5/ La superclasse mondiale veut ouvrir de nouveaux champs à la production et à la consommation marchande. L’extrême gauche l’aide en fragilisant la famille.

6/ La superclasse mondiale craint par-dessus tout l’émergence de courants identitaires et souverainistes qui briseraient la dynamique de la mondialisation. L’extrême gauche joue un rôle d’obstruction face aux populismes nationaux.

7/ La convergence entre le grand patronat et le projet sociétal de la gauche et de l’extrême gauche.

8/ En échange de ses services, l’extrême gauche bénéficie de la complaisance de la superclasse mondiale.

9/ Le cosmopolitisme, idéologie commune de l’extrême gauche et de la superclasse mondiale.

Lire la communication de Jean-Yves Le Gallou : cliquez ici.

Polemia

La Chine va-t-elle nous bouffer ?

Philippe Cohen et Luc Richard livrent dans ” Le Vampire du Milieu “, une enquête saisissante sur l’envers du décor du modèle chinois. Non seulement l’économie de marché n’a pas converti la deuxième puissance mondiale à la démocratie, mais elle n’a pas amélioré la vie des Chinois…

La naïveté vis-à-vis de la Chine est-elle une tradition des élites françaises ?

Il y a quelques décennies, la fine fleur de l’intelligence revenait émerveillée de voyages très organisés dans quelques villages Potemkine du paradis maoïste. Depuis quelques années, le gratin des patrons français croyait avoir trouvé le paradis du capitalisme dans quelques mégalopoles côtières chinoises.

Alors que brille l’Exposition universelle de Shanghai et que la plupart des médias continuent de s’émerveiller de la réussite chinoise, l’enthousiasme retombe dans les milieux économiques français. Mais, comme chez nos ex-maos, le pressentiment de s’être fait piéger ne pousse pas nos entrepreneurs déçus à l’analyse publique.

Le passionnant et terrifiant livre écrit par (…) Philippe Cohen et Luc Richard, longtemps correspondant de Marianne en Chine, permet de comprendre ce qui s’est passé.

Ils nous avaient prévenus, il y a cinq ans, avec un premier ouvrage, ” La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? ” (Mille et Une Nuits), et ont, depuis, poursuivi leur enquête sur l’envers du décor de ce ” modèle chinois “, un système sans précédent : une dictature qui a misé sur la mondialisation sauvage, avec, comme atout décisif, un immense prolétariat esclave dressé par un demi-siècle de communisme.

Car là résidait le principal intérêt de la Chine aux yeux des financiers d’Europe et d’ailleurs : une main-d’oeuvre de 20 à 30 fois moins chère, leur permettant de s’affranchir d’un salariat occidental protégé.

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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Immigration : pourquoi le patronat en veut toujours plus

Parce que l’immigration permet de payer les salariés toujours moins. C’est ce que dit un rapport du très sérieux et très officiel Conseil d’analyse économique, intitulé «Immigration, qualifications et marché du travail.»

On se souvient du président Pompidou, avouant peu avant sa mort qu’il avait ouvert les vannes de l’immigration en France, à la demande des grands patrons, désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’oeuvre nombreuse, docile et bon marché, d’une réserve quasi inépuisable, à même de réduire les ardeurs revendicatrices des travailleurs français souvent organisés.

Quarante ans plus tard, rien ne semble avoir changé. Au contraire, les appels à l’immigration viennent toujours du même côté, et toujours pour les mêmes raisons. Seule différence : les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le cercle du BTP ou de la restauration pour atteindre des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.

Ainsi, les rapports de la Commission européenne, du Medef ou du Business Europe (le Medef européen) n’ont eu de cesse, depuis plusieurs décennies, d’en appeler à toujours plus d’immigration. En 2008, le célèbre rapport Attali, commandé par Nicolas Sarkozy, dressait un tableau de plus de 300 mesures d’inspiration très libérale, parmi lesquelles une accélération de l’immigration. C’est d’ailleurs cette pente que suit le président de la République depuis son élection, à travers ce qu’il a nommé « l’immigration choisie. »
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Economie : que faire ?

Par Patrick Reymond

Je répondrai à la question posée par certains internautes, à savoir les remèdes proposés pour sortir de l’ornière actuelle.

Les différentes solutions sont très simples et ramènent à un monde antédiluvien : les Trente Glorieuses.

Lesdites années se sont caractérisées, non pas par une forte croissance, mais par un certain paramétrage, qui a permis la croissance.

D’abord, il faut purger la dette.

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Fin d’indemnisation pour 1 million de chômeurs en 2010

Selon une note de Pôle emploi, un million de chômeurs épuiseront leurs droits à indemnisation en 2010, faisant certes diminuer les statistiques du chômage (et les dépenses de l’Etat) mais dans un total trompe-l’oeil…

Selon les chiffres de Pôle emploi, “le nombre de sorties du régime d’assurance chômage pour fin d’indemnisation est estimé à 850.000 en 2009 et 1.000.000 en 2010″ et “le nombre d’entrées en ASS est estimé à 149.000 en 2009 et 170.000 en 2010″.

Une annonce qui a vivement fait réagir les syndicats, FO, CGT et CFTC criant à l’“urgence”.

Réaction beaucoup plus soft côté patronat, qui certes admet “un vrai sujet” mais souhaite “plus d’éléments pour réfléchir”.

Vaste sujet donc, pour les protagonistes réunis lundi dans le cadre de la négociation sur “la gestion sociale des conséquences de la crise sur l’emploi”. Rappelons en effet que patronat et syndicats ont récemment formé un groupe de travail pour évaluer les besoins 2010 concernant le dossier.

Eléments de base de la discussion : une augmentation probable du nombre de personnes concernées, compte tenu de la crise et du raccourcissement de certaines durées d’indemnisation. Lire la suite