Les patronats français et allemand font front commun contre les Etats-Unis

Les présidents du Medef et du BDI veulent un jeu égal avec les Etats-Unis. Ils s’inquiètent, notamment, des amendes contre les banques européennes.

Les “patrons des patrons” français et allemand côte à côte

Les patronats français et allemand montent au créneau contre les Etats-Unis, qu’ils soupçonnent de distorsion de concurrence dans plusieurs dossiers.

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Europe : “Sous-Smic” qui tapera le plus fort sur les jeunes ?

Un sous-smic pour les jeunes ? L’idée lancée cette semaine par le patron du Medef en a fait bondir plus d’un. Pourtant, il n’est pas le seul à se poser la question. La Grèce et le Royaume-Uni font déjà trinquer les jeunes, en modulant le smic selon l’âge. Les patrons espagnols et allemands aimeraient bien les imiter…

“Le Marché aux esclaves” – Gustave Boulanger (1882)

« Une marche d’escalier ». C’est ainsi que le président du Medef voit le salaire minimum en France. Le patron des patrons, Pierre Gattaz, a donc mis cette semaine les pieds dans le plat et le feu aux poudres à gauche, en proposant de raboter cette « marche »: il suggère l’instauration d’un sous-smic, dispositif « transitoire » et « temporaire » nécessaire à ses yeux pour relancer l’emploi en France.

Pascal Lamy avant lui

Une idée également défendue par l’ancien directeur de l’OMC, Pascal Lamy, le plus social-libéral des socialistes. Ce chantre de la flexibilité évoquait récemment les bienfaits potentiels pour l’économie française de « boulots pas forcément payés au smic »… D’autres, comme les économistes Élie Cohen, Philippe Aghion et Gilbert Cette, préconisent une évolution du salaire minimum, pour le rendre plus flexible et enrayer la « machine à chômeurs ».

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Europe : En pilotage automatique néo-libéral ?

Par Michel Santi, économiste, auteur de « L’Europe, chronique d’un fiasco politique et économique », de « Capitalism without conscience » . Son dernier ouvrage est  « Splendeurs et misères du libéralisme »  (l’Harmattan).

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué en sa faveur le produit du travail des autres.

L’austérité tue

Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas ou plus productives. En fait, cette productivité a été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté – totalement indifférente- au creusement d’un fossé entre salaires réels et productivité.

L’Allemagne elle-même, qui s’érige en donneuse de leçon de productivité, n’a pu bénéficier d’une croissance au-dessus de la moyenne européenne qu’à la faveur de sacrifices constants exigés à sa population. Le moteur à l’exportation allemand ne rugit pas seulement par la grâce de la force productive de ses entreprises.

En réalité, c’est aux réformes dites « Hartz » entreprises dès 2003 – et qui ont consisté à transférer des ressources et des richesses du citoyen vers les entreprises et vers le secteur financier – que l’Allemagne doit d’avoir dopé ses exportations. Ce sont effectivement les réductions salariales et les réformes drastiques de son marché du travail qui ont amélioré notablement sa productivité, en y comprimant à l’extrême le coût du travail.

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Pourquoi les Allemands n’ont guère envie de se fâcher avec Poutine

La Russie fournit un tiers du gaz naturel et du pétrole [consommé par] l’Allemagne. Et leurs économies sont si imbriquées que l’idée même de sanctions effraient les champions de l’exportation.

Sanktionen nein danke ! S’il est un patronat qui veut éviter toute sanction économique contre Moscou, c’est bien l’allemand. Les deux économies sont tellement imbriquées que Berlin aurait énormément à perdre. Les échanges entre l’Allemagne et la Russie s’élèvent à près de 80 milliards d’euros (4 fois plus que la France).

L’hebdomadaire Wirtschaftswoche résumait cette semaine : “Plus de 6.000 entreprises, de la multinationale aux PME, sont présentes en Russie, où elles ont investi directement plus de 20 milliards. 300.000 emplois dépendent en Allemagne de ces échanges“. Berlin est le deuxième fournisseur de Moscou, après Pékin (la France, 8ème).

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Employés de la grande distribution : “Pourquoi ne se révoltent-ils pas ?”

Des lignes de caisses d’un hypermarché au siège social d’une entreprise française de grande distribution, la sociologue Marlène Benquet a enquêté durant trois ans. Pour analyser les réalités du monde du travail et les relater dans son ouvrage: “Encaisser! Enquête en immersion dans la grande distribution“, La découverte, 2013.

: Pourquoi avoir décidé de travailler sur le secteur de la grande distribution ?

Marlène Benquet – Dans mes recherches, j’ai toujours souhaité analyser les transformations du travail et du capitalisme. J’ai donc cherché un secteur qui soit révélateur des transformations contemporaines de l’économie.

J’ai choisi le secteur tertiaire puis, au sein de celui-ci, la grande distribution car elle est très représentative des trois grandes évolutions de l’économie depuis la fin des années 70. A savoir un mouvement de féminisation – de plus en plus de femmes travaillent -, un de précarisation – la norme du CDI s’est raréfiée – et un autre de tertiarisation – on travaille de plus en plus dans le tertiaire et de moins en moins dans le secondaire.

Enfin, c’est un secteur où la question de la participation des salariés se pose avec d’autant plus d’acuité qu’il est, par définition, impossible de délocaliser l’activité. C’est un secteur qui est très consommateur de main-d’œuvre. La grande distribution représente plus de 600.000 salariés et Carrefour demeure le premier employeur privé en France.

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L’immigration, armée de réserve du capital (Rediff.)

Par Alain de Benoist (analyse publiée le 8 avril 2011 dans le n° 139 de la revue Éléments, datée d’avril-juin 2011)

En 1973, peu de temps avant sa mort, le président Pompidou reconnaissait avoir ouvert les vannes de l’immigration à la demande d’un certain nombre de grands patrons, tel Francis Bouygues, désireux de bénéficier d’une main-d’œuvre docile, bon marché, dépourvue de conscience de classe et de toute tradition de luttes sociales, afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires des travailleurs français, de réduire leurs ardeurs revendicatrices, et subsidiairement de briser l’unité du mouvement ouvrier. Ces grands patrons, soulignait-il, en « veulent toujours plus ».

Quarante ans plus tard, rien n’a changé. A un moment où plus aucun parti de gouvernement ne se risquerait à demander qu’on accélère encore le rythme de l’immigration, seul le patronat se prononce en ce sens, tout simplement parce que c’est toujours son intérêt. La seule différence est que les secteurs économiques concernés sont désormais plus nombreux, dépassant le secteur industriel ou la restauration pour s’étendre à des professions autrefois épargnées, telles que les ingénieurs ou les informaticiens.

La France, on le sait, a fait massivement appel à l’immigration dès le XIXe siècle. La population immigrée représentait déjà 800 000 personnes en 1876, 1,2 million de personnes en 1911. D’abord centre d’attraction des émigrations italienne et belge, l’industrie française a par la suite attiré les Polonais, puis les Espagnols et les Portugais.

« Cette immigration, peu qualifiée et non syndiquée, va permettre à l’employeur de se soustraire aux contraintes croissantes du droit du travail »1. En 1924, une Société générale d’immigration (SGI) est même créée à l’initiative du Comité des houillères et des gros exploitants agricoles du Nord-Est. Elle ouvre des bureaux de placement en Europe, qui fonctionnent comme une pompe aspirante. En 1931, on comptera 2,7 millions d’étrangers en France, soit 6,6 % de la population totale. La France affiche alors le plus fort taux d’immigration du monde (515 pour 100 00 habitants).

« Un bon moyen pour toute une partie du patronat de faire pression à la baisse sur les salaires […] Dès cette époque, le capitalisme cherche à mettre en concurrence la force de travail en faisant appel à des armées de réserve salariales »2.
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Le Parti Socialiste fera baisser les salaires à la rentrée

Par Roberto Fiorini

Que ce soit en Belgique ou en France, pour ne citer que ces deux pays, le PS qui y est à la barre, œuvre pour faire baisser les salaires. Di Rupo ou Hollande trahissent ainsi ceux qui les ont élus en se fiant à la bannière socialiste. Désormais ceux-là sont au service de l’Europe libérale.

On exige partout des sacrifices, mais pourtant deux économistes du FMI ont admis s’être trompé dans leur évaluation des conséquences de la rigueur (une erreur de coefficient multiplicateur).

Résultat de cette erreur, pour chaque euro soi-disant économisé sur le budget de la nation, ce sont deux ou trois euros d’impacts négatifs sur le PIB, selon le pays et le multiplicateur utilisé. Les conséquences négatives sont connues, calculables désormais, et pourtant aucune inflexion n‘arrive? Pourquoi?

Peut-être que richesse ne doit pas aller dans les mauvaises poches ? Touche pas au Grisbi qu’ils disaient !

Les salaires ne doivent plus suivre l’inflation, d’après Merkel et Bruxelles
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Arrêtons le “France bashing”

Par Philippe Askenazy

C’est le nouvel exercice à la mode : considérer que la France – ses gouvernants, son opposition, ses entreprises, ses travailleurs, ses partenaires sociaux – est nulle. Certes, les très libéraux Financial Times ou Wall Street Journal se sont félicités de l’accord national du 12 janvier entre le patronat et trois syndicats.

Peut-être vont-ils enfin prendre conscience qu’une stratégie libérale, dont l’accord n’est qu’une étape renvoyant à de futures négociations, est poursuivie depuis plusieurs années, même si les manoeuvres de Laurence Parisot pour se maintenir à la tête du Medef semblent relever d’une autre époque.

La France a un des marchés du travail les plus flexibles. La rupture conventionnelle s’est imposée comme une gestion souple des “séparations” entre employeur et salarié. Près de 1,8 million de contrats d’embauche, et autant de fins de contrats effectives, sont signés tous les mois.

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France : Les esclaves du BTP…

2013 est annoncée comme l’année noire du BTP, la plus sombre depuis l’après-guerre. Chaque mois le secteur du bâtiment compte plus de 8.000 chômeurs supplémentaires.

Certaines entreprises du secteur se lancent dans une concurrence sauvage et pour remporter les marchés, elles  baissent leur prix de 20 à 30 %. Comment y parviennent-elles ? Principalement en important de la main d’oeuvre à bas prix d’Europe de l’Est, du  Portugal ou d’Espagne.

Qui sont ces “entreprises prédatrices” ? Qui les contrôle ? Comment syndicats et patronats s’organisent-ils pour lutter contre cette concurrence déloyale ? Enquête sur cette crise du bâtiment, nouvelle fabrique à forçats made in Europe !

F2, envoyé spécial, 17 janvier 2013

Le RSA va t-il remplacer le SMIC ?

Nous allons commencer cette nouvelle année par une mauvaise nouvelle. Non, vous ne rêvez pas. Il ne s’agit pas d’une blague ou d’une grosse fatigue après les fêtes. Ce que vous allez lire ci-dessous est une réalité. Le gouvernement envisage sérieusement de supprimer le smic. De ce fait, le RSA deviendra de facto le seul “salaire” de référence.

Cette montée en puissance programmée du RSA au détriment du SMIC est un projet fou qui va modifier radicalement toute la politique sociale française.

Tout commence en 2011, le PS a préparé un programme politique qui a consigné noir sur blanc l’impérieuse nécessité de revaloriser très sérieusement le SMIC dès l’élection du candidat socialiste. Il se trouve que le même candidat socialiste, durant toute la campagne n’a cessé de prendre ses distances avec une grande partie du programme. Mais le plus marquant fut le refus de François Hollande de prendre à son compte l’augmentation importante du SMIC prônée par son parti.
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Nord : Affaires de grandes familles

Au cours de la révolution industrielle, l’agglomération de Roubaix-Tourcoing devient l’un des premiers centres textiles du monde. Le patronat prospère et contrôle l’essentiel des pouvoirs économique et politique de la région. À travers les alliances de sang et d’affaires, ces industriels fondent des familles nombreuses : Dufour, Motte, Mulliez…

Avec la crise du textile, les empires familiaux s’effondrent. La famille Mulliez réussit sa reconversion en créant en 1961 la chaîne de magasins Auchan. Petit-fils d’une de ces grandes familles du Nord, le réalisateur va à la rencontre de trois générations de descendants pour questionner cet héritage.

Université d’été du Médef 2012 : un petit chef-d’oeuvre de politiquement correct sur l’«intégration»

Dans la torpeur de l’été, Polémia a reçu une invitation du MEDEF à son université d’été de fin août 2012. Son thème : « Intégrer ». Un petit chef d’œuvre de politiquement correct qui ne risque pas de déplaire au gouvernement socialiste et qui souligne au passage le rôle néfaste de l’oligarchie patronale dans le politiquement correct et la promotion de la Novlangue.

1er mars 2011 : signature de la Charte de la diversité en entreprise, en présence de Claude Bebéar, Yazid Sabeg et autres, par l’AFP, les Editions Amaury, Hachette Filipacchi, le Groupe Le Monde, L’Humanité, le Groupe Prisma Presse, Exécopress et l’ESJ Paris

Ce thème rappelle aussi la responsabilité des institutions patronales dans l’immigration et la « discrimination positive », avec un côté dérisoire : cela fait trente déjà qu’on débat en France de « l’intégration » et les faits montrent qu’à l’exception de quelques individualités c’est un échec manifeste. Reste qu’un thème aussi conformiste qu’« Intégrer » plaira sûrement aux médias, mais, si l’on en croit le Canard enchainé du 25 juillet qui annonce un « bide », un peu moins aux… vrais entrepreneurs.

Ci-dessous la pièce à conviction : un chef-d’œuvre de guimauve :
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Ni austérité ni croissance : l’Europe n’a d’autre espoir que la solidarité

Par James K. Galbraith

L’austérité a fait son temps. La récession à double creux qui sévit au Royaume-Uni et les 11 % de chômage européen nous montrent à quoi elle mène. Les manifestants grecs et espagnols témoignent des souffrances qu’elle suscite. La vie politique française atteste que les électeurs n’en veulent pas. Lors d’une récente conférence à Berlin, les hauts fonctionnaires de la Banque centrale européenne (BCE) n’ont trouvé à citer d’autre exemple que la Lettonie à l’appui de leur politique d’austérité. C’était lamentable.

Il est désormais de bon ton de proposer une alternative : la croissance. Augmentation des bénéfices, revalorisation des salaires, création d’emplois. Tout cela est bien beau. Le problème, c’est que la croissance est un objectif, pas une politique. N’importe quel lobbyiste, politicard ou bonimenteur a pourtant une recette à proposer. Lire la suite

Le Medef, dernier bastion de la lutte des classes

Par Éric Verhaeghe

En France, la lutte syndicale s’inscrit dans une longue tradition d’opposition entre patrons d’un côté et salariés de l’autre. Les dirigeants semblent incapables de percevoir les forces de notre pays : innovation et entrepreneuriat ; tandis que les syndicats salariés semblent ne pouvoir exister qu’au travers de l’affrontement. Une situation archaïque en comparaison d’autres pays développés.

Quelles différences séparent le patronat français et ses homologues étrangers ? J’en vois trois, qui sont essentielles.

Premièrement, le Medef ne comprend rien à l’esprit de l’entreprise contemporaine. Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les sites Internet du Medef, de son homologue allemand, la BDI, et de leur équivalent américain, la NAM (National Association of Manufacturers).

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Les grands patrons prêchent le libéralisme dans un “manifeste” destiné au futur président

A deux jours du premier tour de la présidentielle, 25 grands patrons ont publié ce vendredi sous l’égide de l’Institut de l’entreprise un “manifeste », plaidoyer à tonalité libérale pour la réduction des dépenses publiques, la compétitivité et la refonte du “pacte social ». Ils ne s’engagent pas en faveur d’un candidat.

Les grands patrons veulent être entendus. Ciblés par la quasi-totalité des candidats à la présidentielle, ils ont choisi de riposter par un “manifeste ». Ce plaidoyer à tonalité libérale encourage le futur président à réduire les dépenses publiques, à encourager la productivité et la réforme du “pacte social ».

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Argent des syndicats : le rapport interdit

Le rapport Perruchot, du nom du député Nouveau Centre rapporteur de la commission d’enquête, a été enterré en novembre 2011 sans autre forme de procès. Officiellement, il ne pourra être publié que dans trente ans ! De larges extraits du rapport avaient déjà été édités dans Le Figaro Le Point.fr vous le propose aujourd’hui dans son intégralité.

Par et

Le rapport visait à faire la lumière sur les finances encore très opaques des syndicats, tant ouvriers que patronaux.

Son histoire n’est pas banale. Tout commence en 2007, lorsque Nicolas Perruchot, député du Loir-et-Cher connu pour avoir été le “tombeur” de Jack Lang à la mairie de Blois, propose la création d’une commission d’enquête. L’accueil est froid. Mais en 2010, le Nouveau Centre utilise le “droit de tirage”, qui autorise chaque groupe parlementaire à réclamer la création d’une commission d’enquête pour rouvrir le débat.

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Les grands patrons ont gagné 34% de plus en moyenne en 2010

La rémunération moyenne des dirigeants des grandes entreprises de l’indice boursier français CAC40 a fait un bond de 34% en 2010, à 4,11 millions d’euros, après trois années consécutives de baisse, a indiqué mardi le cabinet Proxinvest.

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Mélenchon est-il fasciste ?

Ce trublion que l’on classe à la gauche de la gauche, alternant entre des alliances de circonstance avec le PC « F » de Pierre Laurent ou l’ex LCR devenue NPA d’Olivier Besancenot, sans oublier ses rapprochements tactiques avec une certaine frange écolo représentée, notamment, par José Bové (cf. la campagne pour le « non » à la constitution européenne de 2005), serait-il un authentique fasciste, au sens propre du terme… du moins dans sa dimension économique ?

Assurément populiste

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Comment les Allemands deviennent eurosceptiques

La question de l’euro et de sa survie est clairement posée en Allemagne. Hans-Olaf Henkel, ancien patron des patrons, et europhile convaincu, prêche désormais pour l’éclatement de la zone euro et l’émergence de deux euros, un pour le Nord, un pour le Sud. Ce sentiment grandit outre-Rhin et explique nombre de choix de la chancelière.

« L’ultime bataille. Comment l’Europe ruine sa monnaie »

Quand, en France, on évoque Henkel, c’est plutôt au géant Allemand de la chimie et à ses produits ménagers « vus à la TV » comme Décapfour ou Minidoux, que l’on pense. De l’autre côté du Rhin, et davantage encore dans les milieux économiques, on pense Hans-Olaf, le prénom de l’ancien patron des patrons allemands. Lequel Hans-Olaf Henkel s’est dernièrement illustré par ses propos décapants sur la monnaie unique.

Dans son dernier livre, « Sauver notre argent, l’Allemagne est bradée » – tout un programme -, il ne propose rien moins que de liquider l’euro.

Sa thèse ? La solution à la crise européenne passe par la fin de la monnaie unique. Du moins sous sa forme actuelle, puisque y est prônée la séparation la zone euro en deux devises : une pour les pays du Nord, incluant l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-bas, et la Finlande et une autre pour les pays du Sud, dont la France.

Et Hans-Olaf Henkel, à l’instar du patronat allemand, de décliner ce qui ne convient pas à l’hyper puissance continentale. Cette nouvelle Zollverein, pourrait s’étendre à ses autres voisins germaniques : non membres de l’euro, il est persuadé que le Danemark, comme la Suède adhéreraient à l’euro du Nord.

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Les petits secrets des grands patrons

Le livre «Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours» montre un visage à contre-courant de la communication habituelle. Un univers passé au crible par cinq journalistes qui s’amusent à décortiquer ce que les patrons cherchent à effacer.

http://www.dailymotion.com/video/xb3pvh
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