Chypre : les épargnants paient à la place des spéculateurs

Une des choses les plus mal comprises, dans la crise chypriote, est sans doute l’essentiel : à savoir sa cause principale, qui n’est autre que la spéculation contre la zone euro.

Ce phénomène est si mal identifié, qu’on arrive aujourd’hui à faire passer l’idée qu’il serait légitime d’aller chercher dans les poches des épargnants ce qui a été pris aux banques par la spéculation massive contre la dette souveraine de la zone euro. Or les épargnants locaux n’ont aucune responsabilité dans cette affaire, et un transfert de richesses s’opère des populations vers l’élite sophistiquée, non régulée et non sanctionnée de la finance, en dehors de tout contrôle démocratique.

Les épargnants chypriotes, dont les comptes de plus de 100.000 euros seront potentiellement taxés jusqu’à 50% ou 80%, vont en réalité payer pour compenser ce que des hedge funds ont pillé à la zone euro, trois ans durant. La crise trouve ses origines fin 2009, dans les attaques spéculatives anglo-saxonnes qui ont ciblé de manière concertée la zone euro, et qui ont coulé le pays voisin de Chypre, la Grèce, alors que les banques chypriotes détenaient de grandes quantités de dette grecque, comme l’explique clairement l’agence Standard & Poor’s.

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Vers un pape noir ?

A peine a-t-il annoncé son départ que Benoît XVI fait l’objet de toutes les attentions. Sa succession fait d’ores et déjà l’objet de paris.

Mgr Francis Arinze

Un cardinal africain favori des bookmakers

Les bookmakers parient déjà sur le nom du successeur de Benoît XVI. Selon l’agence de presse italienne de jeux et de paris Agipro News, les bookmakers britanniques misent sur un affrontement entre Italie et Afrique, donnés respectivement à 2,75 et 3,00 par l’agence Paddy Power.

Une compétition confirmée par la liste des favoris de la course à la papauté. Le cardinal nigérian Francis Arinze  mène la danse (cote de 2,90) devant le Ghanéen Peter Turkson (3,25) et le Canadien Marc Ouellet (6,00). Les Italiens sont à la traîne, Angelo Scola (8,00) et Tarcisio Berlone pâtissant de cotes moins élevées que leurs supposés concurrents.

Les bookmakers ne s’arrêtent pas là, lançant également des paris sur le nom du prochain pape. Pierre (5,00), Pie (6,00), Jean-Paul (7,00) et Benoît (9,00) étant en tête de leurs prédictions.

Bernadette Chirac aimerait un pape d’Afrique noire

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Paris : Aires pour “gens du voyage” dans les bois

Au prochain Conseil de Paris, Bertrand Delanoë veut faire voter les demandes d’autorisations afin de construire 60 places pour les nomades. Coût : 10 millions d’euros.

Le bois de Boulogne, ses arbres centenaires, ses clubs sportifs très privés… et bientôt son aire d’accueil des gens du voyage ? C’est en tout cas le souhait de la Mairie de Paris. Après avoir un temps envisagé la création d’un lieu d’accueil dans le square René-Parodi, près de l’avenue Foch (XVIe), la municipalité revient donc à la charge.

En tout début de semaine prochaine, elle fera voter au Conseil de Paris une délibération concernant la dépose des demandes d’autorisations administratives afin de construire deux aires, l’une dans le bois de Boulogne et l’autre dans celui de Vincennes (XIIe). Elles pourraient abriter respectivement 35 et 28 places, sur des zones de parking «très dégradées» aux dires de la Mairie de Paris. La première se situe route des Tribunes, à deux pas de l’hippodrome de Longchamp et du Polo de Paris. La seconde est établie sur le plateau de Gravelle. Coût total de l’opération: 10 millions d’euros.

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Le démantèlement de Nyse-Euronext sonne le glas de Paris Place financière

La Bourse de Paris sera -t-elle demain à l’Europe ce que la Bourse de Nantes fut à l’Hexagone, terriblement province et marginale… avant d’être estompée du paysage financier ?

Par Patrick Arnoux

“Un pays, c’est un drapeau et une Bourse”avait coutume de dire l’un des grands banquiers de la place.

Alors, pauvre France, dont la chronologie boursière traduit une terrible descente aux enfers : il y a 20 ans, la Bourse de Paris comptait 786 entreprises cotées contre 586 en 2011. A cette époque, la capitalisation boursière de Paris représentait 78 % du PIB de la France contre 54 %.

Entretemps, les actionnaires ont déserté la bourse par millions. Attrition en forme de rude constat :

le premier marché boursier de la zone euro ne remplit plus son rôle de financement de l’économie. Quelques chiffres suffiraient pour démontrer le déclin alarmant de la place financière de Paris, et surtout sa déconnexion de l’économie réelle :

les sociétés cotées se finançaient en 2001 pour 26,9 % grâce à la Bourse, cette proportion a chuté à 5,4 % l’an passé comme le démontre la brutale baisse des levées de fonds : en 2012, une dizaine de PME ont levé 235 millions d’euros, contre dix fois plus – plus de 2,5 milliards – il y a six ans. Pire, l’an passé, les départs furent plus nombreux que les arrivées.

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L’angoisse du cadre parisien face à la délocalisation en banlieue

C’est l’histoire du moment qui fait beaucoup rire les banlieusards sur les quais (ou dans les wagons, quand ils ont pu y monter) des trains d’Ile-de-France : les cadres de la SNCF seraient paniqués à l’idée de devoir emprunter eux-mêmes le réseau de leur société pour aller travailler !

La SNCF a en effet décidé de déménager plus de 5.000 salariés, dont tout son encadrement, dans de nouveaux locaux situés à Saint-Denis, dans le 9-3. Pour cela il leur faudra prendre le RER ! Et, apparemment, les cadres de la SNCF, qui sont bien placés pour savoir comment cela fonctionne, n’en ont guère envie…

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L’Allemagne va rapatrier son or

Le stock d’or de l’Allemagne, le deuxième du monde, était jusqu’à présent détenu pour les deux tiers à l’étranger. La Bundesbank souhaite le récupérer pour plaire à la Cour des comptes… et à l’opinion publique.

Après le Venezuela, l’Allemagne ? Suite au débat lancé en octobre dernier sur l’état réel des réserves d’or allemandes à l’étranger, la Bundesbank s’apprête ce mercredi [à demander ?] le rapatriement d’une partie de celles-ci, avance la Handelsblatt. Contactée, la Bundesbank n’a pas voulu commenter l’information en précisant qu’une conférence de presse sur le sujet était toutefois prévue ce mercredi en fin de matinée. Aujourd’hui, l’Allemagne détient le deuxième stock d’or au monde, derrière les Etats-Unis, pour une valeur de 130 milliards d’euros. Pour des raisons de sécurité liées à la guerre froide et suite à ses excédents commerciaux dans de nombreux pays, 45% du stock d’or allemand est gardé à New-York, 13% à Londres, 11% à Paris et seulement 31% à Francfort. A priori, une partie du stock américain et l’intégralité des lingots gardés à la Banque de France devraient être rapatriés dans les mois qui viennent.

La Tribune

Chroniques de la Vieille Europe : Pour en finir avec Barack Obama

Le 11 décembre, Patrick Péhèle, Lucien Valdes et Grégoire Gambier recevaient sur Radio Courtoisie, John R. MacArthur, à propos de son livre L’illusion Obama paru aux Édition les Arènes, ainsi que les écrivains Jean-Philippe Immarigeon et Pierric Guittaut.

John R. MacArthur a compris le premier que la belle histoire de Barack Obama était une fable. Parce qu’il a été éduqué comme lui dans le milieu politique à Chicago, MacArthur connaît de l’intérieur le système clientéliste et corrompu des Daley, les « parrains » démocrates de la ville qui ont favorisé l’ascension du premier président métis des USA.

Avocat et docteur en droit, Jean-Philippe Immarigeon est spécialiste de l’histoire des États-Unis et des questions de stratégie, il intervient depuis 2001 dans la Revue Défense nationale. Il a publié chez François Bourin Éditeur American parano (élu meilleur essai politique 2006 par le magazine Lire), Sarko l’Américain (2007) et L’Imposture américaine (2009).

Ce n’est pas un hasard que les ambassades de Londres et Paris sont réservées aux grands donateurs de la campagne d’Obama : Lou Susman, ancien cadre de Citigroup et résidant de Chicago, aurait acheté son poste au palais Saint James pour 239.000 dollars de donation “rassemblées” ; Paris aurait coûté environ 500.000 dollars à un certain Charles Rivkin.

L’émission s’achève par un entretien avec Pierric Guittaut auteur de roman noir et journaliste à la revue éléments. L’Amérique profonde à travers un polar sauvage et primitif : le « backwoods » noir. Malgré l’inclination structurelle du polar vers la ville, il survit dans le genre une branche ancienne et noueuse, au cœur toujours vert et résistant à la postmodernité. Une façon de comprendre la crise dans les classes populaires américaines.

(Merci à Patrick)

La banlieue contre la ville

Le 21 août, Patrick Péhèle, Grégoire Gambier et Philippe Christèle recevaient sur Radio CourtoisiePierre Le Vigan, à propos de son livre La banlieue contre la ville paru aux éditions la barque d’or.

Journaliste, philosophe, essayiste, Pierre Le Vigan est également urbaniste de profession. Dans son dernier ouvrage, il analyse comment la forme-banlieue menace la ville. Pourquoi la transformation de la ville en banlieue n’est pas inéluctable.

Un essai complet, riche en analyses historiques et sociétales qui comblera et passionnera tous ceux qui sont taraudés par la réalité de la crise de la ville. Avec un fort chapitre consacré à Paris et sa banlieue.

Jeux d’argent : Un sacré pactole pour l’État !

Le pactole : les jeux d’argent (loteries, courses de chevaux, paris et poker en ligne) sont à l’origine de 4,7 milliards d’euros de recettes fiscales annuelles pour l’ensemble des administrations publiques.

C’est ce que révèle la revue « L’Ena hors les murs », rédigée par d’anciens élèves de l’ENA, et qui consacre un dossier aux jeux d’argent et de hasard.

En 2011, les Français ont misé 31,6 milliards d’euros (26,3 milliards en 2010) au Loto ou Euro Millions, dans les casinos, sur les chevaux, ou pour les paris sportifs et le poker en ligne. Véronique Bied-Charreton, directrice de la législation fiscale à Bercy, précise, dans son étude, que les seuls jeux en ligne apportent 1,4 milliard d’euros par an à l’État. Quant à La Française des Jeux (11,4 milliards de chiffre d’affaires en 2011) et les quelque 190 casinos français, ils assurent à l’État 3,3 milliards d’euros de recettes.

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L’aléa François Hollande préoccupe la City

La pole position du candidat socialiste dans les sondages à l’élection présidentielle française alimente les pires scénarios.

Certains de mes clients se préparent à spéculer sur une montée en flèche des taux d’intérêt de la France si François Hollande est élu.» Cette remarque, lâchée sur le mode de la confidence par un banquier d’affaires britannique, résume le sentiment d’une partie de la City à propos des perspectives de la crise de l’euro. De sources sûres, l’éventualité des conséquences d’une victoire de François Hollande est discutée dans de nombreux établissements, ne serait-ce que pour savoir si ce ne serait pas de nature à mettre fin au rebond actuel des bourses. C’est que, pour de nombreux financiers, le dernier règlement de la crise grecque n’est pas vu, à l’instar de Paris ou de Berlin, comme une victoire sur le temps – le temps de digérer et de contenir la probable faillite d’Athènes – mais simplement comme une manœuvre dilatoire. Ils évoquent généralement l’image de la canette qu’on pousse du pied dans la descente version City du mythe de Sisyphe. Surtout, ils s’interrogent sur la possibilité pour la Banque centrale européenne de poursuivre sa politique accommodante d’injections de liquidités au travers du système bancaire en cas de changement de cap à Paris.

La vengeance de la finance sans visage?

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Mais où vont les milliards du Qatar?

Le patrimoine international du petit émirat arabe atteindra 210 milliards de dollars en 2012, résultat d’une série d’acquisitions très diversifiées et tous azimuts. Voici comment le Qatar est devenu le premier investisseur mondial.

Novembre 2011: une délégation de l’Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld), conduite par son président-fondateur Kamel Hamza, élu UMP de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), est en voyage au Qatar. L’idée est de lever des fonds pour les entrepreneurs des banlieues. “De nombreux porteurs de projets viennent nous demander de les aider, parce que les banques ne leur prêtent plus, raconte Kamel Hamza. Pourquoi ne pas essayer du côté du Qatar, pays ami de la France? ” Bingo. Le souverain, cheikh Hamad ibn Khalifa al-Thani, accède à leur souhait. Dès le 8 décembre, l’ambassadeur du Qatar à Paris annonce la création d’un fonds d’investissement doté de 50 millions d’euros. Une manne pour les banlieues françaises, une misère pour ce richissime Etat du Golfe, qui jongle avec des milliards d’investissements.

L’an dernier, le Qatar a racheté le Paris Saint-Germain (PSG), est devenu le premier actionnaire du groupe Lagardère et l’heureux possesseur du Carlton de Cannes. Mais son intérêt ne se limite pas à la France : il participe au sauvetage de deux banques grecques et au rachat des studios de cinéma Miramax, mis en vente par Disney aux Etats-Unis, acquiert des quartiers entiers de Londres, et lance un fonds de 1 milliard de dollars en Indonésie. Depuis trois ans, ce pays est devenu le premier investisseur du monde, par le biais de son fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA) et de la Qatar National Bank. Chaque année, il dépense de 20 à 30 milliards de dollars sous toutes les latitudes, et son patrimoine international devrait atteindre 210 milliards de dollars en 2012, dont 135 milliards pour QIA, selon des chiffres officiels dévoilés fin janvier.

Des liens étroits avec la France

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Quatre raisons à la baisse annoncée de l’immobilier

Taux d’intérêt plus chers, fiscalité moins avantageuse, restrictions de crédit, remise en cause des valeurs refuges: la pierre perd de son attrait.

Il ne leur suffit pas de vouloir dégrader notre dette publique et son fameux triple A. Les agences de notation s’attaquent aussi à notre patrimoine privé. Et elles n’hésitent pas à déprécier ce qui nous est le plus sensible: la propriété immobilière. Standard & Poor’s prévoit ainsi que les prix des logements devraient «se contracter de 5 % à 10 %» cette année. Jean-Michel Six, l’économiste pour l’Europe de S & P, avoue que notre marché constitue «un mystère. Les prix des appartements (anciens) ont augmenté de 18 % à Paris entre septembre 2010 et septembre 2011, ce qui est un taux très inquiétant dans un contexte de recul économique et de chômage élevé». Étrange paradoxe, en effet.

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Luttez contre ces dettes qui menacent l’économie mondiale

Il est toujours intéressant de suivre de près les investissements des gourous de la finance.

La "machine à rêves" - Times Square, New York City

Les dernières décisions du fonds Berkshire Hathaway sont particulièrement révélatrices de ce qu’anticipe Warren Buffett pour les mois à venir :

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Un hôtel de luxe au château de Versailles

Le Château de Versailles va transformer une de ses dépendances en hôtel de luxe en le concédant à une société privée, ouvrant la voie à une série d’opérations en France destinées à exploiter le potentiel économique de bâtiments classés, tout en assurant leur rénovation.

L'Hôtel du Grand Contrôle, à Versailles

L’Hôtel du Grand Contrôle, où ont résidé les contrôleurs des finances comme Turgot, Loménie de Brienne ou Necker, va être transformé en « hôtel de charme », a annoncé mardi Jean-Jacques Aillagon, président de l’établissement public du château et du domaine national de Versailles. « C’est une initiative pionnière », a-t-il souligné à l’occasion de la présentation à la presse de ses projets pour Versailles en 2011.

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Jeudi 16 décembre : Marc Rousset au Centre Charlier

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Le Centre Charlier organise une conférence avec

Marc Rousset (*)

Docteur en Sciences économiques

sur le thème :

La nouvelle Europe,

l’axe Paris-Berlin-Moscou

Jeudi 16 décembre 2010

à 19 h 30


au Centre Charlier,

70, Boulevard Saint-Germain 75005 PARIS

(métro Maubert-Mutualité)

La conférence sera suivie du traditionnel buffet

L’auteur dédicacera son ouvrage

« La nouvelle Europe : l’axe Paris-Berlin-Moscou »

paru aux éditions Godefroy de Bouillon

Participation aux frais : 8 €

Étudiants, chômeurs : 4 €

(*) Marc Rousset collabore régulièrement à la revue Synthèse nationale.

Synthèse nationale et Euro-Synergies

L’Etat de lard

Par Jean-Pierre Crépin

Paris sera toujours Paris... ?

(…) un jeune russe : Victor, heureux d’avoir passé une soirée dans un bistrot français tel qu’il les imaginait, n’ayant passé son séjour parisien que dans des endroits dépourvus d’âme.

Le rejet du nationalisme ayant abouti au rejet de la nation, être français ne signifait plus qu’avoir des papiers français.

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L’Europe met les spéculateurs en échec

Les hedge funds accusés de parier contre l’euro n’ont rien gagné en mai, notent les observateurs. En cause, la réaction de l’Union aux attaques contre la monnaie unique et la morosité des marchés ces dernières semaines.

Le Spéculateur – Peinture à l’huile (1852) – Francis W. Edmonds

La crise frappant l’Europe n’a, contre toute attente, pas fait gagner d’argent en mai aux financiers accusés d’en tirer directement profit, voire de l’accentuer : les fonds d’investissement pariant sur les fluctuations des taux d’intérêt, la dépréciation des emprunts d’État. Abritant nombre de spécialistes de ces paris, les hedge funds appliquant une stratégie dite “global macro” ont même accusé des pertes – de 0,92% – en mai dernier, selon le bureau américain Hedge Fund Research.

Depuis le début de l’année, ces fonds censés s’enrichir grâce à la crise ont fait perdre 1% à leurs clients, alors que la moyenne des fonds d’investissement alternatifs gardait leur patrimoine intact (-0,3%). “Ce n’est pas la catastrophe, de telles fluctuations des performances sont la norme pour ces fonds ’macro’“, tempère Eric Bissonnier, l’un des responsables de EIM, firme basée à Nyon [Suisse] et spécialisée dans la sélection de hedge funds.

Plusieurs fonds en déroute

Il n’empêche. A la mi-avril encore, Louis Bacon – légendaire financier à la tête de Moore Capital – confiait à ses clients que le “plus intéressant investissement” résidait dans “l’écroulement potentiel de l’union monétaire européenne.” Le fonds vedette de Moore a pourtant subi des pertes inhabituelles de près de 8% sur les premières semaines de mai, selon un investisseur ne souhaitant pas être cité sur ces chiffres confidentiels.

L’agence Bloomberg indique de son côté que, sur les trois premières semaines de mai, le principal véhicule de Brevan Howard – le géant des hedge funds en Europe – n’a rien gagné. Et que le fonds Advantage de John Paulson, ce financier qui a fait fortune lors la crise des “subprime,” a perdu près de 7% de ses avoirs. Une déroute qui donne l’impression que les États européens ont remporté cette “bataille entre le pouvoir politique et les marchés” évoquée par la chancelière Angela Merkel le 6 mai dernier devant ses parlementaires.

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La crise ? Quand c’est fini, ça recommence !

Par Frédéric Lordon

Il y aurait matière à faire un sort à tous les ahuris qui, depuis l’été 2007, ne loupent pas une occasion de se féliciter que « le pire est derrière nous le plus dur est passé la crise est terminée ». On rappellera qu’ils n’en sont jamais qu’à leur troisième tour de piste (automne 2007, printemps 2008, fin 2009) et que, vaillants comme on les connaît, on peut être tout à fait certain, le point chaud grec viendrait-il à relaxer, qu’ils ne nous décevraient pas pour une petite quatrième. Stupéfiante comme elle devient, la situation ne laisse cependant pas trop le loisir de s’appesantir sur ce genre de chose – et puis le compte-rendu de la cécité réjouie est devenu une entreprise sans espoir.

Caspar David Friedrich, Naufrage, 1822 (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Stupéfiante, la situation l’est, sans l’être tout à fait. Car la mutation de la crise de finances privées en crises de finances publiques, et leurs métamorphoses subséquentes en crises monétaires et en crises politiques, étaient prévisibles dès la fin 2007.

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Le Projet Apache s’invite chez Goldman Sachs

Hier, les jeunes identitaires parisiens et franciliens se sont invités au siège de Goldman Sachs (la fameuse banque qui spécule contre ses propres clients !) dans le 17ème arrondissement, pour rappeler que les peuples d’Europe ne sont pas des moutons et qu’ils ne se laisseront pas tondre sans réagir pour payer la facture des manipulations financières et de l’irresponsabilité des spéculateurs.

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