Les banquiers planifient-ils une réunion secrète sur la « fin du cash » ?

L’économiste Martin Armstrong affirme qu’une réunion secrète sur la fin du cash est prévue à Londres avant la fin du mois impliquant des représentants de la BCE et la Réserve fédérale.

Armstrong, qui est connu pour avoir prédit avec succès en 1987 le crash du lundi noir ainsi que l’effondrement financier de 1998 en Russie, a exprimé avoir été choqué, qu’aucune information n’ait filtré sur cette prochaine conférence.

«Nous ferions mieux de garder l’œil bien ouvert pour cette naissance d’une société sans argent liquide qui vient beaucoup plus rapidement que prévu. Pourquoi la réunion est-elle secrète? Quelque chose ne sent pas bon par ici»

«Je trouve extrêmement troublant d’être le seul à signaler cette réunion secrète à Londres. Kenneth Rogoff, de l’Université de Harvard, et Willem Buiter, l’économiste en chef chez Citigroup, s’adresseront aux banques centrales pour préconiser l’élimination de toutes les espèces pour permettre la venue du jour où vous ne pourrez plus acheter ou vendre quoi que ce soit, sans l’approbation du gouvernement», écrit Armstrong.
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Apple présente un iPhone 6… à plus de 1000 euros

En pleine perte de vitesse, Apple doit trouver un nouveau souffle pour espérer récupérer sa place de numéro 1 sur le marché des smartphones. La marque est attendue au tournant par les fans.

Plusieurs innovations devraient être présentées comme un système de puce intégrée pour faciliter le paiement en ligne, force de frappe d’Apple… ou encore la présentation d’une montre connectée.

Les détenteurs de bons municipaux inquiets après la faillite de Détroit

La faillite retentissante de la ville de Détroit a assombri les perspectives du marché des obligations municipales aux Etats-Unis, faisant craindre aux créanciers de perdre un investissement, traditionnellement considéré comme sûr.

Les détenteurs de bons municipaux attendaient avec nervosité la décision du juge fédéral de placer ou non la ville sous la protection du chapitre 9 de la loi sur les faillites, ce qui permettrait à Détroit de suspendre le remboursement de ses dettes.

Le pays n’a pas été totalement surpris par la chute de Détroit, la plus grande faillite municipale de l’histoire américaine, après plusieurs décennies de déclin des finances de ce qui était autrefois la capitale de l’automobile.

Mais en demandant à un tribunal fédéral de superviser désormais le poumon de l’économie de l’Etat du Michigan, l’expert en charge de gérer la crise, Kevin Orr, a donné au juge le pouvoir de négocier une réduction de la dette et des engagements de la ville évalués à plus de 18,5 milliards de dollars.

La plus grande faillite municipale de l’histoire américaine

Faisons-nous face à une nouvelle ère dans le domaine des finances municipales ? Les dettes de beaucoup de municipalités sont suffisamment importantes pour justifier une faillite. Tout dépend du montant de la dette qui peut être effacé“, estime Robert Brusca, de FAO Economics.

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Saisies immobilières et SDF aux USA

La descente aux enfers des USA se poursuit. Le 29 décembre 2010, l’Office of the Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques aux USA, a publié son rapport sur la situation des crédits immobiliers au troisième trimestre 2010.

Ce rapport concerne 33,3 millions de prêts immobiliers (non commerciaux) totalisant 5.907 milliards de dollars. Il nous éclaire en particulier sur les saisies immobilières et, contrairement à ce que l’on martèle quotidiennement, la situation économique s’aggrave de jour en jour, dans une Amérique qui sombre dans le chaos.

Village de tentes à Sacramento (Californie), en 2009

Les procédures de saisies immobilières ont ainsi progressé de 4,5 % depuis le début de l’année 2010, passant de 1.149.461 à 1.201.622 (page 9/65 du rapport) et les saisies effectives ont explosé, avec 57,5% d’augmentation par rapport à 2009 (page 42/65 et 45/65 du rapport).

Le cap des 13.000 procédures de saisies par jour a été franchi !

Plus grave encore, les catégories les moins risquées de ces prêts (prime) sont sévèrement touchées avec 67,7% d’augmentation par rapport à 2009 (page 45/65).

Heureusement que la crise est terminée !

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Luttez contre ces dettes qui menacent l’économie mondiale

Il est toujours intéressant de suivre de près les investissements des gourous de la finance.

La "machine à rêves" - Times Square, New York City

Les dernières décisions du fonds Berkshire Hathaway sont particulièrement révélatrices de ce qu’anticipe Warren Buffett pour les mois à venir :

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Etat-Unis : ne pas relever le plafond de la dette serait «catastrophique»

Un conseiller de Barack Obama a averti dimanche que ne pas relever le plafond de la dette des Etats-Unis serait une «folie» aux conséquences «catastrophiques», telles que le défaut de paiement des obligations américaines, une première dans l’histoire de ce pays.

L'Oncle Sam devant la corne d'abondance de la dette (caricature américaine, 2010)

«Ce n’est pas un jeu. Il ne faut pas s’amuser avec le plafond de la dette», a dit sur la chaîne ABC Austan Goolsbee, qui dirige la commission des conseillers économiques de la Maison Blanche.

Il ne reste plus que 400 milliards de dollars aux Etats-Unis avant d’atteindre le plafond actuellement fixé à 14.300 milliards de dollars. Mais l’opposition républicaine au Congrès s’oppose à augmenter cette limite, la jugeant déjà suffisamment élevée.

Pour M. Goolsbee, refuser d’augmenter le plafond résulterait «essentiellement à être en défaut de paiement de nos obligations, ce qui est totalement sans précédent dans l’histoire américaine».

«L’impact sur l’économie serait catastrophique. Ce serait une crise économique et financière bien pire que tout ce nous avons vu en 2008», a-t-il ajouté.

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La Grèce et l’Irlande doivent faire défaut

Réunis la semaine prochaine à Bruxelles, les responsables européens cesseront-ils de se disputer pour faire face aux vrais enjeux de la crise de la dette ?

En réalité, la Grèce et l’Irlande ont déjà fait défaut. Pas officiellement. Cependant, à écouter les opérateurs financiers, plus personne ne veut prêter un centime à ces deux Etats qui croulent sous les dettes. La situation du Portugal et de l’Espagne n’est guère plus confortable.

Lundi passé, des chiffres publiés par la Banque centrale européenne ont démontré comment elle tient les Etats de la zone euro à bout de bras. Entre le 25 novembre et le 1er décembre, la BCE a acheté pour 1,965 milliard d’euros d’obligations publiques ; le plus fort montant enregistré depuis le début du mois de juillet alors que l’on sortait à peine de la crise grecque. Les opérateurs estiment que l’institution dirigée par Jean-Claude Trichet a nettement accéléré ses achats de dette publique irlandaise et portugaise. Car, en face, les grands investisseurs s’en détournent.

Pimco, le géant américain des obligations, a déjà annoncé avoir vendu la majorité de ses titres grecs, irlandais, portugais et espagnols. JPMorgan, un des poids lourds du marché de la dette gouvernementale européenne, a indiqué que beaucoup de ses clients veulent se débarrasser des titres des Etats «périphériques» de la zone euro.

D’ailleurs, Goldman Sachs a calculé que 17% de la dette cumulée de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal se trouvent désormais dans les coffres de la BCE. Au rythme actuel, cette part pourrait monter à 50% sans tarder.

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« La Grèce et l’Irlande ne rembourseront pas la totalité de leur dette »

L’Expansion.com a reçu Jacques Delpla, membre du Conseil d’Analyse Economique, et Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l’Economie, pour débattre de la crise de la dette en Europe. Pour les deux économistes, la restructuration de la dette des pays fragiles de la zone euro est inéluctable.

Pourquoi la zone euro est-elle aujourd’hui dans la tourmente des marchés financiers ?

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Une aide au Portugal pourrait atteindre 60 milliards d’euros

Le Portugal pourrait se voir contraint d’accepter avant la fin de l’année une aide internationale, dont le montant prévisible est estimé entre 45 à 60 milliards d’euros.

Jose Socrates

Les marchés parient que le Portugal sera le troisième pays de la zone euro, après la Grèce et l’Irlande, à demander une aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Avec une économie peu compétitive et une croissance très lente, le Portugal se trouve confronté à une envolée de ses coûts de financement sur les marchés internationaux.

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Monnaie, recherche désespérement souverain sérieux

Par Jean-Claude Werrebrouck

Les images du bateau, et des passagers clandestins, évoquées dans « l’euro : sursaut ou implosion » se voulaient révélatrices de la réalité de la monnaie unique. Les passagers clandestins étaient les Etats eux-mêmes, et des Etats – puisque passagers clandestins – peu soucieux d’une stratégie de coopération.

Le bateau était lui-même le symbole de la monnaie, et une monnaie sans autre pilote qu’un fonctionnaire indépendant, voire en état d’apesanteur, et surtout dépourvu de gouvernail : la banque centrale est en effet indépendante et son rôle n’est que de maintenir le navire à flot, et ce, sans même lui assigner une direction.

Jadis, le pilote était l’Etat lui-même, et les passagers avaient le statut d’usagers d’un service monétaire largement soumis au caprice du prince. Bref la monnaie avait un maître, et il est vrai, souvent autoritaire, et peu scrupuleux, appelé souverain.

En sorte qu’il était exact que « battre monnaie était un attribut de la souveraineté ». Et souvent avec la violence du souverain : seigneuriage, dilution, assignats, « banqueroute des deux-tiers », inflation, etc. (cf. : « la crise : scénario pour 2010 »)

Le fonctionnement des marchés politiques en Europe, et leur histoire, devait pourtant aboutir à une « grande transformation » à la Polanyi : puisque « l’extériorité » qui tient les hommes ensemble peut devenir le marché, lequel rend faussement et magiquement obsolète l’Etat, alors il est possible d’engendrer une monnaie sans Etat et donc sans souverain : l’Euro était né.

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Banques US : vers un gigantesque «foreclosure-gate» ?

N.B. : à travers notre ligne éditoriale dédiée à la réinformation, nous n’avons jamais fait la promotion des pseudo-solutions marxistes. De même, cet article est certes signé du président de l’Institut Hayek, également affilié à l’Institut Turgot, mais vous noterez qu’il n’y figure quasiment aucune publicité pour les soi-disant remèdes proposés par lesdits Instituts. La rédaction de Fortune

Par Vincent Bénard

Les derniers développements juridiques de la crise financière atteignent les sommets de la quatrième dimension de l’incompétence, la négligence, la bêtise, et maintenant, de la fraude la plus inimaginable. Entre rire et consternation, je vais tenter de vous narrer les aventures de Dupond et Dupont au pays des milliards.

Taux des procédures de saisie immobilière aux USA en août 2010. Couleur la plus foncée : saisie d'une maison sur 54. Couleur la plus claire : saisie d'une maison sur 66,263. Source : Realty Trac (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Des gros couacs dans les procédures de saisie-liquidation ?

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La structure des banques en question

Il est absolument hallucinant de voir le spectacle de la folie retrouvée des banques, alors qu’il y a un an, elles se ruaient sur les aides des Etats et des Banques Centrales, pour ne pas sombrer dans des faillites à la Lehman Brothers.

Le FMI a calculé (chiffres cités par JP Fitoussi dans « Après la crise, un conte parfaitement immoral », Le Monde du 05/01/2010) que les Etats du G-20 avaient consacré 17,6% de leur PIB au soutien du système bancaire, contre 3% au soutien budgétaire de l’économie.

Un tel coût pour un tel résultat pose vraiment problème. Comment peut-on accepter de payer de telles sommes, sans exiger en retour de réelles garanties, à la fois sur une meilleure gouvernance et sur les précautions à prendre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas ?

Les gouvernements temporisent, parce qu’ils souhaitent en priorité que les banques retrouvent une bonne santé, pour pouvoir purger les mauvaises créances encore présentes et, espèrent-ils, qu’elles contribuent enfin au développement de l’économie. (Au moment où nous écrivons ces lignes, le président des Etats-Unis vient de déclarer vouloir limiter la taille et les activités spéculatives des grosses banques de dépôt. Son ton très agressif nous laisse penser qu’il veut aller assez loin dans ce sens, mais il faut attendre le texte de loi pour avoir une idée claire de la valeur des mesures proposées. Nous espérons que présent article en facilitera l’analyse par le lecteur.)

Mais il y a urgence, car de plus en plus de faits semblent indiquer que les profits importants des banques proviennent beaucoup plus des activités à haut risque, que des prêts à l’économie qui sont souhaitables pour sortir du marasme (Eric Laurent vient de sortir « La face cachée des banques », Plon, 2009, qui nous montre combien les dirigeants des banques américaines ne recherchent que le profit à court terme, sont insensibles aux questions éthiques, et ne comprennent que le rapport de forces).

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Mesures d’austérité : «Les Etats feront face à la résistance sociale»

Philippe Bacchetta, professeur d’économie à l’Université de Lausanne, affirme que la crise de la dette des pays de l’OCDE n’est pas soutenable.

Emeutes en Grèce, décembre 2008

Le Temps : L’endettement des Etats de l’OCDE est-il alarmant ?

Philippe Bacchetta : Il n’est pas dramatique. Dans le passé, nous avons déjà vu des niveaux comparables. Par contre, il est insoutenable, ce qui veut dire qu’on ne peut pas continuer sur la même voie. Les Etats ne peuvent pas vivre éternellement au-dessus de leurs moyens. Le service de la dette peut peser lourd dans le budget national.

– Quel est le vrai problème ?
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Crise de la zone euro : après la Grèce, à qui le tour ?

Pour l’économiste Jacques Sapir, la crise grecque remet en cause le principe même de la monnaie unique. Dans ces conditions, le pire est à venir. Y compris pour la France, qui risque de devenir une simple spectatrice du marasme économique, à moins d’une vraie politique volontariste.

Cette fois, nous y sommes ; la crise grecque déborde des frontières comme c’était prévisible, et avait été prévu depuis septembre 2009.

Les problèmes de la Grèce sont en effet connus depuis septembre 2009 (et même avant) par le grand public. Il était évident qu’un effet de contagion se manifesterait. Tout ceci a été indiqué à plusieurs reprises (…). Désormais, on peut craindre qu’il ne soit trop tard pour réagir et sauver l’Euro.

La zone Euro est bien entrée en crise avec le transfert de la spéculation sur le Portugal (en raison de la baisse de sa note), et les problèmes qui commencent à monter sur l’Espagne et l’Italie en raison des difficultés que ces pays rencontrent pour placer leur dette à moyen et long terme. Ce ne sont pas ici les articles lénifiants, comme celui de Mme Nathalie van Ypersele dans Trends, ou les ronflantes déclarations de M. Barroso (la dernière en date est du 28 avril depuis Tokyo…), qui y changeront quelque chose.

Les difficultés (pour ne pas dire plus) des pays de la Zone Euro à réagir à ce qui aurait pu n’être au départ qu’une crise localisée, la mauvaise volonté allemande à jouer le jeu de la solidarité ont été des éléments clefs dans le déclenchement de cette crise. Mais, sur le fond, c’est bien le principe même de la zone Euro qui est en cause, soit la tentative d’imposer une règle monétaire unique à des pays dont les économies sont profondément différentes et le tout sans mécanisme institutionnel de solidarité.

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Guerre des monnaies – Dollar contre Yuan – deuxième round

Par André Serra

Il y a incontestablement une “guerre des monnaies” dans le monde depuis le début de la crise, je qualifierais ce qui s’est passé jusqu’ici de premier round, pendant lequel des initiatives ont été lancées par différents pays pour démontrer, sous plusieurs motifs, la nécessité de remplacer le dollar dans son rôle actuel de monnaie internationale de paiement et de réserve, par une monnaie planétaire nouvelle qui serait, celle-ci, indépendante de tout État national particulier.

Après un rappel de ces initiatives en cours, je décrirai le second round, qui vient à peine de commencer.

1er round :

Le lundi 19 novembre 2007, à Singapour, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a montré qu’il était de plus en plus difficile de gérer les 1430 milliards de dollars (970 milliards d’euros) de réserves de change de la Chine, à cause de la devise américaine (réserves se montant à 2600 milliards de dollars en avril 2010). “Nous n’avons jamais connu une pression aussi forte”, a-t-il déclaré, selon l’agence Reuters. “Nous sommes inquiets sur la manière de préserver la valeur de nos réserves”, a-t-il ajouté. La devise étasunienne avait perdu 5% contre le yuan depuis janvier 2007, et malgré toutes les promesses de Washington, il continuait, jour après jour, de perdre des plumes. C’était alors le tout début de la crise des subprimes, qui devait exploser quelques mois plus tard.

Dès cette époque, la Chine se mit à plaider dans chaque forum qu’il était grand temps de remplacer le dollar comme monnaie de paiement et de réserve. Rapidement, cette information fit le tour du monde et tous les ministres des Finances de la planète commencèrent à plancher sur le sujet.

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«Vers la modération» [monétaire et bancaire]

Quelles sont les missions d’une banque ? Est-elle au service de la population en recevant des dépôts et en accordant des crédits, en émettant et administrant des titres, en effectuant des opérations boursières, des transactions et en conseillant sa clientèle en matière financière ? Contribue-t-elle ainsi à l’évolution sociale ? Ou doit-elle obtenir des rendements les plus élevés possible pour ses investisseurs, s’agrandir sans fin, si possible dans le monde entier, prendre des risques ? Doit-elle rétribuer ses directeurs comme des princes ?

Silvio Gesell

Le titre du dernier ouvrage du professeur Hans Christoph Binswanger «Vorwärts zur Mässigung» (Vers la modération) convient bien au débat actuel. Il constitue un tour d’horizon à travers l’œuvre de l’auteur. Ceux qui cherchent des suggestions de solutions à la crise actuelle ne seront pas déçus.

Binswanger propose une restructuration du système monétaire en relation avec une réorientation de l’économie : il faut abandonner la recherche unilatérale de taux de crois­sance élevés et s’orienter vers une meil­leure préservation des ressources naturelles qui se raréfient et vers le respect de l’environnement.

Une croissance modérée et davantage d’argent en circulation sont certes indispensables pour ne pas mettre en danger le fonctionnement de l’économie moderne mais la «modération» est nécessaire. Qu’est-ce que cela signifie dans le domaine financier?

Restructuration du système monétaire

Binswanger propose une procédure qui va plus loin que les propositions de Thomas Jordan (BNS) ou de Boris Zürcher (Avenir Suisse). Il faut restructurer le système monétaire et réorienter l’économie.

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Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Par Eberhard Hamer

Depuis huit semaines, la crise de l’Etat grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des Etats-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’Etat en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des Etats risquant la faillite.

La soi-disant solution de la crise des fi­nances privées, ressemble à la tentative de guérir un toxicomane en lui fournissant sans limite de la drogue.

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USA : le déficit américain moins mauvais que si c’était pire

Ah ! que Coluche aurait été content d’annoncer une si bonne nouvelle !

En effet, l’adepte du “c’est pas plus mal que si c’était pire” aurait été heureux de nous faire partager l’information : si les Etats-Unis ont enregistré un déficit budgétaire de 65,39 milliards de dollars en mars, certains trouvent tout de même le moyen de se féciliter du fait que ce montant s’avère en forte baisse par rapport aux mois précédents… mais tout de même supérieur aux estimations des analystes !

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Selon le LEAP, au second trimestre 2010, la crise s’aggravera brutalement

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 février 2010

Pour le LEAP/Europe2020, l’effet des milliers de milliards dépensés par les Etats pour « traverser la crise » aura fait long feu. Ces sommes immenses auront permis de ralentir, pendant quelques mois, l’évolution de la crise systémique globale ; mais, comme anticipé dans les [numéros] précédents, cette stratégie n’aura servi, in fine, qu’à entraîner définitivement les Etats dans la crise générée par les institutions financières.

Francisco de Goya, Le naufrage (1793)

Notre équipe anticipe donc dans ce [numéro] une aggravation brutale de la crise pour le second trimestre 2010, générée par un double effet de rattrapage des phénomènes qui ont été provisoirement « gelés » au deuxième semestre 2009 et d’impossibilité de maintenir les mesures palliatives de l’année passée.

D’ailleurs, en ce mois de février 2010, un an après notre annonce que la fin de l’année 2009 allait marquer le début de la phase de dislocation géopolitique mondiale, chacun peut constater qu’un tel processus est bien en cours : Etats au bord de la cessation de paiement, montée inexorable du chômage, chute de millions de personnes hors des filets de protection sociale, baisses de salaires, suppressions de services publics, désagrégation du système de gouvernance globale (échec du sommet de Copenhague, confrontation croissante Chine/USA, retour du risque de conflit Iran/Israël/USA, guerre monétaire globale, etc.) (1). Pourtant, nous ne sommes qu’au tout début de cette phase, dont le LEAP/E2020 fournira un calendrier anticipatif dans le prochain numéro.

L’aggravation brutale de la crise systémique globale va ainsi être caractérisée par une accélération et/ou un renforcement de cinq tendances négatives fondamentales :

. l’explosion de la bulle des déficits publics et la montée corollaire des cessations de paiement d’Etats,
. la collision fatale du système bancaire occidental avec la montée des défauts de paiement et le mur des dettes arrivant à maturité,
. l’inéluctable remontée des taux d’intérêts,
. la multiplication des sujets de tension internationale,
. l’insécurité sociale croissante.

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La crise grecque propulse les CDS sur le devant de la scène

Les CDS, ce sont ces titres qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut d’un débiteur… Plus leur coût monte, plus ce risque est élevé. Explications.

L’immense et nébuleux marché des CDS, ces titres permettant de s’assurer contre le risque de défaut d’un émetteur de dette, est mis en lumière dans la crise de la dette des pays de la zone euro comme la Grèce ou le Portugal.

“Des banques importantes et de grands fonds spéculatifs ont vendu des assurances contre le risque de défaut des Etats européens”, souligne l’ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, Simon Johnson.

Ces assurances prennent la forme de Credit Default Swaps (CDS). Le principe est assez simple. D’un côté un créancier (d’un émetteur public ou privé) paie pour se couvrir, si jamais son débiteur venait à ne pas rembourser toute sa dette : en contrepartie, une institution financière lui offre de prendre à sa charge cette dette dans cette éventualité.

Plus le risque de défaut augmente, plus cette couverture coûte cher. L’évolution du coût des CDS est régulièrement citée comme un moyen de mesurer, au jour le jour, l’évolution du risque que présente la dette d’une entreprise ou d’un Etat.

En tenant compte de cet indice, le prix des CDS sur la Grèce “implique une probabilité de défaut de 28% dans les cinq ans à venir”, indique Vishal Damor, gestionnaire de portefeuille. La dette grecque est ainsi “plus risquée que celle du Salvador, de la Bulgarie, du Liban ou du Kazakhstan”, relève Eric Fry, un ancien financier.
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Vers une crise de solvabilité mondiale

L’ère des défaillances des États

Par Bill Murphy, président du GATA (Gold Anti-Trust Action Committee)

Nous sommes de nouveau arrivés à un point où les « puissances en présence» doivent «créer de l’inflation ou bien mourir ». D’une manière ou d’une autre, il faut insuffler de l’oxygène dans le ballon immédiatement ou bien « l’impensable » déflation va prendre le dessus et commencer à tout dévorer.

Nous avons eu un stimulus monétaire et fiscal massif ces 18 derniers mois – ou davantage – et le seul résultat visible à ce jour, c’est une stagnation économique à un bas niveau. Les récessions, dans le passé, duraient généralement de 6 à 9 mois ; or, si vous croyez les chiffres officiels trafiqués, nous avons déjà eu au moins un an de récession.

Oui, les USA ont un PNB qui indique une croissance de 5,7% pour le trimestre qui s’est terminé en décembre. Et tout, le bon sens, les chiffres anecdotiques et les chiffres sérieux contredisent ce conte de fée.

Le problème auquel nous faisons face, c’est que la dette a crû si grandement que le paiement des intérêts va dévorer toute la liquidité (cash flow) et les revenus fiscaux. La monnaie doit être « créée » (par la dette) de façon à ce qu’il y en ait assez dans le système pour payer des intérêts.

Le problème, c’est que les individus, les Etats locaux et l’Etat fédéral [américain] souverain sont endettés jusqu’au cou et ne veulent pas, ou bien ne peuvent pas (parce que le marché ne leur octroierait pas), obtenir davantage de crédits. A mon avis, nous sommes finalement « arrivés » au niveau de saturation de dettes annoncé depuis longtemps (par les économistes de l’école autrichienne).

Une fois que les taux d’intérêt vont commencer à augmenter et qu’ils le feront mondialement, les défaillances d’Etats souverains vont commencer à sauter comme des grains de pop-corn, parce qu’il n’existe pas assez de « monnaie » pour payer le service futur de la dette. C’est pourquoi il ne peut y avoir de schéma de Ponzi qui croisse exponentiellement et qui se poursuive éternellement. Il n’existe pas d’option alternative, c’est une question de logique mathématique.

L’ensemble du système est devenu intenable et a atteint son point d’inflexion. Le monde entier n’a pas suffisamment d’argent pour financer la dette que le gouvernement US et les gouvernements européens souhaitent, et dont ils ont désespérément besoin pour continuer « comme avant ».
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Crise : les Etats sont devenus plus fragiles que les entreprises

Californie, Grèce, Portugal, Jamaïque… Les Etats se sont endettés jusqu’au cou pour préserver leurs grandes entreprises. Mais aujourd’hui, la crise a tout bouleversé, et les marchés estiment désormais que les Etats sont plus fragiles que les sociétés… qu’ils viennent pourtant de sauver.

L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé d’un cran (de “A” à “A-”) la note de la dette de la Californie. Prévenant que l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis, représentant 13% de l’économie US et constituant la huitième puissance économique mondiale, pourrait se retrouver à court de fonds en mars, avec un déficit à plus de 20 milliards de dollars, l’agence a annoncé qu’elle pourrait de nouveau sévir au cours des six à douze prochains mois. Si la Californie a amplement profité de l’effet “subprimes” du temps de leur splendeur, aujourd’hui, elle subit toutes les conséquences de l’implosion du marché immobilier.

Jeudi, S&P a aussi abaissé les notes de dette de la Jamaïque, à des niveaux correspondant à un défaut de paiement partiel !

Plus proche de nous, la Grèce inquiète son monde. Dans un rapport publié mardi, la Commission européenne a épinglé le pays pour les “graves irrégularités” détectées dans la présentation de ses comptes. Le gouvernement hellène aurait en effet communiqué de fausses données à l’Europe, en plus de n’avoir pas respecté les règles comptables les plus élémentaires. Rien que ça.

Mercredi, l’agence de notation Moody’s a pointé du doigt le Portugal, estimant que le pays risquait “une mort lente” économique. Et les annonces de ce genre risquent de s’enchainer.

Mais que se passe-t-il, au juste ? C’est simple. L’économie mondiale est moribonde et les Etats s’endettent à la place des entreprises. Mais pourquoi donc ? Parce que le risque de faillite d’un Etat est bien moindre que celui d’une société… croyait-on.
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