Pologne : Bienvenue chez les païens !

Depuis les années 1980, quelques enthousiastes font revivre de vieilles croyances slaves et forment des communautés religieuses reconnues par l’Etat. Ils vont bientôt célébrer le solstice d’été.

Par Wiktor Ferfecki Rzeczpospolita

Des offrandes de guirlandes dédiées aux déités de la récolte, des sauts par-dessus le feu allumé pendant la nuit du solstice d’été, des couronnes des fleurs avec des bougies que les jeunes filles font flotter sur la rivière dans l’espoir de trouver un mari…

Voilà comment des adeptes polonais d’anciennes croyances slaves, présentes avant la christianisation du pays [survenue en 966], s’apprêtent à fêter la plus courte nuit de l’année, la Kupala. Les célébrations principales vont se dérouler dans un chram, le temple, à Pruszkow, près de Varsovie. La Kupala sera le point culminant des festivités.

Le retour aux anciennes croyances slaves remonte aux années 1980, et leurs disciples affirment que le nombre d’adeptes est en augmentation.

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Panthéisme, néo-paganisme et anti-christianisme dans l’écologie radicale

Nous allons traiter ici des rapports entre l’écologie radicale, les notions de panthéisme et de néopaganisme et l’antichristianisme. En effet, pour beaucoup d’observateurs, l’écologie comporte de facto un aspect néopaïen qui fait d’elle une sorte de religion néo-animiste qui serait fondée sur la sacralisation de la nature et sur le retour de cultes archaïques consacrés à la déesse Terre: le « culte de la Terre-mère ».

De fait, un premier constat montre que l’écologie profonde est largement panthéiste, cherchant à contrer la dédivinisation de la nature analysée en son temps par Heidegger. Ainsi, un écologiste comme Michel Serres revendique ouvertement son paganisme dans ses essais sur l’écologie.

Ces milieux écologistes alternatifs, issus des contre-cultures, évoluant à la fois aux marges du New Age et de l’écologie profonde, ont développé un panthéisme « écologisant » qui se manifeste très souvent au travers de pratiques néo-païennes animistes, que ce soit le druidisme, l’odinisme, le néo-chamanisme ou la sorcellerie.

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SOS sens de la vie, sens de la mort…

… Du radicalisme militant aux sports extrêmes, comment notre monde qui ne croit plus en rien se débrouille pour gérer son besoin de transcendance.

La fête des morts était célébrée dimanche dernier (2 novembre). Alors que le sentiment religieux est en baisse en France, certains, par leur comportement, cherchent à retrouver l’idée selon laquelle l’existence ne s’arrête pas au moment du décès.

Atlantico : La fête de la Toussaint marque pour les catholiques la célébration des saints, qui est suivie le jour suivant de la Commémoration des morts. Mais alors que plusieurs études mettent en évidence une progression de l’athéisme et de l’agnosticisme en France et plus largement en Europe, la mort a-t-elle encore un sens pour ceux qui se déclarent sans croyance religieuse ?

Damien Le Guay : La mort est une chose. La religion une autre. Diderot pensait, pour lutter contre les religions, qu’il fallait “dédramatiser” la mort, la rendre moins tragique.

Il croyait que la religion chrétienne avait augmenté la peur de la mort pour mieux conforter son pouvoir. Et donc, pour diminuer son emprise (ce qui est l’aspiration des Lumières), il fallait  il suffisait même de rendre la mort moins effrayante. Mais, de toute évidence, le caractère dramatique de la mort est inhérent à la condition humaine.

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Tradition de la Chandeleur [Rediff]

La Chandeleur est une fête religieuse chrétienne officiellement appelée la Présentation du Christ au Temple. On disait aussi autrefois Hypapante. Elle commémore la Présentation de l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification (ou les relevailles) de sa mère, la sainte Vierge (Luc, II, 22).

Le nom populaire de cette fête en français, Chandeleur, a une origine latine et païenne: la festa candelarum ou fête des chandelles, d’après une coutume consistant à allumer des cierges à minuit en symbole de purification.


Chez les Romains,

on fêtait les Lupercales aux environs du 15 février, fêtes inspirées de Lupercus, dieu de la fécondité et des troupeaux.

Chez les Celtes,

on fêtait Imbolc le 1er février. Ce rite en l’honneur de la déesse Brigid, célébrait la purification et la fertilité au sortir de l’hiver.

Les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles.

 Annemeraude

Méridien Zéro : “Quelle littérature pour les âges sombres ?” (Extraits)

Le vendredi 7 juin, Méridien Zéro recevait l’écrivain Olivier Maulin pour évoquer avec lui ses ouvrages et la nécessité d’une littérature de combat en ces âges sombres. Extraits.

A la barre Jean-Louis Roumégace accompagné de Pascal Eysséric et Olivier François. Lord Igor à la technique.

L’émission intégrale est disponible ici.

L’idéologie du travail

Par Michel Drac

« L’idéologie du travail » [par Alain de Benoist] est un texte court, mais nourrissant. On y trouve une des critiques les plus habiles et les plus convaincantes de la théorie marxienne. Si certains raccourcis peuvent choquer (par exemple l’ignorance de l’étape pourtant fondamentale de la réforme grégorienne dans le rapport de l’Occident au travail), dans l’ensemble, l’exposé tient la route.

Pour Alain de Benoist (AdB), l’idéologie du travail prend son origine dans la Bible : dès les premiers chapitres de la Genèse, l’homme est défini par l’action qu’il exerce sur la nature. Et cela, avant même la faute originelle, qui ne fera qu’aggraver les conditions dans lequel le travail est conduit.

Fondamentalement, l’homme est l’agent du travail dans l’idéologie biblique. En cela qu’il instaure un rapport instrumental entre l’homme et la nature, l’héritage hébraïque s’oppose donc à l’héritage grec, et il annonce, déjà, la technique moderne. L’homme est objet de Dieu, mais la terre est objet de l’homme. Une éthique, puis une morale, découleront inéluctablement de cette idéologie (l’éthique protestante, par exemple). Le capitalisme est, en partie au moins, un produit de l’idéologie hébraïque du travail.

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