Canada : Plaque tournante de l’industrie minière

Trois sociétés minières sur quatre ont leur siège social au Canada. Pourquoi un tel attrait ? Le Canada est un véritable paradis pour ces entreprises : elles peuvent y spéculer tranquillement sur les gisements du monde entier tout en y étant protégées en cas de crimes environnementaux et de violations de droits humains. Une réalité bien éloignée de l’image plutôt sympathique que véhicule le pays. Entretien avec Alain Deneault, coauteur du livre enquête Paradis sous terre.

75% des sociétés minières mondiales ont leur siège au Canada. Pourquoi ?

Alain Deneault : [1] Il y est plus facile de spéculer en bourse sur la valeur présumée d’un gisement minier. On peut y mettre en valeur non seulement les « réserves » qu’une mine contient, soit ce qu’il est effectivement possible d’extraire, que les « ressources », c’est-à-dire tout ce qu’une mine contient et que l’on pourrait éventuellement exploiter.

Ainsi, à la bourse de Toronto, il est possible de valoriser une richesse avérée, mais également la ressource présumée ou espérée : une richesse plus grande que ce qui a été évalué par les géologues, en fonction des évolutions des techniques ou des coûts d’exploitation. La bourse de Toronto a ainsi longtemps été très spéculative, jusqu’au scandale Bre-X, une société canadienne qui a gonflé artificiellement les réserves espérées de ses mines d’or, avant de faire faillite, faisant perdre 4,7 milliards d’euros à ses actionnaires en 1997.

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Les dessous de la mondialisation : Mongolie, le souffle de la mondialisation

La Mongolie est en train de vivre un moment historique : ancienne république soviétique, cette jeune démocratie coincée entre la Russie et la Chine s’éveille sur un tas d’or, d’uranium, de charbon et de cuivre.

L’extraction minière entraîne une croissance à deux chiffres, fait la fortune de nouveaux millionnaires mongols à l’image des frères Dagvadorj et attire les investisseurs du monde entier.

Réalisé par Isabelle Vayron de la Moureyre (2013)

1940, l’or de la france a disparu

Pendant toute la durée de la guerre, mises à l’abri hors de l’Hexagone, les réserves d’or détenues par la Banque de France échappent à l’Allemagne et aux Alliés. Les 2500 tonnes de lingots et de pièces entreposées au siège, le deuxième plus gros stock mondial, constituent alors un patrimoine très convoité.

Dès leur entrée dans Paris, les officiers du Reich tentent de s’en emparer. Une course contre la montre s’engage alors pour faire sortir le trésor de la métropole. En l’espace d’un mois, 300 camions prennent la route. La marine prend le relais. A la fin de la guerre, seulement 395 kilos d’or manqueront à l’appel. Retour sur cette incroyable épopée.

Canada : “Trou Story”

(Texte introductif rédigé par Cathare, l’un de nos lecteurs, qui nous a également signalé l’existence de ce documentaire, merci à lui ainsi qu’à Richelsdorfite)

L’industrie minière et le Canada possèdent une histoire commune où l’exploitation des ressources minérales a marqué d’une très forte empreinte certaines régions en raison d’enjeux importants qui allaient parfois bien au-delà des frontières du pays.

La première partie du film est dédiée à l’histoire des compagnies minières, leur importance économiques primordiale et leur liens très intimes avec les gouvernements successifs. Il s’agit également de rendre hommage aux pionniers, à l’importante main d’œuvre qui afflua du pays comme ailleurs et aux luttes syndicales qui s’échelonneront sur plusieurs générations de travailleurs.

Les auteurs de ce documentaire souhaitent illustrer l’émergence et le développement de l’une de ces régions par l’étude du territoire qui chevauche le nord-est Ontarien et le nord-ouest Québécois, reconnu comme ayant un sous-sol parmi les mieux dotés au monde en or, nickel, cuivre, etc.

La suite du film tente de dresser le portrait actuel de cette industrie qui tient une place toujours aussi prépondérante sur le plan économique, particulièrement en région. En est-il de même politiquement ? Quel impact sur l’environnement mais aussi sur le citoyen et les communauté ?

Richard Desjardins et Robert Monderie partagent leur vision a travers un documentaire engagé mais qui possède l’immense mérite d’aborder un sujet méconnu du grand public.

Inflation et déflation coexistent désormais

Par Myret Zaki

Suivant les opinions, vous trouverez ceux qui vous diront qu’on évolue dans un environnement d’hyperinflation rampante. Ou ceux qui vous assureront qu’au contraire, on est en déflation, seul danger qu’ils identifient dans un monde qui serait devenu «zéro inflation». Ce que peu vous diront, c’est que nous avons aujourd’hui une inflation et une déflation qui coexistent dans les économies développées.

Janus (pas le nôtre, mais le dieu grec)

Là où se cache l’inflation

L’inflation se cache dans les marchés financiers. La déflation se loge dans l’économie réelle. Configuration déplaisante, mais aisément démontrable.

Depuis que les banques centrales ont recouru à leurs outils non conventionnels pour injecter des liquidités illimitées dans les marchés, ce phénomène inédit de l’inflation financière couplé à la déflation économique s’est installé, sans que les théories économiques conventionnelles ne parviennent à l’identifier.

Ce qui a enfanté cette situation, ce sont les remèdes choisis pour sortir de la crise de 2008 : aux Etats-Unis, l’assouplissement monétaire de la Réserve fédérale (Fed), au départ destiné à relancer l’économie réelle, a prouvé qu’il n’avait d’influence que sur les marchés financiers.

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La crise est-elle surmontée… et les esprits critiques contredits ?

Par Eberhard Hamer

Vous savez quoi ? J’suis heureux ! (paroles de Droopy, personnage des célèbres dessins animés de Tex Avery)

Lorsque l’auteur publia en 2002 son livre intitulé «Was passiert, wenn der Crash kommt ?» [Que se passera-t-il quand la crise surviendra ?] à la suite d’une réflexion sur les conséquences d’une grande crise économique, il fut abreuvé de reproches de la part des banquiers, des politiciens, de la presse dominante et même des collègues professeurs qui estimaient qu’une telle pensée était «incongrue», «dépassée», le fruit d’un «ignorant dépassé par la réalité».

Mais lorsqu’en 2008, la crise mondiale se déclara, tout le monde prétendit l’avoir vue venir et quelques-uns ne se gênèrent pas de copier des passages du livre de l’auteur pour être au moins «à la page».
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Aldo Sterone à propos de l’or

L’Or des Fous – Investir sur l’Or ? Démonstration

Le Standard Or

Je prétends que le standard or n’est pas viable dans un contexte d’une économie basée sur la corruption et le vol à ciel ouvert. Le dollar était basé sur le standard or et ça n’a pas empêché la Fed d’en imprimer des tonnes puis lâcher le standard.

Inde : Le pays pourrait vendre l’or des temples pour freiner la chute de sa monnaie

Face à la chute de la roupie, la monnaie indienne, des voix demandent que l’or détenu par des temples soit transformé en lingots et vendu à des particuliers.

Depuis le début de l’année, la roupie indienne a perdu près d’un quart de sa valeur. Couplée à une inflation dépassant les 5%, cette situation a aiguisé la fièvre de l’or des Indiens cherchant à protéger leurs économies.

Pour contenir la dépréciation de la monnaie nationale, la banque centrale indienne a imposé des limitations sur l’importation d’or, en partie responsable de la chute de la roupie. Les achats d’or à l’étranger représentent en effet 61% du déficit courant indien en 2013.

Vendre les trésors des temples
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La finance dérégulée nous condamne aux krachs

Pour l’économiste André Orléan, dans un univers boursier par essence spéculatif, la transparence ne sert à rien. Le seul moyen d’éviter les crises à répétition engendrées par les bulles est de définanciariser l’économie.

Un bureau grand comme un mouchoir de poche, grignoté par des piles de dossiers et des rayonnages de livres. Et un pupitre pour tout meuble, surplombé d’une affiche au titre ironique : Manifeste des “sagesses boursières”… jamais respectées.

Justement, les folies financières et les bulles de marché, André Orléan, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, les scrute et les dissèque depuis longtemps à la façon d’un biologiste. Apparemment, pour l’auteur de L’Empire de la valeur (Seuil) et de De l’euphorie à la panique (Editions Rue d’Ulm), la série des krachs entamée depuis une douzaine d’années risque de se poursuivre.

Mouvements erratiques des actions, chute de l’or, recul des marchés émergents, bulle sur quelques obligations d’Etat… Cette situation d’extrême nervosité sur tous les marchés – et non pas quelques-uns – est-elle inédite dans l’histoire?

Non. Dans les situations de forte incertitude, les investisseurs se replient fréquemment sur les actifs réputés sans risque, quitte à les faire mécaniquement monter au-delà du raisonnable. Aujourd’hui, majoritairement, ce sont quelques emprunts d’Etat, en l’occurrence ceux émis par l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et dans une certaine mesure la France, qui profitent de ce flight to quality alimenté par le déluge de liquidités que les banquiers centraux déversent sur les marchés financiers.

Cette situation est fort risquée. Plus la période est troublée, plus les marchés réagissent de façon binaire, rejetant tous les titres à l’exception des plus sûrs.

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Contre la culture du mensonge, la culture de la France !

Par Aymeric Chauprade

Une nouvelle fois, après l’Irak, la Yougoslavie et la Libye, l’Occident a recours au mensonge le plus grossier qui puisse être : l’accusation d’usage d’armes de destruction massive.

La vérité est que le régime syrien est en train de gagner la bataille contre les terroristes islamistes et qu’il n’a pas besoin d’armes chimiques pour cela. Fort du soutien de l’Iran, du Hezbollah libanais et de la Russie (soutien politique sans failles), il est en train d’écraser son opposition islamiste, minoritaire dans le pays (bien que les sunnites soient majoritaires) et cela face à une rébellion islamiste internationale qui n’a plus d’autre issue que de tenter d’impliquer la France, le Royaume-Uni et les États-Unis dans la guerre.

Il faut dénoncer avec la plus grande fermeté ce mensonge de la rébellion islamiste et son soutien par le gouvernement français, soutien qui s’apparente autant à une trahison des intérêts de la France qu’à un crime contre la paix internationale.

Plus que jamais, il devient urgent de libérer la France des forces hostiles qui se sont installées au sommet de l’État, alors même que l’immense majorité de ceux qui servent cet État, dans les échelons subalternes, sont restés loyaux à la France et au Bien commun des Français.

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La Réserve Fédérale des États-Unis empêche l’Allemagne de rapatrier son or

Les États-Unis refusent de rendre l’or que l’Allemagne a mis à l’abri dans la Réserve Fédérale des USA et ont, par ailleurs, empêché les représentants allemands de visiter les coffres de la Banque Centrale de ce pays pour vérifier l’état des tonnes d’or entreposées.

L’entrée de l’immeuble de la Réserve Fédérale de New York

La méfiance par rapport au dollar pourrait s’intensifier après que la Bundesbank allemande ait demandé le rapatriement de son or entreposé dans la Réserve Fédérale des États-Unis, mais que Washington ait refusé d’y procéder avant 2020.

L’agence d’information russe, RT, a révélé que les représentants allemands se sont vus refuser l’autorisation de visiter les coffres de la Banque Centrale des États-Unis.
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Bitcoin: l’Allemagne lui donne le statut de monnaie officielle

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans les milieux alternatifs. Le Bitcoin, la monnaie 100% virtuelle, vient de se voir décerner la reconnaissance officielle par le gouvernement allemand. Grâce à ce nouveau statut de “monnaie privée”, elle pourra être utilisée en toute légalité dans le cadre des “échanges multilatéraux”. La Grèce va-t-elle recevoir sa prochaine tranche d’aide en bitcoins au lieu d’euros? Pas si sûr…

Le Bitcoin est une monnaie électronique, célèbre dans la communauté “geek” et des défenseurs des libertés. C’est depuis la hausse massive de sa valeur, qu’elle s’est retrouvée sous les projecteurs de l’économie internationale. Mais ne cherchez pas un soudain élan de souplesse des argentiers allemands. L’existence juridique du Bitcoin permettra surtout à l’administration fiscale de récupérer sa part du gâteau. Eh oui, jusqu’à présent les transactions effectuées avec cette monnaie échappaient à l’impôt.

Ainsi, les gains issus d’une vente en bitcoins seront ponctionnés de 25% sur les bénéfices. Au bout d’un an, en revanche, il y aura exonération, indique le Frankfurter Allgemeine. Cela fonctionnera exactement comme la taxation sur les plus-values immobilière. Concernant les entreprises, elles devront intégrer un taux de TVA dans toutes leurs transactions en bitcoins. Du coup, cette monnaie alternative chère aux hackers va perdre un peu de son caractère rebelle…

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Le mythe de l’Eldorado

Retour sur le mythe de l’Eldorado qui est entré au fil des siècles dans l’imaginaire collectif. Cette croyance a été renforcée par les récits nombreux des conquistadors suite à leurs rencontres avec les indiens Chibchas, dans la région de Bogota.

Impressionnés par les quantités d’or au fond d’un lac, les Espagnols ont longtemps cru à la présence d’une importante mine d’or. Mais après l’analyse du fameux radeau d’or aux rayons X et des études anthropologiques des Chibchas, le mythe est brisé.

Pour ce peuple, l’or était échangé avec une tribu voisine contre leur production de sel. Il était ensuite réservé aux cérémonies religieuses et sans valeur commerciale.

Or, Titanic et canot de sauvetage – Pourquoi il est important de détenir de l’or aujourd’hui

Cette courte animation explique pourquoi il est important de détenir de l’or physique dans le contexte économique actuel et pourquoi le prix actuel de l’or ne reflète pas la vraie valeur de l’or. Pour simplifier l’explication nous faisons un parallèle avec le naufrage du Titanic.

L’économie est-elle une science exacte ? [Archive]

Par Oskar Morgenstern (avril 2000)

L’économie jouit d’une situation particulière parmi les sciences: ses résultats sont quotidiennement utilisés dans l’action politique. Cette situation ne favorise pas toujours l’examen critique des mesures et des théories. Plutôt que d’examiner s’il est possible de donner un contenu expérimental et mesurable aux concepts de la science économique, les économistes – en France tout spécialement- se sont longtemps enfermés dans des débats entre « littéraires » et « scientifiques ».

Ces querelles reflètent des conflits entre personnalités de formation différente. Elles n’apportent aucun élément de solution à la question : “L’économie est-elle une science expérimentale ?” Oskar Morgenstern, fondateur avec Von Neumann de la théorie des jeux, tente ici de répondre avec impartialité. S’il critique les économètres, ce n’est pas faute de connaitre leurs thèses; s’il juge les faits sociaux difficilement mesurables, ce n’est, pas faute de s’être penché sur le problème. L’économie est une science, mais l’incertitude y joue un rôle fondamental, qu’il est vain de dissimuler.

Lorsqu’on entreprit pour la première fois de recenser la population de la France, Laplace se rendit compte aussitôt qu’on n’arriverait jamais à dénombrer sans aucune erreur la totalité des habitants. Il demanda par conséquent que l’on calcule l’erreur probable et qu’on la fasse figurer dans le recensement publié. L’éminent mathématicien, qui apporta une contribution si décisive à la théorie de la probabilité, trouvait donc naturel, et même indispensable, pareille exigence de précision.

Mais rien ne fut fait en ce sens, et même de nos jours, il n’y a pratiquement aucun pays au monde où la publication de données sociales et économiques s’accompagne de considérations sur l’erreur probable. On se contente, d’une façon ou d’une autre, de -présumer qu’il n’y a pas d’erreur, bien qu’il soit facile à n’importe qui de constater que les erreurs abondent partout et qu’elles différent énormément d’une statistique à l’autre; pourtant, il serait éminemment désirable de connaître exactement, l’importance de ces erreurs.

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Ce roi africain qui surpasse Bill Gates

L’homme le plus riche de tous les temps régnait au XIVe siècle sur les actuels Mali et Ghana. Il possédait l’équivalent de 375 milliards [de francs suisses, soit 304 milliards d'euros], selon un classement établi par Celebrity Networth.

Kanga Moussa (en bas à droite, cliquez sur l’image pour l’agrandir) représenté par l’Atlas Catalan d’Abraham Cresques, vers 1375

Oublions les Bill Gates et autre Warren Buffett. L’homme le plus riche de tous les temps n’était ni un contemporain, ni un Américain, ni même un Européen. Au contraire, il vivait en Afrique il y a sept cents ans. Selon le site Celebrity Networth qui a établi un classement des 25  hommes les plus aisés de l’histoire, la palme revient à Kanga Moussa.

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