LEAP : l’imminente plongée en récession de la planète

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mai 2013

Malgré une sensation de calme relatif relayée à la fois par les médias et par des marchés financiers américains et japonais volant de records en records, l’économie mondiale ralentit sérieusement et une récession généralisée se profile.

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Chili : Pour tout l’or des Andes

Sous les glaciers chiliens de la cordillère des Andes, se trouve la plus importante réserve d’or au monde, objet d’un conflit sans merci qui oppose la plus grande multinationale d’exploitation d’or, la Barrick Gold, aux Indiens de la vallée.

L’extraction nécessitant le recours à l’eau en grandes quantités et le rejet de nombreuses matières toxiques (cyanure, mercure, etc.), la population locale est effrayée et lutte contre la vulgate libérale séculaire, qui dit que toute exploitation d’une ressource minière profite à l’ensemble de la population du pays.

Les agriculteurs craignent de voir leur principale ressource polluée, leur village détruit par le tarissement de la source. Du coup, le spectre de l’exil, qu’ont connu de nombreux villages alentour, se profile.

Face au désastre écologique et humain à venir, Carmen Castillo nous amène à la rencontre des acteurs de ce drame et nous interroge.

Va-t-on bientôt utiliser du sucre pour extraire l’or ?

Une équipe de chercheurs a découvert qu’un dérivé de l’amidon permettait d’extraire l’or du minerai brut. Une méthode bien moins coûteuse et bien plus écologique que celles utilisées actuellement avec un poison violent, le cyanure.

Du sucre suffirait-il à extraire l’or du minerai brut? Le tout pour une bouchée de pain et sans risque de polluer l’environnement ? C’est en tout cas ce que pensent des chercheurs qui rapportent avoir découvert par hasard ces propriétés inattendues d’un dérivé de l’amidon. Alors qu’actuellement, les procédés les plus couramment utilisés par l’industrie minière pour extraire l’or impliquent du cyanure, un poison violent.

Ce poison rend soluble le métal précieux et le liquide obtenu est alors filtré pour récupérer l’or. Ce processus est à l’origine de plus de 80% de l’or produit dans le monde. Mais l’usage du cyanure est particulièrement dangereux, avec d’importants risques en cas de fuite, tant pour l’environnement que pour les ouvriers travaillant dans les mines. Dans le nord du Japon en février dernier, une usine métallurgique avait ainsi laissé s’échapper cinq tonnes de déchets contenant du cyanure de sodium, de quoi tuer 125.000 personnes.

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Inde : La chute de l’or met le pays en ébullition

S’il y a un pays où la chute de l’or suscite bien des réactions, c’est l’Inde. Le métal jaune demeure le placement de prédilection des Indiens, ce qui fait du pays le plus gros acheteur de la planète. Compte tenu de la place de l’or dans les portefeuilles - mais aussi dans la psychologie - des Indiens, un repli brutal des cours entraîne des conséquences variées et parfois inattendues.

La première d’entre elles, bien sûr, c’est un appauvrissement des Indiens qui ont placé tout ou partie de leur épargne en or. Globalement, le broker CLSA estime que les ménages indiens possèdent 20.000 tonnes d’or valant 845 milliards d’euros (en décembre dernier), ce qui correspondrait à 18 % de leurs avoirs. La baisse des cours d’environ 20 % observée depuis le dernier pic se traduirait donc par un effet d’appauvrissement de l’ordre de 4 % de leurs actifs.

Les familles voient dans la baisse des cours l’occasion d’achats à bon compte. Les prêteurs sur gages s’inquiètent.

Leurs réactions risquent cependant d’être très différentes selon que l’on ait affaire à des épargnants traditionnels qui placent leurs économies plutôt modestes en or (souvent sous forme de bijoux) faute d’autre possibilité et qui en achètent quoi qu’il arrive pour les mariages et les fêtes religieuses ; ou à des investisseurs qui voient dans le métal jaune un instrument de spéculation et de couverture contre l’inflation.
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Grèce : La “stratégie du choc” appliquée

Selon l’auteur Naomi Klein, l’utilisation systémique du choc et de la peur par les élites au pouvoir pour ébranler les communautés vulnérables est très évidente dans la Grèce d’aujourd’hui. De la montée du racisme à la vente du pétrole et des ressources en gaz naturel du pays, beaucoup de ce qui va façonner le futur immédiat de la Grèce sont des conséquences prévisibles de la politique d’austérité.

Naomi Klein est l’auteur du controversé best-seller du New-York Times “La Doctrine du Choc” (ou la stratégie du choc), auquel on a décerné la qualification de « récit majeur de notre temps ». Le livre explique que les intérêts commerciaux et les grandes puissances exploitent le choc, qu’il soit sous la forme d’un désastre naturel, d’un problème économique ou des turbulences politiques, comme une opportunité de restructurer de manière agressive les économies des pays vulnérables.

Dans un entretien avec EnetEnglish, elle avance le fait que parce que les politiques ultra-capitalistes sont désagréables à la majorité des citoyens, on ne peut pas les mettre en place sans un choc, allant de l’hypermédiatisation d’un fait divers à la torture policière qui écrase la résistance populaire.

Comment les événements en Grèce se rapprochent de vos arguments dans la stratégie du choc ?
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La baisse des prix des matières premières est à double tranchant pour l’économie

Certaines entreprises, voire des économies entières, souffrent déjà de la baisse des prix des matières premières. Mais la chute des cours des produits de base n’a pas que des inconvénients.

De nombreuses matières premières ont vu leur prix baisser depuis le début de l’année. La crise en Europe et, depuis quelques mois, un ralentissement de l’activité en Chine, ont freiné la demande, alors même que l’offre de denrées de base est en augmentation cette année, que ce soit à la sortie des puits de pétrole et de gaz, dans les mines de cuivre, de fer ou de zinc, les champs de canne à sucre ou les plantations de café.

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Les manipulations des banquiers sur les cours de l’or et de l’argent physique.

Qu’est ce que la COMEX ?
COMEX est l’abréviation de New York Commodities Exchange : il s’agit d’une des principales bourses de métaux précieux au monde (avec la LBMA, London Bullion Market, notamment), c’est donc ici que sont fixés les cours de l’or et de l’argent.

C’est un haut lieu de la spéculation et de la manipulation sur les cours des métaux précieux. Les traders y misent sur la hausse ou la baisse des métaux (principalement l’or et l’argent) sur un, deux ou trois mois : c’est ce qu’on appelle des contrats à terme (ou futures contract en anglais). Au terme du contrat (l’échéance), les acheteurs ont deux possibilités : soit se faire livrer leur plus-values en physique (sous forme de lingots pour l’or par exemple) soit en cash, directement en dollars.

Inde : La banque centrale prévoit de mettre l’or des ménages à contribution

La banque centrale Indienne a pour objectif de mobiliser l’or paresseux des ménages. Elle considère aujourd’hui des méthodes moins directes que l’augmentation des taxes sur les importations d’or pour réduire son déficit de compte courant.

Puisque les importations d’or contribuent énormément au déficit du compte courant de l’Inde, un comité a été nommé par la banque centrale du pays en vue d’étudier des solutions alternatives.

Anand Sinha, sous-gouverneur de la banque de réserve Indienne, expliquait récemment que la banque considère actuellement l’instauration d’instruments financiers capables d’imiter les retours offerts par l’or.

“Les importations d’or sont responsables d’une part substantielle de notre déficit de compte courant. Nous sommes désormais à la recherche des meilleures solutions qui pourraient nous aider à faire face à ce problème. Les importations ne sont qu’un aspect de notre étude, l’autre aspect étant que l’or des ménages puisse être mis à contribution pour satisfaire la demande grâce à la création d’instruments financiers capables d’imiter les retours offerts par l’or.”

L’idée, dit-il, est de rendre productif l’or des ménages.
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LEAP : La guerre est déclarée entre le monde économico-politique et la sphère financiaro-bancaire

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 avril 2013

Commentaire de dernière minute !

Depuis le bouclage du contenu de ce numéro [...] avant-hier soir, notre équipe observe de près l’inhabituelle coïncidence de l’effondrement de tous les indicateurs : bourses européennes, américaines et asiatiques, matières premières… et même et surtout or. Nous n’avons malheureusement pas le temps de nous étendre sur ce phénomène. Nous l’interprétons de toutes manières dans la droite ligne de tout ce que nous décrivons dans le présent numéro.

Mais là où ce numéro décrit les choses encore assez calmement, comme encore à venir, nous nous demandons si ces prémisses ne sont pas celles de l’effondrement que nous anticipions pour la période de mars à juin 2013. L’austérité occidentale (séquestre américain + cure d’austérité européenne) dont la croissance chinoise finit par se ressentir avec ces mauvais chiffres annoncés aujourd’hui provoque un effondrement du prix des matières premières et des bourses qui entraîne une chute des actifs bancaires, obligeant les banques à liquider en urgence leurs positions pour obtenir des liquidités.

L’or-papier est bradé et se retrouve menant la danse. Le phénomène est d’autant plus remarquable que, si nous étions dans un processus spéculatif normal, les baisses d’un marché profiteraient à un autre. Nous sommes peut-être au début d’un mouvement de panique dans lequel toutes les positions spéculatives sont abandonnées. Si un effondrement du type de celui de 2008 est bien en train de se mettre en place, la question est : d’où viendront les milliers de milliards qui ont rattrapé in-extremis le système financier en 2009 ?

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Nicolas Doze sur la baisse soudaine de l’or

Nicolas Doze vous propose dans sa chronique éco quotidienne une analyse sur la baisse du prix de l’or. Sa valeur a perdu plus de 100 dollars en 24 heures, passant sous le cap de 1.500 dollars l’once.

Selon Nicolas Doze, cette baisse est due aux spéculations très courantes sur ce marché. Beaucoup de possesseur d’or avaient des ordres de ventes au-dessus d’un certain seuil. En se délestant du métal précieux son prix a naturellement diminué. Cette tendance n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, le fait de se désengager de l’or indique qu’il y a de la confiance dans l’avenir de la part des investisseurs.

bfmtv.com

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L’or l’histoire d’une obsession (Rediff.)

Cette série sur l’or comprend 3 volets. Le premier volet traite de la fascination des grandes civilisations antiques, notamment des Romains, pour l’or.  Le deuxième volet (Une monnaie pour le monde) raconte comment les Arabes et les Européens se sont réparti la maîtrise du commerce de l’or et l’exploration de nouveaux territoires afin de découvrir d’autres gisements. Le troisième volet (Une ruée incontrôlable) s’intéresse au développement de l’or en tant que monnaie d’échange international, facteur de prospérité et de stabilité économique, et souligne les enjeux modernes inhérents à la maîtrise de l’or.

Partie 1 : Une fascination antique

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Radio Courtoisie : L’or, l’argent et les monnaies papier dans la crise actuelle

Mercredi 03 avril 2013 à midi, Emmanuel Ratier dans son Libre Journal de la résistance française sur Radio Courtoisie, recevait Benjamin Dormann (“Ils ont acheté la presse“) et Jean-Yves Le Gallou (“La tyrannie médiatique“) sur le thème des médias. La seconde partie de l’émission fut consacrée à une rencontre avec Michel Prieur, numismate, directeur de la Compagnie Générale de Bourse au sujet de la crise de l’euro de l’avenir de l’or et de l’argent.

Partie 1 :

Partie 2:
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États-Unis : Le Texas veut rapatrier son or de la FED

C’est certainement l’une des plus intéressantes histoires qu’on a pu lire au sujet du métal jaune depuis longtemps. Le républicain texan Giovanni Capriglione serait en train de travailler sur une proposition de loi qui viserait à rapatrier l’or du Texas, qui est actuellement dans les locaux de la Réserve Fédérale à New York, afin qu’il soit stocké quelque part au Texas.

La raison pour laquelle cette proposition de loi est surprenante est que l’or est habituellement échangé internationalement sans que les acheteurs ou les vendeurs ne possèdent physiquement le métal précieux. Seuls quelques pays, comme par exemple la Chine, la Russie ou encore l’Iran détiennent tout leur or à l’intérieur de leurs frontières. Les autres pays achètent l’or mais ne détiennent qu’un certificat qui stipule qu’ils en possèdent à Londres ou à New York. En d’autres termes, ils ne possèdent pas de lingots d’or dans les coffres forts de leur banque centrale nationale, ou alors en faible quantité.

L’objectif du républicain est de rapatrier jusqu’à 1 milliard de dollars de lingots d’or qui appartiennent à l’University of Texas Investment Management Co. Soulignant que l’or est une valeur refuge, il considère, comme il l’a expliqué dans un récent article publié dans The Texas Tribune, que l’or doit donc être aussi proche physiquement que possible de l’entité détentrice. Il déclare que le Texas, dont certains parlementaires sont partisans de la sécession, sera en meilleure position vis à vis des investisseurs, notamment dans le cadre de la crise financière, s’il sait exactement où se trouve son or, que de dépendre de la bonne volonté de la FED.

Ron Paul, ardent critique de la banque centrale américaine, va évidemment aimer de tels propos!

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LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

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Myret Zaki : Les banques centrales fabriquent l’hyperspéculation et l’hyperinflation

J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Jacques Cheminade, homme politique français et fondateur du parti Solidarité et Progrès.

Nous avons évoqué la déconnexion entre les marchés boursiers euphoriques et le marasme économique ; la nécessité de séparation des banques d’affaires des banques de dépôt; le véritable rôle de Mario Draghi (président de la BCE) ; le marché de l’or et son importance aujourd’hui ; et le déséquilibre sans précédent entre les gains réalisés par les responsables de la crise (banques, fonds spéculatifs, finance de l’ombre, renfloués malgré leurs échecs) et les pertes réalisées, sous couvert d’austérité, par les populations occidentales, qui ne sont pourtant pas responsables de la crise, ni des chocs récessionnistes qu’elle a entraînés.

Bilan

Venezuela : Caracas rapatrie la quasi-totalité de son or placé à l’étranger (Rediff.)

(Article publié le 31 janvier 2012)

Le Venezuela a rapatrié son dernier convoi d’or déposé à l’étranger, un plan annoncé en août 2012 par le président Hugo Chavez qui souhaitait notamment protéger des réserves estimées à 9 milliards de dollars des turbulences financières en Europe et aux États-Unis.

C’est la dernière phase de ce plan qui s’est déroulé de la Banque centrale du Venezuela (BCV), Nelson Merentes, lors de la réception du convoi à l’aéroport international de Caracas, selon des images retransmises par la chaîne de télévision officielle VTV.

Le Venezuela maintenait 211,35 tonnes d’or principalement dans des banques européennes, d’une valeur totale de 11 milliards de dollars, dont il a rapatrié la majeure partie en 3 convois. Plus de 80% de ces stocks étaient déposés au Royaume uni, principalement dans les coffres de la Bank of England.

C’est un acte de prudence financière, et aussi de souveraineté de détenir l’or ici comme nous l’avions toujours fait, a déclaré M. Merentes, rappelant qu’une bonne partie de ces réserves avait été déposée à l’étranger entre 1986 et 1992.
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Même manipulé, l’or ne peut que monter

L’or repasse sous les 1700 dollars l’once, en baisse de quelque 13% par rapport à ses sommets de 2011. Certains y voient la fin de la bulle de l’or, croyant à un durable retour des investisseurs aux actions.. Ils se trompent.

Que sont ces corrections épisodiques de quelques pour-cent que connaît l’or, au regard de son appréciation de près de 600% sur 15 ans ? Rien de significatif, car la tendance restera haussière; ces déclins doivent être vus comme des opportunités d’achat.

Bilan.ch

Gagner la guerre des changes, c’est mourir

Par Myret Zaki

Face à la guerre des monnaies qui fait rage, et dans laquelle le dollar, le yen et la livre sterling se distinguent par les dévaluations les plus agressives, les monnaies qui ne chutent pas à la même vitesse, comme l’euro, sont qualifiées de «dindons de la farce». Ainsi va le raisonnement : si l’Europe n’emboîte pas le mouvement et s’accroche à son «orthodoxie monétaire», elle sera la grande «perdante».

Ce raisonnement erroné et parfaitement inepte s’est répandu comme un feu de paille, laissant croire que les plus malins, ceux qui parviendront à sortir intelligemment leurs économies de la récession, sont ceux qui auront le plus massacré la valeur de leur monnaie, sans nul besoin de procéder à d’autres réformes.

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Crise du Mali, troisième partie : Les intérêts pétroliers

par Aymeric Chauprade

Le Mali possède 5 bassins sédimentaires dont le potentiel pétrolifère est avéré :

  • bassin de Taoudenni (au nord et vers la frontière mauritanienne) : 600 000 km2 pour le seul Mali mais 1,5 million de km2 partagés entre Mali, Algérie, Mauritanie, Niger. Schites riches en matière organique. Il serait comparable au bassin d’Illizi en Algérie.
  • le fossé (ou graben) de Gao : 15 000 km2, un seul puit à l’heure actuelle.
  • les bassins contigus de Iullemeden et Tasmena (à l’Est et frontaliers avec le Niger), 80 000 km2, deux puits à l’heure actuelle ; comparable au bassin de Doba au Tchad ou aux bassins d’affaissement paléozoïque d’Algérie.
  • fossé de Nara au centre, près de Mopti, également comparable au bassin Crétacé de Doba au Tchad soit aux bassins d’affaissement paléozoïque d’Algérie.

L’AUREP, l’Autorité pour la Recherche pétrolière au Mali soutient que le sous-sol du pays est très potentiel pour le gaz et le pétrole et le directeur Afrique du Nord de Total, Jean-François Arrighi de Casanova va dans ce sens quand il parle lui de “nouvel eldorado pétrolier” à propos de la zone Mauritanie/Mali/Niger.

Cependant, à ce jour, le Mali compte encore un faible nombre de puits et son sous-sol reste sous-exploité.

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