Le «bazooka» de la BCE qui secoue l’Allemagne

Il y a trois ans, c’étaient la Grèce en quasi-faillite et la solidarité dont il fallait, ou non, faire preuve à son égard qui divisaient l’Allemagne. Aujourd’hui, c’est la Banque centrale européenne (BCE), qui est devenue « le » sujet de discorde outre-Rhin. Et, encore une fois, c’est de solidarité qu’il s’agit. D’une certaine façon.

Des militants de l’AfD (libéraux, anti-euro)

C’est en effet sur la politique, dite « non orthodoxe », de soutien aux pays de la zone euro en crise, affichée par l’institution de Francfort – et tout particulièrement son plan de rachat de dettes publiques, dit « OMT », annoncé à l’été 2012 et détaillé à l’automne de la même année – que se cristallisent désormais les tensions.

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SONDAGE. Syrie : 64% des Français sont contre une intervention française

C’est un non franc et massif.

Selon un sondage réalisé par l’institut BVA pour i > télé – CQFD – « le Parisien » et « Aujourd’hui en », les Français sont très majoritairement hostiles à une participation de notre pays à une intervention militaire (64 %) contre le régime de Bachar al-Assad.

Dans le détail, ils redoutent que cette intervention fasse basculer la Syrie vers un régime islamiste (37 %), qu’elle embrase la région (35 %) et qu’au final elle ne change rien à la situation des habitants au quotidien (22 %).

Autres préoccupations : le manque de preuves claires de l’implication du pouvoir dans l’utilisation des gaz chimiques (17 %) ou encore le risque d’attentats, de représailles du régime et de ses alliés contre les intérêts français (18 %).

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France : Le moral des ménages chute en mai

Un vent de pessimisme souffle sur la France et balaye le moral des ménages. Selon l’ Insee, l’indicateur qui synthétise la confiance des ménages, il s’établit à 79 points en mai, soit un recul de 4 points par rapport à avril dernier. Il s’agit de son minimum historique précédemment atteint en juillet 2008.

La moyenne de cet indicateur entre janvier 1987 et décembre 2012 est de 100 points.

D’autres chiffres en chute libre
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Mouvement de masse et guerre de l’information

Par Christian Harbulot, Directeur de l’Ecole de Guerre Economique

Le mouvement contre le mariage pour tous a réactualisé une problématique qui était considérée comme obsolète depuis la disparition progressive des vagues d’agitation gauchistes dont le point culminant fut les événements de mai 1968. Plusieurs enseignements sont à tirer dès maintenant de cette nouvelle phase de relance de pratiques subversives, initiées cette fois-ci par des forces de la société civile majoritairement positionnées à droite de l’échiquier politique.

Les événements actuels sont dominés par deux modes d’action très imbriquées : la manifestation de rue et l’activisme des réseaux sociaux sur Internet. Il nous a semblé intéressant de rapprocher ces deux notions dans le décryptage des événements liés au mouvement contre le mariage pour tous. Jusqu’à présent, la combinaison de ces deux modes d’action était très factuelle et ne débouchait pas sur une dynamique durable d’ampleur nationale, voire internationale.

C’est la première fois dans la jeune histoire de la société de l’information que l’expression publique dans la rue est articulée avec autant d’efficacité et d’efficience que l’usage offensif d’Internet par le biais des réseaux sociaux.

L’imbrication du mouvement de masse dans la toile

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Merkel : « L’Allemagne a besoin de l’Europe »

Lors de ses voeux pour 2011, la chancelière allemande a réaffirmé son soutien à l’euro, alors que l’opinion publique est très partagée face à la monnaie unique.

L’Allemagne a besoin de l’Europe et de l’euro, «fondement de notre prospérité», a déclaré la chancelière Angela Merkel lors de ses voeux pour 2011, alors que les Allemands semblent douter de cette monnaie. «L’Europe se trouve ces mois-ci au milieu d’une épreuve cruciale. Nous devons renforcer l’euro. Il ne s’agit pas seulement de notre argent. L’euro est bien plus qu’une devise», a déclaré Mme Merkel dans son message télévisé dont la chancellerie a diffusé le texte à l’avance.

«Nous Européens, nous sommes unis pour notre plus grand bien. L’Europe unie est la garante de notre paix et de notre liberté. L’euro est la base de notre prospérité», explique la chancelière. «L’Allemagne a besoin de l’Europe et de la monnaie unique. Pour notre propre bien-être comme pour remplir nos devoirs à l’échelle mondiale», poursuit Mme Merkel.

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Dix-huit mois décisifs

Par Jacques Sapir

La suspension, probablement temporaire, du mouvement social qui s’est manifesté à travers l’opposition au projet de réforme des retraites du gouvernement, ouvre ce que l’on peut appeler la « grande » année électorale. Désormais, il est clair que tous les acteurs vont avoir les yeux rivés sur les échéances de 2012.

Cela ne signifie pas que tout se réduise à cette forme de lutte politique. Cependant, pour tenter de prolonger le mouvement social dans ce nouveau contexte, il faut tirer les leçons de ce que nous venons de vivre depuis septembre, et se projeter au-delà.

Une victoire tactique et une défaite stratégique

La première leçon est, incontestablement, que si le gouvernement a remporté une victoire tactique contre le mouvement social, il l’a payée d’un prix exorbitant. Cette victoire pourrait se transformer en une défaite stratégique.

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Les banlieues masquent les vraies fractures françaises

Addendum vidéo (Merci à Waza80)

Marc Voinchet reçoit Christophe Guilluy, géographe, auteur de « Fractures françaises ». France Culture – Les Matins – 27.10.2010

Quinze ans après le fameux slogan de campagne de Jacques Chirac sur la « fracture sociale », où en sont les inégalités ? Le constat du géographe Christophe Guilluy dénonce l’incapacité de nos dirigeants à pallier les inégalités territoriales.

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Il y a 15 ans maintenant, Jacques Chirac emportait l’élection présidentielle grâce à une intuition que résumait non pas son indigeste premier slogan « manger des pommes » mais le second, ô combien plus politique, dénonçant la « fracture sociale ».

Pour Christophe Guilluy, rien n’a vraiment changé en 15 ans. Au contraire, d’évitement en évitement, les cassures se sont approfondies, diffusées, multipliées, comme un cancer mal soigné se métastase.

Avec « Fractures françaises », son dernier essai, dont on peut lire quelques extraits ci-dessous, le géographe dresse un constat alarmiste sur la situation des couches populaires après 20 ans de mondialisation à marche forcée. Cette fois-ci, ce sera sans cartes, mais avec en appui un sérieux paquet de statistiques.

Car il s’agit ni plus ni moins pour ce chercheur que de dénoncer l’incroyable cécité des politiques publiques, à comprendre, apprécier, mesurer les inégalités territoriales qui se sont maintenant enkystées dans ce «vieux pays». Derrière ces territoires, ce sont évidemment des populations.

Alors que les dynamiques de mondialisation, de « métropolisation », et d’émergence du multiculturalisme à l’œuvre depuis deux voire trois décennies ont ébranlé le « principe d’égalité sociale ». Les réponses apportées ont à chaque fois tapé à coté de l’objectif, mainte fois répété, rarement atteint, de maintien des principes républicains.

La banlieue occulte tous les autres territoires

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Si l’Islande refuse de banquer…

[N.B. : Le premier et le dernier de ces trois articles sont antérieurs au référendum par lequel les Islandais se sont massivement prononcés contre le remboursement, par leur pays, de la dette "Icesave". La rédaction de Fortune]

I – Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? C’est la question à laquelle doit répondre le pays lors du référendum du 6 mars. Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

“On va faire comme les paysans français !” avait promis l’un des activistes. Las ! le camion de fumier qui devait être déchargé devant le siège de l’Islandsbanki, sur le front de mer de Reykjavik, n’est pas arrivé à temps. Les protestataires en sont réduits à klaxonner bruyamment sur le parking, sous une bourrasque de vent glacé. “Nous voulons dire haut et fort notre refus de payer, nous simples citoyens, pour les fautes commises par les “banksters”", explique Svein, vendeur de voitures et l’un des organisateurs de la manifestation.

Des traites mensuelles multipliées par sept

Bankster, cette contraction des mots anglais banker (banquier) et gangster, s’impose dans le débat public depuis quinze mois. Précisément, depuis octobre 2008, date de l’implosion du système financier, sous l’effet d’une hyperspéculation incontrôlée. A l’automne 2008, l’Etat doit nationaliser en catastrophe les trois banques principales de l’île, récupérer les dettes et gérer l’explosion du coût du crédit qui frappe les ménages.

Mais, quinze mois après, comment payer la note ? Les contribuables islandais, normalement placides, refusent que leurs impôts, garantie d’un Etat providence généreux, épongent le passif creusé par les agissements troubles de financiers et hommes d’affaires. C’est tout un peuple qui se révolte contre des banquiers qui jurent qu’ils ne savaient rien de la catastrophe annoncée.

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Vers la fin du clivage gauche-droite

Par Laurent Pinsolle

C’est un sondage passionnant que le Cevipof a fait réaliser par la Sofres. Il mesure l’opinion des Français à l’égard des institutions politiques et économiques. Il recèle de nombreuses pépites qui montrent que les ingrédients pour un big bang politique semblent se rassembler.

Un rejet très fort des élites

En effet, si 69% des Français font confiance à leur conseil municipal et 65% à leur conseil général ou régional, 55% ne font pas confiance à l’Union Européenne, 64% à l’Assemblée Nationale, 65% à la présidence de la République et 68% à l’égard du gouvernement.

En clair, deux tiers des Français ne font plus confiance aux hommes politiques nationaux. Il faut dire que 78% de la population pense que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce qu’ils pensent.

La défiance à l’égard des institutions se retrouve partout. Les Français ne font plus confiance aux banques, ni aux grandes entreprises, qui ne pensent qu’à leur profit.

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L’Occident comme déclin

(extraits)

Par Guillaume Faye

N.B. : ce texte date de 1985.

Phénix renaissant de ses cendres (enluminure du Bestiaire d'Aberdeen, XIIème siècle)

En apparence, l’erreur d’Oswald Spengler fut immense : il annonçait pour le XXème siècle le déclin de l’Occident, alors que nous assistons tout au contraire à l’assomption de la civilisation occidentale, à l’occidentalisation de la Terre, à la généralisation de cet « Occident » auto-instauré comme culture du genre humain, dont, suprême paradoxe, les nations néo-industrielles de l’Orient constitueront peut-être d’ici peu l’avant-garde. En apparence toujours, c’est au déclin de l’Europe que nous sommes conviés. Montée en puissance de l’Occident et perte de substance de l’Europe : les deux phénomènes sont sans doute liés, l’un entraînant l’autre. Tout se passe comme si, après avoir accouché de l’Occident, répandu aujourd’hui sur toute la planète, l’Europe épuisée entrait dans un nouvel âge sombre.

La thèse ici présentée sera simple : l’Occident n’est pas « en » déclin – il est au contraire en expansion – mais il est le déclin. Et il l’est depuis ses fondements, depuis son décollage idéologique au XVIIIème siècle. L’Europe, quant à elle, n’est qu’en décadence.

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« Propaganda : Comment manipuler l’opinion en démocratie », par Edward Bernays

Qui a dit : « L’ingénierie du consentement est l’essence même de la démocratie, la liberté de persuader et de suggérer » ?

Non, la propagande politique au XXème siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires, mais au cœur même de la démocratie libérale américaine ; elle est née d’Edward Bernays, l’auteur de cette phrase.

Le père de la propagande

Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, est considéré comme le père de la propagande politique institutionnelle et de l’industrie des relations publiques, dont il met au point les méthodes pour des firmes comme Lucky Strike. Son œuvre aborde des thèmes communs à celle de Walter Lippmann, notamment celui de la manipulation de l’opinion publique. Il fit à ce titre partie du Committee on Public Information créé par Woodrow Wilson [président des Etats-Unis - NDLR] pour gagner l’opinion publique américaine à l’entrée en guerre des États-Unis en 1917.

Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.

Il a inventé cette technique moderne qui consiste à plier nos esprits aux projets de certains, technique que l’on nomme communément « propagande ».

Pour Bernays, la démocratie doit être pilotée par la minorité intelligente, c’est-à-dire, par l’élite…

Les méthodes de Bernays : de la théorie à la pratique.

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La crise ? Quand c’est fini, ça recommence !

Par Frédéric Lordon

Il y aurait matière à faire un sort à tous les ahuris qui, depuis l’été 2007, ne loupent pas une occasion de se féliciter que « le pire est derrière nous le plus dur est passé la crise est terminée ». On rappellera qu’ils n’en sont jamais qu’à leur troisième tour de piste (automne 2007, printemps 2008, fin 2009) et que, vaillants comme on les connaît, on peut être tout à fait certain, le point chaud grec viendrait-il à relaxer, qu’ils ne nous décevraient pas pour une petite quatrième. Stupéfiante comme elle devient, la situation ne laisse cependant pas trop le loisir de s’appesantir sur ce genre de chose – et puis le compte-rendu de la cécité réjouie est devenu une entreprise sans espoir.

Caspar David Friedrich, Naufrage, 1822 (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Stupéfiante, la situation l’est, sans l’être tout à fait. Car la mutation de la crise de finances privées en crises de finances publiques, et leurs métamorphoses subséquentes en crises monétaires et en crises politiques, étaient prévisibles dès la fin 2007.

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Le coup d’Etat silencieux

L’année 2010 est en train de marquer une rupture dans notre histoire institutionnelle, qu’il ne faut pas hésiter à qualifier de « coup d’Etat ».

Darth Sidious, personnage "méchant" de la série cinématographique "La guerre des étoiles" (1)

Jusqu’ici, on considérait que les gouvernements tiraient leur légitimité du peuple, dont la volonté s’exprimait lors des élections et à qui ils devaient rendre des comptes en fin de mandat.

Ce type de régime a progressivement été vidé de sa substance, sous l’influence de la démocratie d’opinion, des normes supranationales européennes, des exigences de la compétitivité dans une économie ouverte, ainsi que d’un jeu politique qui n’offre le choix qu’entre un libéralisme social et un social-libéralisme.

Mais le principe démocratique demeurait, au moins en théorie, même s’il apparaissait de plus en plus comme une fiction. Le principe est en train de sauter sous nos yeux, depuis quelques mois. Désormais, un autre type de souveraineté est en passe de se substituer à celle de la volonté du peuple.

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La dette publique menace de relancer la crise financière mondiale, selon le FMI

Le Fonds monétaire international a prévenu mardi que la crise financière mondiale pourrait entrer “dans une nouvelle phase,” nourrie par un gonflement de la dette des États qui risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance.

L’attention s’est tournée vers les risques liés aux dettes des États qui pourraient saper les progrès dans la stabilité et faire entrer la crise du crédit dans une nouvelle phase,” a affirmé le FMI dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde.

Dans cette nouvelle phase, si les États continuent d’emprunter des montants aussi élevés pour combler leurs déficits, les fonds disponibles pour le reste de l’économie seront limités.

La demande croissante du secteur public risque d’évincer le secteur privé du crédit,” et “une hausse des primes de risque pour les États pourrait faire monter les coûts des emprunts pour le secteur privé,” a expliqué le Fonds.

Le FMI n’a pas chiffré cette hausse, mais a souligné que les premières victimes en seraient “les PME et les emprunteurs les moins fiables.

Des économistes du Fonds ont déjà estimé, dans une note de recherche publiée en novembre, qu’une augmentation permanente de 0,5 point de pourcentage du déficit public par rapport au PIB aux États-Unis pourrait réduire à moyen terme l’activité de 0,2% dans le monde chaque année.

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Propaganda – Edward Bernays

Propaganda, d’Edward Bernays, ou comment manipuler l’opinion en démocratie.

Qui était Edward Bernays ? Neveu de Freud, Bernays est considéré comme le père des relations publiques. Il a inventé cette technique moderne qui consiste à plier nos esprits aux projets de certains, technique que l’on nomme communément “propagande.”

Pour Bernays, la démocratie doit être pilotée par la minorité intelligente, c’est à dire, par l’élite…

Partie 1:
http://www.dailymotion.com/video/x9m85k
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La France, paradis des grévistes ?

La légende nationale, et aussi l’image de la France à l’étranger, veulent que nous soyons le pays de la grève, comme nous sommes celui aux 400 fromages.

Ce constat est grandement à nuancer, on le voit dans cette série d’articles :

- La France, pays des grèves, sur Acrimed.

- Des grèves partout, sauf dans les statistiques, sur le blog Ecopublix.

- Les pays qui font le plus la grève en Europe, sur L’internaute.

Globalement, sur une échelle longue, le nombre de journées “perdues” (sur l’ensemble de population active) par les grèves a tendance à baisser : environ 1 million par an dans les années 60, 150 millions en 1968 (!), 2 millions dans les années 70 ; au milieu des années 70 (début de la crise et du chômage de masse) s’amorce une décrue pour atteindre 500.000 en 1980, remonter à 780.000 en 1995 avec les grandes grèves “Juppé” et, désormais, osciller, selon les années et le climat social, entre 300 et 800.000. Des chiffres à relativiser en fonction du nombre d’actifs (environ 25 millions sur la période).

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Le fossé qui se creuse [entre les peuples et leurs représentants]

Par Paul Jorion

Un fossé inquiétant est en train de se creuser. J’ai vu la semaine dernière des chiffres très alarmants. Des chiffres économiques effrayants, on en voit tous les jours, mais là, il s’agissait d’autre chose : il s’agissait des chiffres d’un sondage américain de l’Agence Rasmussen.

Les chiffres les plus récents confirment une tendance de plus en plus marquée au fil des mois : une défiance de la population envers ceux qui la représentent et le gouvernent.

La faille de San Andreas, en Californie (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

À peine un peu plus d’un Américain sur cinq (21 %) considère aujourd’hui que la classe politique représente les citoyens ordinaires. Plus inquiétant encore – si l’on peut dire –, est le fait que la classe politique n’en est absolument pas consciente : quand on interroge ses membres, près des deux tiers d’entre eux (63 %) considèrent qu’ils représentent le peuple de manière satisfaisante.
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Les analyses prophétiques de Maurice Allais

Voilà un article dont nous espérons qu’il fera réfléchir ceux qui croient que Fortune est un site fanatiquement antilibéral…

“Tout ce qui est excessif est insignifiant.” (Talleyrand)

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“De quelques calamités sociales entraînées par la ‘chienlit laisser-fairiste’ et la crise financière mondiale actuelles, selon les analyses prophétiques de Maurice Allais

Par Philippe Bourcier de Carbon, président de l’AIRAMA (Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie).

Cassandre

Maurice Allais est le seul économiste français qui soit titulaire du Prix Nobel de Sciences économiques ; il lui a été décerné en 1988 – sans partage cette année là – par le Comité Nobel pour “pour ses contributions à la théorie des marchés et à l’utilisation efficace des ressources”.

Cependant, cet esprit encyclopédique – par ses travaux fondateurs sur l’intérêt et le crédit ["Economie & Intérêt", Imprimerie nationale, Paris, 1947, réédition Ed. Clément Juglar, Paris, 1998] – est aujourd’hui également reconnu pour avoir révolutionné la théorie de la monnaie en publiant ses célèbres “Fondements de la Dynamique monétaire” [Ed. Clément Juglar, Paris, 2001. Cet ouvrage reprend les principales contributions de l’auteur depuis 1952].

Economiste de tradition libérale, il n’aura eu de cesse de pourfendre les systèmes communistes, en dénonçant à la fois leur inefficacité économique et leurs gaspillages, comme les failles de leurs aspects théoriques et pratiques.

Mais, s’il n’a cessé de démontrer par ses travaux que seule une économie de marchés (au pluriel) assure l’efficacité de l’allocation des ressources, c’est-à-dire celle de la production des richesses, il occupe cependant une place très singulière au sein de l’école des économistes libéraux par son constant souci d’analyser les effets de celle-ci sur la répartition des revenus et des richesses, en soulignant la nécessité absolue de préserver – en particulier par une fiscalité refondée ["L’Impôt sur le Capital et la Réforme Monétaire", Ed. Hermann, Paris, 1977, 1988 ; "Pour la Réforme de la Fiscalité", Ed. Clément Juglar, Paris, 1990] – la justice sociale, condition de la pérennité même des sociétés d’économie de marchés. Lire la suite