Diesel : La dangereuse exception française

En France, près des deux tiers des voitures neuves sont équipées de moteurs diesel. Et entre 1982 et 2012, le nombre de véhicules au gazole sur les routes de France a été multiplié par vingt.

Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé a qualifié les gaz d’échappement des diesel, et les particules fines qu’ils contiennent, de cancérigènes certains. Mais, en France, «le diesel roi» ne semble pas près d’être remis en cause.

Cette enquête révèle pourquoi, malgré des normes de plus en plus strictes, la France ignore ce qu’un chirurgien-pédiatre qualifie pourtant de «catastrophe lente».

Chine : Le pays libéré du tabagisme

Dans quelques semaines, Beijing appliquera une nouvelle loi anti-tabac interdisant de fumer dans les espaces publics fermés, notamment dans les restaurants et les bureaux. Les publicités pour le tabac seront également prohibées dans les espaces en plein air et les transports publics, ainsi que dans la plupart des médias.

Si cette réglementation, approuvée l’an dernier par le Comité permanent de l’Assemblée populaire municipale de Beijing, parvient à s’imposer, les autorités chinoises pourraient décréter une interdiction similaire dans l’ensemble du pays.

Une baisse sensible du tabagisme se traduirait sans aucun doute par de nets avantages en matière de santé publique. Mais est-elle envisageable ?

Avec plus de 300 millions de fumeurs, la Chine représente un tiers de tous les consommateurs dans le monde, et accuse près de 2700 décès dus au tabagisme par jour. Les coûts induits par le traitement des maladies liées au tabagisme, sans parler des pertes de productivité, sont considérables.
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Pollution atmosphérique : 3 millions de morts/an (Màj vidéo)

Les plus défavorisés davantage impactés par la pollution

La pollution atmosphérique serait à l’origine de plus de 3 millions de morts prématurées. C’est une étude publiée par la revue scientifique britannique Nature qui le démontre. Les scientifiques estiment que si rien ne change dans la qualité de l’air, ce seront 6,6 millions de décès qui seront à déplorer en 2050.

Ces trois millions de décès qui surviennent prématurément sont essentiellement la conséquence de la pollution à l’ozone et aux particules fines. Les chercheurs de l’Institut allemand Max Planck ont obtenu ces résultats inquiétants après avoir combiné un modèle atmosphérique avec des données démographiques et sanitaires.

Ainsi, ils ont pu évaluer à 5 personnes sur 10.000 qui chaque année dans le monde succombaient précocement à la pollution de l’air.

Intérieur, extérieur, l’air pollué est partout
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Le danger des OGM n’est pas là où vous croyez

La guerre contre les organismes génétiquement modifiés est truffée d’erreurs, de mensonges, de mauvaise foi et autres falsifications jouant sur nos peurs. Les étiqueter ne vous écartera pas du danger et pour cause: il est ailleurs.

Les aliments génétiquement modifiés sont-ils dangereux? Pour beaucoup, visiblement, la réponse est oui. Ces cinq dernières années, pas moins de 27.000 produits ont été soumis au Non-GMO Project, une association certifiant l’absence d’OGM dans les denrées alimentaires. En 2014, les ventes de tels produits ont quasiment triplé.

Les magasins bio Whole Foods obligeront bientôt l’étiquetage des produits contenant des OGM vendus dans ses rayons. Abbott, l’entreprise commercialisant le lait maternisé Similac, vient de créer une gamme sans OGM, afin d’offrir aux parents une «tranquillité d’esprit». Les supermarchés Trader Joe’s ont promis qu’ils n’utiliseraient plus d’OGM. Idem du côté du fast-food mexicain haut de gamme Chipotle.

Des écologistes et des associations veulent même aller plus loin. Des centaines d’associations américaines et internationales, comme Consumers Union, Les Amis de la Terre, Physicians for Social Responsibility, Center for Food Safety et l’Union of Concerned Scientists en appellent à «l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés». Depuis 2013, une telle législation est en vigueur dans le Vermont, le Maine et le Connecticut. Le Massachusetts est a priori le prochain sur la liste.

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Fossiles : dix raisons de sevrer la planète

La dépendance au pétrole, au charbon et au gaz a atteint des niveaux inégalés, menaçant l’environnement et l’économie mondiale. Pourtant, les alternatives existent et sont désormais rentables.

Nous sommes tous junkies. Dépendants au charbon, au pétrole et au gaz. Produits de la décomposition de forêts et micro-organismes voilà des millions d’années, les combustibles fossiles ont dormi sous terre jusqu’à ce qu’Homo Sapiens se mette à les extraire à marche forcée à partir du milieu du XIXe siècle. Grâce à ce shoot énergétique, tout est devenu possible : le drapeau sur la Lune, les fraises en hiver, la pâte à prout fluo. Plus que jamais, les hydrocarbures irriguent nos vies.

Et nos dealers sont bichonnés. Le Fonds monétaire international (FMI) estimait en 2013 que les gouvernements de 176 pays ont subventionné – allégements fiscaux, incitations ou financements directs – à hauteur de 1 900 milliards de dollars le secteur des énergies fossiles en 2011, soit 2,5% du PIB mondial.

Accros ou pas, il va falloir trouver notre bonheur ailleurs. La baisse du prix du pétrole pendant quelques mois nous a maintenus dans l’illusion de la défonce, mais il est déjà remonté. Les gisements facilement accessibles et peu chers à exploiter se tarissent. Surtout, si nous voulons avoir une chance de vivre dans un monde à peu près stable ces prochaines décennies, nous ne pourrons pas extraire jusqu’au dernier atome de carbone du sous-sol.

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Sédentarité : Quels sont les métiers où l’on bouge le moins ?

Le travail, c’est la santé ? Pas si sûr, si l’on s’en tient au sondage récemment publié par la société Withings, spécialisée dans les objets de santé connectés. Sur les 3.500 utilisateurs qu’elle a interrogés, près des trois quarts indiquent passer le plus clair de leur temps de travail assis.

Les métiers de bureau sont parmi les moins mobiles qui soient, met en lumière le graphique ci-dessous issu de l’enquête de Withings. En tête du classement des professions comptant le plus d’employés sédentaires, arrivent ainsi les juristes (avec une proportion de 28 % de sédentaires, ils sont en tête ex-æquo avec les chauffeurs de taxi ou de camion).

La position assise présente deux inconvénients majeurs : elle occasionne moins de dépenses énergétiques et augmente la pression artérielle. Deux effets qui combinés entraînent une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. Ainsi, le risque de mort prématurée serait 15 % plus importante chez une personne qui reste assise plus de 8 heures par jour (et 40 % plus important chez une personne qui reste assise 11 heures par jour), comparativement à quelqu’un qui ne passe que 4 heures en position assise.

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Europe : Le continent sera confrontée à une épidémie d’obésité d’ici 2030, selon l’OMS

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les Européens sont de plus en plus en surpoids. Dans un rapport présenté mercredi, l’instance prévoit aussi que la situation va s’aggraver à l’avenir.

Grâce à notre mode de vie, la France fait figure de bon élève. Malgré cela, l’obésité concernait 15% des adultes Français en 2012 alors qu’ils n’étaient que 6% en 1980.

Argentine : OGM et pesticides, un tandem toxique ?

L’Argentine figure parmi les grands pays exportateurs de soja dans le monde. Une manne financière, mais aussi un enjeu de santé publique important: la majorité des cultures est traitée au glyphosate, un pesticide que l’OMS vient de classer dans la catégorie des “cancérogènes probables“.

Pollution de l’air : Qui nous intoxique ?

Chaque année, en France, environ 42.000 personnes meurent prématurément de maladies causées par la pollution aux particules fines. Projetées dans l’atmosphère par les véhicules équipés d’un moteur diesel, ces microparticules appelées PM10 et le dioxyde d’azote sont responsables de la mauvaise qualité de l’air dans les agglomérations.

En 2012, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu que ces particules étaient cancérigènes. Pour mesurer l’impact de la pollution sur la vie quotidienne des habitants, la journaliste s’est notamment rendu dans la vallée de l’Arve, au pied du Mont-Blanc. La forte activité industrielle, et l’intense trafic de poids lourds asphyxient cette région de la Haute-Savoie.

Partie 1:

Partie 2: Lire la suite

Année internationale des sols : pourquoi l’énorme gâchis planétaire en cours nous coûtera cher

“2015, Année internationale des sols” : l’ONU pose le problème de la dégradation des sols dans le monde. Une dégradation qui va nous poser de vrais problèmes, et pas forcément ceux auxquels on pense.

Atlantico :  L’ONU a décrété “2015, Année internationale des sols”. Selon les derniers chiffres, 45% des sols européens seraient “épuisés”, leur stock de matière organique fertile étant très bas.  Comment expliquer cette destruction et cet appauvrissement des sols en Europe, en France et dans le monde ?

Jean-Claude Marcus : Les sols sont au cœur des grands enjeux planétaires : la sécurité alimentaire, la qualité des masses d’eau souterraines et superficielles, la qualité de l’air, le changement climatique ou la biodiversité.

Le sol est une ressource naturelle qu’il faut protéger et utiliser durablement. Sa formation est très lente et sa destruction peut être rapide et quasi irréversible. C’est en ce sens que l’on peut qualifier les sols de ressources non renouvelables. Or ils subissent partout une réduction très rapide en quantité disponible (surface, épaisseur, volume) et en qualité utile pour les grands cycles de la biosphère : air, eaux, biodiversité, climat, croissance et maintien de la couverture végétale.

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«Food tax», solution la plus efficace pour l’OMS

Les taxes sur les aliments mauvais pour la santé constituent l’une des mesures politiques les plus efficaces pour améliorer l’alimentation de la population, estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié mardi 24 mars.

Peu appréciées des industriels, et de manière assez variable par le public, les taxes sur les aliments sont considérées par de nombreux experts en santé publique comme l’un des moyens les plus efficaces pour infléchir la consommation des produits gras, sucrés ou salés. Dans son rapport, l’OMS évoque plusieurs expériences menées dans l’Union européenne, avec des résultats plutôt encourageants.

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Le chocolat noir : Un médicament trop méconnu

Acheter son chocolat noir à la pharmacie, un retour aux sources. Au XVIIIe siècle, il était en effet vendu par les apothicaires pour ses multiples vertus. “Vous avez beaucoup d’antioxydants [...] et puis vous avez huit molécules formidables : la sérotonine pour bien s’endormir, l’anandamide ‘pour la béatitude’, la caféine, plus que dans le café, pour vous réveiller le matin.

Vous avez également de la théophylline pour respirer. Donc vous avez des produits qui sont absolument fabuleux et qui sont trop méconnus”, affirme PR. Henri Joyeux, cancérologue, coauteur de “Comment soigner avec le chocolat”.

Un chocolat aux Oméga 3 recommandé par l’Académie de médecine existe. Pour son innovation, le chocolatier, Jean-Claude Berton, inventeur de l’omégachoco, a reçu une médaille d’or à Genève, les compliments d’un dirigeant de l’OMS et surtout des comptes rendus de consommateurs enthousiastes.

Monsanto : Un lobbyiste assure que le Roundup est potable, mais refuse d’en boire

Les résultats de l’enquête du Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS révèlent que cinq pesticides, dont l’un des plus utilisés au monde, le Roundup, sont cancérigènes.

Une évaluation réfutée par le docteur Patrick Albert Moore, expert en écologie et environnementaliste canadien, qui avance que le glyphosate, un composant du désherbant Roundup de Monsanto, “n’aurait pas augmenté le taux de malades du cancer en Argentine. (…) Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne vous fera aucun mal.

Lorsque le journaliste propose à Patrick Albert Moore d’absorber du glyphosate, le scientifique a quelques hésitations. “Avec plaisir”, dit-il avant de se rétracter : “Bon, en fait, pas vraiment. Mais je sais que ça ne me ferait pas de mal.” Il finit par refuser définitivement de boire le breuvage : “Je ne suis pas stupide.”

“Ce n’est pas dangereux alors ?” demande le journaliste. ”Non, des gens tentent de se suicider régulièrement et se ratent.” “Alors vous êtes prêt à en boire un verre ?” insiste Paul Moreira. ”Non, je ne suis pas un idiot”, rétorque le docteur Moore. L’homme finit par interrompre la discussion.

La société multinationale Monsanto a déclaré que le rapport de l’OMS avait été biaisé.

Dépression, une épidémie mondiale ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la dépression affecterait 350 millions de personnes dans le monde et le nombre de cas ne cesserait de croître. À la une des journaux, on parle d’épidémie.

Au Japon, le nombre de personnes dépressives est passé ainsi de quelques dizaines de milliers dans les années 1990 à 250 000 en l’an 2000, jusqu’à atteindre plus d’un million aujourd’hui. Une tendance qui n’épargne aucun pays. Quant à la consommation mondiale d’antidépresseurs, elle a doublé en une décennie, de 2000 à 2011.

Comment expliquer ces données alarmantes ? Comment nos sociétés en sont-elles arrivées à produire de la dépression à grande échelle ? Si la maladie laisse souvent l’individu seul face à sa détresse et à son histoire personnelle, ce film propose à l’inverse d’interroger les raisons collectives de notre désarroi. Du Japon à la Grèce en passant par l’Allemagne, les États-Unis, la Suisse et la France, des médecins, des philosophes, des sociologues, des anthropologues et des travailleurs sociaux, tous témoins et acteurs de ce phénomène, s’interrogent sur les racines et les conséquences de cette vertigineuse “épidémie”.

Réalisé par Michèle Dominici (2013)

L’OMS épingle cinq pesticides jugés cancérogènes “probables” ou “possibles” (Màj vidéo)

Addendum du 22/03/2015 : Une enquête de l’OMS dénonce les pesticides, Monsanto conteste les résultats

L’agence du cancer de l’Organisation mondiale de la santé (Iarc) a classé vendredi cinq pesticides cancérogènes “probables” ou “possibles” pour l’homme.

Les “preuves sont limitées”, indique l’Agence internationale de recherche sur le cancer (Iarc). Mais il y en a assez pour que l’agence de l’OMS décide de classer cinq pesticides sur sa liste noire.

Parmi eux, l’herbicide glyphosate. Il est l’un des plus utilisés dans le monde, pour l’agriculture amis aussi dans les forêts et par les particuliers dans leurs jardins. Il vient d’être classé cancérogènes “probables chez l’homme”.

Les niveaux d’exposition observés sont toutefois “généralement bas”, souligne l’Iarc .

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Céréales : Pas de bol pour le petit-déj !

Immersion inquiétante au cœur des produits qui composent le petit-déjeuner préféré des enfants. Quand un gamin consomme un vrai bol de céréales, c’est-à-dire de 80 à 100 grammes, c’est comme s’il mangeait dix bonbons ! Une certitude : rien ne vaut une bonne vieille tartine de confiture ! Alors que les céréales sont un bienfait de la nature pour notre organisme, les industriels de l’agroalimentaire ont fait de ces aliments sains des bombes caloriques.

Savez-vous vraiment ce que mangent vos enfants le matin ? Smacks, Chocapic, Frosties, Cheerios, Miel Pops ? Soyez bien attentifs à ce que vous leur donnez car ces préparations débordent de graisses saturées et de sucre, affirme cette enquête de France 5.

Aux États-Unis, toujours en “avance” dans le domaine de la malbouffe, on constate que les enfants font aujourd’hui des crises cardiaques et sont diabétiques avant leurs parents. En France, la situation est moins désespérée mais 20% des moins de 17 ans sont en surpoids ou déjà obèses. Or, pour les nutritionnistes, il n’y a pas de doute : la consommation de céréales industrielles peut rendre obèse !

Devant la catastrophe sanitaire qui s’annonce, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire le signal d’alarme et recommande de ne pas dépasser les 25 grammes de sucre par jour. Une dose que les fabricants de céréales ne respectent pas : dans un bol, on trouvera l’équivalent de 10 morceaux de sucre !

Alerte au mercure

Le mercure se trouve partout, dans les produits d’hygiène, les jouets en plastique, les ampoules à économie d’énergie, les poissons, les amalgames dentaires. En effet, ce métal à l’état liquide est encore utilisé par les industriels en raison de ses nombreuses propriétés chimiques.

Pourtant en 2007, l’OMS l’a classé parmi les dix substances les plus toxiques. Des études font désormais le lien avec des maladies neurologiques comme Alzheimer ou la sclérose en plaques. La plupart des pays européens ont adopté des mesures pour limiter son utilisation.

Mais les autorités françaises tardent à réagir. Durant de longs mois, une équipe a enquêté dans les cabinets dentaires, les usines de recyclage d’ampoules et les poissonneries. Les résultats sont inquiétants !

Diffusé sur France 5 le dimanche 1 février 2015

Pollution : Principale cause de mortalité dans les pays en voie de développement

Par Richard Fuller, président de Pure Earth (anciennement Blacksmith Institute) et membre fondateur de Alliance Globale sur la Santé et la Pollution.

Une autre statistique vaut la peine d’être mentionnée: 9 millions de personnes dans le monde sont mortes à cause expositions de la pollution des sols, de l’eau et de l’air (domestique et ambiante) en 2012, dont 8,4 millions dans les pays les plus pauvres. Ce n’est donc pas un problème de “pays riche”. C’est un problème qui touche les pays en voie de développement.

Pour illustrer ces chiffres, les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé font état de 56 millions de personnes mortes en 2012 — il s’agit de toutes les personnes décédées sur la planète, que ce soit des suites d’accidents de voitures, de suicides, de vieillesse, de cancer, d’erreurs médicales, par la foudre, de maladies infectieuses, en parachute, à cause des guerres, ou pour toute autre raison. Ce qui signifie que la pollution a tué près d’1 personne sur 7.

La pollution de l’air extérieur a fait 3,7 millions de morts. 4,2 millions de personnes sont mortes des suites d’exposition à des particules, en intérieur, provenant de cuisinières. Environ 1 million de personnes sont mortes en raison de sols et d’eaux contaminées par des produits chimiques. Et 840.00 sont mortes des suites d’un manque d’hygiène.

Tous ces chiffres proviennent des sites et bases de données de l’Organisation Mondiale de la Santé, sauf les statistiques concernant les sols, qui sont plus récentes (et vraisemblablement sous-estimées) et sont données par l’Alliance Globale pour la Santé et la Pollution.
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Susan George : « Le pouvoir des transnationales, illégitime et non élu, veut en finir avec la démocratie »

« Nous sommes cernés. » Ainsi débute le nouvel ouvrage de Susan George, les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir. Fidèle à la méthode du dévoilement qu’elle éprouve depuis son premier livre, Comment meurt l’autre moitié du monde, ce 17e opus pose la question de la légitimité des détenteurs du pouvoir dans la mondialisation, en montrant les rouages de l’émergence d’une « autorité illégitime » qui s’ingère dans les affaires internationales grâce à des moyens impressionnants.

Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son combat contre la mondialisation capitaliste, elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique. Entretien.

Dans votre ouvrage Les Usurpateurs, vous vous qualifiez de « chercheur militant », quel sens cela a-t-il pour vous ?
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La plupart des maladies sont liées à l’environnement

Dix ans après l’Appel de Paris, le cancérologue Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme “crime de santé publique”.

À l’origine du plan cancer sous Chirac, le professeur Dominique Belpomme*, cancérologue de renom, a été le premier à ouvrir une consultation en médecine environnementale et à alerter sur le rôle des champs électromagnétiques dans différentes maladies comme celle d’Alzheimer. En 2004, il s’était entouré de scientifiques et d’écologistes pour lancer l’Appel de Paris. Dix ans après, alors que s’ouvre, ce vendredi à la maison de l’Unesco, le colloque anniversaire, Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme “crime de santé publique”.

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Ébola : Les impacts d’une pandémie

Si l’épidémie du virus Ebola semble être actuellement assez «contenue» (malgré plus de 4000 morts), une pandémie pourrait avoir un impact majeur (l’OMS a en effet averti que l’épidémie était en croissance «explosive» et pourrait, en l’absence d’un renforcement significatif des moyens mis en œuvre, contaminer 20.000 personnes d’ici à novembre). L’économie mondiale pourrait alors en pâtir. Tentative d’explication sous forme de question-réponse.

Quels sont les premiers enseignements que l’on peut tirer?

Tout d’abord, cette épidémie ne tombe vraiment pas bien parce qu’elle frappe juste à un moment où l’économie mondiale doute.

Ensuite, l’expérience que nous apportent les précédents exemples est que l’impact est ressenti de façon inégale (géographiquement notamment car il y a quatre États qui sont réellement touchés (Guinée, Liberia, Nigeria et Sierra Leone).
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Ebola: un deuxième soignant atteint au Texas, l’OMS craint 10.000 cas par semaine

L’épidémie “est loin devant nous, elle va plus vite que nous et elle est en train de gagner la course”,

a lancé Anthony Banbury, chef de la mission des Nations unies chargée de coordonner la réponse d’urgence à Ebola (UNMEER), lors d’une réunion spéciale mardi du Conseil de sécurité.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dit craindre une explosion dans les trois pays d’Afrique de l’Ouest où se concentre l’épidémie et où le taux de mortalité peut atteindre 70%.

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Ébola : L’OMS s’attend à terme à plus de 20.000 cas

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère stopper la progression du virus Ébola d’ici à trois mois, selon un document publié jeudi 28 août, à Genève (Suisse). L’organisme s’attend à plus de 20.000 cas de fièvre hémorragique durant cette épidémie.

Dans une “feuille de route”, l’OMS souligne également les actions que les pays touchés d’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires doivent entreprendre pour mettre fin à la plus grande flambée d’Ebola dans l’histoire. L’organisation souhaite pouvoir stopper la progression de nouveaux cas d’ici trois mois, expliquant avoir besoin de 490 millions de dollars (371 millions d’euros) pour cela.

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Ébola : L’épidémie se répand et est « largement sous estimée » selon MSF et l’OMS (Màj vidéo)

Addendum du 16/08/2014:

L’Organisation mondiale de la santé indique sur son site internet avoir des preuves que l’épidémie d’Ébola sévissant actuellement en Afrique de l’Ouest est largement sous-estimée, tandis que Médecins sans frontières (MSF) affirme que l’épidémie «se répand plus vite que [sa] capacité à y faire face», alors que de lourdes conséquences économiques apparaissent.

Joanne Liu, directrice de MSF a averti qu’il faudrait six mois pour en venir à bout. «Il faut élaborer une nouvelle stratégie, l’Ebola n’est plus confinée seulement dans quelques villages, elle se propage dans une ville d’1,3 million d’habitants, Monrovia.» «Nous avons une totale défaillance des infrastructures». L’ONG a déployé 692 personnes au total, dont 72 expatriés.

«Les équipes présentent (sur place) voient des preuves» que le nombre de cas et de décès officiellement recensés est en deçà de la réalité, écrit ainsi l’organisation, selon qui une partie du problème réside dans le fait que l’épidémie sévit dans des régions «caractérisées par leur extrême pauvreté, des systèmes de santé défaillants, un manque criant de médecins et une peur rampante». Les pays touchés ont admis ne pas parvenir à contrôler la situation.

État d’urgence décrété dans quatre pays

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Les coûts de la pollution pour la société

Si vous faites partie des Français qui consultent chaque jour le site d’AirParif pour savoir à quel point l’air est pollué avant d’aller travailler, vous savez que la qualité de l’air est identifiée comme moyenne cette semaine. Pas forcément une bonne nouvelle selon l’OCDE, l’organisation de coopération et de développement économique.

Chaque bouffée d’air que vous inhalez coûte cher à la société.

L’OCDE,  à l’occasion d’un rapport dévoilé il y a une dizaine de jours mais passé inaperçu, a fait le calcul de ce que coûte la pollution urbaine en terme de maladie: problèmes respiratoires, cancers, maladies cardiaques…

L’addition est salée : 1700 milliards de dollars dans les 34 pays membres de l’OCDE. Et si vous ajoutez entre autres la Chine (1400 milliards de dollars) et l’Inde (500 milliards de dollars), la facture de la pollution pour la majeure partie de l’humanité s’élève à 3700 milliards.

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La santé mentale est notre prochain problème

Selon l’OMS, les troubles mentaux représentent 38 % de toutes les maladies dans les pays à hauts revenus. Et leurs conséquences économiques sont beaucoup plus graves que celles des maladies physiques.

Jack Nicholson dans “Vol au-dessus d’un nid de coucou”, 1976

La dépression, l’angoisse, entraînent plus de souffrances que les maladies physiques, la pauvreté ou le chômage. Et leur coût économique est énorme.

Elles sont pourtant maîtrisables par des traitements efficaces et relativement peu onéreux mais au Royaume-Uni, moins d’un tiers des adultes souffrant de dépression sont traités, contre 90 % des diabétiques. Seul un quart des enfants atteints de troubles mentaux reçoivent un traitement. Cette sous-prise en charge est injuste et représente un énorme gâchis. Elle s’explique largement par des préjugés tenaces et une prise de conscience qui ne se fait pas : que des traitements efficaces existent. Il faut maintenant en finir avec ce terrible échec.
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L’arnaque de la vaccination

Manipulations et falsification des données relatives à la vaccination par l’OMS, absence de preuves scientifiques quant à l’utilité réelle des vaccins, véritable mythologie construite autour de Pasteur et des vaccins, multiplication des maladies en même temps que le nombre de vaccinations augmente chez les enfants etc.

Partie 1:

Partie 2:
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Brésil : Des millions de moustiques OGM contre la dengue

Le moustique OX513A sera peut-être le premier animal – ou plutôt insecte – transgénique que vous rencontrerez dans la nature. Conçu par une entreprise britannique, ce moustique OGM doit servir à lutter contre la propagation de la dengue.

Après des tests grandeur nature, le Brésil est sur le point de donner son feu vert à sa commercialisation. Problème : aucune étude indépendante n’a été réalisée pour mesurer les conséquences de la production massive de cet insecte transgénique. Et son efficacité contre la dengue est contestée.

Ce n’est malheureusement pas un scénario de série B. Pour la première fois, des animaux génétiquement modifiés vont être commercialisés en milieu ouvert. Le Brésil est sur le point d’autoriser l’usage de moustiques génétiquement modifiés. Le 10 avril, la Commission brésilienne en charge des OGM (CNTBio) a approuvé, à 16 voix contre une, la dissémination dans l’environnement du moustique transgénique Aedes aegypti commercialisé par l’entreprise britannique Oxitec [1].

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Afrique : Les industriels du tabac ciblent les jeunes

Face aux réglementations de plus en plus restrictives en Occident, les industriels du tabac se tournent vers les pays en développement, notamment en Afrique, avec une cible fragile : les enfants.

A Mtwapa, dans le sud-est du Kenya, des palmiers offrent de l’ombre à Destiny, un garçon de 14 ans, et à ses jeunes amis pendant qu’ils contemplent la plage blanche et chaude qui donne sur les eaux chatoyantes de l’océan Indien.

L’Occident durcit ses réglementations et tente d’arrêter de fumer. Pendant ce temps, les producteurs tournent leur attention vers les marchés africains, où la jeunesse tombe dans le tabagisme. On estime qu’entre 82.000 et 99.000 jeunes commencent à fumer chaque jour dans le monde, la grande majorité dans les pays en développement.

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Les grandes fortunes aiment les mégapoles

Où résident les personnes les plus riches du monde? Combien coûtent leurs villas? Une étude détaillée fait le point. Monaco reste la ville la plus onéreuse, devant Hongkong et Londres.

La population mondiale augmente inexorablement, et avec elle le nombre de riches. En 2012, 8700 privilégiés ont rejoint le club des personnes dotées d’une fortune nette disponible supérieure à 30  millions de dollars, les ultra high net worth individuals (UHNWI), soit une hausse de 5%.

Selon le Wealth Report 2013 publié par Knight Frank, on compterait 189 835 UHNWI. Ces données proviennent de la société Wealth-X, dont le siège est à Singapour et qui est dirigée par Mykolas Rambus, un ancien de Forbes Media, et par David Friedman, un ancien de CB Richard Ellis qui conseille entre autres la famille royale d’Arabie saoudite.

Si l’on se concentre sur les milliardaires uniquement, selon cette étude, ils seraient au nombre de 2198 à fin 2012 (+231 personnes). Sur ce nombre, 708 seraient domiciliés en Europe (+36, soit +15,6%). Classés par pays, ils sont 543 aux États-Unis, 154 en Chine, 149 en Allemagne et au Royaume-Uni, 122 en Inde et 102 en Russie.

Selon les auteurs de cette étude, la Suisse n’abriterait que 63 milliardaires. Or, selon notre dernière enquête relative aux 300 plus riches de Suisse, notre pays comptabilisait 134 milliardaires domiciliés en Suisse à fin septembre 2012. Autant dire que la Suisse devrait dès lors se placer au 4e rang.

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“On ne comprend pas comment marchent les vaccins”

Le Docteur Jean-François Saluzzo connaît bien la question vaccinale, il est directeur de production des vaccins et chef de projet en recherche et développement du groupe pharmaceutique Sanofi-Pasteur. En outre il est consultant pour l’Organisation Mondiale de la Santé.

Lors d’un colloque consacré à la vaccinologie, qui s’est tenu au l’hôpital du Val de Grâce à Paris en avril 2011, Jean-François Saluzzo, a déclaré devant un parterre de professionnels du milieu médical :

« Une des raisons essentielles de l’histoire des vaccins, c’est qu’on ne comprend pas comment marchent les vaccins. Tout simplement parce que quand un vaccin a été mis au point, plus personne ne s’intéresse au vaccin, si bien que de nos jours quand un nouveau virus apparaît, on ne sait pas comment les autres vaccins ont marché et est-ce qu’on peut s’inspirer d’autres vaccins ? Je pense que si on veut faire des progrès dans l’avenir dans le domaine de la vaccinologie et des vaccins nouveaux, c’est d’étudier d’abord la réponse immunitaire. » (A 50 minutes 15 secondes).

« Jamais on n’a pu faire un vaccin avec une protection mucosale…tout simplement parce qu’on met toujours la charrue avant les bœufs… On ne connaît pas comment marchent les vaccins. » (A 23 minutes, seconde partie de la vidéo).

Ces déclarations en comité restreint ne sont pas sans nous rappeler les propos de Jean-Michel Dubernard, chirurgien des hôpitaux de Lyon et Professeur de faculté qui récusa l’existence de preuves scientifiques sur l’utilité des vaccins. Des propos tenus le 6 juin 2007 au cours d’une table ronde parlementaire et retranscris dans un rapport dédié à l’évaluation des politiques de santé.

Partie 1:

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La pollution atmosphérique tue dans les grandes villes

Les concentrations de microparticules dépassent les normes OMS à Marseille, Lille, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, etc.

Le constat est simple: la pollution atmosphérique des neuf villes françaises  (Marseille, Strasbourg, Lille, Lyon, Paris, Bordeaux, Rouen, Le Havre, Toulouse) soit quelque 12 millions d’habitants étudiées dans le cadre de la grande enquête européenne baptisée Aphekom (25 villes, dans douze pays) dépasse systématiquement les recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). Cette situation a de lourdes conséquences sanitaires.

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Overdose d’antibiotiques dans l’élevage industriel

Des animaux gavés aux antibiotiques pour accélérer leur croissance, et voilà des bactéries résistantes qui se retrouvent dans nos assiettes. Elles génèrent des affections parfois mortelles, qui représentent un coût élevé pour le système de santé. Mais la surconsommation d’antibiotiques représente un gain de productivité pour l’industrie agroalimentaire, qui, aux États-Unis, se réjouit de la récente décision de l’Agence de l’alimentation d’autoriser leur utilisation massive dans l’élevage.

La consommation d’antibiotiques prescrits par les médecins n’est rien comparée à la quantité ingérée via l’alimentation. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la moitié des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux. Un chiffre qui s’élève à 80 % aux États-Unis ! Un rapport de l’Agence de l’alimentation états-unienne (Food and Drug Administration, FDA) estime que les animaux d’élevage y consomment 13 000 tonnes d’antibiotiques par an [1] ! Cette surconsommation favorise le développement de bactéries résistantes, qui peuvent se retrouver dans nos assiettes en cas de cuisson insuffisante. Des chercheurs ont par ailleurs montré que les antibiotiques ne sont pas seulement présents dans la viande, mais aussi dans les céréales ou les légumes cultivés sur des sols fertilisés avec du fumier de bétail.


Une étude publiée par la revue médicale Clinical Infectious Diseases en 2011 révèle ainsi que la moitié de la viande de bœuf, de poulet, de porc et de dinde vendue dans les grandes surfaces aux États-Unis contient des germes résistants aux antibiotiques (le staphylocoque SARM). En août dernier, 16 000 tonnes de dinde contaminée à la salmonelle – résistante aux médicaments – ont été rappelées par le géant agroalimentaire Cargill ! Bilan : un mort et une centaine de malades.

La France détient le record de résistance aux antibiotiques

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Le bizness Chikungunya

Par Denissto (article reproduit avec la bénédiction de l’auteur, tous droits réservés)

Bonne nouvelle pour les narcotrafiquants du pharmaco-bizness : le moustique tigre, après avoir désolé l’île de la Réunion, est annoncé à grands renforts de publicité en métropole. Gageons que la déesse aux cent bouches va sonner le ban et l’arrière-ban de tous les affidés des cartels pharmaceutiques, dont l’autorité suprême, l’OMS, n’est pas sortie les fesses très propres, après sa gestion de la pandémie planétaire de Grippe A (1).

Ces conflits d’intérêts n’exemptant pas plus nos chers gouvernants (2), il est fort douteux qu’il n’en ressorte autre chose qu’un traitement dont le prix sera inversement proportionnel a l’efficacité. Nos chers (très chers) responsables des instances sanitaires nationales seraient avisés de se rappeler qu’en matière de piqûres, celles qu’ils nous ont imposées par harcèlement médiatique, pour nous sauver de la grippe A, n’ont éradiqué que les quelques sous qui restaient dans nos poches. Le vampirisme des moustiques-tigres femelles risque de buter sur des populations exsangues, les banquiers s’étant largement repus en premier, servilement adoubés par nos responsables financiers nationaux.

Comble d’ironie, Chikungunya, en langage bantou, signifie : « qui se recourbe, qui se recroqueville », à l’image des feuilles tombées des arbres qui se recourbent en séchant ; on a aussi traduit Chikungunya en français « maladie qui brise les os » ou « maladie de l’homme courbé ». Les français sont effectivement courbés, sous le poids de dettes insurmontables, consenties par d’incroyables incompétents, dont les gabegies n’ont d’égales que les incroyables privilèges qu’ils s’octroient (3).

Heureusement, par quelques mystères, il existe peu de choses dans la nature sans leurs contraires, peu de petits maux sans remèdes, curieusement ignorés et générateurs d’aucuns profits particuliers. Loin des feux de la rampe, pensez à consulter les témoignages concernant le chlorure de magnésium et le Chikungunya, je me permets de vous en délivrer un… au hasard bien sûr (4).

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La condition humaine sous les ondes électromagnétiques artificielles

De plus en plus de personnes ressentent l’agression physique que constitue la présence d’ondes électromagnétiques artificielles dans l’air de notre vie de tous les jours, ondes qui sont nécessaires au fonctionnement des nouvelles technologies sans fil lancées sur le marché.

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Les personnes souffrant de ces nouvelles ondes sont très souvent totalement démunies pour expliquer la situation sanitaire, technologique et sociale à autrui, ainsi que leur situation personnelle qui en découle. Clairement, les implications de l’évolution sociétale à laquelle nous faisons face sont tellement énormes et ahurissantes, qu’il est bien difficile de les expliquer précisément et parfois d’y croire.

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La France revend ses surplus de vaccins anti-grippe A

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La France a commencé à vendre à des pays étrangers une partie des 94 millions de doses de vaccins contre la grippe A, a déclaré dimanche la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, confirmant une information du Parisien/Aujourd’hui en France. Le quotidien, qui cite des sources au ministère de la santé, précise que les doses sont revendues, par principe, au prix où elles ont été achetées auprès des laboratoires pharmaceutiques, soit de 6,25 à 10 euros selon les produits.

Cette opération, menée conjointement par les ministères de la santé et des affaires étrangères, vise à réduire la facture de la campagne de vaccination de masse décidée par le gouvernement (pour un coût de 869 millions d’euros, selon le ministère).

Elle est la conséquence de l’avis rendu le 1er novembre par l’Agence européenne de la santé qui indique qu’une seule injection au lieu de deux suffit pour être protégé du virus. “Ce jour-là, on a compris qu’avec les 94 millions de doses achetées en juillet, nous détenions trop de vaccins”, explique un responsable du ministère de la santé cité par Le Parisien.

Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe Sanofi-Aventis, s’est déclarée dimanche “disposée à examiner” une éventuelle demande de renégociation du contrat d’achat de doses de vaccins avec le gouvernement français. “Pour l’instant, il n’y a pas eu de renégociation du contrat mais s’il devait y avoir des demandes du gouvernement, Sanofi Pasteur serait disposé à les examiner”, a affirmé un porte-parole du laboratoire. Lire la suite