Vivant de la prospérité de ses banques, le pays a subi durement la crise financière. Très endettés, mais prompts à s’adapter, les insulaires cherchent leur salut économique à la campagne, dans les métiers de l’agriculture, de la pêche ou de l’énergie, hier dédaignés.

En guise de protestation contre la crise, la population en colère brûlait, il y a une année, l’effigie de son premier ministre
En guise de protestation contre la crise, la population en colère brûlait, il y a une année, l’effigie de son premier ministre.
Ce n’est pas en arpentant les rues de la capitale Reykjavik que l’on verra des signes de détresse extrême. Les SDF islandais, été comme hiver, ne dorment jamais dehors: il existe des centres d’accueil pour hommes, pour femmes, mais aussi pour couples.
Chez ceux qui sont en train de perdre leur appartement parce que leurs traites, indexées sur des monnaies étrangères, ont doublé tandis que leurs revenus stagnaient, la gêne n’est pas encore visible: les banques ont reçu l’ordre de transformer les propriétaires défaillants en locataires de leur habitation. Les enfants peuvent ainsi rester dans l’école de leur quartier, et cela évite un vent de panique sur l’immobilier qui ferait encore baisser les prix. Et pourtant la crise est bien là, dans les bourses, dans les projets d’avenir qu’on abandonne, dans les têtes.
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