Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
Lire la suite

Estonie : Un robot-tortue explorateur des mers

L’archéologie subaquatique est un domaine d’études riche, mais aussi risqué. Peut-on utiliser des robots en renfort? A Rummu en Estonie, des scientifiques en sont persuadés: ils testent un nouvel appareil conçu pour prêter main forte aux archéologues sur des sites immergés.

Leur U-CAT peut se rendre sur des épaves ou des vestiges comme dans le cas de ce site, les ruines d’une prison et d’une carrière utilisées du temps des Soviétiques, aujourd’hui enfouies sous les eaux d’un lac.

L’énigme de la migration verticale sous-marine

Il s’agit de la plus grande migration du monde en terme de biomasse. Afin d’échapper aux prédateurs, les animaux aquatiques des profondeurs remontent chaque nuit à la surface des océans pour se nourrir.

Grâce à des caméras dernier cri, ce documentaire offre d’extraordinaires images de méduses, poulpes, poissons lanternes, calamars, requins, dauphins, seiches, espadons et créatures luminescentes effectuant ce spectaculaire voyage nocturne.

Une montée des océans d’au moins un mètre est inévitable, selon la Nasa

Une montée des océans d’au moins un mètre due au réchauffement climatique est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent, selon les dernières prévisions dévoilées par la Nasa mercredi. Une certaine incertitude demeure cependant sur le calendrier exact de cette montée des eaux, car les scientifiques ignorent pour l’instant à quelle vitesse vont fondre les principales calottes glacières des régions polaires.

Au vu de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de l’expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières qui ajoutent de l’eau dans les océans, il est pratiquement certain que nous aurons une augmentation du niveau des mers d’au moins un mètre, et probablement davantage“, a expliqué Steve Nerem, de l’université du Colorado et qui dirige l’équipe de la Nasa chargée de surveiller la montée des niveaux des mers.

Les dernières prédictions sérieuses en date, qui remontaient à 2013 par un panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique, évoquaient une montée des océans de 30 à 90 cm d’ici la fin du siècle. Mais selon M. Nerem les dernières données mesurées par les satellites de la Nasa pointent vers la fourchette haute de ces prévisions.

Lire la suite

Le trésor des abysses

Un nouvel eldorado industriel est peut-être au fond des mers. La technologie d’aujourd’hui permet d’exploiter d’immenses gisements de métaux, repérés depuis 1985 dans tous les océans du globe.

À 3.500 mètres de profondeur, au milieu de l’Atlantique, se trouvent des cheminées hautes de 70 mètres qui crachent des panaches d’eau chauffée à 350 degrés par les volcans sous-marins. Ici se trouverait un des gisements de métaux les plus riches au monde: selon les estimations, il y aurait 150 millions de tonnes de cuivre.
Lire la suite

Océans poubelles

Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4.500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution.

Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ?

L’océan sert de poubelle à l’industrie atomique depuis des dizaines d’années. Alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.

Arctique, cimetière atomique

Lire la suite

Une seule Terre, un seul océan

L’océan et l’atmosphère sont liés par des processus que nous commençons tout juste à comprendre. Comme des enfants de mêmes parents, le ciel au-dessus de nos têtes et les eaux autour ont de nombreuses caractéristiques en commun, notamment ces derniers temps le besoin d’être des zones protégées.

Nous sommes des enfants de mêmes parents collaborant à un ordre du jour partagé pour les défendre : un ordre du jour qui définira le futur de millions de frères, de sœurs, de pères, de mères, d’amis et de voisins, aussi bien que les formes de vie sur terre et dans les mers, aujourd’hui et pour les générations futures.

Par chance, les gouvernements du monde entier commencent à comprendre le défi et doivent signer deux accords importants cette année (ou du moins faire des progrès dans ce sens) : un nouveau traité international visant à protéger la vie marine dans les eaux internationales et un accord sur le changement climatique pour protéger l’atmosphère.

En même temps qu’ils font suite aux Objectifs de Développement Durable, ces accords vont servir de poteaux indicateurs indispensables pour indiquer le chemin à suivre pour les économies nationales du monde au cours des 15 années à venir et au-delà.
Lire la suite

Chili : Être pilote dans le détroit de Magellan

Le travail d’Erich Guital est le plus inconfortable qu’on puisse imaginer pour un marin: il est pilote dans le détroit de Magellan, cet étroit passage qui sépare la Terre de Feu du continent sud-américain.

Cette contrée austère est réputée pour ses vents et ses intempéries, sa météo ultra-changeante et la violence de ses tempêtes.

Les frontières de notre planète et la prospérité humaine

Par et Kate Raworth

Le futur de l’humanité va dépendre de la réussite d’un numéro d’équilibriste. Ce défi va consister à subvenir aux besoins de plus de 10 milliards de personnes tout en préservant les systèmes planétaires dont dépend notre existence. Les dernières découvertes scientifiques nous désignent comme la génération qui est censée trouver cet équilibre. Voilà quelle lourde tâche nous incombe.

Mettre fin à la pauvreté est devenu un objectif réaliste pour la première fois dans l’histoire de l’humanité. Nous avons la capacité de faire en sorte que chaque personne sur la planète dispose de suffisamment de nourriture, d’eau, de logement, d’éducation, de services de santé et d’énergie nécessaires pour vivre sa vie dignement et pour la réussir.

Mais nous ne serons en mesure d’y parvenir qu’à condition de protéger en même temps les systèmes terrestres fondamentaux: le climat, la couche d’ozone, les sols, la biodiversité, l’eau potable, les océans, les forêts et l’air. Et ces systèmes subissent une pression sans précédent.

Depuis les 10.000 dernières années, le climat de la Terre a été remarquablement stable. Les températures mondiales ont augmenté et diminué d’à peine plus d’un degré Celsius (par rapport à des sautes de plus de huit degrés Celsius au cours du dernier âge glaciaire) et la résilience des écosystèmes répondaient alors aux besoins de l’humanité.
Lire la suite

Le 7e pays le plus riche au monde est-il en train de disparaître ?

Une étude publiée par le World Wild Fund for Nature (WWF) estime à 24.000 milliards de dollars la valeur de la richesse océanique. Sa production annuelle s’élèverait à 2.500 milliards de dollars, ce qui place les océans au septième rang mondial des économies les plus riches, derrière la Grande-Bretagne et devant le Brésil.

Mais la dégradation par l’homme des actifs naturels, notamment la surpêche menacent le moteur économique marin dont sont tributaires la vie et les revenus de nombreuses populations. Quel manque de clairvoyance ! On reproche parfois aux hommes politiques une absence de vision à long terme, de privilégier les réformes et les mesures à effets immédiats. Les chefs d’entreprises sont-ils davantage visionnaires ?

La lecture du rapport publié ce jeudi par le World Wide Fund for nature (WWF) et réalisé par le Boston Consulting Group (BCG) et le Global Change Institute de l’Université du Queensland (Australie) semble indiquer le contraire. Intitulé “Raviver l’économie des océans : plaidoyer pour l’action 2015″, ce rapport apporte de nombreux enseignements.

Lire la suite

Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie

La navigatrice française Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie. Pour elle, les océans sont en danger. “Aujourd’hui quand on a la chance de les fréquenter en long et en large, on voit, bien sûr la fonte des glaces au nord et au sud, la perte en poissons, mais on voit aussi la pollution“, s’inquiète la jeune femme.

C’est la première femme à avoir traversé le Pacifique à la rame et sans assistance. Sportive accomplie, Maud Fontenoy trouve aussi le temps de s’engager en politique ou d’écrire des livres. Son dernier ouvrage s’intitule “Les raisons d’y croire“.

Dans ce livre, la navigatrice aborde ainsi sa vision de l’écologie. Une vision qui fait parfois sursauter les écologistes. En effet, Maud Fontenoy ne cache pas être favorable à l’exploitation du gaz de schiste. “C’est le gaz naturel qu’on utilise tous les jours, sauf qu’on va le chercher un peu plus profondément. Il a été controversé parce que les techniques pour aller le chercher ont été polluantes. Moi ce que je souhaite c’est qu’on élabore des techniques non polluantes“, assure la jeune femme.

Mort et espoir en haute mer

Les requins et leurs cousines, les raies, étaient présents sur cette Terre avant les dinosaures. Ils ont survécu à la catastrophique extinction de masse qui a liquidé les Tyrannosaurus Rex et tous les autres dinosaures, ainsi qu’à l’extinction Permien-Trias marquée par la disparition de 96 pour cent des espèces marines. Même les lignées plus récentes de requins, comme celle du requin marteau, existent depuis plus de 30 millions d’années.


Et pourtant, en quelques décennies seulement, la situation est devenue telle qu’un quart de tous les requins et raies est menacé d’extinction. Nous en sommes responsables – et nous avons la responsabilité d’y remédier.

Les populations de raies et de requins ne sont pas les seules en péril. Beaucoup d’autres composants de la biodiversité marine – en particulier les coraux, les mammifères marins, les oiseaux de mer et les tortues – sont en difficulté face aux pressions exercées par l’activité humaine. Les écosystèmes marins courent en conséquence le risque de se dérégler et de devenir moins stables et moins productifs.

Compte tenu du nombre de menaces qui pèsent sur la vie marine – dont la surpêche, le changement climatique, la pollution et l’urbanisation des côtes – il est facile, voire rationnel, d’être pessimiste. Cette année pourrait pourtant marquer le début d’une approche plus rigoureuse en matière de sauvegarde des écosystèmes marins, en particulier en ce qui concerne la surpêche, responsable du déclin rapide de nombreuses espèces.

Lire la suite

États-Unis : Plaidoyer de scientifiques contre l’exploration pétrolière

Plus de 75 scientifiques spécialistes des océans viennent d’écrire au président américain Barack Obama pour tenter de le convaincre de renoncer à son plan d’autoriser l’exploration pétrolière dans l’Atlantique, le long de la côte est, en raison des risques significatifs pour la vie marine.

« Ouvrir la côte est aux levés sismiques représente un risque aussi sérieux qu’inacceptable pour la vie marine », soulignent les scientifiques issus des universités américaines Cornell et Stanford, mais aussi de diverses institutions internationales. 

Dans leur lettre adressée directement au chef de la Maison-Blanche, ils expliquent ainsi que les levés sismiques utilisés par les pétrolières ont « une énorme empreinte environnementale ».

Lire la suite

Le pirate écolo Paul Watson en exil en France

On le surnomme le “pirate écolo”, bien connu pour son combat contre les baleiniers japonais, il s’est réfugié en France. Paul Watson écume les océans de la planète depuis maintenant 40 ans. “Si les océans meurent, on meurt. On ne peut pas vivre sans, peu importe où vous vivez“, explique le navigateur.

Paul Watson c’est surtout un pirate écolo à la tête de l’ONG Sea Sheperd, une flotte de six navires. Il traque les pêcheurs de baleines, parfois avec des méthodes musclées. Le Costa Rica et le Japon ont émis un mandat d’arrêt contre lui, relayé par Interpol.

Aujourd’hui Paul Watson est en exil forcé à Paris, avec la bénédiction des autorités françaises. Réfugié écologiste pour les uns, éco-terroriste pour ses détracteurs, Paul Watson bénéficie de nombreux soutiens.

Les forçats de l’océan

Antoine, Souleymane, Dimitri, ou Thierry le capitaine. A bord, ils sont 14 hommes. Pendant un mois, ils endurent des conditions de travail dantesques. Au grand air, mais coupés du monde, ballottés par une mer souvent inhospitalière, exposés aux dangers. Embarquement avec l’équipage du “Mariette le Roch” pour une campagne de pêche en mer du Nord.

Peut-on encore manger du poisson ?

Dans un monde où les eaux recouvrent plus de 72% de la surface de la planète, l’Homme a toujours cru les ressources marines inépuisables. Début des années 70, le signal d’alarme est tiré par des scientifiques et ONG du monde entier. Si nous ne faisons rien, dans moins de 30 ans, il risque de ne plus rien rester de comestible dans les océans.

Aujourd’hui, la vie maritime est gravement menacée car de nombreuses espèces sont en voie de disparation. Le magazine Kaizen se demande comment a-t’on pu en arriver là ? Comment du mercure peut-il se retrouver dans notre alimentation sans que le consommateur en soit averti ? Comment devrions-nous « mieux pêcher » dorénavant ? Comment agir à notre échelle en tant que citoyen ?

La Méditerranée envahie par le plastique

Les chercheurs de Tara sonnent l’alarme : “À chaque relevé de filet, il a été prélevé des échantillons de plastique, et ce, dans toute la Méditerranée.”

Plastique dans échantillon de plancton prélevé à bord de la goélette Tara

La goélette Tara achève son expédition en Méditerranée. Son objectif était de traquer les micro-plastiques et d’étudier leurs effets sur les écosystèmes marins. Peu avant le retour du voilier d’exploration à Lorient, son port d’attache, les chercheurs n’ont pu que dresser un constat alarmant.

“Les premiers constats de l’expédition sont édifiants”, a assuré Gaby Gorsky, directeur scientifique de l’expédition qui a démarré en mai, dans une communication à l’AFP. “À chaque relevé de filet, il a été prélevé des échantillons de plastique ou de micro-plastique, et ce, dans toute la Méditerranée”, a précisé Stéphane Bruzaud, de l’université de Bretagne-Sud, soulignant des concentrations plus importantes dans les eaux de certains pays ainsi qu’à proximité des grandes villes, des ports et des zones touristiques.

Des “concentrations non négligeables” ont également été observées en haute mer, bien qu’on pourrait penser que les micro-plastiques y soient plus dispersés, a ajouté le Pr Bruzaud, interrogé par l’AFP. Dans cette vidéo, les scientifiques font une pêche “miraculeuse” au large de Bastia : un filet saturé de déchets plastiques !
Lire la suite

Comment exploiter les énergies renouvelables marines ?

Berceau d’incroyables forces de la nature, les mers et océans sont de gigantesques réservoirs d’énergie. Des chercheurs et des ingénieurs se sont fixé un but ambitieux : couvrir un tiers des besoins énergétiques actuels à l’échelle mondiale grâce aux énergies renouvelables marines. Comment atteindre cet objectif ?

Xenius – Allemagne (2014)

Portugal : Vers un système d’alerte aux tsunamis sur les côtes européennes

L’océan est parfois imprévisible et sans pitié. Les tsunamis se déclenchent tout d’un coup, emportant des milliers de vies. Comment les repérer pour pouvoir évacuer les populations à temps?

C’est à cette question que tentent de répondre des scientifiques travaillant près de Setúbal au Portugal et participant à un projet de recherche européen: ils testent à quelques kilomètres de la côte, un appareil qui détecte automatiquement la présence d’une vague en train de croître.

Que faire contre l’acidification des océans ? (Vidéo)

Le dioxyde de carbone est présent dans l’air mais il est également « absorbé » en quantités énormes par les mers et les océans. Au contact de l’eau, ce CO2 atmosphérique se dissout et se transforme en acide carbonique. Le pH de l’eau de mer diminue, les océans alcalins s’acidifient.

D’où une modification des conditions de vie de la faune et de la flore de l’écosystème marin. En particulier, des organismes comme les coraux et les mollusques qui fabriquent un squelette ou une coquille calcaire survivent difficilement dans un milieu acide.

Certains microorganismes ont eux aussi du mal à s’adapter. C’est gravissime, car ce zooplancton constitue la base de l’alimentation de nombreuses créatures. Toute la chaîne alimentaire marine risque d’être bouleversée.

Xenius – Présenté par Emilie Langlade et Adrian Pflug (Allemagne 2014)

Vacarme en haute mer

Les pollutions par les métaux lourds, par le plastique ou encore par les déchets divers sont des problématiques du milieu marin très connues, mais ce que l’on connaît moins c’est la pollution sonore générée par l’activité humaine qui est pourtant un problème majeur pour les espèces marines, et donc pour les écosystèmes.

Essais et sonars militaires, plate-forme pétrolières, recherche minières, trafic maritime constant … Autant d’activités humaines qui perturbent considérablement la vie marine sous toutes ses formes et qui vouent le peuple marin à vivre dans un bruit perpétuel. Un bruit perpétuel qui empêche même les mammifères marins de communiquer entre-eux et qui expliquerait le phénomène des échouages de cétacés.

Surpêche : La fin du poisson à foison

La surpêche est un problème écologique majeur. La fin des pêcheries commerciales mondiales ne cesse d’être annoncée de plus en plus tôt. Les écologistes parlent d’océans et de mers vides d’ici à une cinquantaine d’années (voire beaucoup moins) si rien n’est fait, et pourtant les poissons continuent d’être pêchés massivement, répondant à une demande exponentielle.

Le chalutage profond est toujours pratiqué, et les filets dérivants qui ne font pas de détails sont toujours utilisés. L’Union Européenne propose d’ailleurs l’interdiction totale des filets maillants dérivants d’ici début 2015.

La surpêche pratiquée toujours plus loin pour satisfaire les supermarchés occidentaux, privent les pays en développement de ressources alimentaires.

La pêche n’est d’ailleurs soumise à aucun contrôle en ce qui concerne les règles d’abattage, ainsi les poissons sont souvent « travaillés » vivants alors que de récentes études scientifiques reconnaissent qu’ils ressentent la douleur. Le monde de la pêche industrielle génère également un esclavage moderne d’êtres humains, que l’on ne soupçonne pas.

Martinique : Fabriquer de l’électricité grâce à l’océan

La Martinique va accueillir NEMO (pour “New Energies for Martinique and Overseas”) une première centrale électrique flottante nouvelle génération utilisant les couches profondes des océans.


L’Union européenne vient de décider l’octroi de 72 millions d’euros pour aider à la réalisation du projet NEMO. Il s’agit d’une centrale flottante exploitant l’énergie thermique des mers (ETM). Construite par la DCNS (ex direction de la construction navale à Cherbourg) et le développeur de projet akuo energy.

Cette centrale de 16 MW pourra fournir les besoins de 35.000 foyers. Elle sera installée à sept kilomètres au large de la ville de Bellefontaine sur la côte est de l’île et sera opérationnelle en 2018. Le coup de pouce de l’Europe va permettre de couvrir financièrement les cinq premières années d’exploitation.

Utiliser la différence de température entre la surface et les couches profondes

Lire la suite

Océans poubelles et cimetières atomiques

Près des côtes d’Europe reposent plus de 100.000 tonnes de déchets radioactifs oubliés. Des fûts remplis de ces déchets ont longtemps été jetés par-dessus bord. Le déversement en mer de déchets radioactifs est une pratique qui a été interdite mondialement en 1993.

Cependant après cela, l’industrie nucléaire a fait construire des canalisations sous-marines pour évacuer ces mêmes déchets, toujours au large mais cette fois à l’abri des regards, ou presque. L’arctique quant à lui abrite en son fond nombre d’épaves abandonnées (issues de l’activité militaire) qui pourraient bien libérer de fortes doses de radioactivité.

« Des milliers de caissons métalliques, dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, quatorze réacteurs, et, surtout, trois sous-marins nucléaires… : tous reposent au fond de l’océan Arctique – première zone de pêche au cabillaud du globe. Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. »

Surpêche, plastique, pétrole offshore… Un plan de sauvetage pour l’océan mondial

Lancée en 2013, la Commission Océan Mondial co-présidée par José María Figueres, ancien Président du Costa Rica, Trevor Manuel, ancien ministre des Finances de l’Afrique du Sud, et David Miliband, ancien ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, demande aux Nations Unies d’agir pour enclencher un “cycle de restauration de l’océan”.

Des pêches illégales aux installations pétrolières offshore, de la prolifération des plastiques à leur gestion à terre, elle propose le renforcement du “système de gouvernance de la haute mer”, et appelle à une “coalition de changement”.

“Pour mettre un terme à l’exploitation exagérée et non durable des ressources naturelles et des libertés, et pour restaurer le bon état de l’océan, il faut une coalition de changement dotée d’un ordre de mission clair“.

Toute forme de vie sur Terre, y compris notre propre survie, dépend du bon état et des richesses de l’océan. La diversité biologique qu’il contient est pratiquement inestimable. De ce fait, nous sommes des milliards à en avoir besoin comme source d’aliments, d’oxygène, de stabilité climatique, de pluie et d’eau potable, de transport et d’énergie, de loisirs et de moyens de subsistance”.

Lire la suite

Plastique : Menace sur les océans (Rediff.)

Quelles sont les conséquences de la pollution des océans par les matières plastiques ? Un état des lieux des connaissances scientifiques actuelles.

Chaque année, l’humanité déverse six millions de tonnes de plastique dans les mers. L’océanographe et militant écologiste Markus Eriksen sillonne le Pacifique Sud, des côtes chiliennes à l’île de Pâques, pour détecter un des tourbillons océaniques où se concentrent ces plastiques.

Deux “îles” de déchets non biodégradables ont déjà été découvertes dans le Pacifique Nord et en Atlantique Nord, et trois restent à localiser dans l’hémisphère sud. Avec quel impact ?

Chimistes, océanographes et ornithologues mettent en lumière les multiples facettes du phénomène, à commencer par les mammifères étranglés et les oiseaux étouffés. Mais les hormones de synthèse véhiculées par les débris, les substances polluantes qui s’y concentrent ou les micro-plastiques présents dans nos produits de consommation s’avèrent plus toxiques encore pour la chaîne alimentaire.

Sans oublier que ces objets transportent sur des milliers de kilomètres des micro-organismes qui bouleversent les écosystèmes. Une pollution massive et mondiale.

Un océan gigantesque découvert à 700 km sous la surface de la Terre

Un réservoir d’eau contenant l’équivalent de trois fois le volume de l’ensemble des océans de la planète a été découvert sous la surface de la Terre. Retrouvé sous une couche de roches à plus de 700 km de profondeur, il pourrait permettre aux scientifiques d’en savoir plus sur l’origine de l’eau sur Terre.

Et si l’eau sur Terre provenait d’un gigantesque réservoir souterrain ? C’est en tout cas ce que pense une équipe de chercheurs, après avoir découvert un océan situé à plus de 700 km de profondeur, et contenant près de trois fois le volume d’eau contenu sur Terre.

Les scientifiques espèrent d’ailleurs que cela leur permettra de mieux comprendre le cycle de l’eau sur Terre mais aussi comment la tectonique des plaques déplace l’eau entre la surface et ce réservoir.

Ce mystérieux réservoir était en réalité dissimulé au cœur d’une roche bleue, connue sous le nom de ringwoodite, à 700 km de profondeur dans le manteau terrestre, c’est-à-dire la couche de roches brûlantes située entre la surface de la Terre et son noyau. La taille impressionnante du réservoir, trois fois le volume des océans de la planète, pourrait permettre d’en savoir un peu plus sur l’origine de l’eau sur Terre.

Lire la suite

Au coeur des océans : Pollution plastique, transfusion (Vidéo)

Depuis le prestigieux musée océanographique de Monaco, Raphaël Hitier et Christian Buchet, chercheur spécialiste de la mer, explorent les innovations liées au monde sous-marin et nous en font découvrir les richesses.

Photographier les océans pour inventorier les fonds marins de la planète pour mieux les protéger : c’est le défi fou de Richard Vevers? Cet océanographe qui vit à Sydney, en Australie, a conçu une caméra capable de filmer les fonds marins à 360° et à grande vitesse, pour alimenter une gigantesque base de données universelle et gratuite.

Rémy Lucas est un ingénieur breton passionné par le potentiel des algues. Grâce à elles, il a trouvé la solution pour produire un substitut écologique et naturel au plastique, baptisé Algopack. Le premier plastique composé de 100% d’algues et totalement biodégradable. Visite de l’usine Algopack à Saint-Malo.

Du sang artificiel compatible avec tous les groupes sanguins conçu à partir de l’hémoglobine de simples vers marins… Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est le projet du docteur Franck Zal, fondateur d’Hémarina, une entreprise de biotechnique marine basée à Morlaix.

L’ère du pétrole à volonté ?

Il ne s’agit pas d’un canular digne du 1er avril ou d’un délire issu d’un livre de science-fiction. C’est une information vérifiée et confirmée. Après des décennies d’expériences, des scientifiques de la marine américaine ont été capables de transformer de l’eau de mer en hydrocarbures.

L’US Navy vient ainsi d’annoncer l’ère du pétrole sans limite, le Graal de l’abondance et de l’indépendance énergétique, et personne ou presque ne s’en est aperçu. L’idée semble pourtant presque simple. Les carburants fossiles sont constitués d’hydrocarbones (hydrogène et carbone).

La marine américaine a été capable d’extraire de l’hydrogène et du carbone de l’eau de mer et de le recombiner pour en faire du carburant. Le processus pourrait aussi fonctionner en théorie avec de l’air, mais l’eau de mer contient 140 fois plus de dioxyde de carbone. Le U.S. Naval Research Laboratory a même déjà utilisé le carburant issu de l’eau de mer pour faire voler un modèle réduit d’avion.

Le prix de revient de ce nouveau carburant est aujourd’hui estimé entre 3 et 6 dollars par gallon (3,7 litres). Cela reste économiquement non rentable.

Lire la suite

Quand les océans deviennent acides (Docu)

Les océanographes du monde entier se mobilisent pour s’attaquer à l’un des problèmes environnementaux les plus urgents de la planète : l’acidification des océans. Ces derniers absorbent environ un quart du dioxyde de carbone de l’atmosphère, mais les émissions de carbone en constante augmentation transforment la chimie de l’eau de mer.

Dans des eaux sans cesse plus acides, les animaux marins ne peuvent plus constituer leurs squelettes, et les coquilles indispensables à leur survie. Des pôles aux tropiques, des milliers d’espèces sont en danger. Zoom sur le travail de chercheurs qui ont mené des études en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Antartique.

Réalisé par Sally Ingleton (Australie – 2013)

(Merci à NOP)

Planète plancton (Docu)

Partie 1/2 : Au Service De L’Homme

Une plongée dans le monde souvent surprenant du plancton, animaux et végétaux marins microscopiques, indispensables à l’équilibre écologique et climatique.

Partie 2/2 : L’Impact De L’Homme

Aujourd’hui, de nombreux milieux aquatiques sont pollués par des substances chimiques : les scientifiques observent des dérèglements planctoniques inquiétants.
Lire la suite

Océans en danger ?

En compagnie du grand naturaliste David Attenborough, une exploration de la biodiversité sous-marine menacée.

Démarrée en 2003, une vaste étude internationale a pour objectif d’étudier et de détailler la biodiversité des fonds marins du globe. Les premiers résultats révèlent la richesse et la fragilité du milieu marin, qui abrite plus d’un million d’espèces.

Cartographie mondiale des courants océaniques

Cette cartographie très précise des courants océaniques de surface réalisée par la NASA montre la grande complexité de l’environnement océanique. Elle est très utile à toutes sortes d’études conduites en milieu océanique et notamment intéresser des biologistes et écologues de l’environnement océanique pour l’interprétation de leurs propres observations.

Qu’ils soient permanents ou intermittents, les courants océaniques assurent le déplacement et le renouvellement des masses d’eau marines et sont de ce fait en partie responsables de la répartition des substances nutritives. Ils conditionnent ainsi la fertilité du milieu marin à tous les échelons de la chaine trophique, des algues phytoplanctoniques aux prédateurs marins, et par là même influencent partiellement les ressources halieutiques.

Les courants de surface sont en outre des transporteurs de chaleur à l’échelle des bassins océaniques, ce qui leur confère un rôle essentiel dans la régulation du climat planétaire ainsi que dans la succession des types de temps en relation avec les conditions atmosphériques.

Lire la suite

Voyage au centre de la mer

A la fin des années 1980, l’homme en savait plus sur l’espace et ses mystères que sur les océans qui couvrent pourtant 70 % de notre planète. Depuis, d’immenses progrès ont été effectués dans ce domaine par la communauté scientifique mondiale. 

On le sait depuis longtemps : notre existence est intimement liée aux mouvements qui animent le cœur des océans, et ce documentaire qui développe des problématiques parfois complexes en apporte de multiples preuves. Les océans, qui transportent de la chaleur ou absorbent une part du gaz carbonique produit par l’activité humaine, conditionnent l’équilibre climatique de toute la planète.

Quelle est cette mécanique qui anime le cœur des océans et permet à la vie d’exister sur notre Terre ? Et quelles sont les menaces qui guettent ce système aussi vaste que complexe ? Le reportage met en lumière les différents moteurs de la circulation océanique et le rôle de l’océan en tant que thermostat de la planète.

Afin de répondre à ces questions de manière originale et surtout accessible au plus grand nombre, ce documentaire retrace le parcours d’une goutte d’eau portée par les courants marins. Une véritable épopée sous-marine qui la reconduit, au bout de 650 ans, à son point de départ.
Lire la suite

Écosse : Oyster, l’électricité verte qui vient des vagues

En frottant la surface des masses d’eau, le vent peut donner naissance à la houle, une série de vagues pouvant se déplacer sur de longues distances, tout en charriant de grandes quantités d’énergie. L’entreprise Aquamarine Power a développé l’Oyster, un système qui peut exploiter le mouvement des vagues pour produire un courant électrique, autrement dit, une énergie renouvelable.

Les mouvements ondulatoires de l’eau mettent en action un volet mobile immergé par 10 à 15 mètres de fond à proximité des côtes. Le mécanisme actionne alors deux pistons qui compriment de l’eau douce et l’envoient par des canalisations dans une centrale hydroélectrique située hors de l’eau. L’électricité est ainsi produite au sec.

À terme, l’entreprise prévoit d’installer des champs d’Oyster qui seront tous interconnectés et reliés à une seule turbine. Les tests en cours se montrent concluants.

Global shushi : Demain, nos enfants mangeront des méduses !

En moins de vingt ans, le sushi est sorti des frontières du Japon pour devenir l’un des emblèmes de la «world food». Pourtant, sa consommation en particulier et celle du poisson en général n’est pas sans conséquences sur la biodiversité marine.

En remontant la filière du sushi, Jean-Pierre Canet, Damien Vercaemer et Jean-Marie Michel expliquent en quoi la pêche intensive et destructrice malmène les océans.

La plupart des scientifiques considèrent en effet que, d’ici à 2050, 75 % des espèces de poissons auront disparu. Ils estiment en outre que la flotte mondiale de bateaux de pêche a une capacité de capture deux à trois fois supérieure à ce que la mer peut fournir chaque année à l’espèce humaine.

Charles Moore à propos des océans de plastique

Le capitaine Charles Moore, qui a découvert le vortex de déchets du Nord Pacifique, a estimé qu’il faudrait 79.000 années pour tout nettoyer avec les moyens conventionnels, c’est-à-dire en utilisant des bateaux équipés de filets qui pêcheraient des déchets plastiques.

Nicaragua : Le projet chinois qui veut concurrencer le canal de Panama

Le consortium chinois HKND a dévoilé mardi 25 juin à Pékin le tracé de son projet de canal traversant le Nicaragua et reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Le projet avait reçu le feu vert des autorités du pays quinze jours auparavant.