Il n’y a que dans deux pays de l’OCDE que l’on souffre plus de la faim qu’aux Etats-Unis

La vie n’est pas si mauvaise en Europe, parce que même si au sein de l’UE, le nombre de personnes qui n’ont pas assez d’argent pour acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a fortement augmenté depuis 2007, suite à la crise financière, c’est aux Etats-Unis que la situation s’est le plus détériorée.

L’agence de presse Bloomberg a repris des données de l’OCDE pour les combiner dans le graphique ci-dessous.

Il montre qu’il existe une population de gens qui ne peuvent se permettre d’acheter de la nourriture dans tous les pays d’Europe, et qu’elle représente 4,6% de la population totale en Allemagne, 9% de celle de la Belgique, et jusqu’à 30,1% de la population hongroise.

En Grèce, la proportion de personnes qui ne peuvent se permettre de s’acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a doublé, passant de 8,9% en 2007, à près de 18% aujourd’hui.

Mais dans la plus grande puissance économique mondiale, les États-Unis, 21,1% de la population ne gagnent pas suffisamment d’argent pour pouvoir se permettre d’acheter toute la nourriture dont ils auraient besoin. Au sein de l’OCDE, seules la Hongrie et l’Estonie font pire.

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Canada : Plaque tournante de l’industrie minière

Trois sociétés minières sur quatre ont leur siège social au Canada. Pourquoi un tel attrait ? Le Canada est un véritable paradis pour ces entreprises : elles peuvent y spéculer tranquillement sur les gisements du monde entier tout en y étant protégées en cas de crimes environnementaux et de violations de droits humains. Une réalité bien éloignée de l’image plutôt sympathique que véhicule le pays. Entretien avec Alain Deneault, coauteur du livre enquête Paradis sous terre.

75% des sociétés minières mondiales ont leur siège au Canada. Pourquoi ?

Alain Deneault : [1] Il y est plus facile de spéculer en bourse sur la valeur présumée d’un gisement minier. On peut y mettre en valeur non seulement les « réserves » qu’une mine contient, soit ce qu’il est effectivement possible d’extraire, que les « ressources », c’est-à-dire tout ce qu’une mine contient et que l’on pourrait éventuellement exploiter.

Ainsi, à la bourse de Toronto, il est possible de valoriser une richesse avérée, mais également la ressource présumée ou espérée : une richesse plus grande que ce qui a été évalué par les géologues, en fonction des évolutions des techniques ou des coûts d’exploitation. La bourse de Toronto a ainsi longtemps été très spéculative, jusqu’au scandale Bre-X, une société canadienne qui a gonflé artificiellement les réserves espérées de ses mines d’or, avant de faire faillite, faisant perdre 4,7 milliards d’euros à ses actionnaires en 1997.

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« Mon amie, c’est la finance »

Pour réussir un hold-up, laissez faire les professionnels ! Trois journalistes racontent comment les banquiers français ont roulé gouvernement et Parlement dans la farine sous vos yeux. Du grand art ! Extrait

(…)

Le Parlement tiraillé

Le 30 janvier à 9 heures, les banquiers ouvrent le bal des auditions à l’Assemblée nationale. Pour percevoir l’humeur du moment, les députés sont venus en nombre dans la salle 63 50. L’auditoire est composé de Jean-Paul Chifflet, président du Crédit agricole et devenu président de la FBF en septembre 2012, de Frédéric Oudéa, ainsi que de Jean-Laurent Bonnafé. Tous se sont positionnés à la droite du président de la commission, Gilles Carrez.

Un par un, ils entament des exposés lénifiants et conservateurs. Jean-Paul Chifflet ouvre le bal : “Les vraies raisons de la crise de 2008 sont liées à l’immobilier, l’accumulation d’actifs risqués et la faiblesse de régulateurs nationaux, ça n’a rien à voir avec la séparation des activités bancaires ! Cette réforme n’était ni urgente ni prioritaire !” juge-t-il. Il met en garde : “Attention ! Cette loi aura un impact sur le financement de l’économie et la présence des banques françaises dans le monde.”

Frédéric Oudéa et Jean-Laurent Bonnafé sont moins véhéments et appellent au statu quo : “Vous bâtissez une loi pour le futur et en l’état, elle sauve l’essentiel : notre capacité à travailler avec nos clients, à aider les entreprises et l’Etat à emprunter sur les marchés. N’allez pas casser la croissance en Europe quand celle-ci risque un gros décrochage. [...] Il faut des banques fortes”, assène le premier. “Le secteur bancaire français a raisonnablement passé la crise. La loi telle qu’elle est paraît équilibrée”, admet le second.

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La crise affecte surtout les jeunes dans les pays de l’OCDE

Les perspectives d’emploi des jeunes et travailleurs peu qualifiés se sont fortement dégradées dans les pays de l’OCDE du fait de la crise économique dont les conséquences sociales pourraient se faire sentir pendant de longues années, observe l’OCDE dans un rapport publié mardi.

“Cherche un travail”

Ce rapport sur l’impact social de la crise économique chiffre à 48 millions le nombre de chômeurs dans les 34 pays de l’OCDE, une hausse de 15 millions depuis le début de la crise en 2007.

Les perspectives d’emploi se sont surtout dégradées pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés, les femmes et les seniors ayant été cette fois moins touchés“, a souligné Monika Queisser, chef des affaires sociales de l’OCDE, en présentant le rapport à la presse.

Or “le risque (existe) que les jeunes qui connaissent de longues périodes de chômage, d’inactivité ou de pauvreté ne soient confrontés toute leur vie à des perspectives de gains et d’emploi moindres“, relève le rapport.

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Démagogie sans énergie

par Jean-Marc Jancovici

Les municipales puis les européennes ne devraient pas déroger à la règle : il y en aura pour tout le monde.

Lors des élections, l’empilement de promesses tient hélas lieu de grand dessein national ou européen, et la population devient facilement une simple juxtaposition d’ouvriers, de mères de famille, d’automobilistes, de jeunes, d’instituteurs et d’homosexuels.

Ce procédé a au moins le mérite de la simplicité sur le plan économique : les promesses électorales étant toujours additionnelles à l’existant, dès que la liste de tous ceux qu’il faut séduire pour être élu est terminée, il est facile d’en déduire l’argent nécessaire, et donc le taux de croissance qui va en face.

Le taux de croissance annoncé par un candidat ne doit donc rien à un savant calcul, mais tout à la nécessité de se faire bien voir de l’électeur. Et s’il n’y a pas de croissance, ou pas assez ?

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Plus de 40 ans? Vous êtes menacé par la ‘trappe de l’âge moyen’

Alors que les dirigeants européens viennent seulement de prendre conscience de la marginalisation de plus en plus grande des jeunes actifs, un nouveau désastre social est en train d’émerger : les actifs d’âge mûr vont être les prochains laissés pour compte du progrès technologique et de la mondialisation. Ce constat, c’est celui que fait Edoardo Campanella, un économiste de la Kennedy School de l’Université de Harvard qui a également travaillé pour l’Organisation Mondiale du Commerce et conseillé le Sénat italien.

Jusqu’à présent, les gens d’âge moyen ont été les grands gagnants du système. Ils bénéficient de contrats de travail stables, ils font partie du groupe social qui influence le plus les politiciens, et ils sont moins vulnérables aux crises économiques que leurs ainés « seniors ».

D’autres facteurs, tels que les droits de douane élevés, les avantages accordés en fonction de l’âge, et les clauses qui limitent les possibilités de recours au licenciement leur ont même permis de conserver des emplois qui sont par nature condamnés à disparaître.

En contrepartie, cette situation a favorisé la marginalisation des plus jeunes actifs. Selon l’OCDE, entre 2008 à 2012, le taux de chômage des Européens âgés de 45 à 54 ans n’a progressé « que » de 5,2% à 7,7%, alors que le taux de chômage des jeunes est passé de 15% à 21,4%.

Mais la concurrence provenant des pays émergents et les progrès technologiques sont en train de changer la donne, affirme l’économiste.

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La corruption est perçue comme le fléau majeur

Cette pratique est jugée très inquiétante, selon un vaste sondage. Au WEF [Forum Economique Mondial], vingt groupes se donnent comme objectif une tolérance zéro en la matière.

Le score est sans appel. Invités à indiquer quels sont les «principaux problèmes auxquels est confronté le monde», 21% des quelque 66.000 personnes interrogées par le consultant WIN/Gallup ont coché la case «corruption».

Les problèmes économiques ? Relégués loin derrière, tout comme le fossé entre pauvres et riches, le chômage, le terrorisme ou les atteintes à l’environnement (lire notre graphique).

Ce résultat reflète le poids grandissant des pays en développement, où la corruption reste un fléau auquel sont confrontées quotidiennement les entreprises, et les multinationales en particulier. Au Nigeria, du pétrole pour une valeur d’un milliard de dollars disparaît chaque mois, selon diverses estimations relayées dans les médias. En Russie ou en Ukraine, les pots-de-vin représentent une pratique courante.

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Dessine-moi les inégalités

La mondialisation à l’oeuvre depuis la fin des années 80 et la conversion de la Chine au capitalisme a largement remodelé la distribution des revenus. Branko Milanovic, le chef économiste de la Banque Mondiale, a traduit dans un graphique les effets de 20 ans de cette globalisation. Il dessine une sorte d’éléphant. Et devinez quoi, pour les classes moyennes des pays développés, le pachyderme de la mondialisation s’est assis sur leurs revenus.

EVOLUTION DES REVENUS REELS ENTRE 1988 ET 2008, EN FONCTION DU NIVEAU DE REVENU

L’axe vertical indique l’évolution du revenu réel entre 1988 et 2008 , il est exprimé en dollars internationaux de 2005 corrigés de l’inflation.

Su l’axe horizontal, on peut lire les niveaux de revenus dans le monde, de sorte qu’au début, vers le zéro, on trouve ceux dans le monde qui gagnent le moins, et à l’extrême droite, ceux qui gagnent le plus. On a donc une distribution des revenus de la population indépendamment des pays où elle réside.

A l’extrême droite de la courbe, on trouve les grands gagnants. Cette nouvelle super classe globale a vu ses revenus progresser de plus de 60%. On y trouve les 3% les plus riches des pays développés, France, Japon et un gros bataillon d’américains dont le pays est entré dans la marche inégalitaire parmi les premiers (la moitié de cette super classe). Le reste se recrute dans le top 1% des pays émergés, les BRICS: Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.

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Chine : Le développement de la République Populaire est une déclaration de guerre aux États-Unis

Par Peter Kuntze

La Chine a confiance en elle; elle ose des réformes et sa nouvelle direction veut consolider ses succès

Le contraste ne pourrait pas être beaucoup plus grand: d’un côté du Pacifique, la puissance qui est toujours l’Hégémon, est confrontée à de fortes turbulences économiques et politiques; de l’autre côté, la superpuissance en devenir bat tous les records sur le plan économique, en dépit des prophètes de malheur, et a pleine confiance en son avenir.

Ce n’est pas étonnant: trois décennies et demie après le lancement de la politique de réformes et d’ouverture voulue par Deng Xiaoping, le successeur de Mao Zedong, ce changement de cap révolutionnaire a donné ses fruits en bien des domaines. Le pauvre État paysan, avec ses millions de “fourmis bleues” est devenu un pays moderne aux immeubles de prestige rutilants et a développé une industrie de la mode qui se révèle désormais sur les “catwalks” de Paris et de Milan.

Hollywood aussi s’énerve car, de fait, l’industrie américaine du cinéma a toutes les raisons de craindre l’avènement d’un sérieux concurrent installé en Extrême-Orient. Pourquoi? Wang Jianlin, l’homme qui serait le plus riche de la République Populaire de Chine, est en train de faire construire à Tsingtau (l’ancienne base et colonie allemande) les plus grands studios cinématographiques du monde. Ce projet gigantesque coûterait plus de huit milliards de dollars et serait achevé en 2017.

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Si votre banque fait faillite…

François Hollande a eut fort à faire durant sa conférence de presse de mardi. Il a dû feinter, défendre, justifier… l’état économique du pays, bien sûr.

Remarquez qu’il ne partait pas sans arguments ! On apprenait par exemple que l’OCDE signale “une inflexion positive” pour la France, selon son indicateur composite avancé. “La courbe de l’indicateur composite avancé français était descendante jusqu’en avril 2013, puis elle a changé de tendance et monte légèrement depuis“, nous apprend Le Monde.

Le mot à retenir dans cette phrase, c’est “légèrement”, étant donné que le fameux indice était à 100,3 en octobre 2013 contre… 100,2 en septembre. A ce rythme-là, aucun doute, la France aura retrouvé tout son dynamisme dès l’an 2500, ou même 2450 si les choses se passent vraiment bien ! Prenez votre mal en patience, cher lecteur : le plein emploi et les 4% de croissance, c’est pour dans moins d’un demi-millénaire.

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2013: marchés émergents, la fin du miroir aux alouettes

Les pays émergents ont cessé d’être en 2013 la promesse de lendemains radieux pour l’économie mondiale. Croissance ralentie, marchés financiers et devises instables, troubles sociaux: ils sont devenus un sujet d’inquiétude… peut-être exagérée. En novembre, le club de réflexion des pays riches, l’OCDE, a résumé la situation : la croissance mondiale sera plus faible à cause du ralentissement des pays émergents, et “l’environnement économique mondial pourrait faire office d’amplificateur et de courroie de transmission pour des chocs négatifs” en provenance de ces pays.

Depuis des années, l’économie mondiale ne jurait que par eux : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud… Leur forte croissance compensait la stagnation des pays avancés, leurs marchés intérieurs en pleine expansion aiguisaient les appétits des grands groupes occidentaux, leurs bas coûts de production faisaient tourner le commerce mondial et leurs réserves de devises leur permettaient de financer l’endettement occidental. Mais 2013 a marqué un coup d’arrêt. Ils ont perdu un peu de leur lustre, pour être considérés d’un œil peut-être plus lucide.

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Chine : la dette des collectivités locales n’en finit pas de s’alourdir

Préoccupation constante des autorités de Pékin, l’endettement des collectivités locales chinoises n’en finit pas d’augmenter. Il a grimpé de 67 % depuis 2010, illustrant la difficulté pour la Chine de se défaire d’une croissance dopée à l’investissement, lui-même financé par un endettement débridé au niveau des gouvernements locaux.

Les nouveaux dirigeants chinois avaient commandé en juillet 2013 un audit qualifié d’« urgent », envoyant plus de 50 000 fonctionnaires dans les régions pour éplucher la comptabilité de 62 000 administrations.

Les conclusions, rendues publiques lundi 30 décembre 2013, font apparaître 17 890 milliards de yuans (2 100 milliards d’euros) de dette au niveau des provinces, communes, préfectures et cantons, soit 33,2 % du produit intérieur brut (PIB), dont 10 890 milliards de yuans d’emprunts directs et 7 000 milliards de dette contingente (engagements non encore réalisés), sur laquelle l’administration a une forme de responsabilité en cas de défaut. En y ajoutant la dette du gouvernement central, l’État chinois devait 30 300 milliards de yuans à la fin juin 2013, soit l’équivalent de 56,2 % du PIB de la deuxième économie mondiale.
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Mondialisation : Les pays impliqués dans la filière Nutella

La pâte à tartiner aux noisettes Nutella est devenu un produit tellement représentatif de la mondialisation que l’OCDE a décidé de l’utiliser comme étude de cas dans un rapport sur les filières d’approvisionnement mondiales : « Mapping Global Value Chains » (p.17 et suiv) :

Chaque année, 227.000 tonnes de Nutella sont vendues aux consommateurs de pas moins de 75 pays différents. Mais ce n’est pas ce qui est le plus remarquable à propos de Nutella : car non seulement la pâte à tartiner est vendue partout, mais ses ingrédients proviennent d’une multitude de pays, et c’est en cela qu’elle est le parfait exemple de ce que la mondialisation signifie pour les produits alimentaires.

Ferrero International, la société qui commercialise Nutella, a son siège social en Italie, mais elle détient 9 usines dans le mondent qui fabriquent la pâte à tartiner : 5 en Europe, 1 en Russie, 1 en Amérique du Nord, 2 en Amérique du Sud et 1 en Australie.

Même si certains ingrédients sont fournis localement, comme les matériaux d’emballage, ou le lait, par exemple, d’autres sont importés d’autres régions du monde : les noisettes viennent de Turquie, l’huile de palme de Malaisie, le cacao provient du Nigeria, le sucre du Brésil ou de l’Europe et la vanille, de France.

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G20 : Les BRICS font un pas vers un fonds de réserve monétaire commun de 100 milliards de dollars

En ouverture du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, Chine, Russie, Brésil, Inde et Afrique du Sud confirment leur volonté de mettre sur pied un fonds de réserve de change pour lutter contre les désordres monétaires actuels. En évoquant aussi la responsabilité des Occidentaux.

C’était fin mars à Durban en Afrique du Sud, l’une des principales annonces du sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), lue d’un ton docte par le président sud-africain Jacob Zuma lui-même. La création d’un fond de réserve monétaire propre au BRICS vient de se concrétiser un peu plus à Saint-Pétersbourg. Dénommé “Contingent Reserve Arrangement” ou “currency pool” ce fonds devrait s’élever à 100 milliards de dollars.

Le projet a été dévoilé suite au mini-sommet à cinq qui s’est tenu vers midi ce 5 septembre en prélude au sommet du G20 qui se déroule à Saint-Pétersbourg ce jeudi et demain 6 septembre. Une manière claire de peser d’entrée de jeu face aux pays développés dans ce sommet en principe économique mais reste dominé par le crise syrienne et l’opposition attendue en Vladimir Poutine et Barack Obama.

Cette rencontre des BRICS a réuni les chefs d’Etat et de gouvernement Dilma Rousseff (Brésil), Manmohan Singh (Inde), Vladimir Poutine (Russie), Xi Jinping (Chine) et Jacob Zuma (Afrique du sud).

La Chine, principal pays contributeur

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Grande-Bretagne : L’immigration de masse a rendu l’économie moins performante

(Exclusivité Fortune – Article publié dans The Telegraph le 2 septembre, traduit par nos lecteurs “839237″ et Fridericus_Rex, merci à eux pour leur réactivité.)

La semaine dernière, Mark Carney, le nouveau Gouverneur de la Banque d’Angleterre, s’est rendu à Nottingham pour y prononcer son premier discours. Il a abordé le thème de la productivité britannique qui, depuis des années, est à la traîne de celles d’autres pays développés et qui n’est pas plus élevée aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2005.

Dans l’ensemble, les chefs d’entreprise ont tendance à soutenir une politique d’immigration – dite “de la porte ouverte” – ce qui contribue à répondre aux pénuries de main d’œuvre dans les secteurs clés.

Mais, plus particulièrement, cela exerce aussi une pression à la baisse sur les salaires. L’effet est similaire au fait d’avoir des niveaux durablement élevés de chômage, car elle crée une réserve inépuisable de main-d’œuvre bon marché.

Il semble que l’on assiste à la stagnation la plus importante de la productivité britannique. Les économistes ont largement décrit ce phénomène en le qualifiant d’« énigme »; mot qu’ils tendent à utiliser pour décrire une tendance qui tranche avec les normes passées. Pour la plupart d’entre nous, il ne s’agit cependant pas du tout d’un mystère. Lire la suite

«Une triple crise couve dans les pays du Golfe»

Après les pays occidentaux, le Golfe piquerait-il sa crise ? C’est ce que semblent montrer plusieurs indicateurs économiques alarmants. Un rapport du Fonds monétaire international publié en début d’été dresse de bien mornes perspectives pour les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En 2011, leur croissance affichait un insolent 7,5%. La projection pour cette année annonce, elle, 3,7%. Un fort ralentissement dû à une crise multifactorielle, frappant tout à la fois l’emploi et le puissant secteur de l’énergie. «Pour ces pays, le défi à moyen terme est celui de la diversification et de l’intégration d’une population jeune en croissance rapide», souligne le FMI. Spécialiste du Moyen-Orient, diplômé du King’s College de Londres et de Sciences-Po Aix-en-Provence, Hugo Micheron livre son analyse.

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Libération : Vu de France, les économies des pays du Golfe semblent florissantes. Or selon vous, ils commencent à connaître de sérieuses difficultés à travers une triple crise…

Hugo Micheron : Une précision, tout d’abord : les pays du Golfe – Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis (EAU), Koweït, Qatar et Oman – regroupés au sein du Conseil de coopération du Golfe sont souvent perçus à travers le prisme uniformisant du Qatar. Or ces pays sont très hétérogènes d’un point de vue démographique, des richesses, et des réserves d’hydrocarbures. Ils disposent toutefois de nombreuses spécificités communes : structure économique rentière – les hydrocarbures représentent de 60% des revenus au Qatar à 90% en Arabie Saoudite -, dépendance aux travailleurs expatriés (plus de la moitié de la population régionale), autoritarisme politique et conservatisme religieux.

Et depuis quelque temps, en effet, une triple crise couve dans ces pays. Une crise énergétique, d’abord : les pays du Golfe sont devenus en moins de dix ans les plus grands consommateurs d’énergie par habitant au monde, et sont aujourd’hui incapables de répondre à la croissance de la demande. Crise de l’emploi, ensuite : les pays du CCG ne créent pas assez de postes pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail. Crise budgétaire, enfin : Bahreïn et Oman doivent déjà puiser dans leurs réserves financières pour payer une partie de leurs dépenses structurelles, tandis qu’en Arabie Saoudite, au rythme où croissent les dépenses publiques, le royaume pourrait avoir écoulé ses réserves placées à l’étranger à la fin de la décennie.

Comment ces pays font-ils face à l’explosion de leur consommation d’énergie ?
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Les dépenses sociales explosent en Europe

Les dépenses sociales ont augmenté en moyenne de 22% depuis 2007 pour les pays de l’OCDE. Une hausse due à la crise économique ainsi qu’au vieillissement de la population en Europe. Mais certains pays touchés de plein fouet par la rigueur, comme la Grèce ou le Portugal ont réduit ces dépenses, amplifiant ainsi la récession.

Les aides sociales, derniers remparts face à la crise. D’après un rapport de l’OCDE, les dépenses des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques dans ce domaine ont augmenté de 22% depuis 2007-2008.

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Révolution : Ce sont les urbains qui vont la connaître

Par René Trégoüet, Sénateur Honoraire, Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat.

Une étude qui vient d’être publiée par Navigant Research nous révèle que le nombre de citadins augmentera de 75 % dans le monde d’ici 2050 et passera de 3,6 à 6,3 milliards d’individus.

Au milieu de ce siècle, deux terriens sur trois seront donc devenus urbains, ce qui supposera de relever à une échelle inédite de nouveaux défis dans les domaines de l’énergie, de l’urbanisme, de l’environnement, des transports ou encore de la sécurité.

Ce rapport précise qu’en 2025 la planète comptera 37 mégalopoles, dont chacune aura une population supérieure à 10 millions d’habitants. Sans surprise, 22 de ces villes se trouveront en Asie.

L’OCDE, pour sa part, rappelle que les grandes mégapoles mondiales, qui occupent aujourd’hui 2 % de la surface du globe, consomment les trois quarts de l’énergie produite par la planète et émettent 80 % du CO2 d’origine anthropique.
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Immigration : Ce qu’elle rapporte, ce qu’elle coûte

Le dernier rapport de l’OCDE sur l’immigration est formel : l’impact fiscal et budgétaire net des populations migrantes est globalement proche de zéro. Avec de notables différences d’un pays à l’autre.

Illustration de l’hebdomadaire Hara-Kiri n°63 en date du 13/04/1970

Alors que, confrontée à la crise et au chômage, l’Europe continue de s’interroger sur le coût de l’immigration pour ses finances publiques, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) lui apporte quelques éléments de réponse dans son rapport annuel (« Perspectives des migrations internationales 2013») publié à la mi-juin.

Ledit rapport tord le cou à une idée reçue : « L’impact fiscal et budgétaire net de l’immigration, y lit-on, est proche de zéro dans l’ensemble de la zone OCDE. » Ce diagnostic se fonde sur « l’étude la plus complète jamais réalisée sur la question », explique l’un de ses auteurs, Thomas Liebig, administrateur à la division des migrations internationales de l’organisation.

L’immigration ne comblera pas les déficits budgétaires des États, mais elle peut aider à les réduire. « En général, les immigrés versent davantage sous forme d’impôts et de cotisations qu’ils ne perçoivent sous forme de prestations », constatent les experts, qui établissent ce solde positif à 3.283 euros par ménage, en moyenne, dans les trente-quatre pays membres de l’organisation.
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