Les stocks alimentaires sont remis au goût du jour

Ils étaient accusés jusqu’à présent de fausser les marchés agricoles mais aujourd’hui les stocks de denrées ne sont plus tabous, s’il s’agit de préserver la sécurité alimentaire.

Distribution de nourriture au Niger

La libéralisation des échanges dans les années 1980 et 1990 avaient rendu les stocks alimentaires caducs. Fini les stocks de céréales ou de poudre de lait en Europe. Achetés par Bruxelles pour soutenir le revenu des agriculteurs, lorsque les cours s’effondraient, les stocks alimentaires étaient accusés par les pays producteurs libéraux d’Océanie de fausser les échanges mondiaux.

Pourtant, depuis les émeutes de la faim déclenchées par la hausse vertigineuse des prix des céréales en 2008, les stocks ne sont plus tabous aux yeux des organisations internationales ou des bailleurs de fond. Le consensus prévaut sur la nécessité de constituer des stocks d’urgence, dans les pays déficitaires en céréales.

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Les paradis fiscaux britanniques s’engagent contre le secret bancaire

Londres a trouvé un accord avec les Bermudes et les îles Vierges. Un échange d’informations sera instauré avec cinq grands pays.

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« Un tournant », selon le Trésor britannique. « Une bonne nouvelle mais qui doit s’étendre à d’autres pays et concerner les sociétés écrans », selon l’association Tax Justice Network. Londres n’est sans doute pas au bout de ses peines pour lutter contre l’évasion fiscale dans sa sphère d’influence. Mais, alors que le gouvernement de David Cameron préside un G8 qui a mis le sujet au coeur de son agenda, il veut montrer qu’il fait des avancées.

Un accord de partage automatique d’informations bancaires a ainsi été annoncé [le 2 mai 2013] entre, d’un côté, les îles Vierges britanniques, les Bermudes, Anguilla, Monserrat et les îles Turques-et-Caïques, et, de l’autre, le Royaume-Uni mais également la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

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Après Chypre, la Slovénie inquiète l’Europe

En visite à Bruxelles la (sic) premier ministre slovène s’est voulue rassurante sur l’état de son pays. Les marchés redoutent un nouveau plan de sauvetage à 8 milliards d’euros.

La Slovénie ne sera pas la prochaine Chypre. C’est le message qu’ont martelé mardi la premier ministre slovène et le patron de la Commission européenne alors que les marchés financiers sont braqués sur le petit pays alpin. Nombre d’experts désignent en ­effet Ljubljana, plongée dans une nouvelle récession doublée d’une crise bancaire, comme la pro­chaine capitale à sauver de la faillite.

La Slovénie deviendrait, alors le sixième État membre de la zone euro à bénéficier d’une aide internationale après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et Chypre.

Crise de la zone euro : Faisons sauter les paradis fiscaux !

La crise chypriote a révélé au grand jour le statut fiscal particulier de l’île au sein de la zone euro. Mais il n’est pas très différent de celui d’autres pays européens, comme le Luxembourg ou les îles Anglo-Normandes : des aberrations qu’il faudrait purement et simplement abolir.

Pourquoi fait-on couler Chypre, alors que les autres paradis fiscaux – le Luxembourg ou les petites îles britanniques comme Man et Guernesey – ne sont pas inquiétés ?

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Chômage : Nouveau pic historique en février

Addedum : Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 0,6% le mois dernier, atteignant 3,187 millions. Le niveau record de 1997 est plus proche que jamais. (Libération)

(Merci à Garath)

Le nombre d’inscrits à Pôle emploi en février pourrait dépasser le record de taux de chômage en métropole (10,8%), enregistré en 1994 et 1997 (3,185 millions). [NDLR: Il s'agirait alors d'un nouveau "record" pour la seule catégorie A, soit la 22e augmentation consécutive pour cette seule classification de chômeurs].

[...] En tenant compte des inscrits exerçant une activité réduite, Pôle emploi recensait fin janvier 4,6 millions de demandeurs d’emploi en métropole (4,9 avec l’Outre-mer). Les demandeurs d’emplois de longue durée (plus d’un an) n’ont jamais été aussi nombreux: près de deux millions, et chaque mois 90.000 chômeurs épuisent leur droit à une indemnisation.

La série de menaces de suicides après la mort par le feu d’un chômeur à Nantes le 13 février a dramatiquement souligné les difficultés de Pôle emploi à faire face, et le désarroi des chômeurs, dont le nombre a augmenté de plus de 10% sur la seule dernière année.

L’Insee prévoit un taux de chômage de 10,6% en métropole mi-2013 (11% avec les départements d’outre-mer). L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dont les prévisions sont à plus long terme, entrevoit une «stabilisation fin 2013», autour de 11,25% de la population active.
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Inégalités : la France se distingue des autres pays

La France est l’un des rares pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques où les inégalités de revenu après impôts et transferts sont restées globalement inchangées entre 1985 et 2008.

La France, un infâme pays communiste (chiffres 2012)

Avec un chômage élevé, un taux d’emploi très faible chez les jeunes et les seniors, une hausse continue des dépenses publiques et une perte de compétitivité, la France est plutôt mal lotie en comparaison internationale.

Malgré ses mauvaises performances et la crise de la zone euro, elle se distingue néanmoins sur un critère qui n’est guère retenu par les économistes : les inégalités. C’est l’une des conclusions inédites de l’étude publiée [le 19 mars 2013...] par l’Organisation de coopération et de développement économiques : «La France est l’un des rares pays de l’OCDE où les inégalités de revenu après impôts et transferts sont restées globalement inchangées entre 1985 et 2008.»

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Départ à la retraite : l’OCDE exhorte la France à indexer sur l’espérance de vie

Alors que les Français ont de plus en plus peur que le montant de leur pension retraite ne soit à terme réduit à une peau de chagrin, le secrétaire général de l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économiques), Angel Gurria, a appelé dimanche la France à assouplir son marché du travail et à indexer l’âge du départ à la retraite sur l’espérance de vie.

Selon lui, l’Hexagone n’échappera pas à la « règle », prédisant ainsi que les Français devront travailler plus longtemps « comme partout ».

Préconisant même de mettre en œuvre un système qui lierait  » l’âge de la retraite à l’espérance de vie automatiquement », sans que cela nécessite une négociation « très difficile » chaque année. De quoi faire tousser bon nombre de syndicalistes, politiques … et salariés.

Si pour lui les réformes mises en œuvre par la France « vont dans le bon sens », Angel Gurria a estimé néanmoins à l’antenne de TV5 Monde et de RFI que Paris « doit aller plus loin ».

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L’OCDE invite la France à supprimer les départements et fusionner les communes

Dans un rapport, l’Organisation de coopération et de développement économiques s’étonne que l’Etat ne se mobilise pas plus pour faire le ménage dans les collectivités. Le sujet reste tabou face aux élus locaux, arc-boutés.

(…) Ailleurs en Europe, les pays ont multiplié les réformes, parfois au prix d’une rationalisation drastique (division par 3 du nombre de communes en Grèce, par 2,5 au Danemark…).

A l’heure où le gouvernement s’interroge sur les économies à réaliser en 2014, l’OCDE propose de s’attaquer à cette spécificité territoriale française par une formule polie : il faut « simplifier la structure des administrations infranationales », réclame l’organisation dans un rapport publié le 19 mars.

1.800 habitants par commune en France, 5.500 dans l’UE « En moyenne, une commune française compte environ 1.800 habitants contre 5.500 pour l’Union européenne et 55.000 au Danemark. L’intercommunalité, qui aurait dû permettre de rationaliser les dépenses entre communes, est venue dans les faits surtout ajouter un niveau supplémentaire à une organisation territoriale déjà complexe », explique le rapport.

D’ici 2015, l’Etat a prévu de diminuer de 4,5 milliards d’euros les dotations aux collectivités locales. Dénoncé par les maires de France comme « un coup de massue sans précédent », l’OCDE salue au contraire l’action engagée : « La pression actuelle est de nature à encourager la mutualisation des services et de dégager ainsi des économies ». L’organisation va plus loin, en suggérant la fusion des plus petites communes et la suppression pure et simple du département. (…)

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Ce que le numérique fait au travail… et réciproquement

C’est essentiellement sous l’angle de l’emploi et de la crise économique que la question du travail se pose aujourd’hui dans les médias. Or depuis les années 90, les économies des pays de l’OCDE se caractérisent par une croissance faible (ponctuée de crises économiques régulières) et un taux de chômage élevé. Le temps de travail a diminué de manière constante, l’emploi à temps partiel a augmenté ainsi que le chômage longue durée. La part du travail dans le Produit intérieur brut a elle aussi diminué. De là à croire que le travail rapporte moins, il n’y a qu’un pas…

Une crise du marché de l’emploi qui cache des évolutions plus profondes des pratiques de travail

Vis-à-vis de ces “tendances de fond” observées sur deux décennies dans presque tous les pays de l’OCDE, l’impact des technologies numériques est habituellement pointé à deux titres :

  • Elles constituent le principal support de la globalisation, de la mise en réseau de l’économie et de sa financiarisation, produisant en particulier une très forte interdépendance et une mise en concurrence mondiale des économies comme l’expliquait déjà Manuel Castells dans La société en réseau ;
  • Elle accélère la croissance de la productivité du travail ; productivité qui transforme les tâches, les fonctions nécessaires à l’activité, et en particulier en diminue le nombre. Dès 1995, Jérémy Rifkin dans La fin du travail prévoyait que les TIC, ayant gagné tous les pans de l’économie (suite à l’informatisation massive des entreprises et des marchés financiers durant les années 80) conduiraient à une productivité très forte des entreprises, et une “croissance sans emploi”.

Aujourd’hui même, l’économie numérique, secteur de grande productivité et porteur de croissance, se révèle peu créatrice d’emplois, à l’image de la Silicon Valley en perte nette d’emplois depuis 15 ans. Les auteurs de l’Age de la Multitude y voient là les signes d’un affaiblissement du “travail” au profit de “l’activité” :

Depuis dix ans, on croit que le numérique va créer des emplois. Or il crée peu d’emplois directs, et contribue plutôt à supprimer des bureaucraties ou des rentes. L’optimisation sans précédent qu’il permet (dans le domaine de la consommation, des services) devrait contribuer à faire baisser le travail, au sens ancien du terme. Mais pas l’activité : car en amont du travail proprement dit (produire un service, un bien, un contenu), on voit se développer toute une activité de veille, d’autoformation, d’e-réputation, de connexion, d’échanges, d’expérimentations….

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Allemagne : Le changement, c’est bientôt (?)

Par Olivier Berruyer

Peer Steinbrück est le chef du parti socialiste en Allemagne, le SPD. Comme vous le savez, il y aura des élections législatives en Allemagne en septembre. Il est entré en campagne l’été dernier. Un des axes majeurs de sa campagne (qui ne marche que moyennement) est la lutte contre la finance débridée. Il n’a pas lancé de slogans du genre “mon ennemi, c’est la finance”, mais il a bossé. Beaucoup.

Du coup, son programme ne fait pas 5 phrases générales, voire malhonnêtement ambiguës, comme certains :

[p. 10] Je veux mettre les banques au service de l’économie.
Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi, de leurs opérations spéculatives.J’interdirai aux banques françaises d’exercer dans les paradis fiscaux. Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie. Je supprimerai les stock-options, sauf pour les entreprises naissantes, et j’encadrerai les bonus. Je taxerai les bénéfices des banques en augmentant leur imposition de 15 %. Je proposerai la création d’une taxe sur toutes les transactions financières ainsi que d’une agence publique européenne de notation.

Vous noterez que strictement rien n’a été fait dans la loi bancaire. Même pas le premier point, qui a été vidé de son sens en ne considérant que “la spéculation de la banque avec son argent“, quine représente rien. C’était une promesse vide, très différente du discours du Bourget : “Maîtriser la finance commencera ici par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives.

Vous savez que je dénonce souvent la politique parasitaire et suicidaire que l’Allemagne a mené avec les lois Hartz en baissant ses salaires.

En revanche, j’admire beaucoup de choses dans ce pays. À commencer par le fait qu’il a inventé la forme de capitalisme tempéré qui doit pouvoir marcher (avec quelques adaptations), “le modèle rhénan”, cher à Michel Albert. Mais qui est en train de succomber sous les assauts du capitalisme anglo-saxon, court-termiste.

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La Chine et la guerre du fer

En Chine, l’année du Dragon a été déprimée avec une croissance moyenne de 7,8%, très en dessous des 11% de moyenne entre 2000 et 2011, avec un pic à 14,2% en 2007. Cette chute, en partie voulue par le pouvoir qui tente de rééquilibrer le développement du pays, pourrait cependant rejaillir de manière négative sur la stabilité politique du pays. C’est en tous cas ce que la nouvelle direction, mise en place lors du 18e Congrès en novembre, semble redouter.

Sans le dire, et en contradiction avec les injonctions des experts qui suggèrent plutôt de redynamiser l’économie par une augmentation des ressources de l’état (impôts sur les grandes sociétés, TVA, taxe à la propriété) et d’apaiser la société par un meilleur partage des fruits de la croissance, le Bureau Politique a initié une relance par l’investissement, dont les premiers effets se sont fait sentir à la fin de l’année 2012 et se propageront probablement durant l’année du Serpent, inaugurée à coups de pétards et de feux d’artifice, le 10 février.

La reprise est réelle et palpable. La vraie question renvoie à sa pérennité à moyen, voire à court terme, au-delà de 2013. Nombre d’experts chinois et étrangers anticipent en effet que sans réformes structurelles de fond, aujourd’hui handicapées par de graves divergences politiques au sommet, l’économie chinoise restée rigide, dominée par l’alliance des grands groupes publics et des banques, fiefs des prébendes de l’oligarchie, rencontrera assez vite d’importantes difficultés. Beaucoup estiment cependant que, même en crise, le pays ne ralentira pas ses importations de minerai de fer.

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Les pays de l’OCDE presque aussi endettés qu’après la seconde guerre mondiale

Selon un rapport de l’OCDE, l’endettement brut des pays de l’OCDE rapporté à leur Produit Intérieur Brut s’approche de son record enregistré peu après la seconde guerre mondiale.

La dette publique dans le monde en 2011 (54.000 milliards de dollars) – En bas à gauche, le PIB dans le monde en 2011 – Cliquer sur la carte pour l’agrandir

Calculé en tenant compte de la parité de pouvoir d’achat, l’endettement public brut des dix principaux Etats de l’OCDE rapporté à leur Produit Intérieur Brut (PIB) s’approche de son record historique (environ 116 % du PIB) observé peu après la fin de la seconde guerre mondiale. C’est l’une des observations de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) dans son rapport annuel, publié mercredi, consacré aux besoins d’emprunt publics de ses pays membre.

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Arrêtons le “France bashing”

Par Philippe Askenazy

C’est le nouvel exercice à la mode : considérer que la France – ses gouvernants, son opposition, ses entreprises, ses travailleurs, ses partenaires sociaux – est nulle. Certes, les très libéraux Financial Times ou Wall Street Journal se sont félicités de l’accord national du 12 janvier entre le patronat et trois syndicats.

Peut-être vont-ils enfin prendre conscience qu’une stratégie libérale, dont l’accord n’est qu’une étape renvoyant à de futures négociations, est poursuivie depuis plusieurs années, même si les manoeuvres de Laurence Parisot pour se maintenir à la tête du Medef semblent relever d’une autre époque.

La France a un des marchés du travail les plus flexibles. La rupture conventionnelle s’est imposée comme une gestion souple des “séparations” entre employeur et salarié. Près de 1,8 million de contrats d’embauche, et autant de fins de contrats effectives, sont signés tous les mois.

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Les sociétés écrans les plus opaques se trouvent aux Etats-Unis et au Royaume-Uni

par Myret Zaki

Les petits paradis fiscaux sont plus rigoureux dans l’application des règles que des pays de l’OCDE. 

Une étude internationale menée par les universités de Texas, Brigham et Griffith, publiée en septembre dernier, aurait dû recevoir beaucoup plus d’attention de la part des médias. Elle est, comme l’a reconnu The Economist, de loin la plus approfondie jamais menée sur les pratiques réelles en matière d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent dans le monde.

On peine à croire que cette réalité, qu’on pourrait penser révolue depuis les années 1980, existe encore. Dans de nombreuses places financières et paradis fiscaux, l’utilisation de sociétés écrans anonymes reste un outil offert régulièrement, sans questions posées, à des clients internationaux pour cacher non seulement l’argent non déclaré, mais aussi l’argent du crime et du terrorisme.

Les chercheurs ont envoyé 7400 demandes par e-mail à 3700 fournisseurs d’incorporations de sociétés dans 182 pays. Ils se sont fait passer pour des blanchisseurs, des officiels corrompus, de potentiels terroristes. Le but du jeu: tester si les règles internationales prétendument appliquées le sont réellement et si les informations nécessaires sont bien récoltées lorsqu’un client douteux se présente. En effet, comme l’explique l’étude, «les sociétés offshore qui masquent l’identité de leurs véritables propriétaires sont le moyen le plus commun pour blanchir de l’argent, donner et recevoir des pots-de-vin, contourner des sanctions, évader le fisc et financer le terrorisme».

Les États-Unis en tête du peloton

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Le manque d’eau pourrait briser le règne des énergies fossiles

L’année 2012 s’achève dans le gris. Les discussions sur le réchauffement climatique se sont enlisées et se terminent dans l’épuisement collectif. Les climato-sceptiques ont gagné la seconde manche.

Sécheresse aux Etats-Unis, été 2012

Ils avaient perdu la première, lorsque l’immense majorité de la communauté scientifique, une bonne partie des pays de l’OCDE, l’Agence internationale de l’énergie et beaucoup d’ONG étaient parvenues à inscrire le risque climatique à l’agenda régulier des nations. A Doha, c’est l’échec et peut-être la triste réalité décrite dans ce journal (LT du 19.12.2012) par Raphaël Arlettaz, professeur d’écologie à l’Université de Berne : «[…] Nous sommes dans le déni des dommages que l’on cause à la biosphère et, par ricochet, à notre propre espèce. […] Même lorsque nous sommes conscients de notre impact, l’action nécessaire pour en éviter les conséquences n’est que rarement mise en œuvre.»

Raphaël Arlettaz parle d’une incapacité intellectuelle à intégrer une menace à laquelle l’humanité n’a jamais été confrontée, «un mismatch évolutif». Au plan économique, cela se traduit par des prix d’énergies polluantes ou dangereuses pour l’évolution des espèces qui n’intègrent pas le futur, en dépit du lourd tribut déjà payé par l’humanité.

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La crise révolutionne-t-elle la pensée économique ?

L’économie mondiale connait une dépression d’une ampleur au moins équivalente à celle qui a débuté dans les années 1970. Les réponses apportées aujourd’hui se différencient pourtant des solutions proposées il y a trente ans.

Quatre ans après le début de la Grande Récession, l’économie mondiale ne va pas toujours pas mieux, les électeurs perdent patience et les gouvernements tombent comme des quilles. Selon les données de l’OCDE, le PIB des États-Unis a reculé de 3,9% entre la fin 2007 et la fin 2009. En comparaison, la contraction économique fut plus sévère au Royaume-Uni (5,5%), moins prononcée en France (-2,8%), et à peu près identique en Allemagne (-4,0%).

Cette situation laisse ainsi de l’espace à une révolution dans la manière de penser, et si ce n’est pas encore en politique, on commence à assister à une modification de la pensée économique.

Prenons d’abord l’exemple du Fond monétaire international (FMI). Jusqu’alors bastion de l’austérité, l’institution se met depuis quelques mois à se prononcer en faveur de politiques fiscales expansionnistes. La Réserve fédérale américaine (Fed) s’est quant à elle engagée en faisant tourner la planche à billets sans limite, tant que l’emploi ne s’est pas rétabli.
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Le prix du pétrole augmentera inévitablement

La demande pétrolière mondiale et les prix de l’or noir vont continuer à grimper dans les décennies qui viennent, portés par la consommation liée aux transports, prédit l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

La demande de brut va augmenter de 14% d’ici 2035 pour atteindre 99,7 millions de barils par jour (mbj), indique l’AIE dans son World Energy Outlook, sa grande étude prospective annuelle. Cela dépasse de 700.000 barils ce qu’elle anticipait un an plus tôt. L’AIE, qui défend les intérêts des pays consommateurs, table aussi sur un prix moyen du baril de brut autour de 125 dollars le baril en 2035 (en dollars constants), contre environ 107 dollars cette année, alors qu’elle prédisait l’an dernier un prix du baril de 120 dollars à cet horizon.

« La croissance de la consommation de pétrole dans les pays émergents, particulièrement celle liée aux transports en Chine, en Inde et au Moyen-Orient, va plus que compenser la réduction de la demande dans l’OCDE, faisant monter nettement l’usage du pétrole », justifie l’AIE, bras énergétique de l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Le transport « représente déjà plus de la moitié de la consommation pétrolière mondiale, et cette part va s’accroître alors que le parc automobile doublera à 1,7 milliard de voitures, et que la demande liée au fret (transport de marchandise) routier augmente rapidement », ajoute-t-elle.
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Europe : 14 millions de jeunes ne sont ni étudiants, ni travailleurs ni en formation

Ils sont 14 millions en Europe, ont entre 15 ans et 29 ans et sont exclus de toute forme de scolarité ou d’emploi. Eurofound, l’agence d’études et de recherches de l’Union européenne, les appelles les «Neets» pour «Not in Employment, Education or Training» («Ni en emploi, ni en étude, ni en formation»). Son étude, qui vient de paraître et dont le Guardian détaille les principaux résultats, confirme l’ampleur de l’impact de la crise sur les jeunes générations des pays de l’Union.
En moyenne, les Neets constituent 15,4% de leur population de référence (les jeunes de 15 ans à 29 ans), mais cette moyenne masque d’importantes disparités: en Italie, ils sont plus de 35% d’une génération, 22% en Irlande et seulement 6,6% au Luxembourg. Avoir un faible niveau d’éducation, être issu de l’immigration ou souffrir d’un handicap sont les trois principaux facteurs de risque qui augmentent la probabilité pour un jeune de faire partie de cette classe laissée pour compte.

22% des jeunes de moins de 25 ans de l’Union européenne recherchent un emploi. 5,4 millions de personnes sont concernées. En Espagne et en Grèce, c’est plus d’un jeune sur deux qui est touché par le chômage. Et l’étude Eurofound précise qu’en 2011, 42% des jeunes en emploi l’étaient dans le cadre d’un contrat de travail temporaire.

Cette situation coûte cher aux 26 États étudiés. Les coûts associés aux Neets ont augmenté en Europe de 28% depuis la crise de 2008. En moyenne, la facture de la mise de côté de ces jeunes représente théoriquement 153 milliards d’euros par an. «Si on pouvait intégrer ne serait-ce que 10% des Neets, soit 1,4 million de personnes, cela représenterait une économie de 15 milliards d’euros par an», précise le directeur de l’étude, Massimiliano Mascherini.
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Europe : L’obésité progresse, surtout chez les jeunes

Les Européens sont de plus en plus gros. En Bavière, un député propose un double régime minceur : les kilos perdus permettraient un allègement des cotisations maladie. Plus grave : le surpoids engendre une baisse du niveau scolaire. En Grèce 45% des enfants et adolescents sont concernés.

Johannes Singhammer est un député allemand bien portant. Sa généreuse stature n’est pas pour surprendre pour un bavarois qui, comme il se doit, apprécie les bretzels ou les Weisswürste avec une chope de Hofbräu ou d’Augustiner.

Membre de la CSU, le parti conservateur local, il s’inquiète pourtant de la tendance à l’embonpoint de ses concitoyens. A tel point que cela engendre “au cours de dernières années” une “augmentation inquiétante de l’obésité“. Avec des conséquences dramatiques sur les dépenses maladie. Si rien n’est fait pour freiner cette inflation de kilos du fait d’une surconsommation alimentaire, “le système de santé s’écroulera d’ici dix à vingt ans“.
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Zone Euro : « La fin du pire », selon BNP-Paribas

Union Bancaire, le sud de l’Europe qui améliore sa compétitivité et réduit ses déséquilibres extérieurs… Pour l’économiste Jean-Luc Proutat, en charge des pays de l’OCDE chez BNP Paribas, les choses commencent à s’améliorer dans l’Union Monétaire…