Sucre : Le doux mensonge

Comment, depuis les années 1970, l’industrie agroalimentaire a œuvré pour augmenter les doses de sucre dans nos assiettes, avec à la clé un problème majeur de santé publique : obésité, diabète et maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants. Cette enquête dévoile les mensonges de l’industrie sucrière et les recours possibles pour enrayer l’épidémie.

C’est en épluchant les archives internes de la Great Western Sugar Company, l’un des fleurons de l’industrie sucrière américaine, que la dentiste Cristin Kearns a fait une découverte de taille, exposée fin 2012 dans le magazine américain Mother Jones : dans les années 1970, l’industrie mondiale du sucre a mis au point une stratégie délibérée de conquête, visant à inclure toujours plus de saccharose dans l’alimentation quotidienne mondiale, et à en dissimuler sciemment les risques sanitaires.

40 ans durant, l’Association américaine du sucre et ses homologues d’autres continents ont réussi à faire prospérer un empire lourd de plusieurs milliards et à transformer les habitudes alimentaires à l’échelle planétaire. Conséquence de la nouvelle addiction qu’ils ont su généraliser, l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques se répandent à travers le monde, notamment chez les enfants.

Lire la suite

Tabac, alcool, obésité : La prochaine génération vivra moins longtemps

Des chiffres émanant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la consommation de tabac, d’alcool ainsi que sur l’obésité viennent de sortir, concernant le tabac, l’alcool et l’obésité.

L’alcool en premier cause plus de 6% des décès en Europe. Il s’agit là d’un record mondial. Le tabac vient ensuite. 30% des habitants des 39 pays étudiés fument régulièrement. Et partout, on note que les femmes se mettent à la cigarette et déclarent des maladies qui jusqu’à présent étaient plutôt réservées aux hommes, comme le cancer du poumon. Enfin, l’obésité et le surpoids touchent 59% de la population européenne. Ce taux est en très forte progression.

Tout ceci aura un impact sur l’espérance de vie car si les politiques de santé ne sont pas plus efficaces, l’amélioration de la longévité pourrait bien marquer un temps d’arrêt. Cela veut dire que la prochaine génération pourrait vivre moins longtemps que nous, ce qui n’est encore jamais arrivé.


Comment lutter contre l’obésité chez les enfants?

Pollution et puberté précoce

La féminisation précoce des petites filles impose un lourd suivi médical. À Montpellier, Emma consulte le professeur Sultan, pionné dans le suivi des maladies environnementales dues aux perturbateurs endocriniens.

Chaque année, près de 1.200 petites filles en France reçoivent un traitement anti-hormonal pour freiner une puberté précoce aux conséquences parfois lourdes, comme l’arrêt de la croissance, des risques accrus de diabète, d’obésité et de maladies cardiovasculaires.

Pour les deux tiers de ces petites patientes, le professeur Sultan a identifié une cause environnementale: pesticides, plastiques, hydrocarbures, détergents ou cosmétiques. Emma a, elle, la chance d’être bien prise en charge par l’hôpital et choyée par ses parents. Elle continue de jouer avec insouciance comme une petite fille de son âge.

États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
Lire la suite

Fat, Sick, and Nearly Dead (Gros, malade, et à deux doigts de claquer)

En surpoids, sous stéroïdes et souffrant d’une maladie auto-immune, Joe Cross est au bout du rouleau. Lorsqu’il se regarde dans le miroir, il voit cet homme de 140 kg avec un ventre rebondi et un destin tout tracé qui n’augure rien de bon. Joe a déjà un pied dans la tombe, et à ce rythme-là, la mort lui tend les bras.

La médicine traditionnelle n’ayant pas pu l’aider sur le long-terme, Joe décide de faire confiance à la capacité qu’a le corps à guérir par lui-même. Il troque la junk-food contre une centrifugeuse et un groupe électrogène et décide de s’alimenter uniquement de jus de fruits et de légumes pendant les 60 prochains jours.

En parcourant 5 000 kms, Joe n’a qu’un objectif en tête : arrêter tout traitement et retrouver un mode de vie équilibré. Souffrant d’obésité morbide, avec ses 193 kg, Phil Staples est à un cheeseburger de la crise cardiaque. Tandis que Joe recouvre la santé, Phil se lance dans l’aventure pour se remettre sur pied. Une rencontre étonnante et pleine d’humanité.

J’arrête le sucre

Le sucre se trouve partout : dans la nourriture industrielle, les biscuits, les céréales, les biscottes et même dans certains produits salés comme dans le jambon, les cornichons ou la sauce tomate. L’OMS dénonce les méfaits du sucre – obésité, diabète, notamment. Et après le tabac, l’organisation a fait du sucre son ennemi public numéro 2.

La réalisatrice de ce document s’est lancé un défi : arrêter tous les sucres ajoutés. Mais comment y arriver ? Comment se sevrer de ce goût puissamment addictif ? Au gré de son enquête, elle a rencontré des médecins, des addictologues, des nutritionnistes, des endocrino-diabétologues, mais aussi des pâtissiers, des chimistes ou des chercheurs en science de l’alimentation.

Réalisé par Anne-Sophie Lévy-Chambon (Juin 2015)

Le régime crétois en voie de disparition… en Méditerranée

C’est un comble: dans la région méditerranéenne, le régime alimentaire méditerranéen ou crétois si vanté pour ses bienfaits sur la santé est en voie de disparition. L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a lancé un cri d’alarme en ce sens. Explications.

Le bassin méditerranéen en pleine transition. “La région méditerranéenne subit une ‘transition nutritionnelle’ qui l’éloigne de son régime alimentaire antique longtemps considéré comme le modèle d’une vie en bonne santé“, peut-on lire dans un rapport présenté jeudi et réalisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM).

Le régime méditerranéen, ou crétois, dont des études scientifiques ont prouvé qu’il prévenait des maladies cardio-vasculaires, est composé essentiellement de fruits et légumes, de viande maigre et de poisson, et d’une préférence pour l’huile d’olive au détriment des autres graisses.

Un changement aux effets négatifs. Comment expliquer cette modification des habitudes de consommation en Méditerranée ? Le mondialisme, les échanges commerciaux de produits alimentaires et les changements de modes de vie, notamment la mutation du rôle des femmes au sein de la société, entrent en ligne de compte, souligne le rapport.

Conséquence selon cette étude: obésité mais également invalidité et décès prématuré son en hausse. “Alors que la sous-alimentation afflige toujours la partie méridionale de la Méditerranée, les pays de la région sont de plus en plus confrontés au fléau de la surcharge pondérale“, notamment chez les enfants, précise ainsi l’étude.
Lire la suite

Perturbateurs endocriniens: le coût de l’inaction

Les perturbateurs endocriniens provoquent de nombreuses pathologies et, en dehors de quelques exceptions, la Commission européenne traîne à réglementer leur utilisation. Dix-huit chercheurs ont donc décidé de calculer le coût économique de ces poisons pour l’Europe et sont arrivés au chiffre effarant de 157 milliards d’euros par an…

Du bisphénol A dans les biberons en plastique, des pesticides organophosphorés sur la peau des fruits, du paraben dans les cosmétiques, du perchlorate dans l’eau du robinet, etc. Ces vingt dernières années, une succession d’études expérimentales et épidémiologique a démontré que de nombreux produits chimiques de notre quotidien sont susceptibles d’interférer avec l’action de nos hormones, et ainsi de nuire à notre santé. Ils peuvent, par exemple, réduire la fertilité, provoquer l’obésité, déclencher des pubertés précoces ou encore faire baisser le quotient intellectuel.

Lire la suite

Europe : Le continent sera confrontée à une épidémie d’obésité d’ici 2030, selon l’OMS

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les Européens sont de plus en plus en surpoids. Dans un rapport présenté mercredi, l’instance prévoit aussi que la situation va s’aggraver à l’avenir.

Grâce à notre mode de vie, la France fait figure de bon élève. Malgré cela, l’obésité concernait 15% des adultes Français en 2012 alors qu’ils n’étaient que 6% en 1980.

Diabète et obésité sont de puissants freins à la croissance mondiale

Selon une étude de Morgan Stanley (en anglais), 18,2 % de la croissance du PIB réel devrait être perdue en moyenne par les pays de l’OCDE sur 20 ans à cause de maladies liées au sucre. Le Chili et les États-Unis seraient les plus touchés.


“Vivre gras, mourir jeune”

Si le diabète promet d’être un marché prospère pour les big pharmas (50 milliards de dollars soit 46 milliards d’euros en 2020), il sera ravageur pour la croissance de nombreux pays. C’est en tout cas ce que pronostique Morgan Stanley dans une étude publiée le 18 mars.

La banque estime ainsi que 0,5 point de croissance du PIB des pays de l’OCDE sera perdu chaque année en moyenne à cause du diabète et de l’obésité, et ce jusqu’en 2035. Au total cela représenterait une perte moyenne de 18,2% de la croissance du PIB réel (ajusté avec les prévisions d’inflation ou de déflation, ndlr)  de ces pays sur 20 ans.

Quant à la croissance des BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine, Afrique du Sud), si elle est estimée à 4,5% par an jusqu’en 2035, elle devrait tomber à 4,2% en prenant en compte les impacts des problèmes liés au sucre.
Lire la suite

Sucres : Gare à l’overdose !

Friandises, chocolats, sodas et autres bonbons… Ces gourmandises qui ramènent tout un chacun à la douceur de l’enfance peuvent s’avérer pourtant bien dangereuses. Dans quelles circonstances ? Les faux sucres sont-ils meilleurs pour la santé que le vrai ? Enquête.

Excellent pour la santé, source d’énergie et de plaisir, synonyme de fête… les mots pour vanter les qualités du sucre et des sucreries en général ne manquent pas. Mais si, comme l’explique le Pr Jean-François Gautier, diabétologue à l’hôpital de la Lariboisière (Paris), « il est un carburant essentiel pour nos cellules », consommé en excès, il est responsable de surpoids, d’obésité, de diabète et de maladies cardio-vasculaires.

Or, c’est bien là que le bât blesse, car, en France, depuis le début du XIXe siècle, la consommation de l’agréable poudre blanche n’a pas cessé de croître, et ceci de manière exponentielle, passant d’à peine un kilogramme par an et par personne à trente aujourd’hui.

Réalisé par Bernard Faroux (France – 2014)

Faux sucres, zéro calorie, mais à quel prix ? (Rediff.)

Tous les jours, chacun de nous consomme un minimum de sucre. Plusieurs scientifiques se sont donc penchés sur ses propriétés pour les mettre en lien avec notre santé. Une dose trop importante de sucre quotidiennement peut provoquer des problèmes, comme l’obésité. C’est la conclusion à laquelle en sont venue les scientifiques… Mais les alternatives sont-elles franchement mieux?

Pour détourner le problème, des sucres artificiels comme l’aspartame ont été créés. Bien que ceux-ci soient sans calorie, les sucres chimiques semblent provoquer des troubles de santé plus graves selon certains chercheurs.

En effet, plusieurs scientifiques font des corrélations entre l’augmentation du nombre de cancers et la consommation d’aspartame. Mais alors, vers quoi les becs sucrés doivent-ils se tourner?

La stévia pourrait bien être une alternative naturelle. Produit miracle ou manque d’informations sur les impacts de cette plante sur notre corps? L’avenir nous le dira. Notons que le meilleur des sucres reste celui présent naturellement dans les aliments, comme les fruits.

La plupart des maladies sont liées à l’environnement

Dix ans après l’Appel de Paris, le cancérologue Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme “crime de santé publique”.

À l’origine du plan cancer sous Chirac, le professeur Dominique Belpomme*, cancérologue de renom, a été le premier à ouvrir une consultation en médecine environnementale et à alerter sur le rôle des champs électromagnétiques dans différentes maladies comme celle d’Alzheimer. En 2004, il s’était entouré de scientifiques et d’écologistes pour lancer l’Appel de Paris. Dix ans après, alors que s’ouvre, ce vendredi à la maison de l’Unesco, le colloque anniversaire, Dominique Belpomme espère faire reconnaître la pollution comme “crime de santé publique”.

Lire la suite

Faux sucres, zéro calorie, mais à quel prix?

Les édulcorants dits «intenses» ont pris le pouvoir dans notre alimentation. Depuis que le poids et la consommation de sucre sont devenus des préoccupations, ces substituts affichant zéro calorie constituent des incontournables de l’industrie agroalimentaire.

Aujourd’hui, plus de 6000 produits alimentaires et médicaments contiennent de l’aspartame, l’édulcorant chimique le plus utilisé au monde. Depuis quelques années, cette molécule fait polémique, et plusieurs études pointent des risques potentiels sur la santé. Industriels et consommateurs se tournent désormais vers une plante originaire du Paraguay: la stévia.

Cure de jus pour vaincre l’obésité et le diabète

C’est l’histoire d’un homme qui a décidé de prendre sa santé en main devant le fatalisme médical et d’en faire un film sur la thérapie qu’il a décidé de mettre en place : ne consommer pendant 60 jours que des jus de légumes. Et il décide de vivre cette expérience dans la Mecque de la malbouffe : les États-Unis.

30 jours à New-York, 30 jours sur la route, à rencontrer des personnes et partager son expérience… jusqu’à rencontrer son double et de l’inviter à s’aider comme il s’est aider lui-même…

Documentaire sur le fonctionnement propre au système physiologique humain, à l’espoir de guérison, à l’aide, à la régénération physique, émotionnel, sociale… vitale.

Comment la junk food nous rend accros

Le journaliste américain Michael Moss, prix Pulitzer 2010, révèle dans un livre polémique qui sort en France aujourd’hui comment l’industrie agroalimentaire nous rend gros et addicts. En exclusivité européenne, nous l’avions rencontré en mars 2013. Il nous expliquait pourquoi elle s’en tirera néanmoins sans procès.

Minneapolis, 8 avril 1999. Onze dirigeants des plus grandes multinationales de l’agroalimentaire se donnent rendez-vous en secret au trente et unième étage du siège de la firme Pillsbury. Il y a Coca-Cola, Mars, Kraft Foods. À eux tous, ils pèsent 230 milliards de dollars.

Les onze PDG sont de féroces concurrents. Céréaliers, fabricants de chips, de sodas, de plats préparés, ils bataillent depuis des décennies pour conquérir des “stomach shares” - les parts d’estomac des consommateurs – avec leurs alliés de toujours : le sel, le sucre et la graisse. La sainte trinité que l’agroalimentaire utilise pour rehausser le goût et procurer une sensation de plaisir maximum dès la première bouchée.

Des millions de dollars sont dépensés en recherche et développement pour étudier le palais humain, les papilles, leurs connections avec le cerveau, et l’atteinte d’un orgasme gustatif nommé le “bliss point”.
Lire la suite

Chine : Près de 5 millions de personnes meurent chaque année de “maladies de civilisation”

Le pays se trouve confronté à de nouveaux défis sanitaires liés à son développement économique et coûtant des dizaines de milliards de dollars chaque année.
La pollution, l’obésité, le tabagisme et les accidents, en majorité liés à la circulation, tuent plus de 4,7 millions de Chinois chaque année et coûtent des dizaines de milliards de dollars chaque année, selon une étude publiée dans The Lancet.Espérance de vie Le Dr Jeffrey Koplan, de l’Université Emory à Atlanta, et ses collègues relèvent que la Chine a fait “des progrès remarquables dans le contrôle des maladies infectieuses et dans la santé maternelle et infantiles” et réussi à faire passer la durée de vie moyenne des Chinois d’environ 40 ans en 1950 à 76 ans en 2011.

Mais dans le même temps, le pays se trouve confronté à de nouveaux défis sanitaires, liés à son développement économique rapide et à l’adoption par sa population d’un mode vie se rapprochant de celui des pays développés.

Lire la suite

Comment l’obésité s’installe depuis l’enfance

L’obésité est le résultat d’une mauvaise alimentation. Les mauvaises habitudes se sont accumulées avec les années, créant ainsi un cercle vicieux autour du malade. Souvent, la société juge et punit par ses regards insistants et dégradants comme si l’obésité était un choix de vie, et non une maladie.

La vidéo retrace l’histoire d’un jeune homme souffrant vraisemblablement d’obésité morbide. Dès la première scène, le jeune homme de 22 ans est allongé, en sueur, un masque d’oxygène sur la bouche.

Parfois, les habitudes s’installent depuis l’enfance, elles peuvent être inculquées aux enfants dès l’âge de la chaise haute. Au fur et à mesure de la vidéo, on remonte le temps. Les années passent, le corps grossit et s’essouffle. 

Une illustration parfaite qui montre que la petite frite mène parfois sur un brancard. A noter que l’organisme qui a mis le spot en ligne est une organisation de fitness et remise en forme basée sur la nutrition.

Un an sans sucre

Une mère de famille du Vermont a décidé de cesser de consommer du sucre pendant un an. Top chrono. Qu’il soit en poudre, en cube, ou surtout camouflé dans des produits préparés, sa famille a littéralement déclaré la guerre à ce que plusieurs considèrent désormais comme un véritable poison, à la fois méconnu et surtout insidieux. Récit de 12 mois, sinon sucrés, du moins drôlement épicés.

La famille Schaub a vécu un an sans consommer de sucre et tous les membres disent se sentir aujourd’hui plus en forme.

Le récit

Eve O. Schaub raconte son aventure (car c’en fut une!) familiale dans Year of No Sugar, sorte de journal de bord truffé de réflexions à la fois alimentaires et philosophiques. Nous nous sommes entretenue avec elle pour savoir ce qui, aujourd’hui, avait changé dans la vie de sa famille. Mais d’abord, le récit de l’année.

La décision

D’abord, une mise en contexte. L’auteure se définit elle-même comme une mère de famille typique du Vermont. En bref: un poil écolo, avec une dent clairement sucrée. Les desserts, elle connaît. C’est son dada. L’est-ce toujours autant ? Vous le saurez prochainement.

Avant l’expérience réalisée en 2011, elle précise n’avoir jamais consommé ne serait-ce qu’un seul repas sans sucre…
Lire la suite

États-Unis : L’addiction au sucre responsable de l’obésité ?

Un documentaire sorti le 9 mai aux États-Unis met en garde contre les sucres ajoutés dans les produits industriels. Interrogés, des spécialistes vaudois nuancent le propos.

Aux États-Unis, 80% des produits alimentaires transformés contiennent du sucre ajouté.

C’est ce qu’indique la bande-annonce (voir en fin d’article) d’un documentaire choc sur l’obésité, Fed Up, projeté dans les cinémas américains depuis le 9 mai.

Le film suit un groupe d’enfants en surpoids pendant deux ans et interroge les experts: pourquoi ces enfants qui se nourrissent de produits 0% ne perdent pas de poids? Pourquoi les politiques de santé publique se sont-elles concentrées pendant des décennies sur les calories, alors que le sucre fait grossir ? Abordant son sujet à coups d’assertions-choc, la réalisatrice Stephanie Soechtig entend dénoncer un «dirty little secret», un «sale petit secret»: l’industrie alimentaire entretient notre addiction au sucre, et celle-ci est responsable du fléau de l’obésité.

L’habitude du sucré
Lire la suite

Le coût de l’exposition aux perturbateurs endocriniens se chiffre en milliards

L’exposition de la population aux perturbateurs endocriniens (PE) coûterait environ 4 milliards d’euros par an au système de santé français (31 milliards d’euros au niveau européen).

C’est l’une des conclusions d’un rapport préparé par deux économistes et rendu public mercredi 18 juin par l’Alliance pour la santé et l’environnement (Health and Environment Alliance, HEAL), une organisation non gouvernementale européenne qui rassemble une soixantaine d’associations de la société civile, de syndicats de soignants ou de mutuelles.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances ou mélanges de substances qui peuvent perturber une ou plusieurs fonctions du système hormonal et ainsi accroître le risque de problèmes de santé. Les plus célèbres d’entre eux sont le bisphénol A (BPA), certains phtalates, certaines dioxines, le célèbre insecticide DDT, les polychlorobiphényles (PCB), ou encore le pesticide chlordécone – utilisé dans les Antilles françaises jusque dans les années 1990.

Au total, plusieurs centaines de molécules de synthèse en circulation – dans les matériaux d’emballage, les pesticides, les cosmétiques et de nombreux produits d’usage courant – sont considérées comme perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés.

L’ONG HEAL a confié à Julia Ferguson (Cranfield School of Management à Bedford, Royaume-Uni) et Alistair Hunt (université de Bath, Royaume-Uni) le soin d’évaluer le montant des frais de santé liés à cinq grandes catégories de troubles ou de maladies liés à des déséquilibres hormonaux : infertilité; malformations de l’appareil génital des petits garçons; cancers hormono-dépendants (testicule, prostate, sein); obésité et diabète; troubles autistiques et neuro-comportementaux des enfants. Selon les deux économistes, ces pathologies pèsent en France, au total, pour 82 milliards d’euros annuels dans les dépenses de santé (sur un total de 243 milliards d’euros).

« Immensément complexe de démêler les causes des maladies »
Lire la suite

L’obésité programmée

Vraisemblablement à cause de notre alimentation déficiente et d’un manque d’exercice, l’obésité est en hausse dans tous les pays industrialisés.

Toutefois, comment expliquer l’augmentation de 70 % d’obésité chez les poupons au cours des 20 dernières années alors que ceux-ci ne peuvent même pas mastiquer et encore moins courir?

Selon une scientifique écossaise et une poignée d’autres chercheurs qui se rallient à sa thèse, la réponse se trouverait dans les produits chimiques qu’on ingère à notre insu.

Santé : « Rester assis tue plus que le tabac »

Pour le professeur François Carré, cofondateur de l’Observatoire de la sédentarité, « la sédentarité croissante est liée à la mauvaise utilisation que l’on fait du progrès. (…) Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l’espérance de vie. » Le cardiologue et médecin du sport est également l’auteur de Danger sédentarité. Vivre en bougeant plus (Ed. du Cherche Midi, novembre 2013).

Cette posture, prolongée, provoque des maux « de la tête aux pieds », explique les experts. Pourquoi cette sédentarité ? Aujourd’hui, on reste assis (ce qui définit la sédentarité, du latin sedere, être assis) tous les jours de plus en plus longtemps (voiture, transports en communs, bureau, temps de loisir…).

La sédentarité tue plus que le tabac. C’est prouvé. Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l’espérance de vie. La sédentarité favorise le développement de facteurs de risque cardiovasculaire comme l’hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol trop élevé, l’obésité, avec toutes les complications que cela implique…

Les scientifiques se sont rendu compte que bien que le temps passé à faire de l’activité physique ait augmenté significativement ces vingt dernières années, il n’y avait pas eu d’effet net sur la baisse de l’obésité.

Lire la suite

Cinéma : « La santé dans l’assiette »

Ce documentaire examine le rapport entre alimentation et santé ainsi que l’hypothèse selon laquelle le renoncement aux produits d’origine animale et industriellement transformés permettrait de soigner – voire guérir, la quasi totalité des “maladies de société” qui frappent tous les pays occidentaux.

Aujourd’hui en France 15% de la population adulte est obèse. 60% de la population française a passé le seuil à partir duquel il ne faut plus grossir pour éviter l’obésité et les autres maladies de société. Au cours des 15 dernières années, l’obésité a augmenté de 75%. (obEpi-Roche 2009).

Les maladies cardiovasculaires, quant à elles, représentent la 2e cause de mortalité dans l’hexagone. Et chaque année plus de 15.000 pontages coronariens sont exécutés…

Le film suit, en guise de fil directeur, l’itinéraire personnel du Dr. Colin Campbell, biochimiste nutritionnel à l’Université Cornell, et du Dr. Caldwell Esselstyn, ancien chirurgien de renom à la célèbre Cleveland Clinic.

L’inquiétante évolution de la puberté

Les enfants et adolescents montrent des signes de puberté de plus en plus jeunes. Dans les années 1990, ces signes apparaissaient vers l’âge de 8 ans chez les jeunes filles, la puberté mettant deux ans à se mettre en place. Nos modes de consommation et notre environnement ne sont pas étrangers à l’émergence de ce phénomène.

Aujourd’hui, à quel âge apparaissent les premiers signes de puberté ?

Alain Scheimann : Il a été constaté en Europe et aux États-Unis que depuis les années 2000 la puberté survenait plus précocement qu’avant, notamment chez les filles. Aujourd’hui, il n’est plus exceptionnel qu’une fille ait ses premières règles vers l’âge de 8-9 ans alors qu’avant elles survenaient plutôt entre 10-12 ans.

Comment expliquer la précocité de la puberté ?

Les raisons de l’avancement de l’âge de la puberté ne sont pas claires en Europe ou aux USA. On évoque une croissance plus harmonieuse en raison de moins de maladies dans la petite enfance, une alimentation plus diversifiée. Des relations entre parents-enfants modifiées (moins de traditions, d’interdits) et des changements environnementaux (érotisation de la société, habillage des enfants comme les adultes) seraient également des facteurs déclenchant une puberté à un âge plus jeune en Occident. Enfin, l’environnement avec la pollution (microparticules aériennes), l’alimentation industrielle (pesticides, engrais,…) et l’emploi de nouveaux matériaux contenant de possibles perturbateurs endocriniens pourraient stimuler le système endocrinien qui déclencherait alors plus précocement la puberté.

Lire la suite

La Coca-colisation nuit gravement à la santé

Attablé à un stand de restauration sur un marché du centre de Mexico, Rubén Romero déguste son neuvième taco, une crêpe de farine de maïs garnie. Il en est à son deuxième Coca-Cola, une bouteille de 600 ml. “Pourquoi boire de l’eau quand on a les moyens de s’offrir des boissons qui donnent plus d’énergie ?”, justifie ce comptable de 40 ans qui peine à déplacer ses 102 kg. Comme lui, sept Mexicains sur dix sont gros, voire obèses. Les techniques marketing choc de la compagnie Coca-Cola sont montrées du doigt, dans un pays devenu le premier consommateur de sodas de la planète avec 163 litres annuels par personne.

Par Frédéric Saliba

Publié en juillet,

un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) révèle que le taux d’obésité des Mexicains (32,8 %) dépasse désormais celui des Américains (31,8 %),

même si, selon l’organisme onusien, la proportion d’obèses au Koweït (42,8 %) ou en Arabie saoudite (35,2 %) reste supérieure. “Mais si l’on ajoute les personnes en surpoids, le Mexique est sans doute numéro un mondial”, s’alarme Abelardo Avila, chercheur à l’Institut mexicain de santé et de nutrition.

Lire la suite

Ce qui arrive dans votre corps 30 mn après avoir bu un Coca

Soleil, chaleur, gorge sèche. Votre main se referme sur la canette en fer-blanc, glacée, et constellée de petites gouttes d’eau. Vous faites pivoter l’anneau du couvercle…« Pshhht ! », c’est le soulagement. Le liquide pétillant s’écoule à flots dans votre gorge. Le gaz carbonique vous monte au nez,vous fait pleurer, mais c’est si bon ! Et pourtant…

Une dizaine de minutes plus tard

La canette vide, vous avez avalé l’équivalent de 7 morceaux de sucre ! [1] En principe, vous devriez vomir d’écœurement [2] Mais l‘acide phosphorique contenu dans la boisson gazeuse masque le sucre par un goût acidulé, donnant ainsi l’illusion de désaltérer. [3]

Après une vingtaine de minutes

Votre taux de sucre sanguin augmente brutalement, mettant une première fois votre organisme à l’épreuve.Votre pancréas s’emballe, sécrète de l’insuline en masse. Celle-ci est malgré tout vitale, elle seule peut permettre de transformer l’énorme surplus de sucre que vous avez dans le sang en graisse, ce que votre corps est mieux capable de supporter.

Lire la suite

Dubaï : Perdre des kilos pendant le Ramadan peut rapporter gros

La municipalité de Dubaï a décidé d’offrir leur “pesant d’or” aux habitants qui perdraient plus de deux kilos en un mois. Une mesure pour lutter contre l’obésité.

Quoi de plus douloureux qu’un régime ? Pour motiver ses troupes, la municipalité de Dubaï a prévu une incitation choc. “Plus vous perdrez du poids, plus vous gagnerez d’or“, a promis Hussein Lootah, directeur général de la municipalité de Dubaï.

Une mesure pour lutter contre l’obésité. La campagne coïncide avec le mois de jeûne musulman du ramadan. Si les fidèles s’abstiennent de manger et de boire pendant la journée, ils se rattrapent en soirée, ce qui est déconseillé par les nutritionnistes.

Les gagnants pourront participer à un tirage au sort. Les trois premiers gagneront chacun une pièce d’or d’une valeur de 20.000 dirhams (5.400 dollars environ). Les autres se partageront des récompenses d’une valeur globale de 200.000 dirhams (54.000 dollars). Les personnes souhaitant participer devront se faire peser dans des parcs publics de Dubaï, une première fois vendredi puis à nouveau le 16 août. Ils recevront des conseils de nutritionnistes et de médecins pour les aider à perdre du poids, mais devront s’engager à ne pas avoir recours à des “méthodes malsaines“, selon la presse.

LCI

La grande invasion : Produits chimiques, Pesticides et DDT (Rediff)

Avec La Grande ­Invasion, la journaliste Stéphane Horel s’en prend aux bisphénol-A, phtalates et autres PBDE, présents dans nos meubles comme dans nos cosmétiques, nos ­moquettes, nos emballages ­plastique et nos amalgames dentaires. Ces substances chimiques – plus de cent mille ont été mises au point au cours du XXe siècle – ont envahi notre environnement mais imprègnent aussi notre corps. La présence de ces perturbateurs ­endocriniens favoriserait l’augmentation des cancers du sein et de la prostate, du diabète, de l’infertilité, de malformations génitales et de pathologies neurologiques.

« Dans les années 50, une femme sur 22 risquait d’avoir un cancer du sein, aujourd’hui c’est une femme sur 7. Ce n’est pas le résultat d’une modification de notre composition génétique, la période est trop brève. Cela ne peut être dû qu’à l’environnement. »

http://www.dailymotion.com/video/xl5v17

(Documentaire de Stéphane Horel – France – février 2011)

Dans l’enfer de la malbouffe

Entre le fromage synthétique et les îles flottantes sans œufs, l’industrie agroalimentaire nous fait avaler n’importe quoi. Un livre enquête sur ce phénomène. A en perdre l’appétit.

Le scandale des lasagnes à la viande de cheval a jeté une lumière crue sur le phénomène de la malbouffe. Mais cet événement est une goutte d’eau dans la mer. Et ce serait presque une gentille rigolade par rapport aux futurs scandales qui risquent d’ébranler le domaine de l’agroalimentaire.

Dans un ouvrage sorti mercredi, «Vive la malbouffe, à bas le bio», Christophe Labbé et Olivia Recasens, journalistes au Point, Jean-Luc Porquet et Wozniak, journaliste et dessinateur au Canard enchaîné, nous dressent le musée des horreurs de la bouffe.

Le bio
Lire la suite

« Mondialisons la lutte contre la pub »

La publicité a envahi le monde entier. Obsédante et d’une taille démesurée dans les grandes villes, nous ne pouvons nous y soustraire à moins de fermer les yeux; elle pollue le paysage à la campagne, grignote toujours plus d’espace dans les médias, collecte nos données personnelles et exploite nos créations sur Internet.

La pieuvre publicitaire a des effets néfastes autant sur la société que chez les individus. Elle est une nuisance cognitive, la sur-sollicitation par les messages publicitaires provoque une confusion mentale et génère du stress ; elle nuit à la santé, par exemple en prescrivant des comportements alimentaires qui sont cause d’obésité ; elle diffuse des critères de beauté qui favorisent l’anorexie ; enfin la publicité est une nuisance pour l’environnement, elle crée de faux besoins et incite au gaspillage des ressources de la planète.

Elle se substitue à l’école et aux parents pour éduquer les enfants. Elle se banalise à notre regard parce que nous sommes imbibés d’elle au quotidien. Nous pouvons recevoir ou subir en moyenne 600 messages par jour !

Bonus : Des pissenlits par la racine – Francis Blanche
Lire la suite

De la drogue dans nos assiettes ? (Rediff)

Glaces, chips, plats préparés… Difficile d’y résister. Obèses ou en bonne santé, nous sommes tous accros à l’alimentation industrialisée qui représente 80% de ce que nous ingurgitons. Rémy, un franco-américain, sillonne l’Europe et l’Amérique pour comprendre comment l’addiction alimentaire s’est généralisée.

Laboratoires de recherche, usines à malbouffe, marchés paysans, etc., tout y passe : rien ne manque à cette grande enquête (qui a duré deux ans), sauf… la participation des géants de l’agrobusiness, genre Nestlé, Danone ou Kraft Food, qui ont tous refusé de répondre à la moindre question. Comme s’ils avaient des choses à cacher…

Et, en effet, l’enquête le démontre, ils ont énormément de choses à cacher – alors même que 80 % des aliments que nous consommons sortent de leurs usines. Comment a-t-on pu en arriver là ? Quels sortilèges peuvent bien expliquer notre irrésistible attirance pour cette “junk food ” industrielle ? Est-il vraiment normal et utile que les hypermarchés proposent jusqu’à 91 variétés différentes de yaourts ?

Certains des aliments offerts à notre sotte convoitise “contiennent jusqu’à 50 composés chimiques différents”, constate un expert. Lequel ajoute : “Notre cerveau n’a jamais été préparé à ça”. A force d’analyser ces innombrables saveurs imprévues, notre cerveau perd la tête. Et tel est bien le but poursuivi – ceci au nom des actionnaires en attente de profits à 15 % l’an, et au mépris de la santé publique.

Lire la suite

Sucre : Comment l’industrie vous rend accros

Chaque année, chacun d’entre nous, ici en France, consommerait 34 kilos de sucre. Deux fois plus qu’il y a quinze ans. 80% du sucre que nous avalons provient directement des aliments que nous achetons… Le sucre se trouve parfois là où on le l’aurait jamais imaginé, comme dans les charcuteries industrielles ou les plats préparés.

Obésité infantile, développement des maladies cardio-vasculaires les conséquences de cette surconsommation de sucre sont graves. Pire encore, le consommateur n’a que très peu d’information sur la réelle quantité de sucre des produits qu’il achète.

Les journalistes de Cash, Édouard Perrin et Jean Baptiste Renaud, vous révèlent les techniques employées par ces industriels de l’agroalimentaire et leurs moyens démesurés pour nous faire absorber toujours plus de sucre. Organisé en véritable lobby, l’industrie du sucre en France mène depuis une quinzaine d’année une véritable offensive… y compris en ciblant les plus jeunes d’entre nous.



(Merci à Nybill)

Sucre : comment l’industrie vous rend accros

Chaque année, les Français consommeraient 34 kilos de sucre, soit deux fois plus qu’il y a quinze ans. On en trouve jusque dans les charcuteries industrielles ou les plats préparés : le consommateur n’a que très peu d’information sur la réelle quantité de sucre des produits qu’il achète. Or, les conséquences de cette surconsommation de sucre sont graves. Organisée en lobby, l’industrie du sucre en France mène, depuis une quinzaine d’année, une véritable offensive. L’émission se termine par un portrait de l’Equatorien Pablo Fajardo, qui a permis le plus grand procès environnemental de l’histoire contre la compagnie pétrolière Chevron, responsable de graves dégâts dans la forêt amazonienne.

(France 2, 15 juin 2012)

Image de prévisualisation YouTube

Bien se nourrir : Condition de la survie d’un peuple

La nourriture nous définit, témoigne de qui l’on est, de nos goûts et de nos origines. C’est elle qui nous fait vivre et grandir, qui nous apporte les éléments nécessaires pour être en bonne santé et accomplir nos tâches, et qui par conséquent nous permet de nous développer et de nous reproduire : « dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ».

Pourtant, des maladies se développent à une vitesse fulgurante : le cancer, véritable maladie du XXe siècle, poursuit son ascension : hausse du nombre de cancers du sein, de la prostate et du colon ; cas de diabète de plus en plus graves et, surtout, de plus en plus jeunes (dès 6 ans aux États-Unis) ; obésité galopante, non plus cantonnée à l’Amérique mais en France aussi (1 enfant sur 5 dans l’Hexagone) ; culte de la malbouffe de la rue au réfrigérateur ; perte de recettes, de plats régionaux et enracinés, témoins d’une culture et d’un savoir-vivre ; expansion du hard discount dans l’alimentation, etc.

Lorsque même la nourriture est touchée par les fléaux du monde moderne, c’est la disparition annoncée des peuples.

Nous voyons depuis quelques décennies se développer toutes sortes de techniques visant non plus à nourrir les populations, mais simplement à atteindre des productions optimales et des niveaux de profit exceptionnel.

Lire la suite

Grande-Bretagne : Les policemen obèses gagneront moins

Alors qu’un rapport constate que trois quarts des policiers londoniens sont en surpoids, un projet de réforme demande des tests d’aptitude physique réguliers, avec sanctions salariales en cas d’échec.

Par Cyrille Vanlerberghe

52% des 11.500 policiers de Scotland Yard, la célèbre police métropolitaine de Londres, sont en surpoids et 22% sont même obèses, a constaté un rapport officiel britannique qui recommande des mesures drastiques pour remédier au problème.

Les femmes s’en sortent un peu mieux que les hommes, elles ne sont que 32% à être en surpoids, mais 16% d’entre elles sont tout de même obèses.

Lire la suite

Les conséquences néfastes de la propagation mondiale du mode de consommation américain

Knowckers.org accorde une attention toute particulière aux billets postés sur le web à propos des dérapages du modèle américain d’agroalimentaire qui est en train de devenir un problème d’amplitude mondiale. Cécile Chevré qui rédige chaque jour la Quotidienne d’Agora a posté le 12 décembre 2011 un billet très démonstratif sur les dérapages générés par la consommation d’une certaine forme d’industrie agro-alimentaire d’origine anglo-saxonne. Nous reproduisons cet extrait sur le cas d’école des îles Samoa dont la population est touchée de plein par l’importation d’un mode d’alimentation occidental qui nuit gravement à la santé de la population :

« Les îles Samoa, situées dans le Pacifique sud, devraient bientôt rejoindre l’Organisation mondiale du Commerce. Mais savez-vous ce qu’elles ont dû accepter pour voir leur adhésion à l’OMC acceptée ? La fin de ses taxations sur les importations de dinde.

Qu’ont les Samoans contre ces pauvres volatiles ? Eh bien, qu’ils sont trop gras.

Car, voilà, Samoa est confrontée à un véritable problème de santé publique : l’obésité. 55,5% de sa population adulte est obèse. Et encore, Samoa n’est pas la grosse des îles du Pacifique. Le taux d’obésité à Nauru atteint 71% de la population adulte, dans les îles Cook, 64% et 59% dans les îles Tonga. Le Koweït fait figure de petit joueur avec un taux d’obésité de seulement 42,8%.

Lire la suite

L’espérance de vie est en baisse aux États-Unis

D’après une récente étude, et pour la première fois depuis 1976, l’espérance de vie des Américains est passée de 77,9 ans à 77,8 ans entre 2007 et 2008. Petit accroc passager ou début d’une longue descente aux Enfers ?

L’espérance de vie des Américains a diminué d’un peu plus d’un mois, de 77,9 à 77,8 ans (80,3 ans pour les femmes et 75,3 ans pour les hommes), selon une étude publiée le 9 décembre par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Une première depuis 25 ans. Et ce, malgré une baisse de la mortalité infantile, qui atteint un minimum historique. La différence d’espérance de vie entre les populations blanche et noire est de 4,6 ans, soit une baisse de 0,2 an. Depuis 1970, l’espérance de vie des Américains augmentait en moyenne de 2,6 mois par an.

Les maladies cardiaques (dûes notamment à l’obésité) et le cancer, qui sont les deux principales causes de décès aux États-Unis, représentaient 48% des décès en 2008. Le taux de mortalité a sensiblement augmenté notamment à cause des maladies respiratoires et de la maladie d’Alzheimer (en hausse de 7,5%), de la grippe et de la pneumonie (en hausse de 4,9%), de l’hypertension (+4,1%), des suicides (+2,7%), et des maladies rénales (+2,1%).

En conclusion, l’étude insiste sur le fait que les États-Unis sont bel et bien confrontés à une dégradation générale de l’état de santé de leur population. Et l’avenir n’est pas rose, car tant que les autorités oublieront de se pencher sur les causes des maladies, celles-ci continueront de se développer. Une autre étude publiée hier affirme d’ailleurs qu’en 1998, un homme de 20 ans pouvait espérer vivre encore 45 ans à l’abri d’une maladie grave (maladies cardiaques, cancer ou diabète). Ce nombre est tombé à 43,8 en 2006. Soit une baisse de 1,2 année… en 8 ans !

Les mots ont un sens

Obésité, malbouffe, maladie : enquête sur les vrais coupables

En trente ans, à notre insu, l’alimentation a changé dans des proportions dramatiques. Désormais les fruits et légumes sont chargés de pesticides cancérigènes, les desserts sont saturés en acides gras nocifs, certaines saucisses entraînent des mutations de l’ADN humain et des steaks hachés contiennent la viande de… quatre cents vaches différentes !

Science-fiction ? Activisme ? Paranoïa ? Non, rien de tout cela mais une réalité établie et confortée par de nombreuses études scientifiques qui aboutissent à la même conclusion : suivant l’exemple américain, l’espérance de vie de nos enfants sera plus courte que la nôtre.

William Reymond est un journaliste d’enquête indépendant. Dans son livre “Toxic – Obésité, malbouffe et maladies : enquête sur les vrais coupables“, il révèle les dessous de la production alimentaire industrielle. Il se penche plus particulièrement sur l’impact de l’industrialisation agroalimentaire sur la santé des populations, dont le plus apparent est la pandémie d’obésité à l’échelle mondiale.

Partie 1:

Lire la suite

Garçon, un cancer ! Entretien avec le professeur Dominique Belpomme

Dominique Belpomme est un médecin et professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales et président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, fondée en 1984, et connu pour ses travaux de recherche sur le cancer. Il est ici interrogé par le magazine Le Choc du mois.

Ce qui vous frappe le plus en tant que cancérologue, c’est que le cancer est une maladie créée par l’homme ? 70.000 personnes en mouraient après la Seconde Guerre mondiale. Combien aujourd’hui ?

150. 000, plus du double.

Et combien sont-ils à développer un cancer aujourd’hui ?

Avant le premier plan cancer (2003-2007), on comptait chaque année environ 280.000 personnes atteintes de la maladie. Après (soit en 2009), 350.000.

C’est la raison pour laquelle je pense qu’en terme de santé publique, le premier plan cancer est au mieux un demi-échec et que le second plan risque de se solder par un constat du même ordre si la prévention environnementale n’est pas prise en compte.

Versant positif, on a pris conscience qu’il y avait un fléau, le cancer, et confirmé la réorganisation des soins et la lutte contre le tabagisme, tout en créant l’INCa, l’Institut national du cancer.

Pour autant, les résultats sont loin d’être à la hauteur des espérances. On a aujourd’hui annuellement 350.000 nouveaux cancers. C’est une croissance quasi-exponentielle du nombre de cas. Quant à la mortalité, elle est pratiquement stable : elle a diminué de moins de 10 % pour les hommes et n’a pas bougé pour les femmes, en taux standardisé (qui gomme l’effet de l’âge).

Lire la suite