Des biscuits au goûter : Un marché énorme et un dilemme pour les parents

Fondants, croustillants, croquants, les gâteaux au goûter, les Français en consomment plus de 500.000 tonnes par an. Comment sont-ils fabriqués? Qu’est-ce qu’un goûter équilibré?  Direction la Belgique chez le numéro un du biscuit au chocolat.

Avec 100 tonnes de farine, il fabrique plus de cinq millions de biscuits chaque jour, en ajoutant du sucre, de l’huile de colza et de la levure. Le tout va être malaxé pour former la pâte. Une heure plus tard, deux rouleaux à pâtisserie géants vont l’écraser. Découpée, elle est ensuite cuite pendant cinq minutes. Reste la touche finale : le chocolat !

Partons à l’école. À la récréation, chacun a son goûter. Mais vaut-il mieux opter pour une baguette de pain avec des carrés de chocolat ou des biscuits chocolatés ? Selon un nutritionniste, il y a dans les deux cas, autant de matière grasse, autant de sucre et autant de calories. La différence se trouve dans la baguette qui possède moins de sucres ajoutés et elle est bien plus rassasiante.

Malgré tout, le biscuit reste le roi du goûter. Un marché qui pèse deux milliards d’euros par an.

Que mangeait-on au Moyen Âge ?

Que mangeait-on et que buvait-on au Moyen Âge? Comment préparait-on la nourriture? À cette époque, la cuisine était en pleine mutation à cause de l’essor du commerce avec les pays “lointains”.

Ceux qui pouvaient se le permettre mangeaient des mets d’un grand raffinement. Les autres, dit-on, allongeaient leur pain avec de la sciure de bois… Dans les cuisines du château fort de Guédelon, les présentateurs de X:enius cuisent avec le boulanger Max un pain rudimentaire. Quelques cuillerées de bouillon versées dans la pâte rehaussent le goût du pain et lui donnent des vertus rassasiantes.

Le danger des OGM n’est pas là où vous croyez

La guerre contre les organismes génétiquement modifiés est truffée d’erreurs, de mensonges, de mauvaise foi et autres falsifications jouant sur nos peurs. Les étiqueter ne vous écartera pas du danger et pour cause: il est ailleurs.

Les aliments génétiquement modifiés sont-ils dangereux? Pour beaucoup, visiblement, la réponse est oui. Ces cinq dernières années, pas moins de 27.000 produits ont été soumis au Non-GMO Project, une association certifiant l’absence d’OGM dans les denrées alimentaires. En 2014, les ventes de tels produits ont quasiment triplé.

Les magasins bio Whole Foods obligeront bientôt l’étiquetage des produits contenant des OGM vendus dans ses rayons. Abbott, l’entreprise commercialisant le lait maternisé Similac, vient de créer une gamme sans OGM, afin d’offrir aux parents une «tranquillité d’esprit». Les supermarchés Trader Joe’s ont promis qu’ils n’utiliseraient plus d’OGM. Idem du côté du fast-food mexicain haut de gamme Chipotle.

Des écologistes et des associations veulent même aller plus loin. Des centaines d’associations américaines et internationales, comme Consumers Union, Les Amis de la Terre, Physicians for Social Responsibility, Center for Food Safety et l’Union of Concerned Scientists en appellent à «l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés». Depuis 2013, une telle législation est en vigueur dans le Vermont, le Maine et le Connecticut. Le Massachusetts est a priori le prochain sur la liste.

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Épigénétique : Nous sommes ce que nous mangeons

Pourquoi deux vrais jumeaux ne sont-ils pas sujets aux mêmes maladies? Selon les chercheurs, de nombreux facteurs influent sur notre organisme, et en premier lieu, l’alimentation : celle-ci aurait une influence directe sur nos gènes et ceux de nos descendants.

La question de savoir dans quelle mesure nous sommes préprogrammés ou façonnés par l’environnement continue à susciter des controverses. Le domaine de l’épigénétique est apparu pour combler la brèche entre l’inné et l’acquis. La définition la plus courante de l’épigénétique est « l’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence ADN ».

En d’autres termes, si la génétique cherche à établir la relation entre les gènes et l’hérédité, l’épigénétique étudie comment l’environnement interagit avec les gènes pour modifier la façon dont ils s’expriment.

Comment sont fabriqués les biscuits apéritifs ?

Les apéritifs ont la cote : chaque année, en moyenne, un foyer dépense 62 euros en produits apéritifs. Le marché, qui pèse 2,9 milliards d’euros, est en croissance depuis cinq ans.

Noix de cajou, biscuits soufflés, chips… Les produits traditionnels sont accompagnés de nouveautés toujours plus sophistiquées. Il s’agit de proposer des mélanges, des nouveau goûts et d’allier les produits les plus chers (les amandes à 12 euros le kilo) et ceux les moins onéreux (les raisins secs à 3 euros le kilo).

C’est ainsi qu’à côté des traditionnelles chips de pommes de terre, on trouve des chips de légumes. Néanmoins, le problème des apéritifs ne change pas: ces produits sont caloriques. Jacques Fricker, nutritionniste, pointe les effets du sel, néfaste pour la tension et qui ouvre l’appétit.

Le fait que des produits apéritifs soient peu ou non salés est une bonne chose car ça va limiter la consommation. Cependant, ne croyez pas que ces pétales de légumes soient aussi sains que des légumes“. Jacques Fricker loue tout de même certains fruits secs non salés qui “réduisent le risque d’infarctus”.

Pour maigrir : Mangez du chocolat !

Depuis des décennies, l’industrie agroalimentaire, tout particulièrement le secteur florissant des produits de régime, aime s’appuyer sur un argument de vente imparable: les études scientifiques. Relayées par des revues spécialisées puis par la presse grand public, elles confèrent sérieux et légitimité à la plus fantaisiste des diètes.

Pourtant, malgré ces promesses apportées à grand renfort de chiffres, les consommateurs de yaourts, céréales, compléments alimentaires ou crèmes amincissantes n’obtiennent que rarement le résultat escompté. Ces études sont-elles aussi scientifiques qu’elles le prétendent?

Avec l’appui de médecins et de nutritionnistes, ce documentaire propose un décryptage des fausses promesses du business des régimes, notamment des biais méthodologiques d’une bonne partie des études, qui devraient les rendre impropres à la publication.

Les documentaristes apporteront la preuve de ce manque de rigueur par l’absurde, en mettant sur pied leur propre étude. Grâce à une méthodologie aussi lacunaire que les recherches incriminées, elle parvient à démontrer qu’une consommation régulière de chocolat permet à coup sûr de perdre du poids. Les revues spécialisées mordront-elles à l’hameçon?

Pays-Bas : Au pays du Gouda

Escapade au pays du gouda, qui doit son nom au premier polder hollandais asséché, celui-ci formant un magnifique paysage aujourd’hui protégé par l’Unesco. La célèbre pâte pressée non cuite à petits trous est affinée dans des caves situées bien en deçà du niveau de la mer.

«Food tax», solution la plus efficace pour l’OMS

Les taxes sur les aliments mauvais pour la santé constituent l’une des mesures politiques les plus efficaces pour améliorer l’alimentation de la population, estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié mardi 24 mars.

Peu appréciées des industriels, et de manière assez variable par le public, les taxes sur les aliments sont considérées par de nombreux experts en santé publique comme l’un des moyens les plus efficaces pour infléchir la consommation des produits gras, sucrés ou salés. Dans son rapport, l’OMS évoque plusieurs expériences menées dans l’Union européenne, avec des résultats plutôt encourageants.

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Céréales : Pas de bol pour le petit-déj !

Immersion inquiétante au cœur des produits qui composent le petit-déjeuner préféré des enfants. Quand un gamin consomme un vrai bol de céréales, c’est-à-dire de 80 à 100 grammes, c’est comme s’il mangeait dix bonbons ! Une certitude : rien ne vaut une bonne vieille tartine de confiture ! Alors que les céréales sont un bienfait de la nature pour notre organisme, les industriels de l’agroalimentaire ont fait de ces aliments sains des bombes caloriques.

Savez-vous vraiment ce que mangent vos enfants le matin ? Smacks, Chocapic, Frosties, Cheerios, Miel Pops ? Soyez bien attentifs à ce que vous leur donnez car ces préparations débordent de graisses saturées et de sucre, affirme cette enquête de France 5.

Aux États-Unis, toujours en “avance” dans le domaine de la malbouffe, on constate que les enfants font aujourd’hui des crises cardiaques et sont diabétiques avant leurs parents. En France, la situation est moins désespérée mais 20% des moins de 17 ans sont en surpoids ou déjà obèses. Or, pour les nutritionnistes, il n’y a pas de doute : la consommation de céréales industrielles peut rendre obèse !

Devant la catastrophe sanitaire qui s’annonce, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire le signal d’alarme et recommande de ne pas dépasser les 25 grammes de sucre par jour. Une dose que les fabricants de céréales ne respectent pas : dans un bol, on trouvera l’équivalent de 10 morceaux de sucre !

Dr Michel de Lorgeril : Prévenir les maladies cardiovasculaires

Partie 1: Nutrition et exercice physique

Les travaux du docteur Michel de Lorgeril et de son équipe au sein du CNRS l’ont conduit à distinguer 4 grands critères de mode de vie à adopter pour ne pas tomber malade. En effet, pour lui, le plus important n’est pas de se soigner mais plutôt de ne pas avoir à aller chez le médecin. La nutrition et l’exercice physique font partie de ces principes.

Partie 2: Stress et environnement
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Dr Russell Blaylock : « Nutrition et comportement »

L’alimentation a-t-elle un effet sur le cerveau et sur le comportement? Peut-on faire des crises de rage, des accidents cérébraux, des crises de démence, devenir violent et délinquant à cause de ce que l’on mange? Comment guérir de troubles neurologiques, physiologiques ou comportementaux en modifiant simplement son alimentation ?

Le Dr. Russel Blaylock est un neurochirurgien américain controversé. Auteur de plusieurs livres à succès, notamment « Excitotoxins : the taste that kills » et « Nutrition secrets that can save your life », il nous livre dans cette conférence les éléments essentiels pour conserver ou retrouver la santé dans un monde où l’environnement et l’alimentation sont inondés de substances chimiques et d’excitotoxines qui s’attaquent à notre cerveau.

Cure de jus pour vaincre l’obésité et le diabète

C’est l’histoire d’un homme qui a décidé de prendre sa santé en main devant le fatalisme médical et d’en faire un film sur la thérapie qu’il a décidé de mettre en place : ne consommer pendant 60 jours que des jus de légumes. Et il décide de vivre cette expérience dans la Mecque de la malbouffe : les États-Unis.

30 jours à New-York, 30 jours sur la route, à rencontrer des personnes et partager son expérience… jusqu’à rencontrer son double et de l’inviter à s’aider comme il s’est aider lui-même…

Documentaire sur le fonctionnement propre au système physiologique humain, à l’espoir de guérison, à l’aide, à la régénération physique, émotionnel, sociale… vitale.

Comment l’obésité s’installe depuis l’enfance

L’obésité est le résultat d’une mauvaise alimentation. Les mauvaises habitudes se sont accumulées avec les années, créant ainsi un cercle vicieux autour du malade. Souvent, la société juge et punit par ses regards insistants et dégradants comme si l’obésité était un choix de vie, et non une maladie.

La vidéo retrace l’histoire d’un jeune homme souffrant vraisemblablement d’obésité morbide. Dès la première scène, le jeune homme de 22 ans est allongé, en sueur, un masque d’oxygène sur la bouche.

Parfois, les habitudes s’installent depuis l’enfance, elles peuvent être inculquées aux enfants dès l’âge de la chaise haute. Au fur et à mesure de la vidéo, on remonte le temps. Les années passent, le corps grossit et s’essouffle. 

Une illustration parfaite qui montre que la petite frite mène parfois sur un brancard. A noter que l’organisme qui a mis le spot en ligne est une organisation de fitness et remise en forme basée sur la nutrition.

Que devient un cheeseburger dans votre estomac ?

L’expérience risque de vous couper l’appétit. La chaîne YouTube à vocation scientifique The Periodic Table of Videos a plongé un cheeseburger de McDonald’s dans un bain d’acide chlorhydrique, composant premier des acides gastriques présents dans notre estomac.

La chaîne YouTube The Periodic Table of Videos est produite par un ancien journaliste de la BBC et animée par le professeur Martyn Poliakoff.

Au bout de quelques heures, vous avez un bon aperçu de ce que devient un cheeseburger une fois introduit dans votre système digestif.

Après les différentes expériences autour du Coca-Cola, cette nouvelle démonstration ne va pas réconcilier les chaînes de fast-food avec la chimie. Certes, il est possible de se dire que tout aliment dissout par l’action du suc gastrique a tendance à prendre un aspect répugnant, mais après avoir visionné cette vidéo, vous ne regarderez plus un cheeseburger de la même manière.

Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants

La consommation de fruits, légumes et céréales bio peut fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour.

Autrement dit, choisir des aliments produits selon les normes de l’agriculture biologique peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants, bénéfiques pour la santé, sans augmentation de l’apport calorique.

Tel est le constat établi par une grande étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et comparant la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Publiée mardi 15 juillet dans la revue British Journal of Nutrition, cette méta-analyse montre que les fruits, légumes et céréales bio ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées que ceux produits en agriculture conventionnelle.

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La viande, qu’est-ce que c’est ?

Grâce aux témoignages de divers médecins, scientifiques, représentants de la cause animale et d’un ancien boucher, ce documentaire allemand sorti en mars 2013 aborde la réalité de la production et de la consommation de viande.

États-Unis : L’addiction au sucre responsable de l’obésité ?

Un documentaire sorti le 9 mai aux États-Unis met en garde contre les sucres ajoutés dans les produits industriels. Interrogés, des spécialistes vaudois nuancent le propos.

Aux États-Unis, 80% des produits alimentaires transformés contiennent du sucre ajouté.

C’est ce qu’indique la bande-annonce (voir en fin d’article) d’un documentaire choc sur l’obésité, Fed Up, projeté dans les cinémas américains depuis le 9 mai.

Le film suit un groupe d’enfants en surpoids pendant deux ans et interroge les experts: pourquoi ces enfants qui se nourrissent de produits 0% ne perdent pas de poids? Pourquoi les politiques de santé publique se sont-elles concentrées pendant des décennies sur les calories, alors que le sucre fait grossir ? Abordant son sujet à coups d’assertions-choc, la réalisatrice Stephanie Soechtig entend dénoncer un «dirty little secret», un «sale petit secret»: l’industrie alimentaire entretient notre addiction au sucre, et celle-ci est responsable du fléau de l’obésité.

L’habitude du sucré
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Marion Kaplan : « Les produits laitiers sont toxiques pour la santé ! »

Les produits laitiers ne sont pas nos amis, comme le lobby agro-alimentaire nous l’a inculqué pendant des décennies. La nutritionniste Marion Kaplan, bio-nutritionniste élève du Dr Kousmine, chercheuse et auteur d’une quinzaine d’ouvrages, nous explique pourquoi.

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La consommation du lait, très riche en sucre (le lactose), fait exploser l’index glycémique du sang, un facteur causal important du diabète et de l’obésité.

Les industriels promeuvent les produits laitiers en soulignant leur richesse en calcium. Le problème, nous dit Marion Kaplan, est que le calcium du lait n’est pas assimilable par l’organisme. Non seulement le lait ne contribue pas à combattre l’ostéoporose, mais il l’intensifie, par un mécanisme que décrit précisément la nutritionniste.

Le lait contient une protéine, la caséine, que nos enzymes digestifs ne peuvent pas dégrader. Le système digestif étant particulièrement affecté par le vieillissement, il devient de plus en plus difficile d’assimiler les produits laitiers à mesure que l’on avance en âge.
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Nutrition et santé : Mythes et propagande

Conférence du Pr Massimo Nespolo prononcée lors de la seconde journée de formation médicale du CH Mulhouse, 17 mai 2014. Les principaux mythes nutritionnels sont passés en revue: protéines, calcium, fer et phyto-oestrogènes. Dans le même temps, le fameux Programme National Nutrition Santé (PNNS) français est passé à la moulinette.

Faut-il se méfier des plats cuisinés ?

Avec la crise économique, les Français sont à la recherche de solutions moins coûteuses pour se nourrir. Comment les industriels font-ils pour casser les prix de certains produits de grande consommation ?

Pour le comprendre, zoom sur trois mets plébiscités : la pizza, le poulet et les sushis. Plat cuisiné le plus vendu en France, la pizza assure les meilleures marges aux fabricants. Pour le poulet, le secret réside dans les méthodes d’élevage. Longtemps considérés comme un produit de luxe, les sushis ont désormais eux aussi leur version premier prix.

Partie 1:

Partie 2:
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Inde : Le défi de la conservation des produits frais

En Inde, le lait est une denrée essentielle de l’alimentation. Dans la plupart des villages indiens, le réseau électrique ne permet pas de conserver le lait dans de bonnes conditions, et le lait est perdu.

Mais une solution existe. Sam White et son équipe d’ingénieurs ont mis au point une batterie thermique ingénieuse capable de refroidir le lait qui fonctionne malgré les coupures de courant.

(Merci à Tilak)

L’inquiétante évolution de la puberté

Les enfants et adolescents montrent des signes de puberté de plus en plus jeunes. Dans les années 1990, ces signes apparaissaient vers l’âge de 8 ans chez les jeunes filles, la puberté mettant deux ans à se mettre en place. Nos modes de consommation et notre environnement ne sont pas étrangers à l’émergence de ce phénomène.

Aujourd’hui, à quel âge apparaissent les premiers signes de puberté ?

Alain Scheimann : Il a été constaté en Europe et aux États-Unis que depuis les années 2000 la puberté survenait plus précocement qu’avant, notamment chez les filles. Aujourd’hui, il n’est plus exceptionnel qu’une fille ait ses premières règles vers l’âge de 8-9 ans alors qu’avant elles survenaient plutôt entre 10-12 ans.

Comment expliquer la précocité de la puberté ?

Les raisons de l’avancement de l’âge de la puberté ne sont pas claires en Europe ou aux USA. On évoque une croissance plus harmonieuse en raison de moins de maladies dans la petite enfance, une alimentation plus diversifiée. Des relations entre parents-enfants modifiées (moins de traditions, d’interdits) et des changements environnementaux (érotisation de la société, habillage des enfants comme les adultes) seraient également des facteurs déclenchant une puberté à un âge plus jeune en Occident. Enfin, l’environnement avec la pollution (microparticules aériennes), l’alimentation industrielle (pesticides, engrais,…) et l’emploi de nouveaux matériaux contenant de possibles perturbateurs endocriniens pourraient stimuler le système endocrinien qui déclencherait alors plus précocement la puberté.

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Consommation : Arnaque sur le poids des aliments

Des produits à la quantité allégée dont les prix ne baissent pas pour autant. C’est la solution trouvée par les industriels pour augmenter leur marge. Enquête sur cette pratique douteuse et répandue.

Pour les commerçants et les fabricants augmenter les prix en temps de crise est une manœuvre très risquée. Alors, afin de continuer d’accroître leur marge, ils ont trouvé une solution beaucoup plus discrète: jouer sur le poids de ce qu’ils nous vendent. Les grandes surfaces, les industriels et même les commerces de proximité: chacun a développé sa technique pour alourdir notre facture.

« Gros volume, petit prix », « maxi format », « une bouteille gratuite »: les promotions sur le volume envahissent les rayons de nos supermarchés. Mais 40 % des magasins ne respecteraient pas leurs promesses. Les fabricants, eux, allègent le contenu de leurs produits sans que le prix ne bouge. Cette technique pratiquée par les poids lourds de l’industrie agroalimentaire porte un nom: l’inflation masquée. Les industriels vont jusqu’à modifier la composition de nos aliments.

Ainsi, nos glaces sont gonflées de plus de 50 % d’air et nos escalopes de poulet sont alourdies à l’eau. Certains additifs à la réputation controversée sont utilisés pour retenir l’eau naturellement contenue dans ce que nous mangeons.

Cette enquête sur le véritable poids de nos aliments conduit à découvrir également la Direccte, une sorte de police des balances. Un service de l’État méconnu qui est chargé de contrôler la conformité de tous les instruments de mesure et le poids réel des produits vendus en supermarché. Car quelques grammes en moins finissent par peser très lourd dans le portefeuille du consommateur.

Le yaourt est-il blanc comme neige

Naguère, le yaourt était blanc, nature, et n’existait qu’au singulier. Mais ce temps est révolu. Car la consommation de masse est venue changer la donne : le yaourt est pluriel, coloré, sans cesse changeant. Car désormais, c’est la règle, tout se doit d’être original!

Et il est impossible d’être exhaustif tant la liste des yaourts est longue : bifidus, ferme, grec, bulgare, brassé, aux fruits, au soja, bio ou aromatisé.

Enquête au cœur de l’industrie des yaourts, un univers où les marques rivalisent de fantaisies pour séduire les consommateurs et augmenter leur part du gâteau.

Insectes à la carte

Un bar qui propose des bouchées de petits scarabées ou des punaises d’eau géantes. Un industriel qui élève des grillons et des vers de farine pour en faire des biscuits. Un chef étoilé qui propose un menu à base d’insectes.

Cela ne se passe pas dans un lointain pays d’Asie exotique, mais bien chez nous, en France! Ces précurseurs sont convaincus que, par choix ou par nécessité, nous mangerons tous, très bientôt, ces petites créatures rampantes et croustillantes, riches en protéines…

Distributeurs automatiques : La cash machine

Qui n’a pas succombé au bureau, à la gare ou au cinéma à la tentation de ces distributeurs automatiques avec leurs sandwiches, leurs barres chocolatées ou leur mélange de bonbons ?

L’air de rien, il y en a 700.000 en France. On ne s’en rend pas toujours compte mais avec ces machines on paye les produits au prix fort.

Quelle est la stratégie de leurs propriétaires pour vous faire craquer et comment les marques se battent-elles pour être présentes dans ces machines ?

En quête du bon pain

Comment définir un pain de bonne qualité ? Comment le fabrique-t-on? Chaque boulanger vante la qualité et le goût de ses produits, qu’ils soient artisanaux ou industriels. Les nutritionnistes conseillent et les chercheurs analysent, pour améliorer la qualité nutritionnelle et informer le consommateur sur ce qu’il achète. A chacun ensuite de faire ses choix.

En suivant différents professionnels, ce documentaire emmène les téléspectateurs à la découverte du monde complexe de la boulangerie, de ses codes, de ses techniques et moyens de productions, mais aussi de ses difficultés et de ses enjeux.

L’orthorexie : Quand manger sain devient une maladie (Màj)

Addendum du 21/01/2014 : Orthorexie, voici un nouveau mot qui risque fort de faire son apparition dans le dictionnaire d’ici peu et qui a été inventé en 1997 par le Dr Steven Bratman. La définition est, on ne peut plus claire : trouble alimentaire du « manger sain ».

En bref, si vous cherchez à mieux vous alimenter pour éviter les diverses maladies de notre société, sachez que vous êtes un « malade psychiatrique atteint d’Orthorexie ».[...]

Manger sain plutôt que bien manger. C’est le leitmotiv de l’orthorexie, un trouble du comportement qui se caractérise par l’obsession de l’hygiène alimentaire, autrement dit le respect de règles nutritionnelles strictes. En France, une personne sur cinq serait orthorexique.

Pendant que la plupart des humains tombent dans la résignation et foncent tête baissée dans les fast foods ou consomment des produits transformés par l’industrie agro alimentaire, se disant « qu’il faut bien mourir de quelque chose », il y a ceux qui font de la résistance et tentent de nourrir la machine d’une façon plus saine. Voici qu’ils sont aujourd’hui montrés du doigt voire pire, traités de malades !

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Hambuster

Un homme mange tranquillement un hamburger dans un parc public, assis sur un banc. Lorsque tout d’un coup, son burger devient vivant et menaçant. Une folle et apocalyptique aventure va alors se mettre en place pour combattre ce burger aux allures de monstre carnivore et meurtrier qui ravage tout sur son passage.

Arnaque marketing : Le label « Poules élevées au grain et en plein air »

L’histoire de la vache folle et des « farines animales » a tellement écœuré les populations que même les poulets sont aujourd’hui étiquetés « élevés au grain », comme si c’était un gage de qualité.

Mais vous, cher lecteur, qui aviez des grands-parents à la campagne, ou qui avez eu des « leçons de choses » à l’école primaire, vous savez que le poulet n’a jamais été un animal végétarien, et encore moins un consommateur de maïs ! Le snack préféré de la poule, c’est un ver de terre dodu. Donnez-lui la couenne de votre jambon, elle sera au ciel!

Si vous lui en laissez la liberté, votre poule passera sa journée à gratter la terre à la recherche d’asticots, d’insectes. Si elle n’en trouve pas, elle picorera des herbes, des plantes vertes, des petites pousses, des racines, et, occasionnellement seulement, des graines.

C’est ce qu’il faut à une poule pour être heureuse, en bonne santé, et faire de bons œufs. Mais encore faut-il pour cela qu’elle ait l’occasion de sortir !

Poulets d’usine « élevés en plein air »
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Bolivie : L’année du quinoa

2013 est l’année du quinoa selon les Nations-Unies, qui voient dans cette plante aux vertus nutritionnelles exceptionnelles un possible remède aux crises alimentaires mondiales.

Le berceau du quinoa, c’est la Bolivie. Encore traditionnelle dans les années 1970, sa culture s’est intensifiée depuis, avec l’explosion de la demande mondiale. Les pays occidentaux, friands de produits bio, ont contribué à la hausse constante du prix de vente de ce cousin de la betterave…

Aujourd’hui, le business du quinoa rapporte près de 100 millions de dollars à la Bolivie, un des pays les plus pauvres de l’Amérique du Sud. L’augmentation de la production a permis aux petits producteurs d’accroître fortement leurs revenus et ainsi, d’améliorer sensiblement leurs conditions de vie.

Pourtant, difficile de résister aux sirènes du marché qui menacent ce qui, jusqu’ici, apparaissait comme un miracle économique. Aujourd’hui, coexistent deux types de quinoa. Celui, certifié bio, qui s’exporte. Et l’autre, non labellisé, de moindre qualité, qui s’écoule frauduleusement au marché noir… Trop cher pour la consommation quotidienne des Boliviens qui lui préfèrent le riz ou les pâtes, plus accessibles.

Le cercle vicieux s’enclenche: la quantité et les profits augmentent, la qualité diminue. Exploité à outrance, le quinoa, finira-t-il par disparaître ? Sera-t-il cultivé ailleurs ? De plus en plus de pays en produisent, quitte à spolier les producteurs boliviens d’un patrimoine génétique millénaire.