Corinne Gouget : La vérité sur les plats en boites, les soupes et les sauces en sachets

Aspartame, glutamate monosodique, acésulfame K, édulcorants, colorants et autres additifs, Corinne Gouget, auteur du best seller: “Additifs alimentaires, danger“, lutte depuis de longues années contre ces poisons dans nos assiettes qui ne subsistent que grâce à l’avidité exponentielle des lobbies et la complicité des gouvernements.

Dmitry Orlov : “Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain”

Par Dmitry Orlov - Juin 2005

Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. L’autre pôle — symétriquement appelé les États-Unis1 — ne s’est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l’horizon. L’effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l’était l’effondrement de l’Union soviétique en 1985. L’expérience du premier effondrement peut-être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second.

Les gens raisonnables ne soutiendraient jamais que les deux pôles aient été exactement symétriques ; en même temps que des similitudes significatives, il y avait des différences également significatives, les unes et les autres étant valables pour prédire ce qu’il adviendra de la seconde moitié du géant super-puissant aux pieds d’argile qui autrefois enjambait la planète, lorsqu’elle se désagrégera aussi.

J’ai voulu écrire cet article pendant presque une décennie à présent. Jusqu’à récemment, cependant, peu de gens l’auraient pris au sérieux. Après tout, qui aurait douté que la locomotive économique mondiale que sont les États-Unis, ayant récemment gagné la guerre froide et la guerre du Golfe, continue, triomphalement, vers l’avenir brillant des super-autoroutes, des jets supersoniques et des colonies interplanétaires ?

Mais plus récemment le nombre de sceptiques a commencé de croître régulièrement. Les États-Unis sont désespérément dépendants de la disponibilité de pétrole et de gaz naturel peu chers et abondants, et accrochés à la croissance économique. Une fois que le pétrole et le gaz seront devenus chers (tels qu’ils le sont déjà) et de plus en plus difficiles à obtenir (l’affaire d’une année ou deux tout au plus), la croissance économique s’arrêtera et l’économie américaine s’effondrera.

Beaucoup de gens railleront ce pronostic déprimant, mais cet article devrait trouver quelques lecteurs tout de même.
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Le nouveau visage de la Terre

Les grandes villes doivent adapter leurs infrastructures à l’explosion démographique. En témoignent la construction de gratte-ciel, comme la tour Khalifa à Dubaï, ou ces immeubles à Shanghai pour lesquels certains chantiers fonctionnent 24h sur 24, ou encore la ville de Hongkong qui gagne en hauteur à une vitesse vertigineuse à mesure que sa population augmente.

A Tokyo, ce sont les risques d’inondation que la ville doit contrôler; les ingénieurs japonais ont construit une immense cathédrale de béton sous terre permettant de réguler les crues sous la mégapole la plus peuplée du monde. Les bidonvilles sont le symptôme de la surpopulation dans les grandes villes. Le Brésil, quant à lui, s’est spécialisé dans l’élevage bovin et est capable de répondre à la demande mondiale. A Rio, les habitants des favelas sont en hauteur et sont longtemps restés isolés du centre-ville.

Le besoin d’approvisionnement de l’homme en nourriture, en eau et en ressources énergétiques l’a poussé à mettre sur pied des infrastructures remarquables. La consommation d’énergie atteint elle aussi des sommets. Comment alimenter la planète de demain ?

Installé sur le fleuve Colorado dans les années 30, le barrage Hoover a permis la construction de la ville de Las Vegas dans un sud-ouest américain jusque-là aride. En Espagne, la culture en serre permet de fournir l’Europe entière en fruits et légumes, toute l’année.

Le Marché de la Faim

Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée, et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d’Autriche, Graz… Environ 350.000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d’un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique.

Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l’Espagne, et dont la culture provoque des pénuries d’eau locales…

Bien manger, mais à quel prix ?

Avec 58 milliards d’euros par an, les subventions accordées à l’agriculture représentent le deuxième poste budgétaire le plus coûteux de l’Union européenne. Les intentions de départ étaient vertueuses : aider les petits agriculteurs, stabiliser les prix alimentaires, assurer les approvisionnements et favoriser les exportations.

Quelques décennies plus tard, la situation est catastrophique. Les exploitations de taille modeste ne peuvent plus survivre, tandis que les très grosses, qui pratiquent l’agriculture et l’élevage à une échelle industrielle, prospèrent. La qualité des produits s’en ressent, sans parler des conséquences sur l’environnement.

Enquête approfondie sur l’attribution des subventions, notamment pour la production du lait, la pêche et la fabrication du pain.

Voir la vidéo sur rutube

(Merci à NOP)

États-Unis : Détroit, société post-industrielle et décroissance forcée

Par Sophie Chapelle

La ville de Détroit, symbole du capitalisme et de l’industrie automobile, n’est plus que l’ombre d’elle-même. En cinq ans, ses habitants ont subi une brutale décroissance forcée : un taux de chômage exorbitant, un exode urbain sans précédent, des services publics délabrés. Pourtant, derrière les scènes de désolation, une société post-industrielle est en train de naître, grâce à l’expansion d’une agriculture urbaine et à l’émergence de solidarités de quartier. Basta ! a rencontré celles et ceux qui bâtissent une nouvelle cité sur les ruines de la Babylone déchue.

Des trottoirs et des parkings vides longent les vastes avenues. Une enfilade de magasins aux rideaux baissés quadrille le centre-ville de Détroit, berceau de l’industrie automobile américaine. Les banderoles « à vendre » et « à louer » se succèdent sur les façades des bâtiments. 80.000 logements seraient abandonnés, soit près de un sur cinq. Avec ses maisons saccagées, brûlées ou envahies par la végétation, « Motor City » donne l’impression d’une ville fantôme. Symbole de cette déroute, Détroit vient d’être mis sous la tutelle d’un « coordinateur d’urgence » pour au moins un an.

« Pendant les soixante-dix dernières années, les habitants de Détroit ont cru à tort que leurs vies étaient liées à General Motors, Ford et Chrysler, explique Maureen Taylor, militante depuis des années dans la lutte contre la pauvreté. Ils nous ont mis dans la tête que ce qui était bon pour eux était bon pour nous. Il nous fallait donc cesser de marcher et conduire des voitures. Et si nous n’aimions plus cette voiture, nous en achetions une autre. Cela a duré pendant des décennies mais aujourd’hui, c’est fini ».

Tournant le regard vers les rues désertes de Détroit, Maureen conte le quotidien de ses habitants les plus touchés par la crise. Des gens mourant de froid sur les trottoirs, des enfants retrouvés morts dans les maisons incendiées, un système de soin de santé inaccessible pour les bas-revenus, « un monde de fous » résume t-elle.

Exode urbain
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McDo : Une passion française (Rediff.)

Comment l’irréductible pays gaulois s’est laissé envahir par des légions de McDonald’s. Il y a des vérités qui font mal à l’estomac. En trente ans, la France, le pays de la bonne chère et des grands crus, s’est imposée comme le deuxième marché pour la firme McDonald’s, juste derrière les États-Unis.

Le réalisateur revient sur l’affaire du McDo de Millau avec José Bové, s’offre une virée en compagnie du gastronome et animateur Jean-Luc Petitrenaud et visite McDo avec le critique gastronomique François Simon. Il décortique ainsi notre identité culinaire, explorant le décalage entre l’idée que les Français se font d’eux-mêmes et la réalité.

Aujourd’hui, la Gaule est occupée par un total de 1.200 restaurants. Que s’est-il passé ? Ce film raconte comment une poignée d’opposants a poussé l’ennemi à changer de stratégie pour parfaire une conquête déjà bien partie. Parce qu’au fond, le fast-food, les Gaulois aiment ça.

87% des enfants ne connaissent pas les betteraves, les courgettes ni les poireaux

Près de 87% des enfants ignorent ce qu’est une betterave, révèle une enquête publiée jeudi, une méconnaissance qui favorise les mauvaises pratiques alimentaires à l’origine du surpoids d’un écolier sur cinq.

Réalisée dans les écoles au cours du premier trimestre 2013, cette enquête de l’Association santé environnement France (ASEF) indique que les enfants ne boivent pas assez d’eau, consomment trop d’assaisonnement, ignorent de nombreux fruits et légumes et l’origine des aliments transformés, comme les frites ou les nuggets.

A table près d’un enfant sur quatre boit du sirop, du jus de fruit ou du soda et seulement 20% disent ne jamais rajouter de sel ou du sucre dans leur plat. Quant aux sauces mayonnaise et ketchup, ils sont 10% à déclarer en rajouter systématiquement.

Parmi les fruits et légumes, si les jeunes reconnaissent facilement les poires, les pastèques et les carottes, en revanche ils sont 87% à ne pas savoir ce qu’est une betterave. Un écolier sur trois ne sait pas non plus identifier un poireau, une courgette, une figue ou un artichaut.

D’ou viennent les nuggets, chips, pâtes…
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Qu’est-ce que l’agriculture quantique ?

Philippe Desbrosses, est agriculteur, Docteur en sciences de l’environnement. Président d’Intelligence verte pour la sauvegarde de la biodiversité. Expert consultant auprès de l’Union européenne. À l’origine de la création du label AB.

Auteur de plusieurs ouvrages dont “Le Krach alimentaire”, “Nous redeviendrons paysans”, “La Terre malade des hommes”, “L’Intelligence verte” et “Agriculture biologique : préservons notre futur et Guérir la terre”, avec Edgar Morin, Pierre Rabhi, etc. (2010, Albin Michel). Il nous parle “d’agriculture quantique”. Concept étrange à découvrir et discuter.

“Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. Il suffit d’ailleurs d’observer que les mots « humain et humus » ont la même origine pour se persuader que cette coïncidence n’est pas due au hasard. Nous sommes pétris de la terre qui nous porte et nous nourrit.”

L’homme fou brûle la terre qui le nourrit ! La faim dans le monde est un sujet d’actualité depuis l’aube des temps. Toute l’histoire de l’humanité retentit de ces tragédies qui accompagnent nos mythologies et nos légendes depuis la préhistoire. La faim, ou son expression sociale ultime la famine, fait partie des grands fléaux à répétition cités dans la Genèse. Les dix plaies d’Égypte rappellent qu’avec la guerre, les épidémies, les inondations, les insectes ravageurs, l’insécurité alimentaire constitue l’une des plus grandes menaces pour l’humanité.

Il est bien normal que ce fléau soit redouté puisqu’il touche à l’un de nos besoins essentiels. Nous sommes réellement faits de ce que nous mangeons. En 450 av. J.-C., Héraclite disait déjà que « la santé de l’homme est le reflet de la santé de la terre ». Cette notion de terre nourricière est très présente dans toutes les mythologies.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus assez conscients du lien étroit qui nous unit au sol comme un cordon ombilical car notre nourriture, notre santé, notre bien-être en dépendent.

Des insectes dans nos assiettes (Màj vidéo)

Addendum du 26/04/2013 : “Tais toi et mange”

Quiche aux vers de farine, foie gras made in Shanghai ou bons petits plats bien de chez nous, que mangerons-nous en 2050 ? Nourrir les 9 milliards d’être humains qui peupleront la Terre dans 40 ans est devenu un défi économique et écologique sur lequel se penchent déjà les chercheurs, industriels et restaurateurs du monde entier.

Certains pionniers de l’alimentation pensent avoir trouvé une source de protéines bien plus rentable que la viande de bœuf : les insectes. En France, des agriculteurs viennent de lancer une production expérimentale de grillons pour barres énergétiques. Aux Pays-Bas, des chefs imaginent des plats à base d’insectes : quiche aux vers, mousse au chocolat aux sauterelles… Enquête sur notre alimentation de demain : les insectes !

Aujourd’hui déjà, il est devenu difficile voire impossible d’identifier la provenance de ce que l’on mange. De plus en plus de restaurants servent du “fait maison” fabriqué industriellement, et importeront peut-être demain du foie gras… made in China ! La gastronomie défendue par les grands chefs ne sera-t-elle bientôt plus qu’un luxe réservé à une minuscule élite ?

Ce serait la solution idéale pour nourrir les 9 milliards d’être humains dans le monde en 2050. Mais notre goût occidental a encore beaucoup de mal avec ces petites bêtes ; aujourd’hui, des industriels cherchent de nouvelles recettes pour nous faire avaler criquets et autres vers, l’air de rien.

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Dans l’enfer de la malbouffe

Entre le fromage synthétique et les îles flottantes sans œufs, l’industrie agroalimentaire nous fait avaler n’importe quoi. Un livre enquête sur ce phénomène. A en perdre l’appétit.

Le scandale des lasagnes à la viande de cheval a jeté une lumière crue sur le phénomène de la malbouffe. Mais cet événement est une goutte d’eau dans la mer. Et ce serait presque une gentille rigolade par rapport aux futurs scandales qui risquent d’ébranler le domaine de l’agroalimentaire.

Dans un ouvrage sorti mercredi, «Vive la malbouffe, à bas le bio», Christophe Labbé et Olivia Recasens, journalistes au Point, Jean-Luc Porquet et Wozniak, journaliste et dessinateur au Canard enchaîné, nous dressent le musée des horreurs de la bouffe.

Le bio
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Musique : Ecowar

NB: En raison du son particulièrement “hardcore”, pensez à diminuer le volume de votre PC…

Paroles de la chanson du groupe Tagada Jones

Production et rentabilité ne laissent pas de place pour la qualité,
Pas de pitié sur le marché, l’économie doit tout dévorer,
Aujourd’hui encore, les aliments proviennent de la terre,
Mais depuis quelques années, la productivité leur a déclaré la guerre
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De la drogue dans nos assiettes ? (Rediff)

Glaces, chips, plats préparés… Difficile d’y résister. Obèses ou en bonne santé, nous sommes tous accros à l’alimentation industrialisée qui représente 80% de ce que nous ingurgitons. Rémy, un franco-américain, sillonne l’Europe et l’Amérique pour comprendre comment l’addiction alimentaire s’est généralisée.

Laboratoires de recherche, usines à malbouffe, marchés paysans, etc., tout y passe : rien ne manque à cette grande enquête (qui a duré deux ans), sauf… la participation des géants de l’agrobusiness, genre Nestlé, Danone ou Kraft Food, qui ont tous refusé de répondre à la moindre question. Comme s’ils avaient des choses à cacher…

Et, en effet, l’enquête le démontre, ils ont énormément de choses à cacher – alors même que 80 % des aliments que nous consommons sortent de leurs usines. Comment a-t-on pu en arriver là ? Quels sortilèges peuvent bien expliquer notre irrésistible attirance pour cette “junk food ” industrielle ? Est-il vraiment normal et utile que les hypermarchés proposent jusqu’à 91 variétés différentes de yaourts ?

Certains des aliments offerts à notre sotte convoitise “contiennent jusqu’à 50 composés chimiques différents”, constate un expert. Lequel ajoute : “Notre cerveau n’a jamais été préparé à ça”. A force d’analyser ces innombrables saveurs imprévues, notre cerveau perd la tête. Et tel est bien le but poursuivi – ceci au nom des actionnaires en attente de profits à 15 % l’an, et au mépris de la santé publique.

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Je mange sain et équilibré, ils s’enrichissent

A la fin des années 60, les céréales se sont imposées en France au petit déjeuner. Elle sont censées apporter énergie et équilibre dès le réveil. Comment sont-elles fabriquées ? Leurs promesses d’équilibre sont-elles valables ?

Le soja, plante aux vertus nutritionnelles reconnues, se substitue facilement au lait et à la viande, difficiles à digérer ou trop gras. Cet argument diététique est décliné à l’envi.

De nouvelles enseignes proposent désormais de déjeuner vite et sain : les bars à salades. Alimentaire bio : peut-on payer moins cher ? Quelles sont les méthodes de la grande distribution pour faire baisser les prix du bio ? D’où viennent ces produits ?

Évolution et autonomie

Entre Rennes et Nantes, en Loire Atlantique, à Moisdon la Rivière, un lieu prouve depuis 30 ans qu’il est possible de vivre heureux et simplement, avec un confort décent, en divisant ses consommations par 4 en utilisant les énergies renouvelables, la pluie pour l’eau sanitaire et potable, le jardin pour une nourriture savoureuse à faible empreinte écologique en recyclant la majorité des déchets,pour partager sans polluer, avec tous, nés ou pas encore, les ressources de la Terre.

Belgique : Vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Par Agnès Rousseaux

En Europe, 50 % des aliments finissent à la poubelle. Des solutions simples existent pourtant contre le gaspillage alimentaire. A Herstal, en Belgique, les grandes surfaces n’ont désormais plus le droit de jeter leurs invendus. Une expérience qui commence à se diffuser dans tout le pays.

Et si pour lutter contre le gaspillage alimentaire, on faisait preuve d’un petit peu d’imagination ? A Herstal, ville de 40 000 habitants de la banlieue de Liège (Belgique), le supermarché Carrefour n’a désormais plus le droit de jeter ses invendus. Il doit en faire don aux associations d’aide alimentaire.

Une obligation à laquelle seront bientôt soumis la quinzaine de supermarchés de la ville. Le principe est très simple : en Belgique, un « permis d’environnement » – intégrant toutes les autorisations environnementales – est requis pour exploiter une entreprise. Lors du renouvellement du permis d’environnement du supermarché Carrefour, le conseil municipal y a intégré l’obligation de mettre les invendus à disposition des associations.

« Ces permis arrivent régulièrement à échéance. Nous y avons vu l’opportunité d’y insérer cette disposition, explique le maire de la ville, l’eurodéputé (socialiste) Frédéric Daerden. Les magasins sont alors obligés de proposer aux associations reconnues par la banque alimentaire les invendus encore consommables, avant de les mettre dans la filière déchets si celles-ci ne les récupèrent pas. »
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France : La disparition des abeilles prend un tour dramatique

Les derniers chiffres de l’Institut de recherches publiques France Agrimer, dépendant directement du Ministère de l’Agriculture, sont effarants. Plus de 1.000 colonies d’abeilles sont décimées… chaque jour ! En seulement 6 ans, le nombre d’apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles ».

C’est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre. La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd’hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol…

Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n’existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

Sans elles, c’est l’alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d’espèces d’insectes, d’oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.
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Les décroissants : Être et ne plus avoir…

Fatigués de la course au “toujours plus”, ils ont choisi de vivre mieux avec moins. Une nouvelle éthique de vie qu’ils mettent en actes au quotidien. Témoignages.

Qu’on les baptise « décroissants », « créatifs culturels », « consomm’acteurs », que l’on range le mouvement dans un tiroir intitulé « simplicité volontaire » ou « downshifting », peu importe… Car la dynamique est bien là : de plus en plus de personnes, en Amérique du Nord comme en Europe, veulent cesser de se laisser déborder par une vie qui ne leur convient plus.

Pour l’instant, impossible de chiffrer avec exactitude l’ampleur de la vague, mais des instituts d’études en marketing évoquent déjà une « tendance significative et en expansion (1) ». Aux États-Unis, environ 20 % de la population serait concernée, et plus de dix millions d’Européens auraient déjà modifié profondément leur manière de vivre. « On peut parler d’un étouffement des individus dans cette société dévorée par les objets et la technologie », souligne le psychanalyste Jean-Pierre Bigeault.

Prise de conscience et passage à l’acte

Surconsommation, course à la réussite sociale, ravages de la pollution et diminution des ressources… les décroissants font le même constat que beaucoup d’entre nous : leur vie ne tourne pas rond. Mais eux passent à l’acte. Une montée de conscience qu’explique la psychanalyste Luce Janin-Devillars : « Pour endiguer les ravages de la pollution, certains comprennent qu’il y a une noblesse à réparer ce qui peut l’être, à inverser la tendance du jetable pour préserver l’avenir des générations futures. »
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Stage de survie : C’est complet, même après la fin du monde !

A 30 km de Tours, près d’Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire), célèbre pour son château, “joyau de la Renaissance”, les quelque quinze stagiaires de David Manise, instructeur de survie, ne font pas de tourisme. Équipés comme pour une randonnée par grand froid, ils sont venus apprendre les fondamentaux de la survie en milieu naturel.

David Manise (debout), instructeur de survie, et ses stagiaires, le 14 novembre 2012 à Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire).

David Manise (debout), instructeur de survie, et ses stagiaires, le 14 novembre 2012 à Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire).

Ici, personne ne croit à la fin du monde selon le calendrier maya, le 21 décembre 2012. D’ailleurs, tous les stages affichent complets bien après cette date. Mais ça n’empêche pas les élèves, la plupart des adeptes de sport au grand air, d’être très concentrés.

“Le monde est de plus en plus instable écologiquement et politiquement”

“Le coton est une véritable clim’portative”, “le polyester est hydrophobe”, ou encore “il ne faut pas rouler son sac de couchage quand on le range, ça casse la fibre et provoque des ponts thermiques”. Tassés sur deux bancs autour d’une table en bois massif dans une salle de chasse non chauffée, les quinze stagiaires, dont une seule fille, prennent soigneusement des notes, sous le regard impassible de cerfs empaillés.
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Familles apocalypse (2/12) – Lucide ou fou ?

Deuxième documentaire d’une série en comportant 12.

Dans le but de se préparer le mieux possible à la fin du monde, David Sarti a mis au point un système de communication post-apocalyptique qui, il l’espère, lui permettra de continuer à contacter les autres. Kellene Bishop, de son côté, prépare des stocks de nourriture gastronomique, car qui peut dire de quoi l’avenir sera fait à la fin des temps ?

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Restauration française : Un pavé dans l’assiette

En 2010, la gastronomie française est entrée au patrimoine mondial de l’Humanité. Derrière ce prestige, se cache pourtant une réalité moins avouable. De plus en plus de produits transformés servent de base aux plats proposés par la restauration. Une dérive inquiétante qui menace la gastronomie française…

Aujourd’hui, de nombreux experts s’accordent pour affirmer que notre restauration n’a jamais été autant standardisée : poissons surgelés, souris d’agneau en sauce sous vide et desserts sont entièrement fabriques en usine. Aujourd’hui, 7 établissements sur 10 utiliseraient des produits industriels pour réaliser leurs recettes. Leurs poubelles débordent de boîtes de conserve et d’emballages plastiques aux couleurs des grandes marques.

La filière agro-alimentaire s’est imposée dans la restauration commerciale. Elle organise les grands évènements de la cuisine française. Pour rassurer les restaurateurs, elle s’offre même les services de chefs étoilés. Cette invasion touche également les écoles hôtelières. Les défenseurs du fait-maison tentent d’alerter les politiques face aux lobbies industriels. Pour comprendre l’ampleur de ce phénomène, ce documentaire opère une immersion dans les cuisines de ceux qui utilisent ce genre de produits, souvent a l’insu des clients. Cette enquête remonte également la filière de la “gastronomie en kit”.

Afrique : Le continent a les moyens de se nourrir !

L’Afrique peut non seulement se nourrir elle-même, mais aussi gagner des milliards et éviter des crises alimentaires en débloquant le commerce régional de produits alimentaires.

Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale intitulé « L’Afrique peut contribuer à se nourrir elle-même : supprimer les obstacles au commerce régional des produits alimentaires de base», les exploitants agricoles africains pourraient produire suffisamment de denrées alimentaires pour nourrir le continent et éviter de futures crises alimentaires si les pays levaient les restrictions au commerce transfrontalier de produits agricoles au sein du continent.

La Banque estime que l’Afrique pourrait aussi générer 20 milliards de dollars de recettes annuelles supplémentaires si ses dirigeants parvenaient à s’entendre pour supprimer les obstacles à la redynamisation du commerce régional. La Banque mondiale prévoit que la demande de produits alimentaires doublera d’ici à 2020 en Afrique, les populations quittant de plus en plus les campagnes pour s’installer dans les villes du continent.

Selon le rapport, une urbanisation rapide remettra en question la capacité des agriculteurs à livrer leurs céréales et autres produits alimentaires aux consommateurs alors même que le marché le plus proche peut se trouver juste de l’autre côté de la frontière. Les pays subsahariens, par exemple, pourraient augmenter de façon importante leurs échanges de denrées alimentaires au cours des prochaines années afin de gérer l’impact meurtrier d’une aggravation de la sécheresse, d’une hausse des prix alimentaires, d’une croissance démographique rapide et de la volatilité des conditions climatiques.

Importations étrangères
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LoveMeatender : Par amour de la viande?

Réflexion sur la surconsommation de viande. L’industrialisation d’après-guerre nous apporta l’apparente opulence alimentaire. 50 ans plus tard, il serait temps de faire le bilan et de prendre les décisions qui s’imposent

(Merci à Gerard13)

Global gâchis : Le scandale mondial du gaspillage alimentaire

Reportages sur les dysfonctionnements de la production alimentaire dans six pays : France, Équateur, Inde, États-Unis, Japon, Angleterre. Au cours de cette enquête, on constate que si en Inde chaque foyer gaspille environ cent euros de nourriture par an, aux États-Unis c’est six fois plus.

Le gâchis se situe à toutes les étapes : la production, où l’on sélectionne les plus beaux légumes et on élimine les tordus ; la distribution, où les magasins jettent des tonnes d’aliments périmés ou non, et naturellement chez les consommateurs.

Au nom de la pérennité du secteur industriel, le système contraint à produire toujours plus, toujours trop, dans l’alimentation comme ailleurs. N’est-ce pas avant tout une question d’éducation et d’indépendance d’esprit du consommateur, bombardé de nouveautés et presque sommé de consommer sans mollir, sous peine de faire sombrer l’économie ?

Le recyclage comme industrie

Partie 1:


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“Global gâchis” : Un tour du monde du gaspillage alimentaire

À travers un tour du monde du gâchis alimentaire, le militant anglais Tristram Stuart pointe l’immense absurdité que constitue notre société de surabondance, alors qu’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim.

Auteur du livre Waste (inédit en France), Stuart est le guide, au phrasé certes un peu bizarre, de ces reportages sur les dysfonctionnements de la production alimentaire dans six pays : France, Équateur, Inde, États-Unis, Japon, Angleterre. Au cours de cette enquête, on constate que si en Inde chaque foyer gaspille environ cent euros de nourriture par an, aux États-Unis c’est six fois plus.

Le gâchis se situe à toutes les étapes : la production, où l’on sélectionne les plus beaux légumes et on élimine les tordus ; la distribution, où les magasins jettent des tonnes d’aliments périmés ou non, et naturellement chez les consommateurs.
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Stocker de la nourriture longue durée, solution anti-crise ?

Crise, catastrophes, prophétie de fin du monde : l’actualité alimente les peurs et les Français, comme les Allemands ou les Américains avant eux, commencent à stocker de la nourriture très longue durée, un business florissant pour les sociétés qui s’en sont fait une spécialité.

C’est la demande qui nous a fait ouvrir notre plate-forme il y a un an“, explique Ariane Pehrson, directrice d’une société spécialisée dans la vente sur internet de nourriture lyophilisée d’une durée de vie de 10 à 25 ans.

“Crise, Fukushima, changement climatique, voire fin du monde, les inquiétudes sont diffuses mais réelles. Les gens veulent prendre leurs précautions, au cas où, et les forums fleurissent sur internet”.

Basée à Lorient (Morbihan) la société qui importe notamment ses produits d’Allemagne, de Norvège et du Royaume Uni, a vendu “85.000 repas individuels conditionnés en un an, dont 40% destinés au stockage”, à raison de 4,50 euros à 6,50 euros l’unité.
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Manger tue : On nous fait avaler n’importe quoi ! (Rediff.)

De 1990 à 2008, le nombre de nouveaux cas de cancers et de maladies cardiovasculaires a progressé quatre fois plus vite que le changement démographique. Pour le diabète, cette progression est cinq fois plus rapide que le changement démographique sur la période 2000 à 2008. Certes, la mortalité baisse, ce qui montre que le système de soins fonctionne bien, mais c’est insuffisant, car la morbidité, c’est-à-dire le nombre de cas de maladies, continue, lui, d’augmenter.

La faim prochaine

Nous sommes maintenant à un an d’émeutes au niveau mondial“, affirment des chercheurs de l’Institut des Systèmes Complexes de Cambridge.

Dans un document de 2011, ce groupe de chercheurs a dévoilé une modélisation expliquant les vagues de troubles qui ont secoué le monde entre 2008 et 2011. Le facteur déterminant a été la flambée des prix des denrées alimentaires. Leur modèle a identifié un seuil précis pour les prix alimentaires mondiaux qui, en cas de dépassement, conduirait à des troubles dans le monde entier.

Toute so­ciété n’est qu’à trois re­pas d’une ré­vo­lu­tion.” – Lev Davidovitch Bronstein dit Léon Trotsky

La Technology Review du MIT explique comment fonctionne le modèle de l’ISC : “La déduction provient du croisement de deux sources. La première est constituée des données recueillies par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies, relative à l’indice des prix des denrées alimentaires. La seconde est la date d’émeutes à travers le monde, quelle que soit leur cause, et cela donne ce graphique” :
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Argentine : A Buenos Aires, on rêve d’un monde sans achats

À Buenos Aires, un mot est sur toute les lèvres : gratuit ! Les initiatives pour un monde sans consommation y pullulent. Des jeunes de classe moyenne qui décident de vivre de la nourriture des poubelles aux potagers urbains récupérés en passant par les brocantes gratuites, tour d’horizon d’une capitale émergente qui invite au changement.

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On est ce que l’on mange

Comment réparer les dégâts physiques dus à une alimentation trop grasse et pauvre en éléments nutritifs ou encore à des régimes draconiens ? Ce documentaire lève le voile sur le marché de la santé et met le doigt sur des pratiques qui n’améliorent en rien la condition physique, voire l’empirent.

Il explore les bienfaits peu coûteux et sans risque d’une alimentation saine et riche en nutriments mais également ceux des compléments alimentaires pouvant contribuer à lutter contre certaines maladies.

Être en bonne santé cela fait beaucoup de bien mais cela ne rapporte pas beaucoup d’argent.

Partie 1:


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Une arnaque en or : Les faux produits biologiques

C’est une affaire dont la presse n’a pas fait ses choux gras. En décembre, la police italienne a démantelé un énorme trafic de faux produits bio. Les margoulins, soupçonnés d’être liés à la mafia, avaient trouvé la combine : acheter en Roumanie des céréales et des fruits secs bon marché, transformés en produits bio grâce à de faux documents, et revendus quatre fois plus cher à des grossistes qui n’y voyaient que du feu.

Depuis cinq ans que durait le trafic, des milliers de tonnes de faux produits bio auraient ainsi été écoulées pour un paquet d’oseille, au moins 220 millions d’euros. Parmi les fraudeurs, cinq dirigeants italiens d’entreprises agroalimentaires et – ça ne s’invente pas – deux responsables d’organismes de certification censés contrôler la filière bio…

Neuf pays européens, dont la France, ont profité de ces marchandises pleines de pesticides, dûment étiquetées « bio ».

Question : quelles quantités de céréales, pâtes alimentaires, farine de froment, raisins secs ou huile de tournesol faussement bio les consommateurs français ont-ils ingurgitées ?

Huit mois après ce joli coup de filet, on n’en sait que pouic. Comme d’habitude, la Répression des fraudes, dont la mission est de traquer les tricheurs, est dans les choux. Incapable d’apporter la queue d’une précision. Au ministère de l’Agriculture, on parle de 7.000 tonnes importées en deux ans.
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Les gouvernements et les banques se préparent-ils à un effondrement financier imminent ?

Article traduit du blog américain : L’Effondrement Économique (The Economic Collapse).

Quelque chose de vraiment étrange semble se produire. Partout dans le monde, les gouvernements et les grandes banques agissent comme s’ils anticipaient un effondrement financier imminent. Malheureusement, nous ne sommes pas au courant des conversations paisibles qui se déroulent dans les conseils d’administration et dans les couloirs des allées du pouvoir, des endroits comme Washington DC ou à Londres.

Tout ce que nous pouvons faire est d’essayer de donner un sens à tous les indices qui sont tout autour nous. Bien sûr, il est tout à fait possible de mal interpréter ces indices, mais tenir nos têtes dans le sable ne va pas faire du bien non plus.

La semaine dernière, il a été révélé que le gouvernement américain a secrètement dirigé cinq des plus grandes banques en Amérique afin « d’élaborer des plans pour conjurer un effondrement » durant les deux dernières années. En soi, cela ne serait pas une si grave affaire. Mais lorsque vous ajoutez ce morceau aux dizaines d’autres indices de faillite financière imminente, une image très troublante commence à émerger.

Au cours des 12 derniers mois, des centaines de cadres bancaires ont démissionné, des dirigeants d’entreprise ont bradé d’énormes quantités d’actions. Il m’a été dit personnellement qu’un nombre important de banquiers de Wall Street ont fait des emplettes pour des « propriétés survivalistes » pour se préparer au pire dans les communautés rurales cet été.

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Espagne : Supermarchés dévalisés pour distribuer de la nourriture

Que se serait-il passé si Robin des bois avait fait ses courses au supermarché ? Les étals bien garnis de ces temples de la consommation ont en tout cas donné des idées à une centaine de membres du Syndicat andalou des travailleurs (SAT). Les militants sont allés mardi 8 août se servir dans les rayons de deux supermarchés sans passer par la caisse. L’objectif : redistribuer leur vingtaine de chariots remplis de produits alimentaires à des ONG locales.

Andres Amaro et Fransisco Molera, membres du SAT, brandissent des drapeaux de l’Andalousie après leur libération.

Un moyen de protester contre la vie chère et les inégalités sociales, alors que l’Andalousie est une des régions d’Espagne les plus touchée par la crise, avec 33,92 % de sa population au chômage.  “Est-ce du vol ? Un acte symbolique ? Une atrocité ? Un fait violent ?” s’interrogeait mardi 8 août El Pais, en relatant la scène.

“Le moment est arrivé de mener des actions qui frisent l’illégalité, parce qu’il y a des gens pour qui tout va mal, et nous ne pouvons pas rester les bras croisés”, a commenté un syndicaliste. Mais pas question pour autant de faire les choses dans le désordre. “La consigne était claire. L’objectif était de ne pas saccager. Prendre seulement des produits de première nécessité. Ni chocolats, ni yaourts,  ni desserts, mais du sucre, de l’huile, des légumes, du lait” explique ainsi le secrétaire général du SAT, Diego Cañamero.

Et le scénario ne s’est pas déroulé de la même manière dans les deux supermarchés visés. Dans le premier, des affrontements entre les militants et la police ont eu lieu, tandis que le second supermarché a finalement accepté de lui-même d’offrir une dizaine de chariots remplis de provisions, pour une valeur de 1 000 euros.

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États-Unis : Un orage suffit à plonger Washington dans le chaos

Nous avons vu la même chose se reproduire encore et encore tout au long de cette dernière décennie aux États-Unis. Un état d’urgence est déclaré, et  toute une région qui tombe sous l’emprise de la panique pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Après l’ouragan Katrina, la loi et l’ordre social semblaient avoir été complètement oubliés. Les fortes chutes de neige de 2011 sur la côte Est ont poussé les habitants de la région à dévaliser les rayons des magasins en seulement quelques heures. Les pannes de courant étant survenues au cours de l’ouragan Ike ont privé certains habitants de Houston (Texas) d’électricité pour une durée allant jusqu’à quatre semaines.

Au cours de ces trois évènements climatiques majeurs, il était quasiment impossible de mettre la main sur de l’essence, et ce que les gens avaient de disponible dans leur placard représentait toute la nourriture qu’il leur resterait jusqu’à ce que la situation redevienne normale. Les gens n’avaient plus accès à l’eau potable, et malgré cela, la première intervention du gouvernement fut de rétablir en premier lieu les services qu’il jugeait essentiels.

Le fin mot de l’histoire, comme l’indique Jesselyn Radack, membre du Government Accountability Project, est que malgré les milliards de dollars ayant été dépensés par le département de la sécurité intérieure et le département de la justice, les Embats-Unis ne sont pas plus préparés aujourd’hui qu’ils ne l’étaient avant les attaques du 11 septembre.

Après qu’un court, mais anormalement puissant, orage se soit abattu sur la région de Washington DC dans la nuit de vendredi, les scènes de rues de la ville de Washington ont pris des airs apocalyptiques.

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