Aquaexcel : Les poissons d’élevage du futur

À Sizun, en Bretagne, nous découvrons le centre de recherche baptisé Pisciculture expérimentale des Monts d’Arrée appartenant à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).

Cette station expérimentale – parmi les plus importantes en Europe pour l’élevage de salmonidés – participe à un projet européen appelé Aquaexcel qui vise à coordonner différentes structures de ce type dans l’Union européenne.

L’aquaculture est une activité en très forte croissance,” souligne le coordinateur du projet, Marc Vandeputte, “elle progresse de plus de 8 % par an depuis une vingtaine d’années au niveau mondial et l’an dernier, elle a dépassé en tonnage, la production de bœuf.

États-Unis : Notre assiette du futur vue par la Silicone Valley

L’alternative food est en vogue aux États-Unis. Et pour nourrir neuf milliards d’humains en 2050, il faut des initiatives. Les Américains américaine ont des idées pour nos assiettes de demain.

John, qui habite au large de San Francisco (Californie), a lancé une ferme de criquets. Pour ce chef d’entreprise, les hommes n’auront pas de choix : “La nourriture coûte de plus en plus chère, or aucun autre élevage que l’insecte n’offre autant de viande qu’avec si peu d’espace“, explique-t-il.

D’autres chercheurs californiens travaillent sur les algues marines, un antioxydant que l’on retrouvera en petit gâteau sans lait, en mayonnaise sans cholestérol, ou alors des glaces très peu caloriques. Une autre société travaille sur des chips du futur avec poivrons, salade ou potiron.

Thaïlande : Des crevettes vendues en France seraient pêchées par des esclaves (Màj Vidéo)

Addendum du 13/06/2014 : Des migrants torturés et réduits en esclavage

Des révélations éminemment choquantes. Une enquête du Guardian publiée ce mardi 10 juin révèle que les crustacés vendus les plus grands supermarchés américains et européens tels que Tesco, Walmart et même Carrefour proviendraient d’un vaste réseau d’esclavage thaïlandais.

Un nouveau scandale alimentaire. Seulement cette fois, ce n’est pas le contenu de la nourriture qui pose problème… mais plutôt la manière dont elle est préparée. Des migrants venus de Birmanie ou du Cambodge, achetés et vendus comme des animaux, sont retenus sur des bateaux de pêche où ils sont torturés et parfois tués. Le gouvernement thaïlandais estime à 300.000 le nombre d’esclaves travaillant dans cette industrie.

Vendus comme des animaux

Drogués, enchaînés, battus, tués… Près de 300.000 migrants venus de Birmanie ou du Cambodge seraient retenus sur des bateaux de pêche pour travailler gratuitement, dans des conditions proches de la torture. “J’ai cru que j’allais mourir. J’étais enchaîné en permanence, sans soin ni nourriture. Ils nous ont vendus comme des animaux“, témoigne un des esclaves qui ont réussi à s’échapper. “Nous étions frappés même si nous travaillions dur. Il y avait tellement d’esclaves qu’il était impossible de les compter“, raconte un autre survivant.

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Paris : Le mouvement Freegan ouvre son premier restaurant

Récupérer les invendus de Rungis, le « plus grand marché du monde » et en tirer des repas cuisinés le jour même? C’est ce que propose depuis quelques semaines le Freegan Pony, un « resto-squatt ».

Il faut pénétrer dans une cour sombre du Marais et prendre l’ascenseur pour découvrir le premier restaurant freegan végétarien de France. Une adresse végétarienne de plus dans le très bourgeois-bohème troisième arrondissement de Paris ?

Détrompez-vous. Le credo du Freegan Pony, qui a ouvert ses portes le 21 mars, est de servir des plats préparés à partir de fruits et légumes qui devaient légalement finir à la poubelle, mais sont encore comestibles.

Anti-gâchis

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Chine : A la recherche de terres agricoles non-polluées

Les compagnies chinoises effectuent une expansion rapide sur le marché alimentaire mondial, rachetant dans le monde entier des entreprises de produits agricoles, des producteurs d’aliments et de boissons.

L’année passée, la Chine a dépensé plus de 12 milliards de dollars américains dans cet objectif. Jusqu’à présent, le gouvernement chinois poursuivait la stratégie d‘importations modérées des cultures agricoles et d’achat des terres agricoles sur le territoire des autres pays. Maintenant, les choses sont en train de changer.

En effet, en 2013, la compagnie de Hongkong « Shuanghui Group » a absorbé une compagnie américaine, ayant acheté pour 7 milliards de dollars le producteur de la viande « Smithfield Foods » avec ses dettes. La corporation publique « Cofco » qui contrôle 90 % du marché interne du blé a acheté le bloc de contrôle de la compagnie néerlandaise « Nidera Holdings » et la branche agricole de « Noble Group » ayant déboursé pour les deux compagnies près de 3 milliards de dollars.

De cette façon, Pékin s’est procuré des silos à grains en Argentine, des sucreries au Brésil, des minoteries en Europe Centrale et les usines de transformation des graines de tournesol en Afrique du Sud et en Ukraine

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Les tomates voient rouge

Pourquoi les tomates n’ont-elles plus de goût? Enquête dans les champs, les serres, les marchés et les laboratoires.

L’histoire de la tomate concentre toutes les problématiques de notre alimentation: démocratisation de la consommation, industrialisation de l’agriculture, recherche fondamentale en génétique, brevetage du vivant et débat à l’OMC autour de l’ouverture des marchés nationaux. Elle est à l’image des succès et des échecs, des dangers et des espoirs de l’ensemble de la filière agroalimentaire.

Cherchant à comprendre pourquoi les tomates n’ont plus de goût, Andréa Bergala a mené l’enquête en France, en Espagne et en Russie, rencontrant agriculteurs, industriels, scientifiques et chefs cuisiniers.

Belgique : L’autonomie alimentaire

Produire et manger du local, des produits de saison dans une filière bio, oui c’est possible! Charlotte, Yann, Sandrine et Bernard nous font partager leurs expériences, du maraichage bio à l’alimentation durable et équilibrée.

Après avoir cherché sa voie, Charlotte est revenue à ses premières amours, l’horticulture. Elle se forme au maraîchage bio au sein de l’asbl ” Le début des haricots “, la première ferme agro-écologique de Bruxelles. Son ambition, trouver un terrain pour vivre du maraîchage.

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Infarctus : Mieux vaut prévenir que guérir

Tension artérielle, obésité, malbouffe, tabac, stress, manque d’activité… Ces symptômes d’une société “bien portante” auraient-ils raison de notre cœur ? Selon Jochen Jordan, de la clinique de psychocardiologie de Bad-Nauheim, notre organe vital ne serait pas adapté à la vie sédentaire actuelle.

Mais pourquoi certaines familles sont-elles plus prédisposées que d’autres à l’infarctus ? Et pourquoi le taux d’infarctus et la mortalité augmentent-ils désormais si rapidement chez les femmes jusqu’ici épargnées ? Réunis dans le projet européen Cardiogenics, les plus grands spécialistes de l’Union tentent depuis 2007 de mieux comprendre le rôle joué par l’hérédité, afin de développer des thérapies préventives.

Parallèlement, les recherches continuent pour améliorer les traitements existants tandis que l’équipe de l’Institut Max-Planck poursuit ses études concernant la régénérescence du tissu du muscle cardiaque. En Europe les systèmes de santé dépensent chaque année 120 milliards d’euros pour les soins et la recherche concernant les maladies cardiaques.

La gastronomie japonaise débarque à Paris

Dorade royale à la sauce shizo, suprême de canard servi sur un lit de ciboulette, ou encore encornets aux oignons des Cévennes… ce sont quelques-uns des plats à la carte du restaurant parisien d’Hiroki Yoshitake, 31 ans, une étoile. Ce japonais arrivé de Tokyo il y a 5 ans, est la figure de proue de la gastronomie japonaise en France.

Dans son sillage, une poignée de chefs nippons s’est installée à Paris, de nouveaux empereurs du goût venus initier les palais français aux saveurs orientales.

“J’ai essayé d’embaucher des français mais il ne sont pas assez travailleurs. Parfois il ne viennent pas, ça dépend de leur humeur. On ne peut pas leur faire confiance.”

La moutarde : Plus qu’un simple condiment

La moutarde de Dijon, de Düsseldorf ou de Bautzen, ce n’est pas la même chose. Forte ou douce, la moutarde diffère selon les régions et représente bien plus qu’un simple assaisonnement.

Elle contient en effet des substances qui éveillent particulièrement l’attention des médecins. En Inde, la médecine ayurvédique utilise depuis des siècles les graines de moutarde contre les inflammations.

Mais la moutarde apporte avant tout ce petit plus qui relève de nombreux plats. Les deux présentateurs de X:enius découvrent les secrets de la fabrication de ce condiment dans une moutarderie traditionnelle près de Dijon. Ils créent leurs propres moutardes en apprenant à mélanger graines de moutarde, sel et verjus (jus de raisins verts). Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est tout un savoir-faire !

Manger peut-il nuire à notre santé ? (Rediff + Màj)

Addendum du 30/05/2014 : “La consommation systématique des produits premiers prix par une population croissante pourrait avoir, à terme, des répercussions sur la santé publique” dénonce la Cour des comptes.

Au menu de ce documentaire diffusé  sur France 3 et réalisé par Éric Guéret et Isabelle Saporta, les substances dangereuses contenues dans nos produits d’alimentation courants: arsenic, plomb, mercure, dioxine, furane, PCB, pesticides…

Les aliments mis en cause

Menée par plusieurs journalistes en France et en Norvège, l’enquête cible notamment les pommes et le blé, accompagnés de leurs pesticides nocifs, en particuliers pour les enfants. Côté viande, le porc est en ligne de mire: ils consommeraient la moitié des antibiotiques de France! Enfin, le saumon de Norvège: notre pays, avec 136.200 tonnes consommées en 2010, est le plus gros marché d’exportation de ces poissons engraissés aux farines de poisson et huiles végétales.

Alors qu’avant la deuxième guerre mondiale on mangeait naturellement bio, l’industrie agro-alimentaire vend des produits avec risques d’obésité et de cancers à la clé, mais “rien n’est irrémédiable”, conclut l’enquête. Elle fournit quelques pistes : manger bio (mais tout n’est pas idéal), donner du lin (riche en omégas 3) aux animaux, réduire la consommation de viande, utiliser l’huile de colza, préférer le pain enrichi en lin… Et manger des poissons petits, moins riches en toxines.

Réalisé par Eric Guéret (2010)

(Merci à EasterEgg)

L’avenir de la nourriture : que mangerons-nous demain ?

La nourriture semble être le nouvel Eldorado des technologies d’avant-garde. Il y a plusieurs bonnes raisons à cela : le réchauffement climatique, la surpopulation… Nous sommes aujourd’hui sept milliards d’individus, et nous atteindrons les neuf milliards en 2050. Vu la pénurie annoncée de ressources, une innovation en matière alimentaire va devenir indispensable.

A tout cela s’ajoute le fait que le numérique envahit toutes choses, il tend à transformer les aspects les plus basiques, les plus matériels du monde qui nous entoure. Après avoir conquis les objets, avec l’impression 3D, il n’est guère surprenant de le voir s’attaquer au vivant, avec la biologie synthétique. De fait, la fabrication d’une viande artificielle a fait le “buzz” il y a quelques mois, et récemment nous reportions les travaux de James King et ses projets de “design” de la nourriture synthétique.

Mais finalement les innovations qui apparaissent aujourd’hui doivent assez peu à la “synbio” qui reste une technologie encore un peu futuriste. La plupart des nouvelles recherches nutritives se contentent plutôt d’optimiser et réorganiser les ressources déjà disponibles dans notre monde naturel.

L’avenir de la nourriture peut se décliner sous trois catégories (combinables, évidemment). Au premier chef, on s’en doute, les nouvelles formes d’aliments. Au second niveau figurent les ressources, a priori écartées de nos assiettes occidentales, mais qui pourront se révéler précieuses dans le monde de demain. On y trouve notamment les insectes, ou les algues. Enfin, il existe aussi des manières inédites de produire nos mets, comme l’impression 3D qui, dans ce domaine, pourrait apporter de nouvelles saveurs.

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Demain, Tous allergiques ? (Docu)

La journaliste italienne Patrizia Marani, elle-même allergique, part à la rencontre de chercheurs et de scientifiques pour tenter d’identifier les facteurs expliquant l’accroissement des cas d’allergies à travers le monde.

Au fil de son enquête, la réalisatrice met à mal la théorie classique selon laquelle celles-ci seraient dues à un dérèglement naturel du système immunitaire qui prendrait à tort pour cible d’inoffensifs éléments nécessaires à la vie, par exemple le pollen, et met en lumière la responsabilité de l’industrie dans la propagation de ce nouveau mal moderne.

Réalisé par Patrizia Marani (France – 2014)

Wendell Berry : Vers des économies locales durables

Wendell Berry démonte avec brio le fonctionnement et les mythes du système économique actuel basé sur la foi dans le libre échange et sur la compétitivité avant de décrire sa vision d’économies locales durables et propose des règles qu’une communauté devrait pouvoir suivre afin de construire et faire fonctionner de telles économies, tout en précisant le rôle que pourrait y jouer les systèmes alimentaires locaux.

Le risque d’une “économie totale”

Dans un des articles qu’il a publié, Wendell Berry utilise une approche intéressante afin de s’attaquer au système économique dominant, celui de la crise environnementale, replaçant l’individu au cœur de celle-ci :

« Si les gens font l’effort de reconnaitre leur responsabilité économique comme une part de leur propre pouvoir, alors, inévitablement, ils découvriront qu’il n’existe en soi pas de crise environnementale, que ce n’est pas une crise de notre environnement, mais bien une crise de nos vies en tant qu’individus, membres d’une famille, d’une communauté, en tant que citoyens. Nous souffrons d’une « crise environnementale » parce que nous avons consenti à une économie dans laquelle – en mangeant, buvant, travaillant, voyageant et nous amusant – nous sommes en train de détruire la nature »(…) « donc, nous nous tromperons si nous essayons de corriger ce que l’on identifie comme des problèmes « environnementaux » sans s’attaquer à la simplification économique qui les a causé ».

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Que vaut vraiment l’alimentation de l’été ?

Quand vient l’été, les habitudes alimentaires changent du tout au tout, mettant à l’honneur salades, apéritifs et barbecues. Pour comprendre ce qui se cache derrière la tomate cerise, le jus d’orange industriel, la feta, le bar grillé ou la merguez, découverte des filières de production de ces produits vedettes de la période estivale.

Lorsque le voile se lève sur les secrets de la gastronomie du soleil, on constate que le goût disparaît souvent au profit de la rentabilité économique.

Partie 1:

Partie 2:
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Pizza industrielle : Cherchez les ingrédients !

Les Français dévorent plus de dix kilos de pizza par an et par habitant, loin devant les Italiens et juste derrière les Américains. Vendu entre 1 et 5 euros dans les rayons des hypermarchés, ce plat offre deux avantages aux industriels : elle est un produit refuge de la crise et elle a échappé au scandale de la viande de cheval.

Mais le secteur est gagné par une concurrence effrénée et une guerre des prix quasi générale. Quelles sont les techniques des industriels pour gagner quelques centimes d’euro ? Sur quoi les industriels rognent-ils pour afficher des prix toujours plus concurrentiels ? D’où viennent les ingrédients d?une pizza industrielle?

De Naples, le berceau de la pizza, jusque dans les coulisses des plus grands fabricants, enquête sur les secrets de la pizza vendue en grande surface.

Faut-il se méfier des plats cuisinés ?

Avec la crise économique, les Français sont à la recherche de solutions moins coûteuses pour se nourrir. Comment les industriels font-ils pour casser les prix de certains produits de grande consommation ?

Pour le comprendre, zoom sur trois mets plébiscités : la pizza, le poulet et les sushis. Plat cuisiné le plus vendu en France, la pizza assure les meilleures marges aux fabricants. Pour le poulet, le secret réside dans les méthodes d’élevage. Longtemps considérés comme un produit de luxe, les sushis ont désormais eux aussi leur version premier prix.

Partie 1:

Partie 2:
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Villes comestibles : « Faites pousser la révolution ! »

Ce documentaire présente les histoires extraordinaires de gens très ordinaires qui mettent les mains dans la terre, qui travaillent à la transformation de leurs communautés par un acte véritablement révolutionnaire.

Les acteurs de ces projets mettent en place des productions locales de nourriture biologique ; des initiatives à la fois sociales, écologiques, politiques, et économiques.

Une source d’inspiration, de solutions, et une action efficace qui combat plusieurs des problèmes de notre époque: les émissions de gaz à effet de serre, les pertes énergétiques, les inégalités sociales, la malbouffe, le chômage, la disparition du lien social, l’érosion de la biodiversité, le manque de résilience, l’injustice alimentaire.

Agroalimentaire : Foodwatch contre les abus des grandes marques

Pour chaque produit, L’ONG allemande Foodwatch a contacté l’industriel et réclamé des explications, rarement obtenues.

L’ONG, spécialiste de la dénonciation des fraudes alimentaires, cible cinq produits aux affirmations et étiquettes mensongères pour sa première campagne en France. Foodwatch présente mardi 6 mai, à Paris des filets de dinde “à l’étouffée” (E.Leclerc), une vinaigrette “aux tomates séchées” (Puget), des yaourts bio “aux fruits” (Vrai), des tortellini “au jambon cru et parmesan” (Lustucru) et une soupe en sachet “au bœuf et aux carottes” (Maggi) dont elle conteste les appellations et les étiquettes, estimant que ces “ruses des industriels” induisent les clients en erreur.

Pour chaque produit, Foodwatch a contacté l’industriel et réclamé des explications, rarement obtenues puisqu’aucune loi ne contraint les fabricants à la transparence. L’ONG, née en 2002 dans la foulée du scandale de la vache folle, cible l’industrie, mais aussi la grande distribution qui met ces produits en rayons sans les contrôler. Foodwatch, qui se déclare “100% indépendante” des pouvoirs publics et de l’industrie, est financée par ses seuls membres.

Manger sainement : Oui, mais comment ?

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. Se nourrir correctement permet de rester en forme et en bonne santé, et n’est-ce pas là ce que nous désirons tous ? Les tuyaux et les conseils ne manquent pas, mais difficile de faire le tri dans la masse d’informations contradictoires.

A Chemnitz, les présentateurs de X:enius Dörthe Eickelberg et Pierre Girard font le point sur les mythes autour de l’alimentation. Les glucides sont-ils mauvais pour la santé ? Le sucre va-t-il disparaitre de notre alimentation ? Et enfin: pourquoi la consommation d’épices peut-elle être dangereuse ?

Guerres de la faim en 2050

Pourra-t-on produire suffisamment de nourriture pour nourrir une population humaine qui dépassera les 9 milliards d’habitants dans 30 ans? L’USAID (U.S. Agency for International Development)  en doute.

Dans trois décennies, la pénurie de nourriture pourrait conduire à des révoltes et plus encore des guerres de la faim pour mettre la main sur les ressources alimentaires. Et ce n’est pas de la science-fiction et une nouvelle version du film Soleil Vert, mais une prévision très sérieuse de l’agence fédérale américaine pour le développement international, USAID.

Il se pourrait fort bien qu’en 2050 il n’y ait tout simplement plus assez de terres cultivables, d’eau et d’énergie pour nourrir les 9,6 milliards d’habitants que devrait compter la terre à ce moment là contre 7 milliards aujourd’hui.

Techniquement, les agriculteurs produisent aujourd’hui suffisamment de nourriture pour alimenter tout le monde. Pourtant, presque un milliard de personnes sur la planète ont faim, la plupart du temps (en-dehors des guerres) parce que la nourriture est trop chère ou qu’elle n’est pas disponible au bon endroit. Ce chiffre pourrait empirer de façon dramatique.

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Que trouve-t-on dans le surimi ?

La suspicion est permanente sur le contenu des assiettes en France ces derniers mois et sur le surimi, cela date de plus longtemps concernant le vrai contenu de ce bâtonnet, popularisé dans les années 90.

La France est le plus grand pays consommateur de surimi après le Japon. Chaque famille française en engloutit trois kilogrammes par an en moyenne. La production a été multipliée par sept en vingt ans

Du poisson blanc (le merlan bleu et le colin) sert de base au surimi fabriqué dans la plus grande usine française qui produit ce bâtonnet, à Chantonnay (Vendée). Cette base constitue un peu plus du tiers de sa composition, des arômes naturels sont ajoutés pour le goût de crabe, amidon, blanc d’œuf, sel, huile de colza et paprika, pour la couleur, font le reste.

Inde : Le défi de la conservation des produits frais

En Inde, le lait est une denrée essentielle de l’alimentation. Dans la plupart des villages indiens, le réseau électrique ne permet pas de conserver le lait dans de bonnes conditions, et le lait est perdu.

Mais une solution existe. Sam White et son équipe d’ingénieurs ont mis au point une batterie thermique ingénieuse capable de refroidir le lait qui fonctionne malgré les coupures de courant.

(Merci à Tilak)

Alimentation : “La peur au ventre”

Lasagnes à la viande de cheval, poisson à la dioxine, jambon à la salmonelle… les scandales alimentaires se succèdent. Face à la peur qu’ils engendrent, les Français se montrent de plus en plus vigilants quand ils font leur marché. Ainsi, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition, à cheval sur les campagnes de prévention ou traumatisée par les dérapages sanitaires dans l’agroalimentaire.

Ce reportage s’est intéressé notamment à des jusqu’au-boutistes, ces personnes qui calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, refusent de dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. D’où leur surnom d’”orthorexiques”.

L’orthorexie est un trouble du comportement alimentaire qui se caractérise par l’obsession de la nourriture «saine». Quand s’alimenter vire à la maladie et la paranoïa.

Les produits du terroir sont-ils vraiment “made in France”

Les Français se tournent de plus en plus vers les produits du terroir et ceux fabriqués dans l’Hexagone. Mais sur ces marchés en pleine croissance, les pratiques abusives se multiplient. Le terme «terroir» est parfois galvaudé, et les spécialités sont abusivement maquillées pour leur donner une allure traditionnelle.

A travers des exemples comme celui du jambon de Bayonne, du champignon de Paris ou de l’escargot de Bourgogne, plongée dans les coulisses des fabrications artisanales et industrielles pour comprendre à quel point il est devenu difficile de déterminer l’origine d’un produit.

Partie 1:

Partie 2:
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Tilapia : Le nouveau poisson miracle ?

Il a un drôle de nom mais son prix est presque imbattable : entre 6 et 8 euros le kilo au rayon surgelé des grandes surfaces. Ce poisson au goût neutre et quasiment sans arrêtes est adoré par les enfants. Mais d’où vient le tilapia ?

Au départ, on le pêchait dans les fleuves d’Afrique mais aujourd’hui, il est élevé de manière industrielle en Chine. Herbivore, il a le gros avantage d’être nourri au maïs et au soja et non pas avec des farines de poissons comme le saumon.

Cependant, pour en produire toujours plus, des éleveurs abusent des antibiotiques et des hormones. Parfois même, ils fertilisent les bassins avec des excréments de cochon ou de poulet. Alors avec le tilapia, le poisson reste-t-il toujours un bienfait pour la santé ?

Les groupes d’achats alimentaires, un “truc” de bobos ?

Depuis quelques années, les groupes d’achats alimentaires (GAA) poussent comme des champignons. Leurs membres apprécient les produits qu’ils y trouvent, la convivialité qui y règne et le modèle de société qui s’y façonne. Mais, en y regardant de plus près, difficile de faire abstraction d’une chose : la plupart des participants semblent avoir la même origine sociale. Le projet, intrinsèquement porteur de changement, est-il réservé à quelques privilégiés ? Dans ces circonstances, a-t-il des chances d’aboutir ?

Distribution de paniers dans le cadre d’une AMAP en Vendée

Les GAA se déclinent selon plusieurs appellations. Un GAC (Groupe d’achats communs) rassemble des voisins pour s’approvisionner chez des producteurs locaux. Un Gasap (Groupe d’achats solidaires de l’agriculture paysanne) associe directement un groupe de consommateurs avec un producteur paysan. Même démarche pour une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) dont les membres s’engagent encore davantage : ils partagent les coûts de production.

De plus, les Gasap et les Amap se distinguent des Gac par leur engagement sur une période convenue (3, 6 ou 12 mois) qui permet au paysan de maintenir son activité agricole, et aux consommateurs de remplir leurs assiettes d’aliments frais, de saison, souvent biologiques et produits à partir de variétés du terroir ou anciennes à un prix équitable pour les deux parties.
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Mode d’emploi de l’autonomie

(…) L’idée qui tourne beaucoup sur internet en ce moment, c’est l’idée de l’autonomie. Le principe est que comme nous n’avons aucun pouvoir pour faire changer le système, alors nous pouvons nous en passer tout simplement, et ne plus le financer.

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Sans consommateurs, le système n’existe plus. Les plus optimistes se disent même que si ça marche pour eux, ça va inciter beaucoup de gens qui n’avaient pas eu le courage de le faire ou qui n’en avaient pas eu l’idée à passer à l’acte, et de toute façon, d’après certains autres, ce système n’en a plus pour longtemps.

Bon, on n’en est pas encore là. Pour l’instant je vais essayer de rassembler dans un article tout ce qui pourrait aider ceux qui sont prêts à se lancer. Une sorte de petite encyclopédie des autonomistes pour les gens qui n’ont pas beaucoup d’argent sous le matelas (l’article est un peu long, mais il y a beaucoup de choses à dire). Bien sûr, je ne connais pas tout, et si vous avez des infos à ce sujet, envoyez-les ! C’est important pour nous de réapprendre les anciennes techniques de construction, et pourquoi pas, les mélanger avec des nouvelles tant que c’est encore possible.

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L’orthorexie : Quand manger sain devient une maladie (Màj)

Addendum du 21/01/2014 : Orthorexie, voici un nouveau mot qui risque fort de faire son apparition dans le dictionnaire d’ici peu et qui a été inventé en 1997 par le Dr Steven Bratman. La définition est, on ne peut plus claire : trouble alimentaire du « manger sain ».

En bref, si vous cherchez à mieux vous alimenter pour éviter les diverses maladies de notre société, sachez que vous êtes un « malade psychiatrique atteint d’Orthorexie ».[...]

Manger sain plutôt que bien manger. C’est le leitmotiv de l’orthorexie, un trouble du comportement qui se caractérise par l’obsession de l’hygiène alimentaire, autrement dit le respect de règles nutritionnelles strictes. En France, une personne sur cinq serait orthorexique.

Pendant que la plupart des humains tombent dans la résignation et foncent tête baissée dans les fast foods ou consomment des produits transformés par l’industrie agro alimentaire, se disant « qu’il faut bien mourir de quelque chose », il y a ceux qui font de la résistance et tentent de nourrir la machine d’une façon plus saine. Voici qu’ils sont aujourd’hui montrés du doigt voire pire, traités de malades !

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Traders : Le marché secret des matières premières

Depuis les récentes émeutes de la faim en Afrique, en Asie et au Mexique, le fonctionnement du marché des matières premières est sur le banc des accusés. Quelle est la responsabilité des traders dans ces désordres économiques et humanitaires ?

Jamais nos sociétés n’ont consommé autant de matières premières qu’en ce début de XXIe siècle. Blé, riz, sucre, soja, pétrole… : tous ces produits sont aujourd’hui objets de spéculation. L’émergence de grandes puissances comme la Chine, l’Inde et le Brésil a provoqué une explosion de la demande.

Mais ce n’est pas la seule explication à l’envolée des prix. Politiques, ONG et médias désignent les traders comme les principaux responsables de la flambée des cours. Mais qui sont ces spéculateurs accusés d’affamer la planète ? Et surtout, comment fonctionnent ces marchés des matières premières réputés complexes et opaques ?

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Germes tueurs : Le fléau de l’élevage intensif

A force de gaver les animaux d’antibiotiques, l’élevage industriel donne naissance à de redoutables bactéries que nous retrouvons dans nos assiettes et qui résistent à ces médicaments. De quoi, à terme, remettre en cause l’existence même des antibiotiques.

Si un nombre croissant d’individus subissent l’assaut de bactéries multirésistantes, la faute en revient en partie à l’utilisation excessive des antibiotiques par les êtres humains. Le phénomène est désormais bien connu et dénoncé en France par la campagne sanitaire: “Les antibiotiques, c’est pas automatique“.

Mais aussi, on le sait moins, par l’administration massive des antibiotiques aux animaux élevés industriellement. Avec le risque d’une transmission de bactéries résistantes des animaux aux hommes. L’enquête de Frank Bowinkelmann et Valentin Thur lève le voile sur un phénomène méconnu et inquiétant, qui fait froid dans le dos.

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Manger sainement coûterait 1,10 euro de plus par jour

Une étude scientifique menée dans 27 pays réalisée dans une dizaine de pays à revenus élevés ou moyens, et portant sur les habitudes alimentaires révèle le surcoût d’une alimentation équilibrée. Il suffirait ainsi de dépenser 1,10 euro de plus par jour et par personne pour avoir une alimentation saine.

Les chercheurs ont utilisé les résultats de 27 enquêtes déjà publiées et portant sur les habitudes alimentaires dans sept pays riches, dont la France, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Canada, et deux pays émergents, le Brésil et l’Afrique du Sud.

En comparant les coûts, les chercheurs ont montré que l’alimentation la plus saine coûtait en moyenne 1,50 dollar (soit 1,10 euro) de plus par jour et par personne que l’alimentation la moins bonne pour la santé.

Ces habitudes ont été classées en fonction de leur impact sanitaire, avec des notes plus élevées accordées à une alimentation riche en fruits, légumes, poissons et noix qu’à une nourriture riche en viande ou en aliments transformés.

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Fêtes de fin d’année : Vous reprendrez bien un peu… d’OGM ?

Vos petits plats finissent doucement de mitonner et vous apportez la dernière touche à votre décoration… Avez-vous bien pensé à tout ? Votre menu de fêtes ne contiendrait-il pas des OGM ? Inf’OGM vous aide à y voir plus clair. Pour commencer, rappelons que tout produit qui contient des OGM doit être étiqueté comme tel.

Fêtes de fin d'année : vous reprendrez bien un peu... d'OGM ?

Mais cette règle connaît des exceptions: il n’y a aucune obligation à étiqueter les produits issus d’animaux nourris aux OGM, les OGM utilisés au menu d’un restaurant ou encore les OGM « cachés », c’est-à-dire issus de manipulations génétiques (mutagenèse dirigée, cisgenèse…) qui ne rentrent pas dans le champ d’application de la réglementation européenne sur les OGM.

En revanche, depuis 2012, les produits qui respectent certaines conditions peuvent être étiquetés comme étant « sans OGM ». Inf’OGM ne fait pas la promotion de certaines pratiques agricoles (comme le gavage ou le chaponnage), mais souhaite réfléchir à la question des OGM à travers un menu traditionnel de fêtes, tel que beaucoup de Français l’envisagent.

Huîtres de Quatre Saisons
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Hambuster

Un homme mange tranquillement un hamburger dans un parc public, assis sur un banc. Lorsque tout d’un coup, son burger devient vivant et menaçant. Une folle et apocalyptique aventure va alors se mettre en place pour combattre ce burger aux allures de monstre carnivore et meurtrier qui ravage tout sur son passage.

1964-2014: les incroyables prédictions d’Isaac Asimov

Visionnaire. Le 16 août 1964, Isaac Asimov, l’un des plus grands auteurs de science-fiction de tous les temps, tentait de prédire le monde tel qu’il serait en 2014. 50 ans plus tard, son pronostic est tellement proche de la réalité que cela en est presque effrayant.

49 ans plus tard, ses prévisions ont été republiés par le New York Times. Verdict: Asimov est tellement proche de la réalité que c’en est presque effrayant. Illustration en quelques citations:

“L’humanité souffrira sévèrement d’ennui, un mal se propageant chaque année davantage et gagnant en intensité. Cela aura de sérieuses conséquences aux niveaux mental, émotionnel et social. La psychiatrie sera de loin la spécialité médicale la plus importante en 2014. Les rares chanceux qui auront un travail créatif seront la vraie élite de l’humanité, car eux seuls feront plus que servir une machine.

L’hypothèse la plus sombre que je puisse faire pour 2014 est que dans une société de loisirs forcés, le mot travail sera le plus valorisé du vocabulaire !”

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Roumanie : Le bel avenir de l’agriculture bio

Avec l’essor de l’agriculture bio, les paysans roumains ont décidé de mettre à profit leur retard technologique. Des fermes bio sont de plus en plus nombreuses mais le manque de traçabilité reste toutefois le principal obstacle à un développement à grande échelle.

Nicoleta et Dan Florea ne voient que du rose depuis un mois. C’est la saison des récoltes et ce couple d’agriculteurs trentenaires du village d’Ucea de Sus, au centre du pays, passe ses journées dans sa petite parcelle de 2.000 m2 à ramasser avec soin les pétales de roses écologiques qu’il y cultive depuis trois ans. « Cette année, nous allons faire environ 10.000 pots de confiture mais aussi du sirop et du vinaigre », lâche Nicoleta, petite femme souriante aux cheveux noirs.

Au cœur des collines vertes de la Transylvanie, les petites fermes bio comme celle-ci sont de plus en plus nombreuses. L’intérêt pour la culture écologique a connu en effet un véritable boom dans le rang des petits agriculteurs roumains ces dernières années.

« Les paysans qui pratiquent une agriculture traditionnelle font déjà du bio car ils ne cherchent pas à cultiver de manière intensive », explique le président de l’association Bio România, Marian Cioceanu. Selon lui, plus de 50 % des exploitations agricoles de Roumanie pratiquent déjà de l’agriculture biologique sans être certifiées.
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