Gilles-Eric Séralini : « On mange à peu près 36 pesticides par jour »

Le chercheur caennais, auteur de l’étude sur la toxicité de l’herbicide Roundup et du maïs transgénique fabriqué par le groupe Monsanto, publie avec le cuisinier Jérôme Douzelet le livre “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“. 

C’est avec un cuisinier, Jérôme Douzelet, que le scientifique s’est associé pour publier chez Actes Sud un livre, “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“, dénonçant la standardisation des goûts et des textures par les produits industriels mais aussi leurs méfaits pour la santé.

Les deux auteurs vantent l’utilisation “de plantes détoxifiantes qui peuvent être ajoutées aux plats et les rendre meilleurs” ainsi que “des produits locaux les plus biologiques possibles“.

Le scientifique, estime qu’”on mange à peu prés 36 pesticides par jour” et dénonce “l’agriculture transformée, l’agriculture industrielle qui est à la base de beaucoup d’empoisonnements qui n’osent pas dire leur nom“.

 

Dr Russell Blaylock : « Nutrition et comportement »

L’alimentation a-t-elle un effet sur le cerveau et sur le comportement? Peut-on faire des crises de rage, des accidents cérébraux, des crises de démence, devenir violent et délinquant à cause de ce que l’on mange? Comment guérir de troubles neurologiques, physiologiques ou comportementaux en modifiant simplement son alimentation ?

Le Dr. Russel Blaylock est un neurochirurgien américain controversé. Auteur de plusieurs livres à succès, notamment « Excitotoxins : the taste that kills » et « Nutrition secrets that can save your life », il nous livre dans cette conférence les éléments essentiels pour conserver ou retrouver la santé dans un monde où l’environnement et l’alimentation sont inondés de substances chimiques et d’excitotoxines qui s’attaquent à notre cerveau.

Des asticots dans vos steaks

Pierre Hinard élève ses salers bio à Châteaubriant. L’ex-directeur qualité de Castel Viandes a été licencié en 2008 après avoir révélé les dérives de la société familiale. Analyses et dates falsifiées, recongélations et autres horreurs: dans un livre explosif, il dénonce les dérives d’une usine à viande.

Bottes aux pieds, au milieu de son pré, le paysan cite Churchill : “Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre.” Pierre Hinard est un emmerdeur du genre combatif. Une sorte de chevalier blanc, qui préférerait se faire rôtir vivant plutôt que de cautionner un scandale. Et, en la matière, le destin lui a donné l’occasion d’éprouver sa morale. Avant de devenir éleveur de vaches salers engraissées à l’herbe bio, il a été, un temps, directeur de la qualité de Castel Viandes, l’un des plus grands abattoirs de Loire-Atlantique.

En décembre 2008, il a été licencié après avoir dénoncé les conditions d’hygiène de l’usine. Mais il n’est pas parti les mains vides. Il a photocopié des centaines de documents d’archives prouvant les infractions de l’entreprise.

Celui qui se définit comme un “lanceur d’alerte sanitaire” a écrit un livre dans lequel il raconte ses cinq années d’abattoir. “Omerta sur la viande” est une grenade dégoupillée capable de déclencher un nouveau “bidoche gate”. Il accable ceux qui dirigent l’entreprise.

Il y raconte les asticots qui tombent des bouches d’aération dans la viande, la falsification méticuleuse des documents de traçabilité ou encore le rôle des services vétérinaires, qui font semblant de ne pas voir une viande remballée trois fois – ces derniers n’ont pas souhaité nous répondre.

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Pourquoi la faim, pourquoi la soif ?

A l’horizon 2050, la Terre comptera dix milliards d’habitants: impossible de continuer à balayer d’un revers de main la question alimentaire, alors que la population augmente trois fois plus vite que la production agricole. Des remèdes sont proposés à diverses échelles, du recours au génie génétique jusqu’à l’idée de faire des terres d’Afrique un gigantesque champ destiné à nourrir la planète.

Pourtant, la solution la plus évidente consisterait d’abord à répartir plus rationnellement la production actuelle, à l’heure où une partie colossale de celle-ci est dilapidée par une gestion très peu scrupuleuse. L’amélioration du niveau de vie dans les nouveaux pays industrialisés comme la Chine ne facilite pas la tâche, car elle entraîne une hausse spectaculaire de la demande en viande. Si les ressources mondiales de la planète étaient gérées au mieux, aucun enfant ne devrait mourir ni de faim ni de soif.

Le journaliste allemand Claus Kleber s’attache à démontrer point par point cette hypothèse. Pourquoi les ressources alimentaires, pourtant abondantes, n’atteignent-elles jamais certaines populations ? Comment empêcher que les matières premières et l’eau potable ne deviennent la cible des spéculateurs ou des enjeux de pouvoir ?

Le marché de la viande : La vérité sur les prix

Les Français raffolent de la viande de bœuf qui est vendue à 80% en supermarché, le plus souvent en barquette. Les prix de la viande ont flambé ces dernières années : 20% de hausse en dix ans.

Mais quand le prix de la viande augmente, le prix pour l’éleveur évolue peu. Au niveau des négociants, leur pouvoir est également faible. A l’abattoir, les prix doublent car les besoins des supermarchés rendent le coût de la main d’oeuvre incompressible.

Innovations alimentaires : Ce que vous mangerez demain

Un steak conçu en laboratoire, des spaghettis d’algues ou de la mayonnaise sans œufs … des aliments que l’on mangera peut-être demain. Connu pour être le salon de l’innovation alimentaire, le Sial présente chaque année d’étonnantes découvertes.

Certaines inventions sont déjà présentes dans nos magasins. Ainsi, il est désormais possible de faire pousser soi-même des pleurotes dans son salon ou dans sa cuisine. Les graines de champignons poussent dans un carton, des copeaux de bois font office de terreau. Il faut y ajouter de l’eau et au bout de 10 jours, il n’y a plus qu’à ramasser les champignons.

Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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Aujourd’hui, c’est la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire

Finissez vos assiettes !“, a lancé ce matin le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll pour cette deuxième journée de lutte contre le gaspillage alimentaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: alors que plus de 800 millions d’enfants souffrent de malnutrition dans le monde, un Français jette chaque année vingt kilos de nourriture dont sept encore emballée, ce qui représente un budget de 400 euros.

Pour cette journée nationale, le gouvernement lance une campagne de communication avec des slogans tels que “My poubelle is rich !”. Des actions de sensibilisation et de conseil sont aussi menées dans toute la France. Toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne : les habitants du Limousin et de l’Auvergne sont les plus économes. Quant aux Franciliens, ils sont les rois du gaspi.

Comment l’agriculture urbaine est en train de réussir son pari improbable de devenir rentable

Atlantico : L’agriculture urbaine est-elle un phénomène nouveau et en croissance ?

Christine Aubry : C’est une agriculture située dans la ville ou dans sa périphérie mais en lien fonctionnel fort avec la ville, notamment à travers ses produits. En suivant, cette définition, il existe déjà des types d’agriculture urbaine, qui sont rentables et fonctionnent sur des business models tout à fait classiques.

Il s’agit, en particulier dans nos pays industrialisés, de tous les phénomènes de maraîchages péri-urbains, en particulier en circuit court. Aujourd’hui, une bonne partie des villes françaises ont d’ailleurs peu ou prou ce qui ressemble à une ceinture verte maraichère. Et ce phénomène, qui existe depuis plusieurs décennies, est en croissance et se diversifie.

Toutes les formes d’agriculture urbaine sont-elles commercialement rentables ?
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Le Dessous des Cartes : les OGM, état des lieux (1/2)

Depuis la naissance de l’agriculture, l’Homme cherche à modifier son environnement. Aujourd’hui, trente ans après la création de la première plante génétiquement modifiée, le débat sur les OGM reste ouvert et controversé. Le Dessous des Cartes consacre deux numéros à cette question et tente de comprendre les enjeux du débat.

Le Dessous des Cartes (Arte – Septembre 2014)

Comment la junk food nous rend accros

Le journaliste américain Michael Moss, prix Pulitzer 2010, révèle dans un livre polémique qui sort en France aujourd’hui comment l’industrie agroalimentaire nous rend gros et addicts. En exclusivité européenne, nous l’avions rencontré en mars 2013. Il nous expliquait pourquoi elle s’en tirera néanmoins sans procès.

Minneapolis, 8 avril 1999. Onze dirigeants des plus grandes multinationales de l’agroalimentaire se donnent rendez-vous en secret au trente et unième étage du siège de la firme Pillsbury. Il y a Coca-Cola, Mars, Kraft Foods. À eux tous, ils pèsent 230 milliards de dollars.

Les onze PDG sont de féroces concurrents. Céréaliers, fabricants de chips, de sodas, de plats préparés, ils bataillent depuis des décennies pour conquérir des “stomach shares” - les parts d’estomac des consommateurs – avec leurs alliés de toujours : le sel, le sucre et la graisse. La sainte trinité que l’agroalimentaire utilise pour rehausser le goût et procurer une sensation de plaisir maximum dès la première bouchée.

Des millions de dollars sont dépensés en recherche et développement pour étudier le palais humain, les papilles, leurs connections avec le cerveau, et l’atteinte d’un orgasme gustatif nommé le “bliss point”.
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Légumes d’antan, retour gagnant

Crosne, panais, pâtisson, rutabaga : ces légumes aux noms curieux, longtemps laissés à l’abandon, sont de retour sur les étals de nos maraîchers, mais aussi dans la grande distribution. Tombés en désuétude peu après la Seconde Guerre mondiale au profit d’une agriculture intensive, leurs noms sont associés à des périodes de malheur ou de disette.

Pourtant, ces légumes ont désormais le vent en poupe. Ce succès ne traduit-il pas un réel besoin d’un retour à l’authentique ? Ces racines rustiques aux formes bizarres incarnent apportent une certaine diversité dans les assiettes. Les chefs étoilés sont à l’origine de cet engouement et aujourd’hui, après les marchés, la grande distribution suit la tendance.

Réalisé par Frédéric Jacovlev (2012)

Russie : Les habitants commencent à ressentir les effets de l’embargo

L’embargo contre les produits alimentaires européens est déjà effectif en Russie. Et les produits alimentaires qui se raréfient déjà dans les rayons des supermarchés de Moscou. Quant aux pénuries, elles devraient arriver lorsque les magasins auront vendu tout leur stock (probablement cet hiver).

La Russie a décidé au début du mois août de mettre en place un embargo d’un an sur les produits alimentaires en représailles aux sanctions qui la visent pour son soutien aux séparatistes ukrainiens. Cet embargo concerne le bœuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait, ainsi que les fruits et légumes en provenance de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et de la Norvège.

A Moscou, les habitants constatent une hausse des prix, avec une inflation de plus de 10% ces deux derniers moins. Peu à peu, les produits français disparaissent des rayons. Certaines familles font déjà des stocks de nourritures importées, par crainte d’une pénurie à venir.

Tous accros aux dîners apéros

Dans les rayons des supermarchés, les invitations au grignotage se multiplient. Le marketing agroalimentaire cible les jeunes aussi bien que les cadres supérieurs ou les femmes, selon les goûts et les modes de vie de chacun.

Si bien qu’aujourd’hui, les Français succombent au moins une fois par semaine à l’appel de l’apéro. Cette pratique s’invite désormais dans les salons et se prolonge volontiers, remplaçant le traditionnel repas, souvent au détriment de la santé.

En coulisses, les quatre géants mondiaux des apéritifs salés inventent sans cesse de nouvelles formules. Enquête.

Les supermarchés bientôt obligés de faire don des invendus ?

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, 63 députés ont déposé, mercredi 30 juillet, une proposition de loi pour contraindre les grandes surfaces de plus de 1.000 m2 à donner leurs invendus alimentaires encore consommables aux associations caritatives.

Pourquoi le végétarisme ne sauvera pas le monde

Il est important de s’interroger sur la base même de ce qui construit notre vie, au fondement de la pyramide de Maslow, à savoir: l’alimentation. En effet, depuis des années, des débats passionnés ont lieu, où les camps ne semblent pas réellement définissables, voire à l’inverse de ce que l’on pense être de notre régime – quel qu’il soit.

Rencontre avec l’ex-végétarienne extrême, écrivaine, Lierre Keith, pour une interview sur ce sujet très controversé. Le débat pourrait commencer ainsi: d’une part, un steak cultivé localement, d’une vache élevée sur de la bonne vieille herbe et sans hormones. D’autre part, un hamburger de soja hautement transformé qui a été cultivé quelque part très loin, avec beaucoup d’ingrédients imprononçable.

Si on vous dit cela, même avec ces options avancées, le choix aurait été facile en tant que végétarien. Le hamburger de soja est assurément le choix « moral » – en s’appuyant sur le moins de souffrance animale, le moins d’utilisation de carbone/eau, et la meilleure façon pour beaucoup de dormir la nuit.

Mais après avoir lu Lierre Keith et son livre particulièrement piquant sur « Le Mythe Végétarien », vous pourriez ne plus être sûr de rien.

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Quand les startups transforment nos assiettes

Des substituts alimentaires, de la viande par impression 3D, des scanners d’ingrédients… De nombreuses sociétés veulent modifier en profondeur notre manière de nous nourrir.

De Bill Gates à Sergey Brin, en passant par Peter Thiel, Biz Stone ou encore Evan Williams. Les grand noms de la high-tech américaine se bousculent pour investir dans des startups partant à l’assaut du secteur agro-alimentaire. Ces derniers mois, leur nombre n’a cessé de progresser. Elles attirent l’attention des médias, suscitent aussi le scepticisme, voire l’inquiétude.

Elles s’appellent Hampton Creek Foods, Beyond Meat, Modern Meadow ou encore New Frontier Foods. Elles produisent respectivement des œufs à partir d’un substitut végétal, des blancs de poulet à partir de plantes, des steaks de bœuf par impression 3D, des chips avec des algues… Et elles ambitionnent de révolutionner un secteur aujourd’hui dominé par de grandes multinationales.

Le monde de l’alimentation ne fonctionne plus. Il n’est pas durable, il est malsain et dangereux”, explique Josh Tetrick, le co-fondateur et patron d’Hampton Creek Food, qui entend substituer les oeufs par une préparation à base de pois et de sorgho. Ces personnalités, à l’origine de Microsoft, Google, PayPal et Twitter, l’ont bien compris.

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États-Unis : Les glaces Walmart ne fondent pas…

Walmart défie les lois de la physique. KIKN-FN, une petite radio du Dakota du Sud spécialisée dans la country en apporte la preuve en image. Dan Collins, un des chroniqueurs a entendu autour de lui qu’une glace Walmart ne fondait pas au soleil. Une légende urbaine qu’il a décidé de mettre à l’épreuve.

Constat de l’expérience: après 75 minutes sous un soleil de 30 degrés, la glace ne fond pas. La boule de glace lambda, qui sert d’élément de comparaison, est quant à elle devenue complètement liquide.

De peur d’ingurgiter trop d’agents chimiques, Dan Collins ne mange pas la glace de Walmart et refuse même de la donner à son chien. La vidéo, mise en ligne le 28 juillet, a été visionnée près de trois millions et demi de fois en trois jour.

Et les réactions sont nombreuses : de nombreux internautes ont échangé leurs inquiétudes sur Twitter sous le hashtag #icecreamsandwich  “C’est horrible. Merci de nous avoir montré ça”, commente l’un d’entre eux sur Youtube.

Étonné par la popularité soudaine de son crash-test, Dan Collins a décidé de consacrer une seconde vidéo au sandwich glacé où il répond aux commentaires des internautes. Le tout, sans se priver de quelques mauvais jeux de mots : “I scream, you scream, but the internet screams the loudest (j’ai crié, vous avez crié, mais internet a crié le plus fort)”.

« Au cœur des trafics alimentaires »

Charles Haquet, grand reporter à l’Express, nous plonge dans le monde de l’industrie agro-alimentaire à travers son roman: « Les fauves d’Odessa ».

Camille Dupreux, fondateur du cabinet de conseil TracFood, spécialisé dans la traçabilité des aliments, disparaît alors qu’il enquête sur une société louche, qui importe d’Asie des conteneurs de nourriture. En remontant la piste, son associé Marco découvre l’horreur de la contrefaçon alimentaire et le cynisme des industriels occidentaux. De la Chine à Odessa, il cherche la geôle où Camille est retenu par les fauves impitoyables de la mafia ukrainienne, prêts à tout pour faire fructifier leur business.

« Pour l’apéro, quelques amuse-bouches: des toasts de caviar parfumé à l’urotropine. En entrée : une bonne terrine de porc nourri au clenbuterol, anabolisant bien connu des culturistes. En plat de résistance : méli-mélo de poissons – Tilapia aux antibios et saumon aux œstrogènes. Plus besoin de prendre la pilule, mesdames. »

Les Robinson du Périgord

Manger des insectes pour calmer sa faim, apprendre à faire du feu comme le faisaient les hommes primitifs… Loin des plages et du farniente, un groupe de vacanciers a choisi de passer des vacances à la dure dans les forêts du Périgord en s’inscrivant à un stage de survie. Parmi eux, Luca, 12 ans, tiendra-t-il pendant les quatre jours du stage ?

Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants

La consommation de fruits, légumes et céréales bio peut fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour.

Autrement dit, choisir des aliments produits selon les normes de l’agriculture biologique peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants, bénéfiques pour la santé, sans augmentation de l’apport calorique.

Tel est le constat établi par une grande étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et comparant la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Publiée mardi 15 juillet dans la revue British Journal of Nutrition, cette méta-analyse montre que les fruits, légumes et céréales bio ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées que ceux produits en agriculture conventionnelle.

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Prévisions météo : “Le temps c’est de l’argent !”

La météo, c’est l’obsession des vacanciers. Et un enjeu colossal pour les activités économiques qui en dépendent (séjours, activités, mode, alimentation, etc.). À titre d’exemple, le marché de la pastèque et de la crème glacée dépend à 75% des conditions météo.

Les industriels de l’agro-alimentaire sont sur le pied de guerre pour adapter leurs produits aux changements climatiques. Et les professionnels du tourisme redoublent d’imagination pour aligner leurs offres et leurs prix en fonction du soleil et de la pluie. Sur le marché des prévisions météos, la concurrence fait désormais rage.

Météo France, chahuté par des nouveaux venus sur le marché, doit moderniser ses équipements pour conserver son monopole.

« Août secours alimentaire » lance un appel aux dons et aux bénévoles

Comme chaque été, les associations d’aide aux plus démunis vont cesser leurs distributions au mois d’août pour un mois. Et comme d’habitude, Août Secours Alimentaire prend le relais. Mais cette année, l’association manque de fonds. Il lui manque 180.000 euros pour faire face à l’augmentation des demandes.

Dans son dernier ouvrage annuel sur les revenus et le patrimoine des ménages, l’Insee montre que le niveau de vie des Français stagne et que la pauvreté gagne du terrain. Dans la nouvelle carte de la pauvreté en France, le Nord ou la banlieue parisienne sont très représentées. Le Pas-de-Calais compte toujours 49 communes sur les 700 les plus pauvres, le Nord 46 et la région Ile-de-France plus de 150.

Avec 700 euros de retraite par mois, la moindre boîte de conserve devient un luxe pour Ahmid Baouz, qui vit à Paris. Idem pour Nora Bensalah, dont la retraite s’élève à 800 euros par mois.

La Chine ne manque pas seulement de matières premières, mais aussi de terres arables

On estime à 9 % la part de la Chine dans le total des terres arables du monde. Avec quoi elle doit nourrir 20% de la population mondiale.

Vue aérienne de l’urbanisation près de Pékin

Le total des terres arables de la Chine est à peine supérieur à 120 millions d’hectares, qui est, pour les autorités chinoises, une ligne rouge à ne pas franchir. C’est ce niveau qu’elles considèrent comme la surface minimale pour subvenir aux besoins alimentaires des Chinois.

Le gouvernement chinois vient d’annoncer la mise en valeur de plus 50 millions d’hectares supplémentaires d’ici à 2020. C’est une des voies praticables pour résoudre le problème de la pénurie des terres arables.

Une autre voie, c’est un contrôle plus rigoureux de l’urbanisation.

Depuis la fin des années 1940, 600 villes sont sorties de terre, dont 90 comptent aujourd’hui plus d’un million d’habitants. L’urbanisation du pays est une tendance irrépressible. En Chine comme partout ailleurs dans le monde et en tout temps, elle accompagne le développement économique. Mais par sa puissance, le marché immobilier a souvent procédé au détriment de l’agriculture en construisant sur des terres cultivables. Et l’urbanisation progresse le plus vite dans l’est du pays, là où précisément se trouvent ces terres.

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La viande, qu’est-ce que c’est ?

Grâce aux témoignages de divers médecins, scientifiques, représentants de la cause animale et d’un ancien boucher, ce documentaire allemand sorti en mars 2013 aborde la réalité de la production et de la consommation de viande.

Nous sommes ce que l’on mange

Que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine, ta nourriture.” Selon Hippocrate, fondateur de la médecine moderne, le corps humain dispose d’une capacité innée d’auto-guérison. Il mettait également l’accent sur l’importance de la nutrition pour le maintien de la bonne santé.

Comment réparer les dégâts physiques dus à une alimentation trop grasse et pauvre en éléments nutritifs ou encore à des régimes draconiens? Ce documentaire lève le voile sur le marché de la santé et met le doigt sur des pratiques qui n’améliorent en rien la condition physique, voire l’empirent.

Exploration des bienfaits peu coûteux et sans risque d’une alimentation saine et riche en nutriments mais également ceux des compléments alimentaires pouvant contribuer à lutter contre certaines maladies.

Partie 1:

Partie 2:
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Corinne Gouget : ” Manger du soja bio, c’est se tuer à petit feu “

L’Agence Info Libre est allée à la rencontre de Corinne Gouget, auteur du livre/guide alimentaire “Dangers : Additifs alimentaires“, afin de la questionner sur les additifs alimentaires, les différents cas d’allergies en rapport avec l’alimentation, le soja et tous ses dérivés.

Inde : Ayurveda, aux origines du bien-être

Dans l’État indien du Gujarat, des archéologues ont mis au jour des éléments se rapportant à la médecine ayurvédique, une médecine traditionnelle indienne.

Selon la doctrine ayurvédique, l’être humain est un cosmos en miniature constitué des éléments de la nature. Le vent et l’air déterminent la nature d’un être et sa prédisposition à telle ou telle maladie. Le feu transforme la nourriture en énergie et crée les impulsions. L’eau caractérise le changement.

Le védia – médecin ayurvédique – détermine la nature profonde de son patient selon l’équilibre de ces trois éléments, les doshas.

(Merci à Tilak)

Produits à base de poisson : Savez-vous vraiment ce que vous mangez ?

Une enquête menée par l’association de consommateurs CLCV montre que pour une majorité de produits de la mer, les informations mentionnées sur les étiquettes sont très imprécises.

L’association a étudié les étiquettes de 70 produits à base de poisson (parmentiers, brandades, panés, croquettes, nuggets, rillettes, surimis, soupes et plats cuisinés), issus de grandes marques et de marques distributeurs.

L’enquête montre que pour une majorité de produits, les informations mentionnées sur les étiquettes restent très imprécises, avec un flou savamment entretenu sur les espèces utilisées ou le pourcentage exact de poisson contenu dans chaque préparation.

Incroyables Comestibles : Rencontre avec François Rouillay

François Rouillay est le coordinateur national d’Incroyables Comestibles, un mouvement citoyen né en Grande-Bretagne.

« J’avais lu sur Internet un article qui racontait comment Todmorden (dans le Yorkshire) une ville de 15.000 habitants au taux de chômage vertigineux avait su retrouver un dynamisme. Simplement en mettant en place un mouvement d’échanges locaux de produits bio. J’ai voulu y aller pour me rendre compte par moi-même. »

Là-bas, il fait la connaissance de Mary Clear et Pam Warhust, deux quinquagénaires, travailleuses sociales au chômage. Elles lui font découvrir les centaines de bacs food to share (« nourriture à partager ») installés devant les habitations, la caserne de pompiers, l’école, le commissariat, l’hôpital… Comme « il n’y a rien à voler puisque c’est gratuit », un cercle vertueux semble même s’être créé avec un recul de l’incivilité et de la délinquance.

Les agriculteurs bio s’installent, et les touristes viennent en car. Désormais, 83 % des achats de nourriture de Todmorden sont des produits locaux. « L’autosuffisance alimentaire est en marche », affirme, un rien lyrique, François Rouillay qui croit à la multiplication des… citrouilles.