L’Europe et Tchernobyl

Recueillis notamment dans les pays les plus contaminés – la Biélorussie, la Norvège et la Grèce – des témoignages et des analyses scientifiques parfois contradictoires sur les retombées du nuage radioactif rouvrent un débat occulté.

En avril 1986, le réacteur détruit brûle pendant plus de dix jours. Après être montés à près de 2.000 mètres d’altitude, les gaz radioactifs forment trois nuages qui, poussés par les vents, se dirigent vers la Scandinavie, l’Europe centrale et les Balkans.

Même si 70 % des retombées radioactives ont touché la Biélorussie, au nord de Tchernobyl, d’autres régions d’Europe, en Norvège, en Grèce, en Autriche et en France, ont été durablement contaminées. Des images de synthèse reconstituent l’explosion et la propagation de la radioactivité vers le nord et l’ouest dans les jours qui suivirent l’explosion.

Construit comme un voyage transeuropéen sur les traces de ce triple nuage, le film recueille des points de vue parfois divergents quant à ses conséquences. Avec la participation d’associations et d’experts de l’Union européenne, mais aussi de simples citoyens, ce voyage nous conduit aussi dans une zone interdite en Biélorussie, tout près de la centrale (qui se situe, elle, en Ukraine).

Suède et Norvège : Depuis 1903, un train légendaire a marqué des générations entières

Depuis 1903, ce train légendaire qui relie Kiruna, en Suède, au port norvégien de Narvik. Spectaculaire, cette ligne qui a marqué des générations entières, longe les fjords, frôle des à-pics, s’engouffre dans d’étroits tunnels.

Norvège : L’État économise pour préparer l’après-pétrole.

Avec seulement cinq millions d’habitants, la Norvège est le pays le plus riche d’Europe. Grâce à l’argent de son pétrole, en 40 ans le royaume a amassé un tas d’or. Le montant de sa fortune s’élève aujourd’hui à 820 milliards d’euros.

Pour gérer au mieux le pactole, la Norvège a créé un fond souverain. Les yeux rivés sur les cours des bourses du monde entier, 400 traders n’ont qu’un objectif : augmenter le capital.

Le fond détient des actions dans des compagnies d’aviation, des produits pharmaceutiques, du champagne, des sites de vente en ligne, des grosses sociétés high-tech, mais aussi dans l’immobilier. La France est l’un des pays où la Norvège a le plus d’investissements.

Sur les trois premiers mois de l’année, le fond norvégien a enregistré un rendement record (+5%). Cette énorme cagnotte servira à financer les retraites des générations futures. Seuls les intérêts des 820 milliards sont aujourd’hui injectés dans les dépenses publiques.

Le monde a produit un volume record de «e-déchets»

Le poids des déchets électriques et électroniques a atteint 41,8 millions de tonnes en 2014, selon un rapport de l’Université des Nations-Unies. Moins d’un sixième a été correctement recyclé.

Il n’y a jamais eu autant de déchets électriques et électroniques produits dans le monde. Selon un rapport de l’Université des Nations-Unies (UNU) publié dimanche, quelque 41,8 millions de tonnes de «e-déchets» ont été générés en 2014, deux millions de plus qu’en 2013. Il y aurait de quoi constituer une chaîne d’appareils mis au rebut sur une distance aller-retour entre Paris et Tokyo.

Les déchets électriques et électroniques sont de toutes sortes. Il s’agit pour une large majorité d’équipements souvent volumineux de cuisine, de salle de bain ou de buanderie, tels que des réfrigérateurs et des lave-linge.

Mais aussi de plus petits appareils, comme des téléphones portables, des calculatrices, des ordinateurs portables ou des imprimantes, qui prolifèrent et pèsent désormais 7% des déchets produits. «Tandis que nous assistons à toujours plus d’innovations technologiques, la durée de vie de nos appareils se réduit, ce qui conduit à une hausse rapide du nombre de ‘e-déchets’», résume l’UNU. Dans trois ans, le seuil de 50 millions de tonnes devrait être franchi, selon cette étude.
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NORWAY – A Time-Lapse Adventure

Cette vidéo est le fruit d’un voyage de 15000 kms en voiture à-travers la Norvège. En cinq mois ce sont des dizaines de milliers d’images prises et les 19 comtés de Norvège, de l’extrême sud jusqu’à la frontière russe au Nord, traversés.

Le but de ce court-métrage de 5 minutes est de montrer la variété des paysages de la Norvège depuis les fjords profonds dans le Sud-Ouest, en passant par les paysages lunaires du Nord, les aurores boréales et les villes à travers tout le pays, et ceci à la fois en été et en hiver. La vidéo montre ainsi quelques-uns des endroits les plus pittoresques de la Norvège, comme Lofoten, Senja, Helgelandskysten, Geirangerfjord , Nærøyfjorden et Preikestolen .

Norvège : Vivre à Vardø

Les habitants de Vardø, dans l’extrême nord de la Norvège, se battent contre le manque de travail. En dix ans, la petite ville a vu émigrer la moitié de ses habitants. Pourtant, tous ne capitulent pas.
Anita Remme aime sa ville et pour rien au monde elle ne la quitterait. Animée par un enthousiasme communicatif, l’idée lui est venue de créer un festival de batailles de boules de neige ! Dani, une vingtaine d’années, vient de se faire licencier : difficile pour lui de trouver la motivation pour se lever le matin.

De son côté, Valter Thor, le plombier, essaie tant bien que mal de faire vivre son entreprise. Il a un objectif : décrocher le marché de l’école située face à ses bureaux…

Radiofréquences : La dernière étude européenne entachée de conflits d’intérêt

Les liens avec l’industrie du Comité scientifique de la Commission européenne chargé d’évaluer les effets des champs électromagnétiques mettent en doute la fiabilité de son dernier rapport qui conclut, une nouvelle fois, à leur innocuité.


Le rapport européen sur les effets sanitaires potentiels de l’exposition aux champs électromagnétiques, rendu public le 6 mars dernier, a été élaboré par le Comité scientifique de la Commission européenne sur les risques sanitaires émergents et nouveaux (Scenihr). Il a pour objectif d’évaluer les résultats scientifiques récents (2009-2013) sur les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques (basses fréquences, extrêmement basses fréquences).

Le spectre électromagnétique va de fréquences extrêmement basses (comme l’électricité) à des fréquences plus élevées telles que les micro-ondes, les fréquences optiques et les fréquences encore plus élevées des rayons X. L’omniprésence des téléphones portables, du wifi et d’appareils de consommation courante tels que les plaques à induction pose des questions de santé publique.

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La Norvège prépare l’après-pétrole

C’est la fin d’un âge d’or. Quatorzième producteur mondial de pétrole, la Norvège est, elle aussi, affectée par la chute des cours du brut observée depuis l’été dernier. En 2014, les recettes publiques liées au secteur pétrolier sont ainsi tombées à 297 milliards de couronnes norvégiennes (34,6 milliards d’euros), contre 347 milliards de couronnes (40,5 milliards d’euros) un an plus tôt, d’après les chiffres officiels publiés jeudi 26 février.

Un défi majeur pour ce pays de 5 millions d’habitants qui, grâce à l’exploitation des hydrocarbures de la mer du Nord, est devenu l’un des plus riches au monde en moins de quarante ans. « Nous savons depuis longtemps qu’un jour ou l’autre, les investissements dans le secteur du gaz et du pétrole atteindraient un pic. Ce moment est arrivé, explique Siv Jensen, ministre des finances norvégienne, de passage à Paris. Cette industrie restera une source majeure de revenus et d’investissements pendant des décennies encore. La grande différence est qu’elle ne sera plus le moteur de notre économie au même titre qu’autrefois. »

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Lumières du nord

L’hiver, c’est la période la plus propice pour admirer les aurores boréales. Comme Alain et Françoise, deux retraités français, de plus en plus de touristes embarquent en plein hiver à bord de ferry pour le grand nord arctique.

A la découverte des fjords norvégiens et surtout dans l’espoir d’apercevoir la lumière verte si caractéristique des aurores boréales danser dans le ciel. Un phénomène électromagnétique, visible uniquement à proximité des pôles.

Reportage de “Sept à huit” diffusé sur TF1 le 22 février 2015

Aurora borealis, les lumières du Nord

Dans ce court-métrage, l’artiste Ole Salomonsen a filmé ce qui garde les photographes éveillés durant des nuits dans les paysages arctiques et les campagnes du nord de la Norvège : les aurores boréales (“northern lights”). Le film a été tourné entre août et novembre 2014 aux environs de la ville de Tromsø, ainsi que sur la magnifique île de Senja.

Vers un monde sans argent (liquide)

La “Near field communication” ou, en français, la “Communication en champ proche”, voilà une notion avec laquelle nous allons devoir nous familiariser. Déjà présente dans notre quotidien via les cartes bancaires “sans contact”, elle prendra d’assaut l’ensemble des smartphones. Le plus populaire d’entre eux, l’iPhone, dont le sixième du nom vient tout juste d’être présenté, est équipé de cette technologie. Cette “avancée” va reléguer à terme pièces et billets au rang des antiquités.

D’un côté un téléphone, de l’autre un portefeuille rempli de cartes bancaires. Au centre, Tim Cook, le PDG de la marque à la pomme, qui a la volonté avec Apple Pay de faire triompher le premier au profit des secondes. Une « révolution » en marche qui menace clairement la bonne vieille carte bleue et devrait sonner le glas des espèces dans un futur proche.

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Russie : Les habitants commencent à ressentir les effets de l’embargo

L’embargo contre les produits alimentaires européens est déjà effectif en Russie. Et les produits alimentaires qui se raréfient déjà dans les rayons des supermarchés de Moscou. Quant aux pénuries, elles devraient arriver lorsque les magasins auront vendu tout leur stock (probablement cet hiver).

La Russie a décidé au début du mois août de mettre en place un embargo d’un an sur les produits alimentaires en représailles aux sanctions qui la visent pour son soutien aux séparatistes ukrainiens. Cet embargo concerne le bœuf, le porc, la volaille, le poisson, le fromage, le lait, ainsi que les fruits et légumes en provenance de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et de la Norvège.

A Moscou, les habitants constatent une hausse des prix, avec une inflation de plus de 10% ces deux derniers moins. Peu à peu, les produits français disparaissent des rayons. Certaines familles font déjà des stocks de nourritures importées, par crainte d’une pénurie à venir.

Norvège : La chasse à la baleine bat des records

Les chasseurs de baleine norvégiens ont harponné 729 cétacés cette année – un chiffre record depuis la reprise en Norvège de cette pratique controversée, en 1993. Cette année-là, le pays scandinave avait repris la chasse à la baleine malgré un moratoire international en place depuis 1986, à l’égard duquel Oslo a émis des réserves officielles.

En 2013, le nombre de petits rorquals (ou baleines de Minke) harponnés s’était élevé à 590, déjà en forte hausse par rapport à l’année précédente. Les captures restent toutefois très inférieures au quota national de 1.286 baleines par an.

En Norvège, où la viande de baleine était autrefois le plat du pauvre, les chasseurs peinent depuis plusieurs années à remplir les quotas. Les organisations de défense des animaux y voient un signe de désaveu des consommateurs, tandis que les pêcheurs évoquent l’engorgement des usines de conditionnement à terre, le coût élevé du carburant ou des zones de chasse trop éloignées.

Manque de demande
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Embargo russe : Quel coût pour l’agroalimentaire français

Moscou a décidé d’interdire “totalement” l’importation de produits agricoles en provenance de l’Union européenne. La France, l’un des premiers producteurs mondiaux, sera donc affectée, mais jusqu’à quel point?

Le Kremlin s’impatiente. Mais quel sera impact réel pour l’agriculture française de l’embargo “total” confirmé ce jeudi par Moscou? Celui-ci porte sur une liste de produits agricoles en provenance de l’Union européenne(mais aussi des États-Unis, d’Australie, du Canada et de Norvège), mesure de rétorsion contre les sanctions imposées contre le pays en raison du conflit ukrainien, sans être indolore, aura un effet relativement limité. Du moins, comparé à l’ensemble des exportations agricoles françaises.

Les chiffres exacts concernant le total des échanges de produits agricoles entre la France et la Russie diffèrent presque du simple au double selon la source.

Entre 619 millions d’euros…

Problème: selon les sources, les données diffèrent. Ainsi, selon les Douanes françaises, en 2013, la France a exporté pour 619 millions d’euros de produits agroalimentaires vers la Russie. Soit 3% de plus que l’année précédente.

A titre de comparaison, l’excédent commercial total engrangé par la France grâce au secteur agroalimentaire a atteint 11,6 milliards d’euros l’an dernier (dont 3,7% pour les seuls produits agricoles qui ne tiennent pas compte des boissons).

Et 1 milliard

En outre, les ventes de produits agroalimentaires français à la Russie ne représentent “que” 8% du total de ses exportations vers ce pays, selon des chiffres de la Direction générale du Trésor. Laquelle précise que ce chiffre est probablement sous-évalué, les douanes russes estimant à environ 1 milliard d’euros les importations du pays de produits agroalimentaires en provenance de l’Hexagone. Il est ainsi précisé:

Outre le fait que les méthodes de calcul diffèrent d’un pays à l’autre, cette divergence est également due au fait que de nombreux produits agroalimentaires, notamment les vins et spiritueux, transitent par certains pays de l’UE sans que les douanes françaises ne connaissent la destination finale des marchandises.

La France, “cave à vin ” de la Russie
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Immobilier : Le FMI met en garde contre une nouvelle crise mondiale

Le monde doit agir maintenant pour éviter une nouvelle crise de l’immobilier, avertit le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de publier un rapport: le Global Housing Watch. Il indique que les prix des biens immobiliers ont augmenté dans la plupart des pays au point de devenir inabordables pour les ménages.

Selon le FMI, cette hausse continue une véritable menace pour l’économie mondiale et les gouvernements ne font pas assez d’efforts pour la contrôler.

Min Zhu, directeur général adjoint du FMI, cite quelques pays pour lesquels ce phénomène est particulièrement problématique, évoquant même une bulle immobilière :

« Pour les pays de l’OCDE, où les statistiques de long terme concernant le prix des maisons, les loyers et les revenus sont disponibles, ces ratios [ceux des prix des maisons comparés aux revenus] demeurent très au dessus de leurs moyennes historiques dans une majorité de pays. Cela est vrai par exemple pour l’Australie, la Belgique, le Canada, la Norvège et la Suède ».

Comment l’expliquer ?
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Roumanie : Ruée sur les terres agricoles avec la bénédiction de l’Union européenne

Paradis agricole, la Roumanie est de plus en plus convoitée par les investisseurs étrangers, au risque de voir ses terres arables lui échapper. Attirés par des terres grassement subventionnées par les aides européennes et une main d’œuvre bon marché, de nombreux Européens, mais aussi des Libanais ou des Qataris, s’y sont installés ces dernières années.

Bruxelles nie tout accaparement des terres: la venue des investisseurs étrangers ne serait que la suite logique de l’intégration européenne. C’est bien pourtant une nouvelle forme de spoliation qui s’est mise en place, avec la complicité, au moins tacite, du gouvernement roumain.

Avec 10 millions d’hectares de terres arables à bas prix – l’équivalent de la superficie du Portugal ou de la Hongrie – la Roumanie, cinquième surface agricole de l’Union européenne, attire forcément. Notamment les entreprises agro-alimentaires, comme les groupes français Limagrain, Guyomarc’h, Bonduelle, Roquette, Bongrain et Invivo. Ou les fonds d’investissement Agro-Chirnogi (Liban) ou Velcourt SRL (Grande-Bretagne).

En Roumanie, l’agriculture est faite de paradoxes. La terre roumaine est à la fois la plus riche et la moins chère d’Europe. Elle est noire, grasse, fertile, riche en humus. En 2012, elle s’achetait encore autour de 2.500 euros l’hectare, contre 5.400 en moyenne en France, ou dix fois plus au Danemark. A l’Ouest du continent, les terres disponibles manquent pour s’installer comme agriculteur ou agrandir les exploitations.
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Philippe Béchade invité de “monnaie libre” (janvier 2014)

Philippe Béchade, rédacteur en chef de la chronique Agora, analyste financer depuis près de 30 ans, et souvent sollicité sur les médias est l’invité de l’émission Monnaie Libre.

On apprend lors de cet entretien que Philippe Béchade connaît bien l’économiste Yoland Bresson avec qui il a travaillé sur le Revenu de Base au début des années 2000. En véritable amateur du jeu d’échecs, il ne se prive pas non plus de nous livrer quelques métaphores à propos de l’économie.

C’est également avec une légère teinte d’ironie et d’humour que Philippe Béchade nous décrit comment les banquiers auto-légitiment le système bancaire, s’exonèrent eux-mêmes de toute responsabilité dans les crises financières, et nous détaille le mécanisme d’effondrement à l’œuvre. On y voit aussi un commencement d’analyse des monnaies numériques et du Revenu de base comme sorties possibles d’un système monétaire non-libre.

Norvège : Alerte rouge sur le saumon

Avis de gros temps dans les fjords norvégiens. La diffusion, début novembre, sur France 2, d’un reportage de l’émission « Envoyé spécial », mettant crûment en cause le saumon norvégien, a causé quelques remous du côté du cercle polaire. Même si l’attaque n’est pas nouvelle, le moment choisi, à quelques encablures de Noël, suscite le malaise chez les acteurs de ce marché.

Qualifié de « monde secret, opaque », le secteur de l’aquaculture n’était guère à son avantage dans le reportage de la chaîne publique.

De même le saumon, considéré « comme la nourriture la plus toxique au monde ».

Le journaliste avait, il est vrai, choisi comme guide, pour naviguer sur les eaux froides des fjords, un militant écologiste, Kurt Oddekalv, de l’association Green Warriors of Norway, en lutte contre l’aquaculture intensive.

Des images prises à distance depuis son bateau montrent des employés pulvérisant à grands jets des pesticides sur les bassins regorgeant de poissons.

Puis des vues sous-marines dévoilent les fonds des fjords détruits par l’accumulation des excréments de poisson et les produits de traitement. Enfin, des chercheurs expliquent le cocktail de PCB, de dioxines ou autres substances toxiques, que le saumon, poisson gras, stocke. Et ce d’autant plus s’il est nourri avec des farines de petits poissons pêchés dans la Baltique, polluée.
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La « masculinisation » des naissances touche-t-elle la France ?

L’avortement sélectif des filles n’est pas le propre de l’Asie ou de l’Europe orientale. Cette pratique existe dans certaines diasporas en Angleterre, en Norvège, en Grèce ou en Italie. En France, on ne peut pas le savoir.

C’est un document dérangeant que vient de publier l’Institut national d’études démographiques (Ined). Il actualise les données disponibles concernant la pratique de l’avortement sélectif des fœtus de sexe féminin.

Fait nouveau: plusieurs publications scientifiques établissent aussi que les avortements sélectifs des fœtus féminins sont également pratiqués dans des pays d’Europe occidentale – et ce au sein des communautés issues des pays touchés par cette discrimination sexuelle.

Le phénomène est connu et dénoncé depuis une vingtaine d’années en Chine et dans une partie du sous-continent indien. Il a commencé à être décrit il y a plus d’une dizaine d’années dans deux régions d’Europe orientale: le Sud du Caucase et l’Ouest des Balkans autour de l’Albanie.
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Brive-la-Gaillarde (19) : Un survivaliste norvégien bientôt expulsé de France ?

Compte-rendu d’une procédure d’expulsion de droit régalien, voulue par Manuel Valls, et suivie par un correspondant de Fortune en Corrèze.

Le 10 septembre 2013, Kristian Vikernes comparaissait devant une commission composée de trois magistrats du tribunal de grande instance de Brive-la-Gaillarde (Corrèze) dans le cadre d’une procédure administrative, afin de statuer sur la validité des éléments présentés par les services de la Préfecture du département pour justifier d’une expulsion du territoire français du musicien, auteur et survivaliste norvégien.

Tandis que son avocat accorde un entretien à la presse, Varg Vikernes plaisante avec ses sympathisants venus le soutenir à Brive.

Comme aucune autre salle n’était disponible, les trois magistrats stagiaires (tout heureux de pouvoir participer à cette procédure certainement exceptionnelle dans l’ex-département de François Hollande), les agents préfectoraux, les journalistes et le public (une petite trentaine de personnes en tout) ont dû se serrer dans une salle de 25 mètres carrés située dans les sous-sols du Palais de Justice de Brive, la bibliothèque de celui-ci.

Une table autour de laquelle pouvaient s’asseoir 12 personnes trônait en son milieu, le reste des participants devant s’appuyer sur les rayonnages remplis de livres ou s’asseoir par terre devant eux. La température montait et pas seulement à cause du dossier traité ce jour-là.

Après s’être enquis de l’identité de Kristian “Varg” Vikernes -qui s’appelle désormais Louis Cachet (1)-, de son avocat et de sa traductrice, la magistrate présidant la séance donna la parole au représentant de la Préfecture, un petit homme sûr de son fait et de ceux alignés sur les papiers étalés devant lui.

D’entrée de jeu il demanda l’expulsion, au nom de la sécurité de l’État, du militant norvégien en France depuis 2010. Il énuméra tout d’abord certains faits relatifs à son passé en Norvège (2).

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Norvège : le pays de gens heureux (large extrait)

Comment vit-on dans le pays le plus riche de la planète ? La Norvège, pays le plus riche du monde (en PIB par habitant), n’affiche pas sa richesse façon Golfe, elle a fait le choix de réinvestir tous les revenus tirés de l’exploitation du pétrole dans un État-providence qui prend la vie des citoyens en main du berceau à la tombe.

A trois semaines des premières élections législatives depuis le «traumatisme Breivik», le reportage offre un aperçu de ce qui fait le «modèle norvégien» et des limites de ce modèle.

Réalisé par Anna Kwak-Sialelli (Arte – I Love Democracy du 6 août 2013)

Europe : En 2012 l’économie parallèle serait au plus bas depuis 10 ans

Le bon sens est parfois mis en défaut … avec la crise on pourrait imaginer que nombre d’européens soient tentés d’améliorer leurs fin de mois avec des activités non déclarées et que donc l’économie parallèle progresserait. En fait il n’en est rien et selon une étude réalisée par le groupe Visa. Le poids de l’économie parallèle aurait en fait diminué en Europe – au sens large – en 2012 : si en 2011 cette économie parallèle pesait 19,3 % du PIB cumulé des pays de l’Union européenne, de la Norvège, de la Suisse, de la Turquie et de la Croatie, en 2012 ce poids n’était plus que de 12 %.

Et selon son auteur, Friedrich Schneider, professeur d’économie à l’université de Linz en Autriche, cette tendance devrait se poursuivre cette année. Selon l’étude, en 2013, l’économie parallèle pourrait marquer un plus bas en 10 ans, à 18,5% du PIB des pays européens, grâce à l’amélioration des conditions économiques par rapport à la crise de 2008 d’une part mais aussi grâce aux mesures de lutte contre la fraude prises par les États.

L’étude souligne par ailleurs que si l’économie parallèle cause un manque à gagner aux États, elle n’est pas uniquement négative car l’argent gagné est dépensé dans l’économie réelle et qu’en période de crise, elle peut donner un moyen de subsistance aux personnes en difficulté.

Les sommes générées par l’économie parallèle des cinq premières puissances européennes (Allemagne, France, Italie, Espagne, et Royaume-Uni) comptent pour les deux tiers du total européen, détaille l’étude qui estime qu’en valeur absolue, le travail au noir et les transactions légales mais non déclarées en Europe ont représenté 2.175 milliards d’euros en 2012.
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Norvège : Pénurie de déchets à Oslo

Près de la moitié de la ville d’Oslo, dont la plupart de ses écoles, est chauffée grâce à la combustion des déchets. Seulement, les Norvégiens pratiquent aussi le tri des déchets et ceux-ci sont à ce point disciplinés que la capitale – qui compte pourtant 1,4 million d’habitants – doit faire face à une pénurie de détritus!

Les pays d’Europe du Nord ont adopté depuis plusieurs décennies cette pratique de combustion des ordures pour produire de la chaleur et de l’électricité, mais c’est la première fois que la demande dépasse largement l’offre. C’est que l’éco-consommation est une institution dans le pays. Les Norvégiens, tout comme leurs voisins Suédois et Finlandais, sont soucieux de limiter leurs déchets, au point que la population norvégienne ne produit qu’environ 150 millions de tonnes de déchets par an, beaucoup trop peu pour fournir suffisamment les usines.

Il faut dire que la “guerre” des déchets fait rage et chacun veut grappiller les ordures des autres. Ainsi, Stockholm est devenu un concurrent de taille puisque la ville suédoise a réussi à convaincre certaines municipalités norvégiennes de déposer leurs déchets chez elle. Par bateau et par camion, d’innombrables tonnes de déchets font donc leur chemin de l’autre côté de la frontière.

Il y a un marché européen des déchets qui sont désormais considérés comme une véritable marchandise et c’est un marché en pleine croissance“, explique Hege Rooth Olbergsveen, conseiller du programme de valorisation des déchets d’Oslo. L’Europe envoie donc ses déchets vers les pays nordiques.
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Norvège : Le saumon d’élevage, ruine écologique du pays

(Article du 24/12/2011)

Critiquer l’industrie du saumon est de très mauvais goût en Norvège. L’association Green Warriors a vu se déployer une puissante contre-attaque lorsqu’elle a publié l’an dernier son rapport sur l’impact environnemental de l’élevage du saumon.

L’aquaculture norvégienne n’a rien à envier aux élevages de porc intensifs bretons : entassement des animaux, traitements aux antibiotiques, épandages nocifs pour l’environnement…

En livrant sa version française (la version anglaise est aussi mise en ligne), les Green Warriors poursuivent leur combat dans un domaine hautement sensible – la pêche y est le troisième secteur d’exportation après le pétrole et le gaz.

Et la France est le plus gros importateur de saumon norvégien, l’essentiel de ce que nous consommons (dont 30% pendant les fêtes de fin d’année) vient des fjords de ce pays. Un marché multiplié par trois en vingt ans, qui pèse 416 millions d’euros annuels.

« Le poisson gras renforce la santé mentale »

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Norvège : Combustible nucléaire, le thorium au banc d’essai

La société norvégienne Thor Energy s’apprête à tester le thorium comme combustible nucléaire alternatif à l’uranium qui alimente les réacteurs nucléaires de 2e et 3e génération. Elle parie entre autres sur les réserves importantes dont dispose le pays nordique et sur une nouvelle orientation de la filière nucléaire.

Plus de ressources, moins de déchets

Le thorium est encore plus abondant que l’uranium dans la croûte terrestre où il est présent sous la forme d’un seul isotope, le thorium 232. Fertile, ce thorium 232 peut se transformer par absorption d’un neutron en uranium 233, élément fissile tout comme l’uranium 235 utilisé dans les réacteurs actuels à eau pressurisée (type des réacteurs du parc nucléaire français). Or, la fission de l’uranium 233 produit un peu plus de neutrons que celle de l’uranium 235, ce qui permettrait de produire davantage d’énergie avec une quantité donnée de minerai.

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Europe : Des médicaments dangereux dans les plats cuisinés

L’affaire touche désormais l’Allemagne, avec un premier cas avéré dans des lasagnes surgelées. Plusieurs carcasses de chevaux provenant d’abattoirs du Royaume-Uni et contenant des traces de phenylbutazone, un anti-douleur proscrit dans l’alimentation, ont été envoyées en France et sont “peut-être entrées dans la chaîne alimentaire”, ont annoncé jeudi 14 février les autorités britanniques.

Après le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, des traces de viande chevaline ont également été retrouvées en Norvège et en Suisse. A Chypre, les autorités ont annoncé qu’un supermarché local avait détruit par mesure de précaution 16 tonnes de steaks hachés, de crainte qu’ils ne contiennent de la viande chevaline.

Outre 2.500 tests ADN à travers toute l’Europe sur les plats au bœuf, on demande aux États de procéder à quelque 4.000 contrôles pour détecter la présence éventuelle de phénylbutazone, un anti-inflammatoire pour les chevaux, qui rendrait la viande impropre à la consommation.

Les chevaux sont couramment traités au phénylbutazone – un antidouleur qui sert notamment à soulager leurs souffrances squeletto-musculaires, par exemple en cas de boitement.
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Norvège : Le nucléaire pour exploiter ses réserves de thorium

La Norvège va-t-elle miser sur l’énergie nucléaire au moment où se dessine un mouvement mondial de sortie de l’atome ? La compagnie norvégienne Thor Energy s’apprête à tester dans le réacteur d’essai d’Halden, près d’Oslo, un combustible dont elle détient d’importantes réserves : le thorium. La question est très controversée. Le thorium, qui tire son nom du dieu scandinave du tonnerre, est un combustible nucléaire à fort potentiel. Mais après l’accident de Fukushima, l’option nucléaire n’est plus très populaire en Norvège, où 95 % du courant provient de l’hydroélectricité.

Ses partisans présentent le thorium comme une source d’énergie nucléaire plus sûre et plus efficace que l’uranium généralement utilisé. Ce serait du nucléaire “vert“, doté de multiples avantages : son abondance ; sa capacité à produire de l’uranium 233, un isotope fissile extrêmement énergétique ; une faible quantité de déchets radioactifs ; des caractéristiques peu propices aux usages militaires.

Dès les années 1960, le thorium avait été évoqué comme une alternative douce à l’uranium, notamment en Norvège, qui dispose des ressources en thorium parmi les plus importantes du monde avec le Brésil, l’Inde, l’Australie et les Etats-Unis. En 2007, l’Inde a annoncé son intention de développer des réacteurs au thorium et continue de travailler sur cette option malgré l’annonce de l’achat de deux réacteurs EPR à Areva en 2010.

150 MILLIONS D’EUROS DE FORAGES EXPLORATOIRES

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La tension monte sur une banquise à l’agonie

La fonte record des glaces en Arctique ouvre de nouvelles perspectives pour les cinq pays occupant la région. La concurrence se durcit.

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Jamais les glaces de l’Arctique n’ont été aussi réduites. Cette fonte historique devrait bientôt ouvrir de nouvelles routes maritimes et faciliter l’accès à des zones riches en hydrocarbures et en gaz.

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Norvège : La douche froide des « réfugiés de l’euro »

Fuyant le chômage, des centaines d’Espagnols émigrent vers une Norvège idéalisée dans l’espoir de trouver du travail. En réalité, peu d’entre eux s’en sortent : dans la plupart des cas, ils se sont heurtés au chômage, au froid et au désespoir. Reportage d’El País dans la ville de Bergen.

Bergen : la porte d’entrée des Fjords de Norvège

“Je ne recevais plus aucune aide depuis longtemps. Mes parents, qui sont âgés, payaient depuis plusieurs mois les 540 euros de mon crédit immobilier. Je me rappelle que j’étais dans un bar avec une télé dans un coin. Un reportage parlait des Espagnols dans le monde : un homme installé dans le nord de la Norvège était interviewé et affirmait gagner 4 000 euros. Ça avait l’air de lui convenir. A ce moment, je me suis dit : Paco, voilà où il faut que tu ailles.”Francisco Zamora, 44 ans, est un homme calme originaire d’Alcantarilla (Murcie). Pour se protéger du froid, il a enroulé son écharpe trois fois autour de son cou. Il a un diplôme d’électronique, il a travaillé dans le bâtiment et dans des usines, et gagnait, fut un temps, 3 000 euros par mois. Cette époque est maintenant révolue depuis trois ans.

Tout comme lui, des centaines d’Espagnols au chômage depuis des mois ont quitté une Espagne en crise et ont mis le cap sur l’un des pays les plus riches au monde, une solution qui semblait infaillible. Une fois sur place, le mythe s’est vite effondré.

Les portes ne s’ouvrent pas à ceux qui n’ont pas assez de qualifications et ne maîtrisent aucune langue étrangère.
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Plaidoyer pour un protectionnisme européen

« L’UE, avec ses 495 millions d’habitants, reste à ce jour le plus vaste et le plus riche marché du monde. Face à la menace de rétorsions commerciales, elle a des arguments à faire valoir pour négocier les conditions auxquelles elle consent à acheter les produits et services du monde. » affirme Gaël Giraud, chercheur au CNRS.

Sans attendre que les circonstances nous l’imposent, il nous serait possible de développer un « protectionnisme européen raisonné ». De quoi s’agirait-il ? D’imposer des barrières douanières autour de l’Union européenne (UE), qui pénalisent les biens, services et capitaux importés des pays : qui ne respectent pas les conditions de travail « décentes » préconisées par l’Organisation internationale du travail ; qui ne respectent pas les accords internationaux de Kyoto ; qui tolèrent les sociétés écrans et permettent de contourner l’impôt dû ailleurs (non pas les paradis fiscaux au sens de la liste « grise » de l’OCDE, vidée de toute substance, mais au sens, par exemple, de l’indice d’opacité financière établi par le Tax Justice Network.

Ces conditions peuvent paraître insuffisantes : elles laissent de côté, notamment, les accords multilatéraux sur l’environnement, ainsi que tout ce qui pourrait concerner la lutte contre le dumping salarial. Elles n’en constitueraient pas moins une première étape. Quant à établir une taxe sur les biens produits dans des conditions salariales « déloyales », elle suppose une révision intellectuelle en profondeur du concept même de concurrence, qui n’est guère à la portée, aujourd’hui, de la Commission européenne ou encore de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

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La France, les étrangers l’aiment et l’achètent

Dette publique, capital des entreprises, immobilier… Les investisseurs étrangers sont très présents dans l’Hexagone.

1.591 milliards d’euros de dette publique en France à la mi-2010, soit 82,9% du produit intérieur brut (PIB). Avec 163 milliards de plus en tout juste un an, cette dette s’est alourdie de plus de 8 points de PIB (à rapprocher de la croissance annuelle qui se situe entre 1,5 et 2,5 points de PIB par an).

Certes, il s’agit de la dette publique brute, comme définie par le traité de Maastricht. Elle totalise l’ensemble de la dette de l’État, des collectivités territoriales et des organismes publics. On distingue aussi la dette publique nette : par rapport à la précédente, on en déduit l’ensemble des actifs (biens et actions) possédés par l’Etat.

Cette dette nette s’établit aux alentours de 1.420 milliards d’euros mi-2010 (1.389 fin mars 2010, selon l’Insee). A de tels niveaux, peu importe que l’on se focalise sur l’une ou l’autre dette : elle est gigantesque et pèse, pour la dette publique, 24.500 euros sur les épaules de chaque Français.

1.223 milliards d’euros de dette publique négociable

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L’UE, tu l’aimes ou tu la quittes

Si l’adhésion à l’UE coûte autant à la France sans rien lui apporter si ce n’est des problèmes supplémentaires, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de la logique et en partir?

A écouter certains discours, la France ne serait que la malheureuse victime d’une stigmatisation orchestrée par une Commission européenne en mal de reconnaissance. A cause d’elle, le gouvernement français ne pourrait mener à bien sa politique. Pire encore, la «nation des Droits de l’Homme» recevrait des leçons d’une commissaire issue d’un État à peine visible sur la carte et ne représentant que «350.000» habitants.

Face à l’adversité, la France doit se ressaisir, serrer les rangs, passer des mots aux actes. Et quitter l’UE. Car rien ne la force à y rester. Une telle chose est maintenant tout à fait possible depuis l’adoption du Traité de Lisbonne. L’article 50 prévoit en effet que «tout État membre peut décider, (…) de se retirer de l’Union».

Pour cela, rien de plus simple. Toute la procédure est expliquée dans le paragraphe 2 du même article :

«L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen».

En plus clair, cela signifie que le départ se négociera, point par point. Car, comme d’autres États qui ne sont pas membres de l’UE, la France pourra conserver des partenariats avec Bruxelles. Par exemple, la Suisse est associée à l’espace Schengen ; les droits de douanes ont aussi disparu entre les deux entités économiques sans qu’aucun député suisse n’ait encore siégé au Parlement européen.

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OCDE : l’«ascenseur social» bloqué

L’organisation internationale insiste sur le lien entre mobilité entre générations et croissance économique.

Quel est le poids de l’environnement familial et social sur la réussite des enfants ? La question de «l’ascenseur social» mérite l’attention et se pose avec encore plus d’acuité en période de crise économique.

Dans une étude publiée cette semaine portant sur l’ensemble des pays de l’OCDE, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques souligne le lien existant entre la mobilité entre générations et le développement économique. «L’absence d’égalité des chances joue sur la motivation, ce qui influe sur la productivité et au bout du compte peut peser sur la croissance», précise l’OCDE.

Première conclusion : il existe un lien direct dans la quasi-totalité des pays entre le milieu socio-économique et les résultats des enfants, en termes d’éducation et de salaire. Une fois encore, l’Europe du Nord, qui est souvent citée en exemple pour ses avancées sociales, témoigne de la plus grande mobilité.

À l’inverse, l’ascenseur social fonctionne moins bien dans les pays anglo-saxons. Le rêve américain ne serait-il plus qu’un mythe ? «99 % des études parlent de l’immobilisme des États-Unis», indique Orsetta Causa, l’un des auteurs du rapport OCDE. Le rapport entre le salaire du père et celui du fils reste en effet très persistant en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Irlande et dans les pays d’Europe méridionale.

«Aux États-Unis,c’est encore plus vrai dans le haut et le bas de l’échelle sociale», précise Orsetta Causa. Dans ces pays, l’avantage salarial dépasse les 20 %. Autrement dit, une personne qui a grandi dans une famille instruite peut gagner en moyenne 20 % de plus que si elle vient d’un milieu au niveau d’instruction moyen.
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La crise de la dette : une menace pour le modèle social européen

Retraites, régimes d’indemnisation du chômage, allocations diverses… Les systèmes de protection sociale mis en place en Europe après la Seconde Guerre mondiale sont aujourd’hui confrontés à une menace majeure avec la crise de la dette, qui pousse les États à réduire leurs dépenses.

En Allemagne, le gouvernement, qui doit réduire le budget national d’au moins 3 milliards d’euros, laisse entendre qu’il pourrait diminuer l’indemnisation du chômage. “Nous devons adapter nos systèmes de sécurité sociale de manière à motiver les personnes qui acceptent du travail, et ne pas donner d’incitations contre-productives,” a expliqué samedi le ministre des Finances Wolfgang Schäuble à l’hebdomadaire dominical “Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

Désormais, l’heure est à la lutte contre les déficits dans l’UE pour tenter d’éviter une nouvelle dégradation de la confiance dans l’euro. “Nous devons changer, nous adapter (…) pour la protection de notre modèle social,” plaide Joaquin Almunia, commissaire européen en charge de la Concurrence. L’austérité budgétaire comporte toutefois un risque majeur, notent les experts: celui d’étouffer une croissance fragile.

La Grande-Bretagne a dévoilé lundi un plan d’économies de 6 milliards de livres sterling (6,9 milliards d’euros) au détriment principalement des dépenses publiques et des salaires des fonctionnaires. Le nouveau gouvernement britannique veut relever l’âge de la retraite de 60 à 65 ans pour les femmes et de 65 à 66 ans pour les hommes.

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La mondialisation des cendres

Dans l’histoire de l’aviation civile, jamais autant d’avions n’ont été cloués au sol pour cause d’activité volcanique. Mais dans l’histoire de l’humanité, ce n’est pas la première fois qu’un volcan crée le chaos en crachant dans le ciel des tonnes de cendres.

L’oeuvre du peintre William Turner, influencée par l’éruption du Tambora

Les cratères de Laki (en islandais Lakagígar) sont situés dans le sud de l’Islande dans la proximité de l’Eldgjá. La ligne de cratères de Laki fait partie du même système volcanique que le Grímsvötn auquel elle est rattachée.

Entre les glaciers Mýrdalsjökull et Vatnajökull, il y a une zone de fissures en direction sud-ouest à nord-est. Cette région, à laquelle Eldgjá appartient aussi, produisit une masse de lave qui représente un record mondial. Sur une distance de 25 km, on trouve 130 cratères qui émirent 14 milliards de m3 de lave basaltique, d’acide fluorhydrique et de dioxyde de soufre, entre 1783 et 1784, causant l’éruption volcanique la plus importante des temps historiques, avec des conséquences catastrophiques pour l’Islande et de très importantes perturbations météorologiques en Europe.

Le 8 juin 1783, une fissure avec 130 cratères s’ouvrit de manière explosive d’abord à cause de l’interaction entre le plancher sous-marin et la poussée de magma basaltique. Ensuite l’éruption devient moins explosive, passant d’un mode plinien à un mode strombolien puis plus tard à un mode hawaïen avec des niveaux élevés d’effusion de lave. Cet évènement est classé de niveau 4 sur l’échelle d’explosivité volcanique mais les 8 mois d’émission de gaz sulfurique provoquèrent une des plus importantes perturbations climatiques et sociales du dernier millénaire.

L’éruption se poursuivit jusqu’au 7 février 1784, mais la majorité de la lave fut éjectée dans les cinq premiers mois. Le volcan Grímsvötn, duquel part la fissure du Laki, était aussi en éruption de 1783 à 1785. L’épanchement de gaz, dont les 8 millions de tonnes de fluor et 120 millions de tonnes de dioxyde de soufre donna naissance à travers l’Europe à ce qui est connu sous le nom de « brouillard de Laki. »

L’éruption aussi connue sous le nom de Skaftáreldar (« feux de la rivière Skaftá ») ou Síðueldur, produisit environ 15 km³ de lave basaltique et un volume total d’ejecta de 0,91 km3. On estime que des fontaines de lave ont atteint des hauteurs de 800 à 1 400 mètres. Au Royaume-Uni, l’été de 1783 est connu comme l’« été de sable » à cause des pluies de cendres. Les gaz furent emportés par la convection de la colonne d’éruption à des altitudes de 15 km. Les aérosols créés provoquèrent alors un refroidissement dans tout l’hémisphère Nord.
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L’horizon de la présidentielle de 2012 et le piège de la personnalisation du débat

Par Jacques Sapir

Telle qu’elle se dessine aujourd’hui, l’élection présidentielle de 2012 risque d’être marquée par un trop-plein de candidats compensé par une pénurie de programmes. Pourtant, nous sommes depuis l’été 2007 dans la plus grave crise économique que l’on ait connue depuis celle de 1929. Elle se double d’une crise géostratégique et d’une crise environnementale qui, l’une et l’autre, ont des conséquences considérables. Les timides éléments de reprise que l’on constate dans les pays développés depuis la fin de 2009 ne doivent pas faire illusion. Ils ne sont pas durables où, pour reprendre un mot à la mode, « soutenables ».

Cette situation appelle des réponses radicales, et qui pourtant sont de bon sens. Aujourd’hui, être extrémiste c’est être réaliste. Il convient donc de laisser le choc des ego aux magazines people et apparentés. Non que l’on sous-estime la question des personnalités. Elle a sa place dans la définition de ce que devrait être un candidat idéal. Mais elle passe après la question du programme. De cette question, nous avons à peu près un an pour en discuter.

I. De « l’inévitable » et pourtant fort contestable austérité.

De toute part, on nous présente l’austérité comme un choix inévitable. L’argument du déficit budgétaire, qui nous a déjà été servi ad nauseam, sert bien évidemment de prétexte. Alors même que la démographie connaît en France un redressement notable, on veut aussi tailler dans les retraites. Enfin, la précarisation du travail, dans le secteur privé comme dans le secteur public, est plus que jamais à l’ordre du jour. Tous ces choix nous sont présentés comme le produit d’évolutions inéluctables. Pourtant, ils sont tous extrêmement contestables.

Sur la question du déficit budgétaire, il faut savoir que son augmentation est pour une large part due à ce qu’il nous faut emprunter à plus de 3% (3,45% en moyenne) alors que l’on n’attend pas, même dans les rêves les plus fous de Mme Lagarde, une croissance au-dessus de 2%. Or, dans le même temps, les banques se refinancent auprès de la BCE (comme d’ailleurs auprès de la Réserve Fédérale américaine et des autres Banques Centrales des pays développés) à des taux oscillant entre 1% et 0,5%. Serait-ce du fait de la meilleure qualité des dettes privées par rapport à la dette publique ? Poser cette question, c’est y répondre, et par un immense éclat de rire.

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(12.10.2009)


► Airbus exhorte les autorités monétaires à veiller à la stabilité des changes

Alors que le dollar pourrait prochainement être pris dans une tourmente sans précédent, le numéro deux du constructeur européen, Fabrice Brégier, a déclaré jeudi : “On ne peut que plaider pour que les autorités monétaires veillent à la stabilité des taux de change”. Car si la faiblesse du dollar profite aux exportations américaines, et plus particulièrement à Boeing dans ce contexte, la vigueur de l’euro ne facilite guère les affaires d’Airbus. Un contexte loin d’être négligeable alors que l’euro cotait 1,4758 dollar jeudi matin vers 06H00 GMT. En septembre 2007, Fabrice Brégier avait ainsi avait déclaré à la radio BFM qu’une appréciation de dix centimes de l’euro face au dollar ferait perdre au groupe un milliard d’euros et pourrait conduire à recourrir à de la délocalisation. Le blog finance

► Norvège : la production de pétrole en légère baisse en septembre

Selon des chiffres préliminaires de la Direction norvégienne du pétrole publiés vendredi, son montant avoisinerait 1,870 million de barils par jour (mbj). Des volumes quelque peu en-deçà des 1,906 million de barils par jour produits en août, selon des chiffres définitifs. Si à terme la Norvège devra plus miser sur le gaz que sur le pétrole, précisons toutefois que les chiffres concernant le gaz permettent également d’observer une baisse. En septembre, le pays a ainsi produit 7,2 milliards de m3 de gaz naturel ainsi que 291.000 barils équivalent-pétrole par jour (bej/j) de liquides de gaz naturel (LGN) et de condensats (pétrole léger). En août, la production de gaz naturel avait atteint 7,4 milliards de m3, et celle de LGN et condensats 352.000 bep/j. Le blog finance

► La Lettonie annonce qu’un accord avec ses prêteurs internationaux est proche

Le Premier ministre letton a annoncé vendredi qu’il pensait trouver la semaine prochaine un accord avec ses prêteurs dirigés par le Fonds monétaire international, qui réclament notamment à la Lettonie en pleine récession de réduire davantage son déficit budgétaire, en échange du déblocage de la troisième tranche d’une ligne de crédit. Le gouvernement de Riga, qui fait face au mécontentement populaire à cause de sa politique d’austérité, doit de nouveau discuter du budget lundi. M. Dombrovskis a dit qu’il espérait arriver à un déficit public de 10% cette année et de 8,5% en 2010. La Lettonie (2,3 millions d’habitants), qui a adhéré à l’UE en 2004, a connu jusqu’en 2007 des taux de croissance à deux chiffres. Mais son économie s’est effondrée depuis l’an dernier sous le poids de l’inflation et de la crise mondiale, et devrait subir selon les dernières prévisions la plus forte récession de l’UE en 2009, avec un plongeon de 18%. L’AGEFI

Mondialisation : les fonds souverains pour l’ouverture des frontières

Les principaux fonds souverains du monde ont appelé vendredi les Etats destinataires de leurs investissements à garder leurs frontières ouvertes et ils ont exprimé leur appui à des politiques budgétaires et monétaires de relance tant que la reprise ne sera pas assurée.
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