Permaculture : Une solution à la crise agricole

Vu du ciel, la ferme du Bec Hellouin en Normandie ressemble à une exploitation comme les autres, mais à y regarder de plus près, cette oasis de verdure avec ses mares, ses forêts, jardins et son potager d’inspiration mandala sortent de l’ordinaire. Derrière ce petit paradis se cache un écosystème aussi riche que complexe. Il s’agit d’un mode de culture biologique d’un nouveau genre.

Nous sommes chez des pionniers de la permaculture. La production intensive, très peu pour eux. Ils ont choisi d’imiter la nature telle qu’elle fonctionne depuis la nuit des temps. La permaculture est une technique d’origine australienne.

La règle est simple: prendre soin de la terre et des hommes à la force du poignet. Avec la permaculture, pas besoin de grandes surfaces pour un rendement maximum, et encore moins de pesticides. Ici, chaque arbre et chaque être vivant à son rôle et la nature le rend bien.

La seconde vie des déchets

Alors que quatre milliards de tonnes de déchets polluent la Terre chaque année, certains les recyclent pour leur redonner vie. Bouteilles vides, rebuts alimentaires, vieux vêtements, de plus en plus de déchets ont une seconde vie.

Chez Stefan De Doncker, en Normandie, rien ne se perd, tout se recycle. Ici, les fondations de sa maison sont construites en pneus remplis de terre. Les murs ont été réalisés avec des bouteilles de verre, récupérées dans des décharges. Par ailleurs, grâce à des panneaux solaires et à un système de récupération d’eau, le bâtiment est autonome en énergie. À la clé : une économie de 2.000 euros par an, par rapport à son ancienne maison, en Belgique.

Pourtant, ces maisons en matériaux de récupération ne sont pas assez généralisées. Pour l’architecte Julien Choppin, “le principal frein au réemploi des matériaux c’est la réglementation du monde du bâtiment où il y a des normes extrêmement précises. Ensuite, c’est l’approvisionnement en matériaux : c’est plus difficile de trouver des matériaux de seconde main que des matériaux neufs“.

L’éolien dans la tourmente

Périple en Normandie et en Picardie où des habitants se mobilisent contre les nouveaux moulins à vent. Puis cap sur l’Allemagne où 23 000 éoliennes ronronnent déjà, contre seulement 4 000 dans l’Hexagone. La situation varie d’une région à l’autre : à Langenhorn en Frise du nord, la majorité des villageois est prête à investir dans le nouveau parc qui doit voir le jour, car la hausse récente des prix de rachat de l’électricité verte leur promet des revenus substantiels.

Mais plus au sud, un couple de retraités s’oppose aux éoliennes qui leur pourrissent la vie. Avec vingt-cinq comités locaux, ils ont créé une association, qui a organisé des référendums. Résultat : vingt-deux communes ont dit nein !

Nombre de riverains s’insurgent contre la défiguration des paysages et les nuisances sonores par les parcs éoliens.